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Full text of "Dictionnaire des patois romans de la Moselle"

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in  2011  witii  funding  from 

University  of  Toronto 


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PUBLICHTIONS    DE   LK   FACULTÉ   DES   LETTRES 
DE    L'UNIVERSITÉ    DE    STRASBOURG 


LÉON  ZÉLIQZON 

Professeur  honoraire  au  Lycée  de  Metz 


Fascicule  Î2 


DICTIONNAIRE 

DES 

PATOIS   ROMANS 

DE  LA  MOSELLE 

TROISIÈME  PARTIE 

N  -  Z 


EN  DÉPÔT: 

LIBRAIRIE  ISTRA,  Maison  d'Édition 

Strasbourg,  16,  rue  des  Juifs   —   Paris,  57,  rue  de  Richelieu 

GREAT  BRITAIN,  BRITISH  EMPIRE,  UNITED  STATES 

Oxford  Univbbsitt  Phess 

Amen  Corner,  London  E.  C  4 

1924 

Prix 


LE  DICTIONNAIRE  DES   PATOIS   ROMANS 
DE  LA  MOSELLE 

est  publié  avec  le  concours  de  l'Université  de  Nancy 

et  de  la  Société  d'Histoire  et  d'Archéologie  de  Metz. 

Il  bénéficie  d'une  subvention  du  Conseil  Général  de  la  Moselle 

et  de  la  Fondation  Cunitz. 


OUVRHGES  SOUS  PRESSE. 

P.  MONTET,  La  vie  privée  des   Égyptiens  sous   l'Rncicn 

Empire. 
G.  COHEN,  Le  Livre  de  scène  du  Mystère  de  la  Passion, 

jouée  à  Mons  en  150L 
M.  LANGE,  Étude  critique  sur  le  comte  de  Gobineau. 
E.  PONS,  Le  thème  et  le  sentiment  de  la  nature  dans  la 

poésie  Anglo-Saxonne. 
E.  PONS,  La  jeunesse  de  Swiît. 
E.  HOEPFFNER  cl  P.  ALFARIC,    La   Chanson   de   sainte 

Foy,  poème  en  langue  d'oc  du  XI'  siècle,   études 

critiques,  texte,  traduction,  notes  et  fac-similé. 


SUITE  DES  PUBLICATIONS  DE  LA  FACULTE  DES  LETTRES 

DE  L'UNIVERSITÉ  DE  STRASBOURG 

(voir    le    début    au  dos   du   volume) 

Fasc.  hors  série.  BIBLIOGRAPHIE  ALSACIENNE,  Revue 
critique  des  Publications  concernant  l'Hlsace,  I, 
1918—1921,  un  vol.  XH,  302  pages     ...    20  fr. 

BULLETIN  DE  LA  FACULTÉ  DES  LETPRES  DE  STRAS- 
BOURG, paraissant  le  premier  de  chaque  mois 
pendant  1  année  scolaire:  n™  1,  2,  3,  4,  5,  6,  7 
(Novembre  l',)22— Mai  1923),  chaque  numéro  1  fr.  50. 
Abonnement  annuel 10  fr. 


Cliché  PRILOT.  Mfl7,. 


Paysan  lorrain 


DICTIONNAIRE  DES  PATOIS  ROMANS 
DE  LA  MOSELLE 


DU    MEME    AUTEUR: 

Lothringische  Miindarten  (Supplément  I  à  l'Annuaire  de  la 
Société  d'Histoire  et  d'Archéologie  lorraine,  1889). 

Ans  der  Wallonie  (Supplément  à  l'Annuaire  du  Lycée  de 
Metz.  1893). 

Die  Mundart  von  Malmédy  (Zeilschrift  fi'ir  ronxanische  Phi- 
lologie, t.  XVII,  1893,  p.  419  et  suivantes). 

Glossar  iiber  die  Mundart  non  Malmédy  (Zeilschrift  fi'ir  ro- 
manische  Philologie,  t.  XVllI,  1894,  p.  247  et  suivantes). 

Mundartliches  ans  Malmédy  (Beitrâge  zur  romanischen  Philo- 
logie, Festgahe  fur  Gustai>  Grôber,  Halle  1899). 

Patoislieder  ans  Lothringen  (Annuaire  de  la  Société  d'Histoire 
et  d'Archéologie  lorraine,  XIII,  1901,  p.  124  et  suivantes). 

Textes  patois  recueillis  en  Lorraine,  en  collaboration  avec  M. 
G.  Thiriot  (Supplément  IV  à  l'Annuaire  de  la  Société 
d'Histoire  et  d'Archéologie  lorraine,  1912). 

Zur  lothringischen  Volkskunde  (Annuaire  de  la  Société  d'His- 
toire et  d'Archéologie  lorraine,  XXV,  1913,  p.  ()7  et  suivantes). 

La  Famille  ridicule,  comédie  messine  en  vers  patois  du 
début  du  XVIIP  siècle,  nouvelle  édition  (Supplément  V 
à  l'Annuaire  de  la  Société  d'Histoire  et  d'Archéologie 
lorraine,  1910). 


Cet  ouvrage  est  sorti  des  presses 

de    /IMPRIMERIE    X.    FUCHS, 

A.  MOSB.\CH,  suce,  à  SAVERNE, 

le  P^mars  192i.  Il  a  été  tiré  à  1500 
exemplaires. 

Droits  (!«  traduciion  et  de  reprodoctioi 
rèseriéi  pour  tODi  lei  pajs. 


PUBLICHJIONS    DE    LR   FACULTÉ    DES   LETTRjES 
DE    L'UNIVERSITÉ    DE    STRASBOURG 

Fascicule  12 


LÉON  ZELIQZON 

Professeur  honoraire  au  Lycée  de  Metz 


DICTIONNAIRE 

DES 

PATOIS    ROMANS 

DE   LA   MOSELLE 

TROISIÈME  PARTIE 

N-Z 


EN  DEPOT: 

LIBRAIRIE  ISTRA,  Maison  d'Édition 

Strasbourg,  15,  rue  des  Juifs    —   Paris,  57,  rue  de  Richelieu 

GREAT  BRITAIN,  BRITISH  EMPIRE,  UNITED  STATES 

Oxford  Univbrsity  Press 

Amen  Corner,  London  E.  C  4 

1924 


Ouvrage  publié  avec  le  concour.'^  de  l'Université  de  Nancy, 

de  la  Sociélé  d'Histoire  et  d'Archéologie  de  Metz. 

avec  une  subvention  du  Conseil  général  de  la  Moselle 

et  de  la  Fondation  Cunitz. 


30 


NAB 


-     466     - 


NflC 


N 


Nabièssc  \nabges  M,  N,  nobyes  I, 
r\,  s.  f.  —  Noblesse. 

Nacc  \nas  M,  N,  nos  I,  P,  F,  S,  Y\, 
s.  m.  et  f.  —  Noce.  I  bé  -,  /  groûs 
~  :  eiine  bêle  - ,  eune  groûsse  - , 
une  belle  n.,  une  n.  riche.  Ç'at  le 
-  Champagne,  lo  chin  èl  le  kègne, 
c'est  la  noce  Champagne  (?),  le  chien 
et  la  chienne.  Se  dit  d'une  noce  où 
il  n'y  a  pas  d'invités.  Lés  fous  font 
lé  ~  et  lés  séjes  le  minjenl,  les  fous 
font  la  n.  et  les  sages  la  mangent.  — 
I.a  noce  dure  d'habitude  deux  jours. 
La  veille,  pendant  que  le  liancé  ap- 
porte une  paire  de  beaux  souliers  à 
sa  future,  les  garçons  d'honneur  font 
retentir  l'air  de  coups  de  fusil  et  de 
boites;  ils  recommencent  le  lende- 
main de  bonne  heure.  .\près  le  ma- 
riage religieux,  la  mère  de  la  mariée, 
ou  à  son  défaut  une  proche  parente, 
attend  la  mariée  sur  le  seuil  de  la 
maison  où  se  fait  la  noce  et  lui  re- 
met, selon  sa  fortune,  une  pièce  d'or 
ou  d'argent.  C'est  ce  qui  s'appelle 
rcitcclieu  (racheter)  la  mariée.  A  la 
lin  du  repas,  les  filles  et  les  garçons 
d'honneur,  un  verre  de  vin  à  la  main, 
viennent  inviter  la  mariée  à  la  pre- 
niicre  danse  en  faisant  un  compli- 
ment de  circonstance.  Nous  en  don- 
nons un  spécimen  recueilli  à  C.orny: 
Mèdèmc  et  inonsieu  lés  mèrics,  pèranls 
et  èmins  dés  dous  cotiès,  mo  keûr 
reus  bègc  lo  bminjo.  Ç'ot  èineu  le 
permission  de  lortos  lés  Jans  que  m' 
voce  dcvas  lo  monsieu  èl  mèdème  le 
mèriâye. 


I-n-tj  è  dous.  treûs  s'minnes,  j'â  élu 
dans  vole  me  èl  j'â  v'hi  kiè  ène  fieûr, 
mâs  j'â  vu  qu'  le  fieûr  n'oterit  m'  pas 
tolè.  J'â  élu  veûr  èiiou  ç'  qu'èle  oleût 
et  j'â  èprins  qu'èle  oteût  è  vote  tauije 
èl  è  vole  hone  èl  chère  compègneye. 
Et  vos,  mèdème  lé  mèriâye,  que  j'â 
l'oneûr  de  bwere  è  vote  santèye,  je 
v'nans  vos  prèyè  po  l'oneûr  de  citèle 
tauyâye.  Je  v'  remèrcians  po  lés  hâ- 
cèles  et  lés  guèhhons.  Por  vos,  lés 
monsieus  et  lés  dèmes,  lé  bâle  ot  por 
vos  èl  vote  piâhi. 

Un  invité  répond:  V  l'èreûz,  v'rèreûz, 
mâs  é  condicion  qu'  v'  oleûz  chanté  ène 
piote  chanson. 

Madame  et  monsieur  les  maries,  pa- 
rents et  amis  des  deux  côtés,  mon 
cœur  vous  donne  le  bonjour.  C'est 
avec  la  permission  de  toutes  les  gens 
que  me  voici  devant  monsieur  et 
madame  la  mariée. 
Il  y  a  deux,  trois  semaines,  j'ai  été 
dans  votre  jardin  et  j'y  ai  voulu 
cueillir  une  fleur,  mais  j'ai  vu  que 
la  llcur  n'était  plus  là.  J'ai  clé  voir 
où  (ce  qu")  elle  était  et  j'ai  appris 
qu'elle  était  à  votre  table  et  à  (en) 
votre  bonne  et  chère  compagnie. 
Et  vous,  madame  la  mariée,  que  j'ai 
l'honneur  de  boire  à  votre  santé, 
nous  venons  vous  prier  (inviter)  pour 
l'honneur  de  celte  labiée.  Nous  vous 
remercions  pour  (au  nom  des)  les 
filles  et  les  garçons.  Pour  vous,  les 
messieurs  et  les  dames,  le  bal  est 
pour  vous  et  votre  plaisir. 
I  Vous   l'aurez,   vous  l'aurez,  mais  à 


NHC 


—    467    - 


NAN 


condition  que  vous  allez  chanter 
une  petite  chanson. 

Nâcedant  [nâsdà  M],  s.  m.  —  Nom 
d'une  pomme  très  acre.  Voir  Acc- 
dant. 

Nachance,  voir  Nahhance. 

Nachèlc,  voir  Nahhèle. 

Nàcheu  [nâsœ  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Mâchonner;  manger  en  mordillant; 
manger  par  gourmandise;  être 
friand. 

Nachon  [nasô  S],  s.  m.  —  Nain. 

Nâchon  [nâsô  .  .  gén.  (nasow  F)], 
s.  m.  —  1"  Qui  est  difficile  pour  le 
manger;  friand.  2°  Enfant  chétif, 
délicat. 

Nâchon,  voir  Nâkion. 

Nachow,  voir  Nâchon. 

Nâci  [nàsi . .  S,  V],  v.  tr.  —  Agacer. 
Voir  Acieu. 

Nacieu  [nasgœ  N,  N,  nosyç  .  .  I, 
P,  F,  S,  V],  V.  intr.  —  Nocer,  faire 
bombance. 

Nâcion  [nàsyô  . .  gén.],  s.  f.  —  Race; 
engeance;  famille.  Ç'at  eune  peute 
"  qu'  lés  payes,  c'est  une  vilaine 
engeance  que  les  poules. 

Nahhance  [nâxàs  .  .  M,  N],  s.  {.  — 
1°  Naissance.  11  est  encore  souvent 
d'usage  d'entendre,  pendant  un  ac- 
couchement, l'invocation  suivante. 
Bwin  Sint-André,  fèyeûz  qu'i  soûrte 
auss'  vite  qu'i  n-è  rantré,  bon  S'-An- 
dré,  faites  qu'il  sorte  aussi  vite  qu'il 
est  entré.  2*  au  pi.  Parties  génitales 
des  juments  et  des  vaches. 

Nahhèle  [nàxel  M,  N],  s.  f.  — 
Nacelle. 

Nàhi  [nâyi  V],  v.  tr.  —  Noircir. 
Voir  Neûhieu. 

Nahion  [nâyyô  N],  s.  m.  —  Noyau. 
Voir  Nawion. 

Nàjâye  [najay  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 
—  Plongée,  brasse  de  nage. 

Nâje  [lias  .  .  S,  F],  s.  f.  —  Neige. 
Voir  Nave. 


Nâjè  [nâje  . .  S],  v.  intr.  —  Neiger. 
Voir  Navcr. 

Nâjeu  [nàjœ  .  .  M,  I,  P,  N,  naji  F, 
S,  nojye,  -yœ  V],   v.  intr.  —  Nager. 

Najous  [naju  S],  adj.  —  Neigeux. 
Voir  Navous. 

Naju  [naja  M,  N],  s.  m.  —  Terrain 
sans  pente. 

Nâkiâd  [nâkyà  . .  M,I,  P,  JV,  nâkyoïo 
F],  s.  m.  —  Personne  qui  mange  en 
mordillant;  qui  mange  peu;  qui  est 
difficile  pour  la  nourriture. 

Nâkieu  [nàkyœ  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
V.  intr.  —  1"  Mordiller;  manger  du 
bout  des  dents  ;  faire  le  difficile. 
2»  Ronger. 

Nâkion  [nâkyô  N,  nàsô  .  .  S,  V], 
s.  m.  —  1»  Trognon  de  fruit.  J'è  fèt 
d'  minjier  mo  k'mot,  f  n'è  pis  qu'  lo 
nâchon,  j'ai  fait  de  manger  ma 
pomme,  je  n'ai  plus  que  le  trognon. 
2»  Bébé;  mioche,  jeune  enfant  chétif. 

Nâkiow,  voir  Nâkiâd. 

Nakré  [nakrë'  M,  nçkrë'  .  .  I,  P,  F, 
S,  V],  s.  m.  —  1"  Saillie  des  articu- 
lations phalangiennes  des  doigts. 
2°  Excroissance  d'une  plante. 

Nalicu  [nâlyœ  .  .  M,  I,  P,  N],  v.  tr. 
—  Arracher  la  nielle  des  blés. 

Name  [nâm  M,  N,  nam-nçm  I,  P, 
nqm  F,  nçm-nqmç  S,  nam-nem-neme- 
nomi  V],  loc.  adv.  —  N'est-ce  pas? 
On  dit  Name,  Nome,  quand  on  tutoie 
qqn.,  Nemcu  M,  N,  Nèmè,  Nomi  S, 
V,  quand  on  dit  vous  à  qqn.  Voir 
Meu. 

Nânasse  [nSnas  S],  s.  f.  —  Appareil 
en  fer  armé  d'un  crochet  à  trois 
branches.   Voir  Lânâhhe. 

Nanètc,  Naniche,  Nanon  [nânet- 
nânis-  nânô  .  .  gén.],  n.  pr.  —  Anne. 
Voir  Niniche,  Nichon. 

Nanfé  [nàfê-  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
1»  Enfer.  Po  tortos  lés  diâles  don  -, 
I  n'an  dèmoûdrè  m',  pour  tous  les 
diables  de  l'e.,  il  n'en  démordra  pas. 
2"  Carabe  noir. 


N/\N 


—     468 


NHT 


Nanhulc  [nfiyiï/  M,  I,  P,  X],  s.  f- 
—  Femme  mal  mise. 

Nâni  [nâni  M,  N,  S,  nâni-nàni  V], 
adv.  —  Nenni.  Voir  Ninntn. 

Nanichc  [nanis  F],  s.  f.  —  Sotte. 

Naniche,  Nanon,  voir  Nanète. 

Nanni,  voir  Ninnîn. 

Nanon-granjambe  |n(ïnô  gràjàp  .  . 
M,  I,  P\,  s.  m.  —  Sorte  de  croque- 
niitainc  qui  sert  à  efTraycr  les 
enfants. 

Nante  |/ià/  M,  I,  P,  X],  adj.  -  Fa- 
tigué; épuisé;  haletant;  rendu. 

Nantèyc  [nâtrij  M,  I,  P  (iiotei/  Rom- 
bas),  nàHy  F,  nàlêij-nàlhj  S,  nêtêtj  Y], 
s.  f.  —  1"  Lentille.  2«  Tache  de  rous- 
seur. Voir  Gru.  3"  Germe  de  l'œuf. 
•1"  Balancier  de  l'horloge. 

Nantèyeu  [nàteyœ  .  .  M,  I,  P,  A'|, 
adj.  —  Marqué  de  taches  de  rous- 
seur. 

Nâpiâd  [luipyà  .  .  S],  s.  m.  —  Per- 
sonne qui  est  diflicile  sur  la  nourri- 
turc.    Voir  Nâchon. 

Napiat  [luipya  M,  \,  napyo  S\,  adj. 

—  Rabougri. 

Nâpicu   [luipyœ  .  .   M,  S\,  v.  intr. 

—  Grignoter;  manger  sans  appétit; 
faire  le  diflicile. 

Nâpion  {nàpyô  .  .  M,  I,  P,  X\,  s. 
m.  —  Enfant  au  berceau. 

Napiot,  voir  Napiat. 

Naqui  \nûki  .  .  M,  I,  P],  v.  intr.  — 
Naître.  J'  nnqyins  à  le  mimme  oïlre, 
nous  sonnncs  nés  à  la  inèiue  heure. 
On  dit  ordinairement:  V'nîn  au 
monde. 

Nâr  \nâr  V\,  adj.  —  Noir.  Voir 
Neûr. 

Nâreus  [nârœ  lang.  prop.  mess.], 
adj.  —  Difficile  sur  la  nourriture. 
Voir  Nèrous. 

Nârion  [nâryô  V\,  s.  m.  —  Petit 
nuage  noir.    Voir  Neiârion. 

Narote  \nârot  V],  s.  f.  —  Noiraude. 
Voir  Neûrate. 


Nârous  [nâru  .  .  M,  S,  S,  nâra  .  . 
/,  P,  F],  adj.  —  DifTicile  surla nour- 
riture.   Voir  Nèrous. 

Nas  [na  M,  N,  nç  I,  F,  nçiu  P,  nô 

LandrofT,  no  S,  no  V\,  adj.  poss.  — 

Nos. 

Nasâd  [nazâ  F\,  adj.  —  Nasillard. 

Nâsau    [nàzô    LandrolTl,    s.  m.  — 

Morve. 

Nâsier  {nâzye  .  .  Y,  S],  v.  intr.  — 
Parler  du  nez.    Voir  Nèsieu. 

Nat  [na  M,  N,  no  I,  P\,  s.  m.  — 
Notre;  un  membre  de  la  famille: 
le  père,  le  mari,  le  fils  aine  de  la 
maison,  etc.  Lo  poûre  ~ ,  le  poûre 
nate,  le  pauvre  garçon,  la  pauvre 
fille. 

Nat'  [nat  M],  adj.  —  Net;  rasé; 
nettoyé,  sans  souillure. 

Natâre  [nalcir  M,  N,  notâr  I,  P], 
s.  m.  —  Notaire.  On-n-é  fat  v'nîn 
V  -,  on  a  été  quérir  le  n.  (auprès 
d'un  mourant). 
Natchi,  voir  Natieu. 
Nate  [nat  M,  N,  not  I,  F,  S,  nol 
Y,  now  P],  adj.  et  pron.  poss.  — 
Notre  ;    nôtre. 

Nate  [nat  M,  N,  not  I,  P,  F,  S.  V), 
s.  f.  —  Plain-chant,  musique. 

Nater  [natê^  .  .  M,  \,  note  .  .  I,  P], 
V.  tr.  —  Annoter. 

Nateuyemant  [natrrymà  M,  no- 
Içymà  I],  s.  m.  —  .\ction  de  net- 
loyer. 

Natiéje  [nalycs  M,  \\  S,  nolyês  .  . 
/,  P,  F[,  s.  m.  —  Nettoyage. 

Natieu  [natyce  .  .  M,  N,  S,  notyç 
.  .  I,  P,  Y,  ncelyi-nolyi  F[,  v.  tr.  — 
Nettoyer;  peler;  éplucher,  ébousiner; 
monder. 

Natieu  [natyu  M,  N,  S,  notyn  .  . 
I,  P,  F],  s.  m.  —  Ouvrier  (|ui  net- 
toie, cureur. 

Natiûre  [nalyùr  .  .  M,  N,  S,  notyûr 
I,  P,  F],  s.  f.  —  Épluchures;  mau- 
vaises herbes. 


NftU 


—    46^    - 


NAW 


Naumeune  [nômœn  M,  nômen  I,  P], 
s.  m.  —  Ignorant;  novice;  niais. 
'L  oleût  ~  dans  F  mèriéje,  elle  igno- 
rait ce  qu'était  le  mariage.  Voir 
flumeune. 

Nause,  Nausé  [iiôs-nôzëi  M,  I,  P,  F, 
N],  s.  f.  —  Morve  ;  matière  visqueuse 
et  mucilagineuse.  'L  afatit  le  è  lojos 
le  ~,  cet  enfant  a  toujours  la 
mouchure. 

Nave  [naf  M,  iiof  I,  nof-nôs  P,  nos 
F,  naf-nôs  N,  nûs-nâos-nôs  S,  nâs  V], 
s.  f.  —  Neige.  /  gouré  d'  ~ ,  une 
pelote  de  n.  ;  -  de  coucou,  dernière 
neige  au  début  du  printemps.  -  de 
fèvriyeu  vaut  donfom'reû,  n.  de  février 
vaut  du  fumier. 

Naver  [navê'  M,  nove  .  .  I,  P,  nêji 
-nôji  F,   navce-nainjœ   N,   nâoje'-nâji- 
nâoji-nôji-nâove'   S,  nojye,-gœ  V],   v. 
intr.  —  Neiger.     'L  è  navé  sus   nas 
télés,  Hio  poûre  uieus',  il  a  neigé  sur 
nos   tètes,    mon  pauvre  vieux   (nos 
cheveux  ont  blanchi).    S'i  nave   an 
mars,  maleûr  es  fruts,   s'il  neige   en 
mars,  malheur  aux  fruits. 
Navicu,  voir  Naver. 
Navious,  voir  Navous. 
Navous    [navu-naju   M,    nçvu-nçju 
.  .  I,  P,   navyu  N,   naju   S],   adj.  — 
Neigeux. 

Nawat  [nawa  M],  s.  m.  —  Nom 
de  l'index.    Voir  Deûy. 

Nawate  [nawat-nowat  M,  N,  nowçt 
I,  P],  s.  f.  —  Petite  noue  (petit  pré). 
Nâwe  [nâiv-now  M,  N,  now  I,  P], 
s.  f.  —  Noue,  pli  de  terrain  où  des- 
cendent les  eaux  des  terres  environ- 
nantes; ancien  lit  d'un  cours  d'eau, 
sol  gras  et  humide  cultivé  en  prairie 
pour  servir  de  pâturage. 

Nawé  [nawê'-nçwê'..  M,  I,  P,  N,  nçwf 
.  .  I,  P,  F,  nawe-nwç  .  .  S,nuwç  V], 
s.  m.  —  Noël.  -  et  le  Sint  Jan  pèr- 
téjent  l'ènâye:  treûs  mwès  d'vas,  treûhh 
èprès,  N.  et  la  Saint-Jean  partagent 
l'année  ;  trois  mois  devers  (devant). 


trois  mois   après.     Quand-i  fût  kiér 
lo  Jo  d'  ~ ,   i  f'rè  kiér  dans  le  grinje, 
quand    il   fait  clair  le  jour   de  N., 
il  fera  clair  dans  la  grange  (la  récolle 
sera  mauvaise).    Si  le  nutâye  de  ~  al 
kiére,  n-g  ère  wâ  d'  Jèvés  sus  le  tére, 
si  la  nuit   de   N.   est   claire,   il   n'j' 
aura  guère  de  javelles  sur  la  terre. 
Tiêr  nomvè,  lier  jèvè,  clair  N.,  claire 
javelle.   E  ~ ,  au  lâron,  è  Pâques,  sus 
lés  compons,  à  N.,  sur  le  pas  de   la 
porte,  à  Pâques,  sur  les  tisons  (s'il 
fait  doux  à  N.,  il  fera  froid  à  Pâques). 
Valili    -,  blanches  Pâques,   vert  N., 
blanches  Pâques. 
È   ~ ,   si  on   wèt  dés  bowlotes, 
È  Pâques  dé  freûd  on  grulote. 
A   N.,  si  on   voit   des   moucherons, 
à    Pâques,    on    grelotte    P.     Si    on 
s'preumwfne au s'io è  ~,è Pâques,  bèn' 
on  s'chaufrc,   si  on  se  promène  au 
soleil   à   N..   à    Pâques,  bien  on    se 
chaulfera  P.    È    ~ ,   lo  saut  d'i  vé, 
aus  reûs,  d'i-n-oûre,   aus  chandeCdcs, 
de  dous\    à   N.,    le   saut  d'un  veau, 
aux  Rois,  d'une  heure,   à   la   Chan- 
deleur,   de    deux    (croissance    des 
journées).    —   Quand-on-n-é   di  jâué 
èprès  lés  âbres  dons  lés-ovants  d'  ~ , 
col  qu'-n-èré  dés  frits  l'ènege  d'èprès, 
quand    il    y    a    du    givre   après   les 
arbres   pendant    les   Avents   de   N., 
c'est  qu'il  y  aura  des  fruits  l'année 
suivante  V. 

Nawéje  [nawëS-nçwës  M,  N,  nçwës 
.  .  I,  P,  F],  s.  m.  —  Nouage; 
aboutage. 

Nawèl  [nawçl-nowel  M,  nowel  I, 
P\,  s.  m.  —  1"  Noël,  cantique  qui 
se  chante  à  Noël;  il  n'en  existe  plus 
dans  toute  notre  contrée.  M.  le  D"" 
de  Westphalen  a  encore  réussi  à  en 
trouver  plusieurs,  dont  le  suivant, 
très  intéressant  à  tous  égards,  qu'il 
a  recueilli,  il  y  a  un  bon  nombre 
d'années,  à  Vezon,  de  la  bouche 
d'une  bonne  vieille  de  quatre-vingt- 
dix  ans: 


NAW 

3     Mo4<r«»-o 


470     — 


NAW 


N-y    è        -veûl  en'  jon'  bu    -     ci' le  de  bioins    pè  -  rants,     Qu   o- 


leût     to  -jos  pu      -      cèle  un         so        uè     -    quant,        De- 


hant  d'  lot    kieur    ses      palnol'      è 


chamrb'. 


E   (III 


j    J  I  1 


J  I  J.  J   J    J 


m 


i-n- inj'        d'hhand'    de      lé      pahli'  de  NoV   Se    -   gneur. 


Jèniàs  '/  oteùl  frovieye 
Dés  bés  guèhhons, 
'L  oleût  lojos  por  lèyc 
Dans  se  mauhon; 
Vol  donc'  poquè 
'L  oleîil  èpovanlcye 
D'ène  se  fate  anlrèye 
Dedans  s'  kèbinèt. 

3 
Anfin  èle  so  r'pâhhe 
I  pou  èprès 
Qu'èle  è  oûyi  l'èfâre 
De  l'inje  le. 

Das  dessuhli  (sic)  ses  j'nès, 
Èle  lève  i  poû  le  tête 
Po  oûyi  lo  remède 
Qu    èpicût  l'inje  lu. 

i 
L'inje,  pyin  de  loqtinnce, 
Fât  s  'conipyimanl 
Èuieu  ène  rèvèrance 
Moût  polimanl, 
Dehant:  «Bwinjo, 
Mène,  pyinne  de  grâces. 
Dieu  qu'  vyint  an  vole  rèce 
Seût  lojos  èviea  vos  I 


I  m'è  anviè  v's  dire 
De  v'  pi-èpèrè 
Po  s'  Fè  quoi  note  Sire 
El  qu'  vient  antre 
Toi  /in  dedans  vos 
Po  H  survi  de  niére 
Quad  i  vyinrè  an  têre 
El  qu'i  s'rè  s'  Sauveur. 


Qu'  po  le  cilèle  èfâre 
Tint  <;'  qui  foleûl  '.'  — 
Eue  que  pieu.tse  piâre 
È  note  grand  Reû, 
Po  li  sarvi 

De  mère  èl  que  seût  pucèle 
Et  ieu  lé  pus  bêle 
De  lorlol  lo  pèyis.» 


Le  vol  èpovanleye 

Das  qu'èle  èprand 

Qu'èle  s'reûl,  le  poûre  mègnèye. 

Mère,  portanl 

Qu'èle  v'iéul  meuri  vièrje 

Èl  qu'  'l  oteût  prominse 

È  bwin  Dieu  quoi  le  haut. 


NHW 
8 


-     4tl     - 


NflW 


L'inje  dit:  «J'  v'  èpoùle  le  pâhhe. 

Lo  Sint-Esprit 

An-n-è  je  prîns  lés-ûres 

Et  anlèrprîns 

L'èfàre  lé: 

Que  Jèmûs  sus  le  tere, 

L'ofant  n'  èreût  d'  père, 

Ce  que  moût  V  è  consolée. 

9 
Que  quad  i  s'rè  é  monde. 
On  lo  hoûy'reût 
Jésus,  que  freûl  aumonde, 
Come  i  bwin  reû. 
Es  poûres  jans 
Qu'  èrint  pedu  lé  grâce 
An  hhuvant  le  wète  trèce 
De  zouV  père  Adam.» 


10 


«Qu'  ç'iè  seul!  j'y  écoiide. 

Oh,  Gabriel! 

Se  j'sus  digne  et  comoûde 

È  r  Eternel.» 

Oh,  lé  douce  pèrolc 

Que  n-è  r'mîns  an  rôle 

Dés-ofants  don  bwin  Dieu! 

il 

«Vol,  qu    7  è  fût  lé  demhole. 

Don  Reû  qu'  vyinré, 

J'  H  s'râ  tojos  léyole 

Tant  que  j'  uèkrci.» 

Et  tot-aus'toût  s'n  antrèye 

On  se  mère  sécrèye, 

Pucéle  come  'l  oteût. 


n 


'L  ot  fût  zouV  mèrieje 

Qu'  oteût  promîns. 

Dedans  note  poûre  lignèje. 

Lés  vol  èmins. 

Dieu  dcmorré 

Dans  note  lâcûr  et  not'  âme, 

J'n'  èrans  pus  powe  don  Loup, 

Don  peut  Diâle  lé. 


1.  Il  y  avait  une  jolie  fille  de  bons 
parents,  qui  était  toujours  pucelle 
en  son  vivant,  disant  de  tout  cœur 
ses  patenôtres  en  sa  chambre.  A 
vu  un  ange  descendre  de  la  paix  de 
Notre-Seigneur.  2.  Jamais  elle  n'était 
éprise  des  beaux  garçons,  elle  était 
toujours  seule  à  la  maison;  voilà 
donc  pourquoi  elle  était  épouvantée 
d'une  pareille  entrée  dans  son  ca- 
binet. 3.  Enfin  elle  se  calme  un  peu 
après  qu'elle  a  entendu  l'affaire  de 
l'ange-là.  Dès  (de)  dessus  ses  genoux, 
elle  lève  un  peu  la  tête  pour  en- 
tendre le  remède  qu'apportait  l'ange- 
là.  4.  L'ange,  plein  d'éloquence,  fait 
son  compliment  avec  une  révérence, 
moult  poliment,  disant:  «Bonjour, 
Marie,  pleine  de  grâces.  Dieu  qui 
vient   en   votre    race   soit    toujours 


avec  vous.  5.  Il  m'a  envoyé  vous  dire 
de  vous  préparer  pour  son  fils  qui 
est  notre  Seigneur  et  qui  veut  entrer 
tout  fin  dedans  vous  pour  lui  servir 
de  mère  quand  il  viendra  en  terre 
et  qu'il  sera  son  Sauveur.  6.  Que  pour 
cette  affaire,  qu'est-ce  qu'il  fallait?  — 
Une  qui  puisse  plaire  à  notre  grand 
Roi,  pour  lui  servir  de  mère  et  qui 
soit  pucelle  et  encore  la  plus  belle 
de  tout  le  paj's.»  7.  La  voilà  épou- 
vantée dès  qu'elle  apprend  qu'elle 
serait,  la  pauvre  fille,  mère,  pour- 
tant quelle  voulait  mourir  vierge  et 
qu'elle  était  promise  au  bon  Dieu 
qui  est  là-haut.  8.  L'ange  dit:  «Je 
vous  apporte  la  paix.  Le  Saint-Esprit 
en  a  déjà  pris  les  arrhes  et  entre- 
pris l'aft'aire-là  :  Que  jamais  sur  la 
terre  l'enfant  n'aura  de  père,  ce  qui 


NflW 


-     475     - 


NÉ/ 


moult  l'a  consolée.  9.  Que  quand  il 
sera  au  monde,  on  rap|)eilcra  Jésus, 
qu'il  ferait  aumône,  comme  un  bon 
roi,  aux  pauvres  gens  qui  auraient 
perdu  la  grâce  en  suivant  la  vilaine 
trace  de  leur  père  Adam.»  11).  «Que 
cela  soit!  j'y  consens,  oh,  Gabriel  I 
si  je  suis  digne  et  commode  à  l'Kler- 
nel.i)  Oh,  la  douce  parole  qui  nous  a 
remis  eu  (au)  rôle  des  enfants  du  bon 
Dieu.  11.  «Voilà,  qu'elle  a  fait  la  de- 
moiselle, du  Roi  qui  viendra,  je  lui 
serai  toujours  loyale  tant  que  je 
vivrai.»  Et  tout  aussitôt  son  entrée 
en  sa  mère  sacrée,  pucelle  comme 
elle  était,  12.  il  a  fait  leur  mariage 
qui  était  promis.  Dedans  notre 
pauvre  lignée,  les  voilà  amis.  Dieu 
demeurera  dans  notre  cœur  et  notre 
âme,  nous  n'aurons  plus  peur  du 
Loup,  du  vilain  Diable-là. 

Nawer  \nawc'-nowc'  .  .  M,  X,  noive 
.  .  I,  P.  F,  imive  .  .  S,  V\,  v.  tr.  — 
Nouer;  attacher;  lier.  Se  dit  sur- 
tout en  parlant  de  la  vigne.  J'alans 
-,  nous  allons  nouer  la  vigne. 
Voir  Relever. 

Nawi  \naivi-noivi  M,  \',  nowi  I,  P, 
noji  F,  nâè-^i-nœji-miji  .  .  S,  nuive  V], 
s.  m.  —  Noyer. 

Nawion  [nawyô-nowyô  M,  nowyô 
I,  P,  nœyô-nowyô-nûyô  F,  nCèyô  S, 
nçyô  V],  s.  m.  —  Noyau  d'un  fruit; 
pépin.  Voir  Ahion,  Nàhion,  Oûgnon. 

Nawious  [nawyii-noivyti  M,  X,  noiv- 
yu  .  .  I,  P,  naivyu  S],  adj.  —  Ra- 
bougri. Se  dit  des  fruits  saisis  par 
le  froid,  qui  ne  poussent  plus.  Lés 
ptvéres  sont  naïuioûses,  les  poires 
sont  rabougries. 

Nawious,  voir  Nawous. 

Nawous  \nawn-iiowii  M,  nçuni  .  . 
I, P, nawyu-nowyu  K\, adj.—  Noueux. 

Nawrcû  [nawrâ'-nowrCê  M,  noivrir 
I,  P\,  n.  pr.  —  Norroy,  vill.  de  l'arr. 
de  Metz,  aussi  appelé  -  /'  Vinuii, 
Norroy  le  Veneur  (n'est  pas  dérivé 
de  Venator). 


Nawûre  [nawur-nowiir  .  .  M,  X, 
nowiir  I,  P\,  s.  f.  —  Rachitisme 
noueux. 

Nawyi  Inaioyi-iioinyi  M\,  n.  pr.  — 
Nouilly,  vill.  près  de  Metz. 

Nayèlc  [nayçl  M,  X,  S,  noyî-l  V\, 
s.  f.  —  Nielle  des  blés. 

Nayemant  [nayiiiù  M,  X,  noymà  I, 
I,  P,  F],  s.  m.  —  Action  de  se  noyer. 

Nayeu  \nayœ  .  .  ^î,  X,  S,  noyç  .  . 
I,  P,  F,  Y],  V.  tr.  —  Noyer.  -  /'  inû- 
nîn,n.  le  meunier  (mouiller  le  mortier 
outre  mesure).  /  n'  vaut  nï  i  chiii 
nayeu,  il  ne  vaut  pas  un  chien  noyé 
(il  ne  vaut  pas  grand  chose).  Bougre 
d'  chin  nayeu,  bougre  de  chien  noyé  I 
Se  dit  à  une  personne  gênante.  Si 
f  ini'èsin  l'û  s' ~ ,  i  n'  le  faut  m'  por- 
tant y  aler,  si  ton  voisin  va  se  n., 
il  ne  faut  pourtant  pas  y  aller  (en 
faire  autant).  —  Ce  n'  s'rât  m'  co 
èssè:  pour  zûles  d'ele  noyés  dons  rf' 
l'âuie  dé  bol,  ce  ne  sera  pas  encore 
assez  pour  eux  d'être  noyés  dans 
l'eau  de  crapaud  (malédiction)  V. 

Nayeu  [nayœ  .  .  M,  X,  S,  noyç  .  . 
I,  P,  F,  V|,  v.  tr.  —  Noyer.  /  naye 
ses  dates,  il  noie  ses  dettes  (il  ne 
paye  personne). 

Nayeû,  voir  Nayu. 

Nayu  [nayii  M,  X,  noyii  I  P,  nayœ  S\, 
s.  m.  —  Marécage;  noue  maréca- 
geuse;  terrain  sans  pente. 

Ne  \n(e)  M,  X,  S,  n(e}-ne  I,  P,  ne  F, 
ne  \'|,  adv.  —  Ne. 

Ne,  voir  Ni. 

Néfe,  Néfi,  voir  Népe,  Népi. 

Nehaté  |;i(f)Y<i/<'  •  •  •'>'l.  s-  "'•  — 
Noisetier.    Voir  Nuhati. 

Néhh,  Néhi,  voir  NeQhh,  Neûhi. 

Néhote  \nc-{ol  V|,  s.  f.  —  Noisette. 
Voir  Nuhate. 

Néhoté  \nefOle  V|,  s.  m.  —  Noi- 
setier.   Voir  Nuhati. 

Néjes  |;i<\'i  J/|,  s.  f.  pi.    —   Fesses. 

Néji  [nèji  F\,  v.  intr.  —  Neiger. 
Voir  Naver. 


MËM 


473 


NEU 


Nème,  Nèmè  [nem-nçmç  S,  neme 
V],  loc.  adv.  —  N'est-ce  pas?  Voir 
Name. 

Nènè,  Nènîn  [neiiT  .  .  M,  I.  P,  N, 
nenq  S],  s.  m.  —  Tétin. 

Nènote  [nfnpŒoyeuvre-grande],  s. 
f.  —  Epingle.    Voir  Nonnate. 

Nèpe  [nfp  gén.],  s.  f.  —  Nappe. 
'L  è  fat  corne  Chan  le  Sèvète,  'l  è 
minjeu  Jusqu'  è  le  -,  il  a  fait  comme 
Jean  la  Savate,  il  a  mangé  jusqu'à 
la  n.  (il  a  tout  mangé).  T'nèz  bon 
le  ~,  tenez  bon  la  n.  (paroles  que 
prononce  la  mère  en  jetant  sur  la 
table  les  pommes  de  terre  cuites  à 
l'eau,  pour  qu'elles  ne  tombent  pas 
à  terre)  V. 

Népc  {nêp  M,  I,  P,  N,  nëf-nêp  F, 
nêf  S),  s.  f.  —  1»  Nène.  On  dit  ordi- 
nairement Cul  de  chîn.  2"  Parfois 
le  fruit  de  l'églantier. 

Nèpéje  [nçpës  S],  s.  m.  —  Linge  de 
table.     Voir  Mèpéje. 

Népi  [nêpi  M,  I,  P,  N,  nêfi  F,  S\, 
s.  m.  —  Néflier. 

Nèrèle  [nçj-çZ  M,  I,  P,  N],  s.  f.  - 
Narine. 

Nèrène,  voir  Nèreune. 

Nèrcune  [nqrœn  M,  N,  neren  I,  P\, 
s.  f.  —  Narine. 

Nér  [nêr  gén.  (nerf  V)],  s.  m.  — 
Nerf  (muscle).  Sa  fâre  hècheii  V  ~ , 
se  faire  tirer  le  n.  (l'oreille). 

Nèrîyc  [n^ny  M\,  s.  f.  —  Narine. 

Nèrous  [nfru  .  .  M,  I,  P,  N,  nârçiv 
F,  nâru  S],  adj.  —  Difficile  sur  la 
nourriture;  délicat  sur  la  propreté 
des  aliments.  Et  pus  wète  et  pus  ~ , 
et  (d'autant)  plus  sale  et  (d'autant) 
plus  difficile.  A  Metz,  dans  le  lan- 
gage populaire,   on  dit  Nâreûs. 

Nèrvous  [nqrvu  .  .  M,  7,  P,  A'],  adj. 
—  Nerveux. 

Nés  [ne  M,  I,  P,  N],  forme  con- 
tractée pour  ne  les.  J'  nés  vieus  m', 
je  ne  les  veux  pas. 

Nèsau  [nçzô  M,  I,  P,  N],  s.  m.  ~ 
Morve.     Voir  Nause. 


Nèsiâd  [nezyà  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Nasilleur;  bavard  inintel- 
ligible. 

Nèsieu  [nçzyœ  .  .  M,  I,  P,  N,  nâzyi 
.  .  S,  V],  v.  intr.'  —  1»  Nasiller.  2»  Tra- 
vailler mollement. 

Nèsse  [nçs  gén.],  s.  f.  —  Nasse. 
'L  at  prîns  corne  i  p'hhon  dans 
le  ~ ,  il  est  pris  comme  un  poisson 
dans  la  n.  (il  est  dans  une  mau- 
vaise affaire). 

Nèsu  [nezti  M,  I],  adj.  —  Mor- 
veux. 

Net  [ne  V],  s.  f.  —  Nuit.   Voir  Nut. 

Nèteure,  voir  Nètiîre. 

Nétîc  [netî  V],  s.  f.  —  Nuitée.  Voir 
Nutâye. 

Netot  [n(e)lo  M,  I,  P,  N,  neio  S,  V], 
adv.  —  Pour  sûr.  N'y  vâr  me  au 
mwins.  —  J'  n'y  v'râ  m'  ~,  n'y  va 
pas  au  moins.  —  Je  n'irai  sûre- 
ment pas. 

Nètûre  [nçtiir  M,  I,  P,  S,  netœr- 
nçtùr  N],  s.  f.  —  1"  Nature;  espèce. 
R'hîn  d'vahh  ~ ,  raisin  d'espèce  verte. 
2»  Nudité.  Cwèche  H  se  ~ ,  cache  lui 
sa  n.  Bue. 

Neûch,  voir  Neûhh. 

Neuhate  [nœ-^alS\,  s.  f.  —  Noisette. 
Voir  Nuhate. 

Neûhh  [nôêx-nûx  S,  nêx-nœx  V],  s. 
m.  —  Noix.    Voir  Hhalat. 

Neuhhe  [nœx  N],  s.  f.  —  Rondelle 
qui  s'applique  à  la  bobine  d'un 
rouet  à  filer. 

Neflhi  [ncêfi  S],  s.  m.  —  Noyer. 
Voir  Nawi. 

Ncûhi  [nôêfi  S,  nëyi-ncë-fi  V],  s. 
m.  —  Enfant  malingre,  chétif.  Que 
paure  ~  afant,  quel  pauvre  enfant 
malingre  1 

Neûhicu  [nœ-^ycp  .  .  M,  I,  P,  N, 
ncérsi  F,  nô-^i  S,  n5-(i  V],  v.  tr.  — 
Noicir. 

Neûhion  [nœyyô  N],  s.  m.  —  Ou- 
vrier barbouillé,  noir  comme  un 
charbonnier. 


-     474 


NEU 


Neujate,  Neujètc  \nœjal  S,  nœjçt  F], 
s.  f.  _  Noiselle.    Voir  Nuhate. 

Ncûji  \iiœji  S\,  s.  m.  —  Noyer.  Voir 
Nawi. 

Ncûjicu,  voir  Ncûhicu. 
Neûle  |/i<T7  F\,  s.  f.  —  Collino. 
Ncûr   \nœr   M,   I,  P,  F,  N,  nôv  S, 
mir  V],  a<lj.  —  l"Noir.  -  penne,  noire 
épine   (prunellier).     -   dèmâs,    noir 
damas  (sorte  de  prune).   -  èl  biasse, 
noire  et  blette  (blatte,  insecte  noc- 
turne).   -   corne  i  chèpé,  conie  i  cul 
d'    l'pin,     n.    comme    un    chapeau, 
comme  le  c  .  .  .  d"un  pot.  È  ~   nul, 
à  noire  nuit  (à  nuit  close).   //"(  - 
corne  dans  le  gueule  d'i  fohii,  il  fait 
noir    comme    dans    la  gueule  d'un 
four.  —  iVôre   rècîne.    noire    racine 
(salsifis)     S.     Kûre    hhohhe,     noire 
sèche  (pomme  de  terre  en  robe  de 
chambre).      Nâr    mièle ,    n.    merle 
(merle).    Tol-in  nâr,  tout  en  n.  (très 
bien,  parfaitement).   /  sel  lo  palwas 
tol-in   nâr,  il  sait    (parle)  très  bien 
le  patois  V.    2»  s.    m.   Contusion.    / 
groûs     -,    une   grosse    (une    forte) 
contusion. 

Ncûrâd  \ncêra  M,  N,  ncërâ  I,  P, 
nôrâ  .  .  S\,  adj.  —  Noirâtre. 

Neûrate  [nôêral  M,  N,  nœrpl,  I,  P, 
nôrat  S,  nârot  Y],  adj.  —  Noiraude 
(vache  noire). 

Neïirci  [ncêrsi  F],  \.  tr.  —  Noircir. 
Voir  Nciïhicu. 

Neûrèsse  [nœrçs  M,  I],  s.  f.  —  Con- 
tusion. 

Neûriaud  [nœrijô  M,  I,  P,  iV|,  s.  m. 
—  Noiraud. 
NeQrion,  voir  Ncûron. 
Ncûron  |/i<T';<5  M.  I,  P,  ncërô-nœnjô 
N,  nôrijô  S,  nâryô],  s.  m.  —  Personne 
qui  est  barbouillée;  qui  est  noire 
comme  un  charbonnier.  S'emploie 
aussi    comme  sobriquet. 

Neut  \nœ'  P,  nœ  S\,  s.  f.  —  Nuit. 
Voir  Nul. 

Neutàyc  [naetây  .  .  S],  s.  f.  —  Nui- 
tée.    Voir  Nutàyc. 


NI 

Neutyi  [nœlyi  F]  v.  tr.  —  Nettoyer. 
Voir  Natieu. 

Neuvelate|;ia?t;/a/Sl,s.f.  — Agnelle. 
Voir  Novclate. 

Neûyon  [nœijô  F],  s.  m.  —  Noyau. 
Voir  Nawion. 
Nèvatc,  voir  Nèvâye. 
Nèvate  [nçi'at  M,  S.  S.  nevot  I,  P, 
V|,  s.  f.  —  Navette  de  tisserand.  / 
n'  fût  qu'  le  -,  il  ne  fait  que  la  n. 
(qu'aller  et  venir). 

Nèvâye   \nev5y  M,  N,  nevây  I,  P, 
neval  S\,  s.  f.  —  Navette  (plante  dont 
la  graine  produit  de  l'huile). 
Névé,  voir  Nevou. 
Névelote  [nevlol  \\,  s.  f.  —  Agnelle. 
Voir  Novelate. 

Nèvét  Inçi'ê'  M,  I.  P],  s.  m.  —  Navet. 
-  dés  hâyes,  n.  des  haies  (bryone). 
Po  que  -,  pour  quel  n.  (pourquoi, 
pour  quelle  raison?).  /  n'è  qu'  don 
sang  rf'  - ,  il  n'a  que  du  sang  de  n. 
(il  n'a  pas  d'énergie).  É  lé  Sinl-Bèr- 
nabé,  semé  tés  nèvéts,  à  la  S'-Barnabé, 
sème  tes  navets. 

Nèviau,  Nèvion  [nevyô-nçvyô  M, 
I,  P\,  s.  m.  —  Petit  navet. 

Nevou  \n{e)vu  .  .  gén.  (neue  V)],  s- 
m.  —  Neveu. 

Néz  |n("' . .  gén.),  s.  m.—  Nez.  L  è  don 
-,  il  a  du  n.  (il  prévoit  tout).  Hvclien 
lés  vôhhs  don  -,  tirer  les  vers  du  n. 
/  s' lèhlie  chieu  sus  V  -,  il  se  laisse 
ch  .  .  .  sur  le  n.  (on  fait  de  lui  ce 
que  l'on  veut).  'L  è  l'  -  trawé,  il  a 
le  n.  troué  (il  a  un  bon  flair).  /  n 
wcl  m'  pus  Ion  que  s'  -,  il  ne  voit 
pas  plus  loin  que  son  n.  —  J'  monte  â 
douzlmcf  mes  dous  biles  fonlénes ?  — 
Lo  né:.  .le  monte  au  deuxième,  je 
vois  deux  belles  fontaines?  —  Le  nez 
(devinette)  .S.    Voir  Langue. 

Ni  \ni  gén.],  conj.  —  Ni.    L  al  ni 
chin  ni  loup,  il  est  ni  chien  ni  loup 
(ni   l'un    ni  l'autre,  c'est  un  inclinè- 
rent).   On  dit  aussi  Ne. 
Ni  [ni  S,  Y],  adj.  -  Nu.  Voir  Nu. 


Ui 


-   ai   ^ 


kiË 


Nî  [ni  S],  adj.  —  Neuf.   Voir  Nieu. 

Nia,  voir  Niau. 

Niâche  [nâs  M,  nâs  I],  s.  f.  — 
Femme  de  peu  d'intelligence,  niaise. 
Voir  Niauche. 

Niâderèye  [nâârçy  .  .  M,  I,  P],  s. 
f.  —  Niaiserie,  badauderie;  des  riens. 

Niâgnâd,  -âdc  [nânyà  M,  N,  nânà 
I,  P,  iiônô  V],  s.  m.  et  f.  —  1»  Per- 
sonne indolente,  molle,  sans  vigueur. 
2»  Niaise.  A  Metz,  on  dit  aussi 
Niongnon. 

Niâgnate  [nànat  M,  iîânçt  I,  P],  s. 
f.  —  1»  Niaiserie,  vétille,  babiole. 
Tortot  ç'iè  ç'at  dés  ~,  tout  cela  ce 
sont  des  niaiseries  (des  choses  de 
peu  d'importance).  2»  Mauvaise  ex- 
cuse. 

Niakè  [iiakç  V\,  v.  tr.  —  Grignoter. 

Niânote,  voir  Niâgnate. 

Niant  [M  gén.],  particule  négative. 
—  Non;  rien;  jamais.  Ne  s'emploie 
que  dans  le  langage  familier  et 
quand  on  tutoie  qqn.  At  ç'  que 
i  Jeuson  at  on  mé?  ~,  est-ce  que 
le  Joseph  est  au  jardin?  —  Non. 

Niarguer  [nàrge  .  .  M,  I],  v.  tr.  — 
Narguer. 

Niau  [nô  M,  I,  P,  F,  N,  M-nâo  S, 
M  V\,  s.  m.  —  lo  Oeuf  naturel  ou 
artificiel  qu'on  laisse  à  la  poule  pour 
l'engager  à  pondre  toujours  dans  le 
même  nid.  2»  Dernier  né  d'une 
couvée.  3»  Petit  enfant,  mioche. 
/  faut  ca  V  p'ter,  ç'  ~,  il  faut  en- 
core le  porter,  ce  mioche.  4'  Sot, 
niais. 

Niauche,  Niauchon  [nôs-iiôëô  M], 
s.  m.  —  Niais.    Voir  Niâche. 

Nicate  [nikat  S],  conj.  (renforce 
un  si).  —  Même.  -  s'  is  m'  dehont 
de  n'  m'  y  aler,  j'y  v'râ  mâgré  zous, 
même  s'ils  me  disent  de  ne  pas  y 
aller,  j'irai  malgré  eux. 
Nicâye,  voir  Nichâye. 
Nice  [nis  gén.],  adj.  —  1»  Simple, 
niais.    Je  n'  sus  m'  ca  si  ~,  je  ne 


suis  pas  encore  si  bête.  2"  Difficile 
à  contenter,  exigeant;  contrariant; 
ennuyeux;  de  mauvaise  humeur.  'L 
at   -   corne  d'  l'Swe  chaude,  corne  i 
sèc  de  puces,  corne  eune  hotèye  de  loups. 
Il   est    ennuyeux    comme    de    l'eau 
chaude,   comme   un   sac   de   puces, 
comme  une  hottée  de  loups. 
Nîce,  voir  Nieuce. 
Nîceté  [nîstêi  M],  s.  f.  —  Bêtise. 
Nichate  [nisat  M,  N,  nisçt  I,  P],  n. 
pr.  —  Anne.    Voir  Nanète. 

Nichâye  [nisây  .  .  M,  I,  P,  N,  nikây- 
nisây  . .  F,  S],  s.  f.  —  1»  Nichée;  bande, 
-  d'  janes,  d'afants,  n.  d'oiseaux, 
d'enfants.  Mauvâse  ~,  réunion  de 
mauvaises  gens.  2»  Portée,  couvée. 
Nate  trûye  è  eune  fiêre  ~,  notre 
truie  a  une  fière  portée. 

Niche   [nis  F],   adj.  —  Sale,  mal- 
propre. 
Nichène  {nisçu  F],  s.  f.  —  Saleté. 
Nichereûs  [nisrœ  F],  s.  m.  —  Sali- 
gaud;    personne   qui   manipule  des 
choses  malpropres. 

Nichon  [nisô  gén.],  n.  pr.  —  Anne. 
Voir  Nanète. 
Nichote,  voir  Nichate. 
Nicolas  (Sint)  [nikolâ  M],  n.  pr.  — 
Saint  Nicolas.    Le  Sint   ~    èmwinne 
lo  inauvâs  tams  tot-è  fût,  la  Saint-N. 
amène  le  mauvais  temps  tout  à  fait. 
Nid,  voir  Nîn. 

Nidréhaut  [nidrehô  V],  n.  pr.  — 
Niederhof,  vill.  de  l'arr.  de  Sarre- 
bourg.  -,  Iç  cwode  dons  cô,  Qu'  é 
trânié  tranle  cinq  crapauds  d'în  côp. 
N.,  la  corde  au  cou,  qui  a  étran- 
glé trente-cinq  crapauds  d'un  coup 
(sobriquet). 
Nié,  voir  Nieu. 
Niéf,  voir  Nieuf. 

Nîéri  [iïeri-nœri  V],  v.  tr.  —  Nourrir. 
Voir  Nûri. 

Nieu  [nœ  M,  I,  P,  F,  N,  m-nû  S, 
ne-nœ  V],  adj.  —  Neuf;  nouveau. 
/  -  mûre,  un  n.  maire. 


NIE 


-  m  - 


NOH 


Nieuce  [nœs  .  .  M,  I,  P,  F,  X,  n'is 
S,  nes-mrs   V),  s.  f.  —  Nièce. 

Nieud  [ncf  M,  N],  n.  pr.  —  Nicd 
(rivière). 

Nieuf  \ncrf  M,  I,  P,  F,  N,  iiif-inif  S, 
iH'f-nœf  V],  adj.  niiin.  —  Neuf.  -  ,  ç'ol 
ûhhlanl  qu' i  coiichon  pirl  comlè,  n., 
c'est  autant  qu'un  cochon  peut  comp- 
ter (en  grognant  il  fait  toujours  niciif, 
nieuf)  V. 

Nieufchi  [nœfsi  M\,  n.  pr.  —  Neuf- 
clief,  vill.  de  l'arr.  de  Tliionville. 

Nicuvieume  [luemjcem  .  .  M,  I,  P, 
F,  N,  niimm  S,  ùcinjein  V\,  adj.  nuiu. 
—  Neuvième. 

Nieuvinne  [nœvên  M,  I,  iicroên  I, 
P,  nïwên  S,  rwi'cn  Y\,  s.  f.  —  Neu- 
vaine. 

Niéviéme,  Niévéne,  voir  Nieu- 
vieume,  Nieuvinne. 

Nîf,  voir  Nieuf. 

Nigaudat,  Nigaudot  [niç/ôda  M,  ni- 
gôdo  I,  P\,  s.  m.  —  Nigaud,  niais. 
,/c  /i'  s'râ  m'  si  ~,  f  â  vu  /'  loup, 
je  ne  serai  pas  si  n.,  j'ai  vu  le  lou|) 
(j'ai  de  l'expérience). 

Niguedouye  \ui(j(luij  M,  I,  P,  /•',  X], 
s.  m.  —  Nigaud,  niais,  imbécile. 

Nik,  voir  Ntn. 

Nimèrô  \nimerû  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Numéro. 

Nimèrôter  [nimerôtci  .  .  M,  I,  /'), 
V.  tr.  —  Numéroter. 

Nîn  [ni  M,  I,  \.  ni  P,  S,  V.  nik- 
nèk  F],  s.  ni.  —  Nid.  ~  d'  tronuuindc, 
n.  de  paresseuse  (grumeau  de  farine 
insutlisaniment  pétri,  qui  se  trouve 
dans  le  pain).  -  d'èguèsse,  n.  de 
pie  (cor  aux  pieds).  E  jane  so  ~ 
pèrèl  hé,  à  l'oiseau  son  n.  pa- 
raît beau  (à  chaque  fou  plaît  sa 
marotte). 

Ninètc  \ninçl  M\,  s.  m.  —  Nom 
amical  donné  aux  enfants.  Dôdô, 
nincte  ! 

Nini  [;ii;i(  gén.],  n.  pr.  —  Kugénie; 
Léonie  ;  Virginie. 


Niniche  \ninis  M,  I,  P,  N],  n.  pr. 

—  Anne.     Voir  Nanète. 

Ninique  [ninil;  iî,  I,  P,  N],  n.  i)r. 

—  Dominique.     Voir  Miniquc. 
Ninite  \ninit  M,  I\,  s.  m.  —  Niais, 

imbécile. 

Nink,  voir  Nîn. 

Ninntn  [nènî-nuni  M,  ni/nl-nrini  I, 
nàni  P,  F,  nèni-nûni  N,  nûni . .  S,  nûni- 
nùni  Y],  adv.  —  Nenni;  non;  pas 
du  tout.  Ne  s'emploie  que  quand 
on  dit  vous  à  qqn.  M'  f'renz  v'  ki'duu 
d'  iHile  lièbé,  Xiclwn  ?  -  ,  je  n'  bcije 
pwint  d'  confiture  aus  p'hhés,  me 
ferez-vous  cadeau  de  votre  bél)é, 
Nichon?  n.,  je  ne  donne  pas  de  con- 
fiture aux  cochons. 

Nintéye  |;ic/cy  V|,  s.  f.  —  Lentille. 
Voir  Nantèye. 

Nintîe  [nèlî  V\,  s.  f.  —  Nuitée. 
Voir  Nutâye. 

Niochc,  Niochon  IniioU-nijosô  M,  I, 
P\,  s.  lu.  —  Niais,  nigaud. 

Niokè  \nijol;e  V],  v.  intr.  —  Manger 
d'une  manière  malpropre. 

Niongnon  [nyônô  V],  s.  m.  —  Per- 
sonne indolente.     Voir  Niâgnâd. 

Nîri,  voir  Nïiri. 

Nisant,  voir  Nusant. 

Nisclâd  [nizlii  M,  X,  nizlû  I.  P\, 
s.  m.  —  Idiot,  imbécile. 

Nisont,  voir  Nusant. 

NîtroûsG  Inilrûs  .  .  gén.|,  s.  f.  — 
Femme  indolente,  malpropre,  qui 
ne  sait  rien  faire. 

Nix  |;h'A-.s-  gén.|,  particule  négative. 

—  Non;  pas  (familier  et  plaisant). 
Nobièssc    \nohijes    I,    P\,  s.   f.    — 

Noblesse.     Voir  Nabièsse. 

Nôblesieu  [nôbleztjœ  S\.  interj.  — 
Morbleu. 

Noce  [nos  I,  P,  F,  S,  \'\,  s.  m.  et 
f.  —  Noce.    Voir  Nace. 

Nocîè  \nosij<i  .  .  P,  F,  S,  V],  v. 
intr.  —  Nocer.    Voir  Nacieu. 

Nôhi  |/i()Y'  ■*>),  V.  tr.  —  Noircir. 
Voir  Ncûhicu. 


NOI 


477 


Noion  [nçyô  V],  s.  m.  —  Noyau. 
Voir  Nawion. 

Nôje  [nos  I,  P,  N,  S],  s.  f.  —  Neige. 
Voir  Nave. 

Noji  [nçji  F],  s.  m.  —  Noyer. 
Voir  Nawi. 

Nôji,  Nojier  [nôji  F,  S,  nojije  V], 
V.  intr.  —  Neiger.    Voir  Naver. 

Nôji,  voir  Nôtii. 

NojiGr  [nojye  Y],  v.  intr.  —  Nager. 
Voir  Nâjeu. 

Nojous  [nojii  .  .  I,  P],  adj.  —  Nei- 
geux.    Voir  Navous. 

Nokâye  (an)   [nokaij  P],   loc.  adv. 

—  Se  dit  d'une  éclielle  qui  est 
appuyée  contre  un  arbre,  un  mur, 
etc. 

Nokré  \nokrêi  .  .  I,  P,  F,  V],  s. 
m.  —  Phalange  du  doigt.  Voir 
Nakré. 

Nom  [nô  gén.],  s.  m.   —  1°  Nom. 

—  fté,  n.  jeté  (sobriquet).  2°  So- 
briquet, sottise.  I  m'  è  dit  dés  ~ , 
il'm'a  dit  des  sottises. 

Nombrcr  [nôbrê'  .  .  M,  I,  P,  N], 
v.  tr.  —  Énumérer. 

Nome,  Nomi  [nom  P,  nomi  V], 
interj.  —  N'est-ce  pas?    Voir  Name. 

Non  [nô  M,  I,  P,  N],  forme  con- 
tractée pour  ne  le.  J'  ~  viens  m', 
je  ne  le  veux  pas. 

Nouante    [nonàt  gén.],    adj.    num. 

—  Quatre-vingt-dix. 
Nonantieume  \nonâttjœm  .  .  M,  I, 

P,  F,  N,  nonàtim  S,  nonâtyem,  -ijœm 
V],  adj.  num.  ord.  —  Quatre-vingt- 
dixième. 

Nonate,  voir  Nonnate. 

Nônau  [nônô  M,  I,  P,  F,  N],  s.  m. 

—  Homme  irrésolu,  sans  fermeté, 
sans  éducation. 

Nonerèye  [nonrêy  M,  I,  P,  N],   s. 
f.  —  Couvent  de  femmes. 
Nonfât  [nôfâ  .  .  M,  I,  P,  N],  adv. 

—  Point  du  tout.    Voir  Siîât. 
Nonfcrâ    [nôfrâ    M,    N],    adv.    — 

Nenni,  je  ne  le  ferai  pas.    Ce  mot 


NOR 

et  le  précédent  s'emploient  étymo- 
logiquement. 

Nongote  (au,  è)  [nôgot  M,  1,  P,  N, 
S],  loc.  adv.  —  Sans  voir  clair, 
dans  l'obscurité,  vers  la  brune.  / 
wèyeùt  kiër'  au  ~  corne  de  jo,  il 
voyait  clair  à  la  brune  comme  le 
jour.  —  Été  an  -,  être  dans  un 
endroit  non  éclairé  S. 

Nonnate  [nônat  M,  nônot  I,  nenot 
Moyeuvre- Grande,  nunej-nunot  F, 
nônat  N,  nonat  S,  nônot  V],  s.  f.  — 
Épingle.  Les  épingles  étaient  autre- 
fois le  souvenir  que  la  jeune  fiancée 
offrait  à  ses  compagnes  dans  la 
chapelle  de  la  Vierge,  le  dimanche 
précédant  le  mariage.  Il  est  passé 
en  proverbe  que  la  jeune  fille  qui 
met  l'épingle  à  la  couronne  de  la 
mariée  sera  elle-mêne  mariée  dans 
l'année.  Les  fabricants  d'épingles 
se  disaient  à  Metz  nonnetiers. 

Nonne  [non  M,  I,  N[,  s.  f.  — 
1»  L'heure  de  midi.  2»  Repas  de 
midi. 

Nonnctieu   [nôntyœ  M,  N],  s.    m. 
—  Épinglier. 
Nonnote,  voir  Nonnate. 
Nonon    [nonô    M,    I,  P],    s.    f.    — 
Nonne,  religieuse. 

Nonon(ke)  [nonô(k)  gén.],  s.  m.  — 
Oncle  (terme  familier). 

Nonôre   [nonôr  M,  I,  P,  N,  S],  n. 
pr.  —  Éléonore. 
Nônote,  voir  Nonnate. 
Nonrer  [nôrëi  .  .  M,  I],  v.  intr.  — 
Dire  non,  refuser. 

Nons  [nô  Landroff  ],  adj.  et  pron. 
pers.  —  Nos.     Voir  Nas. 

Nôr  [nôr  S[,  adj.  —  Noir.  Voir 
NcQr. 

Nôrâd  [nôrâ  .  .  S],  adj.  —Noirâtre. 
Voir  Neûrâd. 

Nôrate  [nôrat  S],  s.  f.  —  Noiraude. 
Voir  Ncuratc. 

Nôrion  [nôryô  S],  s.  m.  —  Personne 
barbouillée.    Veir  Neîiron. 


-     478     — 


NOS 


NOW 


Nos  [nç  gén.],  pron.  pers.  accentué. 

—  Nous.    Por  ~,  pour  n. 

Nos  [no  I,  F,  S,  now  P,  no  V],  pron. 
poss.  et  adj.  —  Nos.    Voir  Nas. 
Nôsè  [nôzç-nôzi  S,  nozi  V],    \.  tr. 

—  Oser.    J'  n'   è   nOzi,   je  n'ai  osé. 
Voir  Oûser. 

Not  \no  I,  P\,  s.  m.  —  Ne  s'em- 
ploie que  dans  l'expression  :  lo 
poûre  ~  ,  le  pauvre  garçon,  etc.  Voir 
Nat. 

Notâre  [nplâr  I,  P\,  s.  m.  —  No- 
taire.    Voir  Natâre. 

Note  [not  I,  P,  F,  S,  Y],  pron. 
poss.  et  adj.  —  Notre;  nôtre.  Voir 
Natc. 

Note  [not  [,  P,  S,  V],  s.  f.  -  Plain- 
chant.     Voir  Nate. 

Notcrïe  [nolrî  Y],  s.  f.  —  Loterie. 
Voir  Laterèye. 

Notèyemant  [noieijmà  I,  P],  s.  m. 

—  Action    de    nettoyer.     Voir   Na- 
teuyemant. 

Notèye  [notey  Bombas],  s.  f.  — 
Lentille.    Voir  Nantèye. 

Notiè  |/io^//ç  .  .  /,  /',  /•■-  Y\,  V.  tr.  — 
Nettoyer.     Voir  Natieu. 

Notiéje  [notyês  .  .  I,  P,  F],   s.  m. 

—  Nettoyage.     Voir  Natiéjc 
Notiou   l/i()///ii  ■  ■  I,   P,  F\,   s.  m. 

—  Ouvrier  qui  nettoie.   VoirNatiou. 
Notiûre  [notiiûr  I,  P],  s.  f.  —  Kplu- 

churcs,  etc.    Voir  Natiiire. 

Noud,  Nouke  [nu  .  .  gén.  (nii-mik 
X)],  s.  m.  -  1"  Nœud,  floc  de  ruban. 
2"  Nceud  de  la  gorge,  pomme  d'.Xdam. 
3"  Bourgeon  do  la  vigne.  An  tèijcnl 
le  vègne  au  dousieume  ~,  on  taille 
la  vigne  au  deuxième  bourgeon. 

Nounète,  Nounote  \nunçt-minpt  F], 
s_  f.  _  l-;piiij;lc.     Voir  Nonnatc. 

Nouricyin  [mirisyè  M,  I,  miri.si/i  S], 
adj.  —  Nourricier.  Lo  pcrc  -,  le 
père  n. 

Nourtin  [mirtc  M,  N],  n.  pr.  — 
Northen,   vill.   de   l'arr.  de  Boulay. 

Nouvale,  voir  Novèlc. 


Nouvé,  voir  Nové. 

Nouvelote,  voir  Novclate. 

Nouwâye  ln(u)u>âij  .  .  M,  iV,  S, 
n(u)wây  I,  P,  nuwcy  V),  s.  f.  —  Nuée, 
orage,  ondée,  averse;  parfois  ou- 
ragan. 

Nouwè  [n{u)wq  S,  V],  s.  m.  -  Noël. 
Voir  Nawé. 

Nouwé  [nnwe  Y],  s.  m.  —  Noyer. 
Voir  Nawi. 

Nouwè  [niiwe  Y],  v.  tr.  —  Nouer. 
Voir  Nawer. 

Noûyon  [nûyô  F],  s.  m.  —  Noyau 
d'un  fruit.    Voir  Nawion. 

Novc  [nof  I,  P],  s.  f.  -  Neige. 
Voir  Navc. 

Novè  [none  .  .  I,  P],  v-  intr.  — 
Neiger.     Voir  Navcr. 

Nové  [novêi . .  M,  I,  P,  A',  S,  mwê  F, 
novye  Y\,  adj.  —  Nouveau;  neuf. 
/  -  èbit,  un  habit  neuf.  Tôt  ~, 
tôt  hé,  tout  n.,  tout  beau. 

Novelate  [novlal  M,  N,  mwlot  I,  P, 
mwlot  F,   nœvlat  S,  nevlçt  V],  s.  f. 

—  1"  Agnelle.  Nas  bèrbis  n'ont  fût 
qu'  dès  ~  l'ènâye  le,  nos  brebis 
n'ont  fait  que  des  a.  cette  année. 
2»  Personne  cliétive,  malingre   V. 

Novèle  [npvel .  .  gén.  (nuvat  F)],  s.J. 

—  Nouvelle.  Je  n'  panrâs  m'  mile 
francs  d'owor  zwoyi  dés  hones  noi'éles 
inlè,  je  ne  prendrais  pas  mille  francs 
d'avoir  entendu  (pour  ne  pas  avoir 
entendu)  de  bonnes  n.  comme  cela  V. 

Noviâd  [npryâ  Y],  s.  m.  —Vrille, 
tarière.    Voir  Oviâd. 

Noviè,  voir  Nové. 

Novous  [npini  .  .  /,  P\,  adj.  — 
Neigeux.    Voir  Navous. 

Nowd  [nnw  P,  F\,  s.  m.  —  Nœud. 
Voir  Noud. 

Nowale  [npwat  M,  N,  nowçt  I,  P], 
s    f   _  Petite   noue.    Voir  Nawatc. 

Nowc  l'ioïc  .W,  /.  F,  iV],  s.  f.  — 
Noue.     Voir  Nâwe. 

Nowé  |/ioioê'  .  .  M,  I.  P,  P.  A'I. 
s.  m.  —  Noël.    Voir  Nawé. 


479     - 


NOW 


NUR 


Nowéje  [nçwës  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  m.  —  Aboutage.    Voir  Nawéje. 

Nowèl  [nçiuel  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Noël.    Voir  Nawèl. 

Nower  [nçwë'  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
V.  tr.  —  Nouer.     Voir  Nawer. 

Nowi  [nçwi  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Noyer.    Voir  Nawi. 

Nowiau,  Nowion  [nowyô  M,  I,  P, 
nçwijô-nûyô  F],  s.  m.  —  Noyau. 
Voir  Nawion. 

Nowious  Inowiju  .  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Ilabougri.    Voir  Nawious. 

Nowous    [nçwii    .  .   M,  I,  P],    adj. 

—  Noueux.     Voir  Nawious. 
Nowreii    [nowrœ   M,  I,  P\,    n.   pr. 

—  Norroy.     Voir  Nawreiï. 

Nows  \now  P],  pron.  pers.  adj.  et 
pron.  poss.  —  Nos,  nôtres. 
NowSre  [nowiir  M,  I,  P,  N],    s.  f. 

—  État  d'un  enfant  racliitique  (nou- 
ure).   Voir  Nawûre. 

Nowyi  [nowyi M\,  n.  pr.  —  Nouilly. 
Voir  Nawyi. 
Noyé  [nçye  .  .  I,  P,  F,  V],  v.  tr. 

—  Noyer.    Voir  Nayeu. 
Noyéle  [noyêl  V],  s.  f.  —  Nielle. 
Noyemant  [noymà  I,  P,  F  |,  s.  ni.  — 

Action  de  se  noyer.  Voir  Nayemant. 

Noyon  [noyô  V\,  s.  m.  —  Noyau. 
Voir  Nawion. 

Noyon  [nçyô  V],  s.  m.  —  Morceau 
de  bois  trop  lourd  qui  reste  au  fond 
de  la  rivière. 

Noyu  \noyû  I,  P\,  s.  m.  —  Terrain 
marécageux.      Voir  Nayu. 

Nu  \nû  M,  I,  P,  F,  N,  ni-nû  S,  ni 
V],  adj.  -  Nu. 

Nû  [nfl  S],  adj.  —  Neuf.   Voir  Nieu. 

Niich  [nûs  P],  s.  f.  —  Noix  verte. 

Nuéje  [niiycs  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Nuage. 

Nîif  [ml/  S],  adj.  num.  —  Neuf. 
Voir  Nieut. 

Nuhate  {nii'xat  .  .  M,  N,  niiyot  I,  P, 
nœjet-niïjet  F,  nœjat-fnal-Jnat  .  .  S, 
ne-{çtV],  s.  f.  —  Noisette.  Vahhe  ~, 


verte  n.  (coquerelle).  Groûsse  ~, 
grosse  n.  (aveline).  Ènâye  de  ~, 
ènâye  de  fèhhates,  année  de  n.,  année 
de  maillots.  Voir  Larant.  Lo  bwin 
Dieu  anvaye  dés  ~  aus  çiis  qu'  n'ont 
pus  d'  dants,  le  bon  Dieu  envoie 
des  n.  à  ceux  qui  n'ont  plus  de 
dents.  (Souvent  on  a  de  grands 
revenus  quand  on  est  trop  âgé 
pour  en  jouir).  Voir  Ènâye,  Jan 
(sint). 

Nuhati  [nûyati  .  .  M,  N,  niiyoti  I,  P, 
nûjçli-nûjoti  F,  n(e)yate-jnati  S,  nehçte 
V],  s.  m.  —  Noisetier. 

Nûhh  [nuxMJl  s.  f.  —Petite  bobine 
qui  s'applique  à  la  bobine  d'un  rouet. 

Niîhh  [nù-i  S],  s.  f.  —  Noix.  Voir 
Neiîhh. 

Nujate,  Nujati,  Nujète,  Nujèti,  voir 
Nuhate,  Nuhati. 

Nûji  Inûji  S],  s.  m.  —  Noyer. 
Voir  Nawi. 

Nûre    [nûr  M,  I,  P,  F,  N],    v.  tr. 

—  Nuire.  /  ;i'  faut  m'  ~  è  pèhhoûne, 
il  ne  faut  n.  à  personne. 

Nûri  \nuri  M,  I,  P,  N,  nîri-nûri  S, 
nycri-nyœri    V],    v.    tr.   —  Nourrir. 

-  eune  vièye  hèyeune,  n.  une  vieille 
haine.  I  n'y  è  d'  si  piat  m'ti  que 
n'  nârihèsse  so  mate,  il  n'y  a  de 
si  petit  métier  qui  ne  nourrisse 
son  maître.  Nûr  et  s'  fiène,  ce  crat 
an  dreumanl,  nourris  et  sème,  cela 
croit  en  dormant  (la  bête  qu'on 
nourrit  et  le  champ  qu'on  sème 
croissent  pendant  le  sommeil  du 
laboureur).  Ç'  n'at  m'  le  keje  qu' 
nùr  l'oOhion,  ce  n'est  pas  la  cage  qui 
nourrit  l'oiseau. 

Nûrihant  [nùriyà  .  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Nourrissant. 

Nûrïe  [nâny  S],  s.  f.  —  Élève, 
action  d'élever  des  bestiaux.  Fâre 
dés   ~,  élever  des  bestiaux. 

Nùrihéja  [/iti/-(Yës  .  .  M,  I,  P,  N, 
nûrisas  F],  s.  m.  -  Action  de  nour- 
rir et  d'élever  des  bestiaux. 


NUR 

Nûrijant,  Nûrijéje,  Nurissaje,  voir 
Nûrihant,  Nûrihéjc. 

Nusant  \nuzà  M.  I,  P,  X,  nizà-nfizâ 
S,ni:ô  V\,  pron.  ind.  —  1»  Personne. 
/  n'y  è  ~  s'  til,  il  n'y  a  p.  à  la 
maison.  2"  Personne  indolente,  in- 
souciante. Ç'at  i  -,  c'est  une  per- 
sonne indolente,  qui  n'est  propre 
à  rien. 

Nut  |/iH  M,  I,  N,  nœ'-nû  P,  nœ-nû 
F,  nœ  .  .  S,  ne  V],  s.  f.  —  Nuit. 
Neûre  -,  noire  n.  Bone  ~  v'  don 
Du,  bonne  n.  vous  donne  Dieu 
(bonne  nuit).  Lo  Iroii  d' le  ~,  le  trou 
(la  tombée)  de  la  nuit.  I-n-è  le  ~ , 
un  à  la  n.  (un  soir).  Lo  pè  ~,  le 
par  n.  (pendant  la   nuit).    E  le  -, 


480     - 


NYI 


tortos  lés  raim  sont  gris,  (à)  la  n., 
tous  les  matous  (chats^  sont  gris. 

Nutâye  \niiltiij  M,  N,  nûlây  I,  P, 
niitây-niituj  F,  nœtày-ncftêy  S,  nelî- 
nèll  V\,  s.  f.  —  Nuitée;  nuit.  Lé  - 
n'ai  m'  /'  èniin  d'pèhhoûne,  la  n.  n'est 
l'amie  de  personne. 

Nutîe,  voir  Nutâye. 

Nuvénc  [niivên  S\,  s.  f.  —  Neu- 
vaine.     Voir  Nieuvinne. 

Nuvlme  \nihnm  S],  adj.  —  Neu- 
vième.    Voir  Nieuvieume. 

Nwèsscvèle  \nwesvel  M,  I,  P,  N], 
n.  pr.  —  Noisseville,  vill.  de  l'arr. 
de  Metz. 

Nyinniatc  \ncnal  M],  s.  f.  —Per- 
sonne nonchalante.    Voir  Niannian. 


0?2;'^- 


LJiJ' 


OBL 


—     481 


OHH 


o 


Obli  [çbli  gén.],  s.  m.  —  Oubli. 

Ôbliji  [ôbliji  .  .  F,  S,  V],  v.  tr.  — 
Obliger.    Voir  Oûblijeu. 

Ôbrik  [ôbrik  S],  n.  pr.  —  Obreck, 
vill.  de  l'arr.  de  Château-Salins. 

Obrové  [obrové  V],  s.  m.  —  Abreu- 
voir.   Voir  ÈbreuYu. 

Obrové  [çbrçvç  V],  v.  tr.  —  Abreu- 
ver.   Voir  Èbreuver. 

Ôcâd  lô"kâ  N],  s.  m.  —  Jars.  Voir 
Oîicâd. 

Ochcroye,  voir  Ohheroye. 

Ochés  Içsê'  M],  s.  m.  pi.  —  Os  de 
l'échiné  (le  riz  accommodé  avec  les 
os  de  l'échiné  est  un  plat  fort  estimé). 

Ocheû  [osôè  F],  adv.  —  Hier.  Voir 
Èhhcû. 

Ochli  [çsli  I,  P],  s.  m.  —  Vase  à 
vinaigre.     Voir  Ahhli. 

Ochon,  voir  Ohhon. 

Ochtrant,  voir  Ohhtrant. 

Ocoutè  [okutq  Y],  V.  tr.  —  Ecouter. 

Octôbc[pA-/ôpgén.],s.  m.  —  Octobre. 
Lés  trouwands  roborous   lèchent  aus 

rets  mêjè  lo  mèyou, 
Po  roborè'  au  tams  molot,  i  vaureût 

misas  été  fou. 
Les  paresseux  laboureurs  laissent 
aux  rats  manger  le  meilleur,  pour 
labourer  au  temps  mou,  il  vaudrait 
mieux  être  fou.  (Dicton  du  mois 
d'octobre)  P. 

Oculissc  [çkûlis  gén.],  s.  m.  —  Ocu- 
liste. 

Odile  [ô''dil  .  .  N,  S,  V],  n.  pr.  - 
Odile.     Voir  Oûdile. 

Ofance  [çfàs  I,  P,  V],  s.  f.  —  En- 
fance.   Voir  iifance. 


Ofant  [ofâ  I,  P,  V],  s.  m.  —  Enfant. 
Voir  flfant. 

Ofantiyéje  [ofàtigês  .  .  I,  P,  V],  s. 
m.  —  Enfantillage.  Voir  flfantiyéjc. 

Ofri  [ofri  gén.),  v.  tr.  —  Offrir. 
Come  f  n'èrite  meu  de  m'n  onkyin, 
j"  n'a  ofri  qu'  i dobe  dans  V pièt,  comme 
je  n'hérite  pas  de  mon  oncle,  je  n'ai 
offert  qu'un  double  (centime)  dans 
le  plat  (à  la  messe  de  l'enterrement). 

Ogoutè  [ogut^  Y\,  v.  tr.  —  Goûter. 

Ogrous  [ogru  I,  ô^gru  N],  adj.  — 
Heureux.    Voir  Hgrous. 

OgroQseté  [ogrûstê'  I,  ô^igrûstê'  N], 
s.  m.  —   Bonheur.    Voir  flgroiîscté. 

Ôhé  [ô"-(ë'  N,  pYÇ-ô«YÇ  •  •  S,  oye  V], 
s.  m.  —  Oiseau.    Voir  Oiïhé. 

Ôheleu  \ô"'[lœ  N],  v.  tr.  —  Tendre 
des  pièges.    Voir  Oûheler. 

Ohh  [px  N],  s.  m.  —  Porte.  Voir 
Euhh. 

Ohh  [ô"x  M,  N],  s.  m.  —  Ours. 
Voir  Oûhh. 

Ôhhe  [ô"x  N],  s.  f.  —  Cheville  de 
fer  traversant  l'essieu.    Voir  OShhe. 

Ôhhe  [ô"x  N,  ôx  S],  s.  m.  —  Orge. 
Voir  Oiihhe. 

Ohhenè  [çxne  .  .  /,  P],  v.  tr.  — 
Ourler.    Voir  flhhener. 

Ohheroye  (px''py  •  ■  /,  -P],  s.  m.  — 
Oseille.    Voir  Ahheraye. 

Ohhon  [pxô  . .  /,  P],  s.  m.  —  Ourlet. 
Voir  flhhon. 

Ohhli  [px/i  ■ .  /,  PJ,  s.  m.  —  Vase  à 
vinaigre.   Voir  Khhli. 

Ohhtrand  [çxtrà  . .  M,  I,P,  N],  s.  m. 
—  Moyen  artificiel  ;  tour  de  main. 

31 


OHî 


-      482    - 


ONF 


I  canal  i  -.   il  connait  le   truc   (il 
sait  s'j'  prendre). 

Ôhclion  1ô"y/.(/ô  A'],  s.  m.  —  Grosse 
ccnlaurcc.    Voir  Oiîhclion. 

Ôhîn   |ô"vr  A'I,  s.  ni.  —  Personne 
ou  chose  ennuyeuse. 

Ôhion  |ô"Ti/ô  A',  oyijô  S],  s.  m.   — 
Petit  oiseau.    Voir  Oiihion. 

Ojion,  voir  Oiâhion. 

Olan  Ip/â  /,  P],  s.  m.  —  Klan.  Voir 
fllan. 

Olant  \olâ  I,  P],  adj.  —  Agréable, 
avenant.    Voir  /\lant. 

Olâye  lolûi/  .  .  I,  P,  F,  olêji  V],  s. 
f.  —  Allée.    Voir  i\lâye. 

Ole   !()"/  A',   5/  S],  s.  f.   —  Huile. 
Voir  Oûle. 

Olcmand  [olnu'i  I,  P,  V],  s.  m.   — 
Allemand.    Voir  allemand. 

Ole  \ole  .  .  L  P,  F,  y\,  V.  inlr. 
—  .MIcr.    Voir  Alcr. 

Ole  \ôlè'  .  .  S),  s.  m.  —  Huilier. 
Voir  Oûlicu. 

Olénc  \olcn  P,  olen  F],  s.  f.  —  Ha- 
leine.   Voir  Alinnc. 

Oleus  (0/(1'  S],  adj.  —  Huileux.  Voir 
Olous. 

Oléye,  voir  Olâye. 

Oliche  [olis  F\,  s.  f.  —  Fruit  de 
Talisier. 

Olichèt  Içlise  M,  /),  s.  m.  —  1"  Char- 
donneret.   2*  Lubie,  baliverne. 

Ôlicu  |f)"/(/fF  A'),  V.  tr.  —  Huiler. 
Voir  Oûlieu. 

OlîJG  Içffs  F],  s.  f.  —  Olive.  Voir 
i\live. 

Olînguièsse  [nlînijes  I,  P\,  s.  ni.  — 
.Mun.    Voir  Alînguièsse. 

Olinne  [olèii  /),  s.  f.  —  Haleine. 
Voir  Alinne. 

Olive,  voir  rtlîve. 

Olivète  \olhH;l  F,  S\,  s.  f.  —  Chose 
de  peu  d'importance.   Voir  Alivatc. 

Olmègne, Olmèlc |o/()ir;i, olmçl I,  P\, 
s.  f.  —  Lame  de  couteau.  Voir  Almèle. 

Olonde,  Olonne,  Oloûne  \<>lôl  V, 
olôn-nlûn  l\,  s.  1'.  —  .Mène.  Voir 
fliloûne. 


Olwote   lolwot  7,   P,    V],   s.   f.   — 
Alouette.    Voir  fllwote. 

Omâyc   [oninj/   .   .   M,  I,  P,  A',  S], 
s.  f.  —  Hommce  (mesure  de  vigne). 

Ombc  [<)/'  F,  S,  Y\,  s.  f.  —  Ombre. 
Voir  Onrbe. 

Ombriyéjc,  voir  Onrbéje. 

Orne  [oin  M,  I,  P,  A',  iim  F,  ôin  S, 
Y],  s.  m.  —  Homme.  Xale  ~,  notre 
h.,  se  dit  en  parlant  de  son  frère .U. 
Lés  ~  r'xanent  ans  kèijons, 
Les  pus  duhhs  ç'at  lés  mions. 
Les  h.  ressemblent  aux  caillons,  les 
plus  durs  sont  les  meilleurs.  L'  bon- 
ome  fat  le  bone  fome,  le  bon  h.  fait 
la  bonne  femme. 

D'peus  Péris  jusqu'é  Rome, 
Ç'at  tous'  dés-omes. 
Depuis  Paris  jus(|u'à  Kome,  c'est  tous 
des  h.  (les  h.  sont  les  mêmes  partout). 
Voir  Hèdi. 

Omercu    lomrœ-nomrœ   S],    n.  pr. 

—  Ommeray,  vill.  de  l'arr.  de  Chà- 
teau-Salins.  Lés-èdièsscs  d' ~  ,  les 
pies  d'O.  (sobriquet). 

Omcteu   [omtœ  S,   onite  V],   s.  m. 

—  Métier  de  tisserand. 

Omounè  \omnnç  V|,  v.  tr.  —  Fm- 
niener.     Voir  Èmwinncr. 

On  lô  .V,  /,  P,  A'I,  forme  con- 
tractée de:  a/1  lo.  —  l"  S'emiiloie 
pour  n;i  lo:  I  d'mc.re  on  v'icje,  il 
demeure  dans  le  villa^je.  Jieudi 
on  mèlin,  jeudi  matin.  2"  Le.  J'  von 
(Hrà,  je  vous  le  dirai. 

Onche  loi  V|,  s.  f.  —  Robinet  de 
cuve.    Voir  Anche. 

Ondâye  \ôàùy  .  .  M,  A',  S,  ôdâij  /, 
P,  F.   V'I,  s.  f.  —  Ondée,  averse. 

Onétc  \onêt  /,  P],  adj.  —  Honncle. 
Voir  AntStB. 

Oniîtrcmant,  Onétrémont  |o;ic/;r- 
nià.  S,  onclremù  V),  adv.  —  Hon- 
nèlcment. 

Onétretè  |o;ic/rr/ç  .  .  .S,  onetrclç  V], 
s.  f.   —  Honnêteté. 

Onfiè  [<)/'//;•  V|,  v.  tr.  —  Lnllcr. 
Voir  Anfieu. 


ONF 


-     483     - 


ORS 


Onîîcmant  [ôfimà  V],  s.  m.  —  Gon- 
flement.   Voir  flnfeuycmant. 

Ongant  [ôgâ  M,  I,  P,  F,  N],  s.  m. 

—  Onguent.  Ç'at  dans  lés  piats  l'pins 
que  s'  treuvent  lés  bons  -,  c'est  dans 
les  petits  pots  que  se  trouvent  les 
bons  o.  (Il  ne  faut  pas  dédaigner 
les  gens  de  petite  taille). 

Onîn  [onî  I],  n.  pr.  —  Orny.  Voir 
flnîn. 

Onkyîn  [ôkgî  .  .  M,  I,  P,  N,  ôkî  Sj, 
s.  m.  —  Oncle.  Parfois  on  dit  aussi 
Oncltn. 

Onou  [onu  M,  I,  P],  s.  m.  —  Hon- 
neur.   On  dit  aussi  Oneûr. 

Onrbe  [ôrp  M,  I,  P,  N,  ôp  F,  S,  V], 
s.  m.  —  Ombre.    Voir  Èlombe. 

Onrbéje  [ôrbês  .  .  M,  I,  P,  N, 
ôbriyês  S],  s.  m.  —  Ombrage  (sens 
propre  et  figuré);  ombre.  I  dote  s'n 
~,  il  craint  son  ombre  (il  est  très 
peureux).  'L  al  si  jalons  d'  se  fome 
qu'  lés-omes  de  pin  d'èpice  li  bèycnt 
~ ,  il  est  si  jaloux  de  sa  femme 
que  les  hommes  de  pain  d'épice  lui 
donnent  o. 

Onsc  [ôs  V],  s.  f.  —  Boulon  de  la 
voiture.    Voir  Oûhhe,  Ché. 

Onson  \ôsô  N],  s.  m.  —  Oison. 
Voir  Oûsson. 

Ontrè  [ôtre  V],  v.  intr.  —  Entrer. 
Voir  Tlntrer. 

Ontréyc  [ôtrêy  V],  s.  f.  —  Entrée. 
Voir  Antrâye. 

Onze  [ôs  gén.  (gôs  S,  V)],  adj.  num. 

—  Onze. 

Opèratou  \opqralu  .  .  M,  I,  P,  N), 
s.  m.  —  Charlatan  ;  dentiste  qui  opère 
sur  les  places  publiques. 

Opitâ,  Opitau  [opilâ  .  .  S,  opild  P], 
s.  m.  —  Hôpital.    Voir  Èpetau. 

Opoutè,  Opoutiè  [oputq-oputye  V], 
V.  tr.  —  Apporter.    Voir  Èpoûtcr. 

Opoûsicu  [opûzyce  .  .  M,  I,  P, 
opuzw  F,  opô^zyœ  -çpûzyœ  N],   adj. 

—  Opposé.  Ç'at  l'  opoûsèye  de  s'n 
orne,  quand'  lu  hèche  è  hâre,  leye 
tire  è  hôte,  c'est  l'opposée  de  son 


mari,  quand  lui  tire  à  droite,  elle 
tire  à  gauche. 

Opoutchè,  voir  Èpoûter. 

Ôr  [ô"r  N,  or  S,  V],  s.  m.  —  Or. 
Voir  Oûr. 

Oranje  de  pohhé  [oràs  de  p{ç)fê'  M, 
/),  s.  m.  —  Orange  de  cochon  (pomme 
de  terre). 

Ordon  [ordô  S,   V,  urdô  F],  s.  m. 

—  Partie  de  forêt  destinée  à  être 
coupée. 

Oréje  [près  .  .  gén.],  s.  m.  —  Orage. 
Lés-alondrèles  volent  sus  tere,  i  fat 
tofiant,  falans  awer  d' l'  ~,  les  hiron- 
delles volent  sur  terre,  il  fait  étouffant, 
nous  allons  avoir  de  l'o. 

Ôrerèye  [ôTrêy  N,  ôrn(y)  F,  S,  V], 
s.  f.   —   Bijouterie.    Voir  Oûrcrèye. 

Ôrfelîn  [ô^rfelî  N,  çrfelî  .  .  S,  V],  s. 
m.  —  Orphelin.  Voir  Oûrfelîn. 

Ôrieu  [ôTyœ  N],  adj.  —  Exact  à 
l'heure.    Voir  ÈoQricu. 

Ôrikète  [ôTiket  N,  ôriket  S,  V],  s. 
f.  —  Sorte  de  gâteau  à  la  crème.  Voir 
OûrikètG. 

Ôri  lace  [ôri  las  Metz],  interj.  — 
Cri  du  marchand  de  lait  dans  les 
rues  de  Metz,  au  18«  siècle. 

Oriote  [oryot  /,  P],  s.  f.  —  Oreillette 
(sorte  de  champignon). 

Orjant  [orjâ  V],  s.  m.  —  Argent. 
Voir  Èrjant. 

Ôrkèsse  [ôurkes  N],  s.  m.  —  Or- 
chestre.   Voir  Oûrkèsse. 

Orlè  [orle  .  .  S,  V],  v.  tr.  —  Ourler. 
Voir  Ahhener. 

Orlèt  [orle  S,  V],  s.  m.  —  Ourlet. 
Voir  Ahhon. 

Orlouji,  voir  Oûrlojeu,  Relouji. 

Orme  [orm  I,  P],  s.  f.  —  Orme. 
Voir  Arme. 

Ormwére  [ormwêr  Vergaville],  s.  f. 

—  Armoire.   Voir  flumâre. 

Oroye  [orçy  I,  P,  F,  çrôy  V],  s.  f. 

—  Oreille.    Voir  fl.raye. 

Orson  [orsô  S,  P,  V],  s.  m.  — 
Hérisson.    Voir  Eurson. 


,  s.  f.  —  Erable 
s.  m.  —  Osselet. 


s.  f. 


Oseille. 


ORV 

Orvûre  \orimr  X],  s.  f.  —  Panier 
en  paille  dans  le(iiicl  on  con.serve  les 
œufs  frais  ou  les  fruits  sécliés. 

Os'  \çs  I,  P,  F,  S,  V],  s.  m.  —  Os. 
Os  Imrè,  ou  bien  lèbCire,  os|Hibis/. 
Voir  As'. 

Oseu  [ôuzoe  A'],  v.  tr.  —  Oser.  Voir 
Oûser. 

Oseroyc  [ozroij  P 
des  bois. 

Osselet  InsloI,  P], 
Voir  flssclat. 

Oseuye  [ozœy  /•"], 
Voir  Âlhatc. 

Ôsson   (ô^sô   .V) 
Voir  Oûsson. 

Oslincr  {nslinêi 
Agacer,  irriter. 

Otang  [otà  V],  s.  m 
Étang. 

Otassc  [ô"tas  X 
Voir  Oûtasse. 

Otlhhe  \olîx  V] 

Otondc  \otôl  VI, 
Voir  Ètandc. 

Oûbèyissance  [ûhçijisâs  M,  I],  s.  f. 

—  Obéissance. 

Oïibèrje  [l'ibcrs  M,  l,  P,  ô"bçrs-ûbers 
X,  ëbçrs  S,  V\,  s.  m.  et  f.  —  Auberge. 

Oûbèrjisse  [ùberjis  M,  I,  P,  ô"- 
berjis-ûbqrjis  X,  ôbqrjis  S,   V],  s.  m. 

—  .Vubergiste. 

Oublijcu  {fiblij(r  .  .  M.  I,  ûbliji  F, 
S,   V\,  V.  tr.  —  Obliger. 

Oûcâd  |ûA-o  .  .  M,  I,  oii'kâ-ûkâ  P, 
ô"M-ùk(i  X\,  s.  m.  —  .lars. 

Oucâsieu  [tikâzijœ  .  .  M,  I 

—  Occasionner. 
Oucâsion  [ukàzyô  M\,  s.  f. 

casion. 

Oûchc,  voir  Oûhhe. 

Oûchclat,  voir  OiJhhclat. 

Oiidiance  {Cidijàs  M,  I \,  s.  f. 
dicnce. 

Oûdile  (Sinte)  {ûdil  M,  I,  P,  ûdil- 
ûdJy  X,  ôdil-ûdil  S,    ôdil   V|,  n.  |)r. 

—  Ste-Odile.     Né    le    jour    de     la 
Ste-Odile,    niais,   sot.   L  c  v'nin   au 


484     - 


OUJ 


s 

n 

. 

—  Oison. 

M, 

n 

V.  tr.  — 

m 

— 

Et 

ang.  Voir 

s 

f. 

— 

Hôtesse. 

s. 

V. 

f. 

tr. 

- 

Ortie. 
.\llcndre. 

V.  tr. 


—  Ot 


—  Au- 


nwnde  lo  jo  d'  lé  Sinte  - ,  il  est 
venu  au  monde  le  jour  de  la 
.Ste-Odile  (il  est  peu  intelligent). 

Oïidîyc,  voir  Oiîdile. 

Ouficieu  Infisyœ  .  .  M,  I,  P\,  s.  m. 

—  O  (licier. 

Ougmanler  \ngmàtè<  .  .  M,  l,  P, 
pgnuiliv-açimàlcf  X],  v.  tr.  —  Aug- 
menter.  Voir  Raugmentcr. 

Oûhé  [n-(ê'  M,  I,  P,  ô"Y<"'-''Yf'  '^'. 
prç  .  .  S,  Off  V),  s.m.—  1"  Oiseau.  - 
(/'  le  moût,  o.  de  la  mort  (chouette). 
Voir  Jane.  2"  Oiseau  de  maçon. 

Oûheler  Inylci  .  .  M,  I,  P,  ô"-(l(e- 
ûyliy  X],  V.  intr.  —  Tendre  des 
pièges  pour  prendre  des  oiseaux. 

Oûhelion  \ii-(lyô  .  .  M.  I.  P.  ô^-lyô- 
rr,'///(")  .V|,  s.  m. —Grande  centaurée. 

Oûhh   (ilx    M,  h   "X-ô-'x  *V|,   s.  m. 

—  Ours.  Mwinnoii  d' ~ ,  meneur  d'o. 
Voir  Ours. 

Oûhhe  |ilx  .  .  M,  I,  P,  ô'-x-ûx  X], 
s.  f.  -  ('.heville  de  fer  qui  traverse 
l'essieu  et  maintient  la  roue.  Voir 
Ché. 

Oûhhe  |(îx  •  •  il,  I,  I\  t'irs  F,  ô''x-ûx 
X,ô-xS,  wos  r|,s.  m.  et  f.  —  Orge. 
Dans  le  dicton  suivant,  on  dilOûrje. 
H  lé  St.  Joûrje, 
Ilène  lés-oûrjes. 
A  la  St-Georges,  sème  les  orges. 

Oûhhelat  [w/Ja  .  .  M,  fi/Jo  /,  P],  s. 
m.  —  Polit  oiseau.  X-y  <•  au  Innis  i-n 
~  (/«'  dit  :  Corne  i  f  fat.  fâs  li,  il 
y  a  au  bois  un  o.  qui  dit:  Comme 
il  te  l'ait,  fais-lui.     Voir  Coucou. 

Oûhi .  .  |hv'  ■  •  '^l'  n.  "■  !>'■•  —  Olgy, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Oûhion  [û-iyô  .  .  M,  I,  P,  ojyô  F, 
ô"yyo-û-[yô  X,  oyi/ô  .S|,  s.  m.  —  1"  Pe- 
tit oiseau.  -  de  bones  novèlen,  o. 
de  bonnes  nouvelles  (bavard,  rap- 
poi-teur).  2»  Oiseau  de  maçon. 
:î"  Ivnfant  en  bas  âge. 

Oûjé,  voir  Oûhé. 

Oûjeler,  voir  Oûheler. 

Oûjelion,  voir  Oûhelion. 

Oûji,  voir  Oûhi. 


OUJ 


485 


OUS 


Oujion,  voir  Ouhion. 

Oûle  |û/  M,  I,  P,  ô'>l-m  N,  ôl  S, 
wçl  V],  s.  f.  —  Huile.  ~  de  cotre, 
h.  de  coude  (coups  de  bâton).  ~ 
d'aspf'c,  i)lantain.  -  rfe  p/ere,  pétrole. 
Ç  n'aleîil  m'  dés  lûtes  è  l  -,  ce  n'é- 
taient pas  des  tartes  à  l'h.  (c'étaient 
des  choses  très  importantes).  Tcii 
fus  eiine  grimèce  corne  i  rèt  qii'  bwct 
d'  r~,  tu  fais  une  grimace  comme 
un  rat  qui  boit  de  l'h.  /  n'è  pus 
d'  ~  dans  se  rtmie,  il  n'a  plus  d'h. 
dans  sa  lumière  (il  va  mourir).  — 
Ç'ol  d'  le  nutnre  wolc,  èle  né  féme 
kiè,  c'est  de  la  mauvaise  h.,  elle  ne 
fume  pas  clair  (elle  n'éclaire  pas 
bien)  V. 

Oaierèye  {airvij  M,  I,  P\,  s.  f.  - 
Moulin,  magasin  à  huile. 

Oûlieu  [Cdyœ  .  .  M,  I,  P,  RU  F, 
ô^lyw-îdijoe  N,  ôlç  .  .  S,  wole  V\,  v. 
tr.  —  Faire  de  l'huile.  Wolè  le  féyîne, 
faire  de  l'huile  avec  de  la  faîne. 

Oûlieu  [ûlyœ  .  .  M,  l,  P,  fUi  F, 
zwilye  V\,  s.  m.  —-  Huilier. 

Ouline  [ulin  F\,  s.  f.   —   Chenille. 

Oûlion  [ûlyô  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
1"  Petite  cruche  en  grès  qu'on  em- 
porte aux  champs.  2"  Petite  cruche 
à   huile. 

Oume  [um  F],  s.  m.  —  Homme. 
Voir  Orne. 

Ounète  [unet  F],  adj.  —  Honnête. 
Voir  Anéte. 

Ounou  [nmi  Vernier],  s.  m.  — 
Honneur. 

Oûr  {ûr  M,  I,  ô-r-ûr  N,  ôr  S,  Y], 
s.  m.  —  Or  (métal). 

Oûrde  {Cirl  M,  I],  s.  m.  —  Ordre. 

Oûrdinârc  [ûrdinâr  .  .  M,  /],  adj.  — 
1"  Ordinaire.  D' ~ ,  d'o.,  ordinaire- 
ment. 2»  s.  m.  Habitude.  I  jeiire 
corne  i  pètearé,  ç'at  s'n  -,  il  jure 
comme  un  pâtre,  c'est  son  h. 

Ourdon  [iirdô  F],  s.  m.  —  Partie 
de  forêt  destinée  à  être  coupée. 
Voir  Ordon. 


Oûrc  [ûr  .  .  gén.),  s.  m.  —  HeUre, 
È  ç't  -,  à  cette  h.  (maintenant). 
Bèycu  l'~  qii'  l'  al,  donner  l'heure 
qu'il  est  (souhaiter  le  bonjour). 

OQrcrêye  \ûrrêy  M,  I,  P,  ô"rrêy- 
ûrrêy  N,  ôrrTy  F,  S,  V],  s.  f.  —  Bi- 
joux; bijouterie.  J'alans  ans  -, 
nous  allons  aux  b.  (acheter  l'anneau 
et  le  cadeau  de  noce). 

Oîirèyeu  \rirçyœ  .  .  M,  I,  P\,  s.  m. 

—  Oreiller.     Voir  Keusstn. 
Oûrfclin  \ûrfell .  .  M,  I,  P,  ô^rfelT- 

ûrfelî  N,  orfell  .  .  S,  V],  s.  ni.  —  Or- 
jjhelin. 

Oûrgue  [Cirk  /•'),  s.  m.  —  Orgue. 
Voir  Argue. 

Oûri  |û/-i  M,  /],  n.  pr.  —  Aouri, 
hameau  qui  dépend  de  Villers-Ston- 
court,  arr.  de  Melz. 

Oûrieu  [ûryoe  .  .  M,  I,  P,  ô^ryce- 
ûryce  iVJ,  adj.  —  Exact  à  l'heure. 
Voir  Èoûrieu. 

Oïirikète  [Firikçt  M,  I,  P,  ôuriket- 
ûrikçt,  ôrikçt  S,  V],  s.  m.  et  f.  —  Sorte 
de  gâteau  à  la  crème. 

Oûrje,  voir  Oùhhe. 

Oïirkèsse  [Cirkqs  M,  I,  P,  ôTkqs- 
ûrkçs  N],  s.  ni.  —  Orchestre. 

Oûrli|i7;-/(M/, /],  n.  pr.— Orly,  ferme 
située  près  d'Augny,   arr.    de  Metz. 

Oûrlojcu  [ùrlojce  . .  M,  I,  P,  ôTlçjœ- 
ûrlojce   N,    orluji  F,  orloji  S\,    s.  m. 

—  Horloger. 

OQrni  [Cirni  M,  I\,  n.  pr.  —  Orny, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Ours'  [iirs  gén.],  s.  ni.  —  Ours. 
Quand  V  -  monteur  ses  coûnes,  ç'at 
ca  po  hhis  s'minnes  d'  freûd,  quand 
l'o.  montre  ses  cornes,  c'est  encore 
pour  six  semaines  de  froid.  Voir 
Oflhh. 

Ourseule  [arsqsl  M,  N,  irsil  V],  n. 
pr.  —  Ursule. 

Ourson  [ursô  F\,  s.  ni.  —  Hérisson. 
Voir  Eurson. 

OQser  [ûzëi  .  .  M,  I,  P,  F,  ô^zœ- 
ûzœ  N\,  V.  tr.  —  Oser.  —  Part,  pass.: 
oûsé-oûsu.    Voir  Nôser. 


ous 


486     - 


OVR 


Oûsson  [ûsô  M,  I,  P,  nsô-riyô-m/sô 
F,  ôusô-ûsô  N,  ôsô  S,  ôsô-ôyô-zoyôV], 
s.  ni.  —  1"  Oison.  2"  Niais,  imbé- 
cile. Veiis  wèyeûz  qu'  dans  note  can- 
lon  i  n'  maïuine  mcii  iV  ~ ,  vous  voyez 
que  dans  notre  canton  il  ne  manque 
pas  d'o.  (d'imbéciles). 

Ouf  [ut  M,  /),  inferj.  —  Va-t'en! 
A  la  porte  ! 

Out  \u  gén.  (on  V)],  s.  m.  —  Août. 
Groûs  broùyârd  an-n  ~ ,  sine  depiâive, 
gros  brouillard  en  a.,  signe  de  pluie. 
S'i  pieut  lo  quinze  don  mwès  d'out, 
\"èreriz  bèn  ûhiè  d'rampyir  vos  bi'rous. 
S'il  pleut  le  quinze  du  mois  d'à., 
vous  aurez  bien  aisé  de  remplir  vos 
barils  P. 

Dedans  lés  chams  lo  çou  que  dreum'i-è, 
I  poîi  pus  tâd  s'an  repantirè. 
Dedans  les   champs   celui   qui   dor- 
mira, un  peu  plus  tard  s'en    repen- 
tira. (Dicton  du  mois  d'août)  P. 

Oïîtasse  [ûtas  M,  I,  P,  ôulas-rdas 
N],  s.  f.  —  Hôtesse. 

Oute  [ut,  après  une  voyelle  ynt 
M,  I,  P,  F,  yut  S,  V],  adv!  —  Plus 
loin;  dehors;  sauf,  hors  de  danger. 
'L  at  youte,  il  est  passé,  il  a  dis- 
paru, il  n'est  plus,  il  est  mort. 
Lo  tams  qu'at  youte,  le  temps 
qu'il  fait  dehors.  /  n'  faut  m'  dire 
houp !  qu'an  n'  sint  -,  il  ne  faut  pas 
dire  houpl  avant  qu'on  ne  soit 
dehors  (hors  de  danger).  Quand, 
au  jeu  de  quilles,  la  boule  passe  à 
travers  les  quilles  sans  en  faire 
tomber,  on  dit:  'J^  ot  youte!  V. 

Oatèl  [iVel  M.  I,  P],  s.  m.  —  Autel, 
Voir  Auté. 

Outiyéje  [utiyês  S\,  s.  m.  —  Ou- 
tillage.   Voir  Eutcuyéje. 

Ouvra',  voir  Ovrer. 

Ouvri,  voir  Ovri. 

Oûyat  [ûya  M,  X,  ûyo  I,  P],  s.  ni. 
—  Sot,  idiot.     Voir  Loûyat. 

Oûyate  \ûyat  M.  ûyot  I,  P,  ô"yat- 
ûyat  iV,  ôyal  S],  s.  f.  —  1"  Petite  oie. 
2°  F'eninie  sotte. 


Oûyc  1»;/  M,  I,  P,  F,  ônj-ûy  S, 
ôy  S,  zwoy  V|,  s.  m.  et  f.  —  Oie. 
Ele  lone  lo  cul  corne  eunc  ~  qu'  i>â 
au  miryuèt,  elle  tourne  le  c.  comme 
une  oie  qui  va  au  muguet  (elle  fait 
des  manières).  Çlè  li  va  corne  eune 
yuHe  è  eune  ~ ,  cela  lui  va  comme 
une  guêtre  à  une  oie.  Pieume  è 
pieume,  l'oûye  al  pieumâye,  plume 
à  plume,  l'oie  est  plumée  (on  s'ap- 
])auvrit  à  force  de  dépenser). — N-é 
âhliiant  d'bones  béles-méres  que  n-é 
d'roûjes  zwoyes,  il  y  a  autant  de 
bonnes  belles-mères  qu'il  y  a  d'o. 
rouges.  Eté  an  procès  ovon  lés  zwoyes, 
être  en  procès  avec  les  o.  (avoir 
une  très  petite  moustache)  V. 

Oiiyèsse  [ûyes  P],  s.  f.  —  Motte 
de  terre. 

Oiîyi  \ûyi  M,  I,  oye-ûyi  P,  oyii  F, 
ô''yi-ûyi  N,  ôyi  S,  zwpyi  V\,  v.  tr.  — 
Knlendre.  Que  l'  b'win  Dieu  v'oûyèsse, 
que  le  bon  Dieu  vous  entende! 

Oiïyon,    Oûyesson,    voir   Oûsson. 

Ovér',  voir  Ovri. 

Ovèrrieu  [overryœ  Delme],  v.  intr. 
—  Travailler. 

Oviâd  |p('j/«  V),  s.  m.  —  Vrille, 
tarière.  Tiat  ç'  que  sort  di  bôs  po 
cbyi?  —  L'  ~ .  Qu'est-ce  qui  sort 
du  bois  pour  cli .  .  .  —  La  t.  (devi- 
nette).   Voir  Noviâd. 

Ovicumenîe  |oi'(/a';)i;i7y  .V),  s.  f. — 
Vieillerie,  antiquité. 

Ovlîe  \ovlï  V],  s.  f.  —  Aiguillée. 
Voir  ftwièye. 

Ovon  |o('ô  l'I,  prép.  —  Avec. 
Voir  Èva. 

Ovoûyc  Ipoiï^  V],  s.  f.  —  Aiguille. 
Voir  Hweuyc. 

Ovrè,  voir  Ovri. 

Ovréje  [ovrês  .  .  gén.  (uvras  F)\, 
s.  m.  et  f.  —  Ouvrage.  L'  -  èprand 
l'ovri,  l'ouvrageapprend  rouvrier(en 
forgeant  on  devient  forgeron).  L' ~ 
comande  l'ovri,  l'o.  commande  l'ou- 
vrier (qui  se  met  courageusement 
au  travail  est  entraîné  par  le  travail 


OVR 


-     487     - 


OUY 


même).  Ç'  nat  m'  bwin  d'  fùre  l'  ~  qu' 
fat  pâw  è  s'nude,  il  n'est  pas  bon  de 
faire  l'o.  qui  fait  peur  à  son  maître. 

Ovrer  [ovrê'  .  .  M,  I,  P,  N,  livra- 
F],  V.  intr.  —  Travailler.  Faut  bcuii 
~  por  so  vive,  il  faut  bien  tr.  pour 
son  vivre  (pour  vivre).  Fâre  et  dèfare, 
ç'at  tojos  ovré,  faire  et  défaire,  c'est 
toujours  travailler. 

Ovri  Ipwi  M,  I,  P,  iV,  ovrç'  .  .  S, 
ovre  V],  s.  m.  —  Ouvrier. 

Ovri  \ovri-oi'êr  M.  I,  iwri  F],  v.  tr. 
—  Ouvrir.     Voir  Devér'. 

Ovrïrc  [oiu-Tr  M,  /,  P,  N],  s.  f.  — 
Ouvrière. 

Ovrous  \ovrii  V],  adj.  —  Heureux. 
Voir  flgrous. 

OvTU  [ovrû  M,  I],  s.  m.  —  Ouvroir; 
atelier. 

Owate  [owat  M,  N,  çwot  I,  P],  s. 
f.  —  Produit  non  rectifié  de  la  distil- 
lation.   Voir  Awatc. 

Owâye  [oway  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f.  - 
Eau  grasse  de  cuisine.  Voir  Âwâye. 

Owdu  [owdû  F\,  n.  pr.  —  Audun- 
le-Ticlie.     Voir  /ludu. 

Owc  \ow  M,  I,  P,  N],  s.  f.  —  Eau. 
Voir  Awe. 

Owô  [çwç  /],  V.  Ir.  —  Avoir.  Voir 
flwer. 

Owebènitiè,  Owbèniticu  [oivbçnityç 
I,  P,  owbçnityœ  M,  A'],  s.  m.  —  Bé- 
nitier.    Voir  Awbènitieu. 

Owéne  lowên  P\,  s.  f.  —  Avoine. 
Voir  ilwinnc. 

OwGf,  Owér'  lowêi  .  .  M,  I,  P,  X, 
çwcr  F\,  V.  tr.  —  Avoir.  Voir  Awer. 

Oweuycu  [ow{œ)ij(£  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  tr.  —  Mettre  le  01  dans  l'aiguille. 
Voir  flweuyeu. 


Owgnon  [owiiô  Woippy],  s.  m.  — 
Noyau.     Voir  flhion. 

Owi    \Qwi   M,    I,   P,    X],    s.  m.  — 
Evier.    Voir  Awi. 

Owieûs  |o(('(/têM,/],adj.  —  Aqueux. 
Voir  Awieûs. 

Owièye  [owijëy  M,  I\,  s.  f.   —  Ai- 
guillée.    Voir  Awièye. 

Owinne  [owèii  M,  /],  s.  f.  —  Avoine. 
Voir  Awinne. 

Owion  [owyô  N],  s.  m.  —  Noyau. 
Voir  "iwion. 

Owiu  [oiDyû  M,  X\.  s.  m.  —  Pièce 
de  pressoir.     Voir  i\\viu. 

Owjîre  [oivfîr  M,  I,  P,  X],  s.  f.  — 
Aiguière.     Voir  ÂwjTrc. 

Ownin  |p((»;ir  M,  I],  n.  pr.  —  Au- 
gny,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Owone  |p(i'o/i   V],  s.  f.  —  Avoine. 
Voir  flwinne. 

Owor    \owor  V\,    v.  tr.    —  Avoir. 
Voir  flwer. 

Owoiïrc    [ounir    Gorze],    s.    f.    — 
Panier  à  œufs. 

Owrc  \owr  P,  F],  s.  f.  —   Heure. 
Voir  Oûrc. 

Oy  [oy  I,  P\,  particule  allirniative. 
—  Oui.     Voir  Ay. 

Ôyate    \ô"yat    X,   ôyal  S\,   s.  f.  — 
Petite  oie.     Voir  Oïiyate. 

Ôyc    [ô"y    X,  ôy  S],    s.   f.   —   Oie. 
Voir  Ouye. 

Oyè  [oyç  P\,  V.  tr.    —   Entendre. 
Voir  Oûyi. 

Oyi  [û"yi  X,  ôyi  S\.  v.   tr.    —   En- 
tendre.    Voir  Oûyi. 

Ôyon    |ô(/ô   V),    s.   m.    —    Oison. 
Voir  Oûsson. 

Oyu  [oyii  F\,  v.   tr.   —   Entendre. 
Voir  Oûyi. 


PK 


—     488     - 


PAL 


Pa  [pa F,  S,  V],  prép.  —  Par.  Voir Pè. 

Pâ  Ipû-pâo  S,  pâ  V],  s.  ni.  —  Pieu. 
Voir  Pau. 

Pace  que  [pas  kç  S,  pas  kc  V\,  loc. 
conj.  —  Parce  que.    Voir  Pècc  que. 

Pâchat  \pcisa  S,  pâsô  V\,  s.  m.  — 
Terre  qui  s'attache  à  la  chaus- 
sure quand  on  marche  sur  un  sol 
humide.  Voir  Pauchon,  Pawetèyc, 
Poûtâye. 

Pachate  [pasat  M,  N,  S.  posol  I,  P, 
poset  F],  s.  f.  —  Pochette. 

Pachate  \pasal  M,  A',  S\,  s.  f.  — 
Cenelle. 

Pache  [pas  N],  s.  f.  —  Cenelle. 
Voir  Patchc. 

Pache,  voir  Pahhc. 

Pache  \pas  M,  S,pps  V],  s.  f.—  Poche. 
Lo  çu  qu'  n'è  m'  dons  sous  dans  se 
~,  ne  cort  meu  Iwin,  celui  qui  n'a 
pas  deux  sous  dans  sa  p.  ne  court 
pas  loin.    Voir  Maie. 

Pâche,  voir  Pâhhe. 

Paché  [pasê  F,S\,  s.  m.  —  Paisseau. 
Voir  Pèhhé. 

Pachela'  \pasUv  F\,  v.  tr.  —  Echa- 
lasser.  Voir  Pèhheler. 

Pachelow  [paslow  F\,  s.  m.  —  Ou- 
vrier qui  plante  les  paisseaux.  Voir 
Pèhhelou. 

Pacherèyc,  voir  Pahherèye. 

Pachetâyc  {paslày  M,  N,  S,  ppstûy 
I,  P],  s.  f.  —  Contenu  d'une  grande 
cuiller  de  métal.  Eune  ~  de  pons- 
sate,  une  pochetée  de  houillie. 

Pachi,  voir  Pahhi. 

Pachi  [pasi  M],  s.  m.  —  Buisson  ou 
arbuste     d'aubépine.    N-y    è  i    nin  \ 


d'  faiii'ales  dans  ç'  ~  le,  il  y  a  un 
nid  de  fauvettes  dans  ce  buisson 
d'aubépine. 

Pachi  \pasi  M,  N],  s.  ni.—  Saligaud. 

Pachieu,  Pachon,  voir  Pahhieu, 
Pahhon. 

Pachon  \pasô  F],  s.  f.  —  Portion 
alTouagère.  Voir  Pahhon. 

Pachon  [pâsô  V],&.  m.  —  Babouche. 
Voir  Pauchon. 

Pâchonè  [pâsone  V|,  v.  intr.  — 
Marcher  dillicilemenl  |)arce  qu'on  a 
des  Pauchons  aux  chaussures. 

Pachou,  voir  Pahhou. 

Pachoûne  \pasûn  F\,  s.  f.  —  Per- 
sonne.   Voir  Pèhhoûnc. 

Padèri  [padçri  S],  s.  m.  —  Le  der- 
rière d'une  maison,  la  cour.  Voir 
Pèdèyeu. 

Padi  |jB(i(/i  M,  padi  I,  P,  pardyq  F], 
intr.  —  1»  Pardi  (espèce  de  juron). 
2"  Sobriquet  donné  aux  habitants  de 
Vittoncourt. 

Padri,  voir  Pèdèyeu. 

Padu  [padii  S],  s.  ni.  —  Perdu.  Lés 
~  de  Solzcling,  les  p.  de  S.  (sobriquet). 

Pâfér'  [pâfcr  S,  pâfye  V],  s.  m.  — 
Palfer.    Voir  Paufé. 

Pafeurlîn  {pâfœrU  .  .  M,  N,  S,  pa- 
ferli  .  .  I,  P,  V\,  s.  m.  —  1»  Soupe 
très  épaisse;  gros  plat  de  légumes. 
2»  Femme  sale. 

Pâfiè,  voir  Pâfér'. 

Pâhè  [pàyç  .  .  S\,  s.  m.  —  Brème 
(poisson). 

Pâhé  \pâyêi  .  .  M,  I,  P\,  adj.  — 
Taché,  qui  commence  à  pourrir. 
Kas   grond'lnres   sont   pâhvyes,    nos 


PflH 


—     489     " 


PflL 


pommes  de  terre  commencent  à 
pourrir. 

Pahhe  [pax  . .  M,  N,  S,  pçx  I,  P,  F, 
V],  s.  f.  —  Pêche. 

Pahhe  [pâx  ■  •  M,  I,  P],  s.  f.  - 
1°  Palette,  partie  charnue  du  porc 
contenant  l'omoplate.  On  l'enfouit 
pendant  une  nuit  au  milieu  de  la 
viande  hachée  et  assaisonnée  pour  la 
fabrication  des  cervelas,  afin  qu'elle 
s'imprègne  de  ses  sucs,  ou  on  la  sale 
simplement.  On  l'enferme  dans  une 
vessie  et  on  la  fait  légèrement  fumer. 
Elle  est  ensuite  suspendue  dans  un 
endroit  sec  et  réservée  pour  être 
mangée  aux  Rois,  au  Mardi-gras  ou 
à  Pâques,  cuite  avec  des  légumes. 
Mais  c'est  surtout  le  jour  du  Mardi- 
gras  que  ce  morceau  est  mis  au  pot 
pour  satisfaire  à  l'ancien  rite.  A  la 
fin  du  repas,  le  plus  jeune  garçon  de 
la  famille,  tenant  en  main  la  palette, 
montait  sur  le  toit  de  l'habitation 
et,  de  là,  il  la  lançait  au  loin  sur 
le  sol  en  prononçant  à  voix  haute 
cette  espèce  d'invocation  propitia- 
toire : 

Oh!  loup! 

Tyins,  loup,  val  tè  pâhhe, 

Teu  n'an-n-èrés  pus  d'vant  pâques! 

Qu'  lés  Mes,  lés  -  oûrjes,  lés  awinnes 
[et  lés  vègnes  de  ç't  èiiâye 

Sînt  auss'  beun'  grenâyes 

Qu'  mè  panse   al  beun'  soûlâiie  ! 

Tyins,  loup  !  Val  té  pâhhe  !  (ter). 

Oh  1  loup  !  Tiens  loup,  voilà  ta  p., 
tu  n'en  auras  plus  avant  Pâques  ! 
Que  les  blés,  les  orges,  les  avoines 
et  les  vignes  de  cette  année  soient 
aussi  bien  grainées  que  mon  ventre 
est  bien  rempli  !  Tiens,  loup,  voilà 
ta  p.  I  Voir  Loup. 

Pâhhe  [p&x  .  .  gén.],  s.  f.  —  Paix. 
R'mate  le  ~,  remettre  la  paix  (paci- 
fier). 

Pâhhe  et  yâhhe  [p&fcyàx  .  .  M,  1, 
P,  N  V],  loc.  adv.  —  Paix  et  aise 
(paisiblement  et  à  l'aise,  tranquille- 


ment, quelquefois  lentement).  Je  m' 
preumwinneûs  ~  et  yâhhe  mo  d'hant  : 
Cornant  vâs-f  pcsser  mo  lindi,  je  me 
promenais  paisiblement  me  disant  : 
Comment  vais-je  passer  mon  lundi? 

Pahhé  [paxê  .  .  S\,  s.  m.  —  Paisseau. 
Voir  Pèhhé. 

Pahherèye  [pa^rêy  .  .  M,  N,  ppxi'Çy 
I,  P\,  s.  f.   —  Pêcherie. 

Pahhi  \pax  (0  S|,  loc.  adv.  —  Par 
ici.  Voir  Pèhhé. 

Pahhieu  \paxyœ  .  .  M,  N,  S,  poyjyç 
.  .  I,  P,   V],  V.  tr.  —  Pêcher. 

Pahhion,  voir  Pahhon. 

Pahhon  [paxô  M,  N,  S,  pçxô  I,  P, 
pasô  F,  pa-fô-pe,x<i  N],  s.  f.  —  Portion 
affouagère. 

Pahhon  \payfi  .  .  M,  N,  pçxô  I,  P, 
paxyô  S,  pçlxô  V],  s.  m.  —  1»  Echelon. 
'L  ateût  sus  l'  dïheiume  ~  quad  'l  at 
chu,  il  était  sur  le  dixième  é.  quand 
il  est  tombé.  Voir  Ché.  2"  Barreau 
de  la  chaise. 

Pahhou  [paxu  .  .  M,  N,  S,  pçyu  I, 
P,  Y],  s.  m.  —  Pêcheur.  ~,  chèssou, 
mantou,   p.,   chasseur,   menteur.   — 

Chèssou,  prenou  d'piats  ôhions, 

N'  rapotont  m'  richesse  è  le  inûhon, 
chasseur,  preneur  de  petits  oiseaux, 
ne  rapportent  pas  richesse  à  la 
maison.  Lés  ~  d'  gravisses  d'Obrilc, 
les  p.  d'écrevisses  d'Obreck  (sobri- 
quet) S.  Vohh  ~ ,  vert.  p.  (martin- 
pêcheur)  V. 

Pâhîbe  [pfiyTp  .  .  M,  N,  pâyîp  I,  P], 
adj.  —  Paisible. 

Pâjé,  voir  Pâhé. 

PâjTbe,  voir  Pâhîbe. 

Palache  [pâlas  M,  palçs  I,  P],  s.  f. 
—  1"  Grosse  et  grande  main.  2" Femme 
longue  et  sèche.  On  dit  ordinaire- 
ment :   Longue    ~ .     Voir  Palate. 

Palâs  [pâlâ  .  .  M,  I,  P,  N,  polâ  V], 
s.  m.  —  1"  Palais;  palais  de  justice. 
Été  de  ~ ,  être  de  p.  (être  homme 
de  robe).  2"  Palais  de  la  bouche. 
Voir  Palîn. 


—     490 


PAL 


PHI. 


Pâlat  lixVn  M,  \\  S,  pûlp  I,  P\,  adj. 
—  Pâlot,  pâle,  blcme. 

Palate  \palat  M,  N,  S,  polol  V|,  s. 
f.  —  1"  Vieille  lanee  en  acier,  qui 
porte  le  millésiine  de  1444,  insigne 
du  maire  de  (".liaty.  Voir  ee  mot. 
2"  Palet,  pierre  |)late  ([ui  sert  au  jeu 
de  la  Plètc.  3»  Épaule  de  porc.  Voir 
Pâhhe.  4"  Palette,  petite  pelle. 
Voir  Fii?.  62.  .>»  Femme  lontjue  et 
sèche. 

Palate,  voir  Palache. 

Palâyc  Ipcli'ij  M,  \.  pelOij  F,  palU'iy 
.  .  S,  pnltcii  V\,  s.  f.  —  Pelletée. 

Pale  !/«(/  M.  iV|,  s.  f.  —  Poêle, 
fourneiui. 

Pale  [pal  M,  X,  pol  I,  I',  F,  ptnrl, 
Landroir,  pûl  S,  pôl  Y\,  s.  ni.  — 
1"  Chambre  d'habitation,  souvent  la 
belle  chambre,  où  il  y  a  un  ou  deux 
lits  montés,  et  qui  se  trouve  toujours 
sur  le  devant.  2"  Veillée  dliiver  .S. 
Voir  Crègne,  Paléje. 

Pâ\e[pâl  .  .  S,  V\,  s.f.  —  Pelle.  Voir 
Paule. 

Paie  [piitc'  .  .  M,  S,  S,  polç  ,  .  /, 
P,  F,  V|,  adj.  —  Pelé,  chauve.  Lès 
~  iV  Lidrcipiin,  les  p.  de  L.  (sobriquet). 

Paie  Iptile  S\,  loc.  adv.  —  Par  là. 
Voir  Pèle. 

Pâle  [piilç'  S\,  s.  m.  —  I-^paule  de 
porc. 

Paléje  IjxilPs  S,  pôles  V\,  s.  m.  — 
1"  Veillée  d'hiver;  ensemble  de  per- 
sonnes réunies  dans  une  chambre 
pour  y  nier  ])endant  les  soirées 
d'hiver.  'L  ont  lui  pi/in  drot/diis  dons 
:ir  pôlvje,  ils  ont  beaucoup  de 
veilleurs  dans  leur  veillée.  2"  Réu- 
nion de  jeunes  gens. 

Pâléjc  [pâlH  M,  X,  S,  pâWs  .  .  I, 
P,   V\,  s.  m.  —  Parlage,  langaf,'e. 

Pâlemant  [pâlmà  M,  pâlniâ  I \,  s.  m. 
—  Parole. 

Palenéje  [palnës  M,  X,  ppinês  .  . 
I,  I'\,  s.  m.  —  Pèlerinage. 

Paler  |/>«/ê'  .  .  M,  X,  S.  pple  .  .  /, 
P,  F,   Y],  v.  tr.  —   Peler;  éplucher. 


Teti  m'  pales  lo  vante,  tu  me  pèles 
le  ventre  (lu  m'ennuies).  —  Té  m' 
pôles  le  ch'nle  di  dôs,  tu  me  pèles 
l'échiné  du  dos  (tu  m'agaces)  V. 

Paler  l/ndc'  M\,  v.  tr.  —  Hamasser 
avec  la  |)ellc.  Ptdcfiz  nus  i/rond'hTrcs, 
ramassez  nos  |)ommes  de  terre  avec 
la  pelle.  Voir  Pauler. 

Pâler  [paie'  .  .  M,  X,  pi'dç  .  .  I,  P, 
V|,  V.  intr.  —  Parler.  I  (/iir/ihon  pCde 
(■■  ennc  bâcèlr,  un  garçon  parle  à  une 
jeune  tille  (il  lui  fait  la  cour).  J' 
piVe  corne  Sinl  Poîi,  pè  le  boche,  je 
parle  comme  St.  Paul,  par  la  bouche. 
Pâlanl  pè  (au)  rèspi-l,  parlant  par(au) 
respect  (révérence  parler)  /.  n' 
sèreûl  m'  ~  ni  clmnlcr,  il  ne  sau- 
rait p.  ni  chanter  (il  est  aphone). 
Faille  de  ~ ,  an  meiirenl  sans  con- 
fession, faute  de  p.,  on  meurt  sans 
confession  (faute  de  demander,  on 
risque  de  ne  rien  obtenir).  — 
Teii  prdcs  de  bin  Ion,  lès  chins  n'  teu 
mod'ront  m'  es  talons,  tu  parles  de 
bien  loin,  les  chiens  ne  te  mordront 
pas  aux  talons  (tu  es  plus  hardi  de 
loin  ([ue  de  près).  An  n'  pâlanl  rin, 
rin  n'an  d'tnnl,  en  no  parlant  rien, 
rien  n'en  devient  (on  n'obtient  rien). 
/  pâle  è  veûde,  il  ])arle  à  vide  (à  tort 
et  à  travers).  X-è  <pi'  pour  li  è  -, 
il  n'y  a  que  pour  lui  à  |).  (il  a  tou- 
jours la  parole)  .S. 

Pâler  [pâle  .  .  S,  V\,  v.  tr.  —  Ha- 
masser avec  la  pelle.    Voir  Pauler. 

Palerasse  \palras  .S'],  s.  f.  —  Fenmie 
((ui  va  à  la  veillée  pour  liler.  Voir 
Crègnerasse. 

Pâlerèyc  Ipàlrçy  .  .  M,  I,  P\,  s.  f. 
—  Parole,  discours.  Été  i-n-ome  de 
~,  être  un  homme  de  discours  (qui 
parle  beaucoup). 

Palcrîn  [palrî  M,  X,  ppirt  I,  P, 
pelrî  S,  \'\,  s.  m.  —  1»  Pèlerin.  Le 
piâwe  don  met  in  n'  èrèle  meu  /'  -, 
la  pluie  du  matin  n'arrête  pas  le  p. 
(il  peut  faire  beau  l'aprè.s-midi).  Voir 
Piàwc.  2"  Mauvais  sujet,  vaurien. 


PAL 


-     49i     - 


PflM 


Palerinéje  [palrinês  M,  N,  polrinês 
. ./,  P.pçn/i'/iësHaboudange.pe/nViëA'- 
pçiiinês  S,    V],  s.  m.  —  Pèlerinage. 

Palèsse  [palçs  M,  N,  pçlçs  I],  s.  f. 
—  Écorchure. 

Paletâye  [pallày  S],  s.  f.  —  Pelletée. 
Voir  Palâye. 

Paletâye  [pallày-pallçs  M,  N,poltciy 
I,  poltây-polles  P],  s.  f.  —  Terre,  boue 
qui  se  détache  de  la  semelle  du 
soulier. 

Palctèsse,  voir  Paletâye. 

Pâli  [pâli  M,  N],  s.  m.  —  Planche 
étroite  dont  on  fait  une  palissade, 
pieu. 

Palice  [palis  M,  polis  I,  P,  F,  S,  V], 
s.  f.  —  Police. 

Palîn  [palî  M,  N],  s.  m.  —  Palais 
de  la  bouche.  Voir  Palâs. 

Palochc  [palos  I,  P],  s.  f.  —  Grosse 
et  grande  main. 

Palôîe,  voir  Paloûhhe. 

Palon  [palô  M,  N,S,pçlô  V[,  s.  m. 

—  Pelle  en  bois  qui  sert  à  charger  le 
fumier  sur  la  voiture  ou  à  ramasser 
et  à  tasser  le  blé,  l'avoine,  etc.  Voir 
Palou,  Taquatc. 

Pâlon  [pâlô  S],  s.  m.  —  Poêlon. 
Voir  Pélon. 

Palote,  voir  Palache. 

Palou  [palu  M,  pçlu  I],  s.  m.  — 
Pelle  qui  sert  à  presser  le  fumier 
sur  la  voiture.  Voir  Palon. 

Pâlou  [pâlu  M,  N,  pâlu  .  .  I,  P,  S, 
V],  s.  m.  —  Beau  parleur. 

Pâlou    [pàhi  .   .  M,  I.  P,  N],   s.  f. 

—  Pâleur. 

Paloiihhe  [palûx  M,  N,  pçlùx  I,  PÇ- 
Icèx-pçlùx  P,  pçlûsF,  palôfS,  pçlof  V[, 
s.  f.  —  1"  Pelure  ;  écorce  ;  épluchure. 
Dés  ~  d'eugnon,  des  p.  d'oignon. 
2»  Coquille  de  noix,  de  noisette,  etc. 

Palquinquèt  [palkèkç  M,  S],   s.  m. 

—  Ancienne  lampe  à  quinquet.  Voir 
Fig.  61. 

Pâmâye  [pâmày  .  .  S,  V[,  s.  f.  — 
Epis  de  blé  sur  pied.  Eime  bêle  ~, 
de  beaux  épis.  Voir  Pauméjc. 


Pâme  [pâm  .  .  S,  V],  s.  f.  —  1"  Épi. 
2"  Paume.  3"  Palme.    Voir  Paume. 

Pâméje  [pâim's  .  .  S,  V],  s.  m.  — 
Se  dit  du  blé,  etc.,  qui  a  de  beaux 
épis.  Voir  Pauméje. 

Pamèle  [pàmel  M[,  s.  f.  —  Espèce 
d'orge. 

Pâmetè  [pâmtç'  S],  s.  m.  —  Buis. 
Voir  Paume,  Pampègne. 

Pâméye  [pûmêy  S,  V],  s.  f.  —  Gifle. 
Voir  Paumâye. 

Pampègne  [pûpçn  S],  s.  f.  —  Buis. 
Voir  Pâmetè,  Paume. 

Pampîn  [pàpî  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Grand  père;  vieux  papa. 

Pampies  [pàpî  S,  V[,  s.  f.  pi.  — 
Rameaux  de  buis  ou  de  saule  que 
l'on  bénit  le  jour  des  Rameaux.  Voir 
Paume. 

Pampoye,  Pampouye  [pàpçy  M,  I, 
pàpuy  S],  s.  f.  —  Fille  nonchalante; 
fllle  abandonnée,  coureuse. 

Pâmwins  [pâinwê  M,  N,  S],  loc.  adv. 
—  Malgré  cela,  pourtant;  néanmoins; 
toutefois.  Ç'uleûl  mahlhieii  è  fCire,  ~ 
i  Vè  fût,  c'était  malaisé  à  faire,  pour- 
tant, il  l'a  fait. 

Pan  [pà  M,  I,  P,  N\,  s.  m.  —  Gifle. 

Pan  [pà  M,  I,  P,  N[,  s.  m.  —  Paon. 
Quand'  lo  ~  gueule,  ç'at  sine  de  piûwe, 
quand  le  p.  crie,  c'est  signe  de  pluie. 


.^S, 


Fig.  61. 

Pan  \pâ  M,  I,  P,  N],s.m.  —  Empan. 

Pancheu  [pâsœ  .  .   M,  I,  P,  F,  N, 

S],  V.  tr.  —  Pancher.  Ne  s'emploie 


PAN 


-     492 


PflN 


que   dans  l'expression  :    -   </'  l'âwc, 
uriner. 

Pancoufe  \pûkiif  M,  I,  P.  /•',  A'I, 
s.  f.  —  l^spéce  (ie  crêpe  l'iiile  dans  la 
poêle. 

Pandant  d'araye,  voii'  Pan  d'araye. 

Pan  d'araye  [pu  d  araij  M,  X.  pCi 
d  oroy  I,  P,  F,  pâ  d  arûij  S],  s.  m.  — 
Boucle  d'oreille.  On  dit  aussi  Pandant 
d'araye. 

Pande  [pàt  fiéii.|,  v.  Ir.  —  Pendre. 
Lo  çii  qu  dcïU  êle pondu  n'atm'  naijcii, 
celui  qui  doit  être  pendu  n'est  pas 
noyé  (on  n'échapiie  pas  à  sa  des- 
tinée). —  J'  vies  cte  paiidi,  je  veux 
être  pendu  (formule  d'attestation)  V. 

Pandé  {piulc   V|,  s.  ni.   —   Patère. 

Pandéje  [pàdcs  .  .  M,  /,  P,  A'],  s. 
m.  —  Séchoir.  Lo  ~  drs  hliawrcissi'H, 
le  s.  des  laveu.ses.    Voir  Pandîirc. 

Pandîche,  voir  Pandîhhe. 

Pandieuhhe  di  tit  [pâtli/dx  di  ti 
Marthil],  s.  m.  —  Saillie  ou  avance 
d'un  toit,  qui  sert  de  remise  pour 
les  instruments  aratoires. 

Pandîhhe  |/)«(/7x  .  .  .V,  /,  P,  F,  X,  S\, 
s.  r.  —  1"  (irappe,  fleur  en  f^rap|)e. 
2"  Branches  qui  dépassent  la  limite 
d'une  propriété  et  dont  les  fruits 
ap])artiennent,  selon  l'usage  de  la 
ca  ni  patine,  à  celui  sur  la  propriété 
de  (|ui  elles  |)endent.  JTi  le  ~  de 
Ville  peiiiniii,  j'ai  le  droit  de  cueillir 
les  fruits  de  votre  pommier  en  tant 
qu'ils  jjendenl  sur  notre  terrain. 
:i°  Croix  suspendue  à  un  luhan  ou 
à  une  chaîne,  que  les  femmes  |)ortent 
au  cou  en  fjuise  d'ornement.  Voir 
Pandûrc. 

Pandîn-pandâd  [pâdî  pûdâ  Lan- 
dange|,  s.  m.  —  Ne  se  rencontre  que 
dans  la  dcvinetle  suivante  recueillie 
])ar  M.  .1.  (dallais,  voir  Xolre  Terre 
Lorraine,  2''  année,  n"  2: 

Si  pundin  pandû 

iV  ovéïj  mi  rèvotjé  drémin-drémûd, 
Vénin-rénâd 

Erâl  trànic  drémî-drémûd. 


Si  pandin-pandôd  (le  fruit  qui 
jicnd  à  l'arbre)  n'avait  réveillé  (en 
tond)ant)  drémin-drémûd  (l'agneau 
(|ui  dort  sous  l'arbre),  vénin-vém'id 
(le  louj)  qui  vient  à  pas  de  loup) 
aurait  étranglé  drémin-drémûd. 

Pan  d'oroye,  voir  Pan  d'araye. 

Pandoûr  [pàdûr  M,  /,  P,  N\,  s.  m. 

—  Mauvais  sujet,  malandrin. 
Pandûre  [pûdiïr  M,  I,  P,  X\,  s.  f. 

—  1°  Place  où  l'on  i)end  le  linge  à 
sécher.  Voir  Pandéje.  2"  Croix  en  or 
que  les  femmes  portent  au  cou; 
chaîne  de  femme.  Voir  Pandîhhe. 

Pané  Ijianê  F\,  s.  m.  —  l'an  ou 
bas  de  robe.  Voir  Pèné. 

Panecôte  [panicôl  \'|,  s.  f.  —  Pente- 
côte.   Voir  Pantecote. 

Pancût  Ipantl'-pumr-pdnœ'S],  s.  ni. 

—  Nuit.  N'oir  Pènut. 

Panî  [puni  F\,  s.  m.  —  Sevrer. 
Voir  Pèni. 

Pani  l/Huii  F\,  s.  m.  —  Panier. 
Voir  Pènieu. 

Paniche(an)  [pcinis  V|,  loc.  adv.  — 
En  chemise.  Voir  Baniche. 

Panou  [panti  M,  X,  poiui  .  .  /,  P], 
s.  m.  —  1"  Personne  qui  est  en  relard. 
2"  Homme  qui  peine  misérablement, 
qui  travaille  sans  intelligence  et 
sans  |)rolit;  cultivateur  qui  ne  réus- 
sit pas. 

Panrc  |/)<îrgén.|,v.  Ir.  —  1"  Prendre. 
~  eime  pousse,  prendre  un  élan, 
s'élancer.  —  Waç'  qu'on  prand  tojos 
et  (pi'on  n'  r'mat  jèmûs,  i  n'èrè  hinlôt 
pus  rin,  où  on  prend  toujours  et  où 
ne  remet  jamais,  il  n'y  aura  bientôt 
plus  rien  S.  2«.\rrèter;  dresser  un 
procès  verbal  contre  qqn.  ;  pincer. 
Lo  ImnuHid  l'è  prins,  le  garde-cham- 
pêtre l'a  pincé.  3"  .Su|)poser.  T'es 
pedu  vint  sous,  prencms  que  f  lés-és 
minjeus,  tu  as  perdu  vingt  sous,  sup- 
posons que  tu  les  as  mangés. 

Pansate  Ipâsat  M.  X,  S,  pàsol  I,  P, 
F,  y\,  s.  f.  —  1"  Panse  préparée  par 
les  tripiers,  ordinairement  garnie  de 


Pi\N 


493     — 


PHN 


viande  à  saucisse.  2°  Ventre  (familier) 
Rampyi  le  -,  remplir  le  ventre 
(rassasier). 

Pansâye  [pàsay  M,  N,  S,  pàsây  I, 
P,  F,  V],  s.  f.  —  Pensée;  idée. 

Panse  \pàs  gén.],  s.  f.  —  1"  Panse. 
2"  Ventre.  Qui  at  ç'que  breule  se 
ch'minhhe  dans  se  panse  ?  —  Le  chan- 
deûle,  qui  est-ce  qui  brûle  sa  chemise 
dans  sa  panse?  —  La  chandelle  (de- 
vinette). Le  ~  mwinne  le  danse,  la 
p.  même  la  danse  (après  le  festin, 
le  balj.  'L  è  lés  doiis-eiiys  pus  grands 
qu'  le  -,  il  a  les  deux  yeux  plus  grands 
que  la  p.  (il  voudrait  manger  phis 
qu'il  n'a  d'appétit).  —  On  ivèt  bin  è 
se  -  que  se  guele  n'ol  m'  Irouwande, 
on  voit  bien  à  sa  p.  que  sa  gueule 
n'est  pas  paresseuse  (c'est  un  gour- 
mand).  V. 

Panser  [pàsê'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Penser.  S'-,  s'imaginer. 

Pansionâre  [pàsyonâr  M,  pàsyonûr 
I,  P],  s.  m.  —  Pensionnaire. 

Pansote,  voir  Pansate. 

Pantecote  \pàtkot  M,  I,  P,  F,  N,  S, 
pankôl  V],  s.  f.  —   Pentecôte. 
È  le  Pantecote,  roûses  sont, 
È  le  Sint  Jan,  s'an  vont. 
A  la  P.,  roses  sont,  à  la  St.-Jean,  s'en 
vont.  È  le  ~ ,  i  n'  wèt  gote,  è  le  Tri- 
nité,  is   wènent   tiè,   à   la  P.,  ils  ne 
voient  goutte,  à  la  Trinité,  ils  voient 
clair  (l'épi  du  blé  est  sorti  de  la  tige). 
E  le  véhhe  -,  à  la  verte  P.  (jamais)  P. 

Pantecoufe,  voir  Pancoufe. 

Pantihicr  {pàtiyye,  -gœ  V\,  v.  intr. 

—  Etre  essoufïlé,  haletant.  Quand-on 
vè  è  le  choroûe,  â  contréfiés,  lés 
biés  tindont  le  longue,  is  pantihonl, 
is  n'  sot  m'  co  in-n-olêne,  quand  on  va 
à  la  charrue,  au  printemps,  les  bœufs 
tendent  la  langue,  ils  sont  essouillés, 
ils  ne  sont  pas  encore  en  haleine  V. 
Voir  Pantousi. 

Pantofe     [pàtof  M,  I,  P,  N\,   s.  f. 

—  Pantoufle. 
Pantoîîhié,  voir  Pantousi. 


Pantousi  [pâtûzi  S,  pàtûyye,  -yœ  V], 
V.  intr.  —  Respirer  difTicilement; 
être  asthmatique.  Voir  Panlihier. 

Panu  [panû  N],  s.  m.  —  Épousse- 
toir. 

Papeuyon  [papœyô  Marthil],  s.  m. 
—  Papillon.  Voir  Pawion. 

Pâpi  [pâpi  M,  N,  pâpi  I,  P,  pâpis 
S,  pâpis  V],  s.  m.  —  Grand'père. 
Voir  Pampîn. 

Pâpi  [pâpi  S],  s.  m.  —  Papier.  Voir 
Paupieu. 

Pâpiche,  voir  Pâpi. 

Papine,  Papinète  [pcipin  M,  papinçt 
F\,  s.  f.  —  Grande  cuiller  en  bois. 
Voir  Pèpeune. 

Papion  [papyô  Destry],  s.  m.  — 
Papillon.    Voir  Pawion. 

Pâpîre  [pcipTr  S\,  s.  f.  —  Paupière. 
Voir  Paupière. 

Papoufe  Ipâpuf  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
S],  s.  f.  —  Mitaine  ;  moufle  ;  gant 
fourré. 

Papoute  [paput  M],  s.  f.  —  Bouillie. 

Pâquate,  Pâquète  [pàkat  M,  N, 
pâkot  I,  P,  pâkel-pâkot  F],  s.  f.  — 
l"  Buis  (par  allusion  au  buis  du 
dimanche  des  Hameaux).  2'^  Renon- 
cule. 

Pâquate  [pàkat  M,  N],  s.  f.  —  Pre- 
mière communion  (qui  se  fait  bien- 
tôt après  Pâques). 

Pâques  [pàk  .  .  gén].,  s.  f.  —  Pâques. 
Voir  Nawé,  Paume. 

Pâquîn  [pâkî  S,  V],  s.  m.  —  Pre- 
mier communiant. 

Pâquîn  [pâkî  Donjeux],  s.  m.  — 
Petit  porc  qui  sera  bon  à  tuer 
pour  Pâques. 

Par,  voir  Pèr. 

Paraîaragaramus  [  pcirâfâràgàrà- 
miis  lang.  pop.  mcss.|,  s.  m.  — 
1"  Mot  qu'on  fait  prononcer  aux 
jeunes  enfants  à  cause  de  sa 
difficulté.  2"  Au  jeu  de  saute- 
mouton,  dans  une  des  figures, 
le  premier  sauteur  le  dit,  les  sui- 
vants sont  obligés  de  le  répéter  exac- 


-     494     - 


PAR 


Pi\R 


tement,  sous  peine  de  prendre  la 
place  du  patient. 

Parât  [para  S\,  s.  ni.  —  Cloison. 
Voir  Pèreû. 

Parant,  Parantéjc,  voir  Pèranl,  Pè- 
rantôje. 

ParaplîG,  Paraplûye,  Parapwîe 
\piiraplm]  .  .  M,I,  P,  X,  parapiin-para- 
plî   \'\,  s.  m.  —  Parapluie. 

Pardiè  [pardije  F\,  inlcrj.  —  l'ardi. 
Voir  Padi. 

Pardouna'  \ punlimw  F\,  v.  tr.  — 
Pardonner.  Voir  Pèrdoncr. 

Parc  \pâr  .  .  gcn.|,  s.  f.  —  Paire, 
couple,  en  parlant  des  hommes  et 
des  animaux. 

Paré,  voir  Pârin. 

Paremanteû  \i>armàtœ  S],  s.  m.  — 
Tailleur.  Voir  PÈrcmanti. 

Paremont  \parinù  V],  s.  m.  -  Pare- 
ment. Voir  Pèremant. 

Parère,  voir  Parîre. 

Parèycmdnt  linirri/iuà  S,  pareijntô 
V|,  adv.  —  Pareillcniont  (pareil).  Mo 
Jotlè  n'ol  m'  piirèipuonl  ijii'  lo  vote, 
mon  jardin  n'est  pas  pareil  au 
vôtre   V. 

Parîond  \parfô  F],  adj.  —  Profond. 
Voir  Pèrfond. 

Partondow  [parfCniow  F\,  s.  1'.  — 
Profondeur.    Voir  Pèrfondou. 

Pârieu  [pûnjœ  .  .  gén.J,  v.  tr.  — 
Parier. 

Pârieu  Ipûri/w  .  .  gén.),  v.  tr.  — 
1"  Défoncer  un  terrain  et  en  extraire 
les  pierres.  'L  è  pârieu  s'champ,  il  a 
extrait  les  pierres  de  son  champ. 
2"  Bêcher  ou  piocher  prol'ondément. 
(."  n'ot  pis  hochicr,  ç'iè,  ç'ol  ~  ,  ce  n'est 
pUis  bêcher,  cela,  c'est  défoncer  le 
sol   V. 

Pârin  \parè  .  .  gén.),  s.  m.  —  Par- 
rain. C'est  au  p.  que  revenait  le  soin 
d'acheter  les  dragées  et  d'en  donner 
à  sa  commère.  11  lui  devait  aussi 
un  houcpiet,  et  des  cadeaux  à  son 
filleul,  ainsi  qu'à  la  mère.  Voir 
Lo  bctonic  325  et  suivants: 


Yal  dés  pivès  d'  seuke  bijin  fins,  d' 

que  ramplir  so  jiron  : 
Val   (itixsè   po   m'   pneid    i  bé  drèpé 

(l'nios'line  : 
Val  i  bonal   d'  dantcules  qn'  c,   ma 

fwè,   bone  mine; 
V'aletl:   vcûr  que,  ç'  jo  ce,  f  n'a  m' 

ouhliijè  Fanchon  : 
Val  i  bc  groûs  pin  d'  seuke  que  tyaul 

benn'  i  jambon  ; 
Val  i  mochu  bradé  que  deurrè   dcs- 

ènâfies  : 
Val  po  bèyè  ans  jans  dous  groûs  secs 

de  drèjâties. 
An  n'iè-t-i,  més-èmins?  je  n'sus  m' 
i  pârin  d'  boas.  Voilà  des  pois  de 
sucre  (dragées)  bien  fins,  de  quoi 
remplir  son  giron;  voilà  aussi,  pour 
mon  filleul,  une  belle  couverture  de 
mousseline  ;  voilà  un  bonnet  de  den- 
telle qui  a,  ma  foi,  bonne  mine; 
vous  allez  voir  que,  ce  jour  là,  je  n'ai 
pas  oublié  Fanchon  (l'accouchée): 
voilà  un  beau  gros  pain  de  sucre 
qui  vaut  bien  un  jambon;  voilà  un 
fichu  brodé  qui  durera  des  années; 
voilà  i)our  donner  aux  gens  <leux 
gros  sacs  de  dragées.  En  voilà-t-il, 
mes  amis?  je  ne  suis  pas  un  jiarrain 
de  bois.  -  d'  bous,  mârene  de  trin, 
p.  de  bois,  marraine  de  paille  (cri 
des  enfants  à  l'adresse  des  p.  et  des 
marraines  qui  ne  jettent  ou  ne 
donnent  pas  assez  de  dragées). 

Pàriou  ipariju  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Personne  qui  a  la  manie  de  parier. 

Pâriou  Ipànju  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Carrier. 

Parîre  Ipârlr  .  .  M,  l,  P,  parer  V\, 
s.  f.  —  Carrière  de  pierres. 

Pâriûre  [pàryfir  .  .  M,  /],  s.  f.  — 
Pari,  gageure,  enjeu;  défi. 

Parmwénè  (so)  \parmwene  S],  v. 
pron.  —  .Se  promener.  Voir  Pro- 
mwinner. 

Parole,  voir  Pèralc. 

Paroli  [piiroli  M\,  s.  m.—  Parole, 
langage;  éloquence;  bavardage.  'L  è 


PAR 


—     495 


PHT 


i  bé  -,  il  a  la  parole  facile.  Kioûre 
lo  ~,  fermer  la  p.  (la  bouche)  à  qqn. 

Pâron  \pàrô  M,  N,  pârô  I,  P],  s. 
m.  —  Nuage. 

Pâron  Ipârô  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Petit  mur.    Voir  Nawé. 

Partéje,  Partèji,  voir  Pèrtéje,  Pèr- 
tèji. 

Paroûsse  [parus  M],  s.  f.  —  Pa- 
roisse. 

Partot  [parto  S],  adv.  —  Partout. 
Voir  Pèrtot. 

Pas  [pa  M,  N,  po  I,  P,  (â)pa-(e)pa 
S,  çpç  V],  adj.  —  1»  Épais.  Niit 
passe,  nuit  épaisse  (nuit  noire).  'L 
monde  ateût  ~  au  motin,  le  monde 
était  é.  à  l'église  (il  y  avait  beau- 
coup de  monde).  2"  Cru,  grossier. 
L'istwêre  s'reûl  bêle  si  èle  n'ateût  m' 
si  passe,  l'histoire  serait  belle  si  elle 
n'était  pas  si  choquante. 

Pas-bèc  [pa  bçk  M],  s.  m.  — 
Sorte  d'oiseau. 

Pas-chou,  pas-cul  [pa  su,  pa  kù 
M],  s.  m.  —  Grossier  paysan,  palto- 
quet. 

Passe    [pas  M,  N,  pos  I,  P],    s.    f. 

—  Plaisanterie  au  gros  sel,  propos 
grossier;  bourde.  'L  an  dit  dés  ~, 
il  en  dit,  de  grosses  plaisanteries  1 
Voir  Pas. 

Passe  [pas  M,  N,  S,  pas  V],   s.   f. 

—  Partie  intérieure  de  la  cornette 
que  portaient  anciennement  les 
femmes.     Voir  Cwèîc. 

Passon  [pasô  M,  posa  I,  P,  F\,  s. 
m.  —  Pot  de  terre  avec  anse; 
petit  pot  au  lait.  ~  è  jeumés,  pots 
jumeaux  qui  servaient  à  porter  aux 
cliamps,  pendant  les  travaux  des 
récoltes,  dans  l'un  la  soupe,  dans 
l'autre,  les  légumes.  Ce  pot  n'existe 
plus. 

Passon  [pasô  N\,  s.  m.  —  1"  Pois 
en  purée.   2»  Lie   d'huile   Landroff. 

Passote  [pasot  F],  s.  f.  —  Passette. 
Voir  Pèssatc. 


Passou  [pasii  M,  N,  posa  .  .  I,  P, 
apasu-epasa  S,  çposu  V],  s.  f.  — 
Épaisseur.  Le  ~  don  miihh,  l'é.  du 
mur. 

Pat  [pa  M,  N,  S,  po  I,  P,  V],  s. 
m.  —  1"  Pet.  -  d'  niwinne,  p.  de 
moine  (pomme  cuite  au  four  dans 
une  enveloppe  de  pâte  ordinaire). 
Voir  Roûyat.  2"  Claquement,  bruit 
sec.   -   d'  corjèije,  c.  de  fouet. 

Pat  [pa  M,  N,  po  I,  P,  F,  S,  V], 
s.  m.  —  1°  Pot.  2»  Ancienne  me- 
sure de  liquide.  'L  ont  bu  treûs  ~ 
d'  vin,  ils  ont  bu  trois  p.  de  vin.— 
/  n'é  n/in  è  mole  dons  ~ ,  il  n'a  rien 
à  mettre  dans  le  p.  (il  est  très 
pauvre)  V. 

Pat  \pà  .  .  gén.l,  s.  f.  —  1»  Part. 
Fâre  ~  è  dons',  faire  p.  à  deux 
(s'associer,  soit  au  jeu,  soit  dans  le 
commerce).  ~  è  dous\  lés  piends  don 
bwin  Dieu,  part  à  deux,  les  pieds 
du  bon  Dieu  (lorsqu'une  personne 
trouve  un  objet,  si  une  autre  lui 
voit  ramasser  cet  objet  et  qu'elle 
lui  crie  ces  paroles,  la  première  se 
croit  en  conscience  obligée  de  par- 
tager sa  trouvaille,  à  moins  qu'elle 
n'ait  dit  auparavant:  ~  è  meu  seul, 
p.  à  moi  seule).  2"  Portion  de  nour- 
riture, le  plus  souvent  un  morceau 
de  lard,  de  viande.  /  77ii;y'e  pus 
sovant  don  fromeje  èua  s'  pin  que  d' 
le  -,  il  mange  plus  souvent  du  fro- 
mage avec  son  pain  que  du  lard. 

Patâd  [pàtà  .  .  M,  I,  P,  N[,  s.  m. 
—  Pistache. 

Patâd  [patâ  V],  s.  m.  —  Purée 
épaisse  de  pommes  de  terre.  Lés 
boquions  que  jchonl  dons  bas  minjont 
dis'  wit  ~  dons  le  s'mône,  les  bû- 
cherons qui  couchent  dans  le  bois 
mangent  dix-huit  purées  de  pommes 
de  terre  dans  la  semaine. 

Patârd  [patar  M,  N,  S,  pptâr  I,  P, 
V],  s.  m.  —  1"  Pétard.    2"  Hysope  V. 

Patatrake  [pùlalrak  M,  I,  P,  F,  N], 
interj.  —  Patatras. 


-     496     - 


PAT 


PHT 


Patche  l pats-pas,  pœtsel  X],  s.  f.  — 
Cenelle.  N'  minjc  pwint  d' ~ ,  t'  ères 
dés  puces,  ne  nianj^c  pas  de  c,  tu 
auras  des  puces.  Voir  Peutchèle, 
Pîmpache,  Tonale. 

Patchi  |/)<//,s;  .1/,  A'],  s.  m.  — 
Buisson  li'nubépines. 

Patchi,  voir  Pàtier. 

Patchot  \patso  S],  adv.  —  Partout. 
Voir  Pèrlot. 

Pat-de-seris  \pa  d((>)  sri  M,  X],  s. 
m.  —  Oise  troglodyte. 

Pâte  [pût  .  .  gcn.],  s.  f.  —  Pàtc. 
Voir  Pin. 

Patéje  [paies  M,  N,  polês  .  .  1,  /', 
F],  s.  m.  —  Potage. 

Patèlccsse  \patekes  M,  polekes  I\, 
s.  ni.  —  I-Ispèce  de  fromage  cuit. 

Patela'  \pallw  F],  v.  tr.  —  Faire 
des  pa(|uets,  au  jeu  de  cartes. 

Pater  [paie-  .  .  M,  N,  S,  pôle  .  . 
I,  P,  F,  V],  V.  tr.  et  intr.  —  Pétor, 
faire  un  pet;  faire  un  bruit  sul)it 
et  éclatant;  faire  claquer.  Lo  loiu-ir 
è  paie  i  coup  qu'à  fTil  loriot  traml)ieu, 
le  tonnerre  a  claqué  un  coup  qui 
a  fait  tout  trembler.  Teu  n'as  n>'  ca 
utaç'  (pie  r  loup  è  patc,  tu  n"es  pas 
encore  où  le  loup  a  pété  (tu  n'es 
pas  encore  ijarvenu  où  tu  espères). 
Lés  dants  m'  patint  d'  freûd,  les 
dents  nie  claquaient  de  froid.  Quand- 
an  l'cuijenl  -  pus  haut  (pic  /'  cul,  i 
faut  fâre  i  trou  au  d'sus,  quand  on 
veut  j).  plus  haut  que  le  c  .  . . ,  il 
faut  faire  un  trou  au-dessus  (il  ne 
faut  pas  dépenser  au-delà  de  ses 
moyens).  /  raut  niieus  ~  an  société 
(jue  (/'  crarer  dêycu  lé  hâije,  il  vaut 
mieux  p.  en  société  que  de  crever 
derrière  la  haie  (il  n'est  pas  bon 
(le  .se  gèner^.  /  fâl  ~  lé  corjci/c, 
il  fait  claquer  le  fouet.  -  lé  talc. 
Dans  certains  villages  de  la  Nicd, 
le  jour  de  la  fête,  les  patres  des  vil- 
lages voisins  venaient  faire  claquer 
leurs  fouets  devant  les  maisons 
pendant    le    repas.    On    leur    don- 


nait ensuite  de  la  tarte.  2»  Crever. 
Eune  véche  patâije,  une  vache  qui 
a  crevé  par  suite  de  météorisation. 

Paterasse  [patras  M,  N,  polros  I, 
P,  pçléês  S],  s.  f.  —  1°  Bois  qui  pétille, 
éclate  avec  un  petit  bruit  réitéré. 
2"  Hs|)èce  de  saule  très  fragile  et  i\m 
pète  (|uand  on  la  brûle.  Voir  Pètcûse. 

Paterèye  [palrêy  M,  polrçij  I,  P], 
s.  f.  —  Poterie. 

Patèsse  [paies  M,  polçs  I,  P],  s.  f. 

—  Pétarade;  éclat  de  tonnerre. 
Patcû,  voir  Patu. 

Paleura'  [palœrw  F],  v.  Ir.  —  Pâ- 
turer.    Voir  Pèteurieu. 

Pateuraje  [paieras  F],  s.  m.  — 
Pâturage. 

Pateurc  [patœr  F\,  s.  f.  —  Pâture. 

Pateuré  [palœrë  F],  s.  m.  —  Pâtre. 
Voir  Pètcuré. 

Pâteuse,  voir  Patu. 

Pâticr  \pât!je,-tiœV,  pâlyi-pâlsi  S], 
V.  intr.  —  Pâtir. 

Pâtious  [patyu  .  .  M,  I,  P,  pâtu  V], 
adj.   —  Pâteux. 

Patirâd  [piitirà  .  .  M,  I,  P,  F\, 
s.  m.  —  Souffre-douleur.  Ç'at  i  -, 
l'afant  lé,  c'est  un  s.,  cet  enfant. 

Pâtis  \pàti  M\,  s.  m.  —  Petit  tas 
de  pierres  amassées  dans  les  vignes. 
Voir  Pèquîn. 

Pâtous,  voir  Pâtious. 

Patou  I  patu  M,  X,  S,  polu  .  .  I,  P, 
F],  s.  m.  —  1"  Pétcur.  /  .t'  sauue 
corne  i  -,  il  se  sauve  comme  un  p. 
2"  adj.  Qui  éclate.  Picrc  palrassc, 
pierre  qui  éclate  au  feu. 

Patougnacous  [pâtunaku  Brulange], 
adj.  —  Se  dit  de  ce  ([ui  colle  aux 
dents,  par  ex.  de  la  pâte  de  guimauve, 
de  la  glu,  etc. 

Patouyeu  [pâtuyee  M],  v.  intr.  — 
Barboter  des  pieds  et  des  mains 
dans  les  llaciues  d'eau.  Voir  Pè- 
trauyeu. 

Patrachcvau    {patrasfô   M\,    s.    m. 

—  (Colchique. 


-     497     - 


PUT 


PAU 


Patrake  [pâtrâk  .  .  M,  I,  P],  s.  î. 

—  Espèce  de  pomme  de  terre. 
Patrasse  [palras  M,  N,  potros  I,  P], 

s.  f.  —  1"  Espèce  de  saule  dont  le 
bois  pète  quand  on  le  brûle.  — 
2°  Pierre  qui  éclate  au  feu. 

Patrasse  [palras  S],  s.  f.  —  Bou- 
vière. 

Patrat  [patra  Pontoy],  s.  m.  — 
1»  Silène  à  calice  enflé.  2"  Jouet 
fait  d'une  branche  de  sureau,  avec 
lequel  les  enfants  lancent  des  bou- 
lettes de  papier  mâché. 

Patreuyeu  |  patrœyœ  M,  potrq'yq  I, 
P,  patriijqs  N,  patriyi  S],  v.  tr.  et 
intr.  —  1"  Pétiller,  crépiter.  L'  /u 
c'mance  è  -,  le  feu  commence  à 
crépiter. 

Patrimwéne   [ patrimwên  S],  s.  m. 

—  Patrimoine.  Voir  Pètrcumweune. 
Patriyeu,    voir     Patreuyeu,     Pè- 

trauycu. 

Patrouyâd  [patruyâ  F],  s.  m.  — 
Personne  qui  patauge. Voir  Pètroyâd. 

Patroityi  [patruyi  S,    V],   v.  intr. 

—  Patauger.     Voir  Pètrauyeu. 
Patu  [patii  M,  potii  I,  P,  F,  patcë- 

palii  N,  palœs  S],  s.  m.  —  Branche 
de  sureau  dont  on  a  enlevé  la 
moelle  ;  les  enfants,  à  l'aide  d'un 
bâton  approprié,  y  chassent,  par 
la  pression  de  l'air,  des  tampons 
de  tilasse  qui  s'échappent  avec  un 
bruit  sec.  Quand  on  y  met  de 
l'eau,  on  l'appelle  TrînsûrG. 

Patwès  [pdtwç  M,  N,  palwe  I,  P], 
s.  m.  —  Patois.    Voir  Pèyis. 

Pau  [pô  M,  I,  P,  F,  N,  pci-pâ"  S, 
pâ  V],  s.  m.  —  Pal;  pieu;  piquet; 
pilotis;  morceau  de  bois  solide  qui 
sert  de  levier. 

Pauchon  [pôsô  M,  I,  P,  N,  posa  S, 
pâsô  V],  s.  m.  —  1°  Babouche  ;  pan- 
toufle ;  espèce  de  petite  sandale, 
faite  de  paille  tressée,  qui  se  met 
dans  l'intérieur  des  sabots  en  hiver; 
morceau  de  toile  ou  de  drap   dont 


les  ouvriers  entourent  leurs  pieds  en 
guise  de  chaussettes;  bas.  Dans  le 
patois  messin,  on  dit  souvent  Paus- 
son.  2"  Boue  qui  s'attache  à  la 
chaussure  quand  on  marche  sur 
un  sol  humide.  Voir  Makiate,  Pawe- 
tèye,  Poûtâye. 

Pauciamant  [pôsiamà  M],  adv.  — 
Patiemment. 
Pondant  près  de  chis  mivès,  Fanchon, 

tojos  trompâye, 
Etand  ~    le  chèrmante  jornâye,  pen- 
dant près  de  six  mois,  Fanchon,  tou- 
jours trompée,    attend   p.   la    char- 
mante journée.  C.  H.,  III,  154. 

Pauciance  [pôsyâs  M,  I,  P,  F,  N, 
pâsyàs  S,   V],  s.  f.  —  Patience. 

Paufé  [pôfêi  M,  I,  P,  F,  N,  pâfër 
S,  pâfye  V],  s.  m.  —  Pal  fer,  levier 
en  fer. 

Paul  [pô"l  N],  n.  pr.  —  Paul. 
Voir  Poil,  Poiil. 

Paulate  [pôlat  M,  N,  pôlet  I,  P], 
s.  f.  —  Petite  pelle. 


Fig.  62. 

Paulâye  [pôlày  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 
—  1°  Pelletée.  2»  Repas  donné,  après 
le  pressurage,  à  ceux  qui  font  le  vin. 

PaulG  Ipôl  M,  I,  P,  F,  N,  pal .  .S, 
V],  s.  f.  —  Pelle  à  long  manche  sur 
laquelle  on  met  la  pâte  à  enfourner. 
Voir  Fonûre. 

Paule-maulc  [pôl  mal  M,  I,  P],  s. 
m.  —  Pêle-mêle. 

32 


PHU 


—     498     — 


PAW 


Paulcr  [pôlci  .  .  ^r.  I,  P,  X,  pâle 
.  .  S,  Y],  V.  tr.  —  Ramasser  avec 
la  pelle,  nettoyer. 

Paulole,  voir  Paulate. 

Paumàye  Ipômàij  .  .  M,  I,  P,  \, 
pâmâi/  .  .  S,  pâmcy  V\,  s.  f.  —  Gifle, 
coup  (le  poing.     Voir  Paiimusse. 

Paume  |  paru  M,  I,  P,  N,  pâm-pâom 
S,  pâm  V],  s.  f.  —  1"  l'aime;  buis. 
Lés  ~,  les  P.  (dimanclic  des  Ha- 
meaux). Voir  Pâmetè,  Pampègne. 
Freûdes  ~,  chaiidvs  Prupics,  di- 
manche des  Rameaux  froid,  Pâques 
chaudes.  Voir  Pampîes.  2"  E|)i  ; 
fétu  ;  paille. 

Pauméje  [pômès  .  .  M,  /,  P,  N], 
s.  m.  —  Creux  de  la  main. 

PaumÈje  [pôniës  .  .  M,  I.  P,  X, 
pâmâij-pâmcs  S\,  s.  ni.  —  l-"pis  de 
blé  sur  pied;  ensemble  de  l'épi. 
Lés  biés  ont  l'ènâye  ceu  i  bé  - , 
les  blés  ont  de  beaux  épis  celte 
année.      Voir  Pâmâye. 

Paumiè  [pôinnç  }'\,  s.  m.  ~  Ar- 
brisseau de  buis. 

Paumîn  [pô/ni' J/|,  s.  m.  —  Sapin 
dont  on  tire  les  palmes  pour  le  di- 
manche des  Rameaux. 

Paumusse   |/Jô;?i/i.s   .1/,  /,  P\,   s.   f. 

—  Gifle.     Voir  Pauraâye. 
Paupègne   [pôpçn   Xovéant],   s.    f. 

—  Buis. 

Paupelcrèye   \ ix'ipçlrëi/  M],    n.  pr. 

—  La  Pa|)clerie,  ferme  qui  dépend 
de  la  commune  de  Marly,  prés  de 
Metz. 

Paupicu  \pôp!i(v  .  .  M,  I,  P,  X, 
pûpi  S,  pâpycrUW  Y],  s.  m.  -—  Pa- 
pier. -  lachanl,  \t.  léchant  (p. 
buvard). 

Paupière  \pr>p[]cr  M,  l,  P,  X,  pâ- 
pîr  S,  pôpi/ot   \'|,  s.  f.   —  Paupière. 

Paupiote,  voir  Paupière. 

Paupli  [pôpli  M,  f,  P\,  s.  m.  — 
Papetier. 

Paurat  lpô"ra  X,  para  S,  pôro  V], 
s.  m.   —  Pauvret.     Voir  Poiïrat. 


Paure  [pôT  N,  par  S,  V],  adj.  — 
Pauvre.     Voir  Poûre. 

Pauromc  {pôTom  N,  pôrom  S],  s. 
m.  —  Petit  crapaud.  Voir  Poûrome. 

Pause  \pô"s  X\,  s.  f.  —  Pause. 
Voir  Poûsc. 

Pausieu  \pù":yir  X],\.  intr.  —  Pan- 
ser, faire  une  pause.  Voir  Poiiser. 

Pausson  [pôsô  M\,  s.  m.  —  Ba- 
bouche.    Voir  Pauchon. 

Paussu  \pôsil  I,  P],  adj.  —  Ventru. 
Se  dit  surtout   des   bétes   à  cornes. 

Pautes  (aus)  [pôl  M,  I,  P\,  loc.  adv. 

—  Très  loin.  'L  al  ans  -,  il  est 
loin.  Anvatjeu  aus  ~,  envoyer  au 
loin  (au  diable). 

Pauton[/)ô/ô  S],  s.  m.—  Personne 
caduque. 

Pautrenafc  \pôlrçnat  M,  X,  pôlre- 
nol  l,  P],  s.  m.  —  Palcnôtre.  Dire 
ses  -,  ronronner,  en  parlant  du 
chat. 

Pautron  [pôlrô  M,  I,  P,  X],  s.  m. 

—  Patron.    -  mincie,  aube  du  jour. 
Pavau  (pncô  Audun-le-Tiche|,  adv. 

—  Par  là.  Voir  Pèle. 
Pavion,  voir  Pawion. 

Pâw  [  pâw-pow  M,  pnw  I,  P,  F, 
pâu'-patoii  X,   pâw  S,    pter  Y],   s.  f. 

—  Peur.  J'  l'a  -,  j'ai  peur  de  lui. 
Fâre  -  è  dés  sitits,  faire  p.  à  des 
saints  (être   très   laid).    Voir  Loup. 

Pawcler  l  pawlè'-powlc'  .  .  M,  X], 
V.  tr.  —  Pelleter. 

Pawcr  Ipdit'ê'-powêi  .  .  M,  X,  powe 
.  .  I.  P],  V.  intr.  —  Avoir  peur. 

Pawetèyc  \ paivlêy-powlêy  M\,  s.  f. 

—  Terre  qui  s'attache  à  la  chaussure. 
Voir  Pauchon. 

Pawin  [pawi-powi  M,  X,  powt  .  . 
I.  P],  s.  m.  —  Paysan,  rustre  (lerme 
de  mépris). 

Pawion  |  pawyô-poiinjô  M,  X,  powi/ô 
I,  P,  papi/ô  Dcstry,  pamjô  S  {papœijô 
MarthiDI,    s.    m.     —     1"     Papillon. 

—  d'  chou,  p.  blanc  qui  annonce  le 
printemps.  2"  Lambrequin  d'un  ciel 
de  lit. 


PflW 


-     499     - 


PEC 


Pawou,  voir  Pâw. 

Pawr  [pawr-powr  M,  pçwr  I,  P], 
s.  m.  —  1"  Gros  paysan  allemand. 
2°  Grossier  personnage. 

Pawrous  [pawrii-powru  M,  N,povru 
.  .  I,  P,  F,  pawrii-pœru  S,  poi'ruV\, 
adj.  —  Peureux,  timide,  craintif. 

Pawyi  [pawyi  M],  n.  pr.  —  Pouilly, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Payasse  [payas  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Personne  paresseuse. 

Payât  [paya  Sablon],  s.  m.  —  Pe- 
tite colline. 

Payate  [payât  M,  N,poyçl  I,  P,  F], 
s.  f.  —  1"  Barre  transversale  qui 
sert  à  tenir  en  équilibre  le  timon 
de  la  voiture.  Voir  Ché,  Èpayate, 
Sîrïe.  2"  Support.  3»  Poulie  (Hé- 
milly). 

Payot  [  payç  lang.  pop.  mess.],  s. 
m.  —  Lit. 

Pchot  [psoV],  adj.  —  Petit.  Voir 
Piat. 

Pé  [pe  V],  s.  m.  —  Pou.  Voir  Pu. 

Pè  [pe  M,  I,  P,  N,  pa  F,  S,  pç-por 
V],  prép.  —  Par.  -  nat,  p.  (de) 
nuit.  -  d'vas:  1°  Par  devers  (vers, 
aux  environs  de).  Pé  d'vas  l'  novèl 
an,  vers  le  nouvel  an.  2»  A  travers. 
-  d'vas  lés  champs,  à  travers  les 
champs.  —  /  vieut  awor  lo  pa  d'sis 
tôt paliot,  il  veut  avoir  le  dessus  tout 
partout  (le  meilleur)  Gondrexange. 
A  noter:  Pèrjo,  par  jour.  I  Irèvèye 
è  qiièrante  sous  pèr  jo,  il  travaille 
à  quarante  sous  par  jour,  (por  jo, 
por  an,  par  jour,  par  an  V).  VoirPèr. 

Pé  [pë  S],  s.  f.  —  Pie.  T'es  eune 
langue  de  ~  bôgne,  tu  as  une  langue 
de  p.  borgne  (tu   es   une  bavarde). 

Pé  [pëi  M,  [,  P,  N,  pç!  S,  pye  V], 
s.  f.  —  1°  Peau.  ~  fronciâye,  p. 
froncée,  ridée  (rides).  Lés-as'  H 
Irawent  le  ~,  les  os  lui  trouent  la 
p.  (il  est  très  maigre).  /  toûwreût 
i  pu  po  an-n-awer  le  ~ ,  il  tuerait 
un  pou  pour  en  avoir  la  peau  (c'est 
un  avare).  I  n-y  è  pus  d' ~  d'  vèches 


que  d'  "  d'  vés  è  le  tèn'rèye,  il  y  a 
plus  de  p.  de  vaches  que  de  p.  de 
veaux  à  la  tannerie.  /  n-y  va  pus 
d'  ~  d'  vèches  que  d'  ~  d'  vés  au 
mèrcheu,  il  y  va  plus  de  p.  de  vaches 
que  de  p.  de  veaux  au  marché. 
Dèyou  f '  que  vyinl  l'ègné,  ranvà  le  ~ , 
d'où  vient  l'agneau,  là  retourne  la 
p.  (bien  mal  acquis  ne  profite  pas).  — 
Je  n'vourè  m'  Il  protè  mè  ~ ,  je  ne 
voudrais  pas  lui  prêter  ma  peau 
(propos  libre  d'une  femme  qui  voit 
un  homme  démesurément  gros  et 
lourd)  V.  2"  Femme  dévergondée,  de 
mauvaise  vie.  Le  f  orne  le,  ç'at  eune  ~  , 
cette  femme  c'est  une  dévergondée. 
3°  Produits  d'un  vomissement  occa- 
sionné par  l'intempérance.  Lés  ~  ne 
s'ront  m'chéres  ç't  anâye  ce,  on-n-an-n- 
è  fât  tout  plé  avant-ocheu  au  bacanâl. 
Les  peaux  (jeu  de  mots)  ne  seront 
pas  chères  cette  année,  on  en  a  fait 
tout  plein  avant-hier  au  baptême  F. 

Pè  d'coucou  [pe  t  kuku  F],  s.  m. 
—  Résine  qui  coule  de  certains 
arbres  :  cerisiers,  etc. 

Pë  fpê'  P,  pê  F],  s.  m.  —  Pain. 
Voir  Pin. 

Pèce  [pqs  M,  /,  P,  pçs-pyœs  N], 
s.  f.  —  1"  Pièce,  petit  morceau  d'é- 
toffe, etc.,  employé  pour  le  raccom- 
modage. 'L  è  tojos  le  ~  po  boucheu 
r  trou,  il  a  toujours  la  p.  pour 
boucher  le  trou  (il  a  la  réponse). 
2"  Pièce  de  terre.  3"  Intervalle  de 
temps. 

Pèce  que  [p^ske  gén.,  paske  S, 
paske  y],  conj.  —  Parce  que.  - 
ç'at  tant  qu'  teu  n'vleus  m'  m'ècouter, 
p.  c'est  tant  que  tu  ne  veux  pas 
m'ècouter  (il  y  en  a  de  trop). 

Pèchate  voir  Pèhhate. 

Pèche  [pes  V],  s.  f.  —  Perche. 
Voir  Pîrche. 

Pèche,  voir  Pèhhe. 

Péché,  voir  Pèhhé. 

Pèche  [pës  S,  V\,  s.  f.  —  Pèche 
(fruit).  Voir  Pîhhe. 


PEC 


-     500     — 


PEH 


Péché  [pëSe  V],  s.  m.  —  Pêcher 
(arbre).  Voir  Pïhhi. 

Pèchelat,  Pècheler,  Pèchelou,  voir 
Pèhhclat,  Pèhheler,  Pèhhelou. 

Pècheu,  voir  Pèhhcu. 

Pèchône,  Pèchonnc.voir  PèhhoQnc. 

Péchot  [peso  V],  s.  m.  —  Person- 
nage que  les  enfants  croient  (iislin- 
giier  dans  la  lune.     Voir  Pcûchat. 

Péchote  \pesot  V|,  s.  f.  —  Partie 
de  la  schlitte.    Voir  Hhlite. 

Pèchoiine,  voir  Pèhhoûne. 

Pède  [pët  M,  I,  P.  X,  pert  F,  pëk- 
pêl-pêls  S,  pyçt  V\,  v.  tr.  —  Perdre. 

-  le  bèrlate,  p.  la  tète.  /  treiwe 
tôt  ç'  que  n'ai  m' pedu,  il  trouve  tout 
ce  qui  n'est  pas  perdu.  Lés  pédants 
pèyent  l'èmande,  les  perdants  payent 
l'amende. 

Pèdèyeu  \pçdeyœ  .  .  M,  I,  P,  \, 
padri  F,  paderi  S\,  s.  ni.  —  l"  Le 
derrière  de  la  maison  (la  cour). 
2"  Le  derrière  d'un  volatile. 

Pédje,  voir  Péde. 

Pégnâyc  [pênây  .  .  P,  F,  N\,  s.  f. 

—  Peignée.     Voir  Pingnâye. 
Pégnc  [pên   P,  F,  N,  S\,  s.  m.  — 

Peigne.     Voir  Pingnc. 

Pégne  [pên  S],  s.  m.  —  Rayon  de 
miel.     Voir  Peugne. 

Pégnè  [pênç  .  .  P,  F.  \\  S],  v. 
tr.  —  Peigner.  Voir  Pingneu. 

Pégnîe  \pêmy  S\,  s.  f.  —  Peignée. 
Voir  Pingnâye. 

Pegnon  [pçnô  M\,  s.  m.  —  Brin 
d'osier,  propre  à  servir  de  lien. 

Pègnon  \penô  I,  P],  s.  m.  —  Pi- 
gnon. Voir  Peugnon. 

Pégnu  Ipënii  P,  X\,  s.  m.  -•  Pei- 
gnoir.    Voir  Pingnu. 

Pèhhant  (/»çx.à  S\,  adj.  —  Insuppor- 
table. 

Pèhhate  Ipçxal  X],  s.  f.  —  Sorte 
de  coléoptère. 

Pèhhate  \pcxal  S],  s.  f.  -  Bluet. 

Pèhhc  Ipçx  .  .  M,  r,  P,  X\,  s.  f.  - 
l»  Peste.    2"  Abcès,  ulcère. 


Péhhe  Ipëxfi],  s.  f.  —  Pêche  (fruit). 
Voir  Pîhhe. 

Péhhe  [pêxS],  s.  f.  —  Perche  (lon- 
gue pièce  de  bois).  Voir  Pîrche. 

Pèhhé  I  /)çx<"'  .  .  M,  !,  P,  X,  pn^ë'- 
pasê>  .  .  F,  S,  poxç  V],  s.  m.  — 
Paisscau,  échalas.  Drefit  corne  i  ~  , 
droit  comme  un  p.  (comme  un 
I)i(|uct).  Piaillé  corne  i  ~,  planté 
comme  un  ]).  (tout  droit). 

Péhhé  \pcxe  . .  S],  s.  m.  —  Pécher. 
Voir  Plhhi. 

Pèhhclat  Ipfx/a  .  .  M,  N,  pçxlç  I,  P], 
s.  m.  —  Petit  paisseau.  Voir  Fratrîn. 

Pèhheler  [pçxlë'  .  .  M,  I,  P,  X, 
paslw  F],  V.  tr.  —  1"  Échalasser. 
2"  Ramcr(dcs  pois,  des  haricots,etc.). 

Pèhheleu,  voir  Pèhhi. 

Pèhhelou  [pçyhi  .  .  M,  I,  P,  X, 
paslow  F\,  s.  m.  —  Ouvrier  qui 
plante  les  échalas  en  terre. 

Pèhheu  I  pçxK  .  .  M,  I,  P,  X,  pax(i) 
S.  poyX')  ^1.  '>t'^'-  —  Par  ici.  -  bèlih, 
ici  bas. 

Pchhi,  voir  Pwès. 

Pèhhi  [peyj  M,  peyjœ  X\,  adj.  — 
Rassasié.    J'  sus  -,  je  suis  r. 

Péhhier  [peyjie  V],  v.  inlr.  — 
Pisser.  Voir  Peuhhicu. 

Pèhhlé  IpeyJê'  ^'1.  s.  m.  -  Mélange 
d'avoine  et  d'orge. 

Pèhhlcu,  voir  Pèhhi. 

Pehhô  [p(e)yô"  Rémilly],  s.  ni.  — 
Putois.     Voir  Fchhoû. 

Pèhhon  [pçyô  X],  s.  f.  —  Portion 
alFouagère.     Voir  Pahhon. 

Pèhhonne,  voir  Pèhhoûne. 

Péhhonlét  [pcyôtc  V|,  s.  m.  — 
Pissenlit.     Voir  Peuhhanlit. 

Pèhhote  \peyol  I,  P.  pcyol  X],  s. 
f.  —  Urine.     Voir  Pcuhhatc. 

Pèhhoûne  |  pçyjin  -pç/ôn  .  .  M,  I,  X, 
pçyjiu  P,  pasûn-pçsôn  F,  person-pçr- 
sôn  S,  persan  V),  s.  f.  —  Personne. 
Ne  s'emploie  que  comme  jironom 
indéfini,  avec  la  signilication  de  nul, 
aucun.     Quant  au   substantif   fran- 


PEK 


501     - 


t>EM 


çais  personne,  il  est  toujours  traduit 
en  patois  par  le  mot  Jans. 

PékG  [pêk  S],  V.  tr.  —  Perdre. 
Voir  Péde. 

Pékc,  voir  Péte. 

Pèkeus  [pekœ  S\,  s.  m.  —  Trou. 
Voir  Pètcheus. 

Pclat  [pela  Pontoy],  s.  m.  —  Petite 
écluse  au  bout  d'un  gué,  d'un  lavoir. 

Pelatâye  [p{e)latày  .  .  M,  I,  P,  V], 
s.  f.  —  Pelletée. 

Pelatâye  [pêlatây  M,  N,  pêlay  S\, 
s.  f.  —  Contenu  d'un  poêlon. 

Pelate  lp(ç)lal  M,  N,  p(e)lçt  I,  P\,  s. 
f.  —  1"  Pelote.  2°  Coussinet  sur 
lequel  sont  fixées  les  aiguilles,  les 
épingles. 

Pélatc  Ipëlat  M,  N,  pêlol  I,  P],  s. 
f.  —  1"  Petite  poêle  à  frire.  2"  Sou- 
vent, battoir  à  lessive. 

Pelaton  [p(e)[alô  M,  N],  s.  m.  — 
Peloton  de  fil. 

Pélâye,  voir  Pelatâye. 

Pèldrau  [pçldrô  N],  s.  m.  — 
Perdreau. 

Péle  [pël  gén.],  s.  f.  —  Poêle  à 
frire.  Lo  pus  ammèrdé,  ç'at  V  ci  qii' 
tijint  r  cul  d'  le  -,  le  plus  ennuyé, 
c'est  celui  qui  tient  le  fond  delà  p. 
Voir Eugnon.— Ç'o/  cél'  que  tijint  lo 
cul  d' le  ~  que  lo  pis  châd,  c'est 
celui  qui  tient  le  c...  de  la  p.  qui 
a  le  plus  chaud  (c'est  l'intéressé  qui 
est  le  plus  exposé). 

Pelé  [pelé  V],  s.  m.  —  Dosse  dont 
une  extrémité  est  très  épaisse. 

Pèle  [pçlç  M,  I,  P,  N,  pale  S,  pçle 
V\,  adv.  —  Par  là.  ~  bèhh,  p.  là- 
bas.    Voir  Pavau. 

Pèlerîn  [pelrî  S,  Vj,  s.  m.  —  Pèlerin. 
Voir  Palerîn. 

Pèlerinéje  [pçlrinês  S,  V],  s.  m.  — 
Pèlerinage.    Voir  Palerinéje. 

Peleusse  [pelœs  S],  s.  m.  —  Vilain 
garçon. 

Pèlissâdc  Ipçlisàt  .  .  M,  I,  P,  F, 
N,  V,  p^lisâl-pçlisâk-pçlisâts  S],  s.  f. 
—  Palissade. 


Pelisse  Ipelis  M],  s.  f.  —  Fétuqué 
rougeâtre. 

Pélon  Ipêlô  M,  I,  P,  N,  S],  s.  m. 
—  Poêlon. 

Pélon  {pêlô  M,  I,  P,  N,  palô  S],  s. 
m.  —  Pelle  en  bois. 

Pèmer  \pçmê'  .  .  gén.  (pamw  F)], 
V.  intr.  —  1"  Pâmer.  /  pèm'rè  d'or- 
gueuil,i\  pâmera  d'orgueil.  S'emploie 
surtout  dans  le  sens  erotique.  2"  Avoir 
très  soif.  J'  pcme  de  seû,  je  pâme 
de  soif. 

Penâboûs  [pçnâbû  M,  pçnâbû  I, 
P,  penûbô''-penâbû  N,  penâbô  S\  ,s.  ni. — 
l"  Nerprun  purgatif  ou  raisin  de 
chien.  2"  Orme  S.  3"  Troène  (Gorze). 

Pènâde  [pçnàt  M,  N,  S,  pçnât  I, 
P,  V\,  s.  f.  —  Panade. 

Pènâhhe  [pènùx  Pontoy],  s.  f.  — 
Mauvaise  haleine. 

Penant  \penà  Destry],  adj.  —  Qui 
a  l'âge  d'être  sevré.  Voir  Pènissant. 

Pènaris  [pçnâri  M,  N],  s.  m.  — 
Panaris. 

PènatG  [pénal  Pontoy],  s.  f.  — 
Morceau  de  fil. 

Pènâye  [penây  .  .  gén.j,  s.  f.  — 
1»  Coupon.  Se  dit  surtout  des 
tissus.  -  dé  tiére,  pièce  de  terre  V. 
2"  Bas  de  robe;  pan  de  chemise. 
3»  Guenille,  loque.  4"  Diaphragme 
du  porc. 

Pènâye  [pçnây  M],  s.  f.  —  Plumage. 

Pêne  [pçn  I,  P],  s.  f.  —  Épine. 
Voir  Peune. 

Pêne  [pen  M,  I,  P],  s.  f.  —  ÉtotTe 
grossière  qui  servait  à  confection- 
ner les  vêtements  des  pauvres.  A 
Metz,  on  appelait,  au  moyen-âge. 
Champ  à  panne  le  cimetière  des 
pauvres  de  l'Hôpital  St. -Nicolas. 

Pêne  [pën  1,  P,  F,  N,  V],  s.  f.  — 
Poutre.    Voir  Pinne. 

Pêne  [pën  V],  s.  m.  —  Peigne. 
Voir  Pingne. 

Pêne    [pën    P,    F,   S,    V],    s.  f.  — 
I  Peine.    Voir  Pinne. 


PÈN 


—     502     — 


PEQ 


Pèné  Ipenë'  .  .  gcn.  (pané  F)\,  s.  m. 
—  1"  Pan  ou  bas  de  robe  ;  ])artie 
inférieure  de  la  eiieniise.  Ce  mol 
s'emploie  souvent  aussi,  d'une  ma- 
nière plus  générale,  ])our  désigner 
les  habits.  An  cul  ~,  en  c.  pané,  le 
derrière  seulement  recouvert  d'un 
pan  de  chemise,  en  chemise.  'L  è 
craté  ses  ~,  il  a  crotté  ses  habits. 
'L  è  lojos  dés  guèhhons  deye  so  ~ , 
elle  a  toujours  des  garçons  derrière 
son  p.  Se  dit  d'une  jeune  (ille 
coquette.  Les  vieux  Messins  disent 
Pané.  Voir  Pènâye.  2"  Guenille, 
loque.  3"  Éclaboussure  de  boue, 
au  bas  d'un  jupon. 

Pènelinéje  \pcntinês  Haboudange], 
s.  m.  —  Pèlerinage.  Voir  Palerinéje. 

Pèneiis  Ipenië  llémillyl,  s.  m.  — 
Fourré  d'épines,  dans  une  foret. 

Pènéye  [pencij  Y],  s.  f.  —  Sillons 
qui  ont  été  bien  creusés  et  qui  se 
présentent  bien.  /  fèl  bon  oté  as 
chcinis  dons  tes  grosses  ~ ,  ;i-("  ri/in 
è  r'wodè,  il  fait  bon  alleiaux  cham])s 
dans  les  sillons  qui  se  présentent 
bien ,  on  n'a  pas  besoin  de  les 
ixaminer. 

Pèni,  voir  Pènieu. 

Pèni  Ipçn/  gén.  (pani  F)],  v.  fr.  — 
1"  Sevrer.  2"  Au  part,  passé,  se  dit 
d'une  vache,  d'une  chèvre  qui  n'a 
plus  de  lait.  Fne  vèchc  pcnTe,  une 
vache  qu'on  ne  trait  plus   Y. 

Pèniat  {pçiia  M,  pçno  l,  P],  s.  m. 
—  Petit  panier.  Lés  ~  </' Jciis,s-(/,  les 
p.  de  Jussy,  sobriquet  des  habitants 
de  ce  village,  qui,  au  marché,  avaient 
l'habitude  de  dire:  Pvrneûz  ma  ~, 
prenez  mon  p.  (achetez-en  le  con- 
tenu). 

Pènieu  \pçnœ  .  .  M,  I,  P,  N,  pani 
F,  pani-pçni  S,  pefie,ri(x  V],  s.  m.  — 
Panier,  d'ordinaire  avec  anse  com- 
prenant toute  la  largeur  du  panier. 

Pènion  |/>(''îô  M,  /].  s.  m.  —  Hrin 
d'osier. 

Pèniot,  voir  Pèniat. 


Péniote  |/)r/îp/  Y\,  s.  f.  —  Homme 
sans  cournge,  poule  mouillée.  V 
n'  oirs  qii'vne  ~,  vous  n'êtes  qu'une 
])oule  n)ouilléc. 

Pènissanl  |pç;iisY7  M,  N,  penâ  Des- 
try],  adj.  —  Enfant  qui  a  l'âge  d'être 
sevré. 

Pènot,  voir  Pénal. 

Penous  \p(e)nu  M,  \,  pçnu  .  .  I, 
P,  F\,  adj.  —  li])ineux. 

Pènut  Ipenii  M,  I,  P,  S,  pand-panœ- 
panœ'  .  .  S,  ponê  V],  s.  m.  —  Nuit. 

Pepa  Ipçp'i  M,  N,  S,  pepa  f,  P,  F, 
popû   Y\,  s.  m.  —  Pa|)a. 

Pèpâye,  voir  Pèpèyc. 

Pèpeune  [pepœn  M,  pçpen  /],  s.  f. 
—  Grande  cuiller.    Voir  Papine. 

Pèpèyc  [pcpÇ'ij  M.  I,  P,  N,  pçley 
-pipûy  F,  pçpây  LandrolT,  pepêy-pf- 
pTy  S,  pepï  Y],  s.  f.  —  Pépie.  An 
val  cime  (pi'  n'è  m'  le  -,  en  voilà 
une  qui  n'a  pas  la  p.  (c'est  une 
l)avar<le;  se  dit  aussi  de  qqn.  qui 
boit  bien). 

Pèpiater  {pepyah'i  M,  pçpyotç  .  . 
I,  P\,  y.  intr.  —  Pépier. 

Pèpine  \pepinM\,s.  f.  —  Pépinière 
de  vignes. 

Pepion  Ipepyô  M,  A',  pçpyô  1,  P], 
s.  m.  —  1"  Pépin.  2"  Petite  pomme 
rouge. 

Pèpiotè,  voir  Pèpiater. 

Pèplâd  \pçpla  .  .  M.  I,  P],  s.  ni.  — 
Personne  (pii  mange  à  la  manière 
d'une  chèvre. 

Pépier  |/>(7'/ê'  .  .  M,  I,  P,  \,  pp- 
pyolç  Y],  V.  intr.  —  Manger  comme 
les  chèvres. 

Péplier  [peplye  \'|,  s.  m.  —  Peu- 
plier.    Voir  Popli. 

PèquG  \p<;k  M,  I,  P\,  s.  f.  —  Piquette. 
Voir  Piquatc. 

Pèquèt  \prkç  gén.),  s.  m.  —  Paquet. 

Pèquîn,  Pèquis  \pekt  M,  peki  P, 
K,  S\,  s.  ni.  —  1"  Pàquis,  terrain 
où  vont  iiaître  les  bêtes  de  la  com- 
mune. Nale  ~  at  d'maré  Irèhhe, 
notre    p.    est    demeuré    en    friche. 


PER 


-     503     - 


pe6 


2°  Endroit  rempli  de  pierres  et  de 
broussailles.  3"  Petit  tas  de  pierres 
ramassées  dans  les  champs. 

Pèr  \per  M,  I,  P,  N,  par  F\,  prép. 
—  Ne  s'emploie  que  dans  quelques 
expressions:  ~  lu,  p.  lui  (tout  seul). 
/  s'an  va  tôt  ~  lu,  il  s'en  va  tout 
seul.  ~  aules  vaijes,  ~  aulefiuès,  p. 
autrefois  (autrefois).  ~  insi,  p.  ainsi 
(par  conséquent).  ~  ma  fwè,  p. 
ma  foi  (ma  foi).  ~  hèsâd,  p.  hasard. 
Voir  Pè. 

Pèrâde  [pçràl  .  .  gén.],  s.  f.  — 
1»  Parade.    2"  Bibelot;    bijou   V. 

Pèrale  [pçral  M,  N,  pçrpl  I,  P, 
pardi  V\,  s.  f.  —  Parole.  'L  al  è  dous 
~ ,  il  est  à  deux  p.  (on  ne  peut  se 
fier  à  lui).  Le  ~  li  crat  dans  le 
boche,  la  p.  lui  croît  dans  la  bouche 
(c'est  un  beau  parleur).  Quand'  lés 
~  sont  disses,  l'ûwe  bénite  at  fûte, 
quand  les  p.  sont  dites,  l'eau  bénite 
est  faite  (on  ne  reprend  pas  sa 
parole). 

Pèrant  [perâ  M,  I,  P,  N,  para  V, 
porâ  V\,s.  m.  —  1"  Parent.  2»  Cousin. 
3"  Ami. /s  n'  se  féjionl  pis  lé  griméce, 
is  sont  ~,  il  ne  se  font  plus  la 
moue,  ils  sont  (de  nouveau)  amis  V. 

Pèranté  [peràtë'  .  .  M,  I,  P],   s.   f. 

—  Parenté.  Qu'  mé  ~  aleusse  au 
diâbc,  éle  ne  vi/int  cheuz  meu  qu'  po 
m'  seucieu,  que  ma  p.  aille  au  diable, 
elle  ne  vient  chez  moi  que  pour 
me  sucer. 

PèrantéJG  {pçrâtës  .  .  M,  I,  P,  N, 
parâtes  S,  pçràtês  V],  s.  m.  — 
Parenté  ;  lignée  ;  famille.  'L  è  i  bwin 
~,  il  a  une  (il  est  d'une)  bonne 
famille. 

Pèrâte  [peràl .  .  gén.  (perâ  \'}],  s.  m. 

—  Paràtre.  Voç'  note  ~ ,  voici 
notre  p.  Se  dit  quand  l'hiver  va 
commencer  V. 

Pèray  [peray  M,  N,  perçy  I ,  P, 
parëy  V],  adj.  —  Pareil.  Ç'at  don 
~  au  minime,  c'est  du  p.  au  même 
(c'est  la  même  chose). 


Pèrâyc  [pçrây  M],  s.  f.  —  Pommé, 
poire  mûrie  au  grenier.    Voir  Pèrer. 
PèrchatG  [persat  .S|,  s.  f.  —   Petite 
perche. 

Pèrchate  [persat  S|,  s.  f.  —  Petite 
perche  (poisson).  Voir  Pïrchate. 

Percé  [perse'  M\,  adj.  —  Mouillé 
jusqu'aux  os. 

Perde,  voir  Péde. 
Pferdon   [pçrdô  M,  I,  P,  N,   pardô 
S,   pordô    V\,    s.    m.    —    1"  Pardon. 
2"   Son    de   la   cloche   qui   annonce 
la  mort  imminente  de  qqn. 

Pèrdoner  [perdçnê'  .  .  M,  I,  P,  N, 
pardunai  F,  pardçnq  .  .  S,  pçrdçne 
V\,  V.  tr.  —  Pardonner. 

Pèrdris  [pçrdri  M,  I,  P,  N,  pçrderi 
V[,  s.  m.  et  f.  —  Perdrix. 

Perdu  [pçrdii  M,  I,  P,  F,  N],  adj. 
—  Perdu  (fou).  Rïre  comme  i  ~ , 
rire  comme  un  f. 

Père  [pêr  .  .  gén.],  s.  m.  —  Père. 
Fûre  au  nom  du  ~ ,  faire  le  signe 
de  la  croix.  Fâre  ~  et  mère,  faire 
p.  et  mère  (jeter  des  cailloux  plats 
à  la  surface  de  l'eau  pour  faire  des 
ricochels).  /  ~  pleut  nûrl  dd:e 
afants  et  dôze  afants  n'  pieuncnl  nûri 
zouV  ~,  un  p.  peut  nourrir  douze 
enfants  et  douze  enfants  ne  peuvent 
nourrir  leur  p. 

Père  [perë  V],  s.  m.  —  Empois. 
Voir  Pèru. 

Pèrèdis  [pçrqdi  gén.],  s.  m.  — 
l»  Paradis.  -  pèsse  nanfé,  p.  passe 
enfer  (sorte  de  jeu).  2"  Reposoir 
du  Jeudi-Saint,  de  la  Fête-Dieu. 
Léyans  V  bwin  Dieu  au  ~,  ç'at  se 
pièce,  laissons  le  bon  Dieu  au  p., 
c'est  sa  place  (ne  pas  invoquer  tou- 
jours le  bon  DieuV 

Pèrelinéje  [perlinës  S,  V],  s.  m.  — 
Pèlerinage.     Voir  Palerinéje. 

Pèremant  [permà  M,  I,  P,  N,  parmô 
V[,  s.  m.  —  Parement. 

Pèremanti  [pçrmâti  M,  I,  P,  N, 
parmâtœ  S,  pçrmête  V],  s.  m.  — 
Tailleur.    Voir  Cosou. 


PER 


-     504     - 


PES 


Pèrer  Ipçrê'  .  .  M,  I,  P,  F,  N,  S], 
V.  tr.  —  Parer;  préparer. 

Pèrcr  Iperê'  .  .  },'én.|,  v.  intr.  — 
Mûrir  après  la  cueillette.  J'  i>âs  maie 

—  nus  pwéres,  je   vais   faire  mûrir 
nos  poires.     Voir  Joûti. 

Pèrèsol  [perfsol  M,  I,  P,  A'|,  s.  ni. 

—  Parasol,  ombrelle. 

Pèrète  \perqt  gén.|,  v.  intr.  — 
Paraître.    Part  pass.:  pèrètit  et  pèru. 

Pèrcii  Iperœ  M,  I,  P,  N,  para  S\, 
s.  m.  —  Cloison.     Voir  Èpèreû. 

Pèreû  [pçrœ  P\,  s.  m.  —  Flèche 
de  lard. 

Pèrcii  [perœ  S],  s.  m.  —  Empois. 
Voir  Pèru. 

Pèrfond  {pqrfô  M,  I,  P,  N,  parfô- 
perfô  F],  adj.  —  Profond.  Voir 
Rufond. 

Pèrîondir  [pçrfôdir  M\,  v.  tr.  — 
Approfondir. 

Perfondou  [pqrfôdii  .  .  M,  I,  P,  K, 
parj'ôdow  F\,  s.  f.  —  Profondeur. 
Voir  Aufontou. 

Péris  [pf!  gén.J,  n.  pr.  —  Paris. 
On  va  è  ~  pè  los  les  ch'niins,  on 
va  à  P.  par  tous  les  chemins. 

Pèrisate  [périra/  M],  s.  f.  —  Pa- 
risette  (plante). 

Pèrisyin  [perizyè  gén.|,  n.  pr.  — 
Parisien. 

Perlante  (so)  [pqrlàtç  V\,  v.  pron. 

—  Se  dandiner. 

Pèrlîn  [péril  M,  /),  s.  m.  —  Espèce 
de  rossignol. 

Pèrmate  [permat  M,  N,  pçrmol  I, 
P\,  V.  tr.  —  Permettre. 

Pèrnèle  \pernçl  /«"],  s.  f.  —  Prunelle. 
Voir  Peunèle. 

Pèrnous  [pernii  .  .  I,  P\,  s.  m.  — 
Preneur.  Voir  Peurnous. 

Pèrouquèt  [pçrukç  M,  I,  P],  s.  m. 

—  Perroquet. 
Pèroy,  voir  Pèray. 

Pèrpèlc  Ipçrpçl  S\,  s.  m.  —  AITaire. 
/  n'  conul  m'  so  -,  il  ne  connaît  pas 
son  a  lia  ire. 

Pèrpèye,  voir  Pèrptn. 


Pèrptn  [pçrpî  M,  I,  pçrpçy  P,  pçrpc 
S\,  s.  m.  —  Parpaing. 

Pèrsîn  [pçrsl  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Persil.  -  (/■  colicuvc,  p.  de  couleuvre 
(cigiie).  -  d'  ciyonyne,  p.  de  cigogne 
(p.  sauvage).  T'  mèrches  sus  /'  - 
po  fârc  anrèjeu  V  cèrfcu,  tu  marches 
sur  le  p.  [jour  faire  enrager  le  cer- 
feuil (tu  marches  très  lentement). 

Pèrsône  |/)çr.sô/i  S,  V|,  s.  f.  — 
Personne.     Voir  Pèhhoûnc. 

Pèrtchi,  voir  Pèrti. 

Pèrtéje  [pertes  .  .  M,  I,  P.  W,  parlês- 
pçrlës  S,  porlês[,   s.  m.    —   Partage. 

Pèrtèjeu  [pertejœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
parteji-perlçji  S,  porlejyey,  ce  V),  v. 
tr.  —  Partager. 

Pèrtèyc  [pçrlêy  .  .  gén.|,  s.  f.  — 
Partie  de  cartes.  Fâre  le  -,  faire 
la  p.  Cjouer  aux  cartes). 

Pèrti  [perti  M,  I,  P,  N,  pçrti-pe(r)lsi 
S,  parti  V),  v.  intr.  —  Partir. 

Pèrtot  \pertç>  M,  I,  P,  F,  X,  parto- 
patso  S,  poto-polso-potyo  V[,  adv.  — 
Partout.  Tôt  potiot,  tout  p.   V. 

Pèru  [pçrù  M,  I,  P,  N,  perœ  S, 
perc  V],  s.  m.  —  Empois,  apprêt 
fait  d'eau  et  de  farine,  qui  sert  aux 
cordonniers  et  aux  tisserands.  Pour 
le  faire,  on  se  servait  de  la  farine 
folle  qui  s'échappe  et  se  répand 
])artout  dans  le  moulin. 

Pèruquieu  [perûkyœ  .  .  M,  I,  P, 
perûky(e-p(;ruty<f  N,  perûtsç-pçriilyi 
S\,  s.  m.  —  Perruquier. 

Pèrutchè,  Pèruticu,  voir  Pèruquieu. 

Pèrwèye  [perwëy  M,  I  (pirwil 
Augny),  pçrivçy  P[,  s.  f.  —  Bouton 
qu'on  enveloppe  d'étoffe  pour  l'atta- 
cher aux  habits.  Les  enfants  en 
font  une  toupie  en  mettant  dans 
le  trou   du  milieu  une  cheville. 

Pés  [pe  V\,  s.  m.  —  Pis.  mamelle. 
Voir  Pis. 

Pès  l/)f  gén.],  s.  m.  —  Pas,  enjam- 
bée. Sauter  l'  ~  ,  sauter  le  p.  (mourir). 
-  d'âne,  p.  d'âne  (tussilage)  ;  - 
d' tambor,  p.  de  tambour(uéuuphar, 


PES 


-     505     - 


PET 


aussi  appelé  lys  des  étangs).  -  d' chète 
p.  de  chat  (ricochet).  V'nans  fâre 
dés  ~  sus  V  ivé,  allons  faire  des  r. 
sur  l'abreuvoir. 

Pesant  [pezà  M,  N,  S,  pçzà  I,  P, 
F,  pezà  V],  adj.  —  Pesant;  difficile. 
Le  chanson  at  pesante  è  chanter,  la 
chanson  est  difficile  à  chanter. 

Pesât  [peza  M,  N,  S,  pqzo  I,  P, 
pçzà  F,  pezç  V],  s.  m.  —  Balance 
romaine.  Dans  le  patois  messin, 
on  entend  aussi  Peson.  VoirBèlance. 

Pesé  [pezêi  .  .  M,  N,  S,  pezç  I,  V], 
s.  m.  —  Tige  morte  de  certaines 
plantes:  pois,  haricots,  navets,  pom- 
mes de  terre,  vesces. 

Pesé  [pezë'  Rezonville],  s.  m.  — 
Vesce  sauvage. 

Peser  [pezë'  .  .  M,  N,  S,  pçzç  .  . 
I,  P,  F,  pezç  V],  v.  tr.  —  1»  Peser. 
Voir  Chèhhe.  2"  Réfléchir.  Lés 
gnèhhons  pèsent  devant  que  d'  s'  mè- 
rieu,  les  garçons  réfléchissent  avant 
de  se  marier. 

Pesont,  Pèsot,  voir  Pesât. 

Pèssâde  [pesât  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Se  dit  de  quelque  chose  qui  ne 
dure  pas  longtemps  :  visite,  averse, 
etc. 

Pèssat  [pçsa  M,  pesç  I,  P],  s.  m. 
—  Endroit  où  l'on  passe,  par  exten- 
sion, trou  qui  sert  de  passage  dans 
la  haie. 

Pèssate  [pqsal  M,  N,  S,  pqsol  I,  P, 
V,  pasçt  F],  s.  f.  —  Passe tte  (mor- 
ceau de  toile  à  travers  lequel  on 
filtre  le  lait). 

Pèssâye  [pçsày  .  .  gén.],  s.  f.  — 
1"  Pas,  enjambée.  Fâre  dés  grandes 
~,  faire  de  grandes  enjambées.  / 
s'an  v'neût  an  comtant  ses  ~ ,  il  s'en 
venait  en  comptant  ses  pas  (à  pas 
comptés). 2" Démarche;  course,  allée 
et  venue.  3"  Passade  (court  passage). 
4o  Empreinte  du  pied  dans  la  terre. 
Ç'iè  n'  s'  treuve  nieu  dans  le  ~  d' 
i  ch'vau,  cela  ne  se  trouve  pas  dans 
le  pas  d'un  cheval  (c'est  une  chose 


rare).  5"  La  longueur  d'un  pas 
(mesure). 

Pèsse-chète  [pçs  sçt  M,  /,  P,  N, 
S],  s.  f.  —  Chatière. 

Pèsse-groiïs,  pèsse-petiat  [pçs  grû 
pçs  petija  M\,  loc.  adv.  —  A  peu 
près.  /  fât  ç'iè  ~,  il  fait  cela  à 
peu  près. 

Pèsséje  [pçsês  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Passage.  L'afant  at  au  -,  l'enfant 
est  au  p.  (il  est  sur  le  point  de  naître). 

Pèsse-min  [pes  mè  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Fente  dans  la  robe.  Voir 
Gajate. 

Pèssc-pieud  \pes  pyœ  .  .  M,  L  P], 
s.  m. —  Passe-pied  (ancienne  danse). 

Pèsser  [pçsë'  .  .  gén.],  v.  intr.  — 
Passer.  /  faut  ~  pè  l'euhh  ou  pè 
lé  f'néte,  il  faut  passer  par  la  porte 
ou  par  la  fenêtre  (l'un  ou  l'autre). 
—  Eté  pèsse  sis  vote  nèz  sons  vos 
diére  bonjour,  elle  passe  sur  votre 
nez  sans  vous  dire  bonjour  V. 

Pèssot,  voir  Pèssat. 

Pèssote,  voir  Pèssate. 

Pèssu  [pesii  M,  1,  P],  s.  m.  —  Pas- 
soire qui  sert  à  égoutter  la  salade. 

Pét  [pe  V],  adj.  —  Laid.  Voir 
Peut. 

Pétche,  voir  Péde,  Péte. 

Pètcheuhi  [pçtsœyi  S],  v.  tr.  — 
Percer.     Voir  Pètuher. 

Pètcheu  [petsœ-pçkae-petyœ  S,  pçte 
potye-potse  V],  s.  m.  —  Trou; 
ouverture. 

Pètchi  [pçtsi  S],  v.  intr.  —  Partir. 
Voir  Pèrti. 

Pète  Ipçt  gén.],  s.  f.  —  Patte;  pied 
(avec  un  sens  de  mépris).  ~  d' 
paye  (poule),  espèce  de  champignon. 
Qwète  ~  sus  qwète  ~ ,  qwète  ~  ètand 
qwète  ~ ,  qwète  ~  ne  vyint  m',  qwète 
~  an  va.  Quatre  p.  sur  quatre  p., 
quatre  p.  attend  quatre  p.,  quatre 
p.  ne  vient  pas,  quatre  p.  s'en  va  ; 
un  chat  sur  une  chaise  guette 
une  souris,  la  souris  ne  vient  pas, 
le  chat  s'en  va  (devinette),  /n'  boûje 


PKM 


506     — 


PET 


;!(■  piciid  ni  ~,  il  no  l)ouj,;c  ni  pied  ni 
paltc.  /  II'  picnt  r'niouii'cr  ni  pieud.i 
ni  ~,  il  ne  peut  remuer  ni  pieils 
ni  pattes.  J'  ti/ins  d':os  mè  ~ ,  je 
tiens  sous  ma  p.  (à  ma  disposition). 

—  Is  dèl)r(tnchénent  Ics-tibres  sis  ~ , 
ils  débranchaient  les  arbres  sur  p. 
(pied)  r. 

Pète  |/)ç/  V|,  s.  m.  —  Loque, 
chillbn.  Lo  honc  qu'on  n'  rèpièçl' 
mi  ot  lot  in  ~,  le  linge  qu'on  ne 
rapièce  pas  est  bientôt  un    chill'on. 

Péte  (/)<"/  M,  I\,  n.  p.  —  Peltre, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Péte  Ipct  M,  I,  P,  N,  pçrt  F,  pëk- 
pël-pcls  S,  pijet    V|,   s.    f.    —   Perte. 

Pété  \p('lc  \'\,  adj.  -  Petit.  Voir 
Petiat. 

Pèté  \pêtC"  A/|,  s.  ni.  —  1"  Pâté. 
2"  l'espèce  de  gâteau.  -  d'pwvrcs, 
gâteau  l'ait  avec  des  poires  qu'on 
fait  cuire  à  l'avance  en  une  espèce 
de  marmelade.  On  étend  cette 
marmelade,  assez  épais.se,  sur  une 
abaisse  de  pâte  qu'on  recouvre  d'une 
seconde  abaisse,  en  donnant  au  gâ- 
teau une  forme  circulaire.  On  le  fait 
aussi  en  forme  de  demi-ellipse  en 
ne  garnissant  que  la  moitié  de  l'a- 
baisse et  en  la  recouvrant  de  l'autre 
moitié. 

Pètelanje  \pçllàs  V],  n.  pr.  — 
Puttelange  (village).  Ne  s'emploie 
que  dans  la  locution  :  Madame  de 
~  ,  femme  mal  liabillée  (jeu  de  mots). 

Pètelat  \pella  M,  j)çllo  /,  P\,  s.  m. 

—  l^spèce  de  pou. 

Pètcler  IpellC'i  .  .  M,  I,  P,  N,  patin' 
I'\,  v.  tr.  —  Faire  des  paquets  au 
jeu  de  cartes.  Xè  palctc  me  tant 
lés  cartes,  ne  fais  pas  tant  de  paquets 
avec  les  caries  /•'. 

Pèteler,  voir  Pètcner. 

Pètcnate  \pelnat  M,  N,  pçlnot  I, 
P],  s.  m.  —  Patenôtre.  I  dit  ses  ~, 
il  ilit  ses  ]).  Se  dit  d'un  chat  qui 
ronronne.     Voir  Pautrenate. 

Pètenâye  [pçtnùy  .  .  M,  I,  P,  A'J, 


s.  f.  —  1"  Panais.   2"  Légumes  cuits. 
3"  Le  contenu  d'un  pot. 

Pètener  (/)(■/;)("'  .  .  .V.  /.  /*,  pelUe- 
pqtniy-pijetn(e  A',  pelle  .  .  .S'|,  v.  intr. 

—  Piétiner;  trépigner;  marcher    à 
petits  pas. 

Pètcrâve  \petrâf  .  .  M,  I,  P,  A'|, 
s.  f.  —  Hettcrave. 

Pèterèye  [petrêij  M.  I,  P.  A'|,  s. 
f.  —  1"  Ktincelle  brillante.  2"  Cré- 
|)itement;  claquement  de  fouet. 

Pét-éte  \petêt  V\,  adv.  —  Peut-être. 
Voir  Peut-éte. 

Pèteurau  |/»(7/-ô  M,  I,  P,  N,  pelrâ  .  . 
S],  s.  m.  —  Pâturage,  pacage;  pré 
destiné  à  mettre  les  animaux  en 
])âture. 

Pèteuré  \pet(vrêi  M,  I,  P,  N,  palœrê 
/•',  petiirê'  .  .  S\,  s.  m.  —  Petit 
domesli(iue  de  labour  ([ui,  la  saison 
venue,  conduit  le  bétail  en  pâture. 
Voir  Jeuricu. 

Pèteuréje  \pf tarés  .  .  M,  I,  P,  N, 
patœras  F,  pçtiirês  S\,  s.  m.  — 
Pâturage. 

Pèteurieu  [pejccryce  .  .  M,  I,  N, 
peta'ir'-petwriie  P,  pat(rra>  F,  petri- 
petûrç  .  .  S,  petrit;e,-!iœ  V|,  v.   intr. 

—  Pâturer,  ])acager. 

Pèlcîis  |/)ç/'7'  M,  I],  s.  m.  —  Malotru. 

PèteiïsG  [7)<7(7'S  S\,  s.  f.  —  Espèce 
de  saule.     Voir  Paterassc. 

Peteut  lpel(e  S\,  adj.  —  Petit.  Voir 
Petiat. 

Pétéyc  [/)r7(7/  V|,  s.  f.  —  Petite 
ordure.     Voir  Peutâye. 

Pèlèye  [petêu  F\,  s.  f.  —  Pépie. 
Voir  Pèpèyc. 

Pcliat  \pettja  M,  N,  pqîijo  I,  P,  F, 
])etœ-j)etiia  S,  pele-petijo  V],  adj.  — 
l'élit.     Voir  Piat. 

Pètieu  [pel'jec  S\,  s.  m.  —  Trou. Voir 
Pètcheu. 

Pèttn  \pçlï  M,  /|,  s.  m.  —  Patin; 
pantouile. 

Petiot,  voir  Petiat. 

Pètiou  [pçti/n  V\,  s.  m.  —  Chilfon- 
nier. 


^1  - 


PET 


PEU 


Pctoncot  \p(e)tôko  N,  S\,  n.  pr.  — 
Pettoncourt,  vill.  de  l'arr.  de  Château- 
Salins.  Lés  marchands  d' fwiii  de  ~, 
les  niarchauds  de  foin  de  P.  (so- 
briquet). 

Pètoyâd  Ipetçyà  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Enfant  très  potelé. 

Pètrauyéje  [petrôyês  .  .  M,  I,  P], 
s.  m.  —  Action  de  patauger. 

Pètrauyeu  [pçtrôyœ  .  .  M,  I,  P, 
pçtruye  V],  v.  intr.  —  Patauger, 
marcher  dans  la  boue,  dans  des 
flaques  d'eau.     Voir  Patouyeu. 

Pètreumeunc  [pçtrœmqen  M,  pelrœ- 
mçn  I,  P,  pqtrqsmqn-pqtrœmœn  N], 
s.  m.  —  Pièce  de  monnaie  de  peu 
de  valeur,  qui  avait  anciennement 
cours  à  Metz  (qui  représente  l'image 
de  Saint-Pierre,  de  Peterniânnchen). 

Pètreuyeu  [petrqeyœ  .  .  M,  N, 
petrçye  I,  P,  patriyi  S],  v.  intr.  — 
Pétiller;  crépiter.  Lo  fu  pètreuye, 
le  feu  pétille.     Voir  Patreuyeu. 

Pètrèye  [pelrêy  M\,  s.  f.  —  Étin- 
celle pétillante. 

Pétri  \pqlri  S],  v.  tr.  —  Pétrir. 
Voir  Preti. 

Pétri,  Pètriycu,  voir  Pèteurieu. 

Pètronïye  (sinte)  [pçlrotiïy  M,  I, 
P,  N],  n.  pr.  —  Ste-Pétronille. 
Quand-i  pieiil  è  Sinte  Pètronïye, 
Lés  r'hîns  s'an  vont  an  gn'nJyes,  quand 
il  pleut  à  Ste-P.,  les  raisins  s'en  vont 
en  guenilles. 

PètroûlG  [petrûl  M,  I,  P,  petrô"! 
N,  petrôl  S,  V\,  s.  m.  —  Pétrole. 

Pètroyâd  {pqtrçyâ  .  .  M,  I,  P,  N, 
patruyâ  F],  s.  m.  —  Personne,  en- 
fant qui  patauge. 

Péts  [pë  V],  s.  m.  —  Puits.  Voir 
Puhh. 

Pètu  [pçtû  N],  adj.  —  Trapu. 

Pètuher  [pqtuyëi  .  .  M,  I,  P,  N, 
pçtsœyi  S],  V.  tr.  —  Percer  ;  trouer. 

Pèturé,  Pèturéje,  Pèturcr,  voir 
Pètcuré,  Pèteuréje,  Pèteurieu. 

Peu  [pœ  S],  s.  m.  —  Pou.  Voir  Pu. 


Peublic  [pœblik  M,  I,  P,  N,  piblik 
V],  adj.  —  Public. 

Peûch  [pœs  S],  s.  m.  —  Puits. 
Voir  Puhh. 

Peûchat  Ipœsa  M,  plsâ  F,  peso  V], 
s.  m.  —  Personnage  que  les  enfants 
croient  voir  dans  la  lune. 

Pcuchanlit,  Peuchate,  Peuchâye, 
voir  Peuhhanlit,  Pcuhhate,  Peuhhàye. 

Peuche  [pas  V],  s.  f  —  Perche 
(longue  pièce  de  bois).  Voir  Pîrche. 

Peuche,  voir  Peuhhe. 

Peucherat,  Peuchieu,  voir  Peuhhe- 
rat,  Peuhhieu. 

Peuchiater,  Peuchnater  [pœsyatç 
.  .  S,  pœsnatë'  M],  v.  intr.  —  Manger 
du  bout  des  dents.  Voir  Piuchater, 
Pissenè,  Pissenotè,  Pussenater,  Pus- 
sieu. 

Pcuchote  [pœsol  V],  s.  f.  —  Partie 
de  la  schlitte. 

Pcuchu,  voir  Peuhhu. 

Peuciatâd  [pœsyatà  .  .  S\,  s.  m.  — 
Vétilleur.     Voir  Puciatâd. 

Peuciatè  [pœsyatç  .  .  S\,  v.  tr.  — 
Épucer.    Voir  Puciater. 

Peuciater,  voir  Peuchnater. 

Peugnate  [pœfiat  M],  s.  f.  — 
Poignée  de  chanvre  que  l'on  file.  Voir 
i\ugate. 

Peugne  Ipœn  M,  N,  pêiï  S],  s.   m. 

—  Rayon  de  miel. 

Peugnon  [pœiiô  M,  N,  peiïô  I,  P], 
s.  m.  —  Pignon,  mur  latéral  de  la 
maison. 

Peûhh  [pwx  .  .  S],  s.  m.  -  Puits. 
Voir  Puhh. 

Peuhhanlit  [pœxàH  .  .  M,  I,  P,  N, 
pœyfilœ  S,  pejfile  V],  s.  m.  —  1°  Pis- 
senlit, sorte  de  salade.  2"  Fleur 
jaune  qui  pousse  près  des  ruisseaux. 

Peuhhârd,  voir  Peuhhate. 

Peuhhate  [pcexat  . .  M,  N,  S,  pœxçt 
pçxçt  /,  P,  pisçt  F,   pexçt    V],   s.   f. 

—  Urine.    Dans  M,  on  entend  aussi 
Peuhhârd,  p(^xàr. 


PEU 


—     508     - 


PEU 


Peuhhâye  [pifX^iH  ■  ■  ^!,  A  ^.  ^'. 
S,  pisâij  F],  s.  f.  —  Urine  aboiuhintc; 
écoulement  d'urine. 

Peuhhe  [jurx  ■  ■  M,  h  1\  A',  S|,  s.  f. 

—  Pissat. 

Pcuhherat  \paexra  .  .  M,  X,  pœ^jo  I, 
P\,  s.  m.  —  Pissat.  Le  sini  Mrdâd 
è  tûcheu  so  ~ ,  sinI  Barnabe  li  casse 
lo  né:,  la  Sl-Médard  a  lâché  son 
p.  (il  commence  à  pleuvoir),  saint 
B.  lui  casse  le  nez  (la  pluie  cesse). 

Peuhhieu  [p(pyjjœ  .  .  M,  I,  N, 
p<fyjje-po-/J  P,  pisi  F,  pcç-fj  S, 
pcxijc  V|,  V.  intr.  —  1°  Pisser;  pisser 
de  |)cur.  -  dcs-as',  p.  des  os  (ac- 
coucher d'un  enfant  chétif);  - 
dés  colelati's,  p.  des  côtelettes  (ac- 
coucher). Se  dit  par  ironie.  2°  Jaillir. 
Lo  sanji  piclwâl,  le  saii^  jaillissait  F. 

PeuhhonJeut,  voir  Peuhhanlit. 

Peuhhotc,  voir  Pcuhhatc. 

Pcuhhu  Ipçeyfi.  .  M,  I.  P,  pisû  F], 
s.  m.  —  Pissoir. 

Peûhi  l/xT'Yi  .S'I,  v.  tr.  —  Puiser. 
Voir  Piîhieu. 

Pcukcni  [pœkni  S\,  n.  \)r.  —  Pulli- 
gny.     Voir  Peuteni. 

Peulpite  [pq'ljiil  M.  I.  P,  N\,  s.  m. 

—  Pupitre.  Fouijou  d'  ~,  fouilleur 
de  p.  (lionime  de  loi). 

Peulson  \pœlsô  M\,  s.  m.  —  Gazon; 
plante  d'ornement.  Somer  sus  V  -, 
semer  sur  le  gazon  (sans  bêcher 
préalablement)  /,  P. 

Pcumate  [piemal  M,  X,  S,  ptrmol 
I,  P,  F\,  s.  f.  —  Petite  pomme 
sauvage  qui  perd  son  àpreté  en 
devenant  blette. 

Pcumati  [p(rniati  M,  X.  pcymoli 
P,  F\,  s.  m.  —  Pommier  sauvage. 
On  dit  aussi  souvent  Pcumatîn. 

Peume   \p(fm  M,  I,  P,  F,  S],   s.  f. 

—  Pomme.  -  d'èmoûr,  tomate.  - 
don  dirdc,  p.  du  diable  (dalura  slra- 
nioine).  -  de  tere  è  café,  p.  de  terre 
à  la  pelure  (en  robe  de  chambre) 
S.  Le  ~  ne  chcût  m'  Ion  d'  iarbe, 
la  p.  ne  tombe  pas  loin  de  l'arbre 


(il  chasse  de  race).  Eunc  -  piiràyc 
(in  gale  çanl  nnles,  une  p.  pourrie 
en  gâte  cent  autres. 

Peumelate  Ipœmlal  M,  X,  S,  pœm- 
lol  I,  P\,  s.  f.  —  1"  Petite  pomme. 
2"  Jaune  de  l'œuf. 

Peumcler  (so)  \pœmlêi  .  .  M,  /,  P, 
X,  S\,  V.  pron.  —  Se  pommeler.  Lo 
ciel  so  pomeale,  J'èrans  l'be  lanis,  le 
ciel  se  pommelle,  nous  aurons  le 
beau  temps. 

Peumelole,  voir  Peumelate. 

Peumer,  Pcumcu,  voir  Peumîn. 

Pcumerieus  \pœmery(ç  M,  I],  n. 
pr.  —  Pomméricux.  vill.  de  l'arr. 
de  Metz. 

Peumîn  [pœmî  .  .  M,  I,  P,  X,  pœmi 
pirmije  F,  pœmi-pœme-pcemç'-pcemë- 
pœmœ  S\,  s.  m.  —  Pommier.    /  bwin 

—  bèyc  dés  bones  pcnmes,  un  bon 
p.  donne  de  bonnes  pommes. 

Peumon  [premô  M,  /,  P,  X],  s.  m. 

—  Poumon  de  l'homme.     Voir  Mou. 
PeMmote,  Peumoti,  voir  Pcumate, 

Pcumati. 

Pcunâhhc  [pqenàx  S\,  s.  f.  —  Pu- 
naise.    Voir  Peutc. 

Peunat  [pœna  M],  s.  m.  —  Pineau 
(sorte  de  raisin,  de  vin). 

Pcunc  Ipœn  M,  F,  pcn  I,  P,  pin 
F.  piyn-pçn  X,  pin-pîk-pèk  S,  pîk  V|, 
s.  f.  —  Kpine.  Blanche  ~,  aubépine. 

—  7'(i/i/  qn  le  blanche  pîke  n'ot  m' /iérl, 
i  fèl  frîid,  tant  que  l'aubépine  n'est 
pas  (k'urie,  il  fait  froid    V. 

Peunèlc  \p<ençl-pirrnel-prcenql-po- 
nçl-pornel  M,  I,  P,  N,  pernçl  F, 
plnël-pùnfl-ponêl  .  .  S,  panel  Y],  s. 
f.  —  1"  Prunelle  des  haies,  fruit  du 
prunier  épineux.  2"  Prunellier  sau- 
vage. 3"  Prunelle  de  l'œil.  ■!•  Ktolle 
grossière  et  épaisse,  avec  laquelle 
on  faisait  des  jupons. 

Pcunir  \pcvnîr  M,  I,  P,  X,  plnlr- 
pùmr  S\,  V.  tr.  —  l'unir. 

Peupèliè,  Peupli  [pcepçlyç  F,  pœpli 
i  S],  s.  m.  —  Peuplier.  Voir  Popli. 


PEU 


-     509     - 


PEU 


Pcupîte  [pœpit  il/] ,  s.  m .—  1°  Pupitre. 
2"  Bureau.    Voir  Peulpite. 

Peurfèrance  [parferas  M\,  s.  f.  — 
Préférence. 

Peuriéje  [pœryês  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Action  de  réduire  en  purée. 

Pcurieu  [pœryœ  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  1"  Réduire  en  purée.  2"  Pres- 
ser avec  les  doigts  pour  en  faire 
sortir  le  jus.  Se  dit  des  pommes, 
des  poires,  des  raisins,  etc. 

Pcurnèle,  voir  Peunèle. 

Peurnous  [pœrnu  M,  N,  pernu  .  . 
I,  P],  s.  ni.  —  Preneur. 

PeurpoQs  [paerpù  M,  I],  s.  m.  — 
Propos. 

PeurpoûsieH  [pœrpûzijœ  .  .  M,  I, 
P,  pœrpûzyœ-propûzyœ  N],  v.  tr.  — 
Proposer. 

Peus  [pœ  S],  s.  m.  —  Pis  (mamelle). 
Voir  Pis. 

Peus  [pœ  M,  I,  P,  N],  conj.  — 
Puis.    Voir  Pus. 

Peusion  [pœzyô  M],  s.  m.  —  Plante 
grimpante  qui  croît  dans    les    blés. 

Pcussiater  Ipœsyatq  .  .  S],  v.  intr. 
—  Manger  du  bout  des  dents.  Voir 
Peuchnater. 

Peut  [pœ  M,  I,  P,  F,  N,  S,  pe  V], 
adj.  —  Laid,  vilain;  difforme;  dé- 
sagréable; malpropre.  Lo  çu  qu'at 
~  al  ca  malin,  celui  qui  est  1.  est 
aussi  méchant.  È  peute  chète,  bés 
mi/ious,  à  vilain  chat,  beaux  chatons 
(les  parents  laids  ont  souvent  de 
beaux  enfants).  —  Çou  qu'ot  pét  ot  co 
tojos  méchant,  ce  qui  est  1.  est  aussi 
toujours  méchant.     Voir  Chète. 

Peutâye  [pœlây  .  .  S,  petëy  V],  s. 
f.  —  1"  Ordure;  poussière;  petits 
corps  qui  se  trouvent  dans  un 
liquide.  J'  â  eune  ~  dans  l'euy, 
j'ai  quelque  chose  dans  l'œil. 
I  n'  è  ryin  èvii  groûs  corne  eune  ~ 
d'  ses  Jans,  il  n'a  rien  eu  gros 
comme  une  p.  de  ses  parents  (il 
n'a   rien   hérité).    2°  Chiffon. 


Peutchèle  [pcetsel  N],  s.  f.—  Cenelle. 
Voir  Patche,  Pochètc. 

PcutchGur  [pcelsœr  N,  S],  s.  m. 
—  1°  Personne  qui  boude.  2"  Niais. 
Peute  [pœt  M,  I,  P,  N,  pwet  V], 
s.  f.  —  lo  Punaise.  -  d'âwe,  sorte 
d'insecte  qui  vit  dans  l'eau.  Voir 
Peunâhhe,  Wâdion.  2"  Insecte  (mante 
religieuse),  qu'on  appelle  aussi 
Kîré,  curé  S,  V. 

Pcutc  [pœt  V\,  s.  f.  —  Bas  du  tronc 
de  l'arbre.  Le  ~  ot  pis  dihhe  que 
le  ç'mèy,  le  bas  de  l'arbre  est  plus 
dur  que  le  sommet. 

Peute-de-Jèdîn  [pœt  d(e)  Jedî .  .  M, 
I,  P[,  s.  f.  —  Sorte  de  coléoptère. 

Pcute-fim  [pœt  fë  .  .  M,  I,  P,  F, 
N],  s.  f.  —  Fringale. 

Pcuteni  [pœtni-pœkni  S],  n.  pr.  — 
Puttigny,  vill.  de  l'arr.  de  Chàteau- 
Salins. 

Peuterâye  [pœtrây  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  Laideur;  vilenie. 

Peut-éte  [p{,(e)t  et  M,  I,  P,  F,  N, 
p(œ)têl-pitêtS,'petêt  V],  adj.  — Peut- 
être. 

Peutèye  [pœtêy  M,  I,  P,  iV],  s. 
f.  —  Rejet  de  vignes,  de  plants. 

Peutieu  [pœlyœ  .  .  M,  I,  P,  N\.  v. 
tr.  —  Enlaidir. 

Peut-rechat  [poersa  M,  N,  pœrso  T, 
P\,  s.  m.  —  1»  Vêtement  des  jours 
ouvrables.  2"  Bal  de  noce  auquel  peu- 
vent prendre  part  tous  les  garçons 
du  village,  sans  invitation,  avec 
leurs  vêtements  de  tous  les  jours. 
11  avait  lieu  sur  la  place  publique 
ou  dans  une  grange,  pendant  que 
les  gens  de  la  noce  étaient  à  table 
ou  se  divertissaient  après  le  festin. 
Peuts  [pœ  S],  s.  m.  —  Puits.  Voir 
Puhh. 

Peuyat  [pœya  M,  N,  pœyo  I,  P], 
adj.  —  1"  Se  dit  des  noix,  des  noi- 
settes, des  châtaignes  qui,  étant 
mûres,  se  détachent  spontanément 
de   leurs    enveloppes    vertes.     A^as 


PEU 


510     - 


PIA 


hhniats  sont  ~,  nos  noix  sont  mûres, 
elles  se  détachent  de  leur  enveloppe. 
2"  Abondant  ;  ])ro(lif^ue.  L'  grin 
n'  s'rè  si  ~  po  rbcyeu  au  cachons, 
le  grain  ne  sera  pas  si  abondant 
qu'on  puisse  le  donner  aux  cochons. 
Coinpcrc,  île  mes  bi/ins  l'as  diâlemânt 
pcnijdt,  cDinpère,  de  mes  biens  tu  es 
(liablcineiit  [jiodigue  C.  H.,  IV,  27. 
'L  è  d'  rèrjant  lot  -,  il  a  de  l'ar- 
gent en  abondance  (il  le  dépense 
facilement  et  avec  prodigalité). 

Pcuyc  \p(f!i  M,  I,  P,  N\,  s.  f.  — 
Kcorce  des  plantes.  /  faut  viande 
qn'  le  Sint  Laraiil  èi'Ciisse  luins  le  ~ 
è  le  chinne  po  le  râijeu,  il  faut  at- 
tendre que  la  Saint-Laurent  ait  mis 
de  l'écorcc  au  chanvre  pour  l'ar- 
racher. 

Pcuycu  [pœiicf  .  .  M,  I,  P,  X,  S\, 
V.  tr.  —  1"  Peler;  écaler;  éplucher. 
J'  vas  fianler  lés  hhalats,  t'  es  petui'rcs, 
je  vais  abattre  les  noix,  tu  les  éca- 
Icras.  2"  v.  intr.  —  S'égrener,  laisser 
tomber  sa  graine. 

Peuyon  Ipocyô  M,  I,  P,  N],  s.  m. 
—  fEcale,  cosse;  glumc  des  graines 
de  céréales.  2"  Branche  de  saule, 
f|ui  sert  à  faire  des  liens.  3»  Menue 
I)aillc  M. 

Pcuyot,  voir  Pcuyat. 

PeuyQre  [pifijur  M\,  s.  f.  —  Pelure  ; 
brou  de  noix. 

Pkvé  Ipei'ê'  .  .  M,  I,  P,  X,  S\,  s. 
m.  —  Pavé. 

Pèver  \pçvc'  .  .  gén.|,  v.  tr.  — 
Paver. 

Pèvoïit  Ipri'fi  .  .  M,  I,  P,  pei'ô"- 
pei'û  N\,  s.  m.  —  Pavot.  Pial  ~ 
roje,  petit  p.  rouge  (cocjuclicot). 

Pèyale  [pçijat  .  .  .1/,  iV,  peijot  l\, 
s.  f.  -  Petite  paille. 

Pèye  \petj  gén.  (peu  V)|,  s.  f.  — 
Halle  des  céréales.  Dés  péijes,  paille 
de  fromeiil  V. 

Pèyèssc  \petjes  .  .  gén.|,  s.  f.  — 
1"  Paillasse;  par  extension,  som- 
mier élastique.  —  2»  Panse;  ventre. 


T  H  è  cravé  le  -,  il  lui  a  crevé  le  v. 
(il  l'a  tué). 
Pèyèsson    Ipeyesô  .  .  gén.].   s.  m. 

—  Paillasson. 

Pèycu  Ipeijn'-  ■  gén.  (payi.  .  F)],\.  tr. 

—  Payer.  /  s'rè  pèyeu  è  le  rèsurèxion 
dés  botons  d'  (pièles,  il  sera  payé  à 
la  résurrection  des  boutons  de  guê- 
tres (jamais). 

PÈyis  \pç!ii  gén.),  s.  m.  —  Pays. 
Pyin  ~ ,  plain  p.  (la  plaine,  le  Sau- 
nois,  s'o])j)ose  aux  montagnes, 
forêts  des  Vosges).  Lo  patwcs  don 
pyin  -,  le  jiatois  du  Saunois,  par 
opposition  au  palwès  d'  le  montegne 
(le  Vosgien). 

Pèyote,  voir  Pèyatc. 

Pèyou  \pejiii  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Payeur.  Les  consious  n'  sont  m'  lés 
-,  les  conseilleurs  ne  sont  pas  les 
payeurs. 

Pèyûre  [peyCir  .  .  M,  I,  P\,  s.  f.  — 
Payement. 

Pi  \pi  V],  s.  m.  —  Epi. 

Piachate  [pyasal  .  .  M,  N,  pyosot 
I,  P],  s.  f.  —  Serfouette. 

Piâd  \pyâ  V],  s.  m.  —  Plaid, 
procès. 

Piàdeuyemant  IpyPidœymà  .  .  M, 
N,  pyildeynui  I,  P,  pyâdimà  S\,  s.  m. 

—  Plaidoyer. 

Piâdeuyerèyc  Ipyâdtryrçy  M,  X, 
pyâdeyrêy  I,  P,  pycidJrây  .  .  S,  pyâ- 
din    V\,  s.  f.  —  Plaidoirie. 

Piâdîrîe,  voir  Piâdcuyrèye. 

Piâdieu  {pyàdyœ  .  .  gén.  (;)/<ïrf(  F)], 
v.  tr.  et  intr.  —  Plaider.  7'  piâdeuy- 
rans  et  f  vcnrans  i  poû  qui  at  ç' 
qn'èrè  dreât,  nous  plaiderons  et  nous 
verrons  un  peu  qui  est-ce  qui  aura 
raison.  An  piâdiant  an  pcdent  los  lés 
lions',  en  [ilaidant  on  perd  tous  les 
deux. 

Piàdiou  \pyàdyn. .  i^cn.  (plûdyo  tF)], 
s.  m.  —  Plaideur.  Ç'at  i  -,  i  chi- 
canon,  c'est  un   - ,  un  chicaneur. 

Piafer   (so)    [pydfc'  M\ ,   v.    pron. 

—  Se  jeter  sur. 


PIA 


-     511     - 


PIA 


Piahant  Ijiyà-^à  M,  N,  pyâxâ  I, 
P,    pWjâ     F,    pijc'fà,     S,    V],    adj. 

—  Plaisant;  agréable;  de  bonne 
humeur;  qui  aime  à  faire  des  plai- 
santeries. /  fèl  bon  pâle  è  ç't  ôme, 
'l  ot  si  ~,  il  fait  bon  parler  à  cet 
homme,  il  est  si  agréable  V. 

Piâhi  Ipyàyi  .  .  M,  N,  plâxi-plâji 
F,pye'(i  S,  V\,  s.  m.  —  Plaisir.  Lo  çu 
qu'èpoûte  fâl  tojos  ~,  celui  qui 
apporte  fait  toujours  p.  —  Fn  pièhi 
val  in-n-aiile,  un  p.  vaut  un  autre. 
Se  dit  quand  on  rend  un  service 
qu'on  a  reçu.  Fâl  panre  so  pièhi 
qiiand-on  lo  Irove,  il  faut  prendre 
son  plaisir  quand  on    le   trouve    V. 

Piâjant,  Piâji,  voir  Piâhant,  Piâhi. 

Piâlad  [/'yô/â  Pontoy],  s.  m.  — 
Pleurnicheur. 

Piâlè  Ipyàle  Pontoy|,  v.  intr.  — 
Pleurnicher. 

Piamoûs  [pyamû  M,  pyanw'^-pyamû 
N],  s.  m.  —  Plaisir. 

Pianchate  [pyâsal  M,  N,  pyàsol  I, 
P,  plësol  F,  pyèsalSl,  s.  f.  —  Petite 
planche. 

Planche  \pyàs  M,  I,  N,  pyês  P, 
plês  F,  pyês  S,  .],  s.  f.  —  1"  Plan- 
che. Anleur  qwète  ~ ,  entre  quatre 
p.  (dans  le  cercueil).  2"  Partie  du 
pressoir  S.  Voir  Chaucu. 

Piancheu  [pyàsœ .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
pyèsi  S],  V.  tr.  —  Garnir  de  plan- 
ches. Piancheûz  lé  wèleure,  mettez 
les  planches  à  la  voiture. 

Pianchi  Ipyàsi  M,  I,  N,  pyêiii  P, 
plàsi-plêsi    F,    pyèsi    .  .  S\,    s.   m. 

—  1«  Plancher.  2»  Plafond. 
Coine  7  oleût  nul,  n-y  èveiil  ène  lemîre, 
pandowe  au  milan  don  ~,  comme 
il  faisait  nuit,  il  y  avait  une  lumière 
pendue  au  milieu  du  pi.  Jaclot, 
1853,  p.  19. 

Piâner  (so)  \pyânë'.  .  M],  v.  pron. 

—  Se  cacher. 

Piâneûs  [pyànôè  I,  P],  n.  pr.  — 
Plesnois,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 


Pîançon  [pyâsô  .  .  gén.],  s.  m.  — 
1"  Plançon.  2"  Jeune  arbre  encore 
flexible.  Lo  rondin  d'  ~  ol  lojor  V 
inoyou,  le  rondin  de  jeune  arbre 
est  toujours  le  meilleur.  3"  Bali- 
veau    réservé      dans    une     coupe. 

Piant  \pyà  .  .  gén.],  s.  m.  —  Plant. 

Piante  [pyàt  .  .  gén.],  s.  f.  — 
1"  Plante.  2"  Vigne.  J'  vos  frâ  dthh 
haies  de  vin  dans  mè  ~ ,  je  vous  ferai 
dix  hottes  de  vin  dans  ma  vigne. 

Piantéje  {pyàlës  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Action  de  planter. 

Planter  \pyàlê'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Planter.  Vyène  que  piaule,  tone  que 
broûye,  vienne  que  plante,  tourne  (,?) 
(advienne  que  pourra).  È  -,  à  p. 
(à  foison). 

Pianteu,  voir  Piantin,  Piantu. 

Piantin  [pyàlè  M,  I,  S,  V,  pyàlô  P, 
plàlë  F,  ho  pyàlœ  Béchy],  s.  m. 
—  Plantain.  Dans  le  Vo.sgien,  on 
distingue  lo  hâl (haui)  -,  aux  feuilles 
pointues  et  piquantes,  du  rond  -, 
aux  feuilles  rondes  qui  ne  piquent 
pas. 

Piantîres  Ipyàl'îr  M,  7],  n.  pr.  — 
Plantières,  vill.  annexé  à  la  ville  de 
Metz. 

Planton,  voir  Piantin. 

Piantou  [pyàlu  .  .  gén.],  s.  m.  — 
1"  Planteur.  2«  Plantoir,  morceau  de 
bois  dont  on  se  sert  pour  repiquer  les 
choux  et  dont  le  bout  est  ferré. 

Piantu  \py(yû  ■  ■  M,  L  P,  F,  N, 
pyàlœ  .  .  S,  pyàlê  Y],  s.  m.  —  Plan- 
toir. 

Piaquer  [pyâkci  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
tr.  —  Jeter,  ilanquer.  Èle  s'è  plaqué 
dans  le  brobe,  elle  s'est  jetée  dans 
la  boue. 

Piâre  \pyàr  .  .  gén.  (plâr  F)],  v. 
intr.  —  Plaire.  Piâl  ou  non  piâl, 
plaît  ou  non  plaît  (que  la  chose 
plaise  ou  non). 

Piat  [pya  M,  N,  pyo  I,  P,  pso-pyo  V], 
adj.  —  Petit.  D'peus  qu'.fâ  vu  mes  -, 


PIA 


512     - 


PIC 


depuis  que  j'ai  vu  mes  p.,  depuis 
que  j'ai  un  certain  Age.  Voir  Pctiat. 

Piatemant  [pi/almà  M,  X,  S.  pijotmâ 
I,  P\,  adv.—  Petitement  ;  doucement. 
Aler  tôt  -,  aller  tout  doucement. 

Piatcr   Ipyatêi   .  .    M,  N],   v.  intr. 

—  Piauler.  Xas  pnssins  pialent  foûl, 
is  n'ont  m'  p't-ete  è  minjeii,  nos 
poussins  piaulent  fort,  ils  n'ont 
peut-être  pas  à  manger. 

Piatèsse  \pyates  M,  \\  S,    pyolçs 
I,  P,  /•',   V|,  s.  f.  —  Petitesse. 
Piat-mèrâhh  [pud-merâx  M\,  n.   pr. 

—  Petit-Marais,  hameau  appartenant 
à  la  commune  de  Hctonfey,  arr. 
de  Metz. 

Piauler  |/)yô/ê'  .  .  M,  I,  jV),  v.  intr. 

—  Pleurer. 

Piawàd  [pijawà-pyowà  M,  X,  pyowà 
I,  P],  s.  m.  —  Pleurnicheur,  piail- 
leur. 

Piawate  \pijawat-pijowat  M,  X,  pyo- 
wot  I,  /'],  s.  f.  —  Pluie  fine. 

Piâwe  \pyâii>-pyow  M,  X,  pypw 
I,  P,  pyowf-pyûf  P,  plîi-plïi-plûf  F, 
pyâw-pyâow-pyow  S,  pyô  V\,  s.  f.  — 
Pluie.  /  chetil  d'  le  ~  è  rèvâhhe,  il 
tombe  de  la  pluie  à  verse.  Èprès  le 
-,  lo  bé  lams,  ou  èprès  le  -,  lo 
chaud  vyinl,  après  la  pluie,  le  beau 
temps,  ou,  après  la  pluie,  la  chaleur 
vient.  Fâre  le  -  et  /'  bé  tams  an 
mimme  lams,  faire  la  pluie  et  le 
beau  temps  en  même  temps  (rire 
et  pleurer).  -  don  mèlin  n'è  pwinl 
d'  deurâye,  pluie  du  matin  n'a  pas 
de  durée.  -  de  midi,  laborou 
reste  sotit,  phiic  de  midi,  labou- 
reur reste  à  la  maison.  /  fâl 
roje  au  s'ia  couchant,  ç'al  po  d'  le 
-  au  land'min.  il  fait  rouge  au 
soleil  couchant,  c'est  pour  de  la  p. 
le  lendemain. 

-  è  Sint  Tièbaut, 
Bonsse  tes  toncs  an  haut, 

-  è  l'Esancion, 

Bousse  lès  ca  pus  Ion,  |)Uiie  à  St- 
Thiébaut,   pousse  tes   tonneaux  en 


haut  (au  grenier),  pluie  à  l'Ascen- 
sion, pousse-les  encore  plus  loin. 
Les  kènârds  pionjent,  lo  broûyârd 
monte,  ç'at  sine  de  -,  les  canards 
|)longcnt,  le  brouillard  monte,  c'est 
signe  de  pluie.  Le  -  don  mètîn  et 
le  yuioûre  dés  poûres  jans  n'  deure 
meu  lonlams,  la  pluie  du  malin  et  la 
gloire  des  pauvres  gens  ne  durent 
pas  longtemps.  Voir  Règat.  —  Lé  piô 
di  mèlin  n'  innoye  mi  /'  pèVrin,  la 
pluie  du  matin  n'ennuie  pas  le  pè- 
lerin (n'est  pas  de  longue  durée)  V. 

Piawer  [pyawc'-pyowêi  .  .  M,  X, 
S\,  V.  intr.  —  Piauler;  pleurer, 
geindre. 

Piâyâd  [pyâyà  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Enfant  qui  se  plaint,  qui  crie  toujours. 

Piayant  [pyayà  .  .  M,  X,  pyoyà 
I,  P\,  adj.  —  Pliant;  souple;  docile. 

Piâyc  [pyày.  ■  gén.  {plây  F)],  s.  f. 

-  Plaie. 

Piayéje  [pyayês  M,  N,  S,  pyoyês  .  . 
I,  P,   y\,  s.  m.  —  Action  de  plier. 

Piayeu  [pyayœ  .  .  M,  X,  S,  pyoyç 
.  .  [,  P,  V],  V.  tr.  et  intr.  —  Plier, 
ployer. 

Piâyeu   [pyàyce  .  .   gén.],   v.   intr. 

—  1"  Piauler;  pleurnicher  ;  piailler. 
2°  V.  tr.  Gronder,  réprimander  S,  V. 
Lés  véyes  grand  mères  piâyont  tojos, 
les  vieilles  grand'mères  grondent 
toujours  V. 

Piayèye  Ipyayëy  M\,  s.  f.  —  Levée 
au  jeu  de  cartes. 

Piayon  [pyayô  M,  X],s.  m.  —  Petit 
pli  à  une  étofTe. 

Piayon  [pyayô  M],  s.  m.  —  Mor- 
ceau de  bois  qui  sert  à  tourner  la 
charrue. 

Piayou  [pyayu  M,  X,  S,  pyoyu  I, 
P,   Y],  s.  m.   —  Plieur. 

Piayûre  [pyayfir  M,  pyoyùr  I,  P, 
pyayivr-pyayûr  X\,  s.  f.  —  Paille 
(]ui  sert  à  lier  la  vigne.   Voir  HhoQ. 

Picaté  Ipikatï'i  .  .  M,  X,  dçpikotç 
.  .  S\,  adj.  —  Marqué  de  la  petite 
vérole.  Voir  Debacaré. 


PIC 


-    513 


PIE 


Pîcate  Ipîkat  Pontoy],  s.  f.  — 
Bleuet.  Voir  Pîhhate. 

Picâyon  Ipikàyô  M,  N,  S],  s.  m. 
—  Picaillon;  en  général,  monnaie, 
argent.  'L  è  dés   -,  il  a  de  l'argent. 

Pice  \pis  S,  V],  s.  f.  —  Puce.  Voir 
Puce. 

Pîce  [pis  S],  s.  f.  —  Pièce.  Voir 
Pièce. 

Picéle  [pisêl-pîsël  V],  s.  f.  —  1° 
Jeune  fille  qui  va  chanter  les  tri- 
mazaus.  Voir  Poûse.  2"  Coccinelle. 
Pîncéle  (bis),  monter  mé  dé  quel  cote 
que  je  m'  mérîrè,  rirè  (ter)  .'  Ot  p'  di 
cote  dé...?  C.  (bis),  montre-moi.de 
quel  côté  je  me  marierai,  rirai 
(ter).  Est-ce  du  côté  de....?  (on 
nomme  plusieurs  villages)  V. 

Pîchâd  [pïsâ  F],  s.  m.  —  Personne 
que  les  enfants  croient  voir  dans  la 
lune.  Voir  Pcûchat. 

Pichalit(pwa/i  F],  s.  m.  —  Pissenlit. 

Pichalit  [pisaliF],  s.  m.  —  Fourmi. 
Voir  Freumtn. 

Pichat  [pisa  M],  s.  m.  —  Lange. 
Voir  Pihhat. 

Plchate  [pîsat  M],  s.  f.  —  Bluet. 
Voir  Pîhhate. 

Pichâye  Ipisâg  F],  s.  f.  —  Urine. 
Voir  Peuhhâyc. 

Pïche  [pis  M,  I,  P,  N],  s.  f.  — 
Pêche  (fruit).    Voir  Pîhhe. 

Pichenat  [pisna  M],  s.  m.  —  Petit 
vin. 

Pichi  [pLsi  F],  v.  intr.  —  Pisser. 
Voir  Peuhhieu. 

Plchi  [pîsi  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Pêcher.    Voir  Plhhi. 

Pichote  [pisot  F],  s.  f.  —  Urine. 
Voir  Peuhhate. 

Pichu  [pisâ  F],  s.  m.  —  Pissoir. 
Voir  Peuhhu. 

PTd  \pî  S\,  s.  m.  —  Pied.  Voir 
Pieud, 

Pidance  [pidâs  M,  N],  s.  f.  —  1° 
Tout  ce  qui  se  mange  avec  le  pain. 
2°  Aliment  trop  copieux.  I-n-ieu, 
ç'at  byin,    dous',    ç'at   mieus,    treûs, 


ç'at  -,   un    œuf,   c'est  bien,   deux, 

c'est  mieux,  trois,  c'est  trop  copieux. 

Pidolatc  [pidolat  S,  pidolot  \^,  s.  f. 

—  Toupie.  Voir  Pidoûle. 
Pidôle,  voir  PidoiîlB. 

Pidoûle  [pidûl  M,  I,  P,  pidô"l-pi- 
dîil  N,  pidôl  S,  V],  s.  f.  -  1»  Petite 
toupie  de  buis  en  forme  de  cône, 
armée  de  fer,  que  les  enfants  font 
tourner  sur  sa  pointe  à  l'aide  d'un 
fouet.  2"  Toupie  en  forme  de  navet 
qu'on  fait  tourner  rapidement  sur  sa 
pointe  en  lui  imprimant  un  mouve- 
ment de  rotation  à  l'aide  d'une 
cordelette  enroulée  qu'on  déroule 
rapidement. 

Piè  Ipye  V],  s.  f.  —  Peau.  Voir 
Pé. 

Pié  [pge  V],  s.  m.  —  Mèche  de 
lampe. 

Pié  Ipyê'  P],  adj.  —  Plein.  Voir 
Pyin. 

Pièce  [pyes  gén.|,  s.  f.  —  Place. 
/  n'y  è  pwint  d'  bone  ~  po  lés 
trouivands,  il  n'y  a  point  de  bonne 
place  pour  les  paresseux  (partout 
ils  trouvent  qu'il  y  a  trop  à  faire). 
Que  va  è  Mes',  péd  se  -,  qui  va  à 
Metz,  perd  sa  place.  Se  dit  quand 
on  prend  la  place  de  quelqu'un 
qui  vient  de  quitter  son  siège. 

Pièce  [pyes  M,  I,  P,  N,  pis  S, 
pyes  V],  s.  f.  —  Pièce  d'argent. 
Panre  le  - ,  prendre  la  pièce  (ac- 
cepter un  cadeau  corrupteur). 

Piéche  [pyës  P],  s.  f.  —  Planche. 
Voir  Planche. 

Piéchi  [pj/êsi  P],  s.  m.— Plancher. 
Voir  Pianchi. 

Piècieu  [pyesyœ  .  .  gén.  (j)lasi  F)\, 
V.  tr.  —  Placer.  /  pièce  d'  l'èrjant 
tas  lés  jos,  il  place  de  l'argent  tous 
les  jours. 

Pied  [pye  I,   P,  F,  pye  V],  s.   m. 

—  Pied. 

Piède  [pi^t  i],  v.  tr.— Perdre. Voir 
Péde. 

33 


-     514 


PIE 


Pièfond  Ipiiçfô  M,  I,  P,  \\,   s.  m.  - 
PInfond. 

Piètondou  {pijçfmin  M,  I,  P,  X,  pin- 
fimow  F\,  s.  m.  —  Plafonncur. 

Pièhant  Ipna"  'S.   V|,  :ulj.  -  Plai 
sant.  Voir  Piahanl. 

Pièhi  Ipnçyi  S,  V],  s.  m.  —  Plaisir. 
Voir  Piâhi. 

Piémc  Ipuêm  V],  s.  f.  —  Plume. 
Voir  Pieume. 

Piémè  Ipi/i'inç  V|,  v.  tr.  —  Plumer. 
Voir  Pieumcr. 

Piémon  Ipi/cmô  V],  s.  m.  —  Edre- 
don.  Voir  Pieumon. 

Piéne  Ipijcn  P,  \.  S],  adj.  - 
Pleine.  Voir  Pyinne. 

Pièpecot  \pmpkQ  M.  I,  P,  X\,  n. 
pr.  —  Plappccourt,  l'crme  près  de 
Servigny-lès-Ra  ville. 

Piér  Ipiiër  V),  v.  inlr.  —  Pleuvoir. 
Voir  Pieiir. 

Pièrat  [pijera  M,  N,  pnçro  I,  P, 
plra  .S'I,  n.  pr.  —  Pierre. 

Pièrâyes  \pyçrây  .  .  M,  /,  P,  A'|,s. 
f.  pi.  —  Pierres  fines,  bijoux. 

Piére    \p;iêr    M,  I,    \,    pner-pucr 
P,  p7r    S,    pijer-pijœr    V\,    s.    1'.    — 
1"  Pierre.    ~   au  hcnr'son,   p.  en  hé- 
risson  (pierres   plaeces   les   unes   à 
côlé   des  autres  sur   une   route   en 
construction).    Lés    ~    sont   ciiihhes 
sus  los  l('s  ch'mins,  les  p.  sont  dures 
sur   tous  les   chemins   ^iI    faut   tra- 
vailler partout).    Eiinc   ~  jclâijc  ii'è 
pus  d'qiiâwe,  une   p.  jetée  n'a   plus 
de   queue  (on    ne    peut    la    retenir, 
pas  plus  tpi'une   parole  qu'on   vou- 
drait ne  pas  avoir  prononcée).    /;/(' 
frcûlpaïu-e  doits  ~  (;;i.s(/;ic.  elle  ferait 
prendre   deux  p.   ensemble  (elle   a 
un      lanf>aj;e     mielleux,    persuasif). 
Sinl-Piérc    et    sint    Paul    juciwioiis, 
ii-ij  è   po   èprès  Irautc  Jos  (Idiij'roiis. 
St.-Picrrect  St. -Paul  pluvieux,  il  y  a 
pour  après  trente  jours  danj^ereux.— 
Le  piotlve,  è  le  Sinl-Pivrc,   iioiic   lés 
nuhotes  et  breule  lés-aïucnes,  la  pluie, 


PIE 

à  la  Saint-Pierre,  noie  les  noisettes 
et  brille  les  avoines  P.  Lés  piercs 
momjont,  j'èrans  d'  le  piô,  les  p. 
se  mouillent,  nous  aurons  delà  pluie 
V.  2"  Partie  du  pressoir  où  coule 
le  vin.     Voir  Chaucu. 

Piéri  \puen  V|,  v.  intr.  —  Pourrir. 
Voir  Piiri. 

Pièrejus  \pmrjii  .V|.  n.  pr.  — 
Pierrejeux,  ferme  près  d'Orny,  arr. 
de  Metz. 

Piérevelè's  \p\icrvlê'\,  n.  pr.  — 
Pierrcvillers,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 
Pièt  |/)!/ç  .1/,  /,  P,  'VI.  :>'1J-  -  ''•"'• 
Chvûr  è  ~  vante,  tomber  à  p.  ventre. 
Pièt  [pije  gén.],  s.  m.  —  Plat;  jila- 
teau.  Mate  lés  piats  -  dans  lés 
(jrands,  mettre  les  petits  p.  dans 
les  i^rands  (faire  de  .grands  prépa- 
ratifs pour  une  fête,  une  réception). 


Piète  |/);/ç/  V),  s.  f.  —  Perte.  Voir 
P6tc. 

Piètecot  l/n/ç/A-o  .U,  A'|,  n.  pr.  — 
Plappccourt,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Piètcnaye  {pijçtnau  .  .  M,  I,  P,  X\, 
s.  f.  —  Platée. 

Piètcrôyc  Ipuçtrçu  M,  /,  P,  N\.  s. 
f.  —  IMalilude,  bassesse,  chose  vile  ; 
salo|)erie. 

Piètevèle  l/'i/ç/i'Ç/  M,  /.  /'I.  "•  I"'- 
—  Plappcvillc,  vill.  près  de  Metz. 
Anciennement,  on  disait,  à  Metz, 
Platcvillc. 


-    515 


PIE 


PIE 


Piétine  [pgetin  S],  s.  f.  —  Fer  à 
repasser.    Voir  Plètc. 

Piéton  Ipgetô  I,  P,  S,  pgetô-pyœtô 
V],  s.  m.  —  1»  Facteur.  Voir  Pieuton. 
2»  Partie  de  la  schlitte  V. 

Pieud  {pijœ  M,  N,  pge  I,  P.  F,  pi 
S,  pye-pyœ  V],  s.  m.  —  Pied.  D' 
~  an  qwète,  de  p.  en  quatre  (des 
pieds  à  la  tète).  -  chaud,  moût 
(premier  vin  tiré);  -  d'  boc,  angé- 
lique  sauvage;  -  d'chète,  gnapha- 
lium  dioïdide;  -  d'i/ri/on,  ellébore 
fétide.  -  d'  Jésus,  lotier;  -  d' 
lieuve,  sorte  de  trèfle  ;  ~  d'mohhe, 
p.  d'alouette. 

Pieuhhe  \pyœx  M,  N],  s.  f.  —  Perche 
(bois  long  et  mince).  Voir  Pïrche. 

PieulG  [pyœl  M,  N],  s.  f.  —  Attache 
qu'on  entortille  autour  de  l'éche- 
veau  pour  qu'il  ne  s'embrouille 
pas. 

Pieule  {pyœl  M,  N],  s.  f.  —  Sorte 
d'insecte  qui  vit  dans  l'eau. 

Pieumârd  [pyœmâr  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  s.  m.  —  Plumet. 

Pieud-de-sante  [pyqetsàt  M],  s.  m. 

—  Petit  sentier.  Voir  Pieussante. 
Pieumat  fpî/œma  M], s. m.—  Plumet. 
Pieumâyc  [pycemày  .  .  M,  I,  P,  N, 

S],  s.   f.  —  Contenu  d'une  plume.  - 
d'anke,  plume  remplie  d'encre. 

Picume  \pyœm  M,  I,  P,  N,  plœtn 
F,  pyœm  S,  pyêm-pyœm  V],  s.  f.  — 
Plume.  An-n-ont  pwint  d'  ~  sans 
àive  chaude,  on  n'a  pas  de  p.  sans 
eau  chaude.  Lés  bêles  ~  font  lés 
bésjanes,  les  belles  p.  font  les  beaux 
oiseaux  (l'habit  fait  le  moine).  Ç'at 
le  ~  don  lit  que  V  hoûye,  c'est  la 
p.  du  lit  qui  t'appelle  (se  dit  de 
quelqu'un  qui  bâille).  Le  ~  l'am- 
poûte,  la  p.  l'emporte.  Se  dit  à  un 
chasseur  qui  manque  son  gibier  au 
vol.  A'^e  pé,  ne  châ,  ne  sang,  ne  as'; 
ç'at  bwin  po  lés  grands  et  lés  piats 
ètç'atfât  pofâre  wingneu  d' l'èrjant  ? 

—  Ç'at  lé  pieume.  Ni  peau,  ni  chair, 
ni  sang,  ni  os;  c'est   bon   pour  les 


grands  et  les  petits  et  c'est  fait  pour 
faire  gagner  de  l'argent  ?  La  plume 
(devinette). 

Pieumer  [pgœme  .  .  M,  /,  P,  N, 
S,  plqemœ  F,  pyeme-pyœmq  V],  v.  tr. 

—  Plumer.  -  le  grînve,  p.  la  grive 
(se  dit  du  repas  que  font  les  bat- 
teurs en  grange  à  3  h.  Va  du  matin). 

-  lé  grand  grînve,  p.  la  grande 
grive  (se  dit  du  repas  que  font  les 
domestiques,   la  veille  de  Noël). 

Picumessé  [pgœmsë-  .  .  M,  N],  s. 
m.  —  Coussinet. 

Picumon  [pgœmô  M,  I,  P,  N,  S, 
plœmô  F,  pyemô-pyœmô  V],  s.  m.  — 
Édredon.  A  Metz,  on  dit  communé- 
ment Plumon. 

Pieumûre  [pgqemur  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  Épluchure. 

Pieûr  [pyœr  M,  1,  N,  pyœr-pyûr  P, 
plôér-plûr  F,  plur  Landrotf,  pgîr- 
pyur  S,  pyêr-pyœr  V],  v.  intr.  —  Pleu- 
voir. -  corne  grale,  p.  comme  grêle 
(en  abondance).  I pieul  corne  tos  lés 
diâbes,  il  pleut  comme  tous  les  dia- 
bles (très  fort).  Ç'at  vrâ  conte  i  pieut 
don  badin,  c'est  vrai  comme  il  pleut 
du  boudin  (c'est  un  mensonge).  Z)' 
min,  i  pieûrè  qu'  lés  chïns  bwêront 
tôt  dreût,  demain,  il  pleuvra  (si  fort) 
que  les  chiens  boiront  tout  droit. — 
Lés  chins  minjont  d'  /'  iebe,  i  piéré, 
les  chiens  mangent  de  l'herbe,  il 
pleuvra  V. 

Pleure  [pyœr  V],  s.  f.  —  Pierre. 
Voir  Piére. 

Pieussante  [pyœsàt  M],  s.  f.  — 
Petit   sentier.    Voir  Pieud-de-sante. 

Pieuter  [pgœtë'  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  1"  Se  propager;  se  multi- 
plier; pulluler.  Se  dit  des  plantes. 
2"  Travailler  beaucoup  ;  aller  vite 
en  besogne  tout  en  faisant  bien. 
Lés-ovris  pieutent  ferme,  les  ouvriers 
travaillent  ferme. 

Pieuton  [pyqetô  M,  N,  pgçtd  I,  P, 
S,  pyetô-pyœtô  V],  s.  m.  —  Facteur. 


PIE 


516     - 


PIN 


PiGutrâye  Ipnœtrâij  Pontoy],  s.  f. 
—  Pierre  qui  s'attache  à  la  chaus- 
sure. Voir  Pauchon. 

Picuvale  Ipijfrnal  M,  X,  pyœi'ol  1, 
P\,  s.  f.  —  Pluie  fine. 

Pieuvc  {pycrf  M,  I,  P,  N],  adj.  — 
Pleutre,  lâche. 

Pieûvc  Ipijœf  3/,  iV],  s.  f.  —  Lèvre. 

Picuvote,  voir  Pieuvate. 

Pi  eu  vous  Ipycyi'ii  .  .  M,  I,  P,  \], 
adj.  —  Pluvieux. 

Picuyon  Ipijiynô  M,  .V,  piieijô  I,  P], 
s.  m.  —  Botte  de  chanvre  pliée  et 
tressée. 

Pieuyon  [pycpijô  M,  X],  s.  m.  — 
Morceau  de  bois  qui  sert  à  tourner 
le  centre  de  la  charrue. 

Piévi  |/);/('('(  ri,v.  Ir.  —  Supporter 
facilement  ;  trouver  agréable.  On 
pici'ôr  co  bin  le  choloii  âlwdc,  on 
supportait  encore  bien  la  chaleur 
aujourd'hui. 

Piévîn  [pi/ei'i  V],  s.  f.  —  Pluie  de 
longue  durée. 

Pièyon,  voir  Pieuyon. 

Pife  \pif  M,  I,  P\,  s.  m.  -  1"  Fri- 
niou.s,se;  gros  nez.  Wcle  ~,  sale  f. 
2"    Vieux  gourmand. 

Pihhat  \pixa  .  .  M\,  s.  m.  —  Linge 
que  l'on  place  sous  les  enfants  pour 
recevoir  les  urines;  par  extension, 
le  pan  de  la  chemise,  exposé  à  être 
mouillé  de  la  même  façon. 

Pîhhatc  \p7xnl--M,  \,pTbal  l'ontov], 
s.  f.  —  Hluet. 

Plhhate  [pixel  M,  X\,  s.  f.  -  Kau 
dont  on  humecte  les  yeux  malades. 

PThhate  [plyât  M,  X,  ptyol  I,  P], 
s.  f.  —  Petite  pèche  ffruit). 

Pîhhatc  \  pixel  M,  X,  p7xol  .  .  I, 
P],  s.  f.  —  Sorte  de  jilante. 

Pîhhc  \ptx  .  .  M,  I,  /',  X,  PCX  S, 
pcs   l'I,  -s.  f.  —  Pèche  (fruit). 

Pîhhi  Ipixi  ■  ■  M.  I,  P,  X,  pPxO  S, 
pOsç  V],  s.  m.  —  Pécher  (arbre 
fruitier). 

Pihhote,  voir  Plhhate. 


Pihoiis  Ipitû  V],  adj.  —  1»  Hon- 
teux. 2°  Soucieux;  chagriné;  indis- 
posé, mal  â  son  aise.  Xule  Jclïne  ot 
pihofise,  notre  poule  est  malade. 

Pijon  [pijô  M,  I,  P,  X,  pijô  V],  s. 
m.—  Pigeon.  Viens  l'  eune  pare  de  ~? 

—  .ih .'  lés  i>al  anvolàs.'  Veux-tu  une 
paire  de  p.  '?  —  .\h  !  les  voilà  envolés  ! 
(Jeu  pour  amuser  les  enfants.  On 
croise  les  doigts  les  uns  sur  les 
autres,  puis  on  les  écarte  brus- 
quement). 

Pilant,  voir  Pilu. 

Pilé  IpilC"  M,  I,  P,  X\,  s.  m.  - 
Lampe  ornementée  qui  supporte 
un  cierge  (terme  d'église). 

Pilèt  \pile  M,  I],  s.  m.  —  Grosse 
bille  à  jouer. 

Pilote!  Pilote  \pllol  Y],  inlerj. 
~  Cri  pour  appeler  les  poules. 

Pilou  [pila  .  .  M,  I,  P,  X],  s.  m.— 
Pileur. 

Pilu  Ipilii  M,  I,  P,  X,  pila  S,  Y], 
s.  m.  —  Pilon  ;  mortier  (moulin  à 
café  ou  à  poivre  S,  V).  A  pilan,  au 
p.  (très,  bien,  beaucoup).  'L  ot 
rcchc  â   ~,  il  est  très  riche  V. 

Pîmpachc,  Pîmpan  Ipipuii-pipè  .  . 
S\,   s.   m.   —  Cenelle.    Voir  Patchc. 

Pîmpenerèye  \pipcnrcij  M,  I, 
pipifiêr   V|,  s.  f.  —  Pépinière. 

Pîmpeurnèle  [pipaerncl  .  .  M,  I, 
P,  X\,  s.  f.  —  1»  Pimprcnellc.  2" 
.leunc  tille  éveillée,  fringante. 

Pin  \pc  gén.  (pê'  P,  pê  F)\,  s.  m. 

—  Pain.  -  r'crawi,  pain  rassis;  - 
(iiichanlf,  p.  à  cacheter;  ~  d'cottcon, 
alléluia,  jilante  qui  llcurit  vers  Pà- 
(|ucs;  -  (/'  crèpaud,  sorte  do  cham- 
pignon; -  (/';/fliy.s' (p.  de  chèvre),gui; 

-  d'jaiic(\i.  d'oiseau),  langue  de  fem- 
me (sorte  de  plante);  -  mu/ij(moisi), 
condamine  des  prés;  -  </'  oûhc 
(p.  d'oiseau),   condamine  des  |)rés  ; 

-  f/'  pohhv  (]).  de  jjorc),  cyclamen, 
plante  à  racines  Acres,  très  purga- 
tive, dont  les  porcs  sont  friands;  - 
sans  l'vin,  ortie  blanche,  le  lamiuni 


PÎN 


-     517     — 


Pîl^ 


blanc  et  le  laniium  pourpre.  'L  at 
è  nale  ~  et  natc  pâle,  il  est  à  notre 
p.  et  à  notre  pâle  (nous  lui  donnons 
à  m.nnger)  Famille  ridicule,  /,  6. 
'L  è  minjeu  s'  ~  bianc  V  premîn, 
il  a  mangé  son  p.  blanc  le  premier 
(il  est  tombé  dans  la  misère  après 
avoir  été  riche).  'L  an  sét  pus  que 
d'  min/eu  don  ~,  il  en  sait  plus 
que  de  manger  du  p.  (il  est  rusé). 
'L  è  pus  d'  le  mwinlieu  </'  so  ~  cul, 
il  a  plus  de  la  moitié  de  son  pain 
cuit  (il  est  très  àgè).I  n  faul  m'  cure 
don  pin  lo  Jo  dés  moûls,  le  brése  dans 
l'  fohh  s'  chinje  an  gucuijals,  il  ne  faut 
pas  cuire  de  p.  le  jour  des  morts,  la 
braise  dans  le  four  se  change  en 
ossements. 

Don  pin  et  don  vin, 
Ç'al  r  vèqal  dés-èmîns. 
Du  pain   et  du   vin,   c'est  le   régal 
des  amis. 

Bwin  pin  tanre, 
Qn'  t'as  bwin  è  panre ; 
Si  t'aleûs  viens  eut, 
J'an  panreûs  ca  pus. 
Bon  pain  tendre,  que   tu   es   bon  à 
prendre;  si  tu  étais  vieux  cuit,  j'en 
prendrais  encore  plus. 
Evieu  d'  groûs  pin, 
On  n'  meurt  nieu  d'  fin. 
Avec  du  gros  pain,  on  ne  meurt  pas 
de  faim.—  Minjons  tojos  note  nâr  ~ 
V  pràmé,   mangeons  toujours  notre 
pain  noir  le  premier.  /  n'c  pis  d' ~ 
chouwè  on  vonle,  il  n'a  plus   de   p. 
essujé   au  ventre    (il    n'a    plus    de 
patience)  Y.  2»  Ce  que  le  pressoir 
peut   contenir  de   raisins   que  l'on 
veut  presser. 

Pinache   [pinas  Pontoy],   s.  m.  — 
Fruit  de  l'nubépinc.  Voir  Patche. 

Pinaches  [pinas  M,  N,  pinos  I,  P\, 
s.  m.  pi.  —  Epinards. 

Pinamboïile    [pinâbCd  M,  /],  s.  m. 
—  Topinambour. 

Pînçate  [pîsal  .  .  M,  N,  S,  pîsol  .  . 
I,  P,  F,  V],  s.  f.  —  Pincette.  Bahieu 


è  le  ~ ,  baiser  à  la  p.  (donner  un 
baiser  à  quelqu'un  en  lui  pinçant 
en  même  temps  les  deux  joues). 

Pînce  [pis  .  .  gén.],  s.  f.  —  Pince, 
pincette. 

Pîncéje  [pîsH  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Pinçage. 

Pîncéle  [pîsêl  V],  s.  f.  —  Cocci- 
nelle. Voir  Picéle. 

Pincère  [pèsêr  F[,  s.  f.  —  Tricot 
d'ouvrier,  sorte  de  chandail. 

Pîncéye,  voir  Pîncièye. 

Pînchâd  [pïsà  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Criard. 

Pîncheu  [pîsce  .  .  gén.],  v.  intr.  — 
1»  Crier,  faire  entendre  un  son 
désagréable  à  l'oreille;  chanter  sur 
un  ton  aigu.  2"  Rire  aux  éclats  V. 

Pînchiâye  [pîsyàij   .    .   gén.],   s.   f. 

—  Cri  aigu. 

Pîncieu  [pîsijœ  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Pincer.  /  faut  ~  set'  fivès  se  langue 
d'vant  d'  pâler,  il  faut  p.  sept  fois 
sa  langue  avant  de  parler. 

PîncièyG  [pisi/çg  .  .  M,  I,  P,  N, 
pTsêi]  S,  V\,  s.  f.  —  Pincée  (ordi- 
nairement de  tabac). 

Pînçon  [pîsô  .  .  M,  I,  P,  F,  N[, 
s.  m.  —  1"  Cloque  sanguinolente 
qui  provient  d'une  meurtrissure. 
2"  Onglée. 

Pinde     [pi^t   M,    I,    P,   N[,    v.    tr. 

—  Peindre. 

Pîndjè  [pîdje  S],  s.  m.—  Epinoche. 
Voir  Pînguion. 

Pine  [pin  F,  S],  s.  f.  —  Épine. 
Voir  Peune. 

Pinèdjète,Pinègrète,voirPinèguète. 

Pinèguète  [pinçget-pinegrçt  V, 
pinedjçt  S\,  s.  f.  —  Petite  fille  déli- 
cate, chétive,  mais  très  remuante. 

Plnéle  [pini'l  S[,  s.  f .  —  Prunelle. 
Voir  Peunèle. 

Pinfesse  [pinçs  V[,  s.  f.  —  Pin.  Lo 
bas  d'  ~  ot  di  manre  bôs,  i  bréle 
trop  vite,  le  bois  de  pin  est  du 
mauvais  bois,  il  brûle  trop  vite. 


PIN 


-     518     - 


PIO 


Pingnâyc  \ ppriûij  ,  ,  M,  I,  pênây 
P,  F,  pcùùy-pêriùy  N,  pctn  S\,  s.  1'. 
—  Peignée  (action  de  battre  ou  de 
se  battre). 

Pingne  \pën  M,  I,  pîn  P,  F,  S, 
pèû-pêri  N,  pên  V],  s.  m.  —  l»  Pei- 
gne. -  de  loup,  chardon  à  foulon. 
2»  Peigne  muni  de  dents,  entre 
lesquelles  on  met  le  lil  afin  de 
l'enrouler  régulièrement  sur  la  bo- 
bine. 

Pingneu  [pênœ  .  .  M,  I,  pêne  .  . 
P,  F,  S,  V,  pcncf-pênœ  N\,  v.  tr.  — 
Peigner.  /  s'  pingne  èva  s'  rèté,  il  se 
peigne  avec  son  râteau  (il  est  ébou- 
rifTé).  On  n'  pieul  ~  i  diûle  qu'  n'è 
pivinl  d'  châivs,  on  ne  peut  p.  un 
diable  qui  n'a  pas  de  cheveux  (on 
ne  peut  rien  prendre  où  il  n'y  a 
rien). 

Pingnu  \pPnii  M,  I,  pênii  P,  pêrui- 
pènii  jY|,  s.  m.—  Peignoir  (robe  de 
femme  qui  se  porte  en  déshabillé). 

Pinir  [pinlr  S],  v.  tr.  —  Punir. 
Voir  Peunir. 

Pînguieu  [pïgyœ  JV),v.intr.—  Crier. 
Se  dit  des  oiseaux. 

Pînguion  {pîgyô  M,  N],  s.  m.  — 
1°  Ardillon  d'une  boucle.  2"  Onglée 
(Gorze). 

Ptnguion  \ pîgyô  M,  N],  s.  m.  — 
Épinoche.  Voir  Pîndjè. 

Pin  je  \pês  M,  I,  N],  n.  pr.  — 
Pange,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Pînjon  Ipîjô  V],  s.  m.  —  Pigeon. 
Voir  Pijon. 

Pînkc  [plk  .  .  S.  V),  s.  f.  —  Épine. 
Voir  Pcune. 

Pinne  \pèn  M,  I,  pcn  P,  pên-pèn  N], 
s.  f.  —  Peine. 

Pinnc  [pên  M,  I,  pèn  1,  P,  F,  V], 
pên-pèn  N\,  s.  f.  —  1°  Panne  (pièce 
de  bois  posée  horizontalement  sur 
la  charpente  d'un  comble).  2"  Poutre; 
poutrelle;  branchage.  -  de  liûyc, 
branchage  coupé  dans  une  haie;  - 
féliére,  p.  faîtière  (poùre  felire  Ver- 
gaville). 


Pinochcs,  voir  Pinachcs. 

Pînson  |/jr.sti  .  .  gén.|,  s.  m.  — 
Pinson.  Rannuyeu  corne  i  -.éveillé 
comme  un  p.  La  ~  rudeiiye  dèye 
le  mauhon,  ç'al  ca  po  don  freûd,  le 
p.  rudoie  (crie)  derrière  la  maison, 
c'est  encore  pour  du  froid.  Quad  V  ~ 
fâl  pï  !  pi .',  '/  énonce  don  freûd, 
c|uand  le  p.  fait  pi  I  pi  I,  il  annonce 
du  froid. 

Pinte  \pêl  gén.],  s.  m.  —  Peintre. 

Pînte  [pît.  .gén.],  s.  f.  —  Pinte  (me- 
sure de  liquides);  cruche  en  grès 
ou  en  étain.  -  d'  anche,  collation 
que  l'on  fait  après  avoir  soutiré  le 
jus  du  raisin  tassé  et  pressé  dans 
la  cuve,  après  la  vendange. 

Pinter  [pètëi  .  .  M,  I,  P,  N],  v.  tr. 

—  Peindre. 

Pintcûrc  [pètâër  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Peintre,  badigeonneur.  Voir  Pintou. 

Pintirou  [pètiru  S\,  s.  m.  —  Tein- 
turier. 

Pintou  Ipèlu  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Peintre.  Voir  Pinteûre. 
Pintous  [pèlu  Brulange),  adj.  —  1» 

Qui  est  enduit  de  peinture.  2"  Pâ- 
teux. Le  lâte  al  pintoûse,  la  tarte 
est  p.  (faite  de  pâte  brisée). 

Pinule,  Pinunc  [pinûl-piniin  M,  N, 
S\,  s.  f.  —  Pilule. 

Pis  Ipyô  Y],  s.  f.  —  Pluie.  Voir 
Piâwe. 

Piochote  [pyosol  I,  P],  s.  f.  —  Ser- 
fouette. Voir  Piachate. 

PiôlG,  voir  Pioûnc. 

Piomb  |.  .  gén.|,  s.  m.  —  Plomb. 
'L  al  pesani  corne  i  sèc  de  -,  il  est 
pesant  comme  un  sac  de  p.  'L  èj'té 
s'  -,  il  a  jeté  son  p.  (il  a  sondé 
une  affaire).  Le  poùre  breule,  la  - 
finie,  la  poudre  brûle,  le  p.  siffle  (se 
dit  d'une  balle  qu'on  vient  de  tirer). 

Piombâye  [pyôbiy  .  .  M,  I,  P],  s. 
f.  —  Trou  pratiqué  dans  la  terre 
dans  laquelle  descend  la  pierre  du 
pressoir.  Voir  Chaucu. 


PIO 

Piombou  Ipyôbu  .  . 
m.  —  Plombier. 
Piônc,  voir  Pioiïne. 
[pijôm  N\,    i 


-     519     - 


PIO 


M,  I,  P.  N],  s. 


—    Bou- 


Piône 
vreuil. 

Pion  jeu  [pijôiœ  .  .  M,  I,  P,  N,  S\, 
V.  intr.    -  Plonger. 

Pionne,  voir  Pioiâne. 

Piotèsse  [pyotes  I,  P,  F,  V],  s.  f.— 
Petitesse.  Voir  Piatèsse. 

Pioûle,  voir  PioSâne. 

Pioûne  Ipijûn  M,I,  pijûl-pgrin  P^pijân 
F,  piiû"n-pijùn-pi]rin  N,  pivôl  Destry, 
pi/ôn  S,  pijôl-pijôn  V],  s.  f.  —  Pivoine. 

Pioûr  \pyrir  P],  v.  intr.  —  Pleu- 
voir. Voir  Pieûr. 

PioflrGmant  {pyrirmâ.  .  gén.],  s.  m. 

—  Suppuration. 

Pioiïrieu  [pyûryœ  .  .  gén.],  v.  intr. 

—  1"  Suppurer.  2"  Suinter.  I  pioâre 
d'  le  mêde,  il  rend  du  pus.  L'âwe 
pioûrieût  don  miihh,  l'eau  suintait 
du  mur.  3"  Sourdre,  jaillir. 

PioUtè  [pyûtç  V],  V.  intr.  —  Se 
plaindre. 

Pioûvc,  Piôwe,  Piôwve  \pyîif-pyçwf 
P,  pyow  M,  I,  N,  S],  s.  f.  —  Pluie. 
Voir  Piâwe. 

Piowâd  [pyçwà.  .  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Pleurnicheur. 

Piowate  [pyowal  M,  N,  pyowpl  I,  P], 
s.  f.  —  Pluie  fmc.  Voir  Piawate. 
Piower  \pyoivë'  .  .  M,  I,  N],  v.  intr. 

—  Piauler.  Voir  Piawer. 

Pioyant  Ipyoyà  I,  P\,  adj.  —  Pliant. 
Voir  Piayant. 

Pioyè  Ipyoyç  .  .  I,  P,  V],  v.  tr.  — 
Plier.  Voir  Piayeu. 

Pioyéje    [pyoyês  .  .  I,  P,  V],  s.  m. 

—  Action  de  plier.  Voir  Piayéje. 
Pioyou  [puçyii  .  .   I,  P,  V],  s.  m. 

—  Plieur.  Voir  Piayou. 

Pioyûre  [pyoyûrl,  P\,  s.  f.  —  Paille 
servant  à  lier  la  vigne.  Voir 
Piayûre. 

Pipâye  [pipây  F],  s.  f.  —  Pépie. 
Voir  Pèpôye. 


Pé- 


Peu- 


Pipine  \pipiii  M,  /],  s.  f.  —  Pépi- 
nière de  vigne. 

PipiniéfG  [pipinyêr  F],  s.  f. 
pinière.  Voir  Pîmpenerèye. 

Pipliyer  [pipUye  V\,  s.  m.  - 
plier.  Voir  Popli. 

Piquanats  [pikana  M\,  s.  m.  pi.  — 
Petites  bulbes  qui  se  développent  à 
l'extrémité  supérieure  de  la  tige  de 
certaines  variétés  d'oignons  et  que 
l'on  plante  l'année  suivante. 

Piquate  \pikat  M,  N,  S,  pikol  I,  P\, 
s.  1.  —  1"  Piquette  (boisson  faite  avec 
du  marc  de  raisins,  des  pommes 
de  qualité  inférieure  ou  des  poires 
sauvages).  Voir  Pèque,  Pique.  2"  Pe- 
tit verre  d'enu-de-vie  ordinaire. 

Piquate  [pikal  S,  pikol  V\,  s.  f.  — 
Point  du  jour.  Voir  Piquion. 

Piquate  [pikalêi  M],  adj.  —  Mar- 
qué de  la  petite  -vérole.  L'ai  moût 
piquatûye,  elle  est  fortement  mar- 
quée de  la  petite  vérole.  Voir 
Debacaré. 

Pique  [pik  Courcelles-Chaussy],  s. 
m.  et  f.  —  Plantain. 

Pique  |p(A-  M,  I,  P.  N,  S],  s.  f.— 
Vin  que  l'on  obtient  en  ajoutant  du 
sucre  et  de  l'eau  au  marc  de  rai- 
sin et  en  faisant  fermenter  le  mé- 
lange une  seconde  fois. Voir  Piquate. 

Pique  \pik  gén.],  s.  f.  —  1»  Pointe; 
piquant.  2"  Sorte  de  petite  querelle 
entre  gens  qui  s'aiment.  Is  sont  an 
~  l'înk  conle  iaule,  ils  sont  brouil- 
lés. 3"  Rancune. 

Pique-longue  [pik  lôk  V],  s.  f.  — 
Pique-langue  (  sorte  de  champi- 
gnon). 

Piquer  \pikê' .  .  gén.  (pike-pitsq  S)], 
V.  tr.  —  Offenser,  blesser. 

Piqueron  [pikrù  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Piquant.  iV  loche  meu  lés  hhaiidûres, 
n-y  è  dés  ~,  ne  touche  pas  les 
orties,  il  y  a  des  p. 

Piquasse  [pikes  M,  I,  P,  N,  S],  s. 
f.  —  Piqûre.  Eune  ~  de  hhèdon, 
une  p.  de  chardon. 


PIQ 


-     520 


PIT 


Piquion  [pikyô  M,  I,  P,  N,  pilcalS, 
piknl  \'\,  s.  m. —  Ne  s'emploie  (juc 
dans  l'expression  ;  Lo  ~  don  jo,  le 
point  (lu  jour. 

Piquion  Ipibyô  M,  I.  P,  N\,  s.  ni. 
—  Kcharde. 

Piquet  \piko  V],  s.  m.  —  Aiguillon 
d'abeille,  de  guêpe. 

Piquotc,  voir  Piquatc,  Piquion. 

Pîrat  \plra  S],  n.  pr.  —  Pierre. 
Voir  Pièrat. 

Pîratc  IpTrat  N],  s.  f.  —  Petite 
pierre. 

Pîrchate  [pTrsat  M,  N,  plrsol  I,  P, 
F,  pçrsat  S],  s.  f.  —  Petite  perche 
(poisson). 

Pïrche  \plrs  M,  I,  P,  N,  pçrs-pëx-pîx 
S,  pes-pœs  V\,  s.  f.  —  Perche  ; 
perche  qui  sert  à  maintenir  le  char- 
gement d'une  voiture  de  foin  ou 
de  paille.  J'alans  mate  le  ~,  nous 
allons  mettre  la  p.  (cela  va  finir). 
Voir  Picuhhe. 

Pîrchi  \plrsi  P\,  s.  m.  —  Cerisier. 
Voir  Celîhi. 

Pîrchotc,  voir  Pîrchate. 

Pire  [pTr  S],  s.  f.  —  Pierre.  Voir 
Piérc. 

Pire  |p7rgén.l,  adj.  —  1»  Pire. 
2"  Adv.  :  Pis;  à  un  plus  ha\it  degré, 
plus,  davantage.  Ç'at  ~  que  le  imce, 
c'est  plus  beau  qu'à  la  noce. 

Pirésie  [pirêzi  V],  s.  f.—  Pleurésie. 
Voir  Purïsïe. 

Piri  \pXri  S\,  v.  inlr.  —  Pourrir. 
Voir  Pûri. 

PirwilG  Ipirwil  Augnyl,  s.  f.  — 
Bouton  qu'on  enveloppe  d'étolTe. 
Voir  Pèrwèye. 

Pis  I  /)/■  M,  I,  P,  F.  N,  pçi-pw  S,  pc 
\\,  s.  m.  —  Pis  (mamelle  des  bêtes). 

Pis  [pi  S,  V\.  conj.  —  Puis.  Voir 
Pus. 

Pis  \pi  S,  V],  adv.  —  Plus.  Voir 
Pus. 

Pissenotè  [pisnotç  V],  v.  intr.  — 
Manger  du  bout  des  dents.  Voir 
Pussenatcr. 


Pisquc  |/)/,s'A-f  M,  X,  S,  piskç  I,  P, 
F,  piske   V\,  conj.  —  Puisque. 
Pisscnat  \pisiia  S,  pisnç   V],  s.  m. 

—  Poussin,  jjoulet. 

Pissenè  [pisnç  V],  v.  intr.  — 
Manger  du  bout  des  dents.  Voir 
Pauchnafer. 

Pissîn  [pisî  S,  V],  s.  m.  —  Poussin. 
Voir  Pussîn. 

Pissotè  [pisolç  Y],  v.  intr.  — 
Choisir  les  aliments,  manger  peu 
et  avec  dégoût.  /  n'  minje  mi,  i  n' 
fèl  qii' ~ .  il  ne  mange  pas,  il  ne  l'ait 
que  grignoter.  Voir  Pcuchnater, 
Pissenè,  Pussenatcr. 

Pistoulèt  [pistulç  Buc.|,  s.  m.  — 
Pistolet. 

Pit-de-mohhat   [pi  d'  mpyji],   s.  m. 

—  1"  Pot  accroché  au  mur,  où  les 
moineaux  font  leur  nid.  2»  Grosseur 
au  dos. 

Pitaler  [pitalêi  .  .  M,  N,  pitolç  .  . 
I,  P\,  v.  tr.  —  1"  Piétiner,  fouler 
aux  pieds.  2»  V.  intr.  Patauger,  /s 
pilalint  dans  l'âwe,  ils  pataugeaient 
dans  l'eau.  3"  Faire  sortir  le  grain 
de  l'épi. 

Pitata  (au)  \piiata  .  .  M,  I,  P],  loc. 
adv.  —  Ne  s'emploie  que  dans 
l'expression  :  Coran  -,  faire  sauter 
un  enfant  sur  les  genoux. 

Pitchè  \pitse  S],  v.  tr.  —  Piquer. 
Voir  Piquer. 

Pitchous,  voir  Pitious. 

Pit-étG  I  pitcl],  adv.  —  Peut-être. 
Voir  Pcut-éte. 

Pitil  piou!  pioul  pil  pil  pil  pi  I 
\pili  pyn  pi  V,  pïltja  X],  interj.  — 
Cri  ]):ir  leciuel  on  a|)pclle  les  poules. 

Pïtiat!  pitiat!  voir  Piti. 

Pitieu  [pitU'f  ■  ■  gén.|,  s.  m.  — 
Pitié.  Mon  Dieu,  èyeûz  ~  d'  meu  et 
j'teûz  dés  piéres  ans-autes,  mon 
liieu,  ayez  pitié  de  moi  et  jetez  des 
pierres  aux  autres! 

Pitious  [pityu  .  .  M.  I,  P,  N,  V, 
pitsn  S\,  adj.  —  Piteux  (digne  de 
pitié). 


f>lt 

Pitolè,  voir  Pitaler. 

Piton  [pilô  M],  s.  m.  —  Partie  de 
la  voiture.  Voir  Ché. 

Pitwès  [pitwf  .  .  Bécliy],  s.  m.  — 
Putois.  Voir  Fehhou. 

Piucliater  [pyûsatêi  M\,  v.  intr.  — 
Manger  avec  défiance,  comme  en 
épluchant.  Voir  Peuchnater. 

Piilchc  [pyûs  S],  s.  f.  —  Pluie. 
Voir  Piâwe. 

Piiir  Ipyur  S],  v.  intr.  —  Pleuvoir. 
Voir  PieOr. 

Piuvantè  [pyûvàte  .  .  S],  v.  intr. 
—  Pleuvoir  et  venter  en  même 
temps. 

Pivète  [  pivet  F],  s.  f.  —  Ecorce 
de  saule  mince  et  courte  dont  les 
enfants    tirent    un    son    strident. 

Pivôle  [pivôl  Destry],  s.  f.  — 
Pivoine.  Voir  Pioîïne. 

Piyeu  [pii)y(f  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
1°  Épier,  se  former  en  épi.  2°  Gla- 
ner les  épis  après  la  moisson. 

Piyon  [piyô  S],  s.  m.  —  Petite 
parcelle  de  terrain. 

Piyou  [piyu  M,  I],  s.  m.—  Voleur. 

Placi  [plasi  F],  v.  tr.  —  Placer. 
Voir  Piècieu. 

Plâdi  [plâdi  F\,  v.  tr.  —  Plaider. 
Voir  Piadieu. 

Plâdiow  [plâdyow  F],  s.  m.  — 
Plaideur.  Voir  Piâdiou. 

Plafounow  [plafunow  F],  s.  m.  — 
Plafonneur.  Voir  Pièfonou. 

Plâjant  (  plâjàF],  adj.  —  Plaisant. 
Voir  Piâhant. 

Plâji  [plûji  F],  s.  m.  —  Plaisir. 
Voir  Piâhi. 

Plaku  [plakù  F\,  s.  m.  —  1°  Ins- 
trument qui  sert  à  battre  la  terre 
fraîchement  mise  dans  la  grange, 
pour  l'affermir  et  l'aplanir.  2"  Pelle 
qui  sert  à  presser  le  fumier  sur  la 
voiture. 

Planchi  [plâsi  F],  s.  m.  —  Plan- 
cher. Voir  Pianchi. 

Planté  [plâtê  F],  s.  m.—  Plantain. 
Voir  Piantin. 


^2i     - 


PLÉ 


Plantow  [plàtow  F],  s.  m.  — 
Planteur.  Voir  Piantou. 

Plantu  [plâlti  F\,  s.  m.  —  Plantoir. 

Plaque  [plak  V],  s.  f.  —  Plaque 
de  fonte  qui  protège  le  mur  du 
fond  du  foyer.  Voir  Tèque. 

Plâre  [plâr  F\,  v.  intr.  —  Plaire. 
Voir  Piârc. 

Plate  [plat  .  .  gén.],  s.  m.—  Plâtre. 

Platèrnâye  [platernây  F],  s.  f.  — 
Marmitée. 

Platine  [plàlin  M],  s.  f.—  Langue; 
babil  (familier). 

Plâtrou  [  plàtru  M,  N,  S,  plâtru  .  . 
I,  P,  F,   V],  s.  m.  —  Plâtrier. 

Plâye  [plâg  F\,  s.  f.  —  Plaie.  Voir 
Piâye. 

Plé  [plêi  P,  plê  F],  adj.  —  Plein. 
Voir  Pyin. 

Pléche  [plês  F],  s.  f.  —  Planche. 
Voir  Planche. 

Pléchi  [plêsi  F],  s.  m.  —  Plancher. 
Voir  Pianchi. 

Pléchote  [plêsçt  F],  s.  f.  —  Plan- 
chette. Voir  Pianchatc. 

Pléne  [plên  F],  s.  f.—  Platane. Voir 
Plinnc. 

Pléne  [plên  V],  s.  f.  —  Plane 
(outil  de  sabotier).  Voir  Pyinne. 

Plète  [plçt  M,  I.  P,  N,  pyetin  S], 
s.  f.  —  Fer  à  repasser. 

Plète  [plet  M,  I,  P,  N[,  s.  f.  - 
Pierre  plate  plus  ou  moins  arrondie, 
dont  les  enfants  se  servent  dans 
certains  jeux.  Voir  Galiche. 

Pleuma'  [plœmw  F],  v.  tr.  — 
Plumer.  Voir  Pieumer. 

Pleume  [ploem  F],  s.  f.  —  Plume. 
Voir  Pieume. 

Pleumon  [plœmô  F],  s.  m.  — 
Edredon.  Voir  Pieumon. 

Plcumessîeu  [plqemsyœ  M,  N],  s. 
m.  —  Plumasseau.  Voir  Pieumessé. 

Pleur  [plôêr  F[,  v.  intr.  —  Pleu- 
voir. Voir  Pieflr. 

Pleurîsîe  [plœrTsî  F],  s.  f.  — 
Pleurésie.  Voir  Piirîsïe. 


t>LI 


-     522     - 


POH 


Plinne   |  pli'n   M,    I,   l>t(ii    1\  />'<'"-  ! 
plën   Af|,  s.   f.   -   Platane. 

Plis  \pU  V|,  adv.  —  Plus.  Voir 
Pus. 

Plomcsak  [ploiumk  V|,  s.  m.  — 
Knl'aiil  bien  portant,  mais  lro|)  louiil. 
Qui  tjrâs   ~,  quel  j^ros  enlanl. 

Ploûe,  Ploûve  [plû-plûf  l-'\.  s.  I'.  — 
Pluie.  Voir  Piâwe. 

Ploiïr  Iplùr  F\,  v.  iiilr.  —  Pleu- 
voir. Voir  Picûr. 

Ploûve,  voir  Ploûe. 

Plûc  \plii  F\,  -s.  f.  —  Pluie.  Voir 
Piâwe. 

Plumon  Ipliiiuù  lan^<.  pop.  mess.], 
s.  m.  —  Lit  de  plumes  l'ail  avee  le 
gros  duvet  et  les  pluuies  de  l'oie. Voir 
Picumon. 

PlQr  [plûr  F,  Landroff],  v.  intr. 
—  Pleuvoir.  Voir  Pieûr. 

Pc  \po   V\,  prép.  —  Par.  Voir  Pè. 

Po  [po  M,  I,  P,  \,  pu  F,  po  S, 
pu  V],  prép.  —  Pour.  Devant  un 
pron.  pers.  accentué,  on  dit  por. 
Por  In,  p.  lui.  Por  /'  hlinr.  p.  |le| 
sûr  (sûrement). 

Pô  l/'ô"  iV,  /)ô  F,  S,  V],  adv.  — 
Peu.  Voir  Pou. 

Pochate  [posai  M\,  s.  1'.  —  (".enelle. 
Voir  Patche. 

Poche,  voir  Pohhc. 

Poche,  voir  Pôhhc. 

Poché,  voir  Pohhé. 

Pochelat,  Pochcler,  Pochcli,  Poche- 
lîre ,  Pochenat ,  Pocherèye ,  voir 
Pohhclat  Pohhelcr,  Pohheli,  Pohhe- 
lïre,  Pohhenal,  Pohhcràye. 

Pochèssion,  voir  Pohhèssion. 

Pochetâye  |  poslûii  I,  P  ),  s.  f.  — 
Contenu  d'une  grande  cuiller  de 
métal.  Voir  Pachetâye. 

Pochète  \posci  P\,  s.  f.—  ("enelle. 

Pocheulerèye,  voir  Pohhculerèye. 

Pochi  [posi  M,  I\,  s.  ni.  —  Per- 
sonne sale,  saligaud. 

Pochiè,  voir  Pohhiè. 

Pochion,  voir  Pohhion. 

Pochon,  voir  Pohhion. 


Pochonerlye,  voir  Pohheulerèye. 

Pochote  \p<}^>l  /,  /'|,  s.  f.  —  Po- 
elielte.  Voir  Pachate. 

Pochou   |/>o.s"u  .  .    /,  P,   V|,   s.   ni. 
Pêcheur.  Voir  Pahhou. 

Podé  \podvi  M\,  inlerj.  —  Paiilicu. 

Poficu  \pofiin-  .  ■  M,  I.  P,  N\,  v. 
intr.  —  Pouller,  éclater  de  rire  en 
faisant  des  efforts  pour  se  con- 
traindre. 

Pogn  [ppn  M,  /,  /',  iV,  piiù  F,  S\, 
s.  111.  —  Poing. 

Pognat  [poila  M,  X,  poùo  I,  /', 
piiùa  S],  s.  m.  —  1"  Poignet.  2" 
Seizième  partie  du  bichet. 

Pognèye  [pont'tj  M,  I,  P,  X,  pniihi 
F,  S,  piim  V],  s.  f.  —  1"  Poignée. 
Eunc  ~  d'  min,  une  p.  de  main. 
Eune  -  d'  satTses.  une  bordée  de 
sottises. 

Pognot,  voir  Pognat. 

Pohhe  [ppx  .  .  /,  /',  F,  V\,  s.  f . — 
Pèche  (action  de  pécher).  VoirPahhc. 

Pôhhc  [pôx  .  .  S,  pwps  V],  s.  m. 
—  Porche,  corridor. 

Pohhè  I  pçxç  y\,  s.  m.—  Paisseau. 
Voir  Pèhhé. 

Pohhé  I  p(o)xci  .  .  M,  I,  P,  \,  S, 
y,  pitsc  F],  s.  m.  —  Pourceau,  co- 
chon. -  (/'  mer,  cochon  de  nier 
(cochon  d'Inde).  A'ohi  (/'  /'  -,  nom 
d'un  c.  (juron).  'L  ni  èvûre  comc  i 
~  ,  il  est  avare  comme  un  c.  Lcs-atijes 
font  firogneu  les  -,  les  auges  font 
grogner  les  c.  (les  auges,  selon 
qu'elles  sont  vides  ou  pleines,  font 
grogner  les  c.;  les  gourmands  s'oc- 
cujient  toujours  de  In  table).  Lo  çh(/u' 
n'è  qit'i  -  /'  fût  (/rris,  celui  qui  n'a 
qu'un  c.  l'engraisse  (les  parents 
qui  n'ont  qu'un  enfant  ont  bien 
soin  de  lui).  An  n'uniirèhlicnt  mcu 
lés  -  cra  (/'  rriivc  kicre,  on  n'en- 
graisse ])as  les  c.  avec  de  l'eau 
claire.  Quand'  lo  -  al  Irap  i/rôs,  i 
saule  lo  ran,  quand  le  c.  est  trop 
gras,  il  saute  hors  de  la  cabane.  An 
l'roni  âque  de  li,  si  les  piats  ~  ne  V 


POH 


—     525 


PÔL 


minjent,  on  fera  quelque  chose  de 
lui,  si  les  petits  c.  ne  le  mangent  pas. 
2»  Personne  sale,  saligaud.  3"  Per- 
sonne d'une  avarice  sordide. 

Pohhelat  [pçxla  .  .  M],  s.  m.—  Por- 
celet. /  n'y  è  si  piat  ~  que  n'èye 
ses  tranle  sèt'  oss'lals,  il  n'y  a  si 
petit  p.  qui  n'ait  ses  trente-sept 
osselets. 

Pohheler  [pçxlê'  .  .  M,  I,  P,  N, 
pu-flç  V\,  V.  intr.  —  l»  Mettre 
bas,  en  parlant  de  la  truie.  2"  Gâcher 
la  besogne,  faire  mal  son  ouvrage. 
/  n'  labore  meu,  i  pohhenle,  il  ne 
laboure  pas,  il  gâche  le  travail. 

PohhGleûre,  voir  Pohhelîre. 

Pohheli  [pçxli  ■  ■  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Porcher. 

Pohhelîre  [pp/fîr  .  .  M,  I,  P,  N, 
pçxlœr  S,  puflêr  V],  s.  f.  —  Matrice 
de  la   truie. 

Pohhenat  [poyna  .  .  M\,  s.  m.  — 
Porcelet. 

Pohherèye  [pçxfçy-  •  L  P],  s.  f.— 
Pêcherie  de  poissons.  Voir  Pahhe- 
rèye. 

Pohhèssion  [ppxçsi/ô  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  s.  f.  —  Procession.  È  le  Fêle- 
Dieu,  léle  ~ ,  télé  f'nau,  à  la  Fête- 
Dieu,  telle  p.,  telle  fenaison. 

Pohheulerèyc  [pçxqelrêy-pçxcpyrêy 
.  .  M,  I,  P,  S,  pox(xlrêy-pçx<^''''êy- 
posonrçy  N\,  s.  f.  —  Cochonnerie, 
se  dit  de  tout  ce  qui  est  commun 
ou  qui  a  très  peu  de  valeur  (fami- 
lièrement). 

Pohheurerèye,  Pohheuyerèye,  voir 
Pohheulerèye. 

Pohhi  [pçxi  V],  adv.  —  Par  ici. 
Voir  Pèhheu. 

Pohhi  [pçxi  P],  V.  intr.  —  Pisser. 
Voir  Pcuhhieu. 

Pohhiè  [poxyç  .  ■  I,  P,  V],  v.  tr. 
—  Pêcher.  Voir  Pahhieu. 

Pohhion  [pçxyô  .  .  M,  I,  P,  N,puxy5 
S],  s.  m.  —  Porcelet;  cochon  de 
lait.  Ç'at  corne  le  fiauve  don  roje 
~ ,  c'est  comme  le  conte  du  c.  rouge 


(plaisanterie  qui  consiste  à  annoncer 
le  conte  et  à  répondre  par  des  coqs- 
à-l'àne  à  ceux  qui  vous  posent  des 
questions). 

Pohhon  [  p(p)xô . .  M.  I,  P,  N,  p(o)xô- 
p(u)xô  .  .  S,  V],  s.  m.  —  Poisson. 
'L  al  maleureûs  corne  i  ~  sus  l' 
Irin,  il  est  malheureux  comme  un 
p.  sur  la  paille.    'L  è  èlrèpé  i  groûs 

—  ,  mâs  'l  ateûl  pûri,  il  a  attrapé  un 
gros  poisson,  mais  il  était  pourri 
(il  a  cru  épouser  une  femme  riche, 
mais  il  s'est  trompé).  Lés  grands 
~  minjent  lés  piats,  les  gros 
poissons  mangent  les  petits. 

Pohhon  [  poxô. .  I,  P],  s.  f.—  Portion 
affouagère.  Voir  Pahhon. 

Pohon  [pçtô  N],  s.  m.  —  Poison. 
Voir  Pwèhon. 

Pohhou  [ppx'i  .  ■  I,  P,    V\,  s.   m. 

—  Pêcheur.  Voir  Pahhou. 
Pokant  [pokàS],  adv.—  Pourtant. 

Voir  Portant. 

Poke  [jopA-  M],  s.  f.  —  Grosse 
main. 

Poke  [pok  M,  I,  P,  N,  poket  P,  F], 
s.  f.  —  1"  Pustule  de  petite  vérole. 
2"  Au  pi.,  petite  vérole. 

Pôke  [pôk  S],  s.  f.  —  Porte  de 
grange.  Voir  Poûte. 

Pokète,  voir  Poke. 

Polâd  [polâ  Y],  s.  m.  —  Palet 
dont  on  se  sert  au  jeu  de  la  galiche. 

Polak  [pçlâk  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Homme  malpropre,  grossier. 
On  dit  ordinairement  :  wèle  ~, 
sale  p. 

Polâs  [polâ  V],  s.  m.  —  Palais 
de  la  bouche.  Voir  Palâs. 

Polat  [pola  M,  N,  polo  1,  P,  pula 
S],  s.  m.—  Tige  herbacée. 

Polat  [pçla  M,  N,  polo  I,  P,  pulç 
F,  polo-pnlàV],  s.  m.  —  Brin,  fétu. 
~  d'sawcjnon,  tuyau  de  sureau,  dont 
on  a  enlevé  la  moelle,  qui  sert  à 
maintenir  l'aiguille  sur  laquelle  la 
tricoteuse  prend  la  maille.  Ç'ié  n' 
vos  route  meu  settl'mant  i  ~  de  m'n 


POL 


524 


POL 


èslime,  cehi  iic  vous  ôte  pas  sciilo- 
iiuMit  un  l).  (le  mon  cstinie  C.  //,  111,98. 
(juaiui  on  trouve  deux  1).  de  paille 
en  eroix  sur  son  passaf^e,  il  faut  les 
séparer  alin  d'éviter  un  malheur. 

Polc  Ipnl,  P,  y,  pôl  V\,  s.  m.  — 
Chambre  d'habitation.  Voir  Pale. 

Polè  !/»()/('  V|,  adv.—  Par  là.  Voir 
Pèle. 

Polè|/)0/ç  V],adj.—  Pelé. Voir  Paie. 

Polà  \pole  .  .  I,  P,  /•'.  V|,  V.  Ir.- 
Peler.  Voir  Palcr. 

Pôléje  Ijiôlcs  V|,  s.  m.  —  Veillée 
d'hiver.  Voir  Paléje. 

Polèliè  {pnlçliir  Bue.|,  s.  m.  — 
Poulailler.  Voir  Poycrôyc. 

Polenéjc  |  poinvs  I,  P  \,  s.  m.  — 
l'èlerinaj^e.  Voir  PalGnéjc. 

Polére,  voir  Polîre. 

Polerèye  \pplrrii  M  \.  s.  f .  —  Pou- 
lailler. Voir  Poyerèye. 

Polerîn  [polrî  .  .  I,  /'|,  s.  m.  — 
Pèlerin.  Voir  Palerîn. 

Polerinéje  \  polrinPs  .  .  I,  P\,  s.  m. 
—  Pèlerinage.  Voir  PalerinÉje. 

Polèssc  [polies  I\,  s.  f.  —  l'xor- 
chure.  Voir  Palèsse. 

Polèt   |/)()/ç  M\,   s.   m.    —   Poulet. 

Poletàye ,  Poletèsse  |  pollûi]  I, 
polli'nj-jxilh^s  P\,  s.  f.  —  Terre  (jui 
se  détaehe  de  la  semelle  du  soulier. 
Voir  Paletàye. 

Poletéyc  [pollen  V|,  s.  f.  —  Pel- 
letée. Voir  Palâyc. 

Polefihhe  |  pol(7y_  /'],  s.  f.—  Pelure. 
Voir  Paloîjhhe. 

Poleûr  [/)(p)/(Tt  M,  I,  P,  N\,  v. 
tr.  —  Pouvoir.  An  fonncnt  coinc 
an  pienncnl,  an  n'  fonncnt  meu  corne 
an  viennent,  on  l'ait  eoninie  on  peut, 
on  ne  l'ait  pas  connue  on  veut. Voir 
PovGÛr. 

Polèyc  {polêij  M,  I,  P,  A'I,  s.  1'.-- 
Poulie. 

Polhhon  \polyS'  ^  !■  ^-  ni.—  ICelie- 
lon.  Voir  Pahhon. 

PoHche  [pçUs  M,  I,  P,  N],  s.  f.  — 
Pouliche. 


Polie  \ poli/c.-ijœ  V|,  s.  ni.  —  Ser- 
polet (on  en  fait  une  tisane  contre 
le  rhume).  Brtien  (<Ionncr)  /'  -, 
l'aire  hâter  (pielqu'uii.  Si,  de  deux 
faucheurs,  celui  qui  se  trouve  en 
seconde  ligne  est  plus  habile  que 
l'autre,  il  donne  le  P. 

Polin  I  polè  M,  I,  X,  S,  V,  {poli-  P, 
pnlv  /•')],  s.  m. —  1"  Poulain.  Pia/er 
corne  i  ~  primé,  piall'er  conune  un 
p.  i)rimé  (être  impatient).  'L  un 
vont  -,  i.s-  r'vijinront  ch'vaus,  ils 
s'en  vont  ]î.,  ils  reviendront  che- 
vaux (ils  sont  bêles  a|)rès  comme 
avant).  —  J'  vôrons  lés  hés  ~  rcv'ni  </' 
/(■'  fivere,  nous  verrons  les  beaux 
p.  revenir  de  la  foire  (la  fin  cou- 
ronne l'œuvre)  S.  2"  Sorte  d'échelle 
pour  décharger  les  tonneaux.  3" 
Levier  ([ui  sert  à  lever  la  roue 
d'une  voiture  pour  la  graisser  Y. 
4"  Sorte  d'oiseau  qui  jette  un  cri 
ressemblant  au  hennissement  d'un 
poulain. 

Polîn  [poli  iV|,  s.  m.  —  Bavure 
qui  se  forme  entre  deux  miches  de 
pain  mal  cuites. 

Pôlion  I/'ô/i/ô  M,  /,  /',  A'I,  s.  m. 
—  Dînicur. 

Polîre  I  polir  M,  I.  P,  A',  polêr- 
pnijër-pmilr  S,  payer  V  \,  s.  f.  ~ 
Ouverture  pratiquée  dans  le  bas 
des  portes  pour  ]icrmcttre  aux 
poules  de  rentrer  (piand  la  porte 
est  fermée.  Celte  ouverture  porte 
aussi  le  nom  de  ChJïtîre. 

Polite  [polit  gén.|,  s.  m.  —  llip- 
polyte. 

Polofe  [polof  Y],  s.  f.  —  Pelure. 
Voir  PaloQhhe. 

Polon  (/'()/'>  V|,  s.  m.  —  Pelle  en 
bois  qui  sert  à  enta.sser  le  fumier 
sur  la  voiture.  Voir  Palon. 

Polot  [polo  I]  s.  m.—  Sarbacane, 
faite  d'une  baguette  de  sureau  dont 
on  a  enlevé  la  moelle,  avec  la(|uellc 
les  enfants  souillent  des  graines 
dures. 


BOL 


—     525     — 


POP 


Polot,  voir  Polat. 

Polotc  [pçlot  V],  s.  f.  —  Épaule 
de  porc.  Voir  Palate. 

Polou  \polu  I],  s.  m.  —  Pelle 
qui  sert  à  entasser  le  fumier  sur  la 
voiture.  Voir  Palou. 

PoloiihhG  [polûx  I,  P\,  s.  f.  — 
Pelure.  Voir  Palouhhe. 

Polpéliére  [polpelijër  V],  s.  f.  — 
Rougeole.  Voir  Popeliûrc. 

Poltrèt  [poltre  V],  s.  m.  —  Por- 
trait. Voir  Portrât. 

PolQche  [poliis  F],  s.  f.  —  Pelure. 
Voir  Palouhhe. 

Pomâye  [pomàij  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Salade  pommée. 

Pômon  [pômô  F],  s.  m.  —  Pou- 
mon. Voir  Mou. 

Pompadoiir  [pôpàdûr  .  .  M,  I],  n. 
pr.  —  Pompadour.  Ç'al  pis  qu' 
mèdème  ~,  c'est  pire  que  madame 
P.  (c'est  une  personne  très  préten- 
tieuse). 

Ponçate  {posât  M,  N,  pôsot  I,  P], 
s.  m.  —  Passerelle. 

Poncé  Ipôsê'  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Ponceau.  A  Metz,  on  appelait  ainsi 
le  pont  sur  la  Seille  qu'il  fallait  tra- 
verser pour  aller  de  la  rue  du  Poncet 
à  la  place  St-Sulpice;  il  existe  encore 
à  l'état  de  ruche  fermée,  entre  la 
rue  Mazelle  et  la  nouvelle  rue  de 
la  Seille. 

Ponchat  [posa  M],  s.  m.—  Poing. 
Voir  Pogn. 

Pondrasse  [pôdras  M,  N,  pôdrgs 
I,  P],  s.  f.  —  Pondeuse,  poule  qui 
pond  beaucoup. 

Ponéle  [pçnèl  S],  s.  f.  —  Prunelle. 
Voir  PeunèlG. 

Ponérc,  voir  Poneûre. 

Ponêt  [ponë  F],  s.  m.  —  Nuit. 
Voir  Pènut. 

Poneii  [ponôt  M,  I,  P.  N],  n.  pr. 
—  Pournoy,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 
Deux  villages  portent  ce  nom,  P.  la 
Grasse  et  P.  la  Chétive. 


Poncû  [pçnœS],  s.  m.—  Pondeur, 
garçon  qui  aime  à  faire  des  ouvrages 
qui  conviennent  plutôt  aux  femmes. 

Poneûre  [ponœr-ponêr  S,  poriêrV], 
s.  f.—  Oviducle,  conduit  par  lequel 
l'œuf  sort  de  l'ovaire.  Se  dit  des 
poules. 

Poneûre,  Ponéye,  voir  Ponûrc. 

Ponjous  [pôju  .  .  gén.],  adv.  — 
Spongieux. 

Ponou  Iponu  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Pondeur. 

Ponou  [ponii  .  .  I,  P],  s.  m.  — 
Personne  qui  est  en  retard.  Voir 
Panou. 

Ponre  {par  gén.],v.  tr.  — Pondre. 

Pontcû  Ipôlœ  iM,  I],  n.  pr.  — 
Pontoy,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Pontieufreû  [pôlijfffrôë  M,  pweiiji- 
frœ  I,  P],  n.  pr.  —  Pontiffroy,  nom 
d'une  rue  à  Metz. 

Ponûre  [poiiîir  M,  I,  P,  ponœr- 
ponCir  N,  poiiër-poiiœr  S,  poney  V], 
s.  f.  —  Ponte. 

Popâ  [popâ  V\,  s.  m.  —  Papa. 
Voir  Pepa. 

Popate  \popat  M,  N,  popgt  I,  P], 
s.  f.  —  Bouillie,  soupe. 

Popâye  Ipppfvj  .  .  M,  I,  P\,  s.  f.— 
Poupée.  Voir  Pope. 

Pope  [pop  gén.],  s.  f.  —  Poupée. 
V  n'ateûz  m'  tortos  dés  ~,  vous 
n'êtes  pas  tous  des  p.  (il  faut  être 
moins  sensible). 

Pôpèliè,  voir  Popli. 

Popeliûre  [popelyûr  -  porpelûr  - 
prgprijœl  M,  I,  pvopijœl-propehjœr  P, 
porpelûr  -  propehjiir  -  propelijœr  N, 
pjrpelûr  S,  polpelyêr-porpehjër  V[, 
s.  f.  —  Rougeole;  variole.  Voir 
Rojate. 

Pôpiote  [pôpygt  V[,  s.  f.  —  Pau- 
pière.   Voir  Paupière. 

Popiotè  [popyole  V[,  v.  intr.  — 
Manger  comme  les  chèvres.  Voir 
Pépier. 

PopU  [pçpU  M,  I,  P,  N,  pœpelye- 
pôpelyç    F,    pœpli-pçrp    S,    pepliye- 


POQ 


-     526     - 


pipUye  V],  s.  m.  —  Peuplier.  'L 
al  lonf  corne  i  ~  d'Holande,  il  est 
long  comme  un  ]>.  de  Hollande  (il 
est  très  grand). 

Poquè  |/)oA-c  M,  I,  P,  X,  S,  piik-itm 
F,  porkii>c-/>iirkii>ç  V\,  conj.  —  Pour- 
quoi.    Ponjwè  mi,  p.  |)as?     V. 

Por  { por  V],  prép.  —  Par.  Voir  Pè. 

Porant  \porà  V],  s.  m.  —  Parent. 
Voir  Pèrant. 

Porantéje  [poràlêx  V],  s.  ni.  — 
Lien  de  parenté.     Voir  Pèrantéje. 

Pôrat  [pô"ra  X,  para  S  \,  s.  m.  — 
Pauvret.  Voir  Poûrat. 

Poratc  [ponil  M,  X,  S,  pprot  I,  P, 
poret-punl-piintl  F,  purat  S,  piirol  V  |, 
s.  f.  —  Poireau.  Valih  corne  ciiiie 
quâive  de  ~,  vert  comme  une  queue 
de  p. 

Porâye  [poràij  .  .  M,  I,  P,  X],  s. 
f.  —  Poireau;  légume  en  général. 

Porchat  [porsa  M],  s.  m.  —  Petit 
porc. 

Porchûre,  voir  Porhhûre. 

Pordon  [pordô  V],  s.  m.  —  Par- 
don.    Voir  Pèrdon. 

Pordonè  [pnnionç  V],  v.  tr.  — 
Pardonner.     \'oir  Pèrdoner. 

Pore  l/wur  iV|,  s.  f.  —  Poudre. 
Voir  Poûre. 

Pore  {pO"r  X,  par  S,  V],  adj.  — 
Pauvre.     Voir  Poûre. 

Pore  Iporî"  .  .  gén.|,  s.  m.—  1"  Poi- 
reau (légume).  2"  Verrue;  excrois- 
sance. 

Porète,  voir  Porate. 

Pôretè  {parle  S],  s.  f.  —  Pauvreté. 
Voir  Poûreté. 

Poreminté  [pormèle  V],  s.  m.  — 
Tailleur.     Voir  Pèremanti. 

Porhhûre  [porxRr . .  M,  I.  P,  A'|,  v. 
tr.  -    Poursuivre. 

PorichinÈle  \porisinel  l'|,  s.  m.  — 
Policliinellc.     Voir  Pourichinèle. 

Por  jeter  {pprjçlê'  .  .  M,  I,  P,  F, 
iV],  V.  tr.  —  Crépir.  /  porjenle  to 
miilih  de  m'  jèdin,  il  créjiit  le  mur 
de  mon  jardin. 


POR 

Porjeton  [porjetô-porstô  M,  N],  s. 
m.  —  Crépi. 

Porjèyc  {pprjçy  M,  X],  s.  f.  — 
Ciboule,  ciboulette. 

Porjon   Ipprjô  M,  I,  P,  X],   s.    m. 

—  1»  Cibouielte,  2»  Poireau  (dans 
le  double  sens  de  légume  et  de 
verrue). 

Porkèmâle  \porkemàl  .  .  gcn.],  s. 
m.  —  1"  Verrat.  2»  Grossier  per- 
sonnage (injure). 

Porlacheu  (so)  [porla^œ  M,  X, 
piirlçsi F\,  V.  jiron.—  Se  pourlécher; 
s'embrasser. 

Pornèlc  [pprnçl  M,  f,  P,  F,  X],  s. 
f.  —  Prunelle.     Voir  Peunèle. 

Pôrous  \ pô"ru  X  ],  adj.  —  Pou- 
dreux, poussiéreux. 

Porous  I /)ô"ru  iV),  adj.—  Peureux. 
Voir  Poûrous. 

Porpc,  voir  Popli. 

Porpé  \pprpêS\,s.m.  —Pourpier. 
Voir  Propieu. 

Porpéliérc,  Porpclûre,  voir  Po- 
peliûre. 

Porpeu,  Porpier  [porpce  .  .  S,  por- 
pijc  V),  s.  m.  —  Pourpier.  Voir 
Propicu. 

Porqwè,  voir  Poquè. 

Porsinguieu    [porsèngir    M],  s.  m. 

—  Sanglier.     Voir  Sanguieu. 
Portant   \  porta   M,  I.  P,  X,  pokâ- 

portà  .S"|,  adv.  —  Pourtant. 

Portéje  \  portés  V],  s.  m.  —  Par- 
tage.    Voir  PèrtéJG. 

Portèjicr   [porlç/ijc-yœ  V],    v.    tr. 

—  Partager.     Voir  Pèrtèjeu. 
Portèréje  [portercs  .  .  I,  P],  s.  m. 

—  Propriété  communale. 
Portcûre   |/)or/œr   S],   s.  f.  —  Ma- 
trice de  la  truie.    Voir  Pohhelîre. 

Porti  [pprti  M,  portyi  S],  s.  m.  — 
Portier. 

Porteuse  Ipprlns  M],  s.  f.  -  Por- 
teuse.   Voir  Auguirc. 

Portrât  Ipprtni  .  .  .V,  /.  P,  X,  S, 
poltre  V),  s.  m.  —  Portrait, 


POR 


-     527     - 


POT 


Portrâtûre  ]portràtur  .  .  M,  I,  P], 
s.  f.  —  1"  Portrait.  2°  Personne 
laide. 

Porvieu  [porinjce  .  .  M,  I,  P,  N, 
porwâr  V],  v.  tr. —  Pourvoir. 

Porwâr,  voir  Porvieu. 

Pos  {po I,  P],  adj.  — Épais.  VoirPas. 

Pôsieu  [pô":ijce  N],  v.  tr.  —  Poser. 
Voir  Poûsieu. 

Posse  [pos  I,  P],  .s.  f.  —  Plaisan- 
terie de  mauvais  goût.    Voir  Passe. 

Posse  [pos  M,  I,  P\,  s.  f.—  1"  Poste 
(bureau).  2"  Diligence. 

Posson  [posa  I,  P,  F\,  s.  m.  — 
Pot  de  terre  avec  anse.  Voir  Passon. 

Possou  [posu  .  .  I,  P\,  s.  f.  — 
Épaisseur.     Voir  Passou. 

Pot  Ipo  I,  P,  F,  V],  s.  m.  —  Pet. 
Voir  Pat. 

Pot  [po  I,  P,  F,  S,  V],  s.  m.  — 
Pot.  Voir  Pat. 

Potâd  [pçtâ  .  .  M,  I,  P  (polo  No- 
véant)|,  s.  m.  —  Personne  qui  a 
une  grosse  lèvre. 

Potârd  [polâr  I,  P,  V[,  s.  m.  — 
Pétard.  Voir  Patârd. 

Potat  [pota  M,  N,  S,  polo  I,  P,  V[, 
s.  m.  —  Petit  pot  ;  vase  à  onguent. 
~  d'  mohhal,  p.  à  moineau  qui 
s'accroche  au  mur  extérieur  de  la 
maison.  —  Celés  que  fètjonl  lés  ~  lés 
poulionl  â  morchié,  ceux  qui  l'ont 
les  p.  les  portent  au  marché  (chacun 
est  responsable  de  ses  actes  et  doit 
en   supporter  les  conséquences^  V. 

Potate  [polal  M,  polol  I,  P,  polal- 
polyal  S,  pulijot  F],  s.  f.  —  Porte, 
petit  anneau  dans  lequel  l'agrafe 
entre  et  est  retenue. 

Potate  [polal  M[,  s.  f.  —  Trou  ; 
fossette  que  font  les  enfants  pour 
jouer  aux  billes.  Voir  Pote. 

Potate  [pô"lal  N[,  s.  f.  —  Petite 
porte.  Voir  Poûtate. 

Potâye  [polàij  .  .  gén.],  s.  f.  —  Pot- 
au-feu;  potée;  légumes  que  l'on 
cuit  avec  le  pot-au-feu.  ~  rf'  chin, 
potée  de  chien  (pot-au-feu  dans  le- 


quel on  ne  met  que  des  légumes).— 
Lo  boyon  fèl  V  gohhon,  le  poleije  fèt 
le  bâcéle,  le  bouillon  fait  le  garçon, 
la  potée  fait  la  jeune  fille  V.  Voir 
Boyon. 

Potâye  [pô"/a(/ jY],  s.  f.  —  Terre 
qui  s'amasse  sous  les  souliers.  Voir 
Pauchon. 

Potâye  [pôulay  N[,  s.  f.  —  Portée 
de  truie.  Voir  PoUtâye. 

Pôtche  Ipôts  S],  s.  f.  —  Porte  de 
grange.  Voir  Poûte. 

Potché  [pplse  V],  s.  m.  —  Trou. 
Voir  Pfetcheu. 

Potchot  [potso  V[,  adv.—  Partout. 
Voir  Pèrtot. 

Pot  de  camp  [polkà  S,  pollcà  F], 
s.  m.—  Pot  en  fer  blanc  dans  lequel 
on  porte  la  soupe  aux  champs. 

Pote  [pot  M,  N],  s.  f.  —  Fossette 
que  font  les  enfants  pour  jouer  aux 
billes.  Voir  Potate. 

Pote  [pol  gén.],  s.  f.  —  Lèvre; 
lèvre  ])endante;  moue;  grimace. 
En  général,  le  mot  désigne  les  lèvres 
de  la  bouche,  quand  on  ne  distingue 
pas  exj)ressémcnt  la  lèvre  supérieure 
ou  la  lèvre  inférieure.  Fâre  le  ~, 
faire  la  grimace.  R'iachieu  ses  ~, 
relécher  ses  1.  (passer  sa  langue 
sur  les  lèvres).  Bèyeii  au  Irèvés  clés 
~  ,  donner  à  travers  les  1.  (soulTleter). 

Pôtc  [pù<  N,  pôl  S],  s.  f.—  Porte 
de  grange.  Voir  Poûte. 

Potè  [pôle-  .  .  S,  pôle  V\,  s.  m.— 
Marchand  de  faïence  ambulant. Voir 
Teupenîn. 

Potè  [pote  .  .  I,  P,  F,  V[,  V. 
intr.  —  Peter.  Voir  Pater. 

Potè    [pptç   .  .  S,  p(o)lœ  N],  V.  tr. 

—  Porter.  Voir  Poûter. 

Poté    [pote    V],    s.   m.    —     Trou. 
Voir  Pètcheu. 
Potéje  [potês  .  .  I,  P,  F,  V],  s.  m. 

—  Potage.  Voir  Patéje. 
Potèkèsse    [potvl<qs    I],    s.    m.  — 

Espèce  de  fromage  cuit.  Voir  Patè- 
kèsse. 


POT 


-     328     - 


POU 


Poteré  IpofrB  M,  N],  s.  f.—  Moue. 

Polerèye  Ipotrçi/  I,  P],  s.  f.  -- 
l'otcric.  Voir  Paterèyc. 

PotcrossG  Ipolros  I,  P],  s.  f.  — 
—  I'-s|)t'ce  de  saule.  Voir  Patcrasse. 

Polèsse  |/>f)/es  /,  P\,  s.  f.  —  Péta- 
rade. Voir  Patèsse. 

Pctéye  [potcij  V],  s.  f. —  Légumes 
cuits  au  lard. 

Pot  lu  \pô  fii  /•"],  s.  II).  —  Pot-au- 
feu. 

PotiatG,  voir  Potate. 

Potiate  {ppli/dl  S\,  s.  f.  —  Petite 
|)orte.  Voir  PoQtiate. 

Potié  Ipoli/e  V],  s.  ni.  —  Trou. 
Voir  Pètcheu. 

Potiè  \poli/e  S],  V.  tr.  —  Porter. 
Voir  Poïiter. 

Potieu  Ipoli/ie  M,  'V,  pplije  I,  P  \, 
s.  m.—  Fond  de  culotte.  Lo  ~  pand 
è  tire,  le  f.  pend  à  terre  (se  dit 
quand  le  fond  de  culotte  est  trop 
bas  et  trop  large).  An  cirririnl  <iti'  7 
eu  cliicii  ilaits  ses  kciilates  hiiU  s'  ~ 
pand  è  tére,  on  croirait  qu'il  a  ch. . . 
dans  ses  culottes  tant  le  f.  pend  à 
terre.  L'   ~  don  nez,  fosses  na.sales. 

Potiot,  Potot,  voir  Pèrtot. 

Pototà  \polp  V\,  loc.  adv.  —  Sur 
le  dos.  Poùler  â  »,  porter  un  en- 
fant sur  le  dos,  les  jambes  pendantes. 

Potot,  voir  Polàd,  Potat. 

Potote,  voir  Potate. 

Potou  li'pln  S\,  s.  m.  —  Porteur. 
Voir  Poûtou. 

Potrat  Ipplra  M,  \,  pplro  I,  P\, 
s.  m.  —  Partie  de  la  voiture.  Voir 
Ché. 

Potrèt  [poire  j^én.],  s.  m.  —  1" 
Portrait;  visage  laid;  figure  grima- 
çante. 2"  Mine;  mauvaise  mine. 

Potrcuyè  Ipolnrijc  1,  P\,  v. 
inlr.  —  Tirer  des  boîtes.  Voir  Pa- 
Ircuyeu. 

Potrosse  |/)r)/r().s'  /,  /'|,  s.  f.  — 
Kspèec  de  saule  dont  le  bois  se 
casse  très  facilement.  Voir  Palrasse. 


Potrot,  voir  Potrat. 

Potrouyer  \polruye  V],  v.  intr.  — 
Patauger.  Voir  Pètrauycu. 

Potu  Ipplû  [,  P],  s.  ni.  —  Sarba- 
cane de  sureau.  Voir  Palu. 

Pôtijrc  \pôtfir  S],  s.  f.  —  Mélange 
de  pommes  de  terre,  de  son,  etc. 
Voir  Poûtûre. 

Pou  Ipii  F,  V],  prép.  —  Pour. 
Voir  Po. 

Poû  I  pi;  .1/,  /,  pû-pow  P,  N,  pô  F, 
S,  V],  adj.  —  Peu.  /  loi  ~,  un 
tout  petit  p.  -  d'Iwnle,  p.  de  honte 
(un  élionté).  —  Dé  pô-z-è  nt'ni,  de 
]).  à  menu  (peu  à  peu).  Ce  vijinl  dé 
~   è  m'ni,  cela  vient  ]).  à   p.   V. 

Poû  |/)il  M,  /],  n.  pr.  —  Paul. 
Voir  Pofll. 

Pouçat  [pusa  M],  s.  m.  —  Pincée. 

Pouché  l piisê  F],  s.  ni.  —  Porc. 
Voir  Pohhé. 

Pouchion  [pnsiô  S\,  s.  ni.  —  Por- 
celet. Voir  Pohhion." 

Pouchon  |/)((A-ô  .S"|,  s.  m.  —  Pois- 
son. Voir  Pohhon. 

Poiïde  Ipill  S,  V],  s.  f. —  Poudre. 
Voir  Poiîre. 

Pouf  [piif  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Homme  gros,  lourd.  On  dit  ordi- 
nairement :  I  (/roûs  ~,  un  gros  p. 

Poufiasse  [pttfijds  .  .  gén.],  s.  m. 
et  f.  -  Paresseux,  mal  élevé,  salaud; 
personne  de  rien  (injure). 

Poufièsse  l/'ii/i/ts  .V.  /.  P,  ^],  s. 
f.  —  Kelat  de  rire. 

Pougn  Ipiirl  F,  S],  s.  m.  —  Poing. 
Voir  Pogn. 

Pougnant  |/)(i;îâ  V],  adj.  —  Qui 
est  pointu,  ([ui  pi(iue. 

Pougnat  {puiia  S],  s.  ni.—  Poignet. 
Voir  Pognat. 

Pougnïc  [piimij  F\,  s.  f.—  Poignée. 
Voir  Pognèye. 

Pouhhclè  [pnxlç  V|,  v.  intr.  — 
Gàclier  la  besogne.     Voir  Pohhclcr. 

Pouhhelére  Ipiiyjêr  I,  P],  s.  f.  — 
.Matrice  de  la  truie, 


POU 

Poûhhelerèye  [pu^elrçy  M],  s.  f. 

—  Cochonnerie. 

Pouhhion  [puxyô  S],  s.  m.—  Por- 
celet. Voir  Pohhion. 

Pouhhon  Ipiixô  S,  V],  s.  m.  — 
Poisson.  Voir  Pohhon. 

PouhiGr  [purye  V],  v.  tr.  — 
Puiser.  Voir  Pûhieu. 

Poukate  [piikat  S],  s.  f.  —  Petite 
porte.  Voir  Poûtate. 

Poukè  Ipuke  ■  ■  S],  v.  tr.  —  Por- 
ter. Voir  Poûtcr. 

Poûl  \pûl  M,  I,  P,  pôu-pill  X],  n. 
pr.  —  Paul. 

É  le  Sint  ~ ,  le  kiére  jonâye 
Èhhûre  tojos  ène  bone  èmiye. 
A  la  Sl-P.,  la  claire  journée  assure 
toujours  une  bonne  année.  E  le 
Sint  ~ ,  l'iivér  s'an  va  ou  se  r'cale, 
à  la  St-P.,  l'hiver  s'en  va  ou  se 
recolle.  É  le  Sint  ~,  kié,  pus  d'  vin 
qu'  d'âive,  à  la  St. -P.,  clair,  plus  de 
vin  que  d'eau.  E  le  Sint-P.,  vant, 
sine  de  guère,  à  la  Sl-P.,  vent,  signe 
de  guerre. 

Poulâd  Ipulâ  V],  s.  m.  —  Brin. 
Voir  Polat. 

Poulat  \pula  S],  s.  m.  —  Tige 
herbacée.  Voir  Polat. 

Poule  Ipulê  F\,  s.  m.  —  Poulain. 
Voir  Polin. 

Poûli  [piVi  M,  I],  adj.  —  Poli.  Et 
lo  ~  Mârice  at  foûrcè  de  pèssè,  et 
le  p.  Marice  est  forcé  de  passer,  C. 
H.,  I,  120. 

Poulitèsse  [pulilçs  M,  I],  s.  f.  — 
Politesse. 

Poulmonique  [palmonik  M,  I],  adj. 

—  Poitrinaire. 

Poulot  [pulo  F,  V],  s.  m.  —  Fétu. 
Voir  Polat. 

Pounéle  [punêl  V],  s.  f.  —  Pru- 
nelle. Voir  Peunèlc. 

Pouniau  [punyô  M,  F,  P],  s.  ni.  — 
Pauvre  diable. 

Pounle  [punT  V],  s.  f.  —  Poignée. 
Voir  Pognèye. 

Poupâd,  Poupârd  [pupàir)  M,  N], 


529 


POU 


s.  m.  —   Pupille,    prunelle  de  l'œil. 

Poupat  [pupa  M,  N],  s.  m.  —  Bout 
du  sein. 

Poupâyc  [pupày  .  .  M,  /],  s.  f.  — 
Poupée;  jeune  fille  (familier). 

Poupou  [pupu  M,  I],  s.  m.  —  1" 
Soupe.  2"  Pomme  (termes  enfantins). 

Pouqwa  [pnkwa  F\,  conj. —  Pour- 
quoi. Voir  Poquè. 

Poiirat  [pûra  M,  pCiro  I,  P,  pôTa- 
pnra  N,  pora  S,  pôrç  V],  s.  m.  — 
Pauvret. 

PouratG  [purat  S],  s.  f.  —  Poireau. 
Voir  Porate. 

PoQrche,  voir  Poûrhhe. 

Pourchèsse  [purses  S,  V],  s.  f.  — 
Poursuite. 

Poiîre  \pûr  M,  I,  powr-pûr  P,  pûf- 
pûr  F,  pôT-pûr  N,  par  S,   V],     adj. 

—  Pauvre.  Tôt  /'  monde  meurt, 
mimme  lo  ~ ,  tout  le  monde  meurt, 
même  le  p.  Qu'  al  ~  et  peut  at  tôt 
pedu,  qui  est  p.  et  laid  est  tout-à- 
fait  perdu.  ~  sint,  poûre  chèpèle,  p. 
saint,  pauvre  chapelle  (se  dit  d'une 
maison   qui  a    peu  de   ressources). 

—  'L  ol  si  pore  qu'  i  n'  zwoy  pis  sine 
midi,  il  est  si  p.  qu'il  n'entend  plus 
sonner  midi  (il  n'a  rien  à  manger 
pour  son  dîner)  V. 

Poûre  [pur  M,  pôT-pûr  iV],   s.  f. 

—  Poudre. 

Poûre  [pur  Vergaville],  s.  f.  — 
Poutre.  Voir  Pinne. 

Pouréhînc  [pureyîn  V],  s.  f.  — 
Raisiné. 

Poûreté  [pûrlê'  .  .  M,  I,  P,  pûvreta' 
F,  porte  S],  s.  f.  —  Pauvreté. 

Pourète  [purçt  F],  s.  f.  —  Poireau. 
Voir  Porate. 

Poûrhhe  [pûrx  ■  ■  M,  I,  P,  N,  purs 
F],  s.  f.  —  Arrière-faix,  en  parlant 
des  animaux. 

Pourichinèle  [purisiiiql  M,  I,  P, 
porisinql-purisinçl  N],  s.  m.  —  Poli- 
chinelle ;  enfant  qui  fait  des  gri- 
maces, des  singeries. 

34 


-     530 


POU 


s.  f.  - 


Pouritcurc  \puritoer  P,  N 
Pourri  (lire. 
Pourlèchi  (so)  [parlesi  F],  v.  pron. 

—  Se  pourlcclicr.   Voir  Porlacheu. 
Poûromc  \prirom  M,  l,  P,  inwnun 

F,  pâtTom-pûmiit  X,  pôrom  S\,  s.  m. 

—  1"  Pauvre  lioiiimc.  2"  Fersonnaf^e 
que  les  enfanls  croient  (iislingucr 
dans  la  lune.  3"  Pelit  crapaud.  Le 
cri  du  crapaud  csl  «  puûre  orne! 
poCirc  orne  !  »,  cri  qu'il  pousse  à  l'a- 
dresse du  pauvre  paysan. 

Poûrot,  voir  Poûrat. 

Pourote  [piirol  F,  V\,  s.  f.  —  Poi- 
reau. Voir  Poratc. 

Pourous  Ipùrii  .  .  il,  I,  P,  p(i"ni- 
pùrit  \\,  adj.  —  Poudreux. 

Pourqwè     Ipiirkwe     V],     conj.    — 
Pourquoi.  Voir  PoquÈ. 

Pourta'  Ipiirliv  F\,  v.  tr.  —  Porter. 
Voir  Poûter. 

PoQrtâye  \pUrtâij  F\,  s.  f.   —  Por- 
tée (de  truie). 

Pourte    \pârl    F\,    s.  f.    —    Porte. 
Voir  Poute. 

Pourtow  Iptirlnw  F\,  s.  ni.    -  Por- 
teur. Voir  Poûtou. 

Poûrtràt  l/jf/r/ni  .1/],  s.  m.  —Por- 
trait. 

Et  V  èrcCiz  devant  nos  lo  ~  vèritûbe 
Dés  regrets  de  Fanchin  et  don  mau 
que  l'ècâbe.  F.t  vous  aurez  devant 
vous  le  p.  véi-ilable  des  rc,;;re'is  de 
Fanchon  et  du  mal  qui  l'accable. 
C.  H.,  111,  53.  Voir  Câdc. 

Poûse  \pûs  M,  I,  P,  pôus-pBs  N], 
s.  f. —  Pose,  application. 

Poûse  \pns  M\,  s.  f.  —  F.pouse, 
nom  donné  à  la  jeune  tille  (iésij>néc 
pour  remiilir  le  rôle  de  Trimâsat. 
Ce  nom  n'était  en  usage  que  dans 
queUpies  villaf^es  du  pays  messin. 
Voir  Trimàsdt,  PicÉle. 

Poûsieu  Ipûziicc  .  .  M,  /,  P, 
pô"zij(e-priz!jce  N,  pâze  .  .  S,  V\,  v. 
tr.  —  Poser;  déposer. 

Poussât  [pnsii  M,  N,  S,  piiso  l,  P. 
F,  y\,  s.  m.  —  Poussière.  Fârc  don 


POU 

- ,  faire  de  l'embarras.  Voir  Fwôriat, 

PoussiatG,  PoussTrc,  Rojc. 

Poussate  \pusat  M,  X,  pnsot  I,  P, 
pui/at  S\,  s.  f.  —  .leune  salade  qui 
présente  deux  ou  trois  feuilles,  pro- 
venant d'un  semis  sur  couche. 

Poussate  \piisnt  M,  X,  piisol  I,  P\, 
s.  f.  —  Bouillie  faite  de  farine  de 
gruau,  délayée  dans  du  lait;  on  y 
ajoute  un  (tuf  et  on  l'assaisonne 
d'un  peu  de  sel.  File  csl  réservée 
aux  enfants  ou  aux  malades.  Ilho- 
fieii  (souITler)  dés  ~.  se  dit  de  la 
respiration  tranquille  et  cadencée 
d'un  dormeur,  surlout  des  vieillards 
icouipnrée  au  bruit  que  fait  la 
bouillie  en  mijotant). 

Poussàyc  \pusâii  .  .  gen.),  s.  f.  — 
Poussée  de  travail;  cOTort;  élan.  'L 
ont  trèuèijen  etinr  hone  ~ ,  ils  ont 
travaillé  une  bonne  poussée  (ils  ont 
abattu  beaucoup  de  besogne).  Wè- 
ijans,  ca  eune  bone  ~  et  j"  èrans  fat, 
voyons,  encore  un  petit  effort  et 
nous  aurons  fini.  Voir  Pousse.  2» 
Volée  de  coups. 

Pousse  \pns  M,  I,  P.  X\,  s.  f.  — 
Flan.  Punre  einw  ~,  prendre  un 
élan.  Voir  Poussàyc. 

Pousseur  \piis(vr  F\,  s.  ni. 
sonne  qui  pousse,  (|ui  excite 


excite 


Pcr- 

-  de 
à    la 


tr.  —  l-"pous- 
X,    pitsiiol  I, 


Iwirii/c,   personne    qui 
dispulc. 

Poussctè  |/)ii.s-/ç  V 
seter. 

PoussiatG  \pusi/at  M, 
P\,  s.  f.  —  Poussière. 

Poûssïbc  Ipûslp  M,  I,  pô''slp-prtstp 
X\,  adj.  —  Possible. 

Poussieu  \piisij<e  .  .  gén.  ( puse  V)\, 
V.  tr.  —  1"  Pousser.  Xe  lâr  meu 
tinde  lo  fii,  pousse  lés  lenlions,  ne 
laisse  pas  éteindre  le  feu,  pousse 
les  tisons.  Voir  Boussicu.  2'  v.  intr. 
Lever,  croître. 

Poussiote,  voir  Poussiate. 


POU 


531     - 


POU 


Poussîre  [pusïr  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 

—  Poussière.  Le  ~  de  mars  vaut 
de  Vôr,  la  p.  de  mars  vaut  de   l'or. 

Poussot,  voir  Poussât. 

Poussote,  voir  Poussate. 

Poûtate  Ipûtat  M,  pûtol  I,  P,  pô^tal- 
pûlat  N,  potyal-piikat-piitsat  S,piityot 
V],  s.  f.  —  Petite  porte;  porte  con- 
duisant de  la  grange  à  l'étable. 

PoQtâye  [piilày  .  .  M,  I,  P,  pô<'làij- 
pûlây  N],  s.  f.  —  Terre  ou  neige 
qui  s'amasse  sous  les  souliers  et 
qui  rend  la  marche  difficile.  Voir 
Pauchon. 

Poûtâye  [pûtây  ■  ■  M,  I,  P,  purtây 
F,  pô''lciy-pûtây  N],  s.  f.  —  Portée 
de  truie. 

Poutchate,  voir  Poiïtate. 

Poutchè,  voir  Poûter. 

Poutchou,  voir  Poîitou. 

Poûte  [pât  M,  I,  P,  pôrl-pnrt  F, 
pô^t-pCit  N,  pôk-pôt-pôut-pôls  S,  pwot 
V\,  s.  f.  —  1°  Grande  porte,  porte 
de  grange.  È  ~  ovranle,  à  p.  ouv- 
rante (le  matin,  à  l'ouverture  des 
portes  de  la  ville).  Le  ~  aus  Aimands, 
le  ~  è  M'zèle,  la  p.  des  Allemands, 
la  p.  Mazelle  (deux  portes  à  Metz). 
2"  Support  du  fond  de  la  voiture. 

Potite-menoûyG  [pCitmenûy  M \,  s. 
m.  —  Porte-monnaie. 

Poîiter  [p(û)tê'  .  .  M,  /,  P,  parla'  F, 
p{u)tœ-p(o)tœ  N,  pçte-pçtyç-puke- 
putse-piityeS,piite-pulse-patyeY],\. Ir. 

—  Porter.  ~  le  pèrale,  p.  la  parole 
(prendre  la  p.).  An  dlrinl  qa'i  poule 
lo  sint  sacremanl,  on  dirait  qu'il 
])orte  le  Saint  Sacrement.  Se  dit 
d'un  lambin. 

PoûtGure  |p(û)ter  /,  P],  s.  f.*  — 
Organes  génitaux  de  la  truie. 

Poîiteure,  voir  Poîitïire. 

Poutiâd  [putyâ  V],  s.  m.  —  Ou- 
verture pratiquée  dans  un  mur  et 
servant  de  passage.  Une  latte  arra- 
chée d'une  palissade  donne  aussi 
un  P. 

Poutiè,  voir  Poûter. 


Poutiote,  voir  Poiïtate. 

Poutiou,  voir  Poîitou. 

Poùtote,  voir  PoiitatG. 

Poûtou  lp(û)tu  .  .  M,  /,  P,  N, 
purloiv  F,  polu-putsu  S,  pulu-putyu 
Y],  s.  m.  —  1°  Porteur.  -  d'oûhé, 
p.  d'oiseau  (de  maçon).  -  d'  sope, 
p.  de  soupe  (valet  dans  le  jeu  de 
cartes).  -  d'  secs,  p.  de  sacs  (porte- 
faix). —  Poiilou  d'âme  è  dous  goteres, 
p.  d'eau  à  deux  gouttières  (personne 
qui  n'a  pas  de  caractère^  V.  2"  Cro- 
quemort. 

Poîitûre  [pCdur  .  .  M,  I,  P,  N, 
pôtâr  S],  s.  f.—  Mélange  de  pommes 
de  terre,  de  sons,  de  grains  et 
d'eau  grasse,  qu'on  donne  aux 
animaux  pour  les  engraisser. 

Poûve  [pnf  F],  adj.  —  Pauvre. 
Voir  PoOre. 

Pouveîîr,  Pouvôr,  voir  Poveiir. 

Poîivretai  [pûvreta'  F\,  s.  f.  — 
Pauvreté.  Voir  Poûrcté. 

Pouvroume  [piivrum  F\,  s.  m.  — 
Pauvre  homme.  Voir  Poûrome. 

Pouwor  [puwor  Y],  v.  tr.  —  Pou- 
voir. Voir  Poveûr. 

Pouyâd  [paya  F],  s.  m.  —  Sorte 
de  poire  à  chair  dure  qui  n'est 
mangeable  que  cuite. 

Pouyasse  [payas  M,  iV],  s.  f.  — 
Populace,  plèbe.  Ç'al  loriot  d' le  -, 
c'est  tout  (ce  n'est  rien  que)  de  la  p. 

Pouyasse  [payas  M,  N\ ,  s.  f.  — 
Punition  infligée  au  perdant  d'un 
jeu;  elle  consiste  à  frotter  la  tête 
du  perdant. 

Pouyate,  voir  Poyate. 

Pouyate  [payât  S],  s.  f.  —  Salade 
à  deux  feuilles.  Voir  Poussate. 

Pouye  {pay  F,  S,  Y],  s.  f.  —  Poule. 
Voir  Poye. 

Pouyére  [payer  .  .  S,  F] ,  s.  f.  — 
Ouverture  pratiquée  dans  le  bas 
des  portes.  Voir  Polîre. 

PouyerTe  [payrï  F],  s.  f.  —  Pou- 
lailler. Voir  Poyerèye. 

Pouyète,  voir  Poyate. 


POW 


-     532     - 


POY 


Pouyeûre,  voir  Pouyére. 

Pouyi  Ipiiyi  .  .  S,  V],  v.  tr.  — 
Chercher  les  poux.  Voir  Puyeu. 

Pouyire  [puijJr  S],  s.  f.  —  Ouver- 
ture pratiquée  dans  le  bas  de  la 
porte.  Voir  Polîre. 

Pouyon  Ipiiyô  F\,  s.  m.—  Poulet. 
Voir  Poyon. 

Pouyot  Ipui/o  I,  P\,  s.  m.  —  Pou- 
liot  (plante).  Anciennement,  à  Metz, 
en  l'église  S'e-Marie,  on  plaçait, 
le  soir  de  Noël,  une  plante  de  p. 
sur  l'autel,  et  pendant  cette  nuit, 
la  plante  fleurissait.  Ce  qu'on  appe- 
lait le  miracle  du  P. 

Pouyote,  voir  Poyate. 

Pouyous  \piujii  S,  V|,  adj.  — 
Pouilleux.  Voir  Puyous. 

Po vante    [povàl  M,  I,  P,  N\,  s.  f. 

—  Hpouvante.  Voir  Èpovantc. 
Poveïir  |  povîrr  M,  I,  P,  A',  piwœr 

F,  piivôr  S,  piiwor  V|,  v.  Ir.  — 
Pouvoir.  Voir  Poleiïr. 

Povrous  [povni  Vl.adj.—  Peureux. 
Voir  Pawrous. 

Pow  Ipoti)  iV],  adv.  —  Peu.  Voir 
Pou. 

Pow  [potv  M,  /,  P,  F],  s.  f.  -  Peur. 
Voir  Pàw. 

Powelcr  [powlëi  .  .  M,  A'],  v.  tr.— 
Pelleter.    Voir  Pawelcr. 

Power  Ipowê'  .  .  M,  I,  P,  A'|,  v. 
intr.  —  Avoir  peur.  Voir  Pawcr. 

Powetèye  \pçwtêy  M],  s.  f.  — 
Pelletée  de  terre.  Voir  Pawctèye. 

Powîn  Ippiin  .  .  M,  I,  P,  A'|,  s. 
m.  —  Paysan.  Voir  Pawin. 

Powintâ  [pçwèlà  V|,  s.  ni.  — 
Epouvantail.  Voir  Ampawtau. 

Powion  [pçwijà  M,  I,  P,  X],  s.  ni. 

—  Pa])illon.  Voir  Pawion. 

Powr  [poivr  P\,  adj.  —  Pauvre. 
Voir  Poiirc. 

Powr  [pçwr  M,  I,  P\.  s.  m.  -  (Iros 
paysan.  Voir  Pawr. 

Powrous  Ipowrii  .  .  M,  /,  /',  F,  A'|, 
adj.  —  Peureux.  Voir  Pawrous. 

Poyâdl  Poyâdl  \poyà  .  .  M,  I,  P, 


N],  interj.  —  Cris  que  les  enfants 
poussent  à  l'issue  d'un  baptême 
pour  exciter  le  parrain  à  leur  jeter 
des  dragées.  Voir  Gripoyâdc. 

Poyat  Ipoya  M,  poyo  I,  P\,  s.  m. 
—  1»  Petite  pente.  2"  Coude  de  la 
chemise. 

Poyate  [poyal  M,  X,  poyçl  I,  P, 
puyel  F,  piiyal  S,  puyot  V|,  s.  f.  — 
P  Poulette. 

Qnand-i  n'y  è  qu'eune  pçyale, 
Ç'iit  po  lèye  Mes  lés  moyntes. 
Quand  il  n'y  a  qu'une  p.,  c'est 
pour  elle  toutes  les  mouillettes 
(quand  il  n'y  a  qu'un  enfant,  c'est 
lui  qui  reçoit  toutes  les  bonnes 
choses).  2"  Terme  d'alïection  dont 
on  se  sert  vis-à-vis  des  enfants,  des 
jeunes  filles.  3»  Petite  hauteur. 
4"  Angle  sorlant  derrière  les  roues 
de  devant  d'une  voiture,  t")"  Traverse 
de  bois  verticale  qui  ferme  la  fenêtre. 
Poyate  |  poyal  M,\,  poygt  l,P,  pnyçl- 
pnyol  F,pnyul  S,  piiyol  V],  s.  f.  —  1» 
Cavité  ([ui  se  trouve  sous  la  nuque; 
nuque;  haut  delà  tète.  J'  l'on  fie  h' râ 
sus  le  -,  je  t'en  ficherai  sur  la  tète. 
Par  extension:  Le  ~  d'i  lihalal,  le 
milieu  d'une   noix.  Voir   Poyeri. 

Poye  \poy  M,  l.  P,  X,  puy  F, 
S,  V],  s.  f.  —  Poule.  Cor  lé  ~. 
courir  la  p.  (rechercher  les  femmes). 
Tas  'n'  moule  ~ .  l'  n'es  m'  d'  le 
vèyc  po  dons  dobes,  tu  es  une  p.  morte, 
tu  n'as  pas  de  vie  pour  doux  doubles 
(centimes).  Voir  Bacale.  Pour  (]ue 
vos  poules  pondent,  même  en  hiver: 

D'  l'aniéne, 

E  pwéne  ; 

Di  blé, 

È  volonlé  ; 

De  l'àhlte, 

È  fôhhe. 
De  l'avoine,  à  peine;  du  blé,  à  vo- 
lonté; de  l'orge,  à  force  (beaucouj)). 
(Marlhil).  An  II  f'rinl  èereûre  (/»' 
lés  ~  ponncnl  sus  lés  saules,  on  lui 
ferait  accroire  que  les  p.  pondent 


POY 


-     553     - 


PftE 


sur  les  saules.  Voir  Chanter,  Lètîn. 
^  Ç'at  ivaç'  que  lo  r'nâd  loje  que 
lés  pouyes  sont  lo  pus  sûres,  c'est  où 
le  renard  loge  que  les  p.  sont  le 
plus  sûres  (c'est  là  où  il  y  a  du 
danger  que  l'on  est  souvent  le  plus 
en  sécurité).  T"  as  ûssi  ambèrèssè 
qu'eune  pouye  avo  in  pussln,  tu  es 
aussi  embarrassé  qu'une  p.  avec  un 
poussin  S. 

Poyerèye  [pçyrêy  {polrçy)  M,  1, 
P,  iV,  puyrl  F],  s.  f.  —  Poulailler. 
Le  bacale  è  prîns  nas  poyes  an  zoute 
~,  la  belette  a  pris  nos  poules  dans 
leur  poulailler. 

Pcyeri  [poyri  N\,  s.  m.  et  f.  — 
Cavité  qui  se  trouve  sous  la  nuque. 
Voir  Poyate. 

Poyot,  voir  Poyat. 

Poyon  [poyô  M,  I,  P,  N,  puyô  F\, 
s.  ni.  —  Poulet. 

PoyotG,  voir  Poyate. 

Poyote  [poyçt  I,  P,  F],  s.  f.  — 
Barre  transversale  qui  tient  le  timon 
en  équilibre.  Voir  Poyate. 

Poyu  [pçyû  M,  l\,  s.  m.  —  Juchoir. 

Prai  \pra'  F],  s.  m.  —  Pré.  Voir 
Pré. 

Pracès  [prasç  M.  N,  prosi^  I,  P\, 
s.  m.  —  Procès.  Voir  Pracès. 

Prache  [pras  M,  N,  prçs  I,  P,  F, 
S,  V],  s.  m.  —  Proche,  parent.  J'â 
vu  mes  ~  aujdu,  j'ai  vu  mes  parents 
aujourd'hui. 

Prâche  [prâs  S,  Y],  s.  m.  —  Ser- 
mon. Voir  Preîiche. 

Prâchi  [pràsi  .  .  S,  V],  v.  tr.  — 
Prêcher.  Voir  Preiicheu. 

Prâchoû  [prâsu  S,  V],  s.  m.  — 
Prédicateur.  Voir  Preûchou. 

Pracurou  \  prak(iï)ru  M,  prok(ii)ru 
.  .  I,  P],  s.  m.  —  Procureur;  avocat; 
avoué. 

Prâgnè  [prâiïe  /],  v.  tr.  —  Parquer 
dans  les  champs  (à  midi). 

Praker  [prakë^  M\,  v.  intr.  —  1" 
Parler  ;  bavarder  ;  médire.  2"  Prêcher. 


Pramwénâde  [pramwènât  S],  s.  f. 
—  Promenade.    Voir  Promwinnâde. 

Pramwénè  (s')  \pramu>êne  S],  v. 
pron.  —  Se  promener.  Voir  Pro- 
mwinner. 

Pranzi  \pràzi  .  .  S,  V],  v.  intr. — 
Se  dit  des  bêtes  à  cornes  qui  repo- 
sent en  ruminant,  vers  l'heure  de 
midi.  Cette  pause  a  lieu,  autant  que 
possible,  près  d'un  ruisseau  ou  d'une 
forêt.  Voir  Pregneu. 

Pranziés,  Pranzieûs  |  pràzyôè  S, 
pràzye  V],  s.  m.  —  1"  L'heure  du 
repos  des  bêtes,  à  midi.  2»  Terrain 
où  elles  reposent  et  ruminent.  Voir 
Pregnu,  Pregniire. 

Prârèye  [pràrêy  .  .  M,  I,  P,  N, 
prân(y)  S,   V\,  s.  f.  —  Prairie. 

Prat  [pra  M,  N,  S,  prç  I,  P,  V, 
pre  F],  adj.  —  1"  Prêt.  On  dit  aussi  ; 
Prat'  au  masc. 

.  .  .  niàs  lu  n'an-n-al  wà  prat', 
I  cwèche  dans  so  kieûr  çou  que  con- 
[tyint  le  late, 
mais  lui  n'en  est  guère  prêt  (de  se 
fâcher),  il  cnche  dans  son  cœur  ce 
que  contient  la  lettre  C.  H.,  m,  Hl. 
2"  Vêtu,  habillé. 

Pratèjeu  \pratqjqe  M,  prçtçjç  I, 
P],  V.  tr.  —  Protéger. 

Prater  [pratë'  .  .  M,  S,  prçtç  .  . 
I,  P,  prêta'  F,  pratce-prœtœ  N\,  v. 
tr.  —  Prêter.  An  n'  pratent  qu'ans 
riches,  on  ne  prête  qu'aux  riches. 
Ç'  n'at  m'  lés  çus  qu'  trèvèyent  lo 
pus'  que  pratent  aus-autes,  ce  n'est 
pas  ceux  qui  travaillent  le  plus  qui 
prêtent  aux  autres  (plus  l'argent  est 
difficile  à  gagner,  moins  on  se  décide 
à  s'en  dessaisir). 

Praycule  [praycel  M],  s.  m.  — 
Sorte  d'herbe  (prèle?). 

Pré  [prë'  .  .  gén.  (prê'-prqe  N)],  s. 
m.  —  Pré.  Voir  Chemtn. 

Prèbande  [prçbàt  S],  s.  f.  — 
Provende.  Voir  Proviande. 

Prèbieune  [prçbyœn  M],  interj.— 
Pardieu. 


PRE 


-     534 


PRE 


Prècaler  [prçkalC'i  .  .  M.  A',  prç- 
kolç  .  .  I,  P],  V.  tr.  —  1"  Avertir. 
2"  Supplier. 

Prècèptou  [prçsçpdi  .  .  M,  I,  P\, 
s.  m.  —  1"  Précepteur  ;  2"  percepteur. 

Prechatcr,  Prèchotô  \  prçsalt-i  .  . 
M,  N,  pn;,so/f  .  .  /,  P\,  v.  intr.  — 
Faire  un  petit  ou  un  mauvais  sermon. 

Prècolè,  voir  Prècaler. 

Prècoup  [prçku  M,  I,  P.  prckow- 
prçku  N],  adv.  —  Ensuite,  alors 
(après  coup). 

Prèfâryin  Iprçfûryc  .  .  M,  /],  s. 
m.  —  Pré  St-Symphorien,  au  bas  de 
l'Ksplanade,  à  Metz. 

Pregneu  [preiuy  .V,  A',  prçùe  I,  P\, 
V.  intr.  —  Parquer;  paître  dans  les 
champs.  Se  dit  aussi  des  bêtes  qui 
ruminent  en  reposant.  Voir  Pranzi. 

Prcgnu  [preniï  M,  N,  prçnii  I,  P], 
s.  m.  —  Hndroit  où  les  vaches  le- 
posent  en  ruminant.  Voir  Pranzieûs. 

Pregnûre  |  prenùr  .  .  M,  N,  prçniir 
I,  P\,  s.  r.  —  Temps  de  repos  laissé, 
vers  midi,  aux  bêtes.  lÂicheûz  lès 
bcles  an  ~.  lâchez  les  bêtes  pour 
qu'elles  se  reposent. 

Prèhh,  voir  Près. 

Prémé,  voir  Premtn. 

Premîn  [  piçmî  .  .  M,  I.  P,  N, 
premi  F,  prçnur  .  .  S,  preme  V\,  adj. 

—  1"  Premier.  Lo  ~  ynèhlion,  le 
premîre  bûcèle,  le  garçon  et  la  de- 
moiselle d'honneur.  Lo  ~  èritw, 
lo  ~  servi,  le  p.  arrivé,  le  p.  servi. 
2"  Prochain.  iU<i(//    -,  mardi  p. 

Premîn  que  (an)  |  prçiuî  M,  1 1,  conj. 

—  Avant  que.  An  ~  que  d'  c'nuin- 
cieii,  avant  de  commencer. 

Prèmu  que  \prçmii  ke  A'],  conj.— 
Vu  que,  attendu  que;  parce  que. 

Prenant  [prenà  S],  s.  m.  —  Cail- 
lette de  veau;  présure,  qui  fait 
cailler  le  lait. 

Prcpèrer  |  prçpçiCi  .  .  M,  A',  pre- 
perç  .  .  I,  P,  S,  V\,  V.  tr.—  Préparer. 

Prèpris   [prçpri  S,   V],  adj.  —     l" 


Surpris.  2"  A  court  d'artjenl.  Voir 
Meusicyin. 

Prés  [pre  V],  s.  ni.  —  Prix.  Voir 
Pris. 

Près  \prç  {,'én.   (/J/-ç-/>rçx  S)  |,  adv. 

—  Prés.  Tôt  prèh]),  tout  p. 

Près  !/)(■<•  M,  I.  P,  N],  prêp.  — 
Après. 

Prcsant  |  prezâ  M,  N,  prçzà  I,  P], 
s.  m.  —  Présent,  cadeau.  Se  dit  des 
cadeaux  que  les  invités  à  une  noce 
apportent  aux  jeunes  mariés  et  à 
leurs  familles;  ils  consistent  sur- 
tout en  victuailles  destinées  à  corser 
le  festin.  Mds  ç  n'ai  ica  lorlol,  je 
n'  sonjuns  m'  mis  ~,  mais  ce  n'est 
pas  encore  tout,  nous  ne  songeons 
pas  aux  [). 

Prèsèrpine  \preseipin  P\,  s.  f.  — 
Feninie  renuianle.  Voir  Prosèrpine. 

Prèsse-piére  [près  pycr  M,  I,  P\, 
s.  m.  --  Passe-pierre  (salicorne). 

Prèssi  |/);r.si  P,  F\,  v.  tr.—  Pres- 
surer. 

Prèssu  {pnisii  P,  presirç  S],  s.  m. 

—  Pressoir.  Voir  Chaucu. 
Prèssurou  {prçsiiru  Bue.],  s.  ni.— 

Vij^neron  cjui  pressure  le  vin. 

Prèsswè,  voir  Prèssu. 

Prête  I /)/•("/ {,'én.|,  s.  m.  —  Prêtre, 
curé.  /  n'  fâl  m' aler  si  vile  è  l'ofrande 
lie  peur  d'  ranvahiti  /o  -  ,  il  ne  faut 
pas  aller  si  vite  à  l'offrande,  de  peur 
de  renverser  le  p.  (il  ne  faut  pas 
aller  trop  vite  en  besogne)  S. 
Preteu,  voir  Prater. 

Prètèxe  {prçteks  gén.  (protçks  V)], 
s.  m.  —  Prétexte. 

Preti  [preli  M,  \\  prçti  I,  P,  pelri 
S\,  v.  tr.  —  Pétrir,  manier  de  la 
pâte,  de  l'argile.  Quand-an-z-onl  ~, 
i  faut  anfoner,  quand  on  a  pétri,  il 
faut  enfourner  (quand  on  a  com- 
mencé une  chose,  il    faut   la    finir). 

Prètiquc  [pretik  gén.|,  s.  f.  — 
Pratique,  client. 

Prctou  d'èrjant  \pretu  d  çrjà  M\. 
s.  m.  —  Prêteur  d'argent  (banquier). 


I 


PRE 


—     535     - 


PRI 


Preu  [prœ  N\,  s.  m.  ~  Pré.  Voir 
Pré. 

Preûche  [prœS  M,  I,  P,  jV,  prâs 
S,  V],  s.  f.  —  1»  Sermon.  2"  Oflice 
et  sermon  protestants. 

Preûclieu  [prcêsq:  .  .  M,  I,  P,  xV, 
prâsi  .  .  S,  V\,  V.  tr.  —  Prêcher. 
Sans  rijin  fâre,  i  sint  l'èreïit  preûchè, 
sans  rien  faire  (.sans  aucun  résultat) 
un  saint  l'aurait  prêché  /. 

Preûchou  |  prœSii  .  .  M,  I,  P,  jV, 
prâsii  S,   V|,  s.  m.  —    Prédicateur. 

Preûchu  [prœsû  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Chaire  à  prêclier. 

Preudant  [prœdù  M,  I\,  adj.  — 
Prudent. 

Preutit    [prœfi  M.  I,  P,  N],   s.  m. 

—  Profit. 

Preunèle    [prœnçt  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  f.  —  Prunelle.  Voir  Peunèle. 
Preussc  [proes  M,  1,  P,  N  \,  n.  pr. 

—  Prusse. 

Preuve,  voir  Proïive. 

Preuve  \prœi>ê'  M\,  s.  m.  —  Lieux 
d'aisances. 

Preventn  [  prçi'iû  M,  N,  prevnî  .  . 
I,  P,  prevni  S,  V  |,  v.  tr.  —  Prévenir. 

Preuver  [prqsi'ë'  C.  IL,  1, 154|,  v.  tr. 

—  Prouver. 

Lés  larmes,  corne  des  rus,  coiinl  sus 
[vate  veséje, 
El  chèkin  d'jent  loi  haut:  ce  preuve 
[qu'  l'ai  sêje. 
Les  larmes,  comme  des  ruisseaux, 
couraient  sur  son  visage,  et  chacun 
disait  tout  haut  :  ça  prouve  qu'elle 
est  sage.  Voir  Prover. 

Prèveûr,  Prèvôr  |  prçvœr  M,  I,  P, 
F,  N,  prçvôr  S  ],  v.  tr.  —    Prévoir. 

Prèyé  [preijê'  M,  N],  s.  m.—  Préau. 

Prèyeu  |  pri'ijœ  .  .  M,  I,  P  |,  v.  intr. 

—  Prier.  Foijeûz-v',  H  dil-èle,  alenz 
v's  an,  Je  v'an  prcye,  fuyez(-vous), 
lui  dit-elle,  allez-vous  en,  je  vous 
en  prie.  C.  H.,  ii,  132. 

Prèyeule    \preycel    M],    n.    pr.  — 


Ferme  de  Préyel,  près  d'Augny  (arr. 
de  Metz). 

Prifât  [prifà  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  m. 
—  Forfait  (prix  convenu). 

Prîhieu  |  prÏYiiqe  . .  gén.  {prç-(e  V)\, 
v.  tr.  —  Priser,  estimer,  apprécier; 
vanter. 

Yeus  n'  con'cheûz  m'  Jinon,  li  répond 
[Chan  Heurlin, 
On  n'an  fût  pus  corne   lèije,  aussè  f 
le  prïje  èl  f  l'imme.     Vous  ne  con- 
naissez pas  Ginon, lui  répond  Chan 
Heurlin,  on   n'en    fait   ])lus   comme 
elle,  aussi  je   l'estime    et  je  l'aime. 
C.  IL,  VI,  180. 
Prihon  |  pri-;ô  gén.] ,  s.  f.  —  Prison. 
Prihonicu     [pri-{onyœ  .  .    gén.J    s. 
m.    —    Prisonnier.    Cinqnanle    jan- 
darmes  n'  Ireuv'rinl  m' i  ~ ,  cinquante 
gendarmes  ne  trouveraient   pas   un 
p.  Se  dit  quand  il  y  a  beaucoup  de 
désordre  dans  une  chambre  et  qu'on 
ne  pourrait  rien  y  trouver  si  on   y 
cherchait  quelque  chose. 
Prïjieu,  voir  Prîhieu. 
Prijon,    Prijonieu,     voir     Prihon, 
Prihonieu. 

PrîncerèssB  [prîsres  Bue],  s.  L  — 
Princesse. 

Prîncerèyc  (râwe  d'  le)  \prîsrçy 
M,  I \,  n.  pr.  —  Hue  de  la  Princerie, 
à  Metz. 

Prîne  \prTn  S,  V],  s.  f.  —  Prune. 
Voir  Prune. 

Prïné  \prTne  .  .  S,  V],  s.  m.  — 
Prunier.  Voir  Prîinîn. 

Prînse  [pris  M,  I,  N,  S,  pris  F,  Y], 
s.  f.  —  Prise  de  tabac. 

Prîntams  [pillà  .  .  M,  I,  P,  N\, 
s.  m.  —  Printemps.  Voir  Tams. 

Au  commencement  du  printemps, 
les  enfants  se  rendaient  de  verger 
en  verger,  tenant  à  la  main  des 
torches  de  paille  allumées  et  criaient, 
arrivés  sous  les  arbres  :  Pus  d' frais 
que  d'feuyes!  Ensuite  ils  chantaient 
les  paroles  suivantes  : 


PRI 


-     536 


PRO 


Bwin-n-an  que  r'vyinl,  qu'  v  è-i)uîU'  don  fini,    lor  -  los    les  byiiis.  Dés  nti- 


hurs/jo  lés  biiç-lat's,  dés  lihu-hiispo  lésfiuèhh-nals.  Bivin-n-an  i>eiis  re-i'ijint. 


Bon  an  qui  revient,  (|u'il  vous 
apporte  du  ])ain,  tous  les  biens,  des 
noisettes  pour  les  jeunes  lilles,  des 
noix  ])our  les  garçons.  Bon  an  vous 
revient. 

Prînzieu  \prîzy(i'  .  .  M,  I,  N,  pn- 
zê'  .  .  P,  F,  S,  prizç  V],  V.  tr.  - 
Priser  du  tabac. 

Prînzou  {prîzii  M,  I,  P,  N,  prTzû- 
pnzow  P,  F,  pnzii  S,  V],  s.  ni.  — 
Priseur  (personne  qui  prise  du  tabac). 

Pris  Iprigén.  {/tri'  V)|,  s.  m.—  Prix. 

Prîsâd,  voir  Prînzou. 

Prise,  Priser,  Prîsou,  voir  Prînze, 
Prînzieu,  Prînzou. 

Prise  [pris  V|,  s.  f.  —  Nappe 
d'eau  formée  par  un  barrage  près 
d'une  scierie;  les  flotteurs  y  pré- 
paraient leur  radeau  avant  de  le 
faire  dévaler  dans  la  rivière. 

Priyére  l/Jni/trgén.],  s.  f.—  Prière. 
Pâtèr  po  cliorêyes, 
Ai'é  Maria  po  yrôs  fuiirâs, 
J'  m'èrcomande  û  bon  Dié, 
Je  m'  fous  di  diCde, 
Je  sûle  on  tél. 
Pater  par  charretées,  Ave  Maria  par 
grosses     corbeilles,    je    me    recom- 
mande au  bon  Dieu,  je  me  f .  .  .  du 
diable,  je  saule  au  lit  {Halliyny). 

Priyeu  [priyœ  .  .  gén.],  v.  Ir.  et 
intr.  —  Prier.  -  /'  bu>in  jo,  sou- 
haiter le  bonjour.  Voir  Prèyeu. 

Priyou,  priyoûse  [  priyu  M,  /],  s. 
m.  —  Prieur  (celui  qui  prie),  pri- 
euse. 

Probande,  voir  Proviande. 

Procès,  voir  Pracès. 


Proche,  voir  Prache. 
Prochèssion,  voir  Prohhèssion. 
Procurou  \prok(n)ni  .  .  I,  P\,  s.  m. 

—  l'rocureur.  Voir  Pracurou. 
Prodûre  |  prpdtir  M,  I,  P,  F,  N,  S  |, 

V.  tr.  —  Produire. 

Prohè,  voir  Prihieu. 

Prohhèssion  |  proyj'syô  .  .  M,  l,  P, 
N,  S\,  s.  f.  —  Procession. 

Prokièmâcion  [  prok-ycmasi/ô  .  . 
M,  /,  P.  A'I,  s.  f.  -    Proclamation. 

Prokièmcr  |  prpkyenivi  .  .  M,  f,  /', 
iV|,  V.  ti".  —  Proclamer. 

Prokièmou  [prokyqnui  .  .  M,  I,  P, 
A'I,  s.  m. —  Celui  (]ui  proclame  les 
Vausenates. 

Promasse  Ipromns  .  .  M.  I,  P,  X, 
S\,  s.  f.  —  Promesse.  -  d'èi'ocal, 
~  de  soûlon,  p.  d'avocat,  p.  d'ivrogne. 

Promate,  Promotc  \promat  M,  A', 
.S,  pronwt  I,  P,   y,  prumel  F\,  v.  tr. 

—  1»  Promettre.  -  ç'iit  date,  |). 
c'est  dette  (qui  promet  est  tenu  à 
tenir  sa  |)romesse).  /  promut  pus 
(/'  benre  que  d'  pin,  il  promet  plus 
de  beurre  que  de  pain  (monts  et 
merveilles).  — 

Promole  èl  mû  l'ni, 
Ç'ot  le  coutlme  di  pèyis. 
P.  et  mal  tenir,  c'est  la  coutume  du 
pays.   V.    2"  Allirmcr,  assurer.  ./'  lo 
prom(ds  que  j'  sus  byin  è  pyinde,  je 
t'assure  que  je  suis  bien  à  plaindre. 

Promounâde,  Promounè,  voir  Pro- 
mwinnâdc,  Promwinncr. 

Promwénàde,  Promwéner,  voir 
Promwinnàde,  Promwinner. 

Promwinnâde    [prpmwènat  .  .  M, 


PRO 


-     537     - 


PO 


I,  prçmwênât  P,  prumnât  F,  pro- 
mivênàt-promwènàl  N,  pramwênût  S, 
prçmunût  V],  s.  f.  —  Promenade. 
Promwinner  (so)  [  prçmwènê'  .  . 
M,  I,  promwênç!  P,  prûtnna'  F,  prç- 
mwênqe-prçmwënœ  N,  parmwêne- 
pramwênç  . .  S,  prçmunç  V],  v.  pron. 

—  Se  promener. 
Prône,  voir  Proûne. 
Prôneu,  voir  Proûner. 
Prononcieu    [pronôsyce   .   .   gén.], 

V.  tr.  —  Prononcer. 
Prope  {prçp  gén.],  adj.  —  Propre. 

—  come  i  sou,  corne  qwèle  sous,  p. 
comme  un  sou,  comme  quatre  sous 
(très  propre). 

Propelieure,  Propeliûre  [propelyqer 

—  propelyûr  .  .  P,  N],  s.  f.  —  Rou- 
geole. Voir  Popeliûre. 

Propeté  Iprçptëi  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  Propreté.  -  n'at  m'  vice, 
ç'at  Salope  qu'  'l  è  dit  è  'sè  mère, 
p.  n'est  pas  vice,  c'est  Salope  qui 
l'a  dit  à  sa  mère. 

Propicu  [propyœ  .  .  M,  I,  P,  F, 
N,  pçrpê  .  .  S,  porpye  V],  s.  m.  — 
Pourpier  (renoncule  rampante). Dans 
M,  on  entend  aussi  Proprieu. 

Propieule  [prçpyoel  P],  s.  f.  — 
Rougeole.  Voir  Popeliiîre. 

Propoûsicion  [prçpûzisyô  M,  I\,  s. 
f.  —  Proposition. 

Proprieu,  voir  Propieu. 

Prosèrpine  [prçzerpin  M,  I.  P,  N, 
prçzerpin  F],  s.  f.  —  1"  Femme 
remuante  et  habile.  2"  Mégère; 
diablesse. 

Prêt  [prç  I,  P,  Y],  adj.  —  Prêt. 
Voir  Prat. 

Protèjè,  voir  Pratèjeu. 

Protè  [prp/ç  .  .  /,  P],  v.  tr.  — 
Prêter.  Voir  Prater. 

Protèxe  [prçleks  Y],  s.  m.—  Pré- 
texte. 

Proucès  [prus^  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Procès.  Voir  Pracès. 

Proudïgue  [prudîk  M,  I\,  adj.  — 
Insolent. 


I       Proumcnàde,  voir  Promwinnâdc. 

Proumena'  (so),  voir  Promwinner. 

Proumète,  voir  Promate. 

Proûne  [  prûn  M,  I,  P,  prô''n-prûn 
N],  s.  m.  —  1»  Prône.  2°  Réprimande  ; 
recommandation. 

Proîîner  (  prùnë'  .  .  M,  I,  P,  prô"- 
nœ-prCmœ  N],  v.  tr.  —  Prêcher; 
réprimander  ;  reconmiander. 

Proupriètare  [prupriyetâr  .  .  M,  1, 
P],  s.  m.  —  Propriétaire. 

Prouve  [  prûf  M,  I,  P,  prœf-prûf 
N,  prçf  S,  prôf  Y],  s.  f.  —   Preuve. 

Prouvidance  [pruvidàs  M,  I,  P], 
s.  f.  —  Providence. 

Proiâye  [prûy  M,  I],  s.  f.—  1"  Proie. 
2"  Profit,  gain.  An   -,  en  p. 

Provan  [prçvà  M,  I,  P,  N,  S\,  s. 
m.  —  Provin. 

Prove,  voir  Prouve. 

Prover  [prçvë'  .  .  gén.  (pruvcv  F)], 
V.  tr.  —  Prouver.  Voir  Preuver. 

Provegneu  (  prçv(e)nce  M,  N,  prç- 
veiiq  .  .  I,  P,  S],  v.  tr.  —  Provigner. 

Proviande  [praoyât  M,  N,  prçbât 
S,  prçbàt  V],  s.  f.  —  Provende  (pro- 
vision de  vivres). 

Provieu  [provyœ  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  intr.  —  Pourvoir. 

Prûnc  I  prûn  M,  I,  P,  N,  prTn-prun 
S,  prTn  Y],  s.  f.  —  Prune.  DifTé- 
rentes  sortes  de  p.  :  1"  Dèmasine. 
2»  Halerasse.  3"Afâran/'e(printanière). 
4»  iVeûr  dèmâs.  5°  Peunèle.  6"  Puce- 
late.  1°  Rinne-Guiaude.  8»  Qwètche. 
9»  Sinte-Kètrîne.  Voir  ces  mots. 

Prûné,  voir  Prûnîn. 

Prûniau  [prûnyô  M,  /],  s.  m.  — 
Pruneau,  prune.  Bianc  come  i  ~ 
lève,  blanc  comme  un  p.  lavé  (très 
noir). 

Priinîn  [prûnî  .  .  M,  I,  P,  N,  prùni 
F,  prTnê-prûnë  .  .  S,  prTne  Y],  s.  m. 
—  Prunier. 

Pu  [pu  M,  I,  P,  F,  N,  pœ  S,  pe  V], 
s.  m.  —  lo  Pou.  /  bauye  come  i  ~ 
boûgne,  il  bâille  comme  un  p.  borgne. 
'L  al  pus  béte  que  ses  ~ ,  il  est  plus 


538     - 


PUA 


PUR 


bêle  que  ses  p.—  J' monte  â  iiwètnme, 
f  ivès  eune  bêle  ptvite  èl  dés  eavalijis 
qii'  s'y  pvamwéneni?  —  Le  tète  et  1rs 
peus,  je  monte  au  quatrième,  je 
vois  une  Ijelle  plnine  et  des  eavaliers 
qui  s'y  pronièiicnl?  —  La  lète  et  les 
poux  (devinelte)  S.  Voir  Bâyon, 
M«lu.  2"  Semence  d'une  plante 
aquati(|ue  (jui  s'attache  aux  vètc- 
menls. 

Puant  I  />/;('/)<'  .1'.  '■  !'■  l"'  'V.  ^I-  «l'j- 

—  1»  Puant.  2"  Hautain,  orgueilleux. 
Puanter    [pii(!i)àtêi  .  .  M,  I,  P,  /•', 

A'  ],  V.  intr.  —  Puer. 

Puantou  I /)(70/)<î'i'  ■  ■  M.  A  I'.  I\ 
X  \,  s.  f.     -  Puanteui-. 

Puce  I  piis  M,  I,  /',  F,  .Y,  pis-piis 
S,  pis  V|,  s.  r.  -  Puce.  Illioficii 
clés  ~  dans  l'iinuje,  souiller  des  |). 
dans  l'oreille  (l'aire  jieur).  7.  è  lès  -, 
il  a  les  ]).  (il  a  peur).  'L  itt  r'Iros- 
siâye  come  eune  loriinrusse  de  ~ .  elle 
est  retroussée  comme  une  tueuse 
de  p.  Se  dit  d'une  femme  retroussée 
d'une  luanière  excessive. 

Pucelate,  Pucelote  |  pûslut  M,  piis- 
lot  I,  P\,  s.  f.  —  Petite  prune  vio- 
lette précoce. 

Puch,  voir  Puhh. 

Pûchat  Ipiisa  M,  S',  pûso  I,  P,  /•'], 
s.  ni.  —  Pouce.  Nom  des  doif^ls 
dans  le  lanjîaj^e  enfantin  :  1"  PUchat. 
2"  Lâche-pal.  3"  (irand  demj.  i"  Mèd'- 
cin.  ;>  Piat  euiiiUn. 

Pûchat,  voir  Pûhhat. 

Pucheu  \piisty  .  .  M,  I\,  v.  tr.  — 
l-".plucher. 

Puchièye  [piisyëy  .V,  /,  /',  A'|,  s.  f. 

—  Pincée;  |)rise  de  tabac. 
Pûchol,  voir  Pûchat. 

Puciatad  |  piisyala  M,  \\  piisyotii 
I,  P,  jiœsyalà  .  .  S\.  s.  m.—  Vétilleur, 
personne  minutieuse  au  travail.  Voir 
Puciatou. 

Puciate  |  pfisyal  M,  X,  piisyot  I, 
P\,  s.  f.  —   Puceron. 

Puciater  {piisyatêi  .  .  M,  A',  piisyole 
,  .  /,  P,  pœsyatç   .  .  S\,  v.  tr.    —   1" 


l'^pucer.  2"  V.  intr.  Chercher  avec 
beaucoup  de  soin;  travailler  avec 
minutie.  Voir  Pucicu. 

Puciaterèye  [piisyalrçy  M,  X,  pû- 
si/olrçy  /,  l'\,  s.  f.  —  l-lnfantillage  ; 
vétille. 

Puciatou  Iptisyaln  X,  X,  ,  piisyot ii 
.  .  I,  P\,  s.  m.  —  Vétilleur.  Voir 
Puciatad. 

Pucieu  {pïisyœ  .  .  M,  /,  P,  X\,  v. 
Ir.  —  1"  l']pucer.  "2"  V.  intr.  Tra- 
vailler avec  minutie;  travailler  len- 
leuient  à  un  ouvrajje  délicat.  Voir 
Puciater. 

Puciotâd,  Puciote,  Puciotè,  Pucio- 
terèye,  voir  Puciatad,  Puciate,  Pu- 
ciater, Puciaterèye. 

Pu-de-préte  \pii  l  prît  M,  /,  P],  s. 
m.  —  Cloporte. 

Puhh  l/Jiïx  M,  I,  /',  /•'.  A',  pw- 
pây  S\,  s.  m.  —  Puits.  Quand'  ten 
meur'rès',  an  n'  bouch'runs  m'  eu 
lés  -,  quand  tu  mourras,  on  ne 
bouchera  pas  encore  les  p.  (tu  n'es 
pas  si  important).  Lés  fèyous  d' 
j>eûhli  de  JurelTse,  les  faiseurs  de 
puits  de  Juvelise  (sobriquet)  S. 

Pûhhat,  Pûhhot  \piiya  . .  M,  X,pPi/p 
l,  P\,  s.  m.  —  Petit  puits;  trou 
où   11  \    a  <le  l'eau. 

Pûhieu  \i>u-{yœ  .  .  I,  P,  /■',  .V. 
pâ-;iS,  i>u-(ye,-yœ\,  v.  tr.  —  1"  Puiser. 
2"  V.  intr.  .\voir  des  souliers  qui 
prennent  l'eau   V. 

Pûhieus  \pû-;i;œ  X,  S\,  n.  pr.  — 
l'u/ioux,  vill.  lie  l'arr.  de  Château- 
Salins. 

Pûjieu,  voir  Pûhieu. 

Pùjieus,  voir  Pûhieus. 

Puné  Ipiuiéi  .  .  .1/,  A'|,  s.  m.  — 
.\îné. 

Punéle  |/>iui("/ .S'I,  s.  f.  —  Prunelle. 
Voir  Peunèlc. 

Pûrcrèye  \pùrrêy  .V,  /,  P\.  s.  f . — 
Pourriture. 

Purésîe,  voir  Purîsîe. 

Pûri  \pùri  M,  I,  P,  N,  pTri- 
piiri  S,  pyeri  V],  v.  intr.  —  Pourrir. 


PUR 


539     — 


PWE 


Purïsîe  [pùrîzly  M,  I,  P,  N,  plœ- 
rïzi-pûrîzi  F,  ptirëzî  S,  pirêzî  Y\,  s.  f. 
—  Pleurésie  (souvent  dans  l'accep- 
tion de  fluxion  de  poitrine).  /  n'ètrè- 
preût  m'  dous  -  dans  eune  jonCiye, 
il  n'attraperait  pas  deux  p.  dans 
une  journée  (il  ne  se  foule  pas  la 
la  rate). 

Purjater,  Purjotè  (se)  [pûrjatê'  .  . 
M,  N,  pùrjçtç  .  .  I,  P\,  V.  pron.  — 
Se  purger. 

Pus  [pû-pœ  M,  I,  P,  N,  pi-pû  S, 
pi  V\,  conj.  —  Puis.  Et  pis,  et  pus, 
et  p.  (alors,  ensuite). 

Pus  [pii  M,  I,  P,  F,  N,  pi-pû  S, 
pi-pli  V],  adv.  —  Plus.  ~  /  teu  wès, 
~  j"  t'imme,  p.  je  le  vois,  p.  je  t'ai- 
me (myosotis).  —  Et  pis  qii'on-n-in-n 
é  et  pis  qii'on-n-in  voiirât,  et  p.  on 
en  a  et  plus  qu'on  en  voudrait.  Dans 
le  Vosgien,  on  dit  tant  pis  que,  avec 
la  même  signification. 

Pusieûrs  \piizyœr  M,  I,  P,  F,  .V|, 
adj.  —  Plusieurs. 

Pussenat  [pûsna  S\,  s.  m.  —  Petit 
poulet. 

PussGnater  [piisnalë'  .  .  N,  S],  v. 
intr.  —  Manger  comme  un  poussin 
(très  peu).  Voir  Peuchnater,  Pisse- 
nè,  Pissotè. 

Pussîn  [piisî  .  .  M,  I,  P,  N,  pisî- 
ptisî  .  .  S,  pisî  Y\,  s.  m.  —  1"  Pous- 
sin. 2»  Poulet   V. 

Pussovant  {piisçuâ  M,  I,  P,  N, 
pùsuvà  F],  adv.  —  Nenni  ;  au  con- 
traire. 

Puteuy  [ptitœy  N],  s.  m.  —  Putois. 
Voir  Fehhou. 

Puyeu  [piiyœ  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Puer. 

Puyeu  [pûyœ  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
puyi  .  .  S,  V],  V.  tr.  —  Chercher 
les  poux. 

Puycûs,  voir  Puyous. 

Puyous  \piiyu  .  .  M,  I,  P,  N, 
piiyôë'pûyçw  F,  puyu  S,  V],  s.  m.  — 
1"  Pouilleux,  gueux,  misérable.  Èva 
lés  ~  an  n'   wingnent   que   dés  pus, 


avec  les  p.  on  ne  gagne  que  des 
poux  (on  ne  doit  pas  rechercher  la 
mauvaise  société).  2"  Fier,  orgueil- 
leux. /  ~  sans  l'  sou,  une  personne 
fière  qui  n'a  pas  le  sou. 

Pwâve,  voir  Pwéve. 

Pwèch,  Pwèchiant,  Pwèchieu,  voir 
Pwèhh,  Pwèhhiant,  Pwèhhicu. 

Pwèhaut  [pwexô  M,  /],  s.  m.  — 
La  plus  forte  poutre  du  pressoir. 

Pwèhh  [pwe-i  .  .  M,  I,  P,  S,pwçx  N, 
V],  s.  f.  —  Poix;  résine.  'L  at  eune  ~ , 
c'est  une  p.  (un  crampon).  N-y  è  ryin 
corne  le  ~  po  fâre  Irawer  i  kiou,  il 
n'y  a  rien  comme  la  p.  pour  faire 
trouer  un  clou  (pour  amener  un 
furoncle  à  maturité).  —  L'âme  le,  ç'ol 
ène  pwohh  quand'  'l  ol  dons  ène 
inûhon,  cet  homme,  c'est  une  p. 
quand  il  est  dans  une  maison  (il 
n'en  sort  plus)  V. 

Pwèhhiant  |pH'f;f;/«  . .  M,  I,pçxyàN], 
adj.  —  Gluant;  collant. 

Pwèhhe  Ipwçx  M\,  n.  pr.  —  Poixe, 
annexe  de  Servigny-lès-Ste-Barbe. 

Pwèhhieu  \piv^xij(f  ■  •  M,  I,  P, 
piuçxyœ  N\,  V.  tr.  —  Enduire  de 
poix. 

Pwèhon,  Pwèjon  [pwe-^ô-pwejô  M, 
I,  P,  pivçyô-pwOYÔ-poyô  N,  pwçzô  S, 
Y],  s.  f.  -  Poison.  On-z-ont  byin  râjon 
D'  hoûyè  lés  lomvanjes  i  danj'rous 
pwèjon,  on  a  bien  raison  d'appeler  les 
louanges  un  dangereux  poison.  C.  H., 
I,  169. 

Pwèl  [pivel  M,  I,  P,  S,  pwol  N,  pwol 
Y],  s.  m.  —  1"  Poil.  Bianc  ~  ,  blanc  p. 
(qui  a  des  cheveux  blancs).  ~  de 
satré,  p.  de  sorcier  (duvet).  ~ 
chèyant,  p.  tombant  (la  mue).  —  Gue- 
gner  i  bon  pwol,  gagner  un  bon  p. 
(de  l'embonpoint)  Y.  2"  Un  peu,  un 
brin,  une  goutte.  J'  n'a  m'  i  ~  de 
trin  è  bèyeu  è  nate  vèche,  je  n'ai 
pas  un  brin  de  paille  à  donner  à 
notre  vache.  Is  m'ont  bèyeu  i  ~  de 
sope,  ils  m'ont  donné  une  goutte  de 
soupe. 


PWE 


-     540     - 


PWl 


Pwèlc  linuçl  I.nmlrofri,  s.  m.  — 
La  plus  belle  ch;iiiibre.    Voir  Pale. 

Pwèlous  [pwçlii  .  .  M,  I,  l\  S, 
Ijwetn-pii'olu  A',  pwoUi  V\,  aiij.  — 
Poilu;  velu.  -  coinc  i  loup,  poilu 
conitne  un  loup. 

Pwénc,  Pwénieu,  Pwénous,  voir 
Pwinne,  Pwinnieu,  Pwinnous. 

Pwérate  {pwPral  M,  X,  S,  piuêrol 
I,  P,  F,  pworol  \'\,  s.  ni.  —  Poire 
sauvage  qui  perd  son  àprelé  en 
devenant  blette.  Minjcii  le  -  man- 
ger la  p.  (être  immobile  en  haut 
du  Chèrgatu). 

Pwérati  [pivërali  M,  .V,  pioêroli  /, 
P\,  s.  ni.  —  Poirier  sauvage. 

Pwére  !/«('(";■  /,  P.  F,  pwor  \'\,  s. 
f.  —  1"  Poire.  ~  Iruiiynanle,  poire 
étranglante;  -  d'angciililie,  p.  d'an- 
goisse (p.  sauvage);  ~  de  tere,  p.  de 
terre  ( topinambour).  Ce  n'cote  (/tw 
dés  ~  biasscs,  ça  ne  coûte  que  des 
p.  blettes  (presque  rien).  /  faut 
wèder  eune  ~  po  le  seû,  il  faut  gar- 
der une  p.  pour  la  soif  (il  faut 
être  économe).  Lé  ~  clieiil  tiuaiul 
èle  at  meure,  la  p.  tombe  quand 
elle  est  mûre  .S.  Pivore  dé  bon  Dieu, 
p.  du  bon  Dieu  (fruit  de  l'aubépine) 
V.  2*  Sorte  de  jeu  de  course,  appelé 
à  Metz  «la  poire».  3"  1-lspéce  de 
dartre  qui  apparaît  sur  la  bouche 
des  brebis,  et  qui  s'étend  parfois 
jusqu'au  dessous  des  oreilles. 

Pwéri  [pu'êri  M,  I,  P,  F.  X,  piucrê 
.  .  S,  pwore  V),  s.  m.  —  Poirier. 
-  (i'  champéfine,  p.  de  Champagne 
(petit  nuage).  Fûre  lo  ~  forcini, 
faire  le  p.  fourchu  (se  dresser  ver- 
ticalement, pieds  en  l'air,  tète  à 
terre).  Fûre  lo  ~  mècabé,  faire  le 
p.  macchabée  (même  signilication). 
Jadis  il  y  avait  des  poiriers  sau- 
vages plantés  sur  le  territoire  de 
chaque  village;  les  fruits  étaient 
partagés  entre  les  habitants. 

Pwès  Ipwe  M,  I,  P,  F,  S,  V,  pwa-- 
pwo  X\,  s.  ni.  —  Pois.    -    d'  p'hhi. 


pois  grillés  avec  des  épices  ou  sautés 
au  beurre;  ils  étaient  offerts  comme 
goûter  au  VausGnat  par  sa  Vausenate, 
pendant  la  visite  traditionnelle  que 
le  jeune  homme  fait  dans  l'a  prés-midi 
(lu  dimanche  qui  suit  la  ])i'Oclania- 
tion  des  valentins.  .Villeurs,  les  - 
d' p'hhi ^e  préparaient  de  la  manière 
suivante:  avec  de  la  farine,  du  lait, 
du  Ijcurre,  du  sucre  et  un  peu  de 
levure,  on  fait  une  pâte  à  beignets, 
qu'on  étend  fort  minceaumoyend'un 
rouleau.  Dans  celte  pâte,  on  découpe 
avec  un  dé  à  coudre  de  petites  ron- 
delles qu'on  fait  cuire  comme  des 
beignets.  ~  d'  seuke,  dragée;  -  è 
boquèl,  gesse  des  jardins.  Ç'at  le  fiou 
dés  -,  c'est  la  fleur  des  p.  (c'est  la 
crème  des  hommes). 

Pwèson,  voir  Pwèhon. 

Pwét,  voir  Pwint. 

Pw(5te  \pwel  \'\,  s.  f.  —  Punaise. 
Voir  Peute. 

Pwéte,  Pwétiant,  voir  Pwintc, 
Pwintiant. 

Pwètièfreû  [pwetfiçfriê  I,  P],  n.  pr. 
—  PonlillVoy.  Voir  Ponlicufrciï. 

Pwètrau  \i)welrô  M,  I  \,  s.  m.  — 
Pièce  de  charpente  dans  un  pres- 
soir. Voir  Chaucu. 

Pwètrimwène  \pu>elriinwçn  Pon- 
toy,  palrimwên  S\,  s.  m.  —  Patri- 
moine. 

Pwètrine  [pwçlrin  M,  I,  P,  F,  X, 
iniutrin  S,   V],  s.  f.  —  Poitrine. 

Pwcus,  voir  Pwès. 

Pwéve  Ipwêf  M,  J,  P,  X,  pwûf  F, 
l)wiil'S,  puii'i'r  V],  s.  m.    —  Poivre. 

Pwince  [pwès  F,  \'\,  s.  f.  —  1" 
Élan  que  l'on  prend  en  courant.  // 
ai'cul  ène  fameuse  ciilole,  i  pèrneut 
dés  ~ ,  il  avait  une  fameuse  culotte, 
il  prenait  des  élans  (il  était  ivre) 
F.  2°  lîout  de  temps.  Ène  hone  - 
dé  loms,  un  bon  bout  de   temps    \'. 

Pwinne  [pmèii  M,  /,  puiêii  P,  F,  S, 
pwên-iiu'èit  X,  pwon  V\,  s.  f.  — 
l'eine.  Èprès  le    -,  /è  joûye,  aprèg 


PWI 


541 


PYI 


la  peine,   la  joie.    Lo   ça   qu'   n'  è 
pwint  d'~  an  charche  celui  qui  n'a 
point  de  peine  en  cherche  (on  n'est 
jamais  content  de  son  sort). 
Sans  pwinne, 
Pwint  d'awinne. 
Sans  peine,  point  d'avoine  (on  n'ob- 
tient rien  sans  peine). 

Pwinnieu  {pwèiiœ  .  .  M,  I,  pwêmje 
P,  pwënœ-pwënœ  N\,  v.  intr.  —  Pei- 
ner. /  m'  pwinnieûl  d'  veûr  âque 
anlè,  il  me  peinait  de  voir  une  telle 
chose. 

Pwinnous  [pwënu  M,  I,  pwënçw 
P,  pwënii-pwëna  N,  pwëne  S],  adj. 
—  Peiné;  triste;  chagrin. 

Pwint  [pwë  M,  I,  N,  pwê  P,  F], 
adv.  —  Point,  nullement.  ~  dejè, 
p.  déjà  (pas  tout  à  fait).  /  n'è  pwint 
d'  sang  d'zos  lés-ingues,  il  n'a  p.  de 
sang  sous  les  ongles  (il  n'a  pas 
d'amour  propre). 

Pwint  [pwë  gén.  (pô  Y)],  s.  m.  — 
Point.  È  pwint,  à  peine,  tout  juste, 
pas  davantage.  'L  ont  è  ~  i  trou 
d'  mauhon,  ils  ont  à  peine  un 
trou  de  maison  (ils  ont  à  peine  de 
quoi  se  loger).  — Bon-n-è  ~,  bon  à  p. 
(comme  il  faut).  Fere  è  ~,  faire  à 
point  (se  conduire  convenablement). 
Se  mère  lo  pèrnôr  sis  tortos  lés  ~ , 
sa  mère  le  prenait  sur  tous  les  p. 
(de  toutes  les  façons). 

Pwinte  Ipwêt  gén.  (pwêt  P,  F)],  s. 
f.  —  1"  Pointe,  extrémité  amincie 
d'un  objet.  2"  Objet  dont  l'extrémité 
est  amincie;  spécialement,  clou. 
3"  Au  figuré:  È  le  ~  don  jo,  au  p. 
du  jour. 

Pwintiant  [pwëlyà  M,  I,  pwêtyà 
P],  adj.  —  Pointu.  Par  extension: 
Em;  ~,  œil  qui  vise. 

Pwo  [pwç  V\,  s.  m.  —  Porc.  S'em- 
ploie surtout  comme  injure.  Voir 
Pohhé. 

Pwochc  [pwos  V],  s.  m.  —  Porche. 
Voir  Pôhhe. 


Pwohh,  voir  Pwèhh. 
Pwohhieu,  voir  Pwèhhieu. 
Pwohon,  voir  Pwèhon. 
Pwol,  voir  Pwèl. 
Pwolous,  voir  Pwèlous. 
Pwonc,  voir  Pwinne. 
Pwore,  Pworé,  voir  Pwére,  Pwéri. 
Pwos  [pwç  N[,  s.  m.—  Pois.  Voir 
Pwès. 

Pwote  [pwot  V],  s.  f.  —  Porte. 
Voir  Poûte. 

Pyéne  [pyën  P],  s.  f.  —  Plane,  outil 
de  sabotier.  Voir  Pyinne. 

Pyin  [pyë  gén.  (pyê'  P,  plë-plçn  F)], 
adj.  m.  —  Plein.  Tôt  ~,  tout  p.  (en 
grande  quantité).  -  ijâqiie,  p.  quel- 
que chose  (beaucoup  de  choses).  - 
corne  i-n-yeu,  p.  comme  un  œuf.  'L 
at  ~  d'  dates,  ~  d'  puces  came  i 
chin,  il  est  p.  de  dettes,  p.  de  puces 
comme  un  chien  (il  est  très  en- 
detté). ~  de  rwâlious,  nuis  pwint 
d'  âdious,  p.  de  personnes  qui  re- 
gardent, mais  point  qui  aident.  Voir 
plus  bas,  le  féminin. 

Pyinchate  [pyësat  S),  s.  f.  —  Plan- 
chette. Voir  Pianchate. 

Pyinche  [pyès  S,  Y],  s.  f.  —  Plan- 
che. Voir  Planche. 

Pyinchi  [pyèsi  S[,  s.  m.  —  Plan- 
cher. Voir  Pianchi. 

Pyinde  [pyët  M,  I,  N,  S],  v.  tr.  et 
pron.  —  Plaindre  ;  se  plaindre. 

Pyinne  \pyën-pyët  M,  I,  pyën  P, 
S,  pyën-pyën  N,  pyët  Y],  adj.  f.  — 
Pleine. 

Pyinne  [pyën  M,  I,pyên  P,  plên  V[, 
s.  f.  —  Plane,  outil  de  sabotier.  Lés 
sabotiers  polissant  lés  sobots  ovon  le 
pléne,  les  sabotiers  polissent  les 
sabots  avec  la  p.   Y. 

Pyinne    [pyën  M],    s.   f.     —   Faux 
platane.  Voir  Plinne. 
Pyinte,  voir  Pyinne. 
Pyir  [pyir  S],  v.  intr.  —  Pleuvoir. 
Voir  Pieûr. 


QVh 


—     542     - 


QUfl 


Q 


Qua'  \kai  F\,  pron.  inler.  —  Quel. 
Voir  Que. 

Quad  [/.((  M\,  conj.  —  Quand.  Voir 
Quand. 

Quâmand  |A(l//i«  .  .  gén.|,  s.  ni.— 
1"  Personne  qui  sollicite  toujours  cl 
avec  bnssossc.  2'-  Mendiant  S,   V. 

Quamander  {kâiuàdc'  .  .  gén.),  v. 
intr.  —  1"  Quémander.  2"  Men<lier 
S,   V. 

Quamouyi  \kiimuiji  .  .  S,  V|,  v. 
inlr.  —    Mendier. 

Quand  \kà  j'en.],  conj.  —  Quand. 
~  même  que,  ~  hin  ijiir,  ([uoique  V. 
Voir  Quad. 

Quant  que,  Quant'  que  [kâ'J)  ke\, 
adv.  —  Autant  que.  I  s' c  sauvé  ~  qii'i 
ii-è  poini,  il  s'est  sauvé  autant  (aussi 
loin)  (ju'il  a  pu.  Le  moûlc  li  è  bèiieii 

—  qu  7  èi'cût,  la  défunte  lui  a  Icj^ué 
tout  ce  qu'elle  avait. 

Quart  \kâr  .  .  sén.],  s.  m.  —  Quart. 

Quâr  [kâr  .  .  gén.|,  s.  ni.  —  Coin; 
anj^Ie  .saillant  ;  pierre  l'orniant  l'ani^le 
du  mur.  -  don  luitlili,  coin  du  mur. 

Quasi,  Quâsimanl,  voir  Quausi, 
Quausimant. 

Quât  \kà  .  .  M.  /,  /',  /•',  A',  kàr  .  .  S, 
V),  s.  ni.  —  Quart.  -  (/'  rèsèrne, 
q.  en  ré.serve  (lorct  de  haute  futaie). 

Quatèrbcuche  \kalçrbips  F],  s.  m. 

—  Lé/.ard.  Voir  Qwètrepàye. 
Quatoûrze    \kairirs  F\,    adj.  num. 

—  Quatorze.  Voir  Qwètoilrc. 
Quausi  \kô:i  M,  I,  P,  F,  \,  kri:(i)- 

AvïT^f)  .S,  kâzii)  V],  adv.  —  Quasi; 
presque,  à  peu  près.  /  ni'  soitr  i/iiâ.s' 
il  me  semble  q.  (cela   ne  m'étonne 


pas).  [  m'  sone  quasi  que  V  bon  Dieu 
pinil  les  janx,  paç'  que  lé  guiôre  ot 
lot  (/ronde,  il  n'est  pas  étonnant  que 
le  bon  Dieu  punisse  les  i^cns,  parce 
que  l'orijucil  est  trop  grand  V. 

Quausimant  \kô:imà  M.  I,  P,  F, 
X.  kdziimà  LandrofT,  kâzimâ-kâozimâ 
S,  kûzimô  V].  adv.  —  Quasiment; 
presque;  sur  le  point   de,   près  de. 

Quawâd  Iknwà-koivà  M,  A',  kowâ 
I,  P\,  s.  m.  —  Mauvais  vin  qui  ne 
sent  (]ue  la  queue  de  raisin;  piquette. 

Quawàd  [kawâ  .  .  S],  s.  m.  — 
Caillou. 

Quawat  [kawa-kowa  M,  X,  kowp 
I,  P\,  s.  m.  —  Souche  qui  reste  en 
terre  après  (juc  l'arbre  a  été  abattu. 

Quawate  [kaiixil-kowal  M,  X,  koii'ol 
I,  P,  V,  kawal  S\,  s.  f.  —  1»  Petite 
queue.  2"  Sorte  de  pomme  de  terre 
jaune  et  lonjiue,  apiielée  aussi  fouil- 
lanl.  3"  Résidus  de  chanvre  dont 
on  fait  des  cordes.  4»  Rongeur  de 
choux  (chenille?). 

Quawàyc  [kauKÏn  Réniilly].  s.  f. — 
Femme  (grossier).  Voir  Quawé. 

Quâwe  [kâw-kotv  M,  N,  kou>  /,  P, 
F,  kfiii)  S,  kû  V],  s.  f.  —  Queue.  È 
le  -  don  loup,  à  la  queue  leu  Icu. 
(A)nic  lé  ~  d'  vèchc,  ce  va  an  r'cohh- 
iiint,  comme  la  q.  de  vache,  cela 
va  en  raccourcissant.  Quad  le  chîve 
lei'c  Ir  quâwc,  ç'al  po  le  grale  ou  le 
jnCuve.  Quand  la  chèvrelève  la  queue, 
c'est  pour  la  grêle  ou  la  pluie. 
Quad  lé  roje  leune  è  eune  tele,  èle 
ne  pivinl  d' ~ ,  èl  quad  èle  è  eunc  ~, 
èlc  n'è  pwinl  d'iclc,  (juand    la   lune 


QUA 


543     - 


QUE 


rousse  a  une  tête,  elle  n'a  point  de 
q.  et  quand  elle  a  une  q.,  elle 
n'a  point  de  tête  (elle  est  toujours 
dangereuse).  Quand-an  paient  don 
loup,  an-z-an  veunent  le  ~,  quand 
on  parle  du  loup,  on  en  voit  la  q. 
Voir  Piére.  Eune  ~  palâije  anteur 
dous  culs  pwolous,  une  q.  pelée  entre 
deux  c  . .  .  poilus?  —  Un  timon  entre 
deux  chevaux  (devinette). 

Quawé  [kawê'-kowêi  M,  kçwq  .  . 
I,  P,  V,  kawœ-kawç  N,  kawç  .  .  S], 
adj.  —  Qui  a  une  queue.  Quawé  [Voir 
le  mot  précédent],  adj. — Quia  étéaiu- 
putédela  queue;  d'où  :  crapaud  (Gon- 
dre.range),  lièvre.  I  chin  ~ ,  an  n'  sé- 
riât m'  lo  panre  è  le  quâwe,  un  chien 
sans  queue,  on  ne  saurait  le  prendre 
par  la  queue  (ou  il  n'y  a  rien,  le 
roi   perd   ses  droits). 

Quâwe-chète  [kâw-kçw  sçt  M,  N, 
kçw  set  I,  P],  s.  f.  —  Queue  de  chat 
(prèle). 

Quâwe-d'ècrieu  \kâw  d  ekriijœ  M, 
N],  s.  f.—  Queue  d'écureuil(fétuquc). 

Quàwe-d'èguèssG  \kûw  (kow)  d 
çges  M,  I],  s.  f.  —  Queue  de  pic 
(frac). 

Quâwe-de-loup  \kâw-kow  d  lu  M, 
N],  s.  f.  —  Queue  de  loup  (bouillon 
blanc). 

Quâwe-d'ome  [kfiiu-kow  d  om  M, 
N,  kow  d  om  I,  P\,  s.  f.  —  Queue 
d'homme  (aubergine). 

Quâwe-dc-rèfin  \kâw  d'  rçfè  Don- 
jeux],  s.  f.  —  Ce  qui  reste  dans 
l'alambic  après  la  distillation. 

Quâwe-de-renâd  [kâai-kow  de  r'nâ 


M] 


s.    f.     —     Queue    de    renard 


(amaranthe  à  longs  épis). 

Quâwe- de -rète  [kâw-kçw  d  ret 
M,  N,  kow  d  ret  I,  P],  s.  f .  —  Queue 
de  rat  (tabatière  à  couvercle,  munie 
d'une  lanière  de  cuir  qui  sert  à 
soulever  le  couvercle). 

Quawénef/cawë/i  jl/J,s.f. —  Harnais. 

Quawer  [kawë'-kowêi  .  .  M,  N, 
kçwq  .  .  I,  P,  F,  V,  kawq  .  .S],  v. 


tr.  —  1"  Casser,  couper  la  queue 
d'un  objet  et  d'un  animal.  2°  Cueil- 
lir.  ~   dés  ç'ilfihes,  c.  des  cerises. 

Quawi  [kawi-kowi  N,  kawi  S],  s. 
m.  —  Récipient  de  la  pierre  à  ai- 
guiser. Voir  Bohé. 

Quawiâd  [kawyà-kgwyà  M,  N, 
kowyà  I,  P],  s.  m.  —  Animal  qui 
secoue  toujours  sa  queue. 

Quawiâd  [kaunjà-kounjà  M,  N],  s.  m. 
—  Individu  qui  passe  et  repasse  tou- 
jours dans  le  même  endroit. 

QuawiatG  [kawyat-kçwijat  M,  N, 
kowygl  I,  P\,  s.  f.-  Petite  queue. 
S'emploie  presque  uniquement  pour 
désigner  une  pomme  de  terre  de 
petite  espèce. 

Quawieune  [kawycen-kowycen  M, 
X,  kowijçn  I,  P\,  s.  f.  —  1"  Pierre  à 
aiguiser  la  faux.  2"  Petite  bande  (ob- 
longue)  d'un  étang.  3"  Bout  de  champ. 
4"  Parties  génitales  de  la  femme. 

Quawîre  \kannr-kowir  M,  kowel 
CGorze)],  s.  f.  —  Ne  se  rencontre 
que  dans  l'expression:  Jouer  è  le 
mère  ~  (sorte  de  jeu  de  billes). 

Quawyi  \kaw'ji  .  .  S  \,  v.  intr.  — 
Aller  çà  et  là,  passer  et  repasser 
dans  le  même  endroit.  Voir  Quawiâd. 

Ouawyinnc  [kawyên-kowyèn  M, 
koîvijèn  L  kowjjên  P,  kawyën-kowyèn 
N,  'kowyêr'vi,  s.  f.  -  1»  Petite 
queue;  queue  de  cheval.  2»  Crou- 
pière. 3"  Prolongement  d'une  voiture, 
par  derrière,  en  forme  de  queue. 
Monter  è  le   ~,  monter  à  la  Q. 

Que  [ke  M,  N,  S,  ke-ke  I,  P,  ke  F, 
ke  V],  pron.  rel.  —  Qui;  dont;  à 
qui  ;  que  ;  avec,  par,  etc.,  suivis  d'un 
pron.  rel.  Le  poiile  ~  lés  chés  ont 
pèssé,  la  porte  par  laquelle  les 
voitures  ont  passé.  Lo  gaèhhon  - 
j'â  v'nin  èva,  le  garçon  avec  lequel 
je  suis  venu.  Lés  chams  qui  n'y  ère 
sus  chèque,  les  champs  sur  chacun 
desquels  il  y  aura...  —  L'ôme  quéfè 
bèti  lo  chin,  l'homme  dont  j'ai  battu 


QUE 


-     544     - 


QUI 


le  chien.  L'âme  que  j'i  bègéVâmonde, 
l'homme  à  qui  j'ai  donné  l'aumône  V. 

Que  \kê'-kê  M,  I,  N,  kç-  P,  ka'  F. 
kê  S,  V],  pron.  inler.  —  1"  Quel, 
quelle,  quels,  quelles.  -  orne,  q. 
homme.  -  chalou,  quelle  chaleur. 
On  dit  aussi  Quel.  2"  Lequel.  - 
al  ç,  lequel  est-ce?  On  dit  aussi 
loqiiél,  lèqnéle,    etc. 

Que  |Aç  M,  \,  I,  P,  F],  pron. 
intcr.  —  Quoi?  De  ~,  de  quoi? 
On  dit  po  que  et  po  qwè.  ~  fâre,  q. 
faire? 

QuGgnoiilâye  [kenùlây  .  .  M,  /], 
s.  f.  —  Qucnouillce. 

Quegnoûle  \krnril  M,  I,  P,  Àr/îô"/- 
kemil  X],  s.  f.  —  1»  Quenouille.  'L 
è  dés  Jambes  corne  dés  -,  il  a  des 
jambes  comme  des  q.  Couhhieùz  i>' 
et  s'  fileCi:  vale  ~,  taisez-vous  et 
filez  votre  q.  S'emploie  quand  on 
dit  à  une  femme  de  se  taire.  Voir 
Qucnâye,  Quiane,  QuioQle.  2"  Rose 
trcmièrc,  a[)])clcc  aussi  rose  pa- 
pnne  (papale).     3"  Tournesol. 

Quel,  voir  Que. 

Quenâye  \k(e)nuy  .  .  M,  I,  P,  \,  S], 
s.  f.  —  1"  Quenouille.  Voir  Ètopes. 
2o  Colonnes  (l'une  des  c|ualre)  du  lit 
d'autrefois.  Voir  Quegnoûle. 

Quenayîe,Quenoyîe,\  oirQuianèye. 

Quèqucs,  Quèqueunes,  Quèquînk 
[kek-kçkren  (voir  Eune),  A^'AfA-  .  . 
gén.,   (kêken-kêkîk    V)|,   pron.    ind. 

—  Quelques;   eiuelques-unes;   quel- 
qu'un ;  quelques-uns. 

Quèranne,  voir  Quèrante. 

Quarante  |ATr«/  .1/,  /,  P,  X,  karàl 
F,  S,  karâl-kçràt-keràn  V\,  adj. 
num.  —  Quarante. 

Quèranticume  [kçràli/œm  M,  X, 
P,  kçràliiçm  I,  karàtijem  F,  karàHm 
S,  karâtiirm,  -iiœm  l'|,adj.  num.  ord. 

—  QuaranticTiic. 

Quèrantîn  [kcràH  M,  I],  s.  m.  — 
Girollce. 

Quérc,  quèri  |Aê/-ATn'  M,  I,  P,  F, 
N\,  V.  tr.  —  Quérir,  chercher.  'L  è 


.  gén.  (ketç-lsçlç- 
—  Quêter. 
V],  adj.  num.  — 


anvieu    -    d'  Vâwe,  il  a  envoyé  q. 
de  l'eau.  Voir  Qwérc. 

Querouyc  [kçnuj  S),  s.  f.  —  Réu- 
nion de  femmes.  Voir  Qwârayc. 

Quèrtieu  |  kerlijœ  .  .  M,  1,  P,  X], 
s.  m.  —  Quartier,  caserne. 

Quête  [kel  gén.  (kel-lsçt-tget  S)]. 
s.  f.  —  Quête. 

Quêter     \ketê'   . 
tyetç  .  .  .S)],  V.  tr. 

Qaètôhhe  \ket5x 
Quatorze.  Voir  Qwètoûre. 

Quètou  [ketii  .  .  gén.  (ketu-lsçtu- 
tyçlu  S)],  s.  m.  —  Quêteur. 

Queîie  \k(7--ls(ê-tyôê  S\,  s.  f.  — 
Queue.  Voir  Quâwe. 

Qucûse  \k(ês  M\,  s.  f.  —  Pierre  à 
aiguiser  avec  son  étui.  Voir  Quawi. 

Qugnon  \kiiiw  M,  I,  kiriô-kûnô  P\, 
s.  m.  —  1"  Quignon.  -  </'  pin,  q. 
de  pain.  2"  Coin,  quartier. 

Qui  |A-(  gén.],  pron.  intr.  —  Qui. 
Qui  al  ç',  liai  f",  qui  est-ce?  X. 

Quiane  [kyan  M,  kyon  I,  P],  s.  f. 
—  Quenouille.  Voir  Quegnoûle. 

Quianèyc  [kyanêy  M,  X,  kyonêy  I, 
P,  knayl  S,  knôyl  Y],  s.  f.  —  Que- 
nouillce.  Voir  Quegnoûlâye. 

Quicayerèye  {kikâyrëy  .  .  il,  I,  P, 
X  \,  s.  f.  —  Quincaillerie. 

Quicayou  [kikiuju  .  .  M,  I,  P,  X\, 
s.  m.  —  Quincailler. 

Quilionètc  [kilyonçl  M,  I],  s.  f.  — 
Petite  grenouille. 

Quînquieu  \klkyœ  .  .  M,  I,  P],  v. 
intr.  —  Regarder  d'un  œil,  cligner. 

Quinze  [A-fs  .  .  gén.],  adj.  num.— 
Quinze. 

Quînzieumc  (Aîryo'm  .  .  M,  P,  X, 
ktzyçm  I,  kJzîm  S,  kizyem,  -yœm  V\, 
adj.  num.  ord.  —  Quinzième. 

Quione,  Quionèye,  voir  Quiane, 
Quianèyc. 

Quioûle  |A-,//h;  M,  I,  P,  X\,  s.  f.  - 
Quenouille.  Voir  Quegnoûle. 

Quiter  \kilê'  .  .  M.  I,  P,  X],  v.  tr.  — 
1"  Quitter.  2"  Cesser.  Je  n'  vieus  m'  ~ 
rf'anpâ/tT,je  ne  veux  pasc. d'en  parler. 


QWH 


—    545 


QWE 


Quonîam-bonus'  [kônyâm  bonus 
.  .  M,  I,  P,  N,  S],  s.  m.  —  Personne 
bonasse. 

Quoûe  [kû  V],  s.  f.  —  Queue. 
Voir  Quâwe.  Pourrait  être  aussi 
cous,  lat.  COS. 

Quouryin  (sint)    [kuryê  V],  n.  pr. 

—  Saint-Quirin,  vill.  de  l'arr.  de 
Sarrebourg. 

Quoutètrepâye,  voir  Qwètrepâye. 

Quowâd,  Quowat,  Quowate,  Quo- 
WG,  Quowé,  Quower,  Quowi,  Quo- 
wiâd,  QuowiatG,  Quowieune,  Quo- 
wote,  Quowyinne,  voir  Quawâd. 

Qwârate,  Qwârote  \ku>âral  M,  N, 
kwârot  I,  P],  s.  f.  —  Mesure  de 
terrain. 

Qwârayc  [kivàray  M,  N,  kwâroy 
I,  P,  F,  ktvârây-keruy  S,  kwâroy  V], 
s.  f.  —  Réunion  de  Temmes  qui 
travaillent  ou  causent  devant  la 
porte,  dans  la  rue  ;  visite  ou  con- 
versation entre  voisins.  On  n'  fût 
pus  qu'  d'y  été  an  ~ ,  on  ne  fait 
plus  que  d'être  en  Q.  (on  est  tou- 
jours sur  le  seuil  de  la  porte  en 
train  de  causer). 

Qwâriâd  [kwârià  .  .  gén.],  s.  m. — 
Celui  qui  aime  à  Qwâricu.  On  dit 
aussi  Qwâricu. 

Qwârieu  [kwâryœ  .  .  gén.],  v.  intr. 

—  Bavarder  sur  le  seuil  de  la  porte, 
aller  bavarder  dans  le  village,  com- 
mérer. 

Qwâriou,  voir  Qwâriâd. 

Qwâron  [kwarô  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 

—  Portion  de  terre  qui  provient 
d'un  héritage. 

Qwâroye,  voir  Qwâraye. 

Qwât   [kwâ  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Portion  de  terrain. 
Qwate,  voir  Qwète. 

Qwâte  [kwàt  .  .  M,  I,  P,  N,  kwàt- 
kivqt  S],  s.  f.  —  1°  Quarte,  mesure 
de  terrain;  la  quatrième  partie  du 
setier  pour  les  liquides,  ou  du  resal 
ou  muid  pour  les  grains. 

Qwatelèye    [kwàtlçy  M],   s.   f.  — 


Pommes  de  terre  coupées  par  quar- 
tiers et  préparées  au  beurre  chaud. 

Quatèrbcuche,  voir  Qwètrepâye. 

Qwatyi  [kwatyi  S,  kwotye,-yœ  V], 
s.  m. —  Quartier,  morceau,  fragment. 
~  d'  c'motes,  m.  de  pomme  de 
terre. 

Qwatôhhe,  voir  Qwètoûre. 

Qwatrîme,  voir  Qwètricume. 

Quawâd  [kawà  Guermange],  s.  m. 

—  Caillou. 

Qwè  [kwe  gén.],  pron.  inter.—  Quoi. 
Voir  Que. 

Qwèchtè,  voir  Qwètchi. 

Qwére  [kwêr  M,  I,  P,  F,  N,  kwêr- 
kiveri  S,  V],  v.  tr.  —  Quérir,  cher- 
cher. Voir  Quérc. 

Qwèrtaut  [kwçrtô  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Quartaut.    Voir  Qwèté. 

Qwètche  [kwets  gén.],  s.  f.  — 
Quetche  (prune   oblongue  tardive). 

—  bohhèye,  q.  gâtée,  moisie. 
Qwètchi    [kwe(t)si  M,  I,  P,  F,  N, 

kwqlsce-kweste'  .  .  S,  kwqtse  V],  s. 
m.—  Arbre  qui  porte  des  quetches. 

Qwète  [kwet  gén.  (kwat  F)],  adj. 
num.  —  Quatre. 

Qv^èté    [kwetëi  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Quartaut.  -  d'  pweres,  q.  de 
poires. 

Qwèteler  [kwelW  M],  v.  tr.  — 
Couper  en  quatre. 

Qwètèbroche,  Qwètètrepâye,  voir 
Qwètrepâye. 

Qwèteron  [kwetrô  gén.],  s.  m.  — 
Quarteron;  en  général,  le  quart 
d'une  mesure  quelconque  :  quart 
d'une  livre;  d'un  cent;  d'un  champ, 
etc.  Trôze  ~  font  le  dozinne  dés  cos- 
sons,  treize  q.  font  la  douzaine  des 
marchands  de  volailles  ambulants. 
Pivint  tant  d'èfâres,  i  n'  faut  m' tant  d' 
heure  po  i  ~,  pas  tant  d'affaires,  il 
ne  faut  pas  tant  de  beurre  pour  un 
q.  (ce  n'est  pas  si  important). 

Qwèti  [kiveti  M,  N,  S],  s.  m.  — 
Quart  d'un  fruit  :  quartier  de  pom- 
me, de  poire,  etc. 

35 


QWE 


—    546    — 


Qwètin,  voir  Qwtnttn. 

Qwètôhhe,  voir  Qwètoûrc. 

Qwètoûre  [kwçtûr  M,  P,  kalûrs  F, 
k-tnçtôT-kuieirtr  N,  ktvatôx-kwçtôx  S, 
kçlûy^  V],  iidj.  num.  —  Quatorze. 

Qwètrcbcuche,    voir   Qwètrepâye. 

Qwètrebeûsse  lkii>^lrçb(rs  M,  P\,  s. 
ni.  —  Jeu  de  colin-maillard. 

Qwètrepâye  [kw^trepây-ku/çlçtre- 
pàij  -  kwelrçba's  -  kutç  Irej/cii/  M,  ktve- 
treiHi!/  /,  P.  katçrba's  F,  kwelçlrçpiii/ 
X,  kçlrçpcii-kivçlrepily-kwçtebrçs  S\, 
s.  m.   —   Lézard.    Le   nom    de   cet 


QWO 


animal    change  presque   à    chaque 
village. 

Qwètriyeumc  [kivetriyœm  M,  X,  P, 
kwetriijçm  I,  kwalrJm-kivçlnm  S, 
kwçtriijem  V\,  adj.  num.  ord.  — 
Quatrième. 

Qwètwassér'  {kwetwiisêr  M,  I],  s. 
m.  —  Kau-de-vie  de  quetchcs. 

Qwîntîn  (sint)  [kiinlî  M,  I,  kwçlë 
P],  n.  pr.  —  St-Quentin,  côte  près 
de  Metz. 

Qwotier,  voir  Qwatyi. 


Fis.  64. 


RA 


547    - 


RftB 


R 


Râ  [râ  .  .  gén.],  s.  m.  —  1"  Rai. 
/  faut  mate  i  ~  è  le  rieûye  de  note 
ché,  il  faut  mettre  un  r.  à  la  roue 
de  notre  voiture.  2"  Rayon  de  soleil. 

Râ  [râ  .  .  S,  V],  s.  m.  —  Matou. Voir 
Rau. 

Râ  [râ  V],  s.  m.  —  Idée  folle, 
saugrenue. 

Rabâbouyi  [rabâbuyi  S,  rebàbiiye,- 
yœ  V],  V.  intr.  —  Répondre  impo- 
liment et  durement. 

Rabâbouyi    [rabâbuyi   S[,   v.   intr. 

—  User   de   subterfuges.     Voir   Râ- 
bouyc. 

Rabachi  [rabasi  F,  S,  rabasye  V[, 
V.  tr.  —  Rabâcher.  Voir  Rèbèjeu. 

Rabachi  [rabasi  F],  v.  tr.—  Baisser. 
Voir  Rèbèhhieu. 

Rabachow  [rabasoiv  F],  s.  m.  — 
Rabâcheur.  Voir  Rèbèt-jou. 

Rabat-jou  [rabaju  F[,  s.  ni.  — 
Abat-jour.  Voir  Rèbèt-jou. 

Râbe  [râp  M[,  s.  m.  —  Gras  de 
la  jambe;  le  haut  de  la  hanche. 

Ràbeusse  [râbœs  Nébingl,  s.  m. — 
Matou.  Voir  Rau. 

Râbi  [râbi  S],  s.  m.  —  Bardane. 
Voir  Kicuton. 

Râbicu  [ràbyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
rebî  S],  s.  m.  —  Arrête-bœuf  (ono- 
nis  épineux;  bugrane). 

Râbicu  [rcibyu  M],  s.  m.  —  Flam- 
bée. Voir  Rambiou. 

Râbicu  [ràbyu  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Nom  que  l'on  donne  à  ceux 
qui  vont  ramasser  du  bois  dans  la 
forêt  (péjoratif). 

Rabistokelai  [rabistçklœ  F],  v.  tr. 

—  Rafistoler.  Voir  Rèmistaker. 


Raborasse  [rabnras  M,  N,  robçrçs 
I,  rçbçwrçs-rçboros  P,  raburos  F, 
raboras-raburas  S,  rçburos  V],  s.  f. 
—  Femme  de  laboureur,  de  culti- 
vateur. 

Raboréje  [raborês  M,  N,  roborês 
.  .  I,  P,  raburas  F,  rabçrës-raburês 
S,  rpbiirês  V],  s.  m.  —  Labourage. 
Voir  Laboréje. 

Raborer  [rabçrê'  .  .  M,  N,  robçrç 
.  .  I,  rçborê'-rçbçrë'  P,  raburw  F, 
rabore-rabiire  .  .  S,  roburç  V],  v.  tr. 
1»  Labourer,  cultiver.  Po  ~  an 
tams  molat,  i  faiireût  été  fou,  pour 
1.  en  temps  mou  (humide,  pluvieux), 
il  faudrait  être  fou.  On  dit  aussi  : 
Rèborer.  2"  Bêcher  la  vigne.  Voir 
Laborer. 

Raborou  [raboru  M,  N,  rçboru  I, 
reborow-roborow  P,  raburow  F,  ra- 
boru-raburu  S,  roburu  V],  s.  m.  — 
Laboureur,  cultivateur.  Lés  feus 
d'  ~  sont  nôbes,  dés  jantiy ornes, 
les  fils  de  cultivateurs  sont  nobles, 
des  gentilshommes.  Dans  nos  cam- 
pagnes, les  gros  cultivateurs  for- 
maient anciennement,  pour  ainsi 
dire,  une  caste  à  part;  ils  ne  se 
mariaient  qu'entre  eux. 

Rabot  [rabg  S],  s.  m.  —  Rabot. 
Voir  Rèbat. 

Rabotâd,  Rabotow  [rabçtâ  F,  ra- 
botow],  adj.  —  Raboteur.  Voir  Rè- 
batou. 

Rabctè  [rabot^  .  .  S],  v.  tr.  — 
Raboter.  Voir  Rèbater. 

Rabouraje,  Rabourasse,  Rabou- 
réje,  Rabourai,  Rabourou,  Rabourow, 


RflB 


—     548 


RAC 


voir  RaborassG,  Raboréje,  Raborcr, 
Raborou. 

Râbouye  [rnbiiy  .  .  F,  S],  s.  f.  — 
Ramille,  briiuiillc.  Ces  fagots  n' 
volont  m'chér,  ç'  n'  ot  </«'  dés  ~,  ces 
fagots  ne  valent  pas  cher,  ce  n'est 
que  des  ramilles  F. 

Rabouyi  [rabiuii  F],  v.  tr.—  Rafler. 

Râboyeu  [riiboijœ  M\,  s.  m.  —  Ono- 
nis  épineux. 

Rabouyole  [rabiiyot  F],  s.  f.  — 
Petit  copeau  de  bois.  Voire  Rèbiate. 

Râbouyous  [nibiuin  S\,  adj.  —  Ra- 
boteux. Voir  Rauboyous. 

Rabu     [râhii  M\,  s.  ni.  —  Ononis. 

Racayow  [rakaijoiv  F],  s.  m.—  Cou- 
vreur en  ardoises.  Voir  Recovrou, 
Rèkèyow. 

Race  \râs  .  .  S,  V],  s.  f.  —  Enfant; 
gamin;  marmaille.  Qtt'is  sont  donc 
iniioijants,  le  ~  le,  qu'ils  sont  donc 
ennuyants,  ces  gamins  V.  Voir  Rèce. 

Racènc  [rmen  F],  s.  f.  --  Racine. 
Voir  Rèceune. 

Rachâd  [rasa  M,  X],  s.  m.  —  Per- 
sonne qui  crache  abondamment. 

Rachàyc  [rasâij  .  .  M,  I,  P,  A'],  s. 
f.  —  Cépée  ;  trochée. 

Rache,  voir  Rahhe. 

Râchèl  [rfisel  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 

—  Femme  intéressée,  avare. 
Rachener,  voir  Rahhencr. 
Râchener  [râsnëi  .  .  M,  \\,  v.  intr. 

—  Ricaner. 

Racheté,  voir  Râhhcté. 

Rachi  [rasi  F],  v.  tr.  —  Arracher. 
Voir  Râyeu. 

Rachon,  voir  Rahhon. 

Rachon  [n'isô  M\,  s.  m.  —  Ixhan- 
tihon  (le  chanvre. 

Rachon  [rasù  M,  A'|,  s.  m.  —  Cra- 
chat. Voir  Rakion. 

Râclote  [râklol  F\,  s.  f.  —  Racloir. 
Voir  Râkiate. 

Rachu  \rasn  M,  N  ],  s.  m.  — 
Crachoir. 

Racloiïre  [raklHr  F],  v.  tr.  —  En- 
fermer. Voir  Rankioûre. 


Raclous   [rahhi  F],  s.  m.  —   Ren- 
fermé. Voir  Rankious. 
Racobeler  [rakoblt-  .  .  P.  F],  v.  tr, 

—  Mettre    (les  jantes   à    une   roue. 
Voir  Corbé. 

Racohhi,  Racouchi  [rako/J  S,  ra- 
kiisi  F],  V.  tr.  —  Raccourcir.  Voir 
Rècohhicu. 

Racoumouda'  [raknmudw  F],  v.  tr. 

—  Raccommoder.     Voir    Rccomoû- 
dieu. 

Racoqyi(so)  Irakçkiji  F],  v.  pron. 

—  Se  rccro<]ueviller.  Voir  Recoquicu. 
Racrôre  |;-flATôr  .S|,  v.  tr.  —  Accroi- 
re.    Voir  Ècrcûre. 

Racwin  {rûkivè  .  .  M,  F\,  s.  m.  — 
Recoin  (avec  une  nuance  de  mépris). 
\-ij  c  des  cwins  et  dés  ~  dans  le 
mauhon  le,  il  y  a  des  coins  et  des 
r.  dans  cette  maison. 

Râd  |/-â  V|,  adj.  —  Raide.  Voir 
Reûd. 

Radâhi  \r<idrr;i  V],  v.  tr.  —  Retar- 
der.    Voir  Rèdèhi. 

Radasè  [radaze  S],  v.  tr.  —  Ras- 
senil)ler,  réunir. 

Radier  |r<l(/(/p, -i/ir  V],  v.  tr.  —  l» 
Rudoyer;  2"  Faire  avancer  très  vite. 
Quand-on  /jcssc  dons  cnc  méchante 
pièce  opon  in  chiè,  fat  ~,  quand  on 
passe  dans  une  mauvaise  pièce  de 
terre  avec  une  voiture,  il  faut  pous- 
ser son  attelage  pour  le  faire 
avancer. 

Râdicu  {râdi/œ  .  .  gén.],  v.  intr.  -- 
Lancer  des  rayons  lumineux.  L'an- 
lonte  râdcmie  fout  anjdu,  l'éclair  lance 
des  raxons  lumineux  aujourd'hui. 

Ràdièye  [iddi/çi/  .  .  gén.|,  s.  f.  — 
1"  Rrùlant  rayon  de  soleil;  grande 
chaleur.  Lo  s'ia  anuaye  eiine  - ,  le 
soleil  rayonne  fort.  —  Vol  ène  bone 
radie  pou  fére  clwclii  lo  fwin,  voilà 
une  bonne  chaleur  pour  faire  sé- 
clier  le  foin   V.    2"  Flambée. 

Radis-chou |rô(/isH  A'|,s.  m.—  Chou- 
rave. 

Radossi    [radosi  F\,  v.  tr.  —   La- 


RKF 


-     549 


bourer  un  champ  en  rejetant  la 
terre  sur  les  bords.  Voir  Randos- 
seler. 

Rafachi  [rafasi  F],  v.  tr.  —  Em- 
mailloter.    Voir  Ranfèhhcler. 

Rafaler  [rafale'  .  .  gén.],  v.  intr. 
—  Tomber  en  ruine;  se  délabrer; 
se  disloquer;  se  désagréger;  s'écrou- 
ler. Part,  pass.:  Misérable,  mal  ha- 
billé. 'L  è  rafalw,  il  est  très  mal 
mis  F.  Se  dit  aussi,  dans  le  jeu  de 
boutons,  des  boutons  détériorés. 
Lès  ~  ne  pèssent  meu,  les  boutons 
détériorés  ne  passent  pas  (ne  sont 
pas  acceptés). 

Raîe  [râf  M,  N\,  s.  m.  et  f.  -  Tu- 
meur sur  la  peau.  J'â  le  pé  pgin 
d'  ~,  j'ai  la  peau  couverte  de  bou- 
tons. 

Rafe  [râf  M,  râf-rqf  S,  ref-rçf  V], 
s.  f.  —  Fourgon.  Voir  Freuguion, 
Grawion. 

Rafe  [raf  M,  râf-rçf  S,  ref-rçf  V[, 
s.  f.  —  1"  Le  premier  numéro  au 
tirage  au  sort.  Tïrieu  le  ~ ,  tirer  le 
premier  numéro.  2"  Peigne  en  fer 
qui  sert  à  enlever  les  graines  du 
chanvre  ou  du  lin  S,  V.  Voir  Ra- 
fiate.  3°  Boîte,  munie  d'une  sorte 
de  peigne  à  l'une  de  ses  extrémités 
qui  sert  à  cueillir  les  myrtilles 
S,  V.     4»  Grand  appétit  M,  N. 

Rater  [rn/ê'  M,  rafye  I,  P,  rçfe  .  . 
S,  rçfe-rofye,  -y ce  V\,  v.  tr.  —  1»  Ar- 
racher ;  enlever;  emporter;  ramas- 
ser. -  le  guingne,  ramasser  le  gain 
(dans  un  jeu).  Voir  Rafieu.  2"  En- 
lever la  semence  du  lin  au  moyen 
d'un  peigne  en  fer  S,  V.  3"  Plumer  V. 

Raliate  [rcifyat  M,  N,  S,  rafyçt  I, 
P],  s.  f.  —  Instrument  qui  sert  à 
enlever  la  semence  du  lin.  Voir 
Rafe.  Fâre  ~,  rafler.  Se  dit,  dans  les 
jeux  d'enfants,  quand  un  des  joueurs 
gagne  tous  les  enjeux,  ou  bien  aussi 
quand  il  s'empare  des  enjeux,  sur- 
tout au  jeu  de  billes,  et  se  sauve 
avec  sa  proie.    Voir  Rafouyate. 


RAF 

Ràfièsse  [rafyes  S[,  s.  f.  —  Egra- 
tignure.    Voir  Riflasse. 

Rafieu  [rafyœ  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Rafler;  cueillir  à  la  poignée.  'L  è 
rafieu  eune  paume  d'awinne,  il  a 
cueilli  un  épi  d'avoine.  Voir  Rafer. 

Rafièye  [râfyêy  .  .  M,  I,  P,  N,  rci- 
fyëy  .  .  S,  V[,  s.  f.  —  Action  de 
rafler. 

Rafila'  [rafila  F],  v.  tr.  —  Aiguiser 
une  faux,  enlever  le  morfll. 

Rafinai  [rafinw  F\,  v.  tr.  —  User 
de  finesses  (péjoratif).  Voir  Rèfiner. 

Rafinou  [râfinu  .  .  gén.],  adj.  — 
Malin  (dans  un  sens  défavorable). 

Rafious  [rafyu  .  .  M,  I,  P,  N],  adj. 

—  Dartreux. 

Rafioïise  [râfyùs  M,  N],  s.  f.  — 
Bouton  au  corps.     Voir  Rafe. 

Rafon  [rcifô  .  .  M,  I],  s.  m.—  Grippe- 
sou,  avare. 

Rafon  [râfô  M],  s.  m.  —  Avorton; 
animal  malingre.  J'èuans  i  mauvâs 
~  d'  phhé  qu'  n'èinande  meu,  nous 
avons  un  mauvais  a.  de  cochon  qui 
n'engraisse  pas. 

Rafowra'  [rafçwrw  F[,  v.  tr.  — 
AfTourager.     Voir  Rèfourèjcu. 

Rafowrâyc  [rafçwrây  F],  s.  f.  — 
Quantité  de  fourrage  que  l'on  met 
en  une  fois  dans  le  râtelier.  Voir 
Èfoiïrâye. 

Rafrôdi,  voir  Rafreïidi. 

Rafoiâse  [rafCis  Pontoy],  s.  f.  — 
Sorte  de  pomme  de  terre. 

Rafouyate  [râfuyat  M],  s.  f.  —  Ne 
s'emploie  que  dans  l'expression: 
fâre  ~,  faire  raflette,  ramasser  tout 
l'enjeu.     Voir  Rafiate. 

Rafrahhemant  [rafraxmà  S[,  s.  m. 

—  Rafraîchissement.  Voir  Reîrahhc- 
mant. 

Rafrahhi  [rafraxi  S[,  v.  tr.  —  Ra- 
fraîchir.   Voir  Refrahhieu. 

Rafreûdi  [rafrcëdi  F,  rafrôdi  S],  v. 
tr.  et  intr.  —  Refroidir.  Voir  Refrciî- 
dieu. 


R/\F 


550    - 


RflH 


Rafrôdissemant  [rafrôdismâ  S],  s. 
m.  —  Refroidissement.  Voir  Refreij- 
dcuycmant. 

Raîroumai    \rafriimw   /•"],    v.    inlr. 

—  Knl'ermcr.    Voir  flntramer. 
Rafuta'    \nifiilw  /■'!,    v.  Ir.    —    Ai- 

fjiiiser.     Voir  RammoûrG. 

Ragonâd  |ra,f/(o)/!(/  M.  A',  royiouiâ 
I,  P,  ràgênâ-rçgênâ-V],ii.m.--  Per- 
sonne qui  maugrée,  f^roj^non.  Voir 
Ragonou. 

Ragoncr  [rag(o)nêi  .  .  M,  N,  rn- 
g{o)ne  .  .  I,  P],  v.  intr.  —  Maugréer; 
grommeler  ;  rabâclier. 

Ragonou  lrag(o)mi  M,  N,  rog(o)iiii 
.  .  I,  P\,  s.  m.  —  Personne  qui  mau- 
grée.    Voir  Ragonâd. 

Ragot  \rago  S\,  s.  m.  —  Grenouille 
verte.    Voir  Règat. 

Ragounassc  Iragiinas  F\,  s.  f.  — 
Mets  mal  préparé,  mauvaise  cuisine. 

Ragrachi  [rugrasi  F\,  v.  tr.  -  Kn- 
graisser.     Voir  Rangrèhhieu. 

Ragranse  \ragrùs  S\.  s.  f.  —  Al- 
longe.    Voir  Règranse. 

Ragranzi  [ragrâzi  S\,  v.  fr.  —  Hal- 
longer.     Voir  Règransieu. 

Ragrâs  [ragrâ  Novéanl],  s.  m.  \i\. 

—  Résidu    qui    demeure    au    fond 
d'une  casserole. 

Ragrinji  {ragrèji  F],  v.  tr.  —  En- 
granger.    Voir  i\ngrinjeu. 

Ragrôssi  [ragrôsi  S],  v.  inlr.  — 
Devenir  gros  de  nouveau.  \'oii-  Re- 
groûssicu. 

Raguégnon  [ragcnô-nigirnù  V],  s. 
ni.  —  Résidu  de  heurie  loudu.  \'oir 
CuhûrG,  Râkion,  R^kmônîn. 

Raguinchi  (so)  [ragèsi  l'\,  v.  pron. 

—  S'habiller  proprement.    Voir  Re- 
guîncheu. 

Raguji  [ragiiji  F\,  v.  tr.  —  Aigui- 
ser.    Voir  Rammoiire. 

Rahâssi  [rahâsi  .S"|,  v.  Ir.  —  Re- 
liausser.     Voir  Rehaussieu. 

Râhenate  \rà-(nat  M,  N,  S,  lûyiiol 
I,  P,  V'|,  s.  f.  —  Raisonnement  sans 
suite,    sans     fondement;     dispute; 


mauvaise  excu.sc.  'L  è  èini  des  ~, 
èva  se  fonie,  il  a  eu  des  disputes 
avec  sa  femme.     Voir  Rèsonatc. 

Rahhâféye  |rox'V'7/  ■''l»  s.  f.  — 
Poursuite   vive.     Voir  Rèhhaufièyc. 

RahhG  |r(ix  M,  N,  rpx  ■  ■  l  /'|.  adj. 

—  Réelle;  rude;  acide;  aigre;  re- 
vèche;dur;  sec;  âpre;  rauque;  ra- 
boteux ;  rugueux;  ardu.  'L  è  le  vives 
-,  il  a  la  voix  rauque.  'L  è  1rs  tnins 
— ,  il  a  les  mains  rugueuses.  Le 
loiiwanjç  .  .  .  èdoucit  le  fonxe  le  pus 
~,  la  louange  .  .  adoucit  la  femme 
la  plus  revêche  G.  H,  i.  160.  Lo  vin 
at  ~  ç't  ènâge,  le  vin  est  acide 
cette  année.     Voir  Reuhhe. 

Rahhener  |/ax"'"'  •  •  '^Z-  ^'  l'oynç  .  . 
l,  P\,  V.  tr.  —  Ourler;  ourler  de 
nouveau.     Voir  flhhener. 

Râhhcté    (rôx/ê-   .  .  .1/.  /,  P|,    s.  f. 

—  Rugosité  ;  àpreté. 

Rahhon  [nr/ù  .  .  M,  ;-pxô  /,  P].  s. 
ni.  —  Ourlet.    Voir  flhhon. 
Rahhouter  (so)  \niyjilê' S\,  v.  pron. 

—  Se  rasseoir.     Voir  Rèssieuter. 
Rahhûri  [raxfiri  S\,  v.  tr.   —    Ra.s- 

surer.     Voir  Rèhhîirieu. 

Râhon  |r«YÔ  .  .  M.  I,  P,  F,  N,  S, 
rofô  V],  s.  f.  —  1"  Raison.  V"  èveûz 
dreîil  èl  ~,  vous  avez  droit 
et  r.  diarfaitement  raison).  Dés 
pusses  ~,  des  propos  épais  (grivois). 
'L  è  dés  ~  d'afaiil,  il  a  des  r.  (des 
réilexions)  d'enfant.  V  èneû:  râhon 
èl  lucii  j'â  toûrt,  l'eus  m'  bûheréz  m' 
ciil,  f  sriins  d'ècofird,  vous  avez 
raison  et  moi  j'ai  lort,  vous  nie 
baiserez  le  c  .  .  .  ,  nous  serons  d'ac- 
cord. Se  dit  pour  terminer  une 
di.scussion  interminable.  2»  Dispute; 
injures.  Avoir  des  raisons  signifie, 
dans  le  langage  po])iiIaire  messin, 
avoir  des  disimles.  3"  Dissentiment, 
dissension   V. 

Râhoner  \rùyonê'  .  .  M,  I,  P,  X  \, 
v.  intr.  —  Raisonner.  Voir  Rësoner. 

Rajayi  [rajayi  S],  v.  pron.  —  Se 
réjouir.    Voir  Rcjayi. 


RHJ 


-    551     - 


RhK 


Crible.  Voir 


Râje  [râs  F],  s.  m. 
ReuJG. 

Raji  [raji  M,  rçji  I,  P,  ruji  F,  N, 
S],  V.  intr.  —  Rougir.    Voir  Rojieu. 

Râjon,  Râjoner,  voir  Râhon,  Râ- 
honcr. 

Rajonai,  Rajonir  [rajçna-ràjonîr 
F],  V.  intr.  —  Rajeunir.  Voir  Ran- 
janieu. 

Râjow  [râjçw  P,  F],  s.  m.  —  Cri- 
bleur. 

Râjûre  [râjùr  F],  s.  f.  —  Criblure. 
Voir  Reujûre; 

Rakeuye  [râkœy  M ],  s.  f.  —  Sorte 
de  poisson. 

Rakiâd  [rakyâ  M,  N,  rçkyâ  F],  s. 
m.  —  Personne  qui  renâcle. 

Râkiâd  [râkyâ  .  .  M,  I,  P,  N,  ra- 
tsâ-rûtyâ  .  .  S],  s.  m.  —  Avare, 
grippe-sou. 

Râkiate  [ràkyat  M,  N,  ràkyçt  I,  P, 
râklçt  F,  râtsat-ràtyal  .  .  S,  râkyat- 
râtyat  V],  s.  f.  —  Racloir  pour  ra- 
tisser les  chemins,  ramoner  les  che- 
minées, pour  nettoyer  le  pétrin,  etc.; 
sorte  de  houe  qui  sert  à  gratter  la 
terre.  Voir  Râkiu,  Raukiate,  Ti-oulon. 

Râkiéje  [ràkyês  .  .  M,  I,  P,  N, 
râtsês-ràtyês  .  .  S],  s.  m.  —  Action 
de  ratisser. 

Rakieu  [rakyœ  M,  rçkyç  I,  P],  v. 
intr.  —  Expectorer  violemment. 

Râkieu  [ràkyœ  .  .  M,  I,  P,  ràkyœ- 
ràtyœ  N,  râklw  F,  rûlsi-râtyi  .  .  S,  râ- 
kye-râtye  V],  v.  tr.  —  Racler;  pio- 
cher légèrement.     Voir  Raukieu. 

Râkièye  [râkyçy  .  .  M,  I,  P,  N, 
ràtsî-râlyly  .  .  S,  râkyêy-râtyêy  V],  s. 
f.  —  1°  Petite  quantité  de  foin,  de 
trèfle,  etc.,  qu'on  doit  ratisser. 
2o  Raclée,  rossée. 

Rakion  [rakyô  M,  N,  rçkyô  I,  P], 
s.  m.  —  Crachat  épais.  Voir  Rachon. 

Râkion  [ràkyô  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Bouquet  de  fruits. 

Râkion  [ràkyç  .  .  M,  I,  P,  V],  s. 
m.  —  1°  Rebut,  chose  sans  valeur; 
trognon  d'un  fruit  à  pépin.  2°  Résidu 


de  beurre  fondu  V.  Voir  Ragué- 
gnon,  Rèkmônîn.  3°  Enfant  chétif. 
Ço  ~  n'  minje  ineu,  i  n'vyint  m'  du 
tout,  ce  R.  ne  mange  pas,  il  ne  vient 
(grandit)  pas  du  tout. 

Rakioner  [rakyçnëi  M],  v.  intr.  — 
Cracher  avec  effort. 

Râkiote,  voir  Râkiate. 

Rakiou    [rakyu  M,  rçkyu  I],  s.  m. 

—  Personne  qui  graillonne,  qui 
tousse. 

Râkiou  [ràkyu  .  .  M,  I,  P,  N,  ràtàu- 
râtyu  .  .  S,  râkyu-râtyu  V],  s.  m.  — 
l»  Racleur;  ramoneur  de  chemi- 
née. Voir  Raukiou.  2"  Avare.  3"  Dé- 
lateur. 

Râkîrîe  [râkïrï  V],  s.  f.  —  Ce  qu'on 
ramasse  en  ratissant.  VoitRaukeuyc- 
rèyc. 

Râkiu  [râkyû  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Racloir,  ordinairement,  instru- 
ment qui  sert  à  racler  la  boue. 
Voir  Râkiate. 

Râkiûre  [râkyiïr  .  .  M,  I,  P,  râklûr 
F,  ràkyiir-ratyïir  .  .  N,  râtyur  S],  s. 
f.  —  1°  Raclure.  ~  de  ma,  r.  de 
pétrin,  résidu  de  pâte  que  l'on  a 
raclé  dans  le  pétrin  après  en  avoir 
enlevé  la  pâte.  2"  Rebut  ;  chose  sans 
valeur. 

Rakmounln  [rakmimè  F],  s.  m.  — 
Résidu  de  beurre  fondu.  Voir  Rèk- 
mônîn, Tron. 

Râlant  [râla   .  .   M,  I,  P,  N],  adj. 

—  Coquet;  vif;  vaillant;  gaillard; 
fier. 

Ralarji  [ralarji  F],  v.  intr.  —  Élar- 
gir.    Voir  Ranlarji. 

Ralâyc  [ralày  M\,  s.  f.  —  Gelée 
blanche. 

Râle  [râl  .  .  gén.],  adj.  —  Rare. 

Râle  [ràl  S],  s.  m.  —  Fourgon. 
Voir  Raule. 

Râler  [ralêi  .  .  M,  N,  rçlç  .  .  I,  P, 
F],  V.  intr.  —  1»  Retourner.  2»  Aller 
mieux,  être  en  voie  de  guérison. 

Ralire  [raClr  F],  v.  tr.  —  Choisir. 
Voir  Ranlire. 


RAL 


-     552 


R/IM 


Ralire  [ratlr  F],  v.  tr.  —  Réparer 
une  toiture.     Voir  Rccwètcr. 

Râlou  {rtilu  .  .  M,  I,  P,  N\,  adj.  - 
Poussif;  asthmatique. 

Ramaji  [ramaji  F],  v.  intr.  —  Ra- 
bâcher.    Voir  Rèmèjeu. 

Ramande  \ramùl  S\,  s.  f.  —  Re- 
prise à  l'aiguille.     Voir  Rèmander. 

Ramandîhhe  [ramâdîx  S\,  s.  f.  — 
Tas  de  branches  qui  doivent  servir 
à  faire  des  fagots.    Voir  Rèmâye. 

Ramasse  [rtimSs  M],  s.  f.  —  Ne 
se  rencontre  que  dans  la  locution 
Jouwer  è  le  -.Le  jour  de  la  Fête- 
Dieu,  les  enfants  s'asseyaient  sur  les 
branches  de  verdure  qui  ornaient 
les  reposoirs  et  qui  jonchaient  la  rue, 
et  se  faisaient  traîner  par  leurs  cama- 
rades. Ils  balayaient  pour  ainsi 
dire  la  rue.  Dans  le  langage  popu- 
laire messin,  on  dit  encore  aujour- 
d'hui :  Ramasser,  dans  le  sens  de 
balaj'er,  d'enlever  la  poussière  du 
plancher  avec  un  linge  humide  ou 
mouillé.  Voir  Ramiau,  Rèmèsse, 
Rèmon. 

Ramaye  [ramâg  M],  s.  f.  —  Mar- 
maille. 

Rambârer  Iràbàrê'  .  .  M,  I,  P,  N\, 
s.  tr.  —  Arrêter  qqn.  dans  sa  course  ; 
empêcher. 

Rambète  (se)  [rc'ibet  S],  v.  pron.  — 
Se  jeter. 

Rambcurteler  [ràbœrlçW  .  .  M,  I, 
P,  N],  V.  tr.  —  Mettre  des  bretelles 
à  une  hotte. 

Rambieu  [ràbyce  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  intr.  —  Refléter. 

Rambieu  [ràbyœ  Gorze],  s.  m.  — 
Nom  d'un  oiseau. 

Rambieu  [ràbijii  (râbyit)  .  .  M,  I, 
P,  F,  N,  S\,  s.  f.  -  Flambée; 
clarté  ;  reflet  d'une  clarté  ;  lueur.  '/>  <■ 
fâl  lolè  eune  ~  qu'  m'è  ainbiawlc, 
il  a  fait  là  une  clarté  qui  m'a  ébloui. 
Voir  Ranviou. 

Rambon  [râbô  M,  I,  P,  F,  N],  s. 
m.   —   Pomme  de  rambour,  variété 


estimée  à  la  campagne,  -  è  sèC 
coûtes,  r.  à  .sept  cotes  (calville).  Ç' 
nul  m'  èfâre  è  pials  pohhions  d'miii- 
Jeu  dés  ~ ,  è  munns  qu'is  n'sinl  pûris, 
ce  n'est  pas  affaire  à  petits  cochons 
de  manger  des  r.,  à  moins  qu'ils 
ne  soient  pourris  (cette  chose  n'est 
pas  pour  toi). 

Rambonîn  [ràbçiiî  .  .  M,  I,  P,  /•, 
iVl,  s.  m.  —  Pommier  à  rambours. 

Rambonsenè  {ràbôsnq  .  .  S,  rèbôs- 
ne  y\,  V.  tr.  —  Gonfler.  Quand-on 
mol  lés  piémes  û  s'io,  ce  lés  fèt  - , 
quand  on  met  les  plumes  au  soleil, 
ça  les  fait  gonfler  V. 

Ramboudré  \râbiidrê' .  .  I,  Pj,  adj. 

—  Qui  a  une  a|)parence  négligée 
ou  maladive. 

Rambouler  [ràbulc-i  .  .  M,  I,  P,  F, 
N,  S],  V.  tr.  —  Écarter;  élargir.  Se 
dit   ordinairement   des  tas  de  foin. 

Ramboura'  [rùbiira'  F],  v.  tr.  — 
Rabrouer. 

Rambrèssieu  [ràbrçsyœ  .  .  M,  /,  P, 
N],  V.  tr.  —  Embrasser.  Voir  Hm- 
brèssieu. 

Râmè  |rH/ïjç  .  .  S],  v.  intr.  —  1» 
Réfléchir.     2"  Etre  mécontent. 

Râmeussc  {râmœs  S\,  s.  f.  —  Ren- 
gaine.    Voir  Raumeusse. 

Ramiau  Iriimyô  .  .  M,  /],  s.  m.  — 
Ralai.  lièyeu  don  ~ ,  donner  du  b. 
(fouetter).    Voir  Rèmon. 

Ramcnéye  [ramnëy  V],  s.  f.  — 
Glas  funèbre. 

Raméye  \i-amêy  Y],  s.  f.  —  Vache 
qui  a  des  barres,  des  lignes  sur  le 
corps. 

Raminer  \rùniinci  .  .  gén.),  v.  intr. 

—  P  Ruminer.  2*  Réfléchir;  cher- 
cher à  se  rappeler  qqch.  Voir  Ré- 
miyer.  3°  Se  plaindre  constamment, 
ne  jamais  avoir  assez  S,   V. 

Ramisse  [rcimis  lang.  pop.  mess.], 
adj.  —  Remuant.  J'cwayés  qn'vote 
p'iil  ai'él  été  au  catcchisse  ?  Ma  fri, 
non,  note  Charles  él  ancôre  trop  ~ , 
ce  s'ra  pour   Vaiiéye  prochéne.     Je 


RAM 


-     555     - 


RflM 


croyais  que  votre  petit  avait  été  au 
catéchisme?  Ma  foi,  non,  notre 
Cliarles  est  encore  trop  r.,  ce  sera 
pour  l'année  procliaine.  Voir  Re- 
misse. 

Ramistoltè,  Ramistoukyi  [ramistç- 
ke  S,  ramistukiji  F\,  v.  tr.  —  Rafis- 
toler.    Voir  Remistaker. 

Rammeyatcr  Iràineyatê'  .  .  M,  N, 
râmqyçtç  .  .  I,  P,  ràmayotç  .  .  S], 
V.  tr.    —   Emmailloter  de  nouveau. 

Rammolâde  [râmolàt  .  .  M,  I,  P\, 
s.  f.  —  Action  d'aiguiser. 

Rammolate  [ràmolat  M,  N,  ràmo- 
Içt  I,  ràmolot-remçlçt  P,  ramolat  5], 
s.  f.  —  Pierre  à  aiguiser.  Voir  Ro- 
bouhote. 

Rammoler  {râmçlêi  .  .  M,  I,  re- 
mçle  .  .  S],  V.  tr.  —  Rémoudre.  Voir 
Rammoûre. 

Rammolou  [ràinola  .  .  M,  I,  N, 
râmçlçw-rqmçlow  P,  ramulow  F,  ra- 
mçlu  S,  romçlu  V],  s.  m.  —  Ré- 
mouleur, gagne-petit. 

Rammonceléje  [ràmôslês  M,  I,  P, 
râmôslê's-rqmôslê's  P],  s.  m.  —  Ac- 
tion de  butter  les  pommes  de  terre. 
Voir  Remolenéjc,  Remoutréje. 

Rammonccler  [ràmôslê'  .  .  M,  I,  N, 
râmôslê'-reniôslçi  P,  ramôslai-rçmôs- 
lœ  F,  rmôslç  .  .  S,  V],  v.  tr.  — 
Butter  les  pommes  de  terre.  Voir 
Remolencr,  Remoutrer. 

Rammoûre  {ràmûr  M,  I,  ràmçwr- 
rçmûr  P,  râmôT-râmûr  N,  ramdr  S, 
rçmor  V\,  v.  tr.  —  Aiguiser.  /  n'sét 
m'  ni  tonde  ni  ~,  il  ne  sait  ni  ton- 
dre ni  aiguiser  (il  ne  sait  rien  faire). 
Voir    Raguji,  Rammoler,  Robouhier. 

Rammwinner  [ramwènëi  .  .  M,  I, 
P,  N],  V.  tr.  —  Ramener.  Voir 
Mwinner. 

Ramolate,  Ramolcr,  Ramolou,  voir 
Rammolate,   Rammoler,   Rammolou. 

Ramon  [ramô  F],  s.  m.  —  Balai. 
Voir  Rèmon. 

Ramôre,  voir  Rammoûre. 


Ramote  [ramot  F],  s.  f.  —  Ramille. 
Voir  Rèmate. 

Ramoulow,  voir  Rammolou. 

Ramouna"  [ranninw  F],  v.  tr.  — 
Ramoner.     Voir  Rèmoner. 

Ramouna',  voir  Rammwinner. 

Ramounote  [ramiinot  F],  s.  f.  — 
Perche  pour  ramoner.  Voir  Rèmau. 

Ramounow  [ramunow  F],  s.  m.  — 
Ramoneur.     Voir  Rèmonou. 

Ramounûres  [ramunar  F\,  s.  f.  — 
Balayures.     Voir  Rèmonûre. 

Rampâd  [ràpà  M],  s.  m.  —  Rem- 
part. ~  dés-Armands,  r.  situé  autre- 
fois, à  Metz,  près  de  la  Porte  des 
Allemands. 

Rampanre  [râpâr  M,  I,  P,  repâr  F], 
V.  tr.  —  Rallumer. 

Rampant,  Rampât,  Rampe  [ràpà- 
râpa  .  .  M,  I,  P,  N,  S,  vàp  F\,  s.  m. 
—  Lierre;  par  extension,  toute  plante 
rampante  ou  grimpante.  Voir  Lâhhe, 
Rankelére,  Rondate. 

Rampèyou  [ràpi^yu  S,  rëpeyu  V], 
s.  m.  —  Rempailleur. 

Rampiayeu  [ràpyayœ  M,  ràpyçyç 
I,  P,  rplpyi  F,  ràpyayce-rpyayœ  N, 
rpyayi  S\,  v.  tr.  —  Replier;  plier. 
J'vons  r'ployi  noie  bwâye,  nous  allons 
p.  notre  lessive  F. 

Rampièceter  [râpyeslëi  .  .  M,  I], 
V.  tr.  —  Rapiécer.  Cal  rampièç'té, 
espèce  d'injure  qui  s'applique  à 
un  pauvre  diable  dont  les  fonds  de 
culotte  sont  chargés  de  pièces. 

Rampiècieu  [ràpyçsyœ  .  .  M,  I,  P, 
N,  S],  V.  tr.  —  Remplacer. 

Rampiècieu  [râpyesyœ  .  .  M,  I,  P, 
N],  V.  tr.  —  Rapiécer.  An  rampiècent 
i-n-èbil,  an  n'  rampiècenljèmâs  l'oneûr, 
on  rapièce  un  habit,  on  ne  rapièce 
jamais  l'honneur  (jeu  de  mots). 

Rampieumer  (so)  [ràpyœmëi  .  .  M, 
I,  P,  N,  raplœma'  F,  rèpyemç  V],  v. 
pron.  —  1"  Se  dit  des  oiseaux  dont 
les  plumes  repoussent.  Voir  So 
Rampoyeu.  2"  Regagner  ce  qu'on 
avait  perdu. 


RrtM 


—     554 


RRN 


Rampieutener  [ràpuirlnêi  M\,  v.  tr. 

—  1*  Refaire  un  |)ie<l  ;i  un  bas.  2" 
Consolider  le  pied  d'un  mui-. 

Rampicutrer  Iràpi/fylrpi  .  .  ^[,  A', 
ràpi/rlr^  .  .  /,  /',  ràjiHrç  .  .  S,  rr- 
pyclrii  l'I,  V.  II'.  —  liefaire  le  pied 
d'un  bas.    On  dit  aussi  Rampieuter. 

Rampincr  [râpiiiP'  .  .  M,  I],  v.  inlr. 

—  Grinii)er.  Se  dit  suiloul  du  lierre. 
RampioûlG    Impuûl  M,  I,  iâpijô"l- 

râpiiûl  A'I,  s.  f.  —  Clématite  des 
haies. 

Rampioyè,  voir  Rampiayeu. 

Rampîrieu,  [rùinnj(i'  .  .  M,  I,  P, 
N,  râpirai  .  .  F,  S],  v.  intr.  —  lùn- 
pirer.  Lo  inau  rampTreiiye  èssé: 
fofit,  le  mal  empire  assez  fort. 

Rampitrcr,  voir  Rampieutrer. 

Ramponau    {ràpoiiô   M,  I.  P\,   adj. 

—  Ivre. 

Rampoûter    \M,   I,   P,  X,  S\  v.  tr. 

—  1°  Hemporter.  2"  v.  pron.  .Se 
transporter,  se  reporter  jjar  l'ima- 
gination. /  s'rampoïile  au  bwiti  inciis 
lains,  il  se  reporte  au  bon  vieux 
temps.     Voir  Poiâter. 

Rampoyeu  (so)  \rapoijq'  .  .  M,  I,  P, 
iVJ.v.pron. —  1"  Reprendre  des  forces, 
se  rétablir,  recouvrer  sa  sauté;  s'em- 
ploie aussi  d'une  haie  qui  rejjousse 
vite.  2"  Se  relever  de  ses  affaires. 
3°  Se  refaire  au  jeu.  Voir  Rampieu- 
mer. 

Rampyir  [ràpip{r)  gén.  {irpijTr  V )\, 
V.  tr.  —  Remplir. 

Ran  [rà  S,  V \,  s.  m.  —  Blouse  en 
grosse  toile  bleue. 

Ran  \rà  gén.|,  s.  m.  —  Toit  à 
porcs.     Voir  Èran. 

Rancahhelè  (so)  \rùka-/le  .  .  S\,  v. 
pron.  —  Se  rem|)lumer. 

Rance  [râç  gén.|,  adj.  —  1"  Hnnce. 
2»  Désagréable.  (Juaiid'  fvrc  ipi'i  m' 
bèijéhhe  l'woje,  i  trov'ré  ç'Ic  ritiicr, 
quand  il  faudra  (|u'il  me  donne 
l'orge  ((|ueje  lui  ai  prêtée),  il  trou- 
vera cela  désagréable   \'. 

Rancelat    [ràsla   M,   N],  s.  m.    — 


Kmerillon  (oiseau  de  proie).  Voir 
Lancerat. 

Rancctë  {rûslc'  .  .  M,  I,  P,  A'),  s. 
f.  ^  F.tat  de  ce  qui  est  rance. 

Ranchaussicu  {râsôsipr  .  .  M,  I,  P, 
rsôsi/œ  N,  rsûsi  .  .  S,  V],  v.  tr.  — 
1"  Hecrépir  un  mur.  2"  Regarnir 
d'acier,  rallonger  le  coutre,  le  soc 
de  la  charrue,  un  boyau,  ou  tout 
autre  outil  à  pointe  acérée. 

Rancheur  \ràsix'r  M,  I,  P,  X\,  v. 
intr.  —  Avoir  une  rcchule.  Kate 
malcdc  at  ninchu,  notre  malade  a 
eu  une  rechute. 

Ranclos  |rô/,7p  F\.  s.  m.  —  Ren- 
fermé.    Voir  Rankious. 

Rancohàyc,  Rancojâyc  \ràkofày-râ- 
kojàij  .  .  M,  I,  P\,  adj.  —  Se  dit  de 
la  poule  qui  se  remet  à  pondre. 

Rançonai  [ràsonw  F\,  v.  tr.  —  Ran- 
çonner un  jeune  homme,  étranger 
au  village,  qui  va  épouser  une  jeune 
lille.  Dans  ce  cas,  il  est  d'usage 
que  les  jeunes  gens  offrent  un  bou- 
(|uet  au  fiancé,  qui  leur  donne  en  re- 
tour, à  titre  de  rançon,  une  somme 
d'argent  d'ordinaire  employée  à  de 
joyeuses  libations. 

Ranconchhené  \rùkonvxnv'  ■  ■  M,  I\, 
adj.  -  Mal  habillé. 

Rencontrer  |rn/.-()/rc'  .  .  gén.),  v. 
11-.  —  Rencontrer.  'L  cl  byin  ran- 
rontrc,  il  a  bien  rencontré  (il  est 
bien  marié,  les  deux  époux  sont 
bien  assortis). 

RancouwGr  {ràkuwcî  .  .  M,  I,  P, 
A'I,  v.  tr.  —  Agiter,  secouer. 

Rancoyeu  Irâkçtjfr  . .  M,  [,  P.  A'|,  v. 
inlr.  —  Râler;  être  à  l'agonie.  Voir 
Rangueycu. 

Rancrieu  \ràkriyœ  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  Ir.  —  Crier;  a|)))e!ei-;  interpeller. 
.Si  flreuve  i  nom  (iimiid'  je  s'râ  cou- 
châye,  j'i'os  rrancrlrâ  de  d'dans  ncite 
lit,  si  je  trouve  un  nom  quand  je 
serai  couchée,  je  vous  le  crierai  de 
notre  lit.  Hue. 


ftflN 


-     555     - 


RflN 


Rancugnater  [M,  I,  P,  N,  S],  v.  tr. 

—  Rencogner.  So  ~ ,  se  ratatiner 
S.    Voir  ftnkeugnater. 

Rancunâd  [ràkûnâ  .  .  gén.],  s.  m. 

—  Rancunier. 

Rancuner  (so)  [râkûnë-râkcenœ  .  . 
M,  I,  P,  ràkûnœ  .  .  F,  ràkùnœ  N], 
V.  pron.  —  Se  disputer. 

Rancunou  [râkûnu  .  .  M,  I,  P],  s. 
m.  —  Grognon. 

Rancusàd  [râA-ûrS  S],  s.  m.  —  Dé- 
nonciateur.   Voir  Rankeusâd. 

Rancusè  [râkûze  S],  \.  tr.  —  Dé- 
noncer.   Voir  Rankeuscr. 

Rancusète  [râkûzet  M],  s.  f.  —  Ac- 
tion de  rapporter,  de  répéter  indis- 
crètement ce  que  l'on  a  vu  ou  en- 
tendu. 

Rancusepotâd  [ràkùspçtà  S],  s.  m. 

—  Mouchard.    Voir  Rankeuscpotâd. 
Rande  [ràt  gén.  (rôt  V)],  v.  tr.  — 

Rendre. 

Randéje  [ràdês  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  1»  Produit,  rapport.  Ç'at  i 
bivin  ~ ,  c'est  d'un  bon  rapport. 
2"  Fermage  ;  loyer  d'une  ferme  ou 
d'une  terre. 

Randerèye   [ràdrêy  M,  I,  P],  s.  f. 

—  Rapport;  produit;  revenu. 
Randès  [ràdç  S,  rôdç  V],  s.  m.  pi. 

—  1"  Pièces  en  fer  de  la  voiture, 
contre  lesquelles  sont  appuyées  les 
échelles.  2"  Partie  de  la  schlitte. 
Voir  Hhlitte. 

Randerèyes  [ràdrçy  M,  I],  s.  f.  pi. 

—  Rentes. 

Randobieu   [râdobyœ  .  .  M,  I,  N], 

V.  tr.  —  Redoubler.  Voir  Redobieu. 

Randon   [râdô  M,  I,  P,  N],   s.  m. 

—  Saut  que  fait  une  charrue  en 
rencontrant  une  pierre. 

Randosseler,  Randosser  [ràdoslë> 
.  .  M,  I,  P,  N,  radçsi  F,  ràdçsç  .  . 
S\,  V.  tr.  —  Labourer  un  champ  en 
rejetant  la  terre  sur  les  bords. 

Randouyat  [ràduya  S],  s.  m.  — 
Faux  pli.    Voir  Redoyon. 

Randrcût  [ràdrœ  M,  I,  P,  N,  rlêdrà 


V],  s.  m.  —  Endroit,  côté  par  lequel 
on  regarde  une  chose.  Voir  Hn- 
dreût. 

Randûchieu,  voir  RandûhhiGu. 

Randûhhieu  {ràdâxyœ  .  .  M,  I,  P, 
N\,  V.  tr.  —  Endurcir. 

Randûre  [ràdûr  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  f.  —  Rendement.  Se  dit  souvent 
par  ironie.  C'at  eune  bêle  ~,  c'est 
un   beau  r.  (c'est   qqch.  de   beaul). 

Ranfècheler,  Ranîèhheler  [râfeslê'- 
ràfejlë'  .  .  M,  I,  P,  N,  rafasi  F],  v.  tr. 
—  Emmailloter. 

RanÎGuyemant  [ràfœymà  M,  N,  râ- 
fçymâ  I,  P],  s.  m.  —  Gonflement. 

Ranfieu  [ràfyœ  .  .  gén.  (ràflw  F)], 
V.  intr.  —  1°  Renfler.  Fàre  ~  /' 
côrsèt,  faire  r.  le  corset  (mettre  une 
jeune  fille  dans  une  position  inté- 
ressante). 2»  V.  pron.  Se  renfler;  se 
vanter.    I  s'  ranfeuye,  il  se  glorifie. 

Ranîiou  [ràfyu  .  .  M,  I,  P,  N,  rà- 
fliir  F\,  s.  f.  —  Enflure. 

Ranfiou  [ràfyu  .  .  M,  I,  P,  iV|,  s. 
m.  —  Vantard;  fanfaron. 

Ranîla',  Ranflîire,  voir  Ranfieu, 
Ranfiou. 

Ranfoncieu  [ràfôsyœ  .  .  gén.  (rë- 
fôsye  V)],  V.  intr.  —  Renfoncer. 

Ranframer  [râframèi  .  .  M,  I,  P, 
N],  V.  tr.  —  Renfermer.  Voir  Framer. 

Ranfus  [ràfû  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Refus.  /  m'è  bèyeu  V  ~,  il  m'a 
donné  (j'ai  essuyé)  un  refus. 

Ranîuser  [ràfiisëi  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Refuser. 

Ranglè  [ràglq  V],  v.  intr.  —  Râler. 
Voir  Rangueyeu.  Dans  le  lang.  pop. 
mess.,  on  dit  aussi  Rangler. 

Rangolè  [ràgolç  .  ..S,  règçle  V], 
V.  intr.  —  Mugir.     Se  dit  du  vent. 

Rangrèchicu,  voir  Rangrèhhieu. 

Rangregnon  [ràgrenô  M,  N,  râgre- 
nô  I,  P],  s.  m.  —  Personne  qui  mau- 
grée, qui  se  démène. 

Rangrèhhieu,  voir  Rngrèhhieu,  v. 
intr.  —  Engraisser. 


R/\N 


-     556 


Rangrinji  {ràijrcji  /•'),  v.  tr.  —  En- 
granf<cr.     Voir  Angrinjeu. 

Rangrouwè  [ràgniux;  S],  adj.  — 
Hctiré  chez  soi. 

RangrouwGr  [rduniiin'i  .  .  M,  I\,  v. 
tr.  —  lU-houclicr  If  Iroii  d'un  mur 
avec  du  mortier.  A  Mel/.,  les  vieil- 
lards disent  Rancrouwcr. 

Rangrîîlcr,  v.  intr.  —  Grelotter. 
Voir  Griïler. 

Ranguéne,  Ranguéner,  voir  Ran- 
guinne,  Ranguinncr. 

Rangueyeu  | ;•«</( c)//»'  .  .  ,1/,  /,  P, 
F,  N,  rûi/le  V|,  v.  intr.  —  1"  Être 
court  de  respiration  ;  râler.  2"  Se 
plaindre. 

Rangueyèsse  \ràg(ç)yes  I,  M,  S],  s. 
f.  —  1»  Plainte,  lamentation.  2"  Râle, 
étouft'emenl. 

Rangueyou  \rûf/{r)yit  .  .  M,  I,  P, 
A'],  s,  m.  —  Personne  qui  se  plaint 
sans  cesse. 

Ranguiat  Irànf/a  X],  s.  m.  —  .San- 
glot ;  râle. 

Ranguiâte  {rùf/yni  V\,  s.  f.  —  Bête 
qui,  à  la  pâture,  va  dans  les  chami)s 
voisins  et  y  fait  du  dommage. 

Ranguicr  |;(î</yc,-(/o'  V],  v.  intr.  — 
1"  Heniuer  sans  ces.se,  ne  pas  se 
tenir  en  place.  2"  Se  dit  des  vaches 
qui  ont  la  mauvaise  hahitudc  d'aller 
dans  les  champs  voisins. 

Ranguinne  Iri'ii/èn  M.  I,  ràyOn  P, 
F,  S,  V,  ràiièn-n'uiên  A'),  s.  f.  —  Ren- 
gaine; chanson  ;  musique  monotone 
et  ennuyeuse. 

Ranguinner,  voir  Ranguinne,  v. 
intr.  —  Répéter  toujours  la  même 
chose;  grommeler. 

Raniôle  {railôl  S|,  s.  m.  —  Paletot 
léger. 

Ranjanieu  \rf'ijanti<f  .  .  M,  X,  S, 
ràjonyq  I,  P,  rtijonw  /■"],  v.  intr.  — 
Rajeunir. 

Ranjayeu,  Ranjayi  [ràjayqe-ràjayi 
M,  X,  rc'ijoyç  I,  ''('joyç-rrjoye  P],  v. 
tr.  —  Réjouir.    Is  ranjayinl  le  coni- 


RRH 

pèynt'ye,    ils    réjouissaient    la    com- 
pagnie.   Voir  Rejayi. 

Ranje  [ràs  M,  I,  ]'\,  s.  f.  —  Rangée; 
rang.  Maleûz  v'  an  ~ ,  mettez-vous 
en  rang. 

lîanjcu  \rùj<r  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Arranger;  habiller.  'L  al  ranjCiye 
coine  eiine  fôyc,  elle  est  habillée 
connue  un  fée. 

Ranjoniè,  voir  Ranjanieu. 

Ranjoûyeu  (se)  [ri'tjriy(i'  .  .  M,  I,  P\, 
V.  pron.  —  Se  réjouir.  /  s'  ranjoûye 
de  m'  l'cûr,  il  se  réjouit  de  me  voir. 

Ranjoyè,  voir  Ranjayeu. 

Rankèle,  Rankelére  \râla:l,  ràklêr, 
F\,  s.  m.  —  Lierre.    Voir  Rampant. 

Rankène,  voir  Rankîc. 

Rankèsâd,  Rankèsepotâd,  voir 
Rankeusâd,  Rankeusepotâd. 

RankétG  [ràkcl  M,  J\.  s.  f.  -  Re- 
i|iiék';  pétition. 

Rankeugne  {râkœn  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Rancune.  -  de  prête,  r.  de 
prêtre  (sorte  d'étoffe  de  laine  très 
solide). 

Rankeugneu  [n'ik-cenœ  .  .  M,  I,  P\, 
V.  tr.  1"  Reprocher.  2"  Provoquer. 
2"  V.  pron.  Se  disputer.  Voir  Ran- 
cuner. 

Rankeusâd  \rùkœsii- ràkcezu  M,  N, 
; •(7At.s(7  /,  P,  ràkiizû  .  .  S,  rekiizâ-re- 
kiizu  V],  s.  m.  —  Dénonciateur;  rap- 
porteur; mouchard. 

Rankcusepèrtot,  voir  Rankeuse- 
potâd. 

Rankeusepotâd  {rùko'.'ipolà  M,  N, 
ràkrsjxiiri  I,  P,  ràkœsperlo  P,  rà- 
kiispolii  .  .  S,  rrktispolo  V\,  s.  m.  — 
Rapporteur;  mouchard. 

Rankeuser  {ràkœzêi  M,  ràkçze  .  . 
I,  P,  ràkiize-rûlsiizç  .  .  .S,  rçkiize  V\, 
v.  tr.  —  1"  Dénoncer;  répéter  par 
malice  ce  qu'on  a  vu  ou  entendu; 
moucharder.  2"  Chercher  des  que- 
relles. 

RankeuyGu|r(/Arj'i/(i".V],  adj.— Chif- 
fonné par  la  pluie.   Vate  cote  al  lote 


RflN 


fer   - 


RflN 


rankeayâye,  votre  jupe  est  toute 
chiffonnée. 

Rankîe  [ràkîij  M,  N,  ràkçn  F],  s. 
f.  —  Chèvre-feuille. 

Rankine  [ràkin  Vernier],  s.  f.  — 
1»  Rancune.    2»  Reproche. 

Rankioûre,  voir  /InkioQre,   v.   tr. 

—  Enfermer. 

Rankioûs,  voir  /Inkioiïs,  s.  m.  — 
1"  Part.  pass.  pris  substantivement: 
Odeur  désagréable  que  produit  le 
manque  d'air,  renfermé.  Ce  sant  l' 
~,  ça  sent  le  renfermé.  2"  Cloîtré; 
ermite. 

Ranlâhieu,  voir  Ranlarji. 

Ranlarji  [ràlarji  M,  I,  P,  ralarji  F, 
ràl&yijce  .  .  iV,  S],  v.  tr.   —   Élargir. 

Ranlemer  [ràlmê'  .  .  M,  I,  ràlnw- 
rçlmë'  .  .  P,  S],  \.  tr.  —    Rallumer. 

RanlTre   [ràllr  M,  I,  P,   N],  v.  tr. 

—  Réparer,  par  ex.  une  toiture. 
Ranlïre    [ràlïr    .  .    M,  I,  P,  N\,  v. 

tr.  —  Choisir;  démêler. 

Rannaler,  voir  Hier,  v.  intr.  — 
S'en  retourner. 

Ranroûhiè  Iràrûyye  P],  v.  tr.  — 
Entortiller  de  nouveau,  enrouler. 

Ransagneu  [ràsanœ  M,  N,  ràsonç 
I,  P],  V.  tr.  —  Renseigner. 

Ranscontreu  [râskôtrœ  RémillyJ, 
V.  tr.  —  Rencontrer. 

Ransenè    \ràsnç  .  .  S,  N],  v.  intr. 

—  Râler. 

Ransognè,  voir  Ransagneu. 

Ransovenance  [râsovnàs  S,  rësov- 
nâs  V\,  s.  f.  —  Ressouvenir;  sou- 
venir lointain.  On  fèl  ~  de  iams- 
an  tams,  on  fait  r.  de  temps  en 
temps  (on  rafraîchit  la  mémoire  de 
temps  en  temps).     Voir  Sovenance. 

Rantahheler,  voir  Ranteuhheler. 

Rantâyi  (so)  [râlàiji  S\,  v.  pron.  — 
Se  remettre  à  table.  Voir  Retauyeu. 

Rantcheût  [ràtsœ-râlgcë  S,  rëkë  V], 
adj.  —  Trop  cuit. 

Rantchusfe,  voir  Rankeuser. 

Rantcr  [râtê'  .  .  M,  I,  N],  v.  tr.  — 
Raccommoder;   réparer.    J'â  ranté 


V  limon  d'nate   ché,  j'ai   réparé   le 
timon  de  notre  voiture. 

Rantcucheler,  Ranteuhheler  [ràtœs- 
Ici-ràtœxlêi  .  .  M,  I,  P,  N,  ratœsla'  F, 
ràtaxlç  .  .  S,  rêlçxlç  V],  v.  tr.  —  Mettre 
par  dessus;  mettre  en  tas.  Je  n' 
v'ios  m'  vonde  lo  rèhhe  dé  note  fwin, 
je  vons  rintohhlè,  nous  ne  voulons 
pas  vendre  le  reste  de  notre  foin, 
nous  allons  le  mettre  sur  l'ancien  V. 

Rantieût,  voir  Rantcheût. 

Rantiôre,  Rantiôs,  voir  Rankioûre, 
Rankioûs. 

Rantokieu,  voir  Antokieu,  v.  tr.  — 
1«  Entortiller.   2"  Pelotonner  du  fil. 

Rantosè  [ràtoz^  .  .  S,  rëtçze  V], 
adj.  —  Qui  est  plus  gras  qu'aupara- 
vant. Se  dit  aussi  d'une  volaille  dont 
les  plumes  ont  bien  repoussé. 

Rantotyi,  voir  Rantokieu. 

Rantoûyeu  \ràtînjœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
S,  rëlo!je,-yœ  V],  v.  tr.  —  Ensemen- 
cer de  nouveau  un  champ  avec  la 
même  céréale. 

Rantrâye  \ràtrây  .  .  gén.],  s.  f.  — 
1»  Rentrée.  2"  Affût  du  matin  (terme 
de  chasse). 

Rantrer,  voir  flntrer,  v.  intr.  — 
1»  Entrer.     2»  v.  tr.  -  Rentrer. 

Ranvachi,  voir  Ranvehher. 

Ranvachieu,  voir  Ranvahhieu. 

Ranvahhi,  voir  Ranvehher. 

Ranvahhieu  [rcwaxyœ  M,  N,  ràvo- 
xyç  I,  P,  râvçrdi  V],  v.  intr.  —  Re- 
verdir. Nas  jèdîns  ranvahlieuyent, 
nos  jardins  reverdissent. 

Ranvayaye  [ràuayày  .  .  M,  I,  P], 
s.  f.  —  Régalade.  Se  dit  surtout 
de  la  collation  que  l'on  offre  à  une 
personne  qui  vous  rend  visite  après 
le  diner,  au  moment  où  l'on  fait 
la  sieste. 

Ranvayemant  [ràimymâ  M,  N,  rà- 
vçymà  I,  P,  ravoymà  F],  s.  m.  — 
Licenciement. 

Ranvaye-mètîn  [rCway  mejî  M,  N, 
ràvçy   mçtî    .    .    I,  P,    ravay-   rçvqy 


RAN 


—     558 


RRP 


melî  S,  rqvoij  metî  Y],  s.  m.  —  1"  Ré- 
veille-matin.   2»  Grande  consoude. 

Ranvayeu  frôcaf/œ  .V,  A^,  râvçgç  .  . 
I,  P,  ravoiji  F,  ravai/i  .S),  v.  tr.  — 
Réveiller.  Le  jour  du  Samcdi-.saint, 
lorsque,  au  chant  du  Gloria,  on 
sonnait  les  cloche.s,  il  était  d'usage 
d'aller  réveiller  les  arbres  en  les 
secouant,  afin  d'assurer  une  bonne 
récolle.  Part.  pass.  :  Éveillé  ;  espiègle. 

Ranvayeu  [ràvaijae  M],  v.  Ir.  — 
Renvoyer.    Voir  flnvayeu. 

Ranvéche,  Ranvecher,  Ranvéchi, 
voir  Ranvéhhe,  Ranvehher. 

Ranvéhhc  \ràvêx  ■  ■  M,  I.  P,  N, 
rèi'oy^  V],  s.  f.  —  Renverse.  —  Bèijeii 
lè  ~  ci'  le  min.  donner  la  r.  de  la 
main  (retourner  la  main).  —  Loc. 
adv.  È  lè  ~.  à  la  r.  È  lè  ~  doûs 
(dos),  à  la  renverse.  Awer  lè  frè- 
lilteiire  è  lè  ~ ,  avoir  la  fressure  (le 
visage)  renversé. 

Ranvehher  lrài'(e)xê'  .  .  M,  I,  P, 
A',  rài'êsi  F,  nwaxi  S,  rèDOxi-rcuoxye 
V],  v.  tr.  —  Renverser;  abattre; 
culbuter.  'L  è  vlu  s'  mûtnliirti  èva 
meii,  mâs  fît  èvii  biiinlofil  fût  de 
/'  ~.  il  a  voulu  se  mesurer  avec  moi, 
mais  j'ai  eu  bientôt  fait  de  le  r. 

Ranvèrdi,  voir  Ranvahhieu. 

Ranvér(an)  [rCwcr  M,  I],  loc.  adv. 

—  An  revoir.  On  dit  aussi  è  lè  (bo- 
uc) ~. 

RanvèyQre  (è  lè)  [ràoçi/iir  Ars],  loc. 
adv.  —  Au  revoir. 
Ranviou  Ira/ii/u  .  .  .1/,  /,  P],  s.  m. 

—  Hcllet,  réverbération.  Voir  Ram- 
biou. 

Ranvioïile  [ràt'ijûl  M,  I,  P,  A'),  s. 
f.  —  Ravarde. 

Ranvohhiè,  voir  Ranvahhieu. 

Ranvouyc  {râiniy  S),  loc.  adv.  — 
Reparti.  Lo  pieulon  al  -,  le  facteur 
est  r.  (lat.  re  in  via). 

Ranvoye-mètîn,  voir  Ranvaye- 
mètîn. 

Ranvoycmant,  voir  Ranvayemant. 


Rapâhl  [rapâfi  S,  rapâji  F],  v.  tr. 
—  Apaiser.    Voir  Rèpâhieu. 

Rapandc  [râpât  S],  v.  tr.  —  Ré- 
pandre.    Voir  Répande. 

Rapârer   \rapârê'  S\,  v.  tr.  —   As- 
sortir de  nouveau.     Voir  Rèpârieu. 
Rapâri  [râpâri  S\,  v.  intr.  —  Lais- 
ser  le    four    perdre    son    excès  de 
chaleur  avant  d'enfourner. 

Rapapouyi  [nipapmji-rapiiiji  F], 
adj.  —  Habillé  de  neuf.  Voir  Rè- 
pèpoyeu. 

Rapatau  [râpcilO  Servigny-lès-S''- 
RarlK'l,  s.  m.  —  Rétameur  ambulant. 
Voir  Caramognâd. 

Rapiâd  |/<5piâ  .  .  M,  I,  P,  F,  X, 
ralsù  .  .  rali/â  V],  s.  m.  —  Qui  ra- 
masse toujours;  avare. 

Rapiàmus  [râpijâmùs  M,  râsibûs- 
n'isimiis  F\,  s.  m.  —  Ne  s'emploie  que 
tlans  l'expression  familière:  fâre  ~, 
enlever  tout,  rafler. 

Rapiat  [râpija  .V),  s.  m.  —  Renvoi, 
émission  bruyante  par  la  bouche 
des  gaz  contenus  dans  l'estomac, 
rot,  éructation. 

Rapiau  \râp\j5  M],  s.  m.  —  Rappel 
(terme  de  jeu). 

Rapinou  [râpinu  .  .  F,  S,  V],  s. 
m.  —  Maraudeur.  Voir  Rèpinou. 

Rapleuma'  [raplœmo'  F\,  v.  tr.  — 
Remplumer.     Voir  Rampicumer. 

Raponde  Irapôt  S],  v.  tr.  —  Ré- 
pondre.    Voir  Réponde. 

Rapoquè    [rapoke    .  .   S\,  v.  tr.  — 
Rapporter.     Voir  Repoiâter. 
Rapouyi,  voir  Rapapouyi. 
Rapratè  [rapralç  S],  v.  tr.  —  Faire 
la  troisième  culture. 

Rapratè  \rapralç  S],  v.  tr.  —  Re- 
vêtir.   Voir  Rèpratcr. 

Raprovè  \raprove  S],  v.  intr.  — 
Hssayer  de  nouveau.  Voir  Reprovcr. 
Rapronôbis'  [râpronôbis  .  .  M,  I\, 
s.  m.  —  Litanie  (ora  pro  nobis.) 
Clianler  dés  -,  se  lamenter  tout  le 
temps  (cette  expression  ne  s'em- 
ploye  qu'ironiquement). 


-    559    - 


Élève,  des  Écoles  municipales  de 
Metz  (1848). 


RflP 


560     - 


RAT 


Raps  \râps  M],  s.  m.  —  Vieux 
cheval. 

Rapsa'  Irapsw  F],  v.  intr.  —  Avoir 
des  renvois.     Voir  Reupser. 

Rapsodenc  Inipsôdrl  F\,  s.  f.  — 
(Uiose  in.sij<ninante.  Voir  Rèpsoû- 
derèye. 

Raqueuyc  Irâkœij  M],  s.  f.  —  Demi- 
setier. 

Rasibus,  Ra.simus,  voir  Rapiàmus. 

Rasin  [razè  /•'),  s.  m.  —  Raisin. 
Voir  Rèsîn. 

Rasonè  [razone  S],  v.  intr.  —  Ré- 
pliquer.    Voir  Rèsoner. 

Rasscmèla'  Irasmelœ  F\,  v.  tr.  — 
Ressemeler.     Voir  Rehhemclcr. 

Rassieuta'  [rasycetw  F],  v.  pron. 
—  Se  rasseoir.     Voir  Rèssicuter. 

RasQre  [raziir  F],  s.  f.  —  Raclure. 
Voir  Rèsiîre. 

Rat  [ra  Y],  s.  m.  —  Rat.  Ne  s'em- 
ploie que  dans  l'expression  :  Vint 
-,  vini<t  r.  (sapristi)! 

Ratama',  [ralanm  F],  v.  tr.  — 
Étamer.    Voir  Rètèmer. 

Ratameûr,  Ratamow  [ralarnœr-ra- 
tamow  F\,  s.  m.  —  Klameur.  Voir 
Rètèmou. 

Ratapatiau  [niliipâlijô  M\,  s.  m.  — 
Etameur  ambulant.  Voir  Caramo- 
gnâd. 

Ratapouyi  [ratiipiuji  .Sj,  adj.  — 
Habillé  de  neuf.     Voir  RÈtèpoycu. 

Ratatouyîre  \riilûliu/Jr  .  .  M,  l,  P], 
s.  f.  —  Cuisinière  de  bas  étage. 

Ratauyi  (so)  \ratniji  F],  v.  pron.  — 
.Se  remettre  à  table.  Voir  Rctauyeu. 

Ratchâd,  voir  Rapiâd. 

Râtchâd  [rûlsâ  S],  s.  m.  —  .Vvare. 
Voir  Ràkiâd. 

Râtchate  \rûlstil  S],  s.  f.  —  Racloir. 
Voir  Râkiate. 

Râtchéje  [râlsês  S],  s.  m.  —  .\clion 
de  ratisser.    Voir  Râkiéje. 

Râlchi  \rdlsi  S],  v.  tr.  —  Racler. 
Voir  Râkieu. 

Râtchïrie,  voir  Raukeuycrèye. 


RâtchTye  {râtsïij  S],  s.  f.  —  Petite 
quantité  de  foin  qu'on  doit  ratisser. 
Voir  Râkiéje. 

Ràtchou  [ra/.suS|,  s.  m.  —  Racleur. 
Voir  Ràkiou. 

Râtchûre  \r[ilsiir  S],  s.  f.  —  Ra- 
clure.   Voir  Râkiiîre. 

Rate  \rât  M\,  s.  f.  —  Ragoût  de 
ponmies  de  terre,  de  haricots. 

Raté  \rat('  .  .  F,  S\,  s.  m.  —  Râ- 
teau.    Voir  Rèté. 

Ratelâye  [râtlày  S\,  s.  f.  —  Tout 
ce  (|u'on  peut  rassembler  avec  le 
râteau.    Voir  Rètelâyc. 

Rateléje  [rallcs  S\,  s.  m.  —  Action 
de  râteler.     Voir  Rètcléje. 

Râtelot  [râtlo  V],  s.  m.  —  Roitelet. 
Voir  Reïitelat. 

Ratclou  \rallii  S],  s.  m.  —  Ràteleur. 
Voir  Rètclou. 

Ratcuchela',  voir  Ranteuhhelcr. 

Rati  \rati  M,  roli  I,  P,  F,  S,  Y], 
s.  m.  —  Rôti.  /  n'  faut  m'  s'andreii- 
min  sus  i  ~ ,  il  ne  faut  pas  s'en- 
dormir sur  le  r.  (il  faut  avoir  l'œil 
ouvert). 

Ratiàd  [ratyâ  Y],  s.  m.  —  Avare. 
Voir  Rapiâd. 

Ratiâd,  Râtiatc,  Râtiéje,  Râtiéye, 
Râliou,  Râtiûre,  voir  Râkiàd,  Râkiate, 
Râkiéje,    Râkièye,   Râkiou,   Râkiûrc. 

Ratir  lran{r)  M,  N,  rolï{r)  I,  P], 
V.  tr.  —  Rôtir. 

Raton  \r<ilô  M,  A'),  s.  m.  —  Ks- 
l)èce  de  crêpe. 

Raton  |r<l/ô  .  .  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Personne  rabougrie;  nain. 

Ratrôci  [ralrôsi  .S|,  v.  tr.  —  Ré- 
trécir.    Voir  Retrcûcieu. 

Ratrouyi  [rairuyi  F],  v.  intr.  — 
l?adoter. 

Ratu  \ratu  F,  S\,  s.  m.  —  Objet 
de  rebut. 

Râtyi,  Râtyîric,  voir  Râkieu,  Rau- 
keuyerôye. 

Rau  |/ô  .1/,  /,  /',  F,  A-,  râ  .  .  S,  Y\, 
s.  m.  —  1"  Matou,  chat  mâle.  T'as 
corne  i    -     sus  i  tau,  tu  es  comme 


RflU 


561     - 


RAY 


un  matou  sur  un  étal  (tu  es  aux 
aguets).  Voir  Râbcussc,  Nut.  2°  Cou- 
reur de  filles. 

Rauboyous  [rôboyu  .  .  M,  I,  P,  F, 
N,  râbuyu  S],  adj.  et  s.  m.  —  Ra- 
boteux ;  personne  de  figure  peu 
sjmpattiique. 

Raucheler,  voir  Rauhhcler. 

Raugmanter  [rçgmàtë'  .  .  gén.],  v. 
tr.  et  V.  intr.  —  Augmenter. 

Rauhhe  [rôx  M,  /],  adj.  —  Rauque, 
enroué. 

Rauhheler  [rôx/ë'  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Niveler  une  terre  avec  la 
herse. 

Raukcgnâd  {rôkenà  M],  s.  m.  — 
Grognon. 

Raukeuyerèye  [rôkœijrçy  M,  I,  P, 
N,  râtslrï-râtyîn  S,  râkîrî  V],  s.  f.  — 
1°  Action  de  ratisser.  2"  Ce  qu'on 
amasse  en  ratissant. 

Raukiâd  [rôkyâ  F\,  s.  m.  —  Per- 
sonne qui  place  et  déplace  continu- 
ellement les  objets,  les  meubles  dans 
la  maison. 

Raukiate  [rôkyai  M,  N,  rôkyot  I, 
P\,  s.  f.  —  Raclette,  racloir,  houette. 
Voir  Râkiate. 

Raukiéjc  [rôkyës  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Action  de  racler  la  boue 
sur  la  route. 

Raukieu  [rôkyœ  .  .  M,  I,  P,  N\,  v. 
tr.  —  1"  Racler.  'L  al  raukieu,  il  est 
raclé  (il  est  ruiné).  2"  Ratisser  une 
allée  de  jardin,  une  vigne.  Voir  Râ- 
kieu. 

Raukiote,  voir  Raukiate. 

Raukiou  [rôkyu  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Qui  racle,  qui  ratisse.  Voir 
Râkiou. 

Raukiu  [rôkyii  M,  I,  P,  N],  s.  m. 
—  Racloir.     Voir  Râkiu. 

Raukyi  [rôkyi  F],  v.  intr.  —  Dé- 
placer continuellement  les  objets 
et  les  meubles  dans  la  maison. 

Raule  [rôl  F,  râl .  .  S],  s.  m.  —  Four- 
gon. 

Raulè   [rôZç  V],  v.  intr.  —   Râler. 


Raumeusse  [rômcps  M,  I,  P,  N,  râ- 
mœs  S],  s.  f.  —  Rengaine;  lamenta- 
tions continuelles.  Teu  m'  sayes  lo 
doûs  èva  tés  ~,  tu  me  scies  le  dos 
avec  tes  1. 

Raumusse  [rômûs  M,  7],  adj.  f . — 
Consternée  ;  stupéfaite  ;  confuse. 

Rauvelat  [rôvla  M,  N],  s.  m.  — 
Habitant  de  Raville. 

Rauvèlc  [rôv^l  M,  N],  n.  pr.  — 
Raville,  ville  de  l'arr.  de  Metz. 

Rauyat  [rôya  M,  N,  rôyo  I,  P,  rô- 
ya-râoya-râya  S],  s.  m.  —  Petit  four- 
gon qui  sert  à  secouer  la  cendre 
du  fourneau. 

Rauye  [rôy  M,  I,  P,  N,  rây-râoy  S, 
rây  V],  s.  m.  —  Râble  (instrument 
en  fer  recourbé  à  angle  droit  et  à 
long  manche,  qui  sert  à  remuer  le 
charbon  dans  le  four  ou  à  racler 
la  boue  sur  la  route). 

Rauyéje  [rôyês  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Action  de  retirer  la  braise  du 
feu. 

Rauycu  [rôyœ  .  .  M,  I,  P,  N,  râyi 
S,  V],  V.  tr.  —  1»  Tirer  la  braise 
du  feu.  2°  Nettoyer  l'écurie  avec 
le  râble. 

Rauyot,  voir  Rauyat. 

Rauycu  [rôyu  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Qui  retire  la  braise  du  feu. 

Ravâderéye  [ravâdrëy  S],  s.  f.  — 
Chose  de  peu  de  valeur.  Voir  Rè- 
vauderèye. 

Ravanci  [ravàsiS],  v.  intr.  —  Avan- 
cer.   Voir  Rèvancieu. 

Ravaye-mètin  [ravay  mqtè  S],  s.  m. 
—  Réveille-matin.  Voir  Ranvaye- 
mètîn. 

Ravayi  [ravayi  S],  v.  tr.  —  Ré- 
veiller.   Voir  Ranvayeu. 

Ravayîe  [ravayî  S],  s.  f.  —  Flambée. 

Rave  [râf .  .  gén.],  v.  intr.  —  Rêve. 

Râver  [râvê'  .  .  gén.],  v.  intr.  — 
1*  Rêver,  faire  des  songes.  2°  Ré- 
fléchir. Ètandeûz  que  j'râveusse,  at- 
tendez que  je  réfléchisse. 

36 


RAW 


-     562 


RftY 


Raviate  [râvyat  M,  S],  s.  f.  —  Bê- 
tise. /  s'èmûse  è  dés  ~ ,  il  s'amuse 
à  des  bêtises. 

Ravola'  {ravolo'  F],  v.  tr.  —  .ava- 
ler.    Voir  Rèvaler. 

Ravolâye  (è  le)  [ravolây  F],  loc. 
adv.  —  En  descendant.  Voir  Rèva- 
lâyc. 

Ravonète  Iravonçt  S\,  s.  f.  —  Pe- 
tite rave.     Voir  Rèvonète. 

Râvou  \rài'u  .  .  gén.],  adj.  —  1" 
Rêveur.  Lo  mau  dàs-aules  fat  wâ 
d' ~ ,  le  mal  des  autres  fait  peu  de 
r.  (ne  vous  louche  guère).  2"  Per- 
sonne qui  divague. 

Ravoycmant  [rai'oymâ  F\,  s.  m.  — 
Licenciement.     Voir    Ranvaycmant. 

Ravoyi  [rai'oyi  F\,  v.  tr.  —  Ren- 
voyer.    Voir  Ranvayeu. 

Râwâd,  Râwant,  voir  Rawnâd. 

Rawate    \raivat-ronnil   M,   .V],  s.  f. 

—  Ruelle. 

Râwe  [râir-roiv  M,  X,  row  I,  P, 
S\,  s.  f.  —  Rue.  -  pèssèjïre,  r.  pas- 
sagère (fréquentée).  -  a»  p;';!  (pain), 
gosier. 

Rawer  [rawê'-rowêi  .  .  M,  \,  ro- 
we  .  .  I,  P,  niive-rdow^  S,  râwe  V\,  v. 
intr.  —  Flâner;  rôder;  marauder; 
courir  le  guilledou,  aller  en  quête 
d'aventures  galantes.    Voir  Rawner. 

Rawer,  voir  Awer  gén.,  v.  tr.  — 
1"  Ravoir,  recouvrer.  J  '«  revu  niè 
pièce,  j'ai  eu  de  nouveau  ma  place. 
2"  V.  pron.  —  Recouvrer  sa  conte- 
nance, se  remettre.  Je  n'  pieiis  m' 
m'an  -,  je  ne  peux  m'en  ravoir  (je 
ne  reviens  pas  de  ma  surprise). 

Râwcr  \râivê'-rç>wê'  .  .  M,  X,  roivç 
.  .  f,  P,  F\,  V.  tr.  —  Oter  de  sa 
place,  retirer.  /  râiue  lés  grond'bî- 
res  don  fu,  il  relire  les  pommes  de 
terre  du  feu. 

Rawnâd  [rawnà-rçwnà  M,  X,  row- 
nâ  I,  P,  râwâ-râinà  .  .  S,   V|,  s.  m. 

—  1"  Personne  qui  fourgonne  tou- 
jours; qui  touche  à  tout.  2"  Homme 
qui  s'occupe  des  travaux  du  ménage. 


Rawnâd  [rawnà-rçwnà  M,  X,  rçw- 
nâ  I,  P],  s.  ni.  —  Homme  de  mau- 
vaise vie. 

Rawner  \rawnë'-rownê>  .  .  M,  N, 
rowne  .  .  I,  P\,  v.  intr.  —  1"  Re- 
muer la  braise  dans  le  four  avec  le 
fourgon.  /  raweune  lojos,  il  four- 
gonne toujours.  2"  Chercher  partout, 
fouiller;  toucher  à  tout. 

Rawner  [rawnê'-rownê'  .  .  M,  X, 
rowne  .  .  I,  P],  v.  intr.  —  1°  .Se  dit 
des  chattes  qui  sont  en  chaleur.  Lés 
chèles  raweuncnt  èprès  lés  raus,  les 
chattes  désirent  le  matou.  2"  Courir 
les  filles.     Voir  Rawer. 

Rawnou  \rawnu-rownn  M,  X\,  s. 
m.  —  Coureur  de  filles. 

Rawon  [rawô-rowô  ^f,  X,  rpwô  I, 
P\,  s.  m.  —  1"  Le  plus  gros  mor- 
ceau de  bois  d'un  fagot;  rondin. 
2"  Tison. 

Raws'  [raws-rows  M,  X\,  interj.  — 
A  la  (lorlc! 

Rayâd  [raya  .  .  S\,  s.  m.  —  Sen- 
tier dans  les  vignes. 

Rayât  [raya  M,  X,  royo  I,  P\,  s. 
m.  —  Rigole  d'irrigation;  rigole; 
ruisseau. 

Râyat  [râya-râoya  S],  s.  m.  —  Petit 
fourgon  qui  sert  à  remuer  la  braise. 
Voir  Rauyat. 

Râyate  [rayai  M,  rayâ's  S],  s.  f.  — 
Colchique  d'automne.  Voir  Vayatc. 

Rayate  [rayai  M,  X,  roypl  I,  P\, 
s.  f.  —    1»   Raie;    sillon.    2"  Ruelle. 

Raye  [ray  M,  X,  roy  I,  P,  F,  rây 
S,  rôy  y\,  s.  f.  —  1"  Raie;  ligne  tra- 
cée sur  le  papier;  sillon.  Fàre  dés 
bonis  d'  ~ ,  faire  de  petits  travaux. 
2"  Rigole  d'irrigation. 

Raye  [ray  il],  s.  f.  —  Racine  d'un 
arbre. 

Raye  [rây  .  .  S,  rây  Y],  s.  f.  — 
Ivnsemblc  de  personnes  de  peu  de 
valeur  morale. 

Raye  [rây  M,  X,  rây  I,  P\,  s.  f.  — 
Rave  ;  radis. 


RHY 

.  .  S,  V],  s.  m. 


-     563     - 


REB 


Râble. 


Râyc  [râg 
Voir  Rauye. 

Rayeu  [rayœ  M,  N],  s.  m.  —  Rayé 
(se  dit  des  tissus). 

Râyéje  [ràyês  M,  N,  rayes  .  .  I,  P, 
râyn(y)  S],  s.  m.  —  Action  d'arra- 
cher. Le  râyerîe  dés  peiimes  de  tere, 
l'arrachage  des  pommes  de  terre  S. 
Rayer,  voir  Rauyeu. 
Rayeu  [rayœ  M,  N,  royç  .  .  I,  P, 
F],  V.  tr.  —  Rayer,  tracer. 

Râyeu  [râyq:  .  .  M,  N,  S,  râyç  .  . 
I,  P,  F],  V.  tr.  —  Arracher;  déra- 
ciner. ~  dés  nalieures,  arracher  les 
mauvaises  herbes.  ~  aus  yrond'bTres, 
a.  les  pommes  de  terre.  Voir  Rachi. 
Au  figuré  :  -  lés-euys,  écarquiller 
les  yeux  (faire  de  grands  yeux).  ~ 
dés-euys  corne  eiine  chète  dans  eune 
;)otTre,  rouler  des  yeux  comme  un 
chat  dans  une  gouttière. 

Rayeune  [râyœn  M\,  s.  f.  —  Reine. 
Ne  s'emploie   que  dans   les   expres- 
sions:   Le   ~   dés   bous,   dés  prés,  la 
r.  des  bois,  des  prés  (plantes). 
Rayeûse,  voir  Rayate. 
Râyèye  \râyçy  .  .  M,  7,  P\,  s.  f.  — 
Rayon  de  soleil  qui  perce  un  nuage. 
'L  è  quand  mimme  fât  quèques   ~   de 
s'ia  aujdu,  il  y  a  quand  même  eu  quel- 
ques  rayons  de  soleil   aujourd'hui. 
Râyi  \râyi  .  .  S,  V\,  v.  tr.  —  Tirer 
la  braise  du  feu.     Voir  Rauyeu. 

Rayon  [rayô  M,  N,  S,  royô  /,  P], 
s.  m.  —  1"  Sillon  ;  espace  entre  deux 
sillons  d'un  champ.  J'â  planté  mes 
pwès  an  ~,  j'ai  planté  mes  pois  en 
s.  2"  Rigole.  3"  Rayon  de  miel  N. 
Râyou  [ràyn  .  .  gén.],  s.  m.  —  Celui 
qui  arrache.  Iminje  corne  i  ~  d'hâyes, 
il  mange  comme  un  arracheur  de 
haies  (il  mange  beaucoup). 

Râyu  [ràyù  .  .  M,  /,  P,  N\,  s.  m. 
—  Terrain  en  pente,  mis  en  culture. 
Râyu  [râyû  P\,  s.  m.  —  Chaîne 
qui  sert  à  attacher  une  roue  à  la 
voiture  pour  empêcher  celle-ci  de 
glisser  pendant  le   temps  de  glace. 


Rayure  [ragûr  .  .  M,  N,  S,  rçyùr 
I,  P,  F],  s.  f.  —  1"  Rayure.  2»  Étoffe 
rayée  S. 

Razwa  [raziva  F],  s.  m.  —  Rasoir. 
Voir  Rèzwè. 

Ré  [rêi  P,  rë  F],  s.  m.  —  Rein. 

Rè  [rç  M,  /,  P],  s.  m.  —  Hotte  en 
sapin.  Sa  contenance  est  de  40 
litres;  c'est  l'unité  de  mesure  pour 
le  vin.  Le  R.  sert  aussi  à  la  cueil- 
lette et  au  transport  des  fruits.  Voir 
BèhhâwG,  Tandelîn. 

Rebâ,  voir  Rcbau. 

Rèbabener  [rebàbnëi  .  .  M,  N],  v. 
tr.  —  Raccommoder  de  vieux  effets. 

Rèbâbouycr  \rebcibuye,-yœ  V],  v. 
intr.  —  Répondre  impoliment.  Voir 
Rabâbouyi. 

Rebâde  [r(e)bât  M],  adj.- Trapu, 
ramassé. 

Rèbat  [reba  .  .  M,  /,  P,  N,  rabç  S, 
robç   V],  s.  m.  —  Rabot. 

Rèbatâye  {rebatày  M,  rebotây  /,  P], 
s.  f.  —  Tirade  (litanie  de  choses 
désagréables).  Eune  ~  (ie  satîses, 
une  longue  suite  d'injures. 

Rèbater  [rçbatêi  .  .  M,  N,  rçbçtç  .  . 
/,  P,  rabote  . .  S,  robotç  V],  v.  tr.  — 
1»  Raboter.  2"  Rabâcher;  gromme- 
ler. 

Rèbatous  [rehatu  M,  N,  rebotu  .  . 
rabotâ-rabotow  F,  rabçtà  .  .  S],  adj.  — 
lo  Raboteur.  2»  s.  m.  —  Celui  qui 
répète  souvent  la  même  chose. 

Rebau  [r(e)bô  M,  I,  P,  N,  rebâ  S], 
s.  m.  —  Objet  mis  au  rebut;  par  ex- 
tension, grappe  de  raisin  dépouillée 
de  ses  grains. 

Rebaukâd  [r(e)hôkâ  .  .M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Celui  qui  répond  avec  in- 
solence. 

Rebaukcr  [r{e)bôkëi  .  .  M,  /,  P,  iV], 
V.  tr.  —  1»  Reprendre  qqn.  dans 
une  conversation,  lui  donner  la  ré- 
plique; rabrouer.  2o  v.  intr.  Ré- 
pondre grossièrement  ou  avec  in- 
solence. 


REB 


—     564     - 


REB 


Rebaukiou  \r(e)bôkya  .  .  M,  I,  P,  A'], 
s.  m.  —  Celui  qui  murmure. 

Rebauvèle  \r(e)bôvql  M\,  n.  pr.  — 
L.ibavilie,  ferme  située  près  d'Antilly, 
arr.  de  Metz. 

Rcbawcr  [r(e)bawê'-r{e)bowê'  .  .  M, 
N,  rebowç  ■  ■  /,  P\,  v.  intr.  —  Tancer, 
réprim;inder,  rabrouer.  /  l'è  jali- 
nuiiil   r'bdwè,  il   l'a  joliment    tancé. 

Rèbèhhicu,  Rèbèchicu  [rçbçyjjqe-re- 
bçsyœ  gén.  (rabasi  F)\,  v.  tr.  et  intr. 

—  Baisser.  /  ffil  bé,  lo  bié  va  ~ ,  il 
fait  beau,  le  blé  va  b.  (de  prix). 

Rèbèjeu  [rebejœ  .  .  M,  I,  P,  N,  ra- 
basi F,  S,  rabasye  V),  v.  tr.  —  Ra- 
bâcher. 

Rèbèjou  [rebeju  .  .  M,  I.  P,  N,  ra- 
basow  /*"],  s.  m.  —  Rabâcheur. 

Rebeler  [r(e)belê'  .  .  gén.),  v.  intr. 

—  Se  rebeller;  regimber;  se  révolter; 
résister;  reculer.  Se  dit  aussi  des 
chevaux  qui  ne  veulent  pas  avancer. 

Rebèncr  [r(e)benê'  .  .  M,  I,  S\,  v. 
Ir.  —  Labourer  un  champ  en  reje- 
tant la  terre  sur  les  bords.  Voir 
Randosselcr. 

Rèbèt  [rebç  M,  I,  P,  N\,  s.  m.  — 
1"  Rabat  d'ecclésiastique.  2"  Couture 
rabattue. 

Rèbètancc    [rebçtàs  M,  I,  N],  s.  f. 

—  Rabais. 

Rèbëte  [rehçl  gén.),  v.  tr.  —  1»  Ra- 
battre; rabaisser;  rabattre  une  cou- 
ture. 2"  Battre  la  faux  pour  l'aiguiser. 

Rèbètemont  \rçbçlmô  V],  s.  m.  — 
Ensemble  des  outils  qui  servent  à 
battre  la  faux. 

Rebéti  \r(p)bêti  Y],  v.  tr.  —  Abêtir, 
abrutir. 

Rèbètïe  \rçbçlî  V\,  s.  f.  —  Cou- 
ture simple  de  deux  morceaux  d'é- 
toffe. 

Rèbèt- je  [rçbejo  M,  I,  P,  X,  ra- 
baju  F\,  s.  m.  —  .\bal-jour. 

Rèbèt- joûye,  Rèbèt-jôye  \rebq  jmj 
M,  I,  rçbç  jôij  S\,  s.  f.  —  Armoise. 

Rèbèt-vwès  |rçèei'wç  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Abat-voix. 


Rebcuchc  [r(e)b«i  M,  I,  P,  A'),  s. 
m.  —  Reproche. 

Rèbcuche,  voir  Rèbcuhhe. 
Rebeuchieu  \r(e)bœxii(f  .  .  M,  I,  P], 
V.  tr.  —  Rabâcher;  reprocher. 

RèbeuhhG  \rebœx  .  .  M,  I,  P,  N, 
rôbix  y],  adj.  —  Robuste. 

Rèbeuhhe  [rçbnpx  .  .  A'],  adj.  -  Re- 
vèchc;  acariâtre;  maussade. 

Rébcus'  Ircbffs  M.  I,  P,  A'],  s.  m. 
-  Rébus;  calembourg;  jeu  de  mots; 
sornette. 

Rebcutelâyc  [r(e)b(etlay  .  .  M,  I,  P, 
N\,  s.  f.  —  Quantité;  kyrielle;  ti- 
rade (péjoratif).  Eiinc  ~  d'  saiïses, 
une  q.  d'injures. 

Rcbcuter  \r(e)boete  .  .  M,  I,  P],  v. 
tr.  —  Suppléer. 

Rebcuyc  (an)  [r(e)bcey  M,  A'|,  loc. 
adv.  —En  morceaux  ;  cassé  ;  démoli. 

Rebèyeu,  voir  Bèyeu,  v.  tr.  — 
Rendre;  redonner.  R'bèye  lo  ju  lé, 
redonne  ce  jeu. 

Rèbî  [rçbi  S\,  s.  m.  —  Arrête-bœuf. 
Voir  Râbieu. 

Rebianchi  [r(e)byàsi  gén.),  v.  tr.  — 
Reblanchir. 

Rèbiatc  \rebyal  .  .  M,  I,  P,  A',  ra- 
biiypt],  s.  f.  —  Petite  attelle  de  bois. 

Rèbiater  [rçbyatê'  .  .  M,  S\  S,  rq- 
byote  .  .  I,  P\,  v.  tr.  —  Ramasser 
les  copeaux. 

Rebiaudè  [r(ç)/).i/ôrfç  V|,  v.  intr.  — 
.\l)par:iitre  en  scintillant.  Se  dit  des 
étoiles,  d'une  femme  (au  ligure). 

Rebiaudiant  \r{ç)bijôdyà  \'l,  adj.  — 
Eblouissant. 

Rebifièsse  \r{ç)bifyes  M.  I,  P\,  s.  f. 
—  Action  de  se  rcbilTer. 

Rèbigater,  Rèbigolè  [rçbiyatci .  .  M, 
K,  irbifiolç  .  .  I.  P],  v.  tr.  —  Restau- 
rer; réparer;  remettre  en  bon  état. 

Rèbîn  [rebi  M,  I.  N],  s.  m.  - 
Rabbin. 

Rèbiotè,  voir  Rèbiater. 

Rèbiyeu  [rçbiij(r  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Réprimander;  dire  son  fait  à  qqn. 
Se  maiwâsc  langue  lo  fâl  savant    ~, 


REB 


_     565     - 


REB 


sa  mauvaise  langue  le  fait  souvent 
réprimander. 

Rebolâyc  (è  le)  {r(e)bçlây  .  .  M,  I, 
P,  N,  rebulçt  F],  loc.  adv.  —  A  re- 
culons. 

Reboler  [r(e)bçlê' .  .  gén.  (rbulw  F)], 
V.  tr.  —  1°  Rebrousser  ;  mettre  à 
l'envers.  2"  River  (un  clou).  3" 
Émousser. 

Efin  de  H  ~  ses  grinfes 

[de  halére, 
J'â  chwèsi  loi  exprès  lo 

[grand  mate  Monîn. 
Qu'at  anca  pus  voleur. 
Afin  de  lui  émousser  ses  griffes  de 
buse,  j'ai  choisi  tout  exprès  le  grand 
maitre  Monin  qui  est  encore  plus 
voleur  C.  H.,  V,  81. 

Reboler  [r(e)bçlë'  M],  v.  intr.  — 
Être  de  mauvaise  humeur. 

Rèboli  [rçbçliP],  adj.  —  Retroussé. 
'L  è  i  néz  toi  ~ ,  il  a  un  nez  tout  r. 

Rebôlon  [r{e)bôlô  M,  I,  P\,  s.  m. 
^  Rebord  ;  retroussis. 

Rebombâdc  \r(e)bôbâl  Gorze],  s. 
f.  —  Espèce  de  salsifis.  Voir  Bom- 
bâde. 

Rèborèi  [rebçrç'  P\,  v.  tr.  —  La- 
bourer.    Voir  Raborer. 

Rèbot,  Rèbotâye,  voir  Rèbat,  Rè- 
batâye. 

Rebotener  [r(e)bçtnë'  .  .  M,  I,  P,  N, 
V,  rbulnw  .  .  F,  S],  v.  tr.  —  Rebou- 
tonner. 

Rcboter  [r(e)bçlê'  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Remettre,  replacer.  Se  dit 
du  rebouteur. 

Rèbotcr,  voir  Rèbater. 

Rebotous  [r(e)bçlu  .  .  M,  I,  P,  N, 
rbutœ  F],  s.  m.  —  Rebouteux.  J'è- 
vans  ètu  veûr  lo  ~ ,  nous  avons  été 
voir  le  r.     Voir  Remèniou. 

Reboufier  [r{e)bufye,-yœ  V],  y.  tr. 
—  Repousser  durement. 

Reboulai,  voir  Reboler. 

Reboulâyc  [r(e)bulày  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  1"  Averse  de  pluie.  2"  Averse 
d'injures. 


Rcbouler  |[/-(e)fcu/ê'  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Repousser.  /  m'è  r'boulé 
si  f'oûrl  qui  m'è  fal  cheûr,  il  m'a 
poussé  si  fort  qu'il  m'a  fait  tomber. 

Reboulète,  voir  Rebolâyc. 

Reboursau  lr(e)bursô  M,  I,  N],  s.  m. 

—  Rebroussoir. 

Reboussâde  [r(e')busât  N\,  s.  f.  — 
Action  de  se  rebitfer. 

Reboussieu  [r(e)busijœ  .  .  gén.|,  v. 
tr.  —  1"  Repousser.  2"  v.  intr.  — 
Revenir  sur  ses  pas;  être  chassé 
dans  une  direction  conlraire.  Le 
feumûge  rebousse,  la  fumée  est  re- 
foulée (par  l'effet  du  vent). 

Reboutena',  voir  Rebotener. 

Rebouwer  \reb(u)wê'  .  .  gén.],  v. 
intr.  —  Couler  une  seconde  fois 
la  lessive. 

Rebower  \r(e)bçwë'  .  .  M,  1,  P,  N], 
V.  tr.  —  Tancer. 

Rèbowrosse  [rebçwros  P],  s.  f.  — 
Femme  d'un  laboureur.  Voir  Rabo- 
rasse. 

Rebraker  (so)  lr(e)brakê'  M,  rbrçkç 
.  .  I,  P\,  V.  pron.  —  Protester.  / 
so  r'brake  v'ianli,  il  proteste  volon- 
tiers (il  n'est  jamais  content). 

Rebrasa',  voir  Rebrèsicu. 

Rebrèsieu  [r(e)brezyœ  .  .  M,  /,  P, 
r(e)brezce-r(e)brç:yœ  N,  rbrazœ  F],  v. 
tr.  —  1"  Rétamer  un  ustensile  de 
cuisine.    2»  Ressouder. 

Rebreudcr  \r(e)brœde' . .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Rebrider  un  cheval. 

Rebreukicu  [r{e)brcekgœ  .  .  M,  I,  P, 
iV],  V.  tr.  —  Réparer  un  chemin 
avec  des  matériaux  tels  que  des 
cailloux,  des  pierres. 

Rebriké  \r(e)brikë'    .    .   M,  I],  adj. 

—  Vif,  dégourdi. 

Rcbrochous,  Rcbrohhous[r(e)Z)/-osu- 
r(e)brçxu],  adj.  —  Revêche;  intrai- 
table. 

Rebrokè,  voir  Rebraker. 

Rebrouchieu,  Rebrouhhieu  [r(e)- 
brusyœ-r(e)bruxyœ  M,  I,  P,  N\,  adj.— 
Attristé  ;  renfrogné. 


REC 

Rcbroutè  \r(c)hrulç  I\,  v.  Ir.  — 
Remettre. 

Rebuter  [r((:)biilêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  V.  tr.  —  Hebuter,  mal  recevoir 
qqn.,  le  gronder. 

Rebuter  [rebiilê-  .  .  M,  I,  P,  N,  S\, 
\.  intr.  —  Revenir  jouer  à  partir 
du  but. 

Rècacouyi  \rekakuiji  .  .  S,  V],  v. 
tr.  —  Grommeler. 

Rècacouyi  (so)  [rekakinji  S],  v. 
pron.  —  Se  monter  en  ménage. 

Reçakieu,  voir  Çakicu,  v.  tr.  — 
Recercler  les  tonneaux. 

Rècalat  \r(e)kala  M\,  s.  m.  —  Ré- 
collet; couvent  des  R.,  qui  se  trou- 
vait autrefois  dans  les  locaux  occu- 
pés par  le  bureau  de  bienfaisance, 
rue  des  Récollets  et  rue  de  la  Fon- 
derie, à  Metz. 

Recale  [rçkal  M,  N,  rekol  I,  P,  rç- 
kôU  S],  s.  f.  —  Récolte. 

Recaler,  voir  Caler,  v.  tr.  —  Re- 
coller. 

Rèce  \rçs  gén.),  s.  f.  —  Race;  en- 
geance (péjoratif);  génération;  li- 
gnée. 'L  at  d'  le  rèce  des  pus,  i  faut  /' 
louiver  po  V  fûrc  meuri,  il  est  de  la  r. 
des  poux,  il  faut  le  tuer  pour  le 
faire  mourir  (il  a  la  vie  dure).  Voir 
Race. 

Rècène,  Rèccnè,  Rècènon,  voir 
Receune,  Rèceunc,  Reccuncr,  Re- 
ceunon. 

Rècénous  [rçsenu  V],  adj.  —  Qui 
a  beaucoup  de  racines. 

Receunatc  [r(e)senal  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  Goûter. 

Receune  \r(e)sqen  M,N,  resçii  I,  P\, 
s.  f.  —  (!;ollalion  après  souper.  A 
neuf  lieures  avait  lieu  la  ])etite  R.. 
jjetite  collation  que  cliiique  veilleuse 
a|)porlait  avec  elle.  Au  mois  de  mars, 
avant  de  se  séparer,  les  Crègnerasses 
de  la  même  Crègne  faisaient  un  |)etit 
festin,  la  grande  R. 

Receune  [rçsœn  .  .  M,  N,  rçsçn  I, 


566 


REC 


P,  rasçn  I,  rçsïn  S,  V],  s.  f.  —  Ra- 
cine. 

Receuner  \res{e)nê' .  .  M,  \,  resne  .  . 
I,  P,  rçsnci'-rçsina'  F,  rsene-rsinç  .  .  S, 
rsine  V|,  v.  intr.  —  1"  Faire  une  col- 
lation après  souper,  surtout  pendant 
les  veillées  d'hiver  où  l'on  filait.  2" 
Faire  le  repas  du  goûter. 

Receunon  \r(ç)sçnô  M,  N,  rsenô  I, 
P,  ersenô-rsenô  Y],  s.  m.  —  Colla- 
tion après  souper;  petit  repas  qui 
se  prend  en  revenant  de  la  messe 
de  minuit,  le  jour  de  Noël.  Dans 
le  pays  messin,  il  était  ordinaire- 
ment composé  de  jambon,  de  tûte 
et  d'échaudé.  Chez  les  pauvres,  la 
tûle  était  remplacée  par  la  meuchale. 
J'alans  fâre  lo  ~ ,  nous  allons  fêter 
le  réveillon. 

Reccûr  [r(e)s(iêr  M,  I,  P,  F,  N,  rsûr 
S,  rscwor  .  .  V],  v.  tr.  —  Recevoir. 
Fât  èrcéu'or  lès-eguions  corne  des 
compliniaiils,  il  faut  r.  les  méchan- 
cetés déguisées  comme  des  com- 
pliments.    Voir  Recieûr. 

Rccéwor,  voir  Rcceiïr. 

Rcchachi,  voir  Chacheu  gén.,  v. 
tr.  —  Resécher. 

Recharche  |r(ç)s(j;s  M,  N,  rsors  I, 
P\,  s.  f.  —  Recherche;  perquisition. 
An-z-on  fût  dés  ~  cheuz  lu,  on  a  fait 
une  perquisition  chez  lui. 

Rechâssi  \r(e)sâsi  .  .  S,  V],  v.  tr. 
—  Regarnir  d'acier  un  outil  à  pointe 
acérée.     Voir  Ranchaussieu. 

Rechat  {r(e)sa  .  .  M,  I,  P,  N,  rosa 
.  .  S,  ro.sp  V'I,  s.  m.  —  Habillement 
en  général;  habit  en  forme  de 
queue  de  morue,  que  portaient  les 
anciens,  aux  jours  de  fêles;  vête- 
ment de   dimanche,  de   cérémonie. 

Réchaud  |rç.sô  . .  M,  N\,  s.  m.  —  Ré- 
chaud. 


REC 


-     SôT     - 


REC 


Rechaufieu,  voir  Rehhaufieu. 

Rechaufièye,  voir  Rehhaufièyc. 

Rechaussieu  (r(f).sôs;/œ  N\,  v.  tr.  -- 
Recrépir  un  mur.  Voir  Ranchaus- 
sieu. 

Rechauyeu,  voir  Rchhauyeu. 

RèchG    [rçs    M,  I,  P,    res  V],    adj. 

—  Riche  ;  fortuné.  'L  al  ~  corne  i 
viens  Crésiis',  il  est  riche  comme  un 
vieux  Crésus.  Ç'ot  dés  -,  is  sont 
milionéres  !  —  Couhhe  té,  is  n'  sot 
m'  sélmont  mile  toneres,  insi,  ç'  n'ot 
m'  pou  été  milionéres,  c'est  des  r., 
ils  sont  millionnaires.  —  Tais-toi,  ils 
ne  sont  même  pas  mille  tonnerres 
(juron),  ce  n'est  pas  pour  être  mil- 
lionnaires V. 

Rèchc  \rçs  M,  I],  s.  m.  —  Forme 
à  fromage.     Voir  Rèhhc. 

Rèche  \rçs  M,  I\,  s.  f.  —  Maladie 
du  cuir  chevelu,  espèce   de   teigne. 

Rèche  1res  M,  I\,  s.  f.  —  Versoir 
de  la  charrue.     Voir  Chèrâwe. 

Rèche  \rçs  gén.],  s.  f.  —  Reste. 
Voir  Rèhhe. 

Rechegnerèye  \r(e)seiîrçy  M,  N, 
rsçnr?ij  I,  P\,  s.  f.  —  Singerie  ;  gri- 
mace. 

Rechegnèsse  \r(e)senes  M,  N,  rsç- 
nqs  I,  P,  rïinçs  S],  s.  f.  —  Singerie. 

Rechéje,  Rechéjè,  voir  Rcchinje, 
Rechinjcu. 

Rechegneu  [i'(e)senœ  M,  N,  rsçfie 
I,  P,  rsiiii  F,  S,  rsene,-œ    V],  \.  tr. 

—  Répéter  par  dérision  ce  que  qqn. 
dit;  imiter  le  ton,  les  manières  ri- 
dicules de  qqn.,  le  singer.  E  cause 
que  f  bègueuge,  i  m'  rechegneût, 
parce  que  je  bégaye,  il  me  singeait. 

Rechemeler  [r{e)semlë'-resmelëi  .  . 
M,  I,  P,  N],  V.  tr.  —  Ressemeler. 
Voir  Rchhcmeler. 

Rèchéjote,  voir  Rechinjate. 

Rechèmer  [r(e)sçmê'  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  intr.  —  Se  dit  d'un  cliou  dont 
on  a  enlevé  la  tête  et  dont  le  pied 
produit  un  nouveau  rejeton. 


Rèchemîn  [rçs(e)mT  M.  I,  P,  N], 
adj.  —  Economisé.  Voir  Rèhhcmîn. 

Rechèper,  voir  Rchhèper. 

RechèrJGu  [r(e)sqrjœ  .  .  M,  I,  P, 
N],  V.  tr.  —  Recharger. 

Rèchèsse  [rçsçs  M,  I,  P],  s.  f.  — 
Richesse. 

Rèchèt  [rçsç  M,  I,  P,  N\,  s.  m.  — 
Repas  que  font  les  fileuses  chaque 
année  le  soir  de  la  Sie-Agalhe,  leur 
patronne,  quand  elles  cessent  de 
filer. 

Rèchetate  [rçstat  S],  s.  f.  —  Rachat, 
cadeau  du  valentin  à  sa  valentine, 
à  l'occasion  de  la  visite  tradition- 
nelle qu'il  lui  fait  dans  l'après-midi 
du  dimanche  qui  suit  la  proclama- 
tion des  valentins.     Voir  Yausenat. 

Rècheter  \reste'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
1"  Racheter.  2"  Apporter  un  cadeau 
à  sa  valentine,  le  dimanche  qui  suit 
la  proclamation  des  valentins. 

Rècheû  [resôé  S],  adj.  —  Placé. 
Voir  RèhheQ. 

Rèchevi  \rqsvi  gén.  (resevi  V)\,  v. 
tr.  —  Achever. 

Rèchi  \rqsi  S],  v.  intr.  —  Tousser. 
Voir  Rèhhi. 

Rechignèsse,  Rechigni,  voir  Re- 
chegnèsse, Rechegneu. 

Rechinjate  [r(e)sèjat  M,  N,  S,  resc- 
jçt  I,  V,  rçsêjçi  P\,  s.  f.  —  1»  Re- 
change. J'  in-n-è  è  le  ~ ,  j'en  ai  de 
r.  (de  quoi  rechanger  à  volonté)  V. 
2"  Petit  changement. 

Rechinjâwe  [r(e)sèjâw-resèjow  M, 
N,  resëjçw  I,  resèjly  S],  s.  f.  —  Mens- 
trues. 

Rechinje  [r(e)sês  gén.  (resês  P)],  s. 
f.  —  Rechange.  /  n'è  m'  tôt  pgin  de 
ch'minhhes  è  le  ~,  il  n'a  pas  beau- 
coup de  chemises  de  rechange. 

Rechinjeu  (so)  [r(ç)sèjœ  .  .  gén. 
(rsêje  P)],  V.  pron.  —  Changer  d'ha- 
bit, de  linge. 

Rechinjîe,  voir  Rechinjâwe. 

Rcchinjowe,  voir  Rechinjâwe. 

Recherche,  voir  Recharchc. 


—     568 


REC 


REC 


Rechoûwemant,  Rechoûwcr,  voir 
RehhoQwcmant,  Rehhoûwer. 

Rèchtik  [reslik  V],  s.  m.  —  Mets 
qui  se  compose  de  pommes  de  terre 
frites  (familier). 

Rechtreûr    [reslrcêr  M,  I,  P\,  v.  tr. 

—  Kétrécir.     Voir  Rehhtreûr. 
Rechute   \r(ç)siil  M,  J,  A'),  s.  f.  — 

Visite  inattendue.  Je  n'ai  entendu 
ce  mot  que  dans  l'expression  :  J' 
èvans  d'  le  ~ ,  nous  avons  du  monde. 

Recieûr  {r(e)syœr  M.  I,  P,  N],  v. 
tr.  —  Recevoir.     Voir  Receûr. 

Rècîne  [rçsin  S,  V],  s.  f.  —  Ra- 
cine.    Voir  Rèccune. 

Recinè,  voir  Receuner. 

Rèclaméye  [rekiamêy  V],  s.  f.  — 
Grande  quantité.  Ène  ~  dé  j'iînes, 
une  grande  q.  de  poules. 

Recochicu,  voir  Recohhieu. 

Recoder   [r(e)kodêi  .  .  gén.),  v.  tr. 

—  Remettre  en  mémoire;  mettre 
au  courant;  enseigner;  instruire. 
Ç'at  lu  que  r'codé  nas-afants,  c'est 
lui  qui  a  instruit  nos  enfants.  — 
Part.  pass.  :  Qui  a  reçu  des  conseils. 

Recoder   [r{e)kodê'  .  .  gén.],  v.  tr. 

—  1»  Raccommoder  de  vieilles 
choses.    2"  Par  ext.,  réconcilier. 

Recohhieu  [/•(e)AoxJ/op  .  •  M,  h  P,  N, 
rakusi  F,  rakçxi-rçkçxi  S,  rekçxi  V], 
v.  tr.  —  Raccourcir  ;  abréger  ;  écour- 
ter;  diminuer. 

Rcçokiè  lr(e)sokijç  I,  P],  v.  tr.  — 
Recercler  les  tonneaux.  Voir  Rc- 
çakieu. 

Rècole  [rekol  I,  P\,  s.  f.  -  Récolte. 
Voir  Recale. 

Recelé  [r(e)kole  .  .  I,  P\,  v.  tr.  — 
Recoller.    Voir  Recaler. 

Recomance  \r{e)k{ç)mù&  gén.  {rkç- 
mùs  V)],  s.  f.  —  Action  de  recom- 
mencer. Lo  land'min,  i'  al  de  -,  le 
lendemain,  c'est  à  recommencer 
(c'est  la  même  chose). 

Rccomancicu  [r{e)k(o)iiiàsyœ . .  gén. 
(rçkumàsi  F)],  v.  tr.  —  Recom- 
lueucer.    Quand'   lo  prèle  é  fat  d' 


prâchier,  i  lïèrcomonse  pis,  quand 
le  prêtre  a  fini  de  prêcher,  il  ne 
recommence  plus.  Expression  qui 
signifie  :  je  refuse  de  répéter  ce  que 
j'ai  dit  V. 

Recomanderasse  [r{e)koniàdras  .  . 
M,  I,  P,  A'I,  s.  f.  —  Femme  qui  tient 
un  bureau  pour  nourrices. 

RccomandîchG,Recomandîhhe|r((')- 
komùdTs-r(e)komâdîx  ■  ■  jV,  /,  P.  ^'\, 
s.  f.  —  1"  Recommandation.  2»  Ar- 
gent que  l'on  donne  au  berger  pour 
les  premiers  jours  de  garde,  afin 
qu'il  ait  bien  soin  des  bêtes. 

Récomonce,  voir  Recomance. 

Rècomovîdéje  [rrk(o)mridës  .  .  M, 
I,  P,  X,  rakomôdês  S\,  s.  f.  —  Rac- 
commodage. 

Rècomoûdieu  [rçk{o)mûdyœ  .  .  M, 
I,  P,  racumudœ  F,  rek(o)nwdyœ-ix- 
k(o)mridyœ  X\,  v.  tr.  —  1»  Raccom- 
moder de  vieilles  choses.  2"  Par 
extension,  réconcilier. 

RècomoQdou  [rçk(o)nmdu  .  .  M. 
I,  P],  s.  m.  —  Raccommodeur. 

Rècompansieu  [rçkôpàsyœ  .  .  M, 
I,  P,  N],  v.  tr.  —  1"  Récompenser; 
donner  une  compensation.  2"  Re- 
valoir. 

Rècompanson  [rqkôpàsô  M,  I],  s. 
m.  —  Récompense;  compensation; 
dédommagement.  Mè  pût  n'ai  ni 
groûsse,  mâs  j'â  èvu  i  pial  ~ ,  ma 
part  n'est  pas  forte,  mais  j'ai  eu 
une  petite  compensation. 

Reconahhe,  voir  Conahhe,  v.   tr. 

—  Reconnaître. 

Reconate  \r{e)konal  Hue],  v.  tr.— 
Reconnaître. 

Reconnechance,  Reconnchhance 
\r{ç)kçnsàs-r{ç)konyXis  .  .  M,  l,  I',  K\, 
s.  f.  —  Mémoire.  /  n'è  wâ  de  ~, 
il  n'a  guère  de  m. 

Rcconfoût  [r{e)kôfû  M,  I,  P],  s.  m. 

—  Maison  de  refuge. 

Rècontéje   [rekôlês  .  .  gén.),  s.  m. 

—  Racontar. 


REC 


-     569     - 


MC 


Raconter    [rçkôtêi   .  .    gén.],  v.  tr. 

—  Raconter. 

Recoquiè  [r(e)kçkye  I,  P],  v.  tr.  — 
Habiller.  J'â  vu  lé  bêle  mèriâije 
qu'  oteût  bèn'  rècoquiûye,  j'ai  vu  la 
belle  mariée  qui  était  bien  habillée. 
Jaclot,  1853,  24. 

Recoquieu  (so)  [r(e)kokgœ  .  .  M,  I, 
P,  rakokyi  F,  S],  v.  pron.  —  Se  re- 
coquiller;  se  recroqueviller;  se  re- 
tirer au  fond.  So  ~  au  fin  fond  de 
s'  keugnat,  se  retirer  au  fin  fond 
de  son  coin  (se  retirer  entièrement). 
Voir  Recoycu. 

Recor    lr(e)kçr   M,  I.  P,  S\,   v.  tr. 

—  Passer  la  vigne  en  revue.  Je 
r'corans  nate  vègne,  nous  passons 
notre  vigne  en  revue. 

RQçôr  \r(e)sôr  S\,  v.  tr.  —  Rece- 
voir.    Voir  Receûr. 

Recorbeler  [r{e)korheW  .  .  M,  I, 
P,  N],  V.  tr.  —  Remettre  des  jantes 
aux  roues  d'une  voiture. 

Recorder  \r(e)kçrdei  M],  v.  tr.  — 
Épeler.  /  r'corde  ses  laies,  il  épelle 
ses  lettres  (il  apprend  à  lire). 

Recos  {r(e)ko  V\,  s.  m.  —  Le  pre- 
mier dimanche  après  la  fête.  Voir 
Relcûve-sèle. 

Recosiner  lr(e)kçzinëi  .  .  M,  I,  P], 
V.  tr.  —  Se  remettre  avec  des  pa- 
rents avec  lesquels  on  s'était  brouillé. 

Rècoumanci,  voir  Recomancieu. 

Recoupe  [r(e)kup  M,  I,  P\,  s.  f.  — 
Blé  recroquevillé  par  suite  de  la  sé- 
cheresse. 

Recouper  [r(e)kupë'  .  .  gén.],  v.  tr. 

—  1"  Recouper.  2°  Couper  les 
branches  de  la  vigne  avant  la  ven- 
dange M,  I,  P. 

Recoûr  \iie)kûr  M,  I,  P,  S],  v.  tr. 

—  Herser  une  seconde  fois.  -  dés- 
awinnes,  herser  une  seconde  fois 
l'avoine. 

Rècousâd  [rçkttzâ  F],  s.  m.  —  Dé- 
nonciateur.   Voir  Rankeusâd. 

Recouse,  voir  Cotise,  v.  tr.  — 
Recoudre. 


Recouse  [rç/fiiiç  Y],  v.  tr.  —  Dé- 
noncer.    Voir  Rankeuser. 

Rècousc-polot  [rekus  pçlç  V],  s. 
m.  —  Rapporteur.  Voir  Rankeuse- 
potâd. 

Recousèsse  [r(e)kuzçs  M,  I,  P,  N, 
S,  V,  rkuzûr  F],  s.  f.  -  l»  Couture. 
2°  Cicatrice. 

Rècousou  [rekuzu  V],  s.  m.  —  Dé- 
nonciateur. Voir  Rankeusâd. 
Recousîire,  voir  Recousèsse. 
Recouycr  [r(e)kiige,-Uûe  V\,  v.  tr.  — 
Recueillir  ;  accepter.  J'â  r'couyé  lés- 
èfronts  corne  dés  compliinants,  j'ai 
accepté  les  affronts  comme  des  com- 
pliments. 

Recouycû  lr(e)kuyôè  S],  s.  m.  — 
Espèce  de  jale.     Voir  Rekeuyu. 

Recouyi  \r(e)kuyi  V],  v.  tr.  —  Ra- 
masser les  fruits  tombés  d'un  arbre. 
Recovrant  [r(e)kovrà  M,  I,  P],  adj. 
—  1»  Agile;  habile.    2o  Dispos. 

Rccovri,  voir  Covri,  v.  tr.  —  l" 
Recouvrir.    2"  Couvrir. 

Recovrou  [r{e)kçvru  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  m.  —  Recouvreur.  Voir  Ra- 
cayon,  Recwètou. 

Recoyeu  (so)  [r(e)kçyœ  .  .  M,  I,  P], 
V.  pron.  —  Se  recroqueviller.  Voir 
Recoquieu. 

Recrahhe,  voir  Crahhe,  v.  intr.  — 
Recroître. 

Recrampi  (so)  [r(e)krâpi  M,  I,  P, 
N],  V.  pron.  —  Se  recroqueviller. 

Rccràs  [r(e)krà  M,  A'],  s.  m.  pi.  — 
Restes.  Èch'ler  dés  - ,  acheter  des 
restes. 

Recrawer  [r(e)krawê'-r(e)krçivê'  .  . 
M,  N,  r(e)krowç  .  .  I,  P],  v.  tr.  — 
Morigéner,  tancer. 

Recrawi  [r(e)krawi-r(e)krowi  I,  P\, 
adj.  —  Mouillé.  Se  dit  surtout  du 
sol. 

R  e  cr  awïr  e      [r(e)krawlr-r(e)kro  wTr 
M,  N,  r(e)krowïr  I,  P\,  s.  f.— Lessive. 
Recreupcheu  (so)  [r(e)krœpsœ  .  .  M, 
I,  P,  N],  V.  pron.   —   Se  recroque- 
viller; se  ratatiner. 


RED 


-     5tO 


RED 


Recripaté,  Rècripotè  \r(e)kripalê' 
.  .  M,  X,  irkripoir  .  .  I,  P],  iulj.  - 
Hidé;  racorni. 

Récrire,  voir  Écrire,  v.  Ir.  — 
Kcrire. 

Rècriyou  \rrkriiiii  V|,  s.  m.  — 
Crieur  puldic.  -  (/'  iancan,  c.  de 
vente. 

Recrower,  Recrowi,  Recrowïre,  voir 
Rccrawer,  Recrawi,  Rccrawîrc. 

Rècugni  (se;    |;TAii/îi  F\,  v.  |)ron 

—  Se  fouler  un  nienil)re.  -  lu  nu" 
se  fouler  la  main. 

Recule  [r{e)kiil  M,  I],  n.  pr.  — 
Hercule.  'L  at  j'oCirl  conw  i  -,  il 
est  fort  comme  un  H. 

Rccfire,  voir  Cure,  v.  Ir.  —  Ue- 
cuirc. 

Recuri  |;-(<')A(ï;/  S\,  v.  tr.  —  Curer. 
Voir  Rekeurieu. 

Recurou  {r(e)kiiru  S\,  s.  m.  —  Ou- 
vrier qui  cure.     Voir  Rekeuriuu. 

Recwachi,  voir  Recwècheu. 

Kecwècheu,   voir  Cwècheu,  v.  Ir., 

—  Cacher;  couvrir  de  terre;  ense- 
velir. R'cwècheù:  ixis  grond'huTs, 
couvrez  vos  pommes  de  terre. 

Recwèter  [r{ç)ku>çlC'  .  .  M,  I,  }', 
N\,  v.  tr.  —  Ué|)arer;  recouvrir  un 
toit.     Voir  Ralire. 

Recwètou  l/-(<')Ai()ç/u  .  .  M,  I,  J>\, 
s.  m.  —   Couvreur.     Voir   Rèkèyow. 

Recwètou    [ri,ç)kwçtu   M,  1\,  s.  m. 

—  Haconteur. 

Rèdater  [rçdulc'  .  .  M,  X,  rçilolç 
.  .  I,  P,  S,   Vj,  V.  inlr.  —    Uadoler. 

Réde  {rcl  V\,  adj.  —  Fier.  Voir 
Reûde. 

Rcdechande,  voir  Redelihandc. 

Rèdèglisse  [rnlçi/Us  liéclix  |,  s.  m. 

—  Héglisse.     Voir  Regôlisse. 
licdchhande,  voir  Dehhandc  f^én., 

v.  inlr.  —  Hedescendrc. 

RèdÈhi  [ri;de-(i  .  .  S,  rad(f(i  V\,  v. 
intr.  —  Tarder. 

Rèdèji,  voir  RèdÈhi. 

Redener  \iie)dnè'  .  .  M,  1,  J',  X].  v. 
tr.  —  Redonner;  rendre.      Vatc  vin 


mV  red'né  le  vèije,  votre  vin  m'a 
rendu  la  vie. 

Redevance  \r(e)di>(is  S,  rdevàs  V|, 
s.  f.  -  Redevance,  ce  que  l'on  doit. 
Eté  an   ~ ,  avoir  des  dettes. 

Redevér',  voir  Devér',  v.  tr.  —  Rou- 
vrir. A/("  piàije  s'è  red'vê,  ma  plaie 
s'est  rouverte. 

Redeveûr,  voir  Deveûr,  v.  tr.  — 
lîedevoir. 

Rèdicule  \redikid  M],  adj.  —  Con- 
Irariant. 

Redire,    voir  Dire,  v.   tr.  et   intr. 

—  Redire. 

Redobeuyemant  [i\L')d(^bœyniù  M, 
\,  r{e)dobeymû  I,  P\,  s.  m.  —  Re- 
doublement. 

Redobieu,  voir  Dobieu,  v.  tr.  — 
Redoubler.     Voir  Randobieu. 

RÈdoci  \rvdçxi  M,  J,  rçdowxi  P\, 
v.  Ir.  —  1"  Radoucir.  2"  .\paiser; 
calmer.  Ele  s'uniponle  pu  des  ryins, 
nuis  clc  so  r'docit  lot-auss'toru,  elle 
s'emporte  pour  des  riens,  mais  elle 
se  calme  tout  aussitôt. 

Redonder  [r(e)dôdè-  .  .  M,  I,  P,  X\, 
V.  intr.  —  1"  Rebondir.  Li'  picre  H 
è  chu  sus  le  lête,  èl  pus  '/  è  r'dondc, 
la  pierre  lui  est  tombée  sur  la  tète 
et  |)uis  elle  a  rebondi.  2"  Retentir; 
faire  écho. 

Redôr  [r(e)dôr  S],  v.  tr.  —  Rede- 
voir.    Voir  Redeveûr. 

Rèdowsi,  voir  Redoci. 

Rcdoûyeu  \r(ç)druj(y  .  .  M,  I.  /', 
iV|,  v.  tr.  —  Tromper.  J'û  treuvé 
m'  mâle,  cil-èl  m'  è  r'doûyeu,  j'ai 
trouvé  mon  maître,  celui-ci  m'a 
trompé. 

Redoyeu  \rl,ç)do!jiy  .  .  f^én.],  v.  Ir. 

—  Replier. 

Redoyon  [r(ç)do!iô  M,  I,  P,  X,  rù- 
duiia  S\,  s.  m.  —  Faux  pli. 
Redrassieu,  voir   Drassieu,  v.   tr. 

—  1"  Redresser.  /  s'  redrasse  corne 
i  juu  sus  i  haut  d'i  jarhon,  il  .se  re- 
dresse  comme   un   coq  sur  le  haut 

!  d'une  échelle.  Voir  Jarhon.  2"  Répri- 


REF 


-     571     - 


REG 


mander;  corriger.  3°  v.  pron.  Faire 
le  fier. 

RcîâfG,  voir  Fâre,  v.  tr.  —  1"  Re- 
faire; raccommoder;  réparer;  guérir. 
'L  è  yâque  è  -,  il  a  qqch.  à  répa- 
rer (il  n'est  pas  en  bonne  santé). 
2°  Vendre.  J'â  r'fat  dis  francs,  j'ai 
vendu  pour  dix  francs.  3"  Tromper. 
J'â  ètu  r'fcit,  j'ai  été  trompé.  4"  Ré- 
pondre. 5°  V.  pron.  Se  glorifier; 
se  vanter.  /  n'  so  r'fât  m,  il  ne  se 
vante  pas  (il  est  modeste). 

Refâte  \r(e)fàt  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Gain  ;  produit;  réalisation  en  argent; 
en  général,  produit  d'une  vente  de 
céréales,  de  bestiaux.  I  comte  se  ~, 
il  compte  son  gain. 

Rèîe  [ref  S],  s.  f.  —  Fourgon. 
Voir  Rafe. 

Rèfè  [refe  .  .  S,  V\,  v.  tr.  —  Ar- 
racher.   Voir  Rafer. 

Refèyerasse  \r(e)fçijras  .  .  M,  N, 
S,  r(e)feijros  I,  P,  rfeijîr  \'\,  s.  f.  — 
Raccommodeuse.  Eiine  bone  ~  vaut 
miens  qu'  dons  feuirasses,  une  bonne 
r.  vaut  mieux  que  deux  fileuses. 

Refèyerosse,  Refèyîre,  voir  Refèye- 
rasse. 

Refèyou  \r(e)fçyii  S],  s.  m.  —  Rac- 
commodeur. 

Refiari,  Refieuri  [r(ç)fijari-r(e)fija'ri 
M,  N,  r(e)fyçri-r(e)fyceri  I,  P,  r(ç)- 
fyceri  S],  v.  intr.  —  Refleurir. 

Reficheu  [r{e)fisce  M],  v.  tr.  — 
Vexer. 

Rèfilate    [refilât  S,  rçfdot    V],  s.  f. 

—  Pierre  douce  qui  sert  à  enlever 
le  morfil. 

Refiler  [rçfdèi  .  .  S,  V,  rafdw  F], 
V.  tr.  —  Enlever  le  morfil. 

Rèfiner  \refmê>  .  .  gén.  (rafiiiw  F)], 
V.  intr.  —  User  de  mauvaises  finesses, 
de  subterfuges. 

Refiori,  voir  Refiari. 

Réflexion   [r(e)/7çA-syô  M,   N],  s.  f. 

—  Réparation  à  une  toiture. 

E  vieuyes  jans,  è  vieuyes  mauhons, 
I  faut  tojos  dés  réflexions. 


A  vieilles  gens,  à  vieilles   maisons, 
il  faut  toujours  des  réparations. 

Refolou  \r(e)fçlu  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Machine  à  refaire  les 
cercles  d'une  roue. 

Refondu  [r(e)fôdu  N\,  s.  m.  — 
Etameur., 

Rèfourèjeu,  Rèîoflrer  \rçfurçjœ-re- 
fûrê'  .  .  M,  I,  P,  N,  rafowrai  F\,  v. 
tr.  —  Affourager.  ~  lés  bèrbis,  donner 
du  fourrage  aux  brebis. 

Rcfoûrmer  \r(e)frirmëi  .  .  M,  I,  P\, 
V.  tr.  —  Réformer;  déclarer  im- 
propre au  service  militaire. 

Refrachemant,  voir  Refrahhemant. 

Rèfrâdi,  voir  Refreûdieu. 

RGfrahhcmant  \r{ç)fraxmà  .  .  M,  N, 
refroymà  I,  P,  rafra^mà  S),  s.  m.  — 
Rafraîcliissement. 

Refrahhieu  \r(ç\fra-/jjœ  .  .  M,  N,  re- 
f''ÇxyÇ  J'  P'  rafra-ii-rçfrayj  S,  refrç^i 
V],  v.  tr.  —  Rafraîchir. 

Rèfrâlant  [rqfrûlù  V],  adv.  —  En 
grande  quantité.  N-é  dés  prTnes  ~ 
sis  l'îdire,  il  y  a  des  prunes  en  grande 
quantité  sur  l'arbre. 

Rcframcr,  voir  Framer,  v.  tr.  — 
Refermer. 

Refreiideuyemant  \r(e)frœdœymà 
M,  I,  P,  rafrôdismà  S\,  s.  m.  —  Re- 
froidissement. 

Refreûdieu  \r(e)frcëdyce  .  .  M,  I,  P, 
N,  rafrâ'di  F,  rafrôdi-refrôdi  S,  rç- 
frâdi  V\,  V.  intr.  —  Refroidir.  An 
r'freûdianl,  le  cwène  randiihheuye, 
en  refroidissant,  la  couenne  devient 
dure. 

Rcîreiidiou  [r(e)frœdyii  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  m.  —  ÉtoutToir. 

Rèfrôdi,  voir  Refreûdieu. 

Rètrohhemant,  Rèfrohhiè,  voir  Re- 
frahhemant, Refrahhieu. 

Rèfromè,  Rèfrouma',  voir  Refra- 
mer. 

Refûsieu  [r(e)fûzyœ  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Refuser. 

Règakté  [rçgaktë'  .  .  M,  N],  adj. 
—  Attifé  (péjoratif). 


-     572 


REG 


Regandinne  [r(e)(iàdên  M,  I,  r(e) 
gàdên  P\,  s.  f.  —  Higaudon  ;  iiar 
extension  :  gaudriole. 

Règat  [rçfia  M,  \,  rçgo  I,  P,  rmjo 
S],  s.  m.  -  1"  Grenouille  (jui  se  fait 
entendre  le  soir,  au  printemps. 
Quand'  lés  -  (jneillriil,  ç'(ij  po  d'  le 
piâiue,  quand  les  g.  crient,  c'est 
pour  de  la  pluie.  Quand'  lés  ~ 
yiietdent  è  le  SinI  Joûrje,  is  sont  miss' 
lonlums  sans  pus  nueûler,  quand 
les  g.  crient  à  la  S'-Georges,  ils  sont 
aussi  longtemps  (?)sans  plus  crier.  2» 
Cochon  de  petite  taille;  personne 
de  petite  stature.  3»  Femme  bavarde. 

Règat  [reya  M,  N,  rçgo  I,  P],  s. 
m.  —  1"  Le  plus  gros  morceau  de 
bois  qui  se  trouve  dans  un  fagot. 
2»  Partie  de  l'échelle.     Voir  Ché. 

Regoboycu  \r(e)fioh(o)ijœ  .  .  M,  I, 
P,  \\,  V.  tr.  —  1"  Remettre  à  sa 
place;  arranger  de  nouveau;  restau- 
rer.   '2"  Habiller  de  neuf. 

Rcgôboycu  [r(ç)!iôboijcB  .  .  M,  /,  P, 
N],  V.  inlr.  —  Mal  répondre. 

Rcgognon  [iiç)yonô  M,  I,  P\,  s.  m. 

—  Heste  d'un  bon  repas. 
Regôlissc  [r(e)tjôlis  M.  ret/ôlis  I,  P, 

F,  reyôlis-redçytîs  A',  arkôlis  S],  s. 
m.  —  Kéglisse.     Voir  Èrgôlisse. 

Règot,  voir  Règat. 

Règotant  [rçnotù  M,  /,  P,  X\,  adj. 

—  Ragoûtant;  api)élissant.  S'em- 
ploie toujours  accompagné  d'une 
négation.  Ç'  n'at  m  -,  ce  n'est  pas  r. 

Regotion  [r(e)golyô  M,  I,  P],  s.  m. 

—  Dernière  traite  de  la  vache. 
Regourai    [i\e)gurw    F],    v.  tr.    — 

Rebuter. 

Règout  |m/ii  gén.|.  s.  m.  —  Ragoût. 

Règrandir  [rvgrûdl(r)  M,  regràdi- 
rcgràili/r  I,  nigrùdijif  A'],  v.  inlr.  — 
Augmenter.  Li-s  jonâyes  rèyroiidi'nl, 
les  journées  augmentent. 

Règransc  [rçgrâs  gén.  (ragiàs-ir- 
gràs  S)],  s.  f.  —  Allonge,  pièce  pour 
allonger. 

Règransicu   [n^yràsyœ  .  .  M,  I,  P, 


REG 

X,  ragrâzi-regrâzi  S,  regràzi  Y],  v. 
tr.  —  Allonger;  prolonger;  ragran- 
dir. 
Règranzi,  voir  Règransieu. 
Regrawi  (se)  \r(e)gniwi-r(e)growi 
M,  A'|,  V.  pron.  —  1"  Se  récréer.  2"  Se 
rétablir. 

Rcgrenon  [r(e)grçnô  M,  A'|,  s.  m. 
—  Gratin  de  bouillie.  Voir  Grenon. 
Regripcheu  \r(e)yripsœ  .  .  M,  I\, 
v.  tr.  —  Saisir;  empoigner;  tenir; 
rattraper;  reprendre.  J'aleûs  cheûr, 
i  m'è  r'yripclifu,  j'allais  tomber,  il 
m'a  retenu.  On  dit  aussi  Règripcr. 
Regroboyeu  (so)  \r(e)yroboyœ  M, 
K,  riiyioboye  I,  P\,  v.  pron.  —  Se 
refaire;  réparer  ses  forces. 

Rcgronsieu  [r(e)yrôsyœ  .  .  M,  I,  P, 
A'|.  V-  tr.  —  Rebuter. 
Rggrôssieu,  voir  Rcgroûssieu. 
Regroûssieu    \rie)yrûsyœ    .  .   il,  I, 
P,  r(e)yrôsyœ-r{e)yrHsyœ  N,  rayrôsi- 
reyrôsi  S,  reyrôsye,  -yœ  \'|,  v.  intr. 
~  1"  Devenir  de  nouveau   gros.    2" 
v,  Ir.  Agrandir  V. 
Regrowi,  voir  Regrawi. 
Réguc   [rëk  M,  I,  P,  N\,   s.  f.    - 
Règle. 

Reguèjeu  \r(e)yei(p  .  .  M,  I,  P,  A'], 
V.  tr.  —  1"  Recouvrer;  regagner. 
2»   Retirer  de  la  terre. 

Rcguèrir  (so)  [r(e)gçn(r)  M,  I,  P, 
A'I,  V.  ])ron.  —  Guérir.  /  n  so  r' 
yucrirè  m',  i  n'è  m'  besan  d'aler  au 
mcd'cin,  il  ne  guérira  pas,  il  n'a  pas 
besoin  d'aller  chez  le  médecin. 

Rcgueuye-meusé  (è)  lr(e)yœy  mœ- 
:c'  .  .  M,  I,  P,  N,  S),  loc.  adv.  —  A 
souhait,  en  abondance,  tant  qu'on 
veut,  jusqu'à  plus  soif,  jusque  par 
dessus  la  tête. 

Rcgueuyeu  [r(e)y(pyq;-regyt£  M,  N, 
l't-yd')!/?  ■  ■  h  P,  i'ey(i)yi .  .  F,  S,  V], 
V.  intr.  —  1°  Renvoyer  la  boule  et 
redresser  les  quilles.  2»  Riposter  V. 
Regueuyou  [iie)ya'yu  M,  A',  r(ç)- 
gçyu   .  .   1,  P,  r(e)yiyu  6"J,  s.  m.  — 


REQ 


573 


REH 


Garçon  qui,  aujeu  de  quilles,  renvoie 
les  boules  et  redresse  les  quilles. 

Regueyaumcr  [r(e)geyôm&  .  .  M, 
I,  P,  N],  V.  tr.  —  i"  Rabrouer.  /  /' 
è  rûd'mant  r'gueyaiimé,  il  l'a  rude- 
ment rabroué,  il  l'a  très  mal  ac- 
cueilli.   2"  Couvrir  de  confusion. 

Rcgugni  [r(e)giini  F],  v.  tr.  — 
Fouler  un  membre.  Voir  Rekeugneu. 

Reguianer,  voir  Quiancr,  v.  tr.  — 
Glaner  une  deuxième  fois. 

Reguicheu  [r(e)gisœ  .  .  gén.],  v.  tr. 
—  1°  Retenir;  saisir;  empoigner; 
rattraper.  2"  Repousser  ;  remettre 
qqn.  à  sa  place;  faire  dévier  un 
objet  V.  I  v'iôr  èm'  bête;  'l  ovôr 
lancié  s'  c5p,j'  H  è  r'guichié  s'  boton 
ovon  lo  myin,  il  voulait  me  battre; 
il  avait  lancé  son  coup,  j'ai  repoussé 
son  bâton  avec  le  mien. 

ReguichotG  [r(e)gisçt  V],  s.  f.  — 
Réplique. 

Règuieu  [rçgyœ  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Jouer  à  la  glissade. 

RéguiGu  [rëgyœ  .  .  M,  I,  P,  A'],  v. 
tr.  —  Régler;  tracer  des  lignes. 

Regutncheu  (so)  \r{e)gUœ  .  .  M,  I, 
P,  N,  ragèsi  F],  v.  pron.  —  S'ha- 
biller proprement. 

Reguinè  [r(e)ginç  V],  v.  tr.  — 
Lorgner,  regarder  à  la  dérobée. 

Regutngate,  Regutngote  lr{e)gîgat 
M,  r(e)gîgot  I],  s.  f.  —  Redingote. 

Règuionant  (tôt)  [regyonà  V],  loc. 
adv.  —  Se  dit  d'objets  réunis  en 
grande  quantité. 

RèguTsu,  voir  Règwïsu. 
'    Reguiyi,Reguiyou,voirReguGuycu, 
ReguGuyou. 

Règûycu  [regûyce  M,  N\,  v.  tr.  — 
Aiguiser.  Tyins,  val  mè  coû,  règûye 
tè  sarpe,  tiens,  voilà  ma  pierre  à  ai- 
guiser, aiguise  ta  serpette. 

Règuiu  [rçgyû  S],  s.  m.  —  Glissoir. 

RègwTsu  [regwîzii  M,  I,  rçglzû  P], 
s.  m.  —  Pierre  à  aiguiser. 

RehantGr  [r(e)hâtêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  V.  intr.  —  Reprendre  l'habitude. 


Rèhâssi,  voir  RehaussiGU. 

RGhaussÎGU  [r(e)hôsyœ  .  .  M,  N, 
rqhôsyç  I,  P,  F,  rahâsi-r^hâsi  S],  v. 
tr.  —  Rehausser.  'L  ont  r'haussiea 
zoule  mauhon,  ils  ont  rehaussé  leur 
maison.  /  r'haasse  ses  sarmates,  il 
rehausse  ses  sarments.  ~  dés  mats, 
T.  des  mots,  les  prononcer  distincte- 
ment et  à  haute  voix. 

Rchèchcu  lr(e)hesœ  .  .  M,  /,  P,  N\, 
V.  tr.  —  Retirer;  relever;  recher- 
cher. -  le  mèriâye,  r.  la  mariée. 
Au  sortir  de  l'église,  la  mère  du 
marié,  ou  à  son  défaut  une  proche 
parente,  attend,  sur  le  seuil  de  la 
maison  où  se  fait  la  noce,  la  ma- 
riée, et  lui  remet,  selon  sa  fortune, 
une  pièce  d'or  ou  d'argent.  Dans 
d'autres  villages,  cette  formalité  se 
fait  à  la  fin  du  repas,  avant  la  danse. 
Les  jeunes  gens  et  les  jeunes  filles 
s'emparent  alors  de  la  mariée,  et  le 
marié,  pour  entrer  en  possession  de 
sa  femme,  est  obligé  de  racheter  la 
mariée. 

RGhèle  [r(e)rel  P],  s.  f.  -  Ridelle 
de  voiture. 

Rchèncr  \r(ç)hçnëi  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Ensemencer  de  nouveau. 

Rchèpcr  \r(e)hepêi  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Reprendre. 

RehèpGr  \r{e')hepê'  .  .  M,  /],  v.  tr. 
—  Repasser;  traverser  de  nouveau. 
'L  è  r'hèpé  l'rii,  il  a  repassé  la  ri- 
vière. 

RehGU  (fârc)  [r(^e)hœ  M,  I,  N],  loc. 
verbale.  —  Etre  à  bout  d'arguments 
(ne  savoir  plus  rien  dire  que  Heu, 
Heul 

RèhhâféyG,  voir  RèhhaufièyG. 

Rèhhâr  frçxâr  V],  v.  intr.  —  1»  Lais- 
ser reposer  un  liquide.  L'  àwe  le 
ot  brouyîe,  fat  le  lèhhier  ~ ,  cette 
eau  est  troublée,  il  faut  la  laisser 
déposer.  2°  Diminuer  de  volume  en 
séchant.  Se  vos  v'ioz  iinmounè  tortot 
lo  fivin  le  d'ène  choréye,  fat  qu'  vos 
otondinhhe   qu'   '/   otéhhe  rèhhè,   si 


-     574 


REH 


REH 


vous  voulez  emmener  tout  ce  foin, 
il  faut  que  vous  attendiez  qu'il  ait 
diminué  de  volume. 

RehhauFieu,  voir   Hhaufieu,  v.   tr. 

—  HëclKuilTer. 

Rehhaufièyc  [r{e)y/}f!l'^!l  ■  ■  ^l<  ^.  ^'. 
N,  raxâfêy-rçxâfê!/  .  .  S\,  s.  f.  — 
Poussée;  poursuite  vive. 

Rchhauyeu,  voir   Hhauycu,   v.   tr. 

—  (Hisser  de  nouveau. 

Rèhhc  \rey_  M],  s.  f.  —  Versoir. 
Voir  Chèrâwc. 

Rèhhe  |rçx  .  .  gén.|,  s.  m.  —  Reste. 
Torlol  por  meii  et  /'  -  por  iws,  tout 
pour  moi  et  le  r.  pour  vous.  Grofis 
"'■f^f.  gioûs  vante  et  V  ~,  gros  vi- 
-sage,  gros  ventre  et  le  reste  (à  l'a- 
venant). Se  dit  d'une  grosse  per- 
sonne. 

Rèhhe  |;rx  •  •  M,  /],  s.  m.  - 
Forme  à  fromage.     Voir  Hhenon. 

Rehhemeler  [refemlë'-rçxmelêi  .  . 
gén.  (rasmekî  F,  rcymelc  .  .  V)),  v. 
tr.  —  Ressemeler.  Voir  flnhhemeler. 

Rèhhemîn  \rçynn  .  .  M,  [,  F,  X], 
adj.  —  l-:conomJsé;  épargné.  Ç  at 
tojos  ç'iè  (/'  ~.  c'est  toujours  cela 
d'économisé. 

Rèlihèper,    voir    Hhèpcr,    v.    inlr. 

—  1"  Réch:i[)per;  ccha|ipcr;  se  sau- 
ver. 2"  V.  tr.  Sauver;  recueillir.  - 
I  piat  melti  d'eune  grande  giiièce, 
recueillir  (faire)  un  petit  miroir 
d'une  grande  glace.  On  dit  aussi 
Rèhhèpi. 

RèhhcQ  {rrx<7'  .  .    S,  rex?   V].  adj. 

—  Placé,  inslallé  ;  re])osé  ;  tranquille. 
Rèhhi   |;çx'   •  •   -S',   V],   v.   inlr.  — 

Etre  fort  enrliumé;  tous.ser.  Se  dit 
surtout  des  l)éles. 

Rchhoûwemant  | /■(<■)/."(("»<;  .  .  M, 
I,  P,  N],  s.  m.  —  Action  de  sécher. 

Rchhoûwcr,  voir  Hhoîiwer,  v.  tr. 
et  inlr.  —  1"  Kssuxer.  2"  Sécher. 
Vas  /)'.s-0(//i('.v  rehlinûii'cnl,  vos  lia  hits 
séciient.  L'âr  al  r'/ihoûttianl,  i  fût 
don  hâle  aujdu,  l'air  est  séchant, 
il  fait  du  hàle  aujourd'hui.  Lo  tams 


r'hhoûive,  le  temps  sèche  (se  remet 
au  beau). 

Rehhtreûr  \r{e)yjrfêr  .  .  M,  I,  P], 
V.  tr.  —  Rétrécir.  V'alefi:  fâre  - 
rax  soles,  vous  allez  faire  r.  vos 
souliers. 

Rèhhus  Ireyji  \!\.  adj.  —  Rassis; 
calmé;  maître  de  soi;  mûri  par 
l'expérience. 

Rehîn  \r(ç)fî  .  .  M,  I,  P,  F,  X,  re- 
■{î  .  .  S,  V],  s.  m.  —  Raisin.  -  d'  chin, 
r.  de  chien,  fruit  du  troène  com- 
mun. -  d'  (piètie,  r.  de  chèvre,  chèvre- 
feuille; -  de  r'nâd,  r.  de  renard, 
fruit  du  troène  commun.  Dénomi- 
nations patoises  des  variétés  de 
raisins:  Franc  neûr ;  m'nn  neûr: 
pial  neûr:  (jrons  neûr;  vahh  nier, 
franc  noir;  menu  noir;  petit  noir; 
gros  noir;  vert  noir;yeiin<i/,  qui  com- 
prend trois  espèces:  commun,  violet, 
serré;  gris  pénal,  pinot  gris,  dit  mal- 
voisie; nuinin,  meunier  (à  feuilles 
blanches);  neûr  de  Loûrrinne.  noir 
de  Lorraine,  dit  Vanfeumè,  l'enfumé; 
bianc  d'  Mâgnij  (Magny,  vill.  près  de 
Metz)  ;  iHihh  anss'reûs,  bianc  auss'reûs, 
auxerrois  vert,  blanc.  Rehin  èricé, 
r.  de  Riceys  (Bourgogne);  anbin 
Jaiuie.    Voir  Jan  (sint). 

Rehonvèle  lr(e)YÔi'ç/  .  .  M,  I,  P], 
n.  pr.  —  Rezonville,  vill.  de  l'arr. 
de  Metz. 

Rchoûyeu,  voir  Hoiîycu,  v.  tr.  — 
Rappeler. 

Ileurlin.  èpoimnlc,  le  poule  sus  so  lit. 
Le  relwûije  è  le  l'èye  et  charche  an 
\so-n-èsprit  ,  ,  .  , 
Heurlin,  épouvanté,  la  porte  sur 
s(m  lit,  la  rappelle  à  la  vie  et 
cherche  en  son  esprit  .  .  .  C.  H. 
m,  21)9. 

Rejalcr    [r(e)ialci    .    .    M.  X,  S,  re- 

jole  .  .  I,  P\,  V.  intr.  —    Résonner; 

retentir;  trembler.  Lo  pianchi  r'jalc, 

le  plancher  résonne. 

Rejayi  (so)  \r(e)iayi  M,  X,  rçjoye- 

I  rç'oyi  /,  P,  rajayi-rqjayi  S,  rejwoyi 


REJ 


575     - 


REK 


F],  V.   pron.   —    Se   réjouir.    Voir 
Ranjayeu. 

Réje  [rês  V],  s.  m.  —  Tamis.  Voir 
Rgujg. 
Réje  [rës  . .  gén.],  s.  f.  —  Rage. 
Réjeu  [rêjœ  .  .  gén.],  v.  intr.  —  Ra- 
ger; être  enragé. 

RGJGtemant  [r(e)Jetmâ  M,  rejçtmâ 
I,  P],  s.  m.  —  Rejet. 

Réjeu  [rejœ  P],  s.  m.  —  Sorte  de 
lapin.  C'est  le  «raisu»  de  la  Famille 
Ridicule,  que  nous  n'avons  pu  inter- 
préter lors  de  la  publication  de 
cette  comédie. 

Réjier  [rëjije  V],  v.  tr.  —  Passer 
au  crible.     Voir  Reujeu. 

Rejimber  \r{e)jèbê' .  .  M,  I,  P],  v.  tr. 
—  Renjamber.  Quand  une  femme 
enceinte  avait  enjambé  un  enfant 
ou  un  timon  de  voiture,  il  fallait 
qu'elle  les  renjambe  de  peur  d'avoir 
des  couches  laborieuses.  Son  mari 
devait  aussi  éviter  de  l'enjamber  en 
sortant  du  lit. 

Rejîmbler   [r(e)jTblêi   .  .  M,  N],  v. 
intr.  —  Regimber. 
Rejîn,  voir  Rehîn. 
Rejîngau  {r(e)jîg5  .  .  gén.],  s.  m.  — 
1*  Petit   saut  léger  et   plaisant.    2" 
Refrain. 

Rejînguer  [r(eyigêi  .  .  M,  I,  P\,  v. 
intr.  —  Ruer.  Lo  ch'vaii  le  r'jingiie, 
ce  cheval  rue. 

Rejite  [r{e)jit  M],  s.  ni.  —  Registre. 
Signer  d'siis  V  ~   signer  sur  le  r.  (de 
la  paroisse,  par  ex.  après  le  mariage 
religieux). 
Rèjolè,  voir  Rejaler. 
Rejonvèlc,  voir  Rehonvèle. 
Rèjoyè,  Rèjoyi,  voir  Rejayi. 
Rejwinde   [r(e)jwèl  M,  I,  P,  F,  N, 
S],  V.  tr.    —    Rendre   la    pareille   à 
qqn.;    attraper;    tromper.     Quand- 
an  pem/ent  ~   lo  diâle,  lo  btvin  Dieu 
n'  fat   qu'an    rire,    quand    on    peut 
tromper  le   diable,  le   bon  Dieu  ne 
fait  qu'en  rire. 
Rejwoyi,  voir  Rejayi. 


Rekcugnater  (so)  \r(e)kœnaW  .  , 
M,  N,  rekiinole  .  .  I,  P,  râkqnate  .  . 
S],  v.  pron.  —  Se  ratatiner;  se  ren- 
fermer chez  soi. 

Rekeugneu  [r(e)kœnqe  .  .  M,  I,  P, 
iV,  rgiini  F],  v.  tr.  —  Fouler  un 
membre.  /'  //  à  animyen  eune  pau- 
mâye  èl  f  m'  â  r'keugneu  V  pogn,  je 
lui  ai  envoyé  une  paumée  et  je  me 
suis  foulé  le  poignet. 

Rekeugneu    (so)    \r(e)kœùœ  .  .   M, 

I,  P,  N],  v.  pron.  —  Se  recoquiller. 

Rekeugnûre    [r(e)kœiïur    .    .    M,  I. 

P,  N\,  s.  f.  —  Embrasure,  encoignure. 

Rekeulâde    \r(e)kqelât   .  .    M,  I,  P, 

N],  s.  f.  —  Reculade. 

Rekeuler  \r(e)kqelêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
rekile-rekiile  .  .  S,  rekilç  V],   v.  intr. 
I  —  Reculer. 

Rekeulèye  [r(e)kœlêg  M,  I,  P,  N, 
rekiilëij  S],  s.  f.  —  Cul-de-sac.  / 
d'mareûl  pé  le  dans  le  ~,  il  demeurait 
là-bas  dans  le  cul-de-sac. 

Rekeulons  (è)  \r(e)kœln  M,  I,  P,  F, 
iV|,  loc.  adv.  —  A  reculons. 
Rèkeurai,  voir  Rekeurieu. 
Rekeurieu  \r(e)kœrijœ  .  .  M,  I,  P, 
N,  rçkœrw  F,  r(e)kiiri-r(e)tstiri-r(e)- 
ti/iiri  S],  V.  tr.  —  Récurer;  nettoyer. 
Xas  chand'lïres  sont  bwins  è  ~ ,  nos 
chandeliers  sont  bons  à  r. 

Rekeuriate  {r(e)kœnjat  M,  N,  r(e)- 
kcergot  I,  P],  s.  f.  —  Torchon  de 
paille  ou  d'herbe,  qui  sert  à  récurer 
les  poîs,  les  marmites,  etc. 

Rekeuriou  [r{e)kœriju  .  .  M,  I,  P, 
F.  N,  r(e)kiiru  S\,  s.  m.  —  Ouvrier 
qui  récure,  qui  nettoie. 

Rekeuyate  [r{e)kceijat  M,  N,  r{e)- 
keijot  I,  P],  s.  f.  —  Grappillage, 
cueillette  des  grappillons  laissés  par 
les  vendangeurs.  Les  pauvres  avaient 
anciennement  le  droit  de  grappiller. 
Se  dit  aussi  de  l'action  de  ramasser 
du  foin  dans  les  prés  après  la 
fenaison. 

Rekeuyâye  [r(e)kœyày  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  f.  —  1"  Action  de  récolter  des 


REK 


—     576     - 


REL 


fruits.  2"  Fruits  qu'on  grappille  après 
la  cueillette. 

Rekeuycu  [r(e)kœ!)œ  M,  X,  r(e)- 
kçijç  I,  l>.  r(e)knt/i  '.  '.  S,  V],  v.  tr.  - 
1"  Hamasser  les  fruits  tombés  d'un 
arbre;  2"  Attraper  au  vol  un  objet 
lancé,  le  recevoir  adroitement.  3"  Ré- 
unir le  linge  qu'on  a  suspendu 
pour  le  faire  sécher,  -l"  Rechercher 
les  fruits  lai.ssés  après  la  cueillette. 
5"  Ramasser  les  brins  de  la  vigne 
qu'on  a  taillée. 

Rckcuyu  |r(ç)/,vt>i/i';  M,  \\  r(e)keijii 
I,  P,  rekmjw  S,  rekuijë  V],  s.  m.  — 
Espèce  de  récipient  que  l'on  dispose 
sous  le  robinet  d'un  tonneau  pour 
y  recueillir  le  vin. 

Rekèyotc,  voir  Rekeuyate. 

Rèkèyow  Irçkct/oiv  P,  nikai/ow  P], 
S.  m.  —  Couvreur.     Voir  Recwètou. 

Rekiawer,  voir  Kiawer,  v.  tr.  — 
Recloucr. 

Rèkièmer  {rçki/enu"  .  .  M,  I.  P, 
rekiiçnuy-rçti/çnui'  \  \,  v.  tr.  —  Ré- 
clamer. 

Rèkièri  (so)  Irçkyeri  M,  I,  P,  rç- 
kijeri-retyerqe  N,  relsçri-rçtyeri  S,  re- 
li/eri  V|.  v.  pron.  —  S'éclaircir.  .Se 
dit  du  temps.  Lo  tonis  s'  rctiére,  le 
tcni|xs  s'éclaircit. 

Rekilè,  voir  Rekeulcr. 

Rèkipèrè'  [rekipçrç'  .  .  P,  V],  v. 
tr.  —  Récompenser. 

RekioiirG,  voir  KioQre,  v.  tr.  — 
Refermer. 

Rèkmônîn  Irçkmôm  .  .  M,  I,  P, 
raknninè  F\,  s.  m.  —  Kcume  que 
produit  le  beurre  en  fondant.  Voir 
Raguégnon,  Râkion,  Rèsîn,  Tron. 

Relache-dôy  (è)  lr(ç)las  dôij  S\,  loc. 
adv.  —  A  relèche-doigts,  à  gogo  (se 
dit  d'un  mets  que  l'on  aime,  de  sorte 
qu'on  lèche  encore  .ses  doigts,  après 
en  avoir  mangé). 

Relacheu  \r(ç)lasœ  .  .  M,  N,  S,  r(e)- 
losç  I,  P,  F,  r(e)losye  V],  v.  tr.  — 
1"  Lécher;  laper.  Ç'ol  corne  lo polot 
di  r'nâd,   toi    vede    èl    loi    r'iochic, 


c'est  comme  le  pot  du  renard,  tout 
vide  et  tout  léché  (il  n'y  a  plus  rien). 
2"  v.  pron.  Se   lécher,   s'embrasser 
(au  figuré). 
Rélâd    [rcla  .  .  M,  I,  P,  X],  s.  m. 

—  Grognon. 

Relanki  . . .  (sus)  \r(e)làki  M,  I,  P. 
iV],  v.  intr.  —  Ne  |)lus  vouloir  de 
qqch.,  en  être  dégoûté.  'L  è  ~  sus 
s'n  ovréje,  il  n'a  plus  voulu  conti- 
nuer son  ouvrage  (il  en  était  dé- 
goûté). 

Rclâs    [r(e)là  Attilloncourt),  s.  m. 

—  l\elais  (division  d'un  travail  à 
effectuer).  J'â  ca  dons  ~  po  awer 
fat.  j'ai  encore  deux  r.  pour  avoir 
terminé. 

Rélâs  \relâ  V\,  s.  m.  —  Déversoir 
d'un  étang. 

Relavâye,  Rclavûrc,  voir  Relèvûrc. 

Réle  \rël  M.  I,  P,  F,  N],  s.  f.  - 
1"  Pente  abrupte.  2"  Terrain  étroit 
en  pente  très  inclinée,  planté  d'her- 
bes ou  de  haies,  qui  se  trouve  entre 
des  champs  labourés. 

Reléhi  \r{ç)leri  V],  v.  intr.  —  Re- 
luire.    Voir  Relûre. 

Rèicmèi  [rçlmç'  .  .  P,  S],  v.  tr.  - 
Rallumer.     Voir  Ranlemcr. 

Rèlcr  {rçlêi  .  .  M,  I,  P,  X],  v.  intr. 

—  Grommeler,  grogner.  /  réle  tojos, 
il  grogne  toujours. 

Releûve-sèle  \r(ç)lwf  sel  M,  I,  P, 
X,  S],  s.  f.  —  1»  Petite  fête  qui  se 
célèbre  le  dimanche  qui  suit  la  fête 
patronale  et  qui  en  reproduit  les 
divertissements  variés.  Voir  Rccos. 
2"  Repas  qu'on  otfre  à  de  jeunes 
époux  à  la  noce  desquels  on  a 
assisté.  3°  Repas  des  noces 
d'or. 

Relèvate  |r(f)/ri'fi/  M,  X.  S,  r(e)- 
Içt'ol  /,  /'.  V|,  s.  f.  —  Torchon  qui 
sert  à  laver  la  vaisselle. 

Rclèvâyc  \r(e)lçi>ây  .  .  M,  /,  /', 
X,  rçltwây  F\,  s.  f.  —  Tas  de  vais- 
selle à  relaver. 


I 


REL 


—     577     — 


REL 


Relfevéjc  [r(e)levès  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  s.  m.  —  Action  de  relaver. 

Relever  [r(e)lvë'-rl(e)vê'  .  .  gén.], 
V.  tr.  et  intr.  —  1"  Lever  (en  par- 
lant de  la  pâte)  V.  Le  pâte  le  é  ma 
fête,  èle  n'èrléve  mi,  cette  pâte  est 
mal  faite,  elle  ne  lève  pas.  2"  Faire 
ses  releva  illes.  3"  v.  tr.  Répri- 
mander. /  s'è  fâl  ~  il  s'est  fait  re- 
mettre à  sa  place.  4o  Bénir  les  rele- 
vailles.  Lo  prête  l'è  rel'vée,  le  prêtre 
a  béni  ses  relevailles. 

Relcvrasse  [r(e)levras  M,  N,  r(e}- 
I(e)vros  I,  P\,  s.  f.  —  Personne  qui 
garde  une  femme  en  couches. 

Relèvu  \r(e)leini  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Torchon   avec   lequel   on   essuie 
la  vaisselle. 

Relèvûre  [r(e)lçvùr  .  .  M,  I,  P,  N, 
S,  r(e)lai)tir  F],  s.  f.  —  Eau  qui  a 
servi  à  laver  la  vaisselle. 

Relèyon  [r(e)leyô  M,  I],  s.  m.  — 
Restes  d'un  repas. 

Rclihant,  voir  Reluhant. 

Relincier  lr(e)lêsije  V,  r(e)lësi  S], 
V.  tr.  —  Rincer.     Voir  Rîncieu. 

Relindrât  \r(e)lèdrà  V],  s.  m.  — 
Endroit.     Voir  Randrcût. 

Rclinvièhh  [r{e)lëvyej_  V],  s.  m.  — 
Envers  (opposé  de  l'endroit).  Voir 
ilnvéhh,  Rêvés. 

Rcliou  [r(e)l]ju  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Relieur. 

Reliquats  [r{e)lika  M,  rnigâ  V],  s. 
m.  pi.  —  Reliefs  d'un  repas.  Vos 
sov'neûz  v'  d'  le  heuche  et  dés  ~, 
vous  souvenez-vous  de  la  huche  et 
des  r.  (que  vous  n'avez  pas  eus)? 
Famille  ridicule,  V,  1. 

RelTre,  voir  Relûre. 

Relochè,  Relochicr,  voir  Relacheu. 

Relôje,  Relôji,  voir  Reloiije,  Re- 
loiîji. 

Rèlojicr  [rqlçjye,  -yœ  V],  v.  tr.  — 
Soulager;  aider;  tirer  d'embarras. 

Rèlompè  '[r^lôpç-erlope   V],  v.  tr. 

—  Couper   en   biais  .,61   coller    en- 
semble, (planches,  etc.) 


Rélotc  [rêlçt  V],  s.  f.  —  Avant- 
train  de  la  charrue. 

Reloujc  \r{e)lûs  M,  I,  P,  r(e)lôs  F, 
rie)lô''s-r{e)lûs  N,  r(e)lôs  S,  V],  s.  f. 
—  Horloge  ;  pendule.  Quand'  le  r'iôje 
sîne  pandanl  l'élévâcion,  ç'ot  qu'-n-èré 
in  mwot  dons  le  s'mene,  quand  l'hor- 
loge sonne  pendant  l'élévation,  c'est 
qu'il  y  aura  un  mort  dans  la  se- 
maine V. 


Fig.  67.  Fig.  68. 

Reloiîji  lr(e)lûji  M,  I,  P,  orluji  F, 
r(e)lô''ji-r(e)lûji  N,  r(e)lôji-orloii  S, 
r(e)loje   V\,  s.  m.  —  Horloger. 

Reluhant,  Relujant  [r(e)/«i'à-r(e)- 
liyà  -  rie)liijà  M,  I,  P,  F,  N,  r(f)- 
liiyâ-r(e)Ui'(yà  S,  r{e)li-{à  V],  adj.  — 
Reluisant;  éblouissant;  éclatant.  ~ 
corne  d'  le  swè,  r.  comme  de  la  soie. 

Relûre  lr(e)mr-r(e)nr  M,  I,  P,  F,  N, 
S,  r(e)le-{i-r(e)[ïr  V],  v.  intr.  —  Re- 
luire. Ç  n'at  m'  tortot  d'  l'oûr  çou 
qu'  relit,  ce  n'est  pas  tout  de  l'or 
ce  qui  reluit. 

Reliîré  [r(e)lûrë'  M],  adj.  —  Rusé; 
roué.     Voir  ÈrlQré. 

37 


REL 


-     578     - 


REM 


Relututu-dc-bawate  [r(e)lûtûlu  d(e) 
baival  M],  s.  m.  —  1»  Cosse  de  blé, 
qui  reste  après  que  le  charançon  a 
vidé  le  grain.  2"  Chose  de  peu  de 
valeur. 

Rèmâd  \rçmà  .  .  M,  X,  V],  s.  m. 
—  lo  Michette  que  l'on  fait  avec 
la  raclure  du  pétrin  et  le  reste  de 
la  pâte  qui  a  servi  à  faire  le  pain. 
Voir  Toûtat.  2"  Gâteau  fait  avec 
des  poires  sèches,  que  l'on  prépare 
pour  Noël. 

Remambrancc  lr(e)màbrâs  M,  I, 
N,  rmàbràs   V],  s.  f.  —  Souvenir. 

Remate,  voir  Mate,  gén.,  v.  Ir.  — 
1"  Remettre.  Aleùz  ~ ,  allez  r.  Se 
dit  aux  traqueurs  qui  cherchent  dans 
la  neige  des  traces  de  gibier.  So  ~ , 
s'asseoir.  R'maleûz  v',  asseyez-vous. 
2f'  Vomir. 

Rèmate  [rçmat  M,  \\  remol  I,  P, 
ramol  F],  s.  f.  —  Raniille. 

Rèmau  [remô  . .  M,I,  P,  X,  ramunot 
F],  s.  m.  —  Perche  qui  sert  à  ra- 
moner.    Voir  Rèmon. 

Rcmaunîn  [r(e)m5ni  .  .  M,  I,  P,  X], 
s.  m.  —  1"  Romarin;  raifort  cultivé. 
2"  Sapin. 

Rèmâyc  [remày  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Tas  de  branches  avec  lesquelles  on 
doit  faire  des  fagots.  Voir  Raraan- 
dîhhc. 

Rème  [rçm  gén.  (rem  V)],  s.  f.  — 
1°  Rame  (petite  branche  que  l'on 
plante  en  terre  pour  soutenir  les 
plantes  grimpantes).  Voir  Rimmc. 
2"  Rameau  ;  rejet. 

Remègnerosse  [r(e)menros  I,  P], 
s.  f.  —  Rebouteuse. 

Rèméje  [remês  .  .  gén,|,  s.  m.  — 
Ramage;  bavardage. 

Rèmèjeu  [rçmçjœ  .  .  gén.  (ramaji 
F)],  V.  tr.  —  Rabâcher. 

Rèmèjou  {rçmeju  .  .  gén.|,  s.  m 
—  Rabâcheur. 

Remèniou  \r(e)menu .  .  M,  1,  P,  X], 
s.  m.  —  Rebouteur.     Voir  Rebotou. 

Rèmcr  [rçmé'  .  .  gén.],  v.  intr.  — 


1°  Ramer  (être  condamné  aux  ga- 
lères) J5ijc.  2"  V.  tr.  Fourgonner.  -  /' 
fohh,  remuer  la  braise  dans  le  four. 
3"  Ramer  (soutenir  des  plantes  grim- 
pantes avec  des  rames). 

Remerciyeu  \r(e)mçrsiyqe  .  .  gén.], 
V.  tr.  —  Remercier. 

Réméré,  voir  Remeûrc. 

Remèskegneu  [r{ç)mçskenœ  .  .  M, 
X,  r(e)meskçne  I,  P\,  v.  tr.  —  Rafis- 
toler. 

Rèmèsse  [remçs  M,  I,  P],  s.  f.  — 
Ce  qu'on  a  ramassé.  Val  don  bous 
de  lote  ~ ,  voilà  du  bois  de  toute 
provenance  (qui  a  été  ramassé  de 
tous  les  côtés).    Voir  Ramasse. 

Rèmèsse  |r('mç.s  M,  I,  P,  F,  X,  S\, 
s.  f.  —  Réprimande,  semonce  ac- 
compagnée de  coups. 

Rèmèssieu  {rçmçsyœ  .  .  gén.],  v. 
tr.  —  Ramasser;  rassembler.  Eiitie 
poije  rèmèsse  ses  pussins  d'zos  ses- 
aules,  une  poule  rassemble  ses  pous- 
sins sous  ses  ailes.  O!  qu'il  y  éveût 
dés  jans  rèmèssès,  oh!  qu'il  y  avait 
de  gens  rassemblés  /. 

Rèmèssieu  pè  sâjon, 
Depansieu  èva  râjon. 
Font  eune  bone  mauhon. 
R.  par  saison  (au  bon  moment),  dé- 
penser avec  raison  font  une  bonne 
maison  Flèvy. 

Rèmèssieure,  voir  Rèmèssiire. 

Rèmèssûrc  [rçmçsùr  M,  /,  P,  re- 
mcsyœr-remesœr-remçsrtr  X,  remq- 
sifr-rçmesùr  S\,  s.  f.  —  1°  Ramassis; 
salmigondis.  2"  Chose  abandonnée 
ou  de  peu  de  valeur;  restes  de  cé- 
réales, de  trèfle,  etc.,  ramassés  avec  le 
râteau. 

Remeuchenûrc,  voir  Remohhcniire. 

Remeûre  \r{e)mcêr  S,  r(e)mêr  V\, 
s.  f.  —  Action  de  labourer  un 
champ  une  deuxième  fois.  Voir 
Remouwer. 

Rèméyes  [remëy  V],  s.  f.  pi.  — 
Planches  qui  protègent  un  mur 
exposé  au  vent,  à  la  pluie. 


REM 


-     579 


Rémi  [r(e)mi  M,  I,  P,  N],  n.  pr.  — 
Rémi.  È  le  sint  ~,  lés  pèrdraus 
sont  dés  pèrdris,  à  la  St.-R.,  les  per- 
dreaux sont  des  perdrix. 

Remicheu  (so)  [r(e)niisœ  .  .  M,  I,  P], 
V.  pron.  —  S'accrocher  à  qqch. 
Remînse,  voir  Remise. 
Remise  [rie)mîs-r(e)mîs  .  .  gén.], 
s.  f.  —  Remise;  délai;  retardement. 
Ç'  at  tojos  dés  -  et  pwint  d'  cârasse, 
c'est  toujours  des  r.  et  point  de 
carrosse  (on  remet  toujours  à  plus 
tard;  jeu  de  mots  sur  remise).  —Lés 
forts  ~  né  vèlont  ryin,  fât  bête  lo 
fié  di  toms  qu'  'l  ot  châd,  les  longs 
atermoiements  ne  valent  rien,  il 
faut  battre  le  fer  pendant  qu'il  est 
chaud   V. 

Remisse  [rçmis  M,  I,  P,  N],  adj. 
—  Remuant; vif;  pétulant;  étourdi; 
taquin  ;  agité  ;  impatient  ;  emporté  ; 
difficile  à  élever.  Se  dit  surtout 
d'un  enfant.  A  Metz,  les  anciens 
disent  encore  Ramisse.  Voir  Rèmus. 
Rèmistaker  [remistakêi  .  .  M,  N, 
rqmistçke  .  .  I,  P,  rabistokla-ramis- 
tukiji  F,  ramistoke  .  .  S],  v.  tr.  — 
Rafistoler. 

Rèmistakôye    [rçmistakêy    M,    N], 
s.  f.  —  Salmigondis  (se  dit  de  toutes 
sortes  de  chosesj. 
Rèmistokè,  voir  Rèmistaker. 
Rémiyer,  Rémiyi,  voir  Rèmuyi. 
Remochener,  Remochenou,  Remo- 
chenûre,  voir    Remohhcner,   Remo- 
hhenou,  Remohhenïire. 

Remodieu  (so)  [r(e)modyœ  .  .  M, 
I,  P,  N],  V.  pron.  —  S'améliorer. 

Remohhener,  voir  Mohhencr,  v.  tr. 
—  Glaner. 

Remohhenou,  voir  Mohhenou,  s. 
m.  —  Glaneur.  J'imme  miens  veûr 
i  loup  qu'i  ~,  j'aime  mieux  voir 
un  loup  qu'un  g.  (celui-ci  tire  sou- 
vent aux  gerbes). 

Remohhenûre  [r(e)mçxnûr  .  .  M, 
I,  P,  N,  r(e)mœsnùr  F],  s.  f.  —  Ac- 
tion de  glaner. 


REM 

Remolenè  {r(e)mçlne  ■  ■  S,  V],  v. 
tr.  —  Butter  les  pommes  de  terre. 
Voir  Rammonceler. 

Rèmolote  [remolot  P],  s.  f.  —  Pierre 
à  aiguiser.     Voir  Rammolate. 

Rèmolow    [rçmolow   P],    s.   m.   — 
Rémouleur.     Voir  Rammolou. 
Remombrance,  voir  Remambrance. 
Rèmon  [remô  P,  S,  ramô  F],  s.  m. 
—  1»  Rameau;   balai.    /  nieu   ~   va 
tojos  bèn',  un  balai  neuf  balaye  tou- 
jours bien.  —  T'  ares  d'  laqimwe  de 
ramon  quand  tè  rantèrrés,  tu   auras 
du  manche  du  b.  quand  tu  rentreras 
(tu  auras  des  coups)  F.  Voir  Handlûre. 
2°    Longue    perche    garnie    de    ses 
branches,  dont  on  se  sert  pour  ra- 
moner les  cheminées.   Voir  Rèmau. 
Rèmon  |remô  P,  S\,  s.  m.  —  Sorte 
d'ancienne    danse.      Une   personne 
tenait  en  mains  un  manche  et  une 
autre  un  balai.    Il  s'agissait,  en  dan- 
sant, de  mettre  le  manche  dans  le  b. 
Rèmonosaqui    [rçmonosaki  M,  N], 
s.  m.  —  Jeu  d'enfants  qui  consiste 
en  ceci  :  Ramenez,  dit  le  maître  du 
jeu.    (Je)  sais    qui,     (je)  sais    qui, 
disent  les  autres  joueurs.    Celui  qui 
est  désigné  est  ramené   à  coups  de 
mouchoirs.     Sa(s)  qui,  wallon  sakî, 
latin  sapio  qualem  (Ch.  Bruneau). 
Rèmoncelè'je  [remôslps   P],   s.   m. 

—  Action  de  butter  les  pommes  de 
terre.    Voir  Rammonceléjc. 

Rèmoncelli  [remôsle  . .  P,  F],  v.  tr. 

—  Butter  les  pommes  de  terre.  Voir 
Rammonceler. 

Rèmoner  [re/npnê'  .  .  M,  I,  P,  N, 
ramunai  F\,  v.  tr.  —  1»  Balayer.  2» 
Ramoner.    3»  Fouiller. 

Rèmoner  [rçmçnëi  M, /,  P],  v.  intr. 

—  Grommeler;  bougonner. 
Rèmonîre  [remçnîr  M,  I,  P,  N],  s. 

f.  —  Champ  de  genêts  à  balais. 

Rèmonou  [rqmçnu  .  .  M,  I,  P,  N, 
ramunçw  F,  ramçnu-rfmçnu  S],  s. 
m.  —  Ramoneur. 


REM 


580     - 


REN 


Rèmonou  [rçmonu  .  .  M,  I,  P],  s. 
m.  —  Grognon. 

Remonter  |r(f)mô/ê'  .  .  gén.],  v. 
intr.  —  1"  Henionter.  2"  Augmenter; 
encliérir. 

Remonts  [r(e)mô  M],  s.  m.  pi.  — 
Enchères. 

Rèmonûre  [rçmçmir  .  .  M,  I,  P,N, 
nimtinùr  F\,  s.  f.  pi.  —  Balayures. 

Rèmote,  voir  Rèmate. 

Remoûdieu  [r(e)mûdyœ  .  .  M,  I,  P, 
N],  V.  tr.  —  Apaiser. 

Rèmoûrc  In-nnîr  P,  F],  v.  tr.  — 
Aiguiser.     Voir  Rammoïirc. 

Remous  [rçnui  .  .  M,  I,  P,  N\,  adj. 

—  Branchu. 

Remoutréjc  lr(e)mulrës  S],  s.  m.  — 
Action  de  butter  les  pommes  de 
terre.    Voir  Rammonceléjc. 

Remouwâd  [r(e)miuvà  M],  s.  m.  — 
Qui  renme  sans  cesse. 

Rcmouwcr  \r(e)muwêi  .  .  gén.],  v. 
tr.  et  intr.  —  1"  Remuer.  /  n'  pieut 
~  ni  pieuds  ni  pètes,  il  ne  peut  r. 
ni  pieds  ni  pattes  (point  du  tout). 
So  ~  corne  dés  fouyanis  qu'ont  pedii 
zouV  trou,  se  remuer  comme  des 
taupes  qui  ont  perdu  leur  trou. 
Quand'  lés  prêles  rcmoûwenl,  ç'at  po 
d'  le  piâwe,  quand  les  curés  remuent, 
c'est  pour  de  la  pluie.  Se  dit  des 
curés,  lorsqu'aprcs  Pâques  ils  vont 
au  synode.  Il  paraîtrait  que  ce  jour- 
là  ou  le  lendemain  il  pleut  souvent. 

—  /  r'moûwe  corne  in  nièhh  qu'on-n-é 
hoyé  sis  le  quoùe,  il  remue  comme 
un  ver  auquel  on  a  marché  sur  la 
queue.  /  n'  fâl  m'  -  le  miède  que 
fiâre,  il  ne  faut  pas  r.  la  m...  qui 
pue  V.  2"  Faire  en  automne  la 
deuxième  culture. 

Rèmûre  [rçmùr  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Rameau. 

Rèmus  [rfmiï  /],  adj.  —  Pétulant, 
touche  à  tout.  A  Met/.,  on  dit  Ra- 
misse.    Voir  Remisse. 

Rèmuyi  \rçmiiyi-rçmiyiS,  rqmiye  V], 
V.  intr.  —  Ruminer.    Voir  Raminer. 


Remwinner,  voir  Mwinncr,  v.   tr. 

—  1"  Ramener.  -  pè  i  ch'min  qu' 
n'é  pwint  d'  piéres,  r.  par  un 
chemin  qui  n'a  pas  de  pierres  (faire 
l'impossible).  2*  Éconduire,  ren- 
voyer, rebuter. 

Remyi  [r(e)myi  M,  N,  rçmyi  I,  P], 
n.  pr.  —  Rémilly,  vill.  de  l'arr.  de 
Metz.     On  entend  aussi  Rèmli. 

Renâd  \r(r)nà  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Renard.  Trou  de  ~ ,  tanière.  Fâre 
dés  ~ ,  faire  des  r.  (vomir).  'L  ateût 
hontous  corne  i  ~  ,  il  était  honteux 
comme  un  r.  (il  était  très  honteux). 
J'  fus  corne  lo  ~ ,  f  n'an-n-â  qu'  lo 
r'ivâd,  je  fais  comme  le  r.,  je  n'en 
ai  que  le  regard  (les  raisins  sont 
trop  verts).  /  n'  me  faut  m'  pus  d' 
lams  po  f  7è  qu'è  i  ~  po  sauter  eune 
hûye,  il  ne  me  faut  pas  plus  de  temps 
pour  cela  qu'à  un  renard  pour  sauter 
une  haie.  'L  ë  le  malèdèye  d'  i  -, 
I  minj'reût  heun'  eune  paye,  se  '/  an- 
n-èveût  yeune,  il  a  la  maladie  du  r., 
il  mangerait  bien  une  poule,  s'il  en 
avait  une  (il  n'a  pas  les  moyens 
d'obtenir  ce  qu'il  désire). 

Rcnâdè>  [r(e)nâdç'  P\,  v.  intr.  — 
Vomir.     Voir  Renèder. 

Renafiâd  \r(e)nafyà  M,  N,  r(e)no- 
fyâ  I,  P,  r(e)nifyâ  .  .  S],  s.  m.  — 
Renitleur. 

RenafièssG  \r(e)nafyes  M,  N],  s.  f. 

—  Renillcmcnt. 

Renalieu  [r(e)nafy(r  M,  N,  r(e)nofye 
I,  P\.  v.  intr.  —  Renifler. 

Renâkiâd  \r{ç)nhi<yà  .  .  M,  /,  P,  X], 
s.  m.  —  1°  Qui  mange  sans  appétit. 
2"  Rabâcheur. 

Renâkieu  \r(e)nàky(e  .  .  M,  I,  P, 
F,  N\,  V.  intr.  —  P  Manger  sans 
a|)pétit.  2"  Rabâcher.  3'  Reculer. 
4''   Renoncer. 

Renarda',  voir  Renèder. 

Renâré  \r{e)nârc'  .  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Rusé,  fin  comme  un  renard. 

Renatieu,  voir  Natieu,  v.  tr.  —  En- 
lever  les   rejetons   superflus   de   la 


REN 


^     l8l 


vigne  et  élever  les  branches  prin- 
cipales du  cep  pour  l'année  sui- 
vante. 

Renations  [r(e)natgô  M,  N,  r{e)no- 
lyô  I,  P\,  s.  m.  pi.  —  Rejetons  su- 
perflus de  la  vigne. 

Renawer,  voir  Nawer,  v.  tr.  — 
Renouer  ;  relier;  rejoindre. 

Renayèsse  lr(e)nayçs  M,  N,  r(e}- 
tipyçs  I,  P],  s.  f.  —  Désaveu. 

Renayeu,  voir  Nayeu,  v.  tr.  — 
Renier;  nier;  dénier.  Ç ot  i  man- 
tou  qu'èrnoye  tout;  quand-on  wâ- 
râl  co  le  quoûe  d' le  chète  que  7  é  évolè, 
i  r'noy'râl  co,  c'est  un  menteur  qui 
nie  tout  ;  quand  on  verrait  encore  la 
queue  du  chat  qu'il  a  avalé,  il 
nierait  encore  V. 

Rénc  [rën  P,  F,  N,  S,  V],  s.  f. 
—  Reine.    Voir  Rinne. 

Rénc  [rën  P,  F,  N,  S,  V\,  s.  f.  - 
Épidémie.     Voir  Rinnc. 

Rêne  [rën  V],  s.  f.  —  Rainette 
(grenouille). 

René  [rené'  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Cage  d'osier  haute  de  deux  pieds, 
sans  fond,  de  la  forme  d'un  pot  de 
fleur  renversé,  sous  laquelle  on  ren- 
ferme la  poule  avec  ses  poussins. 

Renèder  lr(e)nçdë'  .  .  M,  I,  N, 
r(e)nàdë'  P,  r(e)narda'  F,  r(e)nçgyi 
S,  r(e)nçgye  V],  v.  intr.  —  1"  Rendre, 
vomir  (grossier).  On  dit  aussi  :  Fâre 
dés  r'nâds.  2"  Raconter.  3"  Rabâcher. 

Réne-guiaude,  voir  Rinne-guiaude. 

Renègyi,  voir  Renèder. 

Renènâye  [r(e)nçnây  M],  s.  f.  — 
Coutume  qui  consiste  à  sonner  les 
cloches  en  volée,  à  l'occasion  de 
la   mort   d'un  enfant. 

Rèner  [renêi  .  .  M),  v.  tr.  -  Chi- 
caner. 

Reneiihieu,  voir  ^eûhieu,  gén., 
V.  tr.  —  Renoircir. 

Reniliâd,  RenoHâd,  Renofiè,  voir 
Renafiâd,  Renafieu. 

Renigâds  lr{e)nigâ  V],  s.  m.  — 
Reliefs  d'un  repas.    Voir  Reliquats. 


Rènikai  [rçnikw  F],  v.  intr.  — 
Répondre;    riposter. 

Rcnoguicr,  voir  Renèder. 

Renôhi  [r(ç)nô-(i  S],  v.  tr.  —  Re- 
noircir.   Voir  Reneûhieu. 

Renotiè,  Renotions,  voir  Renatieu, 
Renations. 

Rénové  [r(e)novei  M,  I],  s.  m.  — 
Renouveau.  Se  dit  surtout  du  prin- 
temps. 

Renovelant  [r(e)nçvlà  M,  I,  P,  N, 
r(e)nuvlà  S],  s.  m.  —  Enfant  qui 
renouvelle  sa  première  communion. 

Renovclâyc  [r(e)nçvlûy  .  .  M,  I,  P, 
N\,  s.  f.  —  1"  Chose  dont  on  a  déjà 
parlé.     2"  Narration,  conte. 

Renoveler  [r(e)np('/ê'  .  .  gén.,  r(e)- 
nuvlw  F],  V.  tr.  —  1"  Renouveler; 
rappeler  qqch.  à  la  mémoire  de 
ceux  à  qui  l'on  parle;  raconter.  / 
s'  fût  ~ ,  il  fait  parler  de  lui.  2» 
Faire    des    reproches  ;  médire. 

Renower,  voir  Renawer. 

Rcnoyè,  Renoyèssc,  voir  Renayeu, 
Renayèsse. 

Repâjieu,  voir  Repâhieu. 

Rèpâgneu  [rçpâncs  .  .  gén.J,  v. 
tr.  —  Épargner.  Ç'at  V  premîn  rè- 
pâgneu qu'at  V  pus  guingneu,  c'est  le 
premier  épargné  qui  est  le  plus 
gagné  (le  plus  difficile  à  g.).  —Pou 
lés  ~  d'owor  di  ma,  pour  les  é.  (em- 
pêcher) d'avoir  du  mal    V. 

Repahhieu,  voir  Pahhieu,  v.  tr. 
—  Repêcher,  retirer. 

Rèpâhicu,  Repâjieu,  [rqpâfyœ-rç- 
pàjyœ  .  .  M,  I,  P,  N,  V,  rapàji  F, 
rapâyi-rçpâ-(i  .  .  S],  v.  tr.  —  Apaiser, 
calmer  ;  consoler.  Bèye  in  bocot 
d'  séke  è  l'ofant  le  pou  V ~  donne 
un  morceau  de  sucre  à  cet  enfant 
pour  le  calmer  V.  2°  Laisser  reposer. 
J'  vès  fére  ène  pauseye  toci  pou  ~  mes 
chwâs,  je  vais  faire  une  halte  ici 
pour  laisser  reposer  mes  che- 
vaux V. 

Repâmer,  voir  Repaumer. 


REP 


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REP 


Répande  [rçpât  gén.  (rapât-repâl 
S)],  V.  tr.  —  Répandre;  épandre, 
étendre.  Lo  jo  d'  nonrl  an.  an  répan- 
dent lo  fomreû,  le  jour  du  nouvel- 
an,  on  épand  le  l'umier.  Dans  les 
pajs  de  culture,  les  jeunes  gens  épan- 
dent  en  cachette,  pendant  la  nuit 
du  31  décembre,  les  fumiers  devant 
les  maisons  des  jeunes  filles,  pour 
leur  donner  de  l'ouvrage  le  premier 
jour  de  l'an. 

Repanre  \r(e)pâr  gén.),  v.  tr.  — 
1°  Heprendre.  2"  Toucher  de  l'ar- 
gent. Lès  poûres  diûles  que  n'ont  ryin 
è  -,  les  pauvres  diables  qui  n'ont 
rien  à  r.  (qui  n'ont  pas  de  fortune). 

Rèpanre  [repâr  F\,  v.  tr.  —  Allu- 
mer.    Voir  Rampanre. 

Repanser  [r(e)pùsêi  .  .  M,  I,  P,  F, 
N,  r(e)pâsi  S],  v.  intr.  —  Réfléchir 
de  nouveau. 

Repante  (so)  [r(e)pâl  gén.  (r(e)pèl 
V)|,  V.  pron.  —  Se  repentir. 

Repanti  {r(e)pàti  M,  I,  S\,  s.  m. 
—  Regret.  J'an-n-â  don  -,  j'en  ai 
du  regret. 

Rèpârieu  [rçpàryœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
rapàre-rçpârç  .  .  S\,  v.  tr.  —  Réas- 
sortir;   réunir. 

Repaumer  [r(ç)pômc'  .  .  M,  I,  P, 
F,  N,  r(e)pâmç  .  .  S,  V],  v.  tr.  — 
Rincer  à  l'eau  propre  après  un 
premier  lavage.  Fût  tojos  -  so 
y'vè  devant  que  d' lo  rimplir,  il  faut 
toujours  rincer  une  seconde  fois 
son  cuveau  avant  de  le  remi)lir    V. 

Rèpaupè  [rçpôpç  I],  s.  m. —  Petites 
pièces  que  l'on  met  à  la  lessive,  tel- 
les que    mouchoirs,  bas,  etc. 

Rèpauyè  [repôyi;  P\,  v.  tr.  — 
Rétablir. 

Repaye  \r(;pây  I,  P],  s.  f.  —  1» 
Brindilles  de  bois  (quand  l'on  a 
taillé  une  haie  à  la  tondeuse).  2" 
Broussailles.  Il  y  a  dans  beaucoup 
de  forêts  un  lieu -dit  qui  jjorte 
ce  nom. 


I  Rèpe  \rep  gén.  {rpp  V)],  s.  f.  — 
Râpe. 

Rèpe  \rcp  F],  s.  f.  —  Colline. 

Rèpe  |r<7j  V|,  s.  f.  —  Croûte  de 
lait  que  les  petits  enfants  ont  sur 
la  tète.  Anciennement,  on  n'y  lou- 
chait pas;  on  croyait  qu'en  l'ôtant 
l'enfant  mourrait, 

Rèpèchi,  voir  Rèpèhhi. 

Repéde,  voir  Péde,  v.  tr.  —  Re- 
perdre ;  perdre.  J'  à  r'pedu  ç'  que 
fèueûs  guinyneu,  j'ai  reperdu  ce  que 
j'avais  gagné. 

Rèpèhhi  [rçpçxi  •  ■  gén.],   v.    intr. 

—  Repaître;  se  repaître,  manger. 
Se  dit  des  bêtes. 

Rèpeler  [rçplêi  .  .  M,  I,  P,  N\,  v. 
tr.  —  1°  Rappeler.  2"  Sitller  avec 
un  appeau,  frouer. 

Rèpèpoyeu  [repepoyœ  .  .  M,  I,  P, 
N,  ruqmji-rapapuyi  F\.  adj.  —  Ha- 
billé de  neuf  (familier).  Voir  Rètè- 
poyeu. 

Repèquè'  |r(e)pfAf'  P\,  v.  tr.  — 
Repiquer.     Voir  Repiquer. 

Rèper  [rçpêi  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
1*"  Râper.  2"  v.  intr.  Dire  des 
choses  grivoises. 

Repère'  \r(e)pfrê'  P\,  v.  intr.  — 
Travailler  avec  le  Brayu. 

Repérer  [repéré'  .  .  M,  /,  ),  v.   tr. 

—  1"  Rejointoyer.    2"  Parer,  orner. 
Rcpèrerassc,     Repèrerossc,    \r(e)- 

perras  M,  X,  r(e)pi;rros  I,  P],  s.  f.  — 
Instrument  qui  sert  à  lisser  une  der- 
nière fois  le  linge. 

Repèrieu  (so)  lr(e)pçryœ  M],  v. 
pron.  —  Se  retirer. 

Rèpes  [rep  M,  I,  P\,  s.  f.  pi.  - 
Broussailles.     Voir  Repaye. 

Rcpès  [r{e)pe  gén.j,  s.  m.  —  Repas. 
Yaut  mieus  fâre  i  bwin  -  qu'  d'an 
menèjeu  dous',  il  vaut  mieux  faire 
un  bon  repas  que  d'en  ménager 
deux.  Lés  l>ons  -  font  lés  manres 
nuls,  les  bons  r.  font  les  mauvaises 
nuits. 


ftEP 


585     - 


ÎÎE]^ 


Rcpèsser  [r(e)pqsêi .  .  gén.],  v.  intr. 

—  1"  Repasser;  revenir.  /  n'y  è 
ryin  que  n  pèsse  et  ne  r'pèsse,  il  n'y 
a  rien  qui  ne  passe  et  ne  repasse 
(niliil  novi  sub  caelo).  2"  v.  tr.  Re- 
passer le  linge. 

Rcpèsserosse,  voir  RepèssGiîse. 

Repèsscûse  lr(e)pesœs  gén.  {r(ç)pes- 
rçs  V)],  s.  f.  —  Repasseuse. 

Rcpèssu  \r(e)pçsù  M,  I,  P,  N],  s. 
ni.  —  Fer  à  aiguiser  de  boucher. 

Repetiater,  Repètiotè  [r{e)petijatê' 
.  .  M,  N,  S,  r(e)petyotç  .  .  /,  P\,  v. 
tr.  et  intr.  —  Rapetisser.  Se  dit 
surtout  d'un  enfant  qui  ne  grandit 
pas,  qui  reste  faible.  L'afant  le  n'è- 
mande  meu,  f  creûs  qu'i  r'peliale,  cet 
enfant  ne  grossit  pas,  je  crois  qu'il 
rapetisse. 

Repiaquer  \r{e)pyake>  M\,  v.  tr.  — 
Réprimander,  blâmer. 

Repiati  {r{e)pijati  M,  N,  r(e)pyçti 
I,  P],  V.  tr.  —  Rapetisser. 

Repiau  (lârc)  [r(e)pyô  M],  loc.  ver- 
bale. —  Être  rainpeau,  faire  au  jeu  le 
même  nombre  de  points. 

Repiayeu,  voir  Piayeu,  v.  tr.  — 
Replier;   plier.    Voir  Rampiayeu. 

Repîcetè,  voir  Repieuceter. 

Repiècieu  [r{e)pyçsyœ  .  .  gén.|,  v. 
tr.  —  1°  Replacer.  2"  v.  pron.  Se 
remarier  S. 

Rèpîére,  voir  Rèpirc. 

Repieuceter  \r(e)pyqsstêi  .  .  M,  N, 
rfpyptf  I,  P,  r(e)pîstç  .  .  S\,   v.   tr. 

—  Rapiéceter. 

Rèpicumer  (so)  [rçpyœmê'  .  . 
M,  I,  P\,  V.  pron.  —  Se  rétablir. 
Voir  Rampieumer. 

Repîraper  [r{e)pîpe<  .  .  gén.],  v.  tr. 

—  Parer,  embellir  d'atours. 
Rèpinou    [rqpinu    .  .    M,    1,   P,  N, 

rapinii  .  .  F,  S,  V],  s.  m.  —  Marau- 
deur. 

Repinte,  voir  Repante. 

Rcpioncr  lr(e)pyçnêi .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  l^Étamer.  2"  v.  intr.  Répéter 
toujours  la  même  chose;  rabâcher. 


Repionûre  lr(e)pyonur  .  .  M,  I,  P, 
N\,  s.  f.  —  Déchets  qui  restent  après 
le  rétamage. 

Rèpiot  [repyç  I,  P],  s.  m.  —  Rot. 
Voir  Reupiat. 

Repioti,  voir  Repiati. 

Repiquer  {r(e)pikêi  .  .  M,  I,  N,  S, 
ne)pekçi-r(e)pikç'  P\,  v.  tr.  —  l»  Re- 
piquer. 2"  Enterrer  (par  plaisanterie). 
'L  al  v'piqué,  il  est  enterré. 

Repioyè,  voir  Repiayeu. 

Rèpîrc  [repîr  M,  I,  P,  reptr-repyêr 
N\,  s.  f.  —  1»  Marque  de  séparation 
que  l'on  fait  dans  un  bois,  en  tail- 
lant ou  pelant  des  brins  de  distance 
en  distance.  2"  Passage,  sentier  à 
travers  un  bois  ;  percée.  Voir  Vîrâye. 

Rcployi,  lr(e)ployi  F],  v.  tr.  — 
Replier.     Voir  Rampiayeu. 

Rcpogneu  [r(e)ppnœ  M\,  v.  tr.  — 
Frictionner,  masser  avec  le  thénar 
de  la  main. 

Répohhi  (so)  [repoli  V],  v.  pron.  — 
S'épaissir.     Voir  Èpassieu. 

Réponde  [repôt  gén.  (rapôl-rçpôt 
S)\,  V.  tr.  —  Répondre. 

Repopèye  [r{ç)popçy  M,  I,  P],  s.  f. 
—  Chose  insignifiante. 

Reporjctcr  \r(e)porjetë'  .  .  M,  I,  P, 
iV],  V.  tr.  —  Recrépir. 

Report,  voir  Rèpoiirt. 

Repôsieu,  voir  RepoQsieu. 

Repôswér,  voir  Rcpoîisu. 

Rèpoter,  voir  Rèpoïiter. 

Rèpoiirt  \repûr  M,  I,  P,  rçpô"r- 
repùr  N,  rapôr-repôr  S,  repôr  V], 
s.  m.  —  1"  Bonne  nouvelle.  2<>  Pro- 
cès-verbal. 

Rèpoiirt  è  [rçpûr  M,  I,  P,  rapûr 
F,  rçpô"r-rçpùr  N,  repôr  S,  V\,  loc. 
prép.  —  Par  rapport  à,  à  cause  de. 
~  è  lu  f  n'èvans  m'  soûrti,  à  cause 
de  lui  nous  ne  sommes  pas  sortis. 

Repoils  [r(e)pû  V],  s.  m.  —  Ré- 
cipient oii  l'on  met  les  ordures  mé- 
nagères. 

Rcpoiis  [r{e)pû  M,  I,  P,  r{e)pô<^ 
r(e)pû  N,  r{e)pô  S,  V],  s.  m.  —  Repos. 


REP 


-     584     - 


RES 


Rcpoûsâyc  [iie)pri:âij  .  .  M,  I,  P\, 
s.  f.  —  Hepos.  J'alans  fâre  euiie  bone 
-,  nous  allons  bien   nous  reposer. 

Repoûsieu  [r(e)pûzyœ  .  .  M,  I,  r{e)- 
pûzye-rçpûzç'  P,  repuzw  F,  r(e)pô"- 
zyœ-iie)pûzyœ  N,  r(ç)pôze  .  .  S,  V\, 
V.  inlr.  —  Reposer. 

Repoûsu  [r(e)prizu  M,  I,  P,  r(e)pû- 
zwe-r(e)p5zivêr  N],  s.  m.  —  1"  Re- 
posoir  (lieu  préparé  pour  qu'on  s'j' 
repose).  2»  Autel  préparé  sur  le 
passage  de  la  procession,  le  jour 
de  la  Fête-Dieu. 

Rèpoûtcr,  voir  Poûter,  v.  tr.  — 
Rapporter. 

Repoycu  lr(e)poyœ  M,  r{e)pçyç  I, 
P],  V.  tr.  —  1»  Remplumer  (au  ligure). 
2*  Rétablir  (au  propre). 

Rcprache  lr(e)pras  M],  s.  m.  — 
Renvoi  ;  éructation. 

Reprachcu  lr(e)prasœ  M,  N,  r(e)- 
prçsç  .  .  I,  P,  F,  S,  V\,  V.  intr.  — 
Causer  des  renvois.  Lo  bodiii  qti' 
fâ  minjeu  me  r'prache  tôle  le  jonâye, 
le  boudin  que  j'ai  mangé  me  cause 
des  renvois  toute  la  journée. 

Repratcr  [r(e)pratë'  .  .  M,  N,  rç- 
prolç  .  .  I,  P,  V,  rapralç-repratq  .  . 
S],  V.  tr.  —  1"  Arranger;  préparer; 
mettre  à  point.  2"  Faire  la  troisième 
culture;  préparer  les  terres  pour 
ensemencer  les  blés;  les  endosser 
en  labourant. 

Rèprater  [rçpratê'  .  .  M,  N,  rçprç- 
Iç  .  .  I,  P,  V,  raprate-reprate  .  .  S\, 
v.  tr.  —  Revêtir. 

Reproché,  voir  Repracheu. 

Rèprotè,  voir  Repratcr,  Rèprater. 

Rèprovcr  [reprçvê'  .  .  M,  I,  P,  N, 
raproi'ç-rçprovç  .  .  S\,  v.  tr.  —  Ks- 
sayer  de  nouveau. 

Rèprovignè  [rçprooinç  P\,  adj.  — 
Rétabli.     Se  dit  d'un  malade. 

Rèpsôdeu,  Rèpsôdcrèye,  voir  Rèp- 
soïider,  RèpsoQderëye. 

Rèpsoûdcr  [rçpsûdëi  .  .  M,  1,  P, 
rçpsô"d<f-repsûdœ  N\,  v.  intr.  —  Dé- 
raisonner. 


Rèpsoûderèye  [repsûdrçy  M,  I,  P, 
rapsûdrJ  F,  repsô''drëy-rçpsridrêg  N, 
rçpsôdrî  S,  V],  s.  f.  —  1»  Choses, 
paroles  insignifiantes.  2"  Gens  de 
rien. 

Rcpwèrdè'   \r(e)pw(;rdêi  P\,  v.   tr. 

—  Regarder.     Voir  Rewâtieu. 
Requanqui,  voir  Requînqucr. 
Requînquer  (so)  [r(p)kikê'  .  .  M,  l, 

P,  N,  iie)kàki  F,  iie)ktkeye  V],  v. 
pron.  —  S'habiller  de  neuf. 

Rcquînquicu  \r(e)kïkyœ  .  .  M,  I,  P, 
N\,  V.  tr.  et  intr.  —  Cligner  de  l'œil; 
reluquer. 

Requis  (de)  \riç)ki  M,  I],  adj.  — 
De  choix  ;  recherché.  Lés  piveres 
sont  de  r'quises,  les  poires  sont  re- 
cherchées. 

Rês'  (è)  \rês  gén.),  loc.  adv.  —  A 
ras.  È  -  de  tere,  à  r.  de  terre.  Pyin 
è  ~ ,  plein  à  ras. 

Rèsâde  [rçzùl  .  .  M,  I,  P,  A'],  s.  f. 

—  Rasade.  £  -,  à  plein  verre. 
Resaler  [r(e)zalê'  .  .  M,  N,  S,  r(e)- 

zole  .  .  I,  P,  F\,  V.  intr.  —  Trembler. 
Rèsant  [rezà  M,  I,  P,  N,  S\,  adv. 

—  Jusqu'au  bord.  -  pyin  d'  vin, 
du  vin  plein  jusqu'au  bord. 

Rèsat  \rçza  S],  s.  m.  —  RézaI 
(mesure  de  grains  équivalant  à 
80  H»*)- 

Rèsatc   [rçzat  M,  rezçt  I,  P],  s.  f. 

—  Ratissoire  qui  sert  à  racler  le 
pétrin. 

Résate  \rêzal  M],  adj.  —  Avare, 
chiche. 

Rèscourci  (so)  [reskiirsi  M,  I\,  v. 
pron.  —  Avoir  recours.  £  que 
sint  nos   -,  à  quel  saint  recourir? 

Rése  \rvs  V],  s.  f.  —  Période.  Fne 
bone  -  dé  loms,  un  bon  bout  de 
temps. 

Rèser  [rezêi  .  .  gén.],  v.  tr.  —  1" 
Raser.    2"  Racler. 

Rèserwè  [rezerive  gén.],  s.  m.  — 
Réservoir  (vivier). 

Rëseû  [rezœ  S],  s.  m.  —  Rasoir. 
Voir  Rèsu. 


RES 


-     585     - 


RES 


Rèsiba'  [rçzibw  F],  v.  intr.  —  Re- 
bondir. 

Rësibu  [rezibii  M],  s.  m.  —  Reste. 

Résida  [rçzidâ  .  .  S,  V],  s.  m.  — 
Réséda. 

Rèsîn  [rezî  .  .  M,  I,  P,  N,  S,  razè 
F[,  s.  m.  —  1"  Gratin,  partie  d'un 
mets  qui  reste  attaché  au  fond  du 
poêlon.  2°  Résidu  du  beurre  fondu. 
Voir  Rèkmônîn. 

Resîngat  [r(e)zîga  M],  s.  m.  — 
Chant  des  oiseaux.  Lo  pinson  piaule 
ses  ~,  le  pinson  pleure  ses  ch.   — 

Resîngau  \r{e)zïgô  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Attrape;  tromperie. 

Restngueyp.mant  [r(e)zîgeymâ  M, 
N],  s.  m.  —  Bruit  de  verres,  de 
cloches. 

Restnguiatc  [r(e)zlgyat  M,  N,  rçzî- 
gyot  I,  P\,  s.  f.  —  Sauterelle,  piège 
qui  sert  à  prendre  les  petits  oiseaux. 

Restnguieu  [r(e)zîgyœ  .  .  M,  I,  P, 
JV],  V.  tr.  —  Humilier;  confondre; 
réduire  au  silence. 

Restnguieu  \r{e)zîgyœ  .  .  gén.],  v. 
intr.   —  Rebondir;    ricocher. 

Restnguieu  [r(e)zîgyœ  .  .  gén.],  v. 
intr.  —  Résonner;  retentir.  Se  dit 
surtout  d'une  cloche  qu'on  sonne. 
Lés  kiaches  r'singueuyent,  le  son  des 
cloches  retentit. 

Rèsînguiote,  voir  Rcstnguiate. 

Rèsolè,  voir  Resaler. 

Resombemant  [r(e)zôbmà  M,  I,  P, 
F\,  s.  m.  —  Vibration. 

Resomber  [r{e)zôbêi  .  ■  M,  I,  P,  F, 
N\,  v.  intr.  —  1°  Résonner;  retentir. 
2"  V.  tr.  Fermer  violemment  la  porte 
Rombas. 

Resombèsse  [r(e)zôbes  M,  I,  P,  F, 
N],  s.  f.  —  Vibration  ;  bourdonne- 
ment que  produit  une  cloche  qu'on 
vient  de  sonner. 

Rèsonate  [rçzçnat  M,  rezonçt  I], 
s.  f.  —  Pauvre  argument.  Voir  Râ- 
hcnate. 

Resonder  [/•(e)zôdë'  .  .  M,  N],  \. 
intr.  —  Rebondir. 


Rèsoner  [rçzçnêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
rçzunw  F,  razçnê'-rçzçnç  S],  v.  intr. 

—  Répliquer;  se  défendre;  se  dis- 
culper ;  s'excuser. 

Rèsote,  voir  Rèsate. 

Rèsotc  [rezçt  Y],  s.  f.  —  Pain, 
gâteau  qui  n'a  pas  été  bien  cuit. 

Rèsouna',  votr  Rèsoner. 

Résous  [rçzu  M,  I,  N,  S\,  adj.  — 
Résolu;    décidé;   qui   n'a   pas  peur. 

Résous  [rçzu  V],  adj.  —  Qui  se 
soumet.     Se    dit    des    personnes. 

Résôycr  [rezôye,-yœ  V],  v.  intr.  — 
Rebondir.  Lés-ofants  émonl  bèn'  lés 
ploies  qu'  èrzôyen/,  les  enfants  aiment 
bien  les  pelotes  qui  rebondissent. 
Se  dit  aussi  d'une  tige  élastique  qui 
reprend  sa  première  forme  après 
avoir  été  courbée. 

Rèspèt    [r^sp^   M,  I,  P,  N],   s.    m. 

—  Respect.  Sus  vale  ~  seul  dit; 
pâlànt  au  ~,  sur  votre  r.  soit  dit; 
parlant  au  r.  (révérence  parler). 

Rèsponète  {rçsponçt  M],  s.  f.  — 
Cligne-musette.  Jouwer  è  lé  -,  jouer 
à  cligne-musette. 

Ressahhieu  \r{e)saxyœ  Destrj'],  v. 
tr.  —  Herser  de  nouveau. 

Ressanance  [r{e)sanàs  M,  N,  S, 
r(e)sçnàs  I,  P,  F],  s.  f.  —  Ressem- 
blance. 

Rcssaner  [r{e)sanêi  .  .  M,  N,  S,  r(e)- 
sçnç  .  .  I,  P,  V,  rasenw  F],   v.  intr. 

—  Ressembler.  An  weunent  tojos  an- 
sane  lés  çus  que  s'  ressanent.  On  voit 
toujours  ensemble  ceux  qui  se  res- 
semblent. Qu'è  ç'  que  teu  m'  rewâte 
anlè  ?  Teu  r'sanes  è  nale  vèche  quand' 
'l  è  fût  s'  vé,  qu'est-ce  que  tu  me 
regardes  ainsi?Tu  ressemblesà  notre 
vache  quand  elle  a  fait  son  veau. 

Ressarci  [r(e)sârsi-r(e)sçrsi  M,  I,  P, 
N,  S,  rçsarsi  F\,  s.  m.  —  Reprise 
dans  une  couture.  /  -  fat  èva  eune 
awèye,  une  reprise  faite  avec  une 
aiguille. 

Ressaré,  voir  Sarer,  adj.  —  Res- 
serré (constipé). 


RES 


—     ^6     - 


RET 


Ressâter,  voir  Ressauter. 

Ressauter  \r(e)sôlë'  .  .  M,  l,  P,  F,  X, 
rfsâle  .  .  S,  V],  V.  intr.  —  lU-bondir. 

Rèsse  \res  M,  I.  P\,  s.  f.  — 
r.liarge  d'ardoises. 

Rèsse  \rçs  P],  s.  f.  —  Grand  pa- 
nier oblong  à  deux  anses. 

Rèssèpi  |rçsç/3i  S,  l'|.  adj.  —  1» 
Desséché.  Se  dit  des  aliments  restés 
trop  longtemps  sur  le  feu.  Vos  nos 
â:  fèl  lonuloms  otonde,  noie  déjinon 
ot  tout  ~,  vous  nous  avez  fait  long- 
temps attendre,  notre  déjeuner  est 
tout  desséché  V.  2'  Peu  vigoureux, 
chétif. 

Rèssési  [reslzi  V\,  adj.  —Rassasié. 

Rèssètè  \resele  Y\,  v.  tr.  —  Revoir 
qqch.  d  écrit. 

Rèssieuter  (se)  [resijcetêi  .  .  M,  I, 
P,  N,  rasijœla  F,  ruxulë' .  .  S\.  v.  pron. 
—  Se  rasseoir. 

Rèssipèle  [resipel  .  ■  gén.|,  s.  f.  — 
Érysipèle. 

Rëssis  \rqsi-resù  M,  I,  P,  N,  S\, 
adj.  —  Rassis.     Se  dit  du  pain. 

RÈssochi  [resosi  F\,  v.  tr.  —  Sé- 
cher.    Voir  Chachcu. 

Rcssogneu  lr(ç)sonœ  .  .  M,  I,  P,  \, 

r(e)siini  P'],  v.  intr.  —  1"  Répugner. 

Je    r'soijne    de    u'  Jinner,  il   me   ré- 

l)ugne  de  vous  gêner.    2"  Craindre. 

Rcssomè  \r{e)somç  .  .  S,  rsemç  V], 
V.  tr.  —  Réensemencer. 

Rèssonance,  voir  Ressanancc. 

Rèssonè,  voir  Ressancr. 

Ressougni,  voir  Ressogncu. 

Rèssoût  {resû  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Ressort. 

Rèssu  [rçsû  X\,  adj.  —  Tranc|uillc; 
corrigé  (se  dit  d'un  enTant). 

Rèssus,  voir  Rèssis. 

Rèsu  |rç:ii  M,  I,  P],  s.  m.  —  Ré- 
sidu ;  reste. 

Rèsu  |rf:ii  M,  I,  P,  N,  rçzœ  S\,  s. 
m.  —  Rasoir.     Voir  Rèzwë. 

Rèsu  [rçzii  M,  I],  s.  m.  —  Bête 
adulte. 


Rèsurc  [rezûr   .   .   M,  I,  P,  N,  ra- 
ziir  F],  s.  f.  —  Raclure. 
Rèt  (rç  M,  I,  P,  A'I,  s.  m.  -  Rat. 

-  dés  champs  (camjiagnol).  -  dreii- 
nuinl  ('dormant),  loir.  On  dit  aussi 
Rètc  ;  voir  Èbricati,  Lô. 

Rèt  \rç  S],  s.  m.  —  Tic,  habitude 
ridicule. 

Retancener  [r(e)làsnê'  .  .  gén.|,  v. 
tr.  —  1"  Etançonner;  consolider. 
2"  Raccommoder. 

Rètande  [r^lùl  M,  I,  P,  X,  S],  v. 
tr.   —  Attendre. 

Rètanrieu  [rçtdrijœ  .  .  M,  I,  P,  X, 
rtilàri-relâri  S,  relùri  V],  v.  tr.  — 
1"  Amollir.  2"  Assouplir.  Mes  baies 
sont  r'ianrisses,  mes  bottes  sont  as- 
souplies. 

Retaquè  \r(e)take  .  .  S,  r(e)tçkç  V], 
part.  pass.  —  1»  Se  dit  du  pain  qui 
n'a  pas  réussi  parce  que  la  pâte 
n'est  pas  levée  suflisamment.  2"  Se 
dit  d'une  grosse  personne  qui 
avance  lourdement.  J'  n'eme  mi  lo 
i/ohhon  lé,  ç'ol  in  gros  ~ ,  je  n'aime 
pas  ce  gros  garçon,  c'est  un  lour- 
daud  Y. 

Retaquer  [r(e)lakci  .  .  M,  X,  r{ç}- 
lokq  I,  P],  V.  tr.  —  Repousser;  ne 
pas  agréer;  réfuter. 

Retaquer  (so)  [r(e)lakêi  .  .  M,  X, 
r(e)lok('  .  .  l,  P],  V.  (iron.  —  Se  vêtir 
de  neuf;  se  faire  beau. 

Retaquéyc  \r(ç)takêy  S\,  s.  f.  — 
Terre  battue  par  la  pluie. 

Retard!  {r(e)lardi  S],  v.  intr.  — 
Relarder. 

Retatouné  \r(e)latunêi  .  .  M,  /], 
adj.  —  Ratatiné. 

Rctauycu  (so)  \r{e)trt!/w  .  .  M,  I, 
P,  X,  ralôyi  F,  ralâi/i  S\,  v.  pron.  — 
Se  remettre  à  table. 

Rètchèri  (so)   [relsçri   S\,  v.  pron. 

—  S'éclaircir.     Voir  Rèkièri. 
Retchiiri  \r(e)lsiiri  S\,  v.  tr.  —  Ré- 
curer.    Voir  Rekeurieu. 

Rète  \rel  X,  S,  V\,  s.  f.  -  1»  Sou- 
ris. 2"  liât.   -  dés  champs,  -  d'âwe 


RETI 


—     5'87     - 


REt 


(eau).  Lés-afants  d'  chètes  prenent 
dés  -,  les  enfants  de  chats  prennent 
des  rats  (tel  père,  tel  fils). 

Rète  [ret  V],  s.  f.  —  Maladie  du 
ventre. 

Rèté  [r(e)lêi  M,  N,  rçtê>  I,  P,  ratê- 
rçtë  F,  r{a)tç  . .  S,  r(q)tç  V],  s.  m.  — 
1»  Râteau.  Rètè  d'  /5s,  r.  de  faux, 
faux  garnie  d'une  sorte  de  râteau 
qui  sert  à  couper  les  denrées.  2" 
Râtelier  où  l'on  met  le  foin  et  la 
paille.  Quand-i  n-yè  pus  ryin  on  ~ , 
lés-ânes  so  bètent,  quand  il  n'y  a 
plus  rien  au  r.,  les  ânes  se  battent. 

Retèchi,  Retèhhou,  voir  Retèhhi, 
Retèhhou. 

Retèhhi  [r(e)/çxi  .  .  M,  I,  P,  N,  S], 
V.  tr.  —  Rempailler.  Eune  chlre  re- 
tèhhâye,  une  chaise  rempaillée. 

Retèhhou  [iiç)tçvi  ■  ■  JW.  ■^.  P>  ^'. 
S],  s.  m.  —  Rempailleur  de  chaises. 

Rètelâye  [rqUày  .  .  M,  I,  P,  F,  rat- 
làg-rçtlày  .  .  S],  s.  f.  —  1»  Tout  ce 
qu'on  peut  rassembler  avec  le  râ- 
teau. 2»  Quantité  de  fourrage  qu'on 
donne  en  une  fois  aux  chevaux  dans 
le  râtelier.  3»  Rangée  de  grosses 
dents. 

Rèteléje  [rçllëà  .  .  M,  I,  P,  N,  rât- 
lës-rçtlës  S\,  s.  m.    —   Ratissage. 

Rèteler  [rçtlê-  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
ratle-rçtlç  .  .  S],  v.  tr.  —  Râteler; 
ratisser. 

Rételon  [retlô  V],  s.  m.  —  Partie 
du  râteau  adaptée  au  manche  et 
munie  de  dents. 

Kételot  [rëtlç  V\,  s.  m.  —  Roitelet. 
Voir  Reûtclat. 

RètGlou  [rqthi  .  .  M,  I,  P,  N,  rât- 
lu-rçtlu  S],  s.  m.  —  Râteleur. 

Retèméje  [r(e)tçmës  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  s.  m.  —  Étamage. 

Retèmcr  [r(e)/ç/nê'  .  .  M,  I,  P,  N, 
ralamœ  F],  v.  tr.  —  Etamer. 

Retèmou  [r(e)tçnm  .  .  M,  I,  P,  N, 
S,  rataniçw  F\,    s.  m.  —    Étameur. 

Retcnâwe,  Rctcnowe  lr(e)tnâw- 
r(e)lnçw  M,  N,  r{e)tnçw  I,  P],  s.  f.  — 


Mémoire.  'L  è  le  ~  duhhe,  il  a  la 
m.  dure. 

Rctenîn,  voir  Tenîn,  v.  tr.  —  1°  Re- 
tenir. Part,  pass.;  Discret;  réservé; 
modéré  ;   sobre.    2"  Se  souvenir. 

Retenûre  \r{e)tnûr  .  .  M,  I,  P,  N\, 
s.  f.  —  Culière  (partie  du  harnais). 

Rctèper    [r(e)/j;pê'  .    .  gén.],   v.  tr. 

—  Retaper;  arranger;  accommoder; 
coiffer;  habiller. 

Rètèpoyeu  \retepoy(e  .  .  M,  I,  P, 
N,  ratapuyi  F,  S\,  adj.  —  Habillé  de 
neuf.     Voir  Rèpèpoyeu. 

Rètèra',  voir  Retîricu. 

Rètére,  voir  Rèteûre. 

Reteteum  lr(e)tetœm  Pontoy],  s.  m. 

—  Étameur  ambulant. 

Rèteûre  [rçtcêr  S,  rçlër  V],  s.  f.  — 
Souricière.     Voir  Rètûrc. 

Rctiaweu  [r(e)tyawœ  .  .  N,  S],  v. 
tr.  —  Reclouer.     Voir  Rekiawcr. 

Rètièmcu  [rçtyemqe  N\,  v.  tr.  — 
Réclamer.    Voir  Rèkièmer. 

Rètièreu  (so)  {rçlyeroe  N,  retyeri 
S,  V],  V.  pr.  —  S'éclaircir.  Voir 
Rèkièri. 

Rètihicu,  Rètïjicu  [retîyyœ-rçtîjycf.. 
M,  I,  P,  N,  rçtrî-ii  S,  rçtreyye,  -yœ 
V],  V.  tr.  —    Attiser.     Voir  Ètîhieu, 

Rètinde  [rftèt  M,  I\,  v.  tr.  —  At- 
teindre; attraper. 

Retîntome  lr{e)tîlçm  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  m.  —  Réplique. 

Retîrieu  [iie)tîryœ  .  .  gén.  (rçlçrw 
F)],  V.  tr.  —  1»  Copier;  dessiner; 
photographier.  Ç'at  s'  père  toi  r'tï- 
rieu,  c'est  son  père  tout  ressemblant 
(tout  craché).  2»  v.  intr.  —  Ressem- 
bler. /  r'tïre  d'èprès  s'n  onke,  il 
ressemble  à  son  oncle. 

Retiuri  [r{e)tyiiri  S\,  v.  tr.  —  Ré- 
curer.    Voir  Rekeurieu. 

Reto  \r{e)lç  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
1»  Retour.  2"  Ruse.  Dés  ~ ,  'l  an-n-è 
pyin  s'  sèc,  des  r.,  il  en  a  plein 
son  sac.  S"  Clou  de  cheval;  vieux 
clou.  4°  Tour.  Chèkin  è  s'  ~ ,  cha- 
cun à  son  tour  (tour  à  tour). 


RET 


-     58«     - 


ftET' 


Retonâye  [r(e)tontiii  .  .  gén.],  s.  f. 

—  1"  Retour  du  printemps.  2°  Four- 
rage que  l'on  a  retourné  sur  le  chainj) 
pour  le  faire  sécher.  3»  Hépartic; 
réplique;  riposte.  4*  Action  de  ra- 
mener une  bête  à  l'endroit  où  elle 
doit  pâturer.  5"  Jeu  des  «nrdiensdes 
bestiaux.  11  se  joue  ordinairement 
à  la  chevillette.  On  fait  six  trous  en 
terre,  disposés  trois  par  trois.  Les 
joueurs  ont  chacun  trois  brins  de 
bois  qu'ils  placent  à  tour  de  rôle 
dans  un  trou.  Il  s'agit  pour  eux  d'en 
mettre  trois  en  ligne  et  d'empêcher 
l'adversaire  d'en  faire  autant. 
Celui  qui  perd  est  chargé  de  la 
corvée  dite  Retonâye,  il  va  re- 
loiirner  les  vaches.  On  peut  rem- 
placer les  chevilles  par  des  noix, 
des  cailloux,  n'importe.  6"  Volée 
de  coups. 

Rctoner,  voir  Toner,  v.  tr.  — 
1"  Retourner.  -  /'  J'toin,  r.  le  foin  ; 
retourner  une  pièce  de  terre  ense- 
mencée qui  a  n'a  rien  donné.  2"  Boule- 
verser; troubler.  3"  Rabrouer.  I  s'è 
fût  ~ ,  il  s'est  fait  r.  4"  Emiiècher 
les  bêtes  de  faire  du  dommage,  ô" 
V.  intr.  Retourner,  revenir  sur  ses 
pas. 

Rctonilre  lr(e)lçnùr  .  .  gén.  (r(e)- 
lurmr  Y)\,  s.  f.  —  1»  Détour.  2«  Ré- 
plique. 'L  è  dés  bones  ~,  il  a  de 
bonnes  r.  3"  Bourde;  mensonge. 
Voir  Tornûre. 

Retoper  [r(r)topêi   .    .   gén.|,  v.  tr. 

—  Refermer  avec  violence  ;  boucher. 
'L  è  r'topé  V  trou  d'  le  hâye,  il  a 
bouché  le  trou  de  la  haie. 

Retoquè  [ri^çUokç    .  .    I,  I'\,  v.  tr. 

—  Rejjousser.     Voir  Retaquer. 
Retoquè  (so)  [r(eUokç  .  .  [,  ]>\,   v. 

pron.  —  Se  revêtir  de  neuf.      Voir 
Retaquer. 
Retoquè   [r(e)tokç    V],   part.   pass. 

—  Se  dit  du  pain  qui  n'a  pas  réussi. 
Voir  Retaquè. 

Rctournîrc,  voir  Retonûre. 


Rclouyâde  \r(e)tuytit  .  .  M,  I,  P,  N. 
S],  s.  f.  —  Réponse  un  peu  vive  et 
rude. 

Retoûycu  [r(ç)liiyœ  .  .  M,  I,  P, 
r(e)lO"yœ-r(e)lûyœ  X],  v.  tr.  —  1"  Re- 
tourner les  éteules  pour  réense- 
mencer un  champ  de  la  même  cé- 
réale. 2"  Rembarrer  qqn.;  rabattre 
le  caquet  de  qqn.  3"  Battre  les  cartes. 

Retôyeu,  voir  Retoûycu. 

Rètrâci,  voir  Retreûcieu. 

Retranche  [retràs  Y],  s.  f.  —  Petites 
lattes. 

Retrât  [r(e)trà  .  .  M,  I,  P,  X\.  part, 
pass.  —  Retrait,  retiré.  'Lai  byimme 
corne  i  ~  d'  tere,  il  est  pâle  comme 
un  déterré. 

Retrât  \iie)trà  M\,  s.  m.  —  Lieux 
d'aisances.     Voir  Preuve. 

Retrâts  \r{e)trâ  .  .  gén.],  s.  m.  pi. 

—  Sorte  de  farine  bise  et  mêlée  de 
son,  qu'on  retrait  de  la  moulure 
de  blé  et  qu'on  donne  à  manger 
aux  porcs. 

Rctréhieu,  voir  Retrîhicu. 

Rètrèper  [rqtrçpê'  .  .  gén.  (retrçpç 
V)\,  v.   tr.  —  Rattraper;  rejoindre. 

Rclrèqué  \r(e)trçki"  .  .  M,  I,  P,  N, 
r(ç)/r/A-«'  F],  adj.  —  .arrangé;  en 
bon  ordre;  habillé  de  neuf. 

Rctrèssautemant  \r(e)lrçsôtmà  M, 
I\,  s.  m.  —  Rebondissement. 

Retrcîicieu  \r(e)trœsyœ  .  .  M,  I,  P, 
iV,  ratrûsi-retrôsi  S,  retrâsi  V],  v.  tr. 

—  Rétrécir;  amoindrir. 
Rètrîhi,  voir  Rètrïhieu. 

Rctriké  [r(ç)trikêi  .  .  gén.],  adj.  — 
Qui  a  les  manches  de  chemise  re- 
levées. 

Rètrionè  [rçtriyone  .  .  S\,  v.  tr.  — 
Lésiner. 

Rètriqua',  voir  Rctrèqué. 

Rètrôci,  voir  Retreûcieu. 

Retrognons  \r(e)lronô  gén.|,  s.  m. 
pi.  —  Troisième  farine,  tirée  du 
son  ;  elle  est  de  moindre  valeur  (|ue 
les  Retrâts  et  ne  sert  plus  qu'aux 
amidonniers. 


RET 


589 


Rètropè,  voir  Rètrèper. 

RetrossG  [r(e)trçs  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Retroussis  (pli  dans  le  haut  de 
la  jupe).  'L  è  fal  dés  ~  dans  se 
cote,  elle  a  fait  des  r.  dans  sa  jupe. 

Retrossieu  [r(e)trçsgqe  .  .  gén.],  v. 
tr.  —  1»  Retrousser.  'L  ot  r'trossîe 
corne  ène  toûrosse  dé  pices,  elle  est 
retroussée  comme  une  tueuse  de 
puces  V.  2"  Réprimander.  /'  m'a 
fat  bramant  ~,  je  me  suis  fait  joli- 
ment r.    3*  Diminuer  S,  V. 

Retûde,  voir  Tûdc,  v.  tr.  —  Re- 
tordre. 

Rètûre  [rçtùr  .  .  M,  I,  P,  F,  N,  rç- 
tôêr  S,  rçtêr  V],  s.  f.  —  Ratière; 
souricière. 

Rctus  [r(e)tû  M,  I,P,  N],  adj.  -  1» 
Retors  ;  rusé  ;  entêté.  Nate  chète  at 
r'tûse,  notre  chat  est  rusé.  2"  Ma- 
lingre. Val  dés  p'hhés  -,  voilà  des 
porcs  m. 

Reû  [rœ  M,  I,  P,  N,  rô-rwç  S,  rwç 
V],  s.  m.  —  Roi.  Lés  ~,  la  fête  de 
l'Epiphanie.  Quad  lo  s'ia  at  luhant 
lo  Jo  dés  ~ ,  lo  mèyat  vyint  sus  lés 
tits,  quand  le  soleil  est  luisant  le 
jour  des  r.,  le  millet  vient  sur  les 
toits.  Voir  Lînk.  Lés  neûrs  ~ ,  les 
r.  noirs  ou  aussi  :  lés  ~  mèhhrés, 
les  r.  mâchurés.  Se  célèbrent  huit 
jours  après.  Voir  Rwè.  Ce  jour,  les 
enfants  assistaient  à  l'office,  la  tète 
ornée  d'une  couronne  en  papier 
argenté,  un  sceptre  en  bois  doré  à 
la  main,  et  le  visage  mâchuré  de 
suie.  Vers  les  quatre  heures  de 
l'après-midi,  la  famille  se  réunissait 
pour  tirer  le  Roi  de  l'année.  On 
mettait  des  fèves  dans  un  bonnet 
que  le  plus  âgé  des  assistants  tenait 
à  la  main.  Il  y  en  avait  autant  que 
de  membres  de  la  famille  et  de  do- 
mestiques, plus  deux  :  une  pour  le 
bon  Dieu  et  une  pour  la  Vierge. 
Avant  le  tirage,  on  récitait  une 
prière.  Le  plus  jeune  enfant  faisait 
le  tirage,  nommait  successivement 


REU 

chaque  membre  de  la  famille  en 
commençant  par  le  plus  âgé.  Avant 
le  repas  qui  suivait,  on  apportait 
un  gâteau  rond  ou  en  forme  de 
couronne,  dans  lequel  se  trouvait 
une  fève.  Chacun  des  assistants  re- 
cevait une  tranche  de  ce  gâteau;  la 
personne  dans  la  tranche  de  la- 
quelle se  trouvait  la  fève  noire  était 
proclamée  roi.  On  réservait  une 
«part  à  Dieu»,  c.-à-d.  pour  les 
pauvres.  Les  domestiques  assistaient 
également  à  la  fête  et  recevaient 
leur  part  comme  tous  les  autres, 
mais  ils  ne  pouvaient  être  élus  rois. 
Si  un  domestique  recevait  la  fève 
gagnante,  on  lui  donnait  un  cadeau 
en  échange  de  la  fève  que  l'on  re- 
mettait dans  le  bonnet. 

Huit  jours  après,  on  fêtait  les 
neûrs  reûs.  On  tirait  au  sort,  en 
commençant  cette  fois  par  le  plus 
jeune,  le  plus  âgé  faisait  le  tirage. 
Chaque  fois  que  le  roi  buvait, 
toute  l'assistance  devait  suivre  son 
exemple,  celui  qui  l'oubliait  était 
mâchuré. 

Pendant  le  repas,  on  plaçait  la 
bûche  de  Noël  allumée  sur  la  table; 
jamais,  dit-on,  la  nappe  ne  brûlait. 

Autre  coutume:    Les    trois    Rois 
mages   étaient  invoqués  de  la  ma- 
nière suivante  par  les  jeunes   filles 
désireuses  de  trouver  un    mari   ou 
de  connaître  leur  futur  mari.    Elles 
prenaient  trois   feuilles  de  laurier, 
écrivaient  sur  chacune  de  ces  feuilles 
le   nom   d'un  des  trois  Rois  mages 
et   les    plaçaient   sous   l'oreiller   de 
leur  lit.  Au  moment  de  se  coucher, 
la  jeune  fille  posait  le  pied  droit 
sur  le  bois  de  lit  en  disant: 
J"  mats  l'  pied  sus  ç'  bois. 
Au  nom  des  trois  Rois, 
Pour  voir  en  dormant 
Celui  que  J'aurai  de  mon   vivant  I. 

Dans  la  région  de  la  Nied,  la 
jeune    fille    mettait    une   jarretière 


REU 


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REU 


sous   son   oreiller  et   se  mettait  au 

lit  en  disant: 

Cesl  aujnurd' hiii  la   veille   des  Rois, 

En  mellanl  le  pied  sur  ce  lit, 

Je  l'oiis  prie  de  me  faire  voir  celle  niiil 

Celui  que  j'aurai  pour  mari. 

Rcuche,  voir  Reuhhc. 

Reûd  [rœ  M,  f,  P,  N,  rô  S,  râ  V  |. 
adj.  —  1"  liaide;  roide.  J'  alans  ~ 
d'  freûd,  nous  sommes  r.  de  froid. 
2"  Acerbe;  ai^re.  Se  dit  surtout  de 
la  piejuelte. 

Rcûde  [rœl  M,  I,  P,  X,  rcl  V\, 
adj.  —  Fier,  orgueilleux.  Fâre  so 
~,  faire  son  fier  (se  vanter). 

Rcûdieu  [nrdijœ  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  1"  Raidir,  par  ex.  un  fil 
de  fer.     2"  v.  pron.     Se  tenir  raide. 

Reudious  \rirdiju  M,  I\,  adj.  — 
Haide. 

Reugnon  [rcenô  M,  I,  P,  X],  s.  m. 

—  1"  Rognon.    2"  Trognon. 
Reuhhe  [rœx  .  ■  M,  I,  P,  F,  X,  S\, 

adj.  —  Rugueux.     Voir  Rahhe. 
Reuhi,  Reuji  [rœyi-neji  M\,  n.  pr. 

—  Rugy,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 
Rcujc  [rœs  M,  I,  P,  N,  râs   F,   rïs 

S,  rës  V\,  s.  m.  —  Crible;  tamis. 
Qu'ai  ç'  (pi'al  lo  pus  bêle  de  s'iit  '.'  — 
Lo  ~ ,  i  lèhlie  pèsser  le  fèreune  et 
ivîide  lés  grus,  qu'est-ce  qui  est  le 
plus  bcte  de  cette  maison?  —  Le  t., 
parce  qu'il  laisse  passer  la  farine 
et  relient  le  son.     Voir  Rinchat. 

Rcujeu  \rœj(e  .  .  M,  X,  rœjç  I,  P, 
riji  S,  rêj[je,-ij(r  V),  v.  tr.  —  Passer 
au  crible. 

Rcujou  \r<yju  .  .  M,  I,  P,  X,  riju 
S\,  s.  m.  —  Cribleur. 

Reujûrc  [rœjur  .  .  M,  I,  P,  X,  râ- 
jCir  F,  rijhr  S\,  s.  f.  —  (^riblure. 

Reûkion  [rœktjô  M,  I,  P,  X\,  s.  m. 

—  Petit  pain  qu'on  cuit  le  jour  des 
Rois  (le  5  janv.) 

Reulat  \rfpla  M\,  s.  m.  —  Ponceau. 
Rcuma'    \rfrma'    F],    v.    intr.     -- 
Avoir  le  rhume;   tousser. 


Rcumc  \rœm  M,  I,  P,  F,  S,  rîm- 
rtim  S,  rîm  V],  s.  f.  —  Rhume.  Ç'ot 
ène  rime  d'  èqnè,  èle  né  s'  in  v'rè  qn' 
ovon  lé  pié,  c'est  un  r.  d'agneau,  il 
ne  s'en  ira  qu'avec  la  peau  (c'est 
un  gros  r.) 

Reupâd  [rœpâ  P],  s.  m.  —  Glou- 
ton; sobriquet  des  habitants  de 
Scy,  près  de  Metz. 

Reupat  {rœpa  M,  X],  s.  m.  —  Ren- 
voi ;    rot.     Voir  Rcupiat. 

Reupâye  [rœp&ij  .  ■  ^f,  I,  X\,  s. 
f.  —  Renvoi,  rot. 

Rcupe  \rœp  M],  s.  f.  —  Renvoi, 
rot. 

Reupeu  [rcepœ  X\,  v.  intr.  — 
Avoir  des  renvois,  roter.  Voir 
Reupser. 

Reupiat  [rcepya  M,  repyo  I,  P\,  s. 
m.  —  Renvoi,    rot.     Voir  Reupat. 

Reupïe  [rcypîy  M,  I\,  s.  f.  —  Ron 
repas. 

Reupser  [rœpsêi  .  .  M,  X,  rapsw 
F\,  V.  intr.  —  Avoir  des  renvois, 
roter.     Voir  Reuper. 

Reiîté  Inelë'-rœyôtê'  .  .  M,  I,  P.  X], 
s.  m.  —  Gâteau  des  Rois,  dans  le- 
quel .se  trouve  la  fève. 

Rcûtelat  \nella-riilla  M,  rœllo  /, 
rOëtlp-riilo  P,  rùlln  F,  rwçtla  S,  riil- 
lo-rêllp  V\,  s.  m.  —  1"  Roitelet. 
2»  Enfant  qui  fait  le  prétentieux  V. 

Reuti  [rœli  M],  v.  tr.  —  Rôtir. 

Reûyat  \rœya  Pontoy],  s.  m.  — 
1»  Petite  raie.    2»  Rigole. 

Reuyauté,  voir  Reûté. 

Reûye  [recy  F],  s.  f.  —  Roue.  Voir 
Rieûye. 

Rcûye  \rœy  M,  I,  P,  X,  rùy  F, 
rôy  V\,  s.  m.  —  Rouille.  Lo  ~  s'è 
mins  dans  m'  coulé,  la  r.  s'est  mise 
dans  mon  couteau. 

Rcûye  [râ-y  Attilloncourt],  s.  f.  — 
Petite  plante  grimpante  et  rugueuse 
(]ui  croit  dans  les  haies,  les  jardins. 

Reûyewècâd  [neyivçkâ  M],  s.  m. 
—  Épinoche. 


REU 


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Reûyeu  [rœyœ  .  .  M,  I,  P,  N],  \. 
tr.  —  Ronger;  grignoter;  remâ- 
cher; ruminer.  Lés  vèches  reûyent 
zoule  pèlûre,  les  vaches  ruminent 
leur  pâture. 

Reiîyeu  {rœijœ  .  .  M,  I,  P,  N,  rûyi 
F],  V.  intr.  —  Rouiller;  roussir. 
Se  dit  surtout  des  céréales.  Lés 
biés  reûyenl,  les  blés  sont  attaqués 
par  la  rouille. 

Reuyon  \rqeyô  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Trognon  de  pomme,  de  poire. 

Revace  [r(e)vas  M,  N,  S,  r(e)vçs 
I,  P,  F,  V],  adv.  —  Voici  de  nou- 
veau.   Lo    ~,   le  voici  qui  revient. 

Rèvâche,  voir  Rèvâhhc. 

Rèvâdè  [rçvâde  V],  v.  tr.  et  intr.  — 
Faire  des  choses  de  peu  de  valeur. 
Voir  Rèvauder. 

Rèvâderle  [i-çvâdrT  V],  s.  f.  — 
Chose  de  peu  de  valeur.  Voir  Rè- 
vauderèye. 

Rèvâdcrou  [rçvâdru  V],  s.  m.  — 
Qui  s'occupe  de  riens.  Voir  Rèvau- 
dou. 

Rèvâhhe(è)  [rçvax  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  loc.  adv.  —  A  verse.  L'âwe 
chèyeût  è   ~ ,  l'eau  tombait  à  verse. 

Rèvalâye  [rçvalày  .  .  M,  N,  S,  rç- 
vçlây  .  .  I,  P,  V],  s.  f.  -  Rafale  de 
vent  ou  de  fumée. 

Rèvalâye  (è  le)  [rçvalày  M,  N,  rç- 
vçlây  I,  P,  ravolây  F],  loc.  adv.  — 
En  descendant. 

Rèvaler  [rçvaW  .  .  M,  N,  rfiiçlç 
.  .  I,  P,  rauçlœ  F,  rçvçlç  .  .  S],  v. 
tr.  —  Avaler.  /  ravale  s'  crachon, 
il  ravale  sa  salive  (il  se  tait). 

Rèvaler  [rçvalê'  .  .  M,  N,  rçvçle 
.  .  I,  P,  F,  V],  v.  tr.  —  1»  Abaisser'; 
descendre.  Fût  ~  lo  crème  d'în 
cran,  il  faut  abaisser  la  crémaillère 
d'un  cran  V.  1°  v.  intr.  Se  courber. 
Se  dit  des  arbres  chargés  de  fruits. 
'Nas  arbes  rêvaient  de  frais,  nos 
arbres  courbent  sous  le  poids  des 
fruits.  3"  Baisser  de  prix.  4"  v. 
pron.  Se  tasser  S,  V. 


REY 

Rcvalcûr,  Revalôr  \r(e}valœr  M, 
N,  r(e)vçlœr  I,  P,  r(e)valôr  S],  v. 
intr.  —  Revaloir.  /  serè  çoii  qu'  ce 
li  an  r'vaurè,  il  saura  ce  que  cela 
lui  en  revaudra  Cce  que  cela  lui 
coûtera). 

Rèvancicu  [rçvâsyœ  .  .  M,  I,  P, 
N,  ravâsi  S],  v.  intr.  —  Avancer. 

Revandou  [r(e)vàdii  .  .  M,  L  P, 
F,  N,  S],  s.  m.  —  Revendeur. 

Rcvanjeu  ("so)  [r(f)vàjœ  .  .  M,  I,  P, 
F,  N,  S],  s.  m.  —  Se  défendre.  J' 
m'a  r'vanji,  je  me  suis  défendu  F. 

Rèvàr  [rej>âr  V],  s.  m.  —  1"  Petit 
ruisseau.  Se  dit  surtout  des  petits 
ruisseaux  temporaires  formés  par 
une  forte  pluie.  2»  Pluie  abondante 
qui  occasionne  des  débordements. 
Fût  lo  ~  d'  le  Sint  Jan,  s'i  n'  vyinl 
m'  dovanl,  i  vyinl  èprès,  il  faut  la 
pluie  de  la  St.-  Jean,  si  elle  ne  vient 
pas  avant,  elle  vient  après. 

Revarjeu  lr{e)varjœ  .  .  M,  N\,  v. 
intr.  —  1"  Herser  un  terrain  pour  la 
troisième  fois,  en  tournant  à  droite. 
2"  Aller  dans  les  jardins,  après  la 
cueillette  des  fruits,  pour  ramasser 
ceux  qu'on  a  oubliés. 

Revâsi  \r{e)uâzi  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Se  dit  d'un  mets,  d'une  boisson 
dont  on  mange,  que  l'on  boit  avec 
plaisir.  Ço  vin  è  i  piat  got  de  ~, 
ce  vin    a  un  petit  goût  de   revas-y. 

Rêvasse  {rêvas  M,  N,  rêvos  I,  P], 
s.  f.  —  Rêverie. 

Rèvate  [revat  M,  N],  s.  f.  — 
Chanson  niaise  dont  on  peut  sans 
inconvénient  augmenter  le  nombre 
des  couplets.  On  y  entasse  des  idées 
bizarres  qui  peuvent  faire  rire  des 
esprits  simples. 

Rèvate  (è)  [revat  M,  I,  S],  loc.  adv. 
—  Bien,  à  souhait,  très  bien;  juste 
assez  ;  plus  qu'il  n'en  faut.  S'èpraler  è 
~ ,  se  bien  habiller. 

Rèvaudâd  [rçvôdâ  .  .  M,  I,  P],  s. 
m.  —  Qui  va  partout  où  il  n'a  rien 
à  faire;  flâneur;   rôdeur. 


REY 


-     592 


REY 


Rèvaudcr  [reimdëi  .  .  M,  I,  P,  N, 
rçi'âdç  V],  V.  intr.  —  1"  Faire  des 
choses  de  peu  de  valeur.  2"  Mar- 
cliander;  brocanter.  3"  Marauder; 
rôder;     cliercher    partout;    trôler. 

Rèvauderèye  [rçvôdrëij  M,  I,  P, 
N,  ranâdrêy  S,  rçvâdrî  V],  .s.  f.  — 
1"  Chose  de  peu  de  valeur,  de  mi- 
nime importance.  2"  Knnui,  chose 
ennuyeuse  ;    embêtement. 

Rèvaudou  {rçrôdu  .  .  M,  I,  P,  N, 
rçi'âdrii  V],  s.  m.  —  1"  Qui  s'oc- 
cupe de  riens.  2"  Brocanteur. 
3"  Maraudeur;   trompeur. 

Revâyi  \r(e)iHliji  S],  v.  tr.  —  Re- 
muer; cherciicr;  fouiller.  Je  r'mye 
loiile  noie  arméle  pou  troué  mes 
f/anls,  je  fouille  toute  notre  armoire 
pour  trouver  mes  fiants. 

Rcvéche  (è  le)  {r{e)rês  F\,  loc.  adv. 

—  A   la    renverse.     Voir  Ranvéhhe. 
Revéhhe  (è)  \r(e)vêx  S],   loc.  adv. 

—  A  droite  du  timon  (à  la  fiauche 
du  timon  se  dit  è  le  min). 

Rèvelâd  \r^i>lâ  P\,  s.  m.  —  Per- 
sonne qui  bougonne. 

Révèle,  voir  Rèvaler. 

RèvGlîn  \rçi>lî  S\,  s.  f.  —  Ré|)ri- 
mande  sévère. 

RèvGtiâd  Irçi'itâ  V\,  s.  m.  —  Bête 
qui  ne  se  développe  pas,  malingre. 

Révélôr(né  s'an)  \revlôr  V],  v.  pron. 

—  Ne  pas  en  revenir.  Voir  Revo- 
leQr. 

Revenant  \r(ç)i'nà-n>çnà  gén],  adj. 

—  Qui  prospère,  qui  se  développe 
bien,  qui  a  bonne  mine;  avenant. 
Lrx  hiés  n'  sont  uni  ~  l'ènâye  le,  les 
blés  ne  se  développent  {^uère  cette 
année.  Ç'at  rime  fome  rev'nanle, 
c'est  une  femme  avenante. 

Revenant  \r(e)i>nà-ri>çnà  gén.],  s. 
m.  —  1"  Gain;  remise;  tantième. 
2"  Qui  arrive  à  l'improviste  S.  3"  Kn- 
fant  né  longtemps  après  celui  qui 
le  |)réccde. 

Revcnate  |r(f)(vi(i/  M,  N,  S,  r(e)i'- 
not  I,  P,  V],  s.  f.  —  1"  Revenu;  gain. 


2*"  Action  de  revenir.  Ne  s'emploie 
que  dans  cette  phrase,  dite  avec 
un  ton  menaçant:  Le  ~  al  hone, 
nous  viderons  le  différend  une 
autre  fois.  3"  Personne  ou  chose 
qui  vient  à  l'improviste.  4"  Jouer  à 
la  Revcnate,  jeu  de  billes  qui  con- 
siste à  faire  ricocher  les  billes 
contre  un  mur  et  à  les  laisser  sur 
terre  jusqu'à  ce  qu'une  autre  bille 
qu'on  a  lancée  vienne  en  toucher 
une.  Toutes  les  billes  qui  sont  sur 
terre  sont  alors  le  gain  de  celui 
dont  la  bille  en  a  touché  une  autre. 

Rcvcneiâ  |r((>)('<'n(?  .S"|,  s.  f.  —  Petit 
raisin  venu  après  les  autres.  Voir 
Rewèyenat. 

Revenîn,  voir  Vcntn,  v.  intr.  — 
Revenir.  Po  t>'  an  - ,  pour  vous 
en  r.,  pour  revenir  à  notre  propos. 

Revenîns,  voir  Yenîn,  s.  m.  pi.  — 
Revenus.  Lés  pus  hés  d'  zous  -  sonl 
dés  tas  d'  huions,  les  plus  beaux  de 
leurs  r.  sont  des  tours  de  bâtons. 
Ch.  H.,  V,  364. 

Revenon  |r(f)i>nô  M,  I\,  s.  m.  — 
Deuxième  récolte  de  regain. 

Revenote,  voir  Revenatc. 

Revequi  \r(e)vki  M\,  v.  intr.  — 
Revivre.     Fâre  ~,  ranimer. 

Rêver  |rç(>ê'  A/|,  v.  intr.  —  Cou- 
rir, parcourir. 

Rèvèrancc  [revçràs  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  Révérence.  Fâre  le  ~  è 
cul  d'i'c,  faire  la  r.  à  c.  ouvert, 
faire  une  profonde  révérence,  com- 
me les  femmes  la  faisaient  autre- 
fois. 

Revèrdâye  \r(ç)i>çrdây  .  .  M,  I, 
P\,  s.  f.  —  Feu,  llamme  de  peu 
de  durée. 

Révère  |r(ç)(>fr  .V,  /,  P,  N,  r(e)- 
v(fr-r(e)i'Tr  S,  r(e)i>êr  V],  s.  f.  — 
Rivière.  Ta  âssi  fim  qu'  le  r'veûre 
n'c  sa,  j'ai  aussi  faim  (|ue  la  r.  a 
soif  S. 

Revës  (an)  [r(e)i'êi  M,  I,  P,  N,  S, 
r(e)iujç    V],   loc.    adv.    —   A    revers 


REY 


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REW 


(en  arrière).  È  -  doûs,  à  r.  dos 
(à  la  renverse).  'L  è  chu  è  ~  doûs 
il  est  tombé  à  la  renverse.  Voir 
Relinvièhh,  Revéhh. 

Reveûdi,  voir  RevïîdiGU. 

RevGîir,  voir  Veûr,  v.  tr.  —  Re- 
voir. So  ~,  se  r.  (se  réconcilier). 
È  -,  au  r.  È  ~,  lés-èmîns,  au  r., 
les  amis  1  A  (an)  r'wer',  an  vos  r'wèg- 
ant,  au  revoir  V. 

Reveiâre,  voir  Révère. 

Reviès,  voir  Rêvés. 

Revigoré  lr(e)ingorê'  M],  adj.  — 
Ranimé. 

Revinje  [r(e)vès  M,  I,  N,  r(e)vàs 
S],  s.  f.  —  Revanche. 

RcvTre,  voir  Révère. 

RevïrG  [rie)inr  M,  S],  v.  tr.  — 
Retourner  une  carte. 

RevTrieu  [r(e)vîryœ  .  .  M,  I,  P, 
N],  V.  intr.  —  Se  retirer  du  jeu,  y 
renoncer  (en  parlant  du  jeu  de 
cartes). 

Rèvisate  lr(e)vizat  S,  revizot  V], 
s.  f.  —  1"  Souvenance.  2"  Idée, 
manière  d'envisager.  Fâre  le  ~, 
penser  aux  beaux  temps  de  sa  jeu- 
nesse, ou  de  sa  lune  de  miel.  3" 
Enfant  né  longtemps  après  celui 
qui  l'a  précédé.     Voir  Rewèyenat. 

Revisieu  \r(e)vTzyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
rçvizç  .  .  S],  V.  intr.  —  l»  Regarder 
plus  attentivement.    2»  Réfléchir. 

Rèvisote,  voir  Rèvisate. 

Révision  [rçvizyô  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  f.  —  Changement  d'avis,  d'idée. 

Revoce  {r(e)vos  I,  P,  F,    V],   adv. 

—  Voici  de  nouveau.   Voir  Revace. 
Rèvolâye   [rçvçlây  I,   P,    V],  s.  f. 

—  Rafale.     Voir  Rèvalâye. 
Rèvolâye  (è  le)  [revolây  I,  P],  loc. 

adv.  —  En  descendant.  Voir  Rè- 
valâye. 

Revoie  [revole  .  .  I,  P,  F,  V\,  v. 
tr.  —  Abaisser.     Voir  Rèvaler. 

Revoleiir  [r(e)volœr  I,  P],  v.  intr. 

—  Revaloir.    Voir  Revaleûr. 


Revoleûr  (ne  s'a.n)'\r{e)volœr  M,  I, 
P,  N,  revlôr  S],  v.  pron.  —  Ne  pas 
en  revenir,  être  surpris.  I  n'  s'an 
rev'leûl  m'  quand'  'le  vu  v'nîn,  il 
était  surpris  quand   il  l'a  vu  venir. 

Revolon  [r(e)volô  I,  P\,  s.  m.  — 
Récrimination;  ressentiment. 

Rèvonète  [r^vonet  M,  I,  P,  N,  ra- 
vonet  S],  s.  f.  —  Petite  rave;  radis. 

Révosse  [rêvos  I,  P],  s.  f.  — 
Rêverie.     Voir  Rêvasse. 

Rèvoye-mètîn  [revoy  metî  V\,  s. 
m.  —  Réveille -matin.  Voir  Ran- 
vaye-mètîn. 

Rèvoytye  [rçvoyèy  P],  s.  f.  — 
Régalade.     Voir  Ranvayâye. 

Rcviîdieu  [r(e)vridyqs  .  .  M,  I,  r(e)- 
vtidi-revûdye  P,  r(e)viidi  F,  r(e)vœdi 
S],  V.  tr.   —   Reverser;  transvaser. 

Rèvûre  [reimr  Marthil],  s.  f.  — 
Sorte  de  panier  dans  lequel  on 
conserve  les  œufs. 

Rewâd  [r(e)wà  .  .  M,  I,  P,  F,  N,  S], 
s.  m.  —  Regard  ;  coup  d'oeil  ;  œillade. 
Bé  ~,  beau  r.  (belle  vue). 

Rèwâd  [rewâ  V\,  s.  m.  —  Fanfa- 
ronnade ;  hâblerie.  Fere  dés  ~  ,  crier 
à  haute  voix. 

Rewâde  (an)  [r(e}wât  .  .  M,  I, 
P,  N],  loc.  adv.  —  A  l'affût;  aux 
aguets. 

Rewâr  lr(e)wâr  V],  v.  tr.  —  Revoir. 
Voir  Reveîîr. 

Rewâtant,  Rcwâtchant,  Rewâtchi, 
voir  Rewâtiant,  Rewâtieu. 

Rewâtiant  [r(e)wâlyà  .  .  M,  I,  P, 
N,  r{e)wâtâ - r(e)wâtsâ- r(e)wàtyâ  S\, 
adj.  —  Avare;  intéressé. 

Rewâtieu  [r{e)wàtyœ  .  .  M,  I,  N, 
r(e)ivâtyç  -  r(e)pwerdë'  P,  r{e)watœ 
F,  r(e)wàti  - r{e)wàtsi  -  r(e)wàtyi  .  .  S, 
r(e)wàlye  V],  v.  tr.  —  Regarder. 
/  ma  r'wâle  corne  si  f  li  d'veùs  dés 
sous,  il  me  regarde  comme  si  je 
lui  devais  de  l'argent.  Voir  Wâticu. 
2"  V.  intr.  Prendre  soin. 

Rewâtûre  lr(e)ivâtiîr  M],  s.  f.  — 
Regard.    Voir  Rewâd. 

38 


REM 


594 


Rewâyi  {r(e)wâyi  S,  r(e)wàye,-gœ 
V],  V.  tr.  —  Fouler,  marcher  sur; 
farfouiller.  Lés  j'tïnes  ont  lorlol 
r'wâyé  nnle  yèbe,  les  poules  ont 
abîmé  toute  notre  herbe  V. 

Rewégncu,  voir  Wingncu,  v.  tr.  — 
Regagner. 

Rewèyenat  \r(e)weyna  M,  N,  r(e)- 
weyno  I,  P,  rvenœ  .S],  s.  m.  —  1"  Petit 
raisin  venu  après  les  autres.  Voir 
Wèyenat.  2*  Enfant  qui  vient  au 
monde  longtemps  après  celui  qui 
l'a  précédé;  animal  domestique  qui 
naît  longtemps  après  l'époque  ha- 
bituelle, par  ex.  en  automne. 

Rcwèyencr  [r{,e)wqynê>  .  .  M,  I, 
P,  N],  V.  intr.  —  Repousser.  Se 
dit  des  plantes. 

Rcwèycnot,  voir  Rewèyenat. 

Rcwèyîn  \r{e)iveyi  .   .  gén.],  s.  m. 

—  Regain,  herbe  qui  repousse  dans 
un  pré  après  la  fauchaison.  Lo  » 
at  grand,  f  n'  èrans  pwint  cT  hwin 
vin,  le  r.  est  grand,  nous  n'aurons 
pas  de  bon  vin.     Voir  Wèyîn. 

Rewingneu,    voir    Wingneu,  v.  tr. 

—  Regagner. 

Rewodè,  Rewodië  {r(e)wodç -  r( e )- 
wodyç  V],  v.  tr.  —  Soutenir;  pro- 
téger; défendre.  lùi'  dotez  nï.  olèz, 
mo  fé,  f  vos  r'wodrè,  ne  craignez 
rien,  mon  fils,  allez,  je  vous  sou- 
tiendrai. 

Rèyau  \rçyô  Herny],  s.  m.  —  Ri- 
gole creusée  à  la  bêche,  ou  exca- 
vation naturelle. 

Rèyc  \rêy  gén.],  s.  f.  —  Radis; 
rave.  Lés  ~  sont  hofhses  iènâyc 
le,  les  r.  sont  creuses  cette  année. 
Voir  Rèyu. 

Rèye  [rCij  P\.  s.  f.  —  Morceau 
de  bois  qui  sert  à  allumer  le  feu; 
rameau  détaché  d'un  arbre. 

Rèyeunc  [rçyœn  M],  s.  f.  —  Mine. 
/  fât  eitne  pente  ~,  il  fait  une  vi- 
laine m.  (il  est  tout  liéconlenancé). 

Rèyeusse,  voir  Rèyussc. 

Rèyi,  voir  Rèyu. 


RID 

Rèyu  [reyii  S,  rçyi  V],  s.  m.  — 
Radis.    Voir  Rèyc. 

Rèyusse  \rçyfis  M,  I,  P,  F,  rçyo?s- 
reyi'is  X],  adj.  —  Distrait;  rêveur; 
pensif;  de  mauvaise  humeur;  dé- 
concerté; surpris;  à  bout  de 
moyens.  'L  ateCit  tôt  -  ,  il  était  tout 
déconcerté. 

Ri  [ri  S,  V],  s.  m.  —  Petit  cours 
d'eau.     Voir  Ru. 

Riaule  \ryôl  M,  I,  P\,  s.  f.  - 
1»  Gauloiserie.  2"  Divertissement; 
beuverie. 

Riauler  {ryôlê  .  .  M,  I],  v.  intr. 
—  S'amuser,  être  en  partie  de  plai- 
sir;   faire  ripaille. 

Riban  \ribà  gén.],  s.  m.  —  Ruban. 
Que  ~  d'  qiiâwe,  quel  r.  de  queue 
(quel  long  chemin)!  Les  invités 
d'une  noce  employaient  des  r.  à 
profusion. 

Dés  -  aus  chèpés,  è  lé  tête  dés 
ch'vaus, 

Aiis-èbits,  toi  pèrtot.  F  an-n-èvint 
totévaii. 

Des  r.  aux  chapeaux,  à  la  tête  des 
chevaux,  aux  habits,  tout  partout, 
ils  en  avaient  partout.  C.  H.,  VI,  271. 

Ribandèle,  Ribandéne   \ribàdçl   M, 


ribâdën  P\,   s.  f. 


Ribambelle. 


Ribon-ribinne  [ribô-ribèn  M,  /], 
loc.  adv.  —  Bon  gré,  mal  gré. 

Ribotou  [ribotn  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Buveur. 

Richâd  [risà  .  .  M,  I,  P,  .V],  s.  m.  - 
Richard.  Çot  i  ~  ,  i  prand  sés-âhhes, 
c'est  un  r.,  il  prend  ses  aises. 

Rîde  \nl  S],  s.  f.  —  Versoir  de 
la  cliarrue. 

Ridiâ,  voir  Ridiau. 

Ridiau  | n't/i/ô  -  r/i/i/ô  .V, /,  P.  F,  N, 
ridyâ-riyâ  ..S],  s.  m.  —  Rideau. 

Ridicuier  [ridikfdê'  .  .  M,  I],  v. 
intr.  —  Faire  ou  dire  des  bêtises; 
être  ridicule;  faire  des  manières, 
faire  des  difficultés.  Ne  ridiculefir 
meu,  f  lâche  mo  p'hhé  po  vint-èciis, 
ç'  n'  at  m'  trap  cher,  ne    faites  pas 


I 


I 


RIE 


—     595    - 


RIN 


tant  de  manières,  je  vous  laisse 
mon  cochon  pour  vingt  écus,  ce 
n'est  pas  trop  clier. 

Rïc  [rîy  S,  rï  V],  s.  f.  —  Roue.  Voir 
Rieûye. 

Riè  [ryç  P],  pron.  ind.  —  Rien. 
Voir  Ryin. 

Rieu  [ryqe  S],  s.  m.  —  Routoir. 

Rieïi  [ryôê  M,  /],  s.  m.  —  Mésen- 
tère du  porc. 

Rieucot  Iryœko  S],  n.  pr.  —  Orion- 
court,  vill.  de  l'arr.  de  Cliàteau- 
Salins. 

Rieu- de -vé  [ryœdvê'  M],  s.  m.  — 
Ris  de  veau. 

Rieule  [ryœl  M,  I,  P,  N],  s.  f.  — 
Roue  de  charrue. 

RicByc  [ryôëy  M,  I,  P,  N,  rcég-râ 
F,  rî-rû  S,  n  V],  s.  f.  —  Roue. 
Voir  Ché. 

Rillasse  [riflas  F],  s.  f.  —  Egra- 
tignure.    Voir  Râfièsse. 

Rigaga-Rigogau  [rigâgà-rigogô  .  . 
M,  I,  P,  N],  s.  m.  —  Geste  de  mépris, 
qui  consiste  à  passer  l'index  de  la 
main  droite  sur  celui  de  la  main 
gauche  pour  se  moquer  de  qqn. 
En  le  faisant,  on  dit  : 

Rigaga,  rigogo, 
Tron  de  ch'uau. 
R.,  étron  de  cheval  1  Voir  Kélémok. 

Rigandinne  [rigàdèii  M,  I,  rigàdên 
P,  rigàdên- rigàdên  N\,  s.  f.  —  Ri- 
paille. 

Rignous  [rinu  .  .  M,  /,  P,  N], 
adj.  —  Rugueux;  usé  par  le  frotte- 
ment. 

Riguiâ,  voir  Ridiau. 

Rihhot  [rixç  V],  s.  m.  —  Petit 
ruisseau. 

Rîje  [m  S],  s.  m.  —  Crible.  Voir 
Reuje. 

Rîji  [rîji  S\,  V.  tr.  —  Passer  au 
crible.     Voir  Reujeu. 

Rijou  [riju  S],  s.  m.  —  Cribleur. 
Voir  Reujou. 

Rijiïre  [rijûr  S],  s.  f.  —  Criblure. 
Voir  Reujïire. 


Rikè  [rikç  I],  adj.  -  Petit;  étroit; 
trop  juste. 

Rik-è-rak  [rikerâk  .  .  gén.],  loc. 
adv.  —  Au  plus  juste. 

Rilacerosse  [rilasrçs  P],  s.  f .  — 
Laitière  (femme). 

Riléle,  Riléne  [rilël-rilên    V],  s.  f. 

—  Lange.    Voir  Lurèle. 

Rimâd  [rima  N],  s.  m.  —  Gâteau 
salé. 
Rimbète  (so)    [rêbet    V],  v.    pron. 

—  1»  S'abattre,  tomber  ;  se  jeter  sur  ; 
arriver  par  hasard.  /  s'é  rimbèli 
dons  i  viléje  wo  ç  que  n'  ovôr  ène 
mâhon  que  bréléye,  il  arriva  par 
hasard  dans  un  village  où  il  y  avait 
une  maison  qui  brûlait.  2"  v.  tr. 
Retrouver  ;  attraper.  J'è  pèdi  mè 
piéme,  f  n'  os  m'  èrfouti  d'  le  ~ , 
j'ai  perdu  ma  plume,  je  ne  puis  la 
retrouver. 

Rimbôsenè   [rèbôsnq    V],    v.   intr. 

—  Gonfler.     Voir  Rambonsener. 
Rimbrèssier   [rëbresye,-yœ    V],  v. 

tr.  —  Embrasser.  Voir  Rambrëssieu. 

Rîme  \rim  S,  V],  s.  f.  —  Rhume. 
Voir  Reume. 

Rimme  [rëm  M,  I],  s.  f.  —  Rame, 
branche  qui  sert  à  ramer  des  pois, 
des  haricots.    Voir  Rème. 

Rimpèyou  [rëpçyu  V],  s.  m.  — 
Rempailleur.     Voir  Rampèyou. 

Rimpiéme  [rêpyêm  V],  s.  f.  — 
Taie  ))Our  édredon. 

Rimpiéme    [rèpyeme    V\,    v.    intr. 

—  Se  dit  des  oiseaux  dont  les  plu- 
mes repoussent.     Voir  Rampieumer. 

Rimpiétrè  [rêpyetre  V],  v.  tr.  — 
Refaire  le  pied  d'un  bas.  Voir  Ram- 
picutrer. 

Rimpohhier  [rëpoxye,-yœ  V],  v. 
intr.  —  Se  rétrécir,  s'épaissir. 

Rimpyir  [rëpyîr  V],  v.  tr.  —  Rem- 
plir.    Voir  Rampyir. 

Rin  [rë  gén.  (rê'  P)],  s.  m.  —  1" 
Branche  destinée  à  être  liée  en 
fagot;  bâton  pris  dans  un  fagot; 
rameau    de    sapin.      2"    Rayon    de 


RIN 


-     5% 


RIN 


soleil.    3"   Un    brin,    un   peu.    /  - 
</'  fictive,  un  peu  de  fièvre. 

Rin  \rê  ftén.  {r&  P,  rê  F)],  s.  m.  — 
Rein  ;  hanche. 

Rin,  Rtn  \rê-rî  S,  V|,  pron.  in- 
déf.  —  Rien.     Voir  Ryin. 

Rinçâye,  voir  Rîncièyc. 

Rinchat  [rêsa  M],  s.  m.  —  Crible. 
Voir  Reuje. 

Rînciatc  [rlxi/at  M,  \\  rtsyot  .  . 
/,  P,  rcsot  F],  s.  f.  —  1»  Dernière 
goutte  de  liquide  qui  se  trouve 
dans  une  fa.sse.  2"  Petite  quantité 
d'eau  de  vie  qu'on  verse  dans  le 
verre  à  café  préalablement  vidé  et 
que  l'on  boit  pure  ou  sucrée  F. 

Rîncicu  Irîsyre  .  .  M,  I,  P,  F,  X, 
rêsi-r(e)lèsi .  .  S,  rèsye-r(e)lêsge  V],  — 
Rincer.  -  /'  i/asieii,  r.  le  gosier 
(boire).  J'  to  rinccut/rCi  lés  keulalcs, 
je  te  rincerai  tes  culottes  (je  te 
rosserai). 

Rtncièye  \risyêy  .  .  M,  I.  P,  X, 
rêsây  F\,  s.  f.  —  1»  Averse  de  pluie. 
2"  Volée  (le  coups. 

Rînciotc,  voir  Rînciatc. 

Rincoquier  (so)  [rèkokyeryoe  Y],  v. 
pron.  —  Se  renfermer;  rentrer 
dans  sa  coquille  (au  figuré). 

Rinçote,  voir  Rinciatc. 

Rine  [rin  S,  Y],  s.  f.  —  Ruine. 
Voir  Rûnc. 

Rinè  \rine  .  .  S,  Y],  v.  tr.  —  Ruiner. 
Voir  Rîiner. 

Rinciisc  \rinœs  P,  F\,  s.  f.  — 
Femme  qui  traîne,  qui  n'avance 
pas  dans   son  travail. 

Rinloncicr  [rèfnsye  Y\,  v.  tr.  — 
Renfoncer.     Voir  Ranfoncieu. 

Ringôlè  [rêfiôle  Y],  v.  intr.  — 
Mugir.  Se  dit  du  vent  arrêté  par 
un  obstacle.  Coûte  corne  lo  oant  riri- 
yôle,  écoute   comme  le  vent  mugit. 

Ringrilè  {règrile  Y],  v.  intr.  — 
Grelotter.     Voir  Rangrûler. 

Rinhhemélè  \rc/juclc  Y\,  v.  tr.  — 
Ressemeler.  Voir  Rchhemeler,  An- 
hhemclcr. 


Rinkét  \rêkê  Y],  adj.  —  Trop  cuit. 
Voir  Ranfcheût. 

Rinkiôrc  [rèkyôr  Y],  v.  tr.  — 
Knclore  un  jardin. 

Rinkios  \rckyô  Y\,  s.  m.  —  Ecurie 
pour  les  porcs. 

Rinnate  Irênat  M],  s.  f.  —  Rai- 
nette. 

Rinne  \rèn  M,  I,  rên  P,  F,  S,  Y, 
rcn-rên  X\.  s.  m.  et  f.  —  Épidémie 
qui  régne  dans  un  village.  Ç'at  i  ~ 
tju'  le  malèdcye  le,  c'est  une  épidé- 
mie que  cette  maladie.  Voir  Cohh, 
Trât. 

Rinne  [rcn  M,  I,  rcn  P,  rên-rèn 
X\,  s.  f.  —  l"  Reine.  -  dés  prés 
(pirée).  2"  Reine  des  abeilles. 

Rinne  [rcn  M,  I],  s.  m.  —  Terrain 
en  pente. 

Rinne  \rèn-rên  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Grenouille.  1*  Rana  esculenta. 
2"  Grenouille  rousse  des  prés.  3" 
Grenouille  |)oncluée.  C.oinc  citne  ~ 
dans  le  niasse,  comme  une  g.  dans 
la  mousse. 

Rinne  -  Diaude,  voir  Rinne  - 
Guiaude. 

Rinne  -  Guiaude  [rèiuiyôl  .V,  /, 
rcndyôt-  rènyyôt  X\,  s.  f.  —  Reine- 
Claude. 

Rinnètc  [rënel  M,  X,  rênet  P,  rê- 
nel  -  rènçl  X],  s.  f.  —  Rainette 
(variété  de  pomme  à  couteau). 

Rinnolè  \rènçlq  Y],  v.  intr.  — 
S'en  retourner.    Voir  Rannalcr. 

Rinsovenancc  {rèsoimàs  Y\,  s.  f. 
—  Rcssouvcnance.  Voir  Ransovc- 
nance. 

Rintinè  [rèline  Y],  v.  intr.  — 
Retentir. 

Rintohhelè  [rèto/Jç  Y],  v.  tr.  — 
Mettre  par  dessus.  Voir  Rantcu- 
hhelcr. 

Rintosè  \rctnze  Y\,  adj.  —  Plus  gras 
(lu'auparavant.     Voir  Rantosé. 

Rintotiè  \rclolyc  Y\,  v.  tr.  —  En- 
tortiller.   Voir  Rantokieu. 


filN 


-     5^7     - 


KO 


Rintoyer  [rëtoye  V],  v.  tr.  —  Ré- 
ensemencer un  champ  avec  la  même 
céréale.    Voir  Rantoûyeu. 

Rintréyer  (so)  [rèlreye,- ijœ  V], 
V.  pron.  —  S'embarrasser,  s'em- 
brouiller. 

Rîn-vât  [rî  vâ-rè  va  S],  s.  m.  — 
Vaurien.     Voir  Ryin  vaum'. 

Rinvohhe  (è  le)  [rêiwx  V],  loc.  adv. 
—  A  la  renverse.     Voir   Ranvéhhe. 

Rinvohhi  [rëvçxi  V],  v.  tr.  — 
Renverser.    Voir  Ranvehher. 

Riococo  [ryçkçko  V],  s.  m.  —  Jeu 
d'enfants  qui  consiste  à  se  pour- 
suivre sur  les  deux  bords  d'un  ruis- 
seau en  le  franchissant  d'un   bond. 

RioOye  [ri/ûy  C.  H.\,  s.  f.  —  Roue. 
Fàre  lo  bé  galant,  kesansiè  le  mèriâye, 
Fâre  le  ~  auto,  tonâye  sus  tonâye. 
Faire  le  beau  galant,  balancer  la 
mariée  (en  dansant),  faire  la  roue 
autour  (d'elle),  tournée  sur  tournée. 
C.  H.,  VI,  205. 

Ripopâye,  voir  Ripopète. 

Ripopète  [ripçpet  M,  I,  P,  N,  ri- 
pçpây  F],  s.  f.  —  Gens  ou  choses 
de  peu  de  valeur.  Ces  Jans,  ç'at 
d'  le  ~ ,  ces  gens,  c'est  de  la  fri- 
pouille. 

Riquiqui  {rikiki  M,  I,  P,  F,  N\, 
s.  m.  —  Petit  homme;  petit  gar- 
çon. Come  i  so  r'drasse,  ço  ~  le, 
comme  il  se  redresse,  ce  petit. 

Riqscr  [r/Arsê'  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
tr.  —  Risquer. 

Rire  [rîr  gén.],  v.  intr.  —  Rire. 
~  come  i  pedu,  come  i  bassu,  r. 
comme  un  perdu  (comme  un  fou), 
comme  un  bossu.  Lo  çu  qu'  rit 
l'  mètîn,  brât  le  nut,  celui  qui  rit 
le  matin,  pleure  le  soir.  /  n'  rit 
m'  po  i  sou,  il  ne  rit  pas  pour  un 
sou  (il  est  très  sérieux).  Lo  byin 
pedu  n'  fat  jèmâs  ~ ,  le  bien  perdu 
ne  fait  jamais  r. 

Rire  [rlr  S],  v.  tr.  —  Étendre  le 
chanvre  sur  l'herbe  pour  le  faire 
rouir  au  soleil.    Voir  Riycu. 


Rîrèye-Rîrîe  [r'irêy  M,  f,  P.  N, 
rîrJy  F,  S,  V],  s.  f.  —  Action  de 
rire. 

Risâye  [rizây  .  .  M,  L  N],  s.  f . — 
1"  Flclaircie  entre  deux  ondées. 
2"  Moquerie. 

Rîte  \rTt  S],  s.  f.  —  Versoir  de 
la  charrue.     Voir  Riyate. 

Rivât  [riua  M,  N,  S],  s.  m.  — 
Rivet. 

RTvc  (è)  [rifM,  /,  P],  loc.  adv.  — 
De  côté;  en  lieu  sûr.  Veus  n'  ma- 
teûz  ryin  è  ~,  vous  ne  mettez  rien 
de  côté. 

Riviâyc  [rivyây  M,  N],  s.  f.  — 
Rosette  (nœud  de  ruban). 

Riyâ  [riyâ  S],  s.  m.  —  Rideau. 
Voir  Ridiau. 

Riyâd  \riyà  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Rieur,  personne  qui  aime  à  rire. 
Voir  Riyou. 

Riyâd  \riyâ  Hémilly,  riyâ  V\,  s. 
m.  ~  Sillon. 

Riyate  \riyat  M,  N,  riyçl  /,  P,  V], 
s.  f.  —  Plaisanterie,  facétie. 

Riyate  [riyat  M,  riyçl  /,   P],   s.   f. 

—  Versoir  de  la  charrue.  Voir  Rïte. 
Riyater    [riyalêi    .  .    M,    N,    riyçtç 

.  .  F,  P],  V.  intr.  —  Rire  un  peu. 

Riyâyc  \riyay  N],  s.  f.  —  En- 
semble du  chanvre  qui  a  été  roui. 
Voir  Riyeu. 

Rîye  [rX  S,  V],  s.  f.  —  Roue. 
Voir  Rieïiye. 

Riyèsse    [riyçs   M,  /,  P,   N],   s.  f. 

—  Plaisanterie.      Is    fèyînt    dés    ~ 
ansane,  ils  faisaient  des  p.  ensemble. 

Riyètc  \riyqt  M,  /,  P,  N\,  s.  f.  - 
Versoir  de  la  charrue.     Voir  Riyate. 

Riyeu  [riyce  .  .  M,  L  P.  N,  rïr  S, 
Y],  V.  tr.  —  Étendre  le  chanvre, 
le  lin  sur  l'herbe,  pour  le  faire 
rouir.     Voir  Rôder. 

Riyote,  Riyotè,  voir  Riyate,  Ri- 
yater. 

Riyou  [riyu  .  .  M,  /,  P,  N],  s.  m. 

—  Rieur.     Voir  Riyâd. 

Rô  [rôS],  s.  m.  —  Roi.    Voir  Rcû. 


ROB 


598 


ROG 


Rôbate  lrô"bat  N,   rabat  S\,   s.   f. 

—  Petite  robe.     Voir  Roûbate. 
Robe   [rô"p    N,    rôp   V],     s.    f.    — 

Robe.    Voir  Roûbe. 

Rôbeuche,  Rôbcuhhe  \rûbqi's-rôb(iex 
M,  I,  P],  adj.  —  Hèclie,  âpre; 
revèche. 

Rôbieu  [rô"byœ  .  .  N,  S],  v.  tr.  — 
Oublier.    Voir  Roûbieu. 

Rôbihhc  [rôbix  V],  adj.  —  Robuste. 
Voir  Rèbeuhhe. 

Rôbli  lrô"bli  N,  rôbli  S],  s.  m.  — 
Oubli.     Voir  Roûbli. 

Rôbliyâd  \rôbliyâ  .  .  S],  s.  m.  — 
Oublieur.     Voir  Roiibliyou. 

Rôbliyance  [rôbliyâs  S],  s.  f.  — 
Oubli.     Voir  Roiîbliyancc. 

Rôbliyi  [rôbliyi  S,  rôbliye  Y],  v.  tr. 

—  Oublier.     Voir  Roûbieu. 
Roboréjc,  Roborcr,  Roborosse,  Ro- 

borou,  voir  Raboréjc,  Raborer,  Ra- 
borasse,    Raborou. 

Rôbosse  [rôbos  F\,  s.  f.  —  Pomme 
entourée  de  pâte,  qu'on  fait  cuire 
au  four.     Voir  Roïiyat(e). 

Robot  [rçbo  V],  s.  m.  —  Rabot. 
Voir  Rèbat. 

Rôbotc  [rôbol  Y],  s.  f.  —  Petite 
robe.     Voir  Roûbate. 

Robotè  [robole  Y],  v.  tr.  —  Ra- 
boter.   Voir  Rèbater. 

Robouhier  [robuyye,-ya'  Y],  v.   tr. 

—  Aiguiser.     Voir  Rammoûre. 
Robouhotc    [robuyot    Y],    s.    f.     — 

Pierre  qui  sert  à  aiguiser  la  faux. 
Voir  Rammolatc. 

Robouréje,  Robourer,  Robourossc, 
Robourou,  voir  Raboréje,  Raborer, 
Raborasse,  Raborou. 

Roboyatcs  \roboyat  M,  roboyol  I, 
P],  s.  f.  pi.  —  Débris. 

Roboyeu  [robçyœ  .  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  1"  Grêlé,  marqué  de  la 
petite  vérole.  2"  Rabougri  ;  mal 
tourné.  Se  dit  de  personnes  et  de 
choses. 

Roboyote,  voir  Roboyate. 


Rôbriyi,  Rôbyi  [rôbriyi- rôbyi  S], 
v.  tr.  —  Oublier.     Voir  Roûbieu. 

Rochat  \rçsa  S,  roso  /],  s.  m.  — 
Habit.     Voir  Rechat. 

Roche,  voir  Rohhe. 

Rochcler,  voir  Rohheler. 

Rochener,  voir  Rahhcner. 

Rochïe,  voir  Rohhîe. 

Rôchieu  [rô'-syœ  N\,  v.  tr.  — 
Rosser.     Voir  Roûhhieu. 

Rochon  [rosô  I,  P],  s.  m.  — 
Ourlet.     Voir  Rahhon. 

Rochot,  voir  Rochat. 

Rôd  \rô  S],  adj.  —  Raide.  Voir 
Reûd. 

Rôdâd,  voir  Rôdâyou. 

Rôdâyeu  [rôclàyce  .  .  gén.|,  v.  intr. 
—  1"  Rôdailler;  marauder.  2"  Cou- 
rir après  les  filles.    3*  Flâner  S. 

Rôdâyon,  voir  Rôdâyou. 

Rôdâyou  [rôduyu  .  .  M,  I,  P,  A', 
rôilâ  P,  rôdCujô  F\,  s.  m.  —  1°  Rô- 
deur; maraudeur.  2"  Individu  qui 
court  après  les  fdles. 

Rôder  \rôdc'  .  .  M,  N\,  v.  tr.  — 
Rouir.     Voir  Riyeu. 

Rofe  [rof  Y\  s.  f.  —  Râble.  Voir 
Rafe. 

Rofier  [rofye  Y],  v.  tr.  —  Arra- 
cher.    Voir  Râler. 

Roftè  [roftç  Y],  v.  tr.  —  Mettre 
une  traverse  le  long  d'une  tranchée, 
pour  pouvoir  y  schlitter.  Ch'inin 
roftè,  chemin  de  schlitte.  Lo  che- 
min roftè  holôr  â  prémé  chemin 
d'  chiè,  le  chemin  de  schlitte  cessait 
au  premier  chemin  de  voilure. 

Rofton  [roftô  Y],  s.  m.  —  Tra- 
verse en  bois. 

Rogâcions    [rogâsyô    .  .    gén.),    s. 
f.  pi.  —  Rogations. 
Piantcûz  vos  hèriyols  ans  royâcions. 
Si     i>è     n'ieriz     an-n-ou>è    ène    bone 

[sèrhon. 
Plantez  vos  haricots  aux  R.,  si  vous 
voulez  en  avoir  une  bonne  récolte  /. 
/  n'  faut  m'  hhowcr  es  ~ ,  ni  le 
s'minne  èprès  le   Tossint,  paç'   qu'an 


ROG 


—     599     — 


ROJ 


bianch'rînt  V  lincieu  po  s'ansev'li,  il 
ne  faut  pas  laver  aux  R.,  ni  la  se- 
maine après  la  Toussaint,  parce 
qu'on  blanchirait  le  linceul  pour 
s'ensevelir.  Quand'  i  fat  bé  es  ~  ,  lo 
premlii  jo,  ç'al  po  le  f'nau,  lo  doii- 
sieume,  ç'al  po  le  mohhon,  lo  Ireû- 
hieume,  po  le  vandome,  quand  il 
fait  beau  aux  R.,  le  premier  jour, 
c'est  pour  la  fenaison,  le  deuxième, 
c'e^  pour  la  moisson,  le  troisième, 
pour  les  vendanges.  Bêles  rogâ- 
cions,  bêles  mohhons,  belles  R.,  belles 
moissons.     Voir  Fenau,  Pleur. 

Rogasse  [rogas  M,  rçgçs  I,  P],  s. 
f.  —  Racine  noueuse,  arrondie. 

Rogne  [rô^ii  N\,  s.  f.  —  Rogne. 
Voir  Rongne. 

Rôgneu  [rôma  N],  v.  tr.  —  Rogner. 
Voir  Roûgneu. 

Rognot  [rçùç  V\,  s.  m.  —  Talus 
où  vont  paître  les  chèvres. 

Rôgnous,  voir  Rongnous. 

Rogonâd  [rçgonâ  I,  P\,  s.  m.  — 
Personne  qui  maugrée.  Voir  Ra- 
gonâd. 

Rogonè  [rçgçne  .  .  I,  P],  \.    intr. 

—  Maugréer.     Voir  Ragoner. 
Rogonou  [rçgçnii  .  .  I,   P\,   s.    m. 

—  Personne  qui  maugrée.  Voir 
Ragonou. 

Rogosse  [rçgçs  P\,  s.  f.  —  Gre- 
nouille. 

Rogosse,  voir  Rogasse. 

Rohhe  [rçx  ■  ■  L  P],  adj.  — 
Rêche.     Voir  Rahhc. 

Rohhe  |;-px  ^^1.  s.  f.  —  Enrouement. 

Rohhe  [rpx  A^].  s.  m.  —  Râble 
du  boulanger. 

Rohhcler  [rç-flB  .  .  M,  I,  P],  v. 
tr.  —  Égaliser  une  terre  ensemen- 
cée en  y  passant  la  herse. 

Rohhenè   [rçxne  .  .    I,   P],   v.    tr. 

—  Ourler.    Voir  Rahhener. 
Rohhïe  [rçxîy  ■  ■    S,  roxT  V],  s.  f. 

—  1"  Averse  de  pluie.  J'ons  êvi  le  ~ 
sis  i  dôs,  nous  avons  eu  l'averse  sur 
le  dos.    2"  Volée  de  coups. 


Rôhhièye  lrô"xyêg N, rôyJyS],  s.  f.  — 
Volée  de  coups.     Voir  Roiîhhièyc. 

Rôhhicu  \rô"xy<p  ^.  rdxi  S],  v. 
tr.  —  Battre.    Voir  Roiîhhieu. 

Rohhon  \roxô  I,P\,  s.  m.  —  Our- 
let.    Voir  Rahhon. 

Rohon  {rçyô  V\,  s.  f.  —  Raison. 
Voir  Râhon. 

Rojate  [rçjat  M,  N,  S,  rojol  I,  P], 
s.  f.  —  Rougeole  ;  scarlatine.  Voir 
Popeliïire. 

Roje  \rçs  M,  I,  P.  N,  rus  F,  S,  V], 
adj.  —  Rouge.     -   mau  d'  vante,   r. 
mal    de    ventre    (dyssenterie).      - 
mwinne,  moine  r.  (flox).     'L  ê  v'nîn 
~    corne    lo   fu,    il    est    devenu    r. 
comme  le  feu.    /  néz  ~   corne  i  cul 
d'  chîn,  un  nez  r.  comme  un  c...  de 
chien.     ~   corne  le  crate   d'i  jau,  r. 
comme   la    crête  d'un  coq.   -   corne 
le    bCile    de    Sint    Jan,     r.     comme 
le   feu    de    St. -Jean. 
Roûje  lo  so, 
Fèt  hoyer  V  poussât; 
Roûje  lo  mêlin, 
Fêt  hoyer  lo  moUn. 
R.  le  soir,  fait  soulever  la  poussière  ; 
r.  le  matin,  fait  marcher  le  moulin  V. 
Roje  gasse,  Roje  goiirje    \rojgas- 
rçjgîirs   M,   rçjgûrs  -  rûjgos  P,   rûj  - 
gas  N,  rujgûrs  F,   rûjgôx  S\,   s.    m. 
—  Rouge-gorge. 
Rojelicure,  voir  Rojelûre. 
Rojelous    \rçjlu   .  .   M,  I,  P,  N\, 
adj.  —  Qui  a  la  rougeole. 

Rojelûre  [rçjlûr -  roj{e)lyœr -  roj(e)- 
rycel  M,  I,  P,  rojliir  .  .  N,  rçjliir- 
rujyœr  S,  rujyer  V],  s.  f.  —  Rou- 
geole. Voir  Popcliûre,  Rojate. 
Rojerieule,  voir  Rojeliîre. 
Roji,  Rojieu  [roji-rçjgœ  .  .  M,  I, 
rojyç-rujye  P,  roji-ruji  N,  ruji  F, 
S],  V.  intr.  —  Rougir.  Le  poûre 
nate  n'è  m'  ca  vu  V  loup,  êle  rojeuye 
dus  qu'an  le  r'wâtent,  la  pauvre  fille 
n'a  pas  encore  vu  le  loup,  elle  rou- 
git dès  qu'on  la  regarde  (elle  est 
encore  innocente).    Voir  Raji, 


RÔJ 

Rojiou  [rojyu  .  .  M,  I,  P,  N,  ruja 
S,  Y\,  s.  f.  —  Rouf^cur.  -  rfi  nictin 
rand  lo  loms  chà/rin,  r.  tlu  matin 
rend  le  temps  chatjrin.  Quand  le 
ciel  est  rouge  le  matin,  le  temps  se 
gâtera  (Gondrexaiiyc). 

Rojote,  voir  Rojate. 

Rokcntn  [roknl  .  .  M,  I,  P\,  n.  pr. 

—  Rupigny.     Voir  Ropenîn. 
Rokiâd  [rokyû  F\,    s.    m.   —   Per- 
sonne qui  renâcle.    Voir  Rakiâd. 

Rokiau  [rokyô  M,  I],  s.  m.  —  Ré- 
sidu, restant  de  quelque  chose;  un 
rien.  Ce  mot  sert  aussi  d'injure  à 
l'adresse  des  enfants. 

Rokïe  [rçikïy  P,  F],  s.  f.  —  Crosse, 
béquille. 

Rokiè  [rokyç  I,  P],  v.  intr.  —  Ex- 
pectorer violemment.    Voir  Rakieu. 

Rokion  [rçkyô  I,  P\,  s.  m.  — 
Crachat  épais.    Voir  Rakion. 

Rôkion  \rô"kyô-rô''tyù  N,  rûlyù  S], 
s.  m.  —  1*  Intérieur  de  la  ponmie, 
qui  contient  les  pépins,  et  qu'on 
ne  mange  pas.  2"  Résidu.  3"  Vête- 
ment froissé.  4°  Injure  adressée  à 
des  enfants. 

Rokiou  [rokyu  I],  adj.  —  Personne 
qui  graillonne.     Voir  Rakiou. 

Roland  [rolà  I,  P\,  adj.  —  Riche, 
cossu. 

Rolè  [rçlç  .  .  I,  P,  F],  V.  intr.  - 
Retourner.    Voir  Raler. 

Româtisse  [romiitis  .  .  S,  V],  s. 
m.  —  Rhumatisme.  Voir  Rumâtique. 

Rombâd  [rôbâ  I,  P\,  s.  m.  —  Noix 
de  la  grosse  espèce. 

Rombâr,  voir  Rombès. 

Rombès   [robe    M,    I,  P],   n.    pr. 

—  Rombas,  bourg  de  l'arr.  de  Metz. 
Vaut  miens  été  sou  è  ~  que  </'  crever 
d'  seû  è  Èmnévèle,  il  vaut  mieux 
être  ivre  à  R.  que  de  crever  de 
soif  à  Amnéville  (il  vaut  mieux  s'a- 
muser que  de  peiner).  J'ai  aussi 
parfois  entendu  dire  Rombâr. 

Rome  \roin  gén.|,  n.  pr.  —  Homo. 
Tos  lés  ch'mins  mwinnent  è  ~,  seul'- 


600     - 


RON 


mant  i  faut  lés  conahhe,  tous  les 
chemins  mènent  à  R.,  seulement  il 
faut  les  connaître.  .Si  /'  y  érTves, 
jlrâ  r  (tire  è  -,  si  lu  y  arrives,  j'i- 
rai le  dire  à  R.  (c'est  une  chose  im- 
possible). 

Romolou  \roinolu  V\,  s.  m.  —  Ré- 
mouleur.    Voir  Rammolou. 

Romôre  [rontôr  V),  v.  tr.  —  Ai- 
guiser.   Voir  Rammoûre. 

Romounè  [romunç  V],  v.  tr.  — 
Ramener.     Voir  Remwinner. 

Rompemant  [rôpmû  M,  I,  P\,  s.  m. 

—  Cassement  de  tète. 

Rompu  Irôpii  M,  I,  P,  F,  N],  adj. 

—  Rompu  (qui  a  une  hernie). 
Note  cochon  è  ~,  notre  cochon  a 
une  hernie  F. 

Rompûre  [rôpur  .  .  M,  I,  P,  F, 
N],  s.  f.  —  1"  Rupture;  fracture. 
2" Hernie. /Î(7j/u'  -  , basse  h. (crurale). 

Ronccnat  [rùsna  M,  S',  rûsno  I,  P\, 
s.  m.  —  Petit  étalon. 

Roncener  \rôsiiê'  .  .  M,  I,  P,  N\, 
v.  tr.  —  Saillir  une  cavale. 

Roncenot,  voir  Roncenat. 

Roncer,  voir  Roncieu. 

Ronchc,  voir  Ronhhe. 

Roncheu  \rôsœ  .  .  M,  I,  P,  A', 
rôyjje,-ycf  V|,  V.  intr.  —  1"  Ronfler. 
Voir  Ronfieu.    2"  Grogner. 

Roncieu  \rùsyœ  .  .  M,  I],   v.   intr. 

—  Ruer.  A  Metz,  on  disait  ancien- 
nement :    Roncer  du  cul. 

Roncîn  [rôsl  .  .  gén.),  s.  m.  — 
Étalon. 

Roncot  [rôkç  M,  I,  P],  n.  pr.  — 
Roncourt,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Rond  \rô  gén.],   adj.   —  1"  Rond. 

-  d'  seuke,    r.   de  sucre   (dragée). 

-  d'oûr,   r.   d'or  (anneau   nu])tial). 

-  corne  eune  cahontjne,  r.  comme 
une  citrouille.  2"  Ivre.  -  corne  i 
pu,  r.  comme  un  pou. 

Rondat  [rôda  M,  N,  rôdo  I,  P, 
rùdya  S,  rôdyo  Y],  s.  m.  —  Ronde. 
Espèce  de  chanson  à  refrain.  Les 
jeunes  gens  des  deux  sexes  se   ré- 


RON 


—     601     - 


ROS 


unissaient,  les  dimanches,  dans  les 
belles  soirées  d'été,  sur  la  place 
publique,  formaient  un  cercle,  se 
tenaient  par  la  main  et  chantaient  en 
se  balançant.  Un  des  spécimens 
les  plus  en  vogue,  que  chantaient 
les  petits  aux  environs  de  Metz,  est 
celui-ci  : 

Rondat, 

Cul  Mèyat, 

Mè  grand  mère  è  fût  i  pal 

Qu'ai  pus  groûs  qu'  i  cul  d'  jalal. 

Fi  !  le  wèle  grand  mère  ! 
Rondeau,  c...  Mariette,  ma  grand- 
mère  a  fait  un  pet  qui  est  plus 
gros  qu'un  c...  de  coq.  Fi,  la  sale 
grand'mère!  Voir  Texles  palois,  p. 
319-334. 

Rondate  [rôdai  M\,  s.  f.  —  Lierre 
terrestre.     Voir  Lâhhe,  Rampant. 

Rondboîis  \rôbû  M,  rôbû-rôbô"  N], 
s.  m.  —  Gros  boudin. 

Ronde  \rôl  V\,  v.  tr.  —  Rendre. 
Voir  Rande. 

Ronde  [rôde  .  .  S,  V],  s.  m.  — 
Planche  de  forme  ovale  munie  d'un 
manche,  sur  laquelle  on  étend  la 
pâte. 

Rondelat,  Rondelet  [rôdla  M,  N, 
S,  rôdlç  I,  P,  F,  V],  adj.  -  Ron- 
delet;   replet;    bouffi. 

Rondes  [rôdç  V],  s.  m.  —  Pièces 
en  fer  de  la  voiture  contre  lesquelles 
sont  appuyées  les  échelles.  Voir 
Randès. 

Rondiat,  voir  Rondat. 

Rondieu  [rôdyœ  .  .  gén.],  v.  intr. 
—  Danser  des  rondes.  Voir  Rondat. 

Rondinéje  [rôdinës  V],  s.  m.  — 
Rondin. 

Rondion  [rôdyô  F[,  s.  m.  —  Ron- 
delle. 7/1  -  de  saucisse,  une  r.  de 
saucisse. 

Rondiot,  Rondot,  voir  Rondat. 

Rondou  [rôdii  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Rondeur. 

Rôneu  [rôunce  N[,  v.  tr.  — 
Fouiller.    Voir  Roûner. 


Ronîeuyemant  [rôfqeymâ  M,  P,  rô- 
fçymà  F,  rôfïmà  S,  rôfyây  V],  s.  m. 

—  Ronflement. 
Ronîiâd,  voir  Ronfiou. 
Ronfiâye,    Ronflcmant,  voir   Ron- 

fcuyemant. 
Ronfieu   [rôfyœ   .  .  gén.],   v.   intr. 

—  1"  Ronfler.  /  ronfieût  corne  i 
soneûr,  il  ronflait  comme  un  sonneur 
F.  2"  Râler  S.    Voir  Roncheu. 

Ronfièye  [rôfyçy  M,  I,  P],  s.  f.  — 
Vent  violent. 

Ronfiou,  Ronîlow  [rôfyu  .  .  M,  I, 
P,  N,  rôflçw  F,  rôfyà  .  .  S,  V],  s. 
m.  —  Personne  qui  a  l'habitude 
de  ronfler  en  dormant. 

Rongne  [rôn  M,  I,  rô"n-rôn  N[, 
s.  m.  —  Rogne,  gale. 

Rongneu  [ronce  .  .  M,  I,  N],  v.  tr. 

—  Rogner.     Voir  Roûgneu. 
Rongnous  [rônu  M,  I,  rô^nu-rônu 

N],  adj.  —  Galeux.  J'  n'a  nomé 
pèhhonne,  mus  lo  çu  qu'ai  ~ ,  s'  grêle, 
je  n'ai  nommé  personne,  mais  ce- 
lui qui  est  g.,  (qu'il)  se  gratte. 

Ronhhe  [rôx  ■  -gén.],  s.  f.  —  Ronce. 

Ronhhier    [rôxye,-yce  V[,    v.    intr. 

—  Ronfler.     Voir  Roncheu. 
Ronjemant    [rôjmà    M],    s.    m.   — 

Éruption  à  la  peau. 

Ronjieu  [rôjyce  .  .  gén.j,  v.  tr.  — 
Ronger,  corroder. 

Ronjous  [rôju  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
adj.    —   Vermoulu. 

Ronkes  [rôk  F],  s.  f.  —  Grands 
morceaux  de  fer,  contre  lesquels 
les  échelles  de  la  voiture  sont  ap- 
puyées.    Voir  Brès,  Randès. 

Ronzi  [rôzi  S],  s.  m.  —  Rosier. 
Voir  Roûsi. 

Rontrè  [rôlrç  Y],  v.  intr.  —  Ren- 
trer.    Voir  Rantrer. 

Ropc  [rçpV],  s.  f.—  Râpe.  VoirRèpe. 

Ropenîn,  Roquenîn  [rçpnî-roknî  .  . 
M,  I,  P\,  n.  pr.  —  Rupigny,  hameau 
situé  près  de  Charly,   arr.  de  Metz. 

Rôs  [rô"  N[,  s.  m.  —  Espèce  de 
roseau.    Voir  Rofis. 


ROS 


-     602     - 


ROU 


Rosat  \roza  M,  N,  S,  ro:o  I,  P], 
s.  m.  —  Roseau.  Qiuind-an  bwcnent 
de  l'ùwe,  ce  fût  poussicit  des  ~  sus  lé 
hodale,  quand  on  boit  de  l'eau,  ça 
fait  pousser  des  r.  sur  le  nombril 
(disent  les  ivrognes). 

Rosâye  {rozinj-rçzfij  .  .  M,  I,  P,  N, 
nizây  F.  rozêij  S,  V\,  s.  f.  —  Rosée. 
Frahh  corne  le  ~,  frais  comme  la 
r.  Ç  è  laiire  coume  d'  la  rousâye, 
c'est  tendre  comme  de  la  rosée  F. 
Le  ~  de  mâij  fat  lot  bc  ou  peut, 
la  r.  de  mai  fait  tout  beau  ou  vilain. 

Rosot,  voir  Rosat. 

Rose  [rôs  V\,  s.  f.  —  Maladie  du 
vagin  de  la  vache. 

Rose,  voir  Roûse. 

Rose  [rôs  S\,  s.  m.  —  Trou  où 
l'on  met  le  chanvre  pour  sécher. 

Rôseu,  Rosi,  voir  Roûsi. 

Rosot,  voir  Rosat. 

Rosse  |;-p.s-  gén.|,  s.  f.  —  Gardon, 
sorte  de  poisson. 

Rosse  [ros  V\,  s.  f.  —  Tache  de 
rousseur. 

Rossè,  voir  Rossious. 

Rossète  [roset  M\,  s.  f.  —  Fauvette 
des  bois. 

Rossiâ,  voir  Rossiau. 

Rossiau  [rçsyô  M,  /,  P,  \.  nisyô 
F,  rosyâ  S,  Y],  s.  m.  —  Roux. 
~  came  i-n-aussreûs  ou  don  pwèl  de 
cârate,  r.  comme  un  (raisin)  auxer- 
rois  ou  du  poil  de  carotte.  Ch.  II., 
IV,  20. 

Rossious  [rosyu  .  .  M,  I,  P,  rosç  V\, 
adj.  —  Personne  qui  a  des  taches 
de  rousseur. 

Rôtche  [rôts  S,  r(u)wot  V),  s.  m. 
—  Coussinet  rond  que  les  femmes 
se  mettent  sur  la  tète  pour  porter  les 
paniers. 

Rotchéne,  Rotchine  [rolsën  V,  rot- 
sin  N],  s.  m.  —  1"  Refroidissement; 
2*  Joue  enflée.  3»  Érésypùle  V.  Le  - 
fèl  dés  fwos  char  les  chouous,  l'é. 
fait  parfois  tomber  les  cheveux. 

Rote  [rçt  gén.),  s.  f.  —  Route. 


Rôte  (an)  [rôt  S],  loc.  adv.  —  En 
lignes.  J'ans  mis  note  fwin  an  ~ , 
nous  avons  mis  notre  loin  en  longues 
rangées. 

Rôtcr,  voir  Router. 

Rotion  {rCftyô  .  .  \,  S[,  s.  m.  —  Ré- 
sidu.    Voir  Rokion. 

Roture  (an)  [rçlfir  A'],  loc.  adv.  — 
Maigre;  qui  ne  profite  pas;  qui  ne 
se  dévelopj)e  i)as,  se  dit  par  ex.  d'un 
porc  qui  n'engraisse  pas. 

Roubârd  [ruhâr  .  .  M,  [[,  s.  m.  — 
Drôle,  vaurien. 

Roûbate  [rûbat  M,  rûbçt  I,  P,  rô"- 
bat-rûlmt  A',  rôhCd  S,  robot  V|,  s.  f. — 
1"  Petite  robe  d'enfant.  2"  Blouse, 
souquenillc. 

Roûbe  [rûp  M,  I,  P,  rô"p-rûp  N, 
rôp  S,   V],  s.  f.  —  Robe. 

RoîibiGu  [rûlnjcf-rûtuio'  .  .  M,  I,  P, 
rô"bij(t'-n'd)ya'  \,  rôbliyi-rôbriyi-rôbyi 
S,  rôhliye  V[,  v.  tr.  —  Oublier. 
Roûbieu  n'at  m'  pcdu,  oublié  n'est 
pas  perdu. 

RoQbli  [rûbli  M,  I,  P,  rù"bli-rûbti 
N,  rôbli  S],  s.  f.  —  Oubli. 

Roûbliyance  [rûbliyàs  M,  I,  P.  rô- 
hliyàs  S\,  s.  f.  —  Oubli. 

Roiïbliyou  [rûbliyu  .  .  M,  I,  P,  rô- 
bliyâ  .  .  S[,  s.  m.  —  Oublieur. 

Roïichieu,  Roiichièye,  voir  Roû- 
hhieu,  Roûhhièye. 

R<mchtik  [rusiik  S],  adj.  —  Rien 
portant.     Voir  Lochtik. 

Roucouye  [rukuy  M,  /,  P],  s.  f.  — 
Femme  jierdue  de  mœurs. 

Roûdes  (an)  [rût  M[,  loc.  adv.  — 
En  couches.  Se  dit  de  l'herbe  qu'on 
vient  de  couper  et  qu'on  met  sur  la 
voiture. 

Roudique  [rndil--  lang.  pop.  mess.|, 
s.  m.  —  Personne  grossière  dans 
ses  manières  et  dans  son  parler. 

Roufc,  \ruf  M,  I,  P,  F,  N\,  s.  f. 
—  Volée  de  coups;    correction. 

Rouf-rouf  (è)  [ruf  ruf  M,  I,  P\,  loc. 
adv.  —  Vite  et  mal.  /  trèvèyc  è  ~ , 
il  travaille  vile  et  mal. 


RflN 


-     603     - 


Ri\N 


Roufiant  [rufgâ  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  1"  Voleur  ;  débauché.    2"  Homme 
prétentieux  F. 

Roufièye  [nifyçy  M,  I,  P,  N],  s.  f. 

—  Vent,  flatuosité. 

Roûgnate  [rûfiat  M],  s.  f.  —  Ro- 
gnure. 

Rougneu  [rûnqs  .  .  M,  I,  P,  rô^nœ- 
rûnœ  N],  v.  tr.  —  Rogner. 

Rouhhieu  [rufijce  .  .  M,  I,  P],  v. 
tr.  et  intr.  —  Gagner  au  jeu. 

Rouhhieu  [rûxyœ  .  .  M,  I,  P,  rô"- 
xyœ-rûxyœ  N,  rôyj  S],  v.  tr.  — 
Battre,  rosser. 

Roûhhièye  [rûxyêy  .  .  M,  I,  P, 
rô'"/[i]êy-rûxyçy  N,  rôxiy  S],  s.  f.  — 
Volée  de  coups. 

Roiîje  [rûs  F,  S,  V],  adj.  —  Rouge. 
Voir  Roje. 

Rouje-cul  [rus  kii  F\,  s.  m.  — 
Rouge -queue. 

Roûje-gasse  (goûrje)  [rûjgas  N, 
rûjgçs  P,  rujgûrs  F,  rùjgôx  S\,  s. 
m.  —  Rouge-gorge.  Voir  Roje-gasse. 

Roujeler  [rujlë'  . .  M,  I,  P,]  v.  tr.  — 
Couper  les  bouts  du  marien,  un  des 
dix-sept  travaux  de  la  vigne. 

Roujeri  [rujriV],  n.  pr.  —  Richeval, 
vill.  de  l'arr.  de  Sarrebourg. 

Roujiè  [rujyç  P,  riiji  N,  F,  S],  v. 
intr.  —  Rougir.  Voir  Rojieu. 

Roujiére,  Roujieure  [rujyer  V,  ru- 
jyœrS.],  s.  f.  —  Rougeole.  Voir  Rojc- 
lûre. 

Roujote  [rujçt  V],  s.  f.  —  Nom 
d'une  vache  de  couleur  rousse. 

Roujou  [riiju  S],  s.  f.  —  Rougeur. 
Voir  Rojiou. 

Roukèyc    [rukçg    M,    I,    P],    s.    f. 

—  Goutte  (petit  verre  d'eau  de  vie). 
Roulant,  voir  Roiilou. 

Roûlate  [rûlat  M,  N,  S,  rûlçl  /,  P,  V], 
s.  f.  —  Rotule.  -  don  j'nal,  r.  (du 
genou). 

Roiîlâye  [rûlàg  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Volée  de  coups. 

Rouléje,  Rouléle  [rulês  M,  I,  P,  N, 
rulêl  S],  s.  m.  —  Écharpe  de  maire. 


Roulote,  voir  Roulate. 

Roûlou  [rida  .  .  M,  I,  P,  N,  rûlà  S], 
s.  m.  —  Marchand  ambulant. 

Roûner  [rûnê'  .  .  M,  I,  P,  rô"nœ- 
rûnœ  N],  v.  tr.  —  Fouiller. 

Roiîpc  [rûp  M,  P\,  s.  f.  —  Chenille. 

Roûs  [rû  M,  I,  P,  roiv-rû  N\,  s.  m. 

—  Espèce  de  roseau  dont  on  se  sert 
pour  calfater  les  tonneaux.  VoirLèti. 

Rousâyc.  Voir  Rosâye. 

Roûse  \rûs  M,  I,  P,  rô"s-rQs  N,  rôs 
S,  V],  s.  f.  —  Rose.  ~  don  pape, 
guimauve  ou  r.  trémière.  ~  deNawé, 
r.  de  Noël  (ellébore  noir). 

Roilselieures  [rûzelyœr  M,  /],  n.  pr. 

—  Rozérieulles,    vill.  près  de  Metz. 
Roûsi  [rûzi  M,   I,   P,  rôuzi-rûzi  N, 

rôzi-rôzi-rôzœ  .  .  S],  s.  m.  —  Rosier. 

Roussiau,    voir  Rossiau. 

Router  [rûlêi  .  .  M,  I,  P,  F,  rô"tœ- 
rûlœ  N,  rôtç  .  .  S,  V],  v.  tr.  —  1" 
Oter.  -  lé  taiiye,  ôter  la  table, 
(desservir).  V'iè  le  taîiye  roûlâye 
et  Marice  an-n-alè,  voilà  la  table 
ôtée  (on  a  desservi)  et  Marice  en 
allé.  C.  H.,  I,  228.  2»  Mettre  en 
lieu  sûr  F. 

Routsâd  [rutsâ  V],  s.  m.  —  Flâ- 
neur;   coureur;    rôdeur. 

Routsè  [rutsç  V],  v.  intr.  —  Flâ- 
ner;  courir  les  filles. 

Roûvieu,  voir  Roûbieu. 

Rouwâde  [r(u)wàt   .  .   gén.),   s.   f. 

—  Ruade. 

Rouwale  lr(u)Lval  M,  N],  s.  f.  — 
Roue  de  l'avant -train  delà  charrue. 
Voir  Chèrâwc. 

Rouwalote,  voir  Rouwèlate. 

Rouwau  [r(u)wd  M,  N],  s.  m.  —  lo 
Chemin  creux  près  des  villages  et, 
par  extension,  la  paille  qu'on  y 
jette  pour  la  convertir  en  fumier. 
2"  Petit  ruisseau. 

Rouwâye  lr(u)wây  .  .  M,  I,  P,  F, 
N,  S],  s.  f.  —  Rouée  (femme  dé- 
bauchée). 

Rouwé  [r(u)wêi  M,  rwë'-rwç  N], 
s.  m.  —  1°  Chemin  creux  près  des 


RÔU 


-     604 


villages  et,  par  extension,  la  paille 
qu'on  y  jette  pour  la  convertir  en 
fumier.    2"  Petit  ruisseau;   ravin. 

Rouwèlate  \r(ii)wçlat  M,  A',  S, 
rw(;lot  I,  P,  rivalpt  F\,  s.  f.  — 
Ruelle  très  jielite. 

Rouwéle  \r{u)wcl  gén.),  s.  f.  — 
Ruelle.  Coioii  de  -,  coureur  de 
r.  (de  filles). 

Rouwènète    \r(u)wenet  M.  I],  s.  f. 

—  Instrument  de  charpentier,  qui 
sert  à  marquer  le  bois. 

Rouwin  [r{ii)wè  gén.|,  s.  m.  — 
Ornière.  -  don  chê,  o.  de  la  voi- 
ture. Anhalc  dans  i  -,  embourbé 
dans  une  o. 

Rouwer  |r((i);(i(''  .  .  «t-n.],  v.    intr. 

—  Ruer.      On    dit    ordinairement: 

—  don  cul.  Lés  vèchcs  ronwent  don 
cul,  les  vaches  ruent. 

Rouwo,  voir  Rouwé. 

Rouwote  [ruwol  V],  s.  f.  —  Cous- 
sinet que  portent  les  femmes  sur 
la  tète  i)our  y  placer  les  paniers. 
Voir  Rôtche. 

Roûyat  [rinja  M,  rô«ya-rûtja  X, 
râtjo  I,  P,  F,  V),  s.  m.  —  Rouleau 
(instrument  aratoire  qui  sert  à  apla- 
nir le  sol  après  les  semailles);  rou- 
leau pour  aplatir  la  pâte. 

Roûyat(e)  [niya{l)  M,  S,  rmjo(t) 
I,  P,  F,  ro"ya(t)-rDija(t)  \\.  s.  f.  et 
m.  —  Pomme  entourée  de  pâte, 
qu'on  fait  cuire  au  four.  A  Metz, 
on  disait  anciennement  :  Roulcitii 
on  roulotte.  Le  R.  est  un  régal 
attendu  les  jours  de  cuisson  du 
pain.     Voir  Pat,  Rôbosse. 

RoOyatG  {rniictl  M,  S,  rûyot  I,  I', 
rôiyul-nlytil  X\,  s.  f.  —  Rouleite 
d'enfant  (appareil  roulant  au  milieu 
duquel  un  enfant  qui  commence  à 
marcher  est  mis  debout).  Voir 
Hayatc. 

Roûyâye  [rûyây  .  .  M,  l,  P,  rô"- 
yay-rûyûy  A'],  s.  f.  —  Accouchée. 

Roûyc-tâte  [rûytat  .  .  M,  I,  P, 
rô^ytàt-vûytât  N\,  s.  m.  —  Plateau  en 


ROY 

bois,  sur  lequel  on  fait  la  pâte  qui 
doit  servir  d'abais.se. 

Roiiyeu  \rûyœ  .  .  gén.  {rô''yce-rilyce 
N,  rôyi  S)],  v.  tr.  —  1»  Rouler,  'i" 
Action  de  pa.sser  le  rouleau  sur 
les  plantes  après  les  semailles. 
3"  Racler  avec  une  pelle.  -  i  fohh, 
tirer  la  braise  du  four  pour  mettre 
le  |)ain. 

Roûyot,  Roïiyote,  voir  Roûyat, 
Roijyate. 

Rové  \roi>ê'  M,  I,  P,  \],  s.  m.  — 
Sorte  de  poire. 

Rowate  [rouial  M,  \'],  s.  f.  — 
Petite  rue.    Voir  Rawate. 

Rowc  [rçiu  N],  s.  m.  —  Coureur 
de  filles. 

Rowc  \row  }L  I,  P,  X\,  s.  f.  - 
Rue.     Voir  Râwe. 

Rowcr  \rowê'  .  .  .M.  /,  P.  X\,  v. 
intr.  —  Flâner.     Voir  Rawcr. 

Rower  Irowê'  . .  M,  /,  P,  F,  X],  v.  tr. 
—  Oter  de  sa  place.     Voir  Râwer. 

Rownâd  \rou>nâ  .  .  M,  I,  P,  X\, 
s.  m.   —  Personne  qui  fourgonne. 

Rownâd  [rownâ  .  .  M,  I,  P,  X\, 
s.  m.  —  Personne  qui  court  le  guille- 
dou.    Voir  Rawnâd. 

Rowner   \rownê'  .   .    M,   1.    P,   X\, 

V.  intr.  —  Remuer  avec  le  fourgon. 

Rowner    {roivnêi   M,   I,  P,   N\,    v. 

intr.  —  Se  dit  des  chattes  qui  sont 

en  chaleur.     Voir  Rawncr. 

Rowneu  \rown(v  X\,  v.  intr.  — 
Cliercher  partout,  fouiller. 

Rownou  [roumu  . .  M,  N\,  s.  m.  — 
Coureur  de  filles.     Voir  Rawnou. 
Rowon  [rou'ô  M,  I,   P,   X\.   s.    m. 

Rondin.     Voir  Rawon. 
Rows  |;(ii/'.s'  /,  P\,  inlerj.  —    A  la 
porte.  Voir  Raws. 
Rôyat,  voir  Roûyat. 
Rôyate,  Royâyc,  voir  RoOyalc,  Roû- 
yâye. 

Roye  [roy  I,  P,  F,  rôy  V|,  s.  f. 
—  Raie.     Voir  Raye. 

Rôye  [rôy  V],  s.  f.  —  Rouille.  Voir 
Rcûye. 


ROY 


605     — 


RUT 


Royè  [royç  V],  s.  m.  —  Carré 
d'herbes  fauchées  et  épandues  au 
soleil. 

Royè  [rçyç  .  .  I,  P,  F\,  v.  tr.  — 
Rayer;  tracer.    Voir  Rayeu. 

Rôye-tâte,  voir  RoQyc-tate. 

Rôyeu,  voir  RoîïyGU. 

Rôyeu  [rôgœ  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Rôder  pour  voler. 

Rôye-wèkâd  (rô";/  ivçkâ  N],  s.  m. 

—  Epinoche  (nettoie-caillou). 
Rôyeu   [rô^gœ  N\,   v.   tr.   —   Net- 
toyer (une  écurie). 

Rôyeu,  voir  Roiîyeu. 

Royon  [royô  I,  P\,  s.  m.  —  Sillon. 
Voir  Rayon. 

Royot  [rçijç  I,  P\,  s.  m.  -  Rigole 
d'irrigation.    Voir  Rayât. 

Royote  [rçyot  I,  P\,  s.  f.  —  Raie; 
sillon.    Voir  Rayate. 

Rôyou  [rô^yu  N\,  s.  m.  —  Rôdail- 
leur,  vagabond. 

Royïire  [royûr  I,  P,  F\,  s.  f.  — 
Rayure.    Voir  Rayîire. 

Rozieules  [rpzyœl  M,  I,  P\,  n.   pr. 

—  Rozérieulles,  vill.    de  l'arr.     de 
Metz.    Voir  Roûzelieures. 

Ru  [rû  M,  I,  P,  F,  N,  ri-rii  S,  ri 
V],  s.  m.  —  Petit  cours  d'eau;  eau 
courante;  ruisseau;  eau  qui  dévale 
dans  les  rigoles  d'un  chemin.  Bivin 
è  foute  au  ~,  bon  à  jeter  au  r. 
(sans  aucune  valeur).  Lo  soudard 
deût  awer  treûs  ch'minhhes  :  eune 
au  cul,  l'aute  au  ~ ,  le  treûhieume 
po  pèsser  le  r'vûe,  le  soldat  doit 
avoir  trois  chemises:  une  au  c..., 
l'autre  à  la  rivière,  la  troisième  pour 
passer  la  revue.  Ç'at  eune  fome  è 
dous  ch'minhhes  :  eune  au  cul,  l'aute 
au  ~ ,  c'est  une  femme  à  deux  che- 
mises: une  au  c...,  l'autre  à  la  ri- 
vière (elle  a  de  belles  robes,  mais 
pas  de  linge). 

Ru  Ira  Attilloncourt],  s.  m.  — 
Graisse  de  tripes. 

Riichc,  voir  Rûhhe. 


RQchena'    [rûsnw   F],    v.   intr.   — 
Chantonner.     Voir  Rutener. 
Rûdièsse    [riidyçs    M,    I,    P],  s.  f. 

—  Grossièreté. 

Rûdieu  [riidyqe  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Couler  fortement,  à  torrents, 
ruisseler.  L'âwe  rudîye,  l'eau  coule 
à  torrents. 

Rue  ]rû  F,  S],  s.  f.  —  Roue.  Voir 
Rieûye. 

Rûhhe  [riix  .  ■  gén.  (rîs  Y)],  s.  f.  — 
Ruse.  Les  ~  sont  cosues  d'  bianc  fi, 
les  r.  sont  cousues  de  fil  blanc. 

Rujeler  [riijlêi  M.  N\,v.  tr.  —  Couper 
le  bout  des  mariens. 

Ruléle,  Ruléne  [riilêl-rûlên  S],  s.  f. 

—  Lange.     Voir  Lurèle. 
Ruraâtique    [rfimàtik    .    .    M,  /,  P, 

româtis  S,   V],  s.  m.  —  Rhumatisme. 

Rûne  [run  M,  I,  P.  F,  N,  rin-riin 
S,  rin   V],  s.  f.  —  Ruine. 

Runer  [runêi  . .  M,  I,  P,  F,  N,  rine- 
riine  S,  rine  V],  v.  tr.  —  Ruiner. 
Rûne-mûhon,  ruine-maison  (femme 
dépensière  et  prodigue)  S. 

Riinous  [rûnu  .  .  M,  I,  P,  iV],adj. 

—  Ruineux. 

Russe  [riis  M.  I,  P,  F,  N],  adj.  — 
Vigoureux;  solide;  brutal. 

Russon  [riisô  N],  s.  m.  —   Verrat. 

Russon  Irûsô  F],  s.  m.  —  Vieille 
chanson  ennuyeuse;  rengaine.  Tou- 
jous  la  même  ~,  toujours  la  même  r. 

Rutâd  [riità  .  .  M,  I,  P,  N],  's.  m.  - 
Grognon. 

Ratant    [riità  M,   I,   P,   N],   s.    m. 

—  1"    Espèce    de    verdier,    oiseau. 
2»  Crécelle. 

Rûtelat  [rûtla  M,  rûtlo  F],  s.  m.  — 
Roitelet.     Voir  Reiitelat. 

Rutèle  [riitel  M,  I],  s.  f.  —  Crécelle. 
Voir  Trètrèle. 

Rutener  [riilnêi  .  .  M,  I,  riitçnw- 
rùsnw  F],  v.  intr.   —  Chantonner. 

Ruter  [riitê'  .  .  M,  I,  P,  N,  S\,  v. 
intr.  —  Grommeler;  grogner.  Se 
dit  habituellement  des  porcs. 


RUT 


-     606     - 


RYI 


Rûtot  \rûto  P],  s.  m.  —  Roitelet. 
Voir  Reûtclat. 

Rututu  {riilulii  /•'],  s.  m.  —  Copeau. 

RutwèiiG,  voir  Rutwinnc. 

Rutwinne  [riitwèii  M,  I,  riilwçn  P, 
rUtwcn-rûtwen  N\,  .s.  f.  —  Routine; 
rengaine.  Chanter  eiine  -,  chanter 
une  ritournelle,  une  chanson. 

Riiyc  \rfiij  F\,  s.  f.  —  Rouille. 
Voir  Reûye. 

Rûyi  \rftiji  F\,  v.  intr.  —  Rouiller. 
Voir  RGûyeu. 

Rwè  [rivç  gcn.|,  s.  m.  ^  Roi.  Voir 
Reû. 

Rwèssignôl,  Rwèssignoûl  [rivçsi- 
nùl  M,  /,  P,  riue.'iiriô''l-rwesiiiûl  X, 
nvesinol  V\,  s.  m.  —  Rossignol. 


Rwètclat  [rwetla  S],  s.  m.  —  Roi- 
telet.    Voir  Rcijtclat. 

Rworquîn  [rivçrki  V|,  n.  pr.  — 
Lorquin,  vill.  de  l'arr.  de  Sarrebourg, 
Voir  Lwôrquîn. 

Ryin  |r(/ê  M,  I,  nje  P,  F,  rî-rc  S, 
rî-rc-rtjè  Y],  pron.  indéf.  —  Rien. 
Qui  n'  set  -  n'  dit  ~ ,  qui  ne  sait  r. 
ne  dit  r.  /  n  fût  m'  chaud  d'vaa  -, 
il  ne  fait  pas  chaud  vers  r.  (la  pau- 
vreté ne  rend  pas  heureux).  Eva  -, 
an  n'  font  -,  avec  r.,  on  ne  fait  r.  — 
Pou  -  né  pou  éque,  pour  r.  ni  pour 
qqch.  (à  aucun  prix)   V. 

Ryinvautm'  [rycvôm  M,  I,  N,  rîiHi- 
rC'vâ  S],  s.  m.  —  Vaurien,  fainéant. 


Fig.  6i). 


SA 


607     - 


saj 


Sa  [sa  S],  s.  m.  —  Soif.  Voir  Seû. 

Sa  [sa  S[,  s.  m.  —  Soir.  Voir 
Seûr. 

Sa  \sâ  V],  s.  m.  —  Sel.     Voir  Se. 

Sa  [sâ-sâo  S],  s.  f.  —  Saule.  Voir 
Sau. 

Sa'  [sai  F],  s.  m.  —  Sel.     Voir  Se. 

Sâbe  [sâp  F,  sâp-sâop  S],  s.  m.  — 
Sable.    Voir  Sâve. 

Sâbc  [sâp  .  .  gén.],  s.  m.  —  Sabre. 

Sabotyi  [sabçlyi  S],  s.  m.  —  Sa- 
botier.   Voir  Sèbatieu. 

Sacate  [sakat  M,  N,  sçkçl  I,  P,  V, 
sokçt  F,  sokat  S[,  s.  f.  —  1"  Racine 
d'arbre  séchée  et  propre  à  brûler; 
souche  de  bois  noueuse;  racine 
noueuse.  2"  Gros  nœud  à  l'extré- 
mité d'un  bâton.  Lés  Jwifs  qu'  èch'- 
tont  dés  vèches  ont  quasi  tojos  dés 
bâtons  d'  ~,  les  juifs  qui  achètent 
des  vaches  ont  presque  toujours  des 
bâtons  avec  des  nœuds  au  bout  V. 
3°  Pied  difforme,  court  et  gros.  4» 
Dame-jeanne  (espèce  de  poire).  5" 
Vieille  femme  faible  et  usée. 

Sâce  [sâs-sâos  S,  sàs  V],  s.  f.  — 
Saule.     Voir  Sau. 

Sâce  [5âs-.çâos  S,  sàs  V],  s.  f.  — 
Sauce.    Voir  Sauce. 

Sacé  [sasê'  M],  s.  m.  —  Partie  de 
la  voiture. 

Sâcené,  voir  Sauci. 

Sâceu  [sâsqe  ..S,  sâse-sâsne  V],  s. 
f.  —  Saussaie.     Voir  Sauci. 

Sach  [sas  S],  adj.  —  Sec.  Voir 
Chach. 

Sachâyc  [sasây  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Contenu  d'un  sac. 


Sacherèssc  [sasrçs  S],  s.  f.  —  Sé- 
cheresse. Voir  Chachèsse,  Chachou. 

Sachi  [sasi  S],  v.  tr.  —  Sécher. 
Voir  Chacheu. 

Sachet  \saso  F],  s.  m.  —  Petit 
sac.     Voir  Sèchat. 

Sachwér'  [saswër  S[,  s.  m.  —  Sé- 
choir (chambre  à  grande  cheminée 
où  l'on  fume  le  lard).  Voir  Kameur- 
chpèk. 

Sâci  [sâsi .  .  S,  V],  v.  tr.  —  Saucer, 
tremper  dans  la  sauce.  Voir  Sau- 
cieu. 

Sâciére  [sâsijêr  S,  V],  s.  f.  —  Sau- 
cière.   Voir  Saucière. 

Sâcisse  [sâsis-sâosis  S,  sâsis  V[,  s. 
f.  —  Saucisse.    Voir  Saucisse. 

Sacrèmoname  [sàkremçncim  .  .  M, 
I,  P,  F[,  s.  m.  —  Personne  dé- 
gourdie, hardie;  farceur;  souvent: 
vaurien. 

Sade  [sàt  .  .  M,  I,  P,  N],  adj.  — 
Savoureux;    doux  au  gosier. 

Sagneu  [sanqe   .  .   M,    N,    S,    sone 

.  .  I,  P,  V\,  v.  tr.  —  l»  Signer.  2° 

Faire    des    signes    sur  un  membre 

malade  pour  le  guérir.    3°  v.  pron. 

Se  signer,  faire  le  signe  de  la  croix. 

Sâhir  lsâ-{T(r)  .  .  M,  I,  P,  sâzi 
S,  sâzi  V[,  V.  tr.  —  Saisir,  empoigner. 

Sâhon  [sàyô  .  .  M,  I,  P,  N,  S,  so- 
fô  V],  s.  f.  —  Saison.  Le  -  dés 
biés,  la  s.  des  blés. 

Sâhoner  [sâfçnêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
S[,  V.  tr.  —  Alterner  les  cultures 
d'un  champ. 

Sâje  [sas  S,  sars  Gondrexange], 
s.  f.  —  Sauge. 


SAJ 


—     608     — 


SAN 


Sâjir,  voir  Sâhir. 

Sâjon,  Sâjoner,  voir  Sàhon,  Sâ- 
honer. 

SakcurlotG  [sahrrlot  M,  I,  A'], 
inlerj.  —  Saprcloltc  (sorte  de  juron). 

Sakiow  [saki/piu  F],  s.  m.  —  Sar- 
cleur.     Voir  Sèkiou. 

Sakiu  Isakijii  /•'],  s.  m.  —  SariMoir. 
Voir  Sèkiu. 

Sakyi  [sakiji  F\.  v.  tr.  —  Sarcler. 
Voir  Sèkieu. 

Salade  [salàl  M,  N,  splât  I,  P, 
satâk  -  salai -saldlx-stilçt  S,  sph'il-so- 
Ifils  V],  s.  f.  —  Salade.  lùiul  héner 
le  ~  è  le  viètje  lune,  po  qu'èle  ne 
montèsse  meu,  il  faut  semer  la  sa- 
lade à  la  vieille  lune  (quand  elle 
décroil)  pour  qu'elle  ne  monte  pas. 
Voir  Jangou. 

Salâdieu  \salckli/(e  M,  N,  solâdi/ç  I, 
P,  saladi  F,  salârdiji  S,  xalari/e  -  xo- 
lardije   V],  s.  m.  —  Saladier." 

Salâdje,  Salâke,  voir  Salade. 

Salardyi,  Salarier,  voir  Salâdieu. 

Salbré  [salbrêi  .  .  M.  I,  P,  X,  S  |, 
adj.  —  1"  Xc  s'emploie  que  dans 
l'expression:  Été  man  -,  être  mal 
reçu,  être  mal  servi;  iiayer  trop 
cher  un  mauvais  travail.  2"  Mal 
habille  S. 

Sale  [«1/  V\,  s.  m.  —  Seigle.  Voir 
Seule. 

Sale  [sâl  .  .  gén.],  s.  f.  —  Salle. 

Salebo  |s(i//)o  S,  splbo  V|,  n.  pr. 
—  Sarrebourg,  chef- lieu  de  l'arr. 
du  même  nom.  Même  formation  que 
pour  Dâbo,  en  allemand  Dachsburg. 

Salède,  voir  Salade. 

Saler  [salt'i  .  .  M,  X,  S,  sole  I,  P, 
F,   V'I,  V.  tr.  —  Saler. 

Saleû,  Saleûr  \s(ilœ-s(dœr  .  .  S\, 
s.  m.  —  .Saloir.     Voir  Salu. 

Sali  [sali  .S),  s.  m.  —  Saleron. 

Salière  [saluer  M,  X,  spli/cr  I,  so- 
lijer  P,  F,  salir  S,  sph/cr  Y],  s.  f.  -■ 
Salière. 

Saligodron  [sàlij/pdrô  M\,  s.  m. — 
Saligaud. 


Savoir,  voir  Salière. 

Salit  \sali  V\,  s.  m.  —  Salut.  Voir 
Sèlut. 

Salope  \salpp  M,  X,  S,  solop  /,  P, 
F,  V\,  s.  f.  —  Salope.  Propreté  n'ai 
m'  l'ice,  ç'at  ç'  que  ~  è  dit  è  se  mère, 
propreté  n'est  pas  vice,  c'est  ce  que 
S.  a  dit  à  sa  mère. 

Saloûnes  [salân  M\,  n.  pr.  —  Sa- 
lonnes,  vill.  de  l'arr.  de  Château- 
Salins. 

Salpéte  [salpêl  gén.],  s.  m.  et  f.  — 
Salpêtre.  S'emploie  (luclquefois  avec 
la  signification  de  poudre.  Vif  corne 
i  -,  vif  comme  la  poudre.  /  n'è 
m'  ini'anlé  le  ponde  et  le  -,  il 
n'a    pas   inventé   la  poudre  et  le  s. 

Salrie    \salrl   Gondrexange],    s.    f. 

—  Soirée. 

Salu  [saia  M,  X,  splii  I,  P,  F,  sa- 
lœ  .  .  salœr-salii  S,   sole    V\,   s.   m. 

—  1"  Saloir  (sorte  de  récipient  qui 
sert  à  saler  les  ]U)rcs  cchaudés). 
Voir  Salwè.  2"  Boite  où  l'on  con- 
serve le  sel  V.  Voir  Saunîn. 

SalQre  [salâr  M\,  s.  f.  —  Sau- 
mure.    Voir  Sâmére. 

Saluyeu  \salùti(e  gén.  (saliije  V)|, 
V.  tr.  —  Saluer. 

Salwè  [salniç  M],  s.  m.  —  Table 
où  l'on  étend  le  |)orc  pour  le  saler. 
Voir  Salu. 

Sambèye  \sâbêij  M,  I,  P\,  s.  f.  — 
Feinte. 

Sambieu  {sàhiiœ  .  .  M,  I],  v.  intr. 

—  Sembler.     Voir  Sancr. 
Sâmére,   Sammérc,   Sâmeûre   |.sâ- 

mêr-sâmêr- V,  sâmœr  S],  s.  f.  — 
Saumure.     Voir  Salure. 

Samosse  l.srimo.s-  M,  sanms  F,  sniàs 
S,  smôs  V|,  s.  f.  —  Lisière  d'une 
étolTe  ;  bord  d'une  toile  de  tis.serand. 

.Samousse,  voir  Samosse. 

Sâmu  IcSû/ji»  .S'I,  adj.  —  Etonné. 
Voir  Saumu. 

Sanant  \sanâ  M,  X,  S,  spnà  I,  P, 
F,    \'\,  s.  m.  —  Semblant. 


SAN 


609     - 


SHR 


Sancîous  [sâsyu  M,  I,  N],  adj.  — 
Industrieux. 

Sandiè,  Sandjè  [sàdyç-sàdje  S],  s. 
m.  —  Sanglier.     Voir  Singuieu. 

Sanc  \san  M],  s.  m.  —  Ne  sem- 
ploie  que  dans  la  locution:  fâre  ~, 
faire  semblant. 

Saner  [sanê'  .  .  M,  N,  S,  sont  .  . 
I,  P,  V\,  V.  intr.  —  Sembler,  pa- 
raître. /  m'  sone  quâs',  il  me  sem- 
ble quasi  (cela  ne  m'étonne  pas)  V. 

Sang  \sâ  gén.],  s.  m.  —  Sang. 

Sangla',  voir  Sanguieu. 

Sangolant  [sàgolà  M,  I,  P,  N],  adj. 

—  Sanglant.  'L  è  rèp'lé  i  lieiwe,  se 
jib'ciére  aleûl  tôt  sangolante,  il  a 
rapporté  un  lièvre,  sa  gibecière 
était  toute  sanglante. 

Sangue  [sâk  M,  I,  P,  N,  S],  s.   f. 

—  Sangle. 

Sanguiè  [sàgye  1,  P,  sàglw  F\,  s. 
m.  —  Sanglier.     Voir  Singuieu. 

Sànôs  [sânôS],  s.  m.  —  V  Saunois, 
contrée  qui  s'étend,  dans  l'arr.  de 
Château-Salins,  de  l'ancienne  fron- 
tière jusqu'au  commencement  des 
Vosges.  2"  Patois  parlé  dans  cette 
contrée.  Ce  parler  se  nomme  aussi 
patwès  di  pyin  pèyis,  patois  du 
plein  pays  (de  la  plaine),  par  oppo- 
sition avec  le  patwès  d'iè  montene 
(de  la  montagne),  parlé  dans  les 
Vosges.  3°  Celui  qui  parle  le  saunois. 

Sans  [sa  gén.  (sô  V)],  prép.  — 
Sans. 

Sansâwe,  Sansowe  {sàsâw  -  sàsow 
M,  N,  sâsoiv  I,  P,  sàsîiy-  sàsow  S, 
sâsùy   V],  s.  f.  —  Sangsue. 

Sansoiîye,  voir  Sansâwe. 

Sanstique  [sâstik  M\,  s.  m.  — 
Sorte  de  jeu  d'épingles,  pratiqué 
par  les  jeunes  filles. 

Santâyc,  voir  Santé. 

Santé  [sàt  M,  I,  P,  N,  sàti  Woip- 
py,  sôt  V],  s.  f.  —  Sentier.  ~  an- 
mi,  s.  qui  traverse  des  jardins  au 
Sablon,  faubourg  de  Metz,  appelé 
aujourd'hui  faussement  santé -Amy. 


Santé  [sâtêi  .  .  M,  I,  P,  F,  S,  V, 
sàtê'  N],  s.  f.  —  Santé.  On  entend 
souvent  aussi  Santâyc. 

Santi,  voir  Santé. 

Santi  [sàti  M,  I,  P,  N,  sàt(i)  S, 
sêli  V],  V.  tr.  —  Sentir.  Ce  n'  sant 
m'  ni  se  ni  sauce,  cela  ne  sent  ni 
sel  ni  sauce  (cela  n'a  pas  de  goût). 
D'i  quart  d'oûre  au  mwins  is  san- 
tent  zous  guèyins,  d'un  quart  d'heure 
au  moins  ils  sentent  leurs  fromages. 

Santif  [sàtïf  gén.\,  adj.  —  Odorant. 

Santimant  [sâtinià  M,  I],  s.  m.  — 
Sentiment;    idée;    pensée. 

Santou  [sàtu  .  .  M,  I,  P,  N],  s.   f. 

—  Senteur,  arôme. 

Santou  [sàtu  M],  s.  f.  —  Qui  sent 
qqch.  -  d' payes,  qui  sent  les  poules 
(jocrisse  qui  se  mêle  de  faire  le 
ménage). 

Sape  \sâp  .  .  gén.  (sorp  F,  V)], 
s.  f.  —  Serpe. 

Sâpgnon,  voir  Sapiotâd. 

Sâpiâd  [sàpyâ  M],  s.  m.  —  Qui 
mange  du  bout  des  dents,  d'un  air 
dégoûté;  à  qui  aucune  nourriture 
ne  plaît. 

Sapicu  [sapyqe  M,  N],  v.  intr.  — 
Être  difTicile  pour  le  manger;  mâ- 
chonner;   manger  d'un  air  dégoûté. 

Sâpion  [sâpyô  M[,  s.  m.  —  Per- 
sonne qui  mange  d'un  air  dégoûté. 

Sapiotâd  [sapyçtâ  .  .  M,  I,  sàpfiô 
N[,  s.  m.  —  Qui  hésite,  qui  est 
peu  hardi,   craintif. 

Saprenom  [sûprençm  . .  M,I,  P,  N], 
interj.  —  Sacré  nom  (espèce  de 
juron). 

Saramognak  [sàràmonâk  N],  s.  m. 

—  Clos  d'équarrissage,  charnier. 
Sârat    [sàra  M,   sàro  I,  P],   s.  m. 

—  Sarrau,  blouse. 

Sarbé  [sarbë  A/],  n.  pr.  —  Sor- 
be}', vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Sâre-jwint  [sàrjwë  .  .  gén.],  s. 
m.  —  Serre-joint. 

Sârer  [s&rê'  .  .  gén.  (sçrq  V)],  v. 
tr.  —  Serrer,  presser. 

39 


SKR 


-     610     - 


SAT 


Sareû  [sarcë  S,  sçrê  V],  s.  m.  — 
1°  Frein,  chaîne  qui  sert  de  frein  à  la 
voiture.  Elle  s'attache  à  une  roue 
pour  empêcher  la  voiture  de  glisser 
sur  la  neige  ou  le  verglas.  Voir 
Èrayu.  2"  Tout  ce  qui  cause  de 
l'ennui,  des  diflicultés. 

Sâriate  [sàrijat  M,  N,  S,  sïinjot  I, 
P,   V),  s.  f.  —  Sarriette. 

Sarjant  [sârjâ  M\,  s.  m.  —  Ser- 
gent. 

Sarje  [sans  Gondrexangc),  s.  f.  — 
Sauge.     Voir  Sâje. 

Sârmant  [sârmâ  .  .  gén.  (sârmô  V)], 
s.  m.  —  Serment.  Rand  los  lés 
sints  tamwins  dés  ~  qu'  i  li  fat, 
rend  tous  les  Saints  témoins  des 
s.  qu'il  lui  fait.  C.  H.,  II,  43. 

Sârmate  [sârmat  M,  N,  sàrniol  I, 
P\,  s.  f.  —  Sarment  de  vigne. 

Sarmon  [sârmô  M,  N],  s.  m.  — 
Sermon. 

Sârmont,  voir  Sârmant. 

Sârmotc,  voir  Sârmate. 

Sârot,  voir  Sârat. 

Sarpate,  Sarpotc  [sarpat  M,  N, 
snrpol  I,  P,  srrpal  S],  s.  f.  —  Ser- 
pette. 

Sàrpc  [sârp  F\,  s.  f.  —  Serpe. 
Voir  Sâpc. 

Sarvîce  [sârins  M],  s.  f.  —  Service. 

Sarviteiir  [sârnilœr  M\,  s.  m.  — 
Serviteur  (terme  de  galanterie  au  vil- 
lage). 

Sâsi  [sâzi  .  .  F,  S\,  v.  tr.  —  Saisir. 
Voir  Sâhir. 

Sâsseron  [.sâsrô  S,  V|,  s.  m.  - 
Sorte  de  champignon. 

Sâssat  [sàsa  M,  sâso  I,  P\,  s.  m. 
—  Sas,  tamis. 

Sâssieu  \sli>njœ  .  .  M,  l\,  v.  tr.  — 
Tamiser. 

Sâssot,  voir  Sâssat. 

Sat  [.sfi  M,  N,  sç  I,  P,  F,  S,  V\, 
adj.  et  s.  —  1"  Sot;  bête;  fou.  / 
fâl  dés  sales  monjes,  il  fait  de  soties 
grimaces  (il  fait  des  façons).  J'â 
lés    mins   sales,   j'ai    les    mains   en- 


gourdies par  le  froid.  Lés  ~  dea- 
rent  pus  lontams  qu'  lés-aules;  pus 
qu'an  s'  maquenl  de  zous,  pus  qu'is 
s'anfirèhhenl,  les  sots  durent  plus 
longtemps  que  les  autres;  plus  on 
se  moque  d'eux,  plus  ils  s'engrais- 
sent. 2"  Follement  amoureux. 
Le  groûsse  Frâsle  al  sale  don  Fri- 
quèl,  la  grosse  Euphrasie  est  amou- 
reuse de  Friquet. 

Sàt  l.sâ-sâ"  S,  sa  V],  s.  m.  — 
Saut.     Voir  Saut. 

Sâtè  \sâle-sâole  .  .  S,  sâtç  V),  v. 
intr.  —  Sauter.     Voir  Sauter. 

Satencrèye  [salenrêy  M,  N,  solen- 
rêi/  I,  P],  s.  f.  —  Sottise;  chose  in- 
vraisemblable;   superstition;  lubie. 

Sâtcrélc  [sâlrêl  S,  V],  s.  f.  — 
Sauterelle.     Voir  Sautcrèlc. 

Sâteû  \sdtœ  S\,  s.  m.  —  Sautoir. 
Voir  Sautu. 

Satiche,  Satihhe  [satTs-saUx  M,  S\ 
solJx  L  P<  S,  V\,  s.  f.  —  .Sottise. 
Lésjos  d'  ~  ,  les  jours  de  s.  (le  car- 
naval). 

Satou  \satu  M,  X].  s.  m.  —  Ré- 
primande. 'L  è  èvn  ('  - ,  il  a  eu 
une  réprimande  (il   a   été  grondé). 

Satou  [salu  M],  s.  m.  —  Diablotin. 

Sâtou  [sâUi-sâolu  S,  sâtu  V],  s. 
m.  —  Sauteur.     Voir  Sautou. 

Satré  [salrc'  M.  X,  sotrê>  .  .  I,  P, 
S,  V|,  s.  m.  —  1»  Lutin  habillé  tout 
en  rouge  qui,  selon  la  croyance 
populaire,  hante  les  écuries  des 
chevaux,  l'ait  des  niches,  sans  ce- 
pendant faire  de  mal.  Voir  Textes 
patois,  p.  71,  Lo  piot-ômc  roûje. 
2"  Sorcier ,  démon  aux  cheveux 
désordonnés.  On  prétend  que  ce 
sont  des  enfants  ipii  n'ont  jias  été 
l)ai)tisés.  En  Vosges,  on  dit  des 
enfants  dont  les  cheveux  sont  em- 
mêlés: Ç'ol  lo  -  que  li  é  tossié  lés 
choi'ous,  c'est  le  s.  qui  lui  a  sucé 
les  cheveux.  Pour  l'éloigner  du  lit 
de    l'enfant,    on    mettait    un    linge 


SflU 


—     611     - 


SAU 


ou  un  chiffon  rouges,  ou  bien  on 
y  dessinait  une   croix.    Voir  Pwèl. 

Sau  [sô  M,  I,  P,  F,  N,  sâ-sâo  S, 
sas  V],  s.  f.  —  Saule;  branche  de 
saule.  Ovon  dés  sâces  on  fèt  dés 
chèrpênes,  avec  des  branches  de  s. 
on  fait  des  paniers. 

Au  printemps,  les  enfants  cueillent 
des  branches  de  saule  pour  en  faire 
des  flûtes.  Ils  s'assoient  dans  l'herbe, 
posent  le  bout  de  la  branche  sur 
le  genou  et,  pour  en  décoller  le- 
corce,  frappent  doucement  dessus 
avec  le  manche  d'un  couteau  en 
chantant  les  paroles  suivantes: 


Sausi,  sau-sanl    Prè-te  moi  ta 


rob'         pour  chanter  les  vepes. 


vepes,    vepes. 

Voir  Notre  terre  lorraine,  N"  4, 
p.  67. 

Dans   la    vallée   de   la    Seille,  no 
chantait  les  paroles  suivantes: 
An  sTve  de  sau. 
Prête  mwè  d'I'owe. 
Ç'ol  le  myin,  ç'ot  le  tgin, 
Ç'ol  le  çu  don  prèle, 
Pc  chanté  lés  vepes. 
En  sève  de  s.,  prête-moi  de  l'eau, 
c'est  le  mien,  c'est  le  tien,  c'est  ce- 
lui du  curé  pour  chanter  les  vêpres. 
Saubré  [sôbrê'  M\,  n.  pr.  —  Sabré, 
ferme  située  près  de  Coin-lès-Cuvry, 
arr.  de  Metz. 

Sauce  [sôs  M,  I,  P,  N,  sâs-sâos  S, 
sas  V\,  s.  f.  —  Saule. 

Sauce  [sôs  M,  I,  P,  F,  N,  sâs-sâos 
S,  sâs  V],  s.  f.  —  Sauce.  'L  an 
bwérè  le  ~,  il  en  boira  la  s.  (il  en 


subira  les  conséquences.  —  Ç'ot  lé 
sâce  que  fèt  V  pouhhon,  c'est  la  s. 
qui  fait  le  poisson.  Fere  ène  grande 
sâce  pou  ryin,  faire  une  grande  s. 
pour  rien  (parler  beaucoup  pour 
dire  peu  de  choses)  V. 

SaucelanJG  [sôslàs  M,  I,  P],  s.  f. 
—  Saule  gris,  saule  forestier. 

Saucer  [sôsê'  M],  v.  tr.  —  Hous- 
siner  qqn.  avec  des  verges  de  saule. 

Sauci  [sôsi  M,  I,  P,  N,  sâsi  .  .  S, 
sâsne-sâse  V],  s.  m.  —  Saussaie.  A 
Metz,  il  existe  une  place  située 
près  de  la  Moselle,  à  proximité  de 
l'ancienne  Porte  de  France,  qui 
porte  le  nom  de  Saulcy  (pronon- 
cez sôsi). 

Saucière  [sôsyêr  M,  I,  P,  N,  sâ- 
syêr  .  .  S,   V],  s.  f.  —  Saucière. 

Saucieu  [sôsyœ  .  .  M,  I,  P,  N,  sâ- 
si .  .  S,  sâsye,-yœ  V],  v.  tr.  —  Saucer, 
tremper;  mouiller.  Sauce  to  pin, 
'/  at  Irap  chach,  sauce  ton  pain,  il 
est  trop  sec. 

Saucisse  [sôsis  M,  I,  P,  F,  N,  sâsis- 
sâosis  S,  sâsis    V],   s.   f.  —  Saucisse. 

Saumu  [sômù  M,  I,  P,  N,  sâmii 
S],  adj.  —  1"  Etonné;  stupéfait; 
surpris;  interdit;  désappointé.  2° 
Honteux. 

Sauniat  [sôna  M,  sôfiç  I,  P\,  s.  m. 
—  Habitant  de  Saulny. 

Saunîn  [sônî  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  1"  Boîte  où  l'on  conserve  le 
sel.  Voir  Salu,  Saunîre.  Fig.70. 2»  Boîte 


Fig.  70. 


-     612     - 


snu 


d'horloge  ancienne,  dont  la  caisse 
ressemble  à  une  boîte  à  sel.  3"  Mar- 
chand de  sel. 

Sauntn  [sônî  .  .  M,   I,   PI    n.   pr. 
—  Saulny,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 
Sauniot,  voir  Sauniat. 
Saunîre  [sônïr   M,  I,   P\,   s.    f.   — 
Boîte  sous  la  cheminée,  où  l'on  con- 
serve le  sel. 

Saurâyc  [sôrày  .  .  M,  I],  s.  f.  — 
Tonne  remplie  de  harengs. 

Saut  |.w  M,  I,  P,  F,  iV,  sô-sdo  S, 
sa   V\.  s.  m.  —  Saut. 

Sauter  [sôtêi  .  .  M,  h  ^.  F,  N, 
sâlf-sâotç  S,  sâte  V\,  v.  intr.  — 
1»   Sauter;    s'élever   de   terre   avec 

effort. 

Lo  miou  d'hant 
X'al  m'  lojos  V  miou  sautant. 
Le  meilleur   diseur    nest    pas   tou- 
jours  le   meilleur   danseur.    /  sâte 
corne  i  chèi'riyé,  il  saute  comme  un 
chevreuil    V.    2"   Danser.     J'  frans 
~   lés  pus  bêles,  nous   ferons   d.  les 
plus  belles.    3"  v.  tr.    Sortir.    Sâte 
lés    ch'wâs  fiés,    sors   les   chevaux 
dehors  (hors  de  l'écurie)  V.   4»  Mon- 
ter;   saillir;    s'accoupler    à.      A'a^e 
vèche  at  sautâye,    notre  vache  a  été 
couverte. 
Sauterale,  voir  Sautcrèlc. 
Sauterèle  [sôtrçl  M,  I,  P,  N,  sôtral 
F,  sâlrel-sâlrêl  S,  sâtrêl  V],   s.  f.  — 
lo  Sauterelle  (insecte).  2»  Instrument 
qui  sert  à  tracer  des  angles.    3"  Piège 
à    détente,  qui   sert   à    prendre  les 
|)ctit  oiseaux. 

Sautcrcycu  ]sôtreyqeM],  v.  intr.  — 
Sautiller;  aller  de  droite  à  gauche. 
Sautc-scuris  \sôt-s(ce)ri  M,  A'],  s.  m. 
_  Saute -souris.  Jeu  dans  lequel 
un  enfant  cherche  à  toucher  de 
son  doigt  mouille  le  pied  de  ses 
camarades  qui  sont  sur  une  voiture, 
tandis  que  lui  est  à  terre. 

Sauteuse  [sôtœs  M),  s.  f.   —  Sau- 
teuse, ancienne  danse. 


SAU 

Sautou  [sô/ii  . .  M,  I,  P,  X  sàlu  . .  S), 
s  m.  _  Sauteur.  -  d'  coude,  dan- 
seur de  corde,  acrobate. 

Sautu  [sëtii  M,  I,  P>  f .  ^''  ««'<»  ^1> 
s.    m.    -    Sautoir.      Barrière    basse 
établie   sur   un   sentier  entre  deux 
haies;  ou  bien  fagot,  pierre  ou  pa- 
lissade qui  barre  les  chemins  dans 
une   chènevière.    Les  hommes  peu- 
vent l'enjamber,  le  bétail  est  arrêté 
par   cet   obstacle.     Le   béhhe   hâye 
deûl  l'~,   la   haie   basse   doit   le  s. 
(doit    permettre   de    sauter,    c.-à-d. 
c'est  aux  petits  de  céder  aux  grands). 
Le  sens  primitif  était  que  la  chène- 
vière,   qui   devait  oITrir  un  passage 
à  enjamber   pour   les    piétons,    ne 
pouvait  être   enclose   que    par  une 
haie  basse.  Honc,  toute  haie   basse 
supposait  un  Sautu. 

Sauvayat  [sôvaya  M,  \'],  s.  m.  — 
Yèblc. 

Sauvé  (sint)  \sot'ê'  M,  I,  P,  S],  n. 
pr.  -  Saint  Sylvestre.  Lo  bwin 
Dieu  v's  è  wèdé  vas  bêtes  et  lés-eays 
d'  vate  tête;  i  v's  é  wèdés  dés  numres 
jans.  Sint  Sauvé,  hâteûz  v',  lés  brauves 


jans . 


^ Le    bon    Dieu   vous   a  gardé 

vos  bêtes  et  les  yeux  de  votre  tête  ; 
il  vous  a  gardés  des  méchantes  gens. 
Saint  Sylvestre,  hâtez -vous,  les 
braves  gens!  (invocation). 

Vers  le  soir  de  la  St.-S.,  les  enfants 
mettaient  des  mèches  dans  des  co- 
quilles   de    noix,  remplies    d'huile, 
qu'ils  allumaient  et  laissaient  nager 
dans    des    baquets,    des    auges    ou 
dans  le  ruisseau,  en  chantant: 
Lo  poùrc  Chan  s'y  naye, 
Ç  n'ai  m'  manque  de  r'chats, 
Trcûs  nieus,  treûs  vieus, 
Treûs  ranconcliiès  tôt  nieus. 
Le    pauvre   Jean  s'y  noie,    ce  n'est 
pas  faute  dhabits,  trois  neufs,  trois 
vieux,   trois  (?)  tout  neufs. 

Pendant  la  nuit,  les  jeunes  gens 
s'amusaient  à  épandre  les  tas  de 
fumier  devant  les  maisons,   surtout 


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SAV 


là  où  habitait  une  fille  à  marier. 
Cette  coutume  s'appelait  Dequerer. 
Le  lendemain,  ils  avaient  une  joie 
malicieuse  à  voir  les  propriétaires 
des  maisons  pester  contre  les  mé- 
chants garnements;  et,  comme  il 
arrivait  qu'entre  voisins  on  s'accu- 
sait de  vouloir  accaparer  une  partie 
du  fumier  de  l'autre,  il  en  résultait 
parfois  des  scènes  tapageuses. 

Pendant  la  même  nuit,  dans  cer- 
tains villages  de  la  Seille,  les  gar- 
çons décrochaient  les  volets  des 
fenêtres  pour  les  porter  au  loin  ou 
les  remplacer  par  d'autres  qu'ils 
avaient  enlevés  ailleurs.  C'était  pour 
les  maîtres  de  maison,  le  lendemain, 
une  besogne  peu  agréable  que 
d'aller  à  la  recherche  de  leur  bien. 
Enfm,  les  jeunes  gens  faisaient, 
avec  des  coquilles  d'œuf  entières 
attachées  ensemble  au  moyen  de 
rubans,  une  sorte  de  guirlande  qu'ils 
pendaient  au  puits  où  les  jeunes 
filles  venaient  puiser  l'eau  de  la 
nouvelle  année,  considérée  comme 
un  préservatif  contre  les  maladies  des 
hommes  et  des  bêtes. 

Sauvéje  [sôvës  .  .  M,  I,  P,  N,  sâués- 
sâovês  S,  sâuës  V],  adj.  —  Sauvage. 
Lés  ~  de  Pèvanje,  (sobriquet  des 
habitants  du  village). 

Sauver  (so)  [sôvëi  .  .  M,  I,  P,  N, 
sâvç-sâove  .  .  S,  sàvç  Y],  v.  pron.  — 
Se  sauver;  échapper. 

Sauvu  [sôuû  M,  I,  P,  N,  sâvœ-sâovœ 
.  .  S,  sâvê  V],  s.  m.  —  Trou  d'eau 
derrière  la  maison,  dans  les  prés; 
trou  plein  d'eau  où  l'on  met  rouir 
le  chanvre,  le  lin;  étang;  réservoir 
à  poissons  ;  trou  d'eau,  le  plus 
souvent  alimenté  par  une  source 
qui  se  trouve  au  fond.  Je  vons 
qwéri  l'âwe  dons  ~ ,  nous  allons 
chercher  l'eau  dans  le  s.  V.  Ç'at  ca 
i  vahh  de  d'sus  /'  - ,  c'est  encore 
un  vert  (?)  de  dessus  le  S.  (c'est 
un  soi-disant  malin). 


Sâvc  [sàf  M,  I,  P,  N,  sâp  F,  V, 
sâp-sâop  S],  s.  m.  —  Sable;  gravier 
fin.  Hache  de  ~,  roche  (pierre)  de 
sable. 

Sâvé,  voir  Sauvu. 

Sâvè,  voir  Sauver. 

Sâvéje,  voir  Sauvéje. 

Sâvejon  [sàvjô  S),  s.  m.  —  Sau- 
vageon.    Voir  Chaujon. 

Sâvejoni  [sàvjçni  .  .  S],  s.  m.  — 
Pommier   sauvage.      Voir    Chaujon. 

Saveta'  [safla'  F\,  v.  tr.  —  Gâter 
un  ouvrage.     Voir  Sèveter. 

Sâveu,  voir  Sauvu. 

Savgnon  [savfiô-sawnô-sçivnô  M, 
scjênô-sfinù  I,  P,  sênô-sœnô  F,  saviiô 
N,  sâojô-savnô-sënô-sôênô-sçyi-seijii  S, 
sçye-seyâê-seiii  V],  s.  m.  —  Sureau. 
Quand'  lo  ~  jiur,  lo  r'hin  fiar  ansane, 
quand  le  s.  Heurit,  le  raisin  fleurit 
ensemble  (aussi).  Ouon  dés  flous 
d'  sèyi,  on  fèt  in  bon  r'mede  pou  le 
pirésJe,  avec  la  fleur  de  s.,  on  fait 
un  bon  remède  pour  la  pleurésie. 
Lés-of'anls  fèyont  dés  potârds  ouon  lo 
sèyi,  les  enfants  font  des  pétards 
avec  le  s.   V. 

Sawgnon,  voir  Savgnon. 

Sâvjon,  voir  Savgnon. 

Savlon  (lo)  [savlô  M],  n.  pr.  — 
Le  Sablon,  vill.  près  de  Metz. 

Savloni  [saulçni  M],  s.  m.  —  Ha- 
bitant du  Sablon. 

Savlonïre  [savlçmr  M],  s.  f.  — 
Sablonnière. 

Savon  [sauô  M,  N,  S,  sovô  I,  P,  V], 
s.  m.  —  Savon. 

Saw  [saiv-sçw  M],  adj.  —  Saoul. 
J'  ïrans  n'  couché  et  dreniin  lot  nat 
~,  nous  irons  nous  coucher  et  dor- 
mir tout  notre  s.     C.  H.,  VI,  288. 

Sawer,  Sawér'  [sawë'-sçwë'  M,  sçwç 
I,  sçwër  P,  F,  sawœ-sawç-sêr  N,  sa- 
wêr-sawer-sawf  S,  sçwor  V],  v.  tr.  — 
1"  Savoir.  -  s'  couhieu  et  pâler  è  s' 
piat  mérite,  s.  se  taire  et  parler  a 
son  petit  mérite.  Lo  byin  n'at  byin 
qu'austant  qu'an  sevent  an  fàre  useje. 


SAW 


614 


sè 


le  bien  n'est  bien  qu'autant  qu'on 
sait  en  faire  usage.  An  scvent  heun 
ou  c'  qu'an  sonl,  màs  an  n'  scuenl 
meu  ou  ç'  qu'an  vont,  on  sait  bien 
où  l'on  est,  mais  on  ne  sait  pas  où 
l'on  va.  2"  Pouvoir.  Je  n'  lo  sèreûs 
sofri,  je  ne  le  pourrais(peux)  souffrir. 

Sawgnâd  [sauiùà-soiviià  M,  \'\,  s. 
m.  —  Mauvais  ouvrier. 

Sawgneu  {sawûœ-sowiue  M,  sownç 
I,  P],  v.  intr.  —  1"  Faire  mal  un 
travail  quelconque,  l'exécuter  avec 
négligence  et  trop  vite,  le  gâcher. 
2»  Toucher  à  tout. 

Sawgnon,  voir  Savgnon. 

Sawo,  voir  Sawer. 

Sawrous  [sawru-souTu  M,  N,  soivru 
.  .  I,  P,  saivru  S,  sovru  V\,  adj.  — 
Savoureux. 

Sawyi  [sawyi  M],  n.  pr.  —  Sally, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Sayâd  \sayà  .  .  S],  s.  m.  —  Mou- 
cheron ;   éphémère. 

Sayate  [sayat  M,  N,  S,  soyol  I,  P, 
F,  V\,  s.  f.  -  1»  Petit  seau.  2"  Petit 
seau  en  bois,  sans  anse,  muni  d'un 
manche,  dont  on  sert  dans  la  cui- 
sine F. 

Sayate  [sayal  M,  N,  S,  soyot  I,  P, 
F,  V],  s.  f.  —  1»  Petite  scie.  2°  Fau- 
cille dentelée  V. 

Sayc  \say  M,  N,  S,  soy  I,  P,  F,  sôy 
V],  s.  f.  —  Scie. 

Saye  [say  M,  N],  s.  f.  —  Cépée, 
bois  venant  de  taillis. 

Saye  [say  M,  \,  S,  soy  I,  P,  F,  sây- 
sch'y  S,  sôy  Y],  s.  f.  —  Seille,  seau 
en  bois. 

Sâye,  voir  Saye. 

Sâyc  [sày  V],  s.  f.  —  Soie  de  porc. 
Voir  Seûyc. 

Sayè  [saye  .  .  S[,  s.  m.  —  Seau 
en  bois.     Voir  Sèyé. 

Sayéje  [sayës  M,  N,  S,  soycs  .  .  I, 
P,  F,   V],  s.  m.  —  Sciage. 

Sayeu  [sayqe  .  .  M,  A',  S,  soye  .  . 
I,  P.  F,  V|,"  V.  tr.  —  1"  Scier. 
2"  Faucher.     Voir  Séyi. 


Sayerèye  [sayrëy  M,  N,  sçyrêy  I, 
P,  soy  ri  F[,  s.  f.  —  Scierie.  Voir 
Séye. 

Sayéye  [sayfy  S[,  s.  f.  —  Fauchée. 

Sayon  [suyù  M[,  s.  m.  —  Sorte 
de  blouse. 

Sayon  [sayô  S[,  s.  m.  —  Petit  seau. 
Voir  Sèyon. 

Sayou  [sayu  M,  N,  S,  soyu  .  .  I,  P, 
soyûfr-soyou)  F,  soyu-soyêr  V  (sayta 
Landrotr)],  s.  m.  —  1"  Scieur.  2" Fau- 
cheur. 

Saytat,  voir  Sayou. 

Sayton  [saylô  S],  s.  m.  —  Orvet. 

Sayton  [saylô  S[,  s.  m.  —  Instru- 
ment qu'on  introduit  dans  la  bouche 
des  chevaux  |)our  les  mater  Ponloy. 

Sayûre  [sayîir  .  .  M,  N,  S,  soyûr 
I,  P,  F[,  s.  f.  —  Sciure  de  bois. 

Sâze  [sus  V[,  adj.  num.  —  Seize. 
Voir  Sôze. 

Sâzîme  l-sfcT/ii  S],  adj.  num.  ord. 
—  Seizième.     Voir  Sôzieuroe. 

Se  [se  M,  I,  P,  N\,  adj.  —  Ne  se 
traduit  pasen  français;  c'estune  sorte 
de  renforcement  de  la  conjonction 
et.  Ft  s'  bèye  au  père  toi  pyin 
d'ècus  po  d'  le  poussate,  et  donne  au 
père  tout  plein  d'écus  pour  de  la 
salade.  Et  s'  pâle  de  conquête  et 
s'  sauiw  et  s'  nos  monteur  lo  Q.  corne 
eiine  chèle  qu'ai  fwèlâye,  et  s'  maudit 
le  foûrtune,  et  parle  de  conquête  et 
se  sauve  et  nous  montre  le  c..., 
comme  un  chat  qui  est  fouetté,  et 
maudit  la  fortune.  E.  M..  1819. 

Se  [se  M,  X\,  adv.  —  Si  ;  aussi; 
tellement.  -  groûs,  tellement  gros. 
Voir  Si. 

Se,  voir  Si. 

Se  [se  V|,  interj.  —  Cri  pour  faire 
avancer  les  bœufs. 

Se  |.s("'  .  .  M,  I,  P,  /,  sa'  F,  sêi-sqe  N, 
sâ-sç  .  .  S,  sa  V],  s.  m.  —  Sel. 
Mais  li  i  yrin  d'  -  d'zos  le  quâwe, 
mets  lui  un  grain  de  s.  dessous  la 
que.  Se  dit,  par  plaisanterie,  quand 
il  s'agit  d'attraper  une  bête  qui  se 


se 


—     615     - 


SEC 


sauve.  —  In'  manjreu  m'  in  bichèt 
de  sa'  louci,  il  ne  mangera  pas  un 
bichet  de  s.  ici  (il  n'y  fera  pas 
long  feu).  Lo  sa  gote,  sîne  dé  piô, 
le    s.    goutte,    signe     de     pluie      V. 

Se  [sç  gén.),  pron.  poss.  f.  —  Sa. 

Sèbat  [sçba  M,  N,  sçbç  I,  P,  sabo 
S,  sobo  V],  s.  m.  —  1»  Sabot  (an 
propre  et  au  figuré).  Mate  lo  ~, 
mettre  le  s.  (enrayer  une  roue). 
Voir  Ché.  Èle  è  cassé  s'  ~,  elle  a 
cassé  son  s.  Se  dit  d'une  fille 
enceinte.  —  D'în  sobol  i  sale  sis 
ène  sèuèle,  d'un  s.  il  saute  sur  une 
savate  (coq -à -l'âne).  2"  Mauvais 
instrument. 

Sèbatcr  [sçbatê'  .  .  M,  N,  sqbçle 
.  .  I,  P,  sçbolç  V\,  V.  intr.  —  Faire 
du  bruit  en  marchant  avec  des 
sabots. 

Sèbatieu  [sçbalyœ  M,  N,  sçbçlyç 
I,  P,  sabçliji  S,  sçbçle  V],  s.  m.  — 
Sabotier.  Cordonieu,  maii  chaussé, 
sèbati,  ca  pis,  cordonnier,  mal 
chaussé,  sabotier,  encore  pis. 

Sèbèt  [sçbç  gén.],  s.  m.  —  1"  Grand 
bruit  accompagné  de  désordre; 
dispute.  Tanloûl,  j'èrâ  l'  ~  d'  mè 
mère  et  de  nï  père,  ce  soir,  j'aurai 
le  s.  de  ma  mère  et  de  mon  père 
(je  serai  disputé  par  eux).  G.  H., 
VI,  71.  2"  Sabbat  (nom  que  l'on 
donne  à  un  enfant  remuant).  3"  Nom 
injurieux  que  l'on  donne  à  une 
femme  méchante,  acariâtre,  mal- 
propre, échevelée.  4"  Lieudit  assez 
fréquent  (lieu  où  se  fait  le  sabbat). 

Sèbot,  Sèbotè,  Sèbotiè,  voir  Sèbat, 
Sëbater,  Sèbatieu. 

Sèboiilcr  [sebùlê'  .  .  M,  I],  v.  tr. 
—  Jeter  des  pierres. 

Sèc  [sçk  M,  I,  P,  N,  sak  F,  sçk- 
sçs-sçs  S,  sçs-sçk  V],  s.  m.  —  1"  Sac. 
/  ~  sans  fond  (personne  qu'on  ne 
peut  rassasier^.  I  ~  è  vin,  un  s. 
à  vin  (un  ivrogne).  'L  è  V  ~ ,  il  a 
le  s.  (il  est  riche).  Dreumîn  corne 
i  -,  dormir  comme  un   s.  (dormir 


profondément).  'L  è  pyin  s'  ~, 
elle  a  plein  son  s.  (elle  est  en- 
ceinte). —  /  n'ol  m'  béte  dons  s'  chèch, 
il  n'est  pas  bêle  dans  son  sac 
(quand  il  s'agit  de  ses  intérêts). 
Cél'  que  tyint  l'  chèch  ol  àssi  cou- 
pîibe  que  cet'  que  mot  d'dons,  celui 
qui  tient  le  s.  est  aussi  coupable 
que  celui  qui  met  dedans.  D'in 
chèch  dé  charbons  i  n'in  sèrât  pwint 
sâtè  fiés  d'  Manche  fèrlnc,  d'un  sac 
de  charbons  il  ne  saurait  sortir  de 
la  blanche  farine  (bon  chien  chasse 
de  race).    V.     2"  Estomac   du   porc. 

Sècâye  [sçkây  S\,  s.  f.  —  Ce  que 
peut  contenir  un  sac.     Voir  Sèkéje. 

Sécenâd  [seznâ  V],  s.  m.  —  Per- 
sonne qui  est  difficile  pour  la  nour- 
riture.    Voir  Seucegnâd. 

Sécenè  [sezne  V],  v.  intr.  — 
Manger  sans  appétit,  du  bout  des 
dents,  presque  avec  dégoût.  /  n, 
minje  mi  dé  bon  kér',  i  n'  fèl  que 
d'  -,  il  ne  mange  pas  de  bon  cœur, 
il  ne  fait  que  manger  du  bout  des 
dents. 

Sèch,  voir  Sèc. 

Sèchat  [sçsa  M,  N,  S,  sesç  I,  P, 
sasç  F\,  s.  m.  —  Petit  sac.  Voir 
Chèchat. 

Sèchâye  [seMy  .  .  M,  I,  P,  N\,  s. 
f.    -  Contenu  d'un  sac. 

Sèchot,  voir  Sèchat. 

Sèchu  [sçsiï  S\,  s.  m.  —  Séchoir. 
Voir  Chachu. 

Sécier  \sesye,-yœ  V\,  v.  tr.  — 
Sucer.     Voir  Seucieu. 

Sècogneu  [sçkçnqe  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  tr.  —  lo  Abîmer  qqch.  ;  gâcher 
un  ouvrage.  2"  v.  intr.  Mal  tra- 
vailler. 

Secouwatc  [s{e)kuwal  -  çskuwal  -  çs- 
kuyat  S\,  s.  f.  —  Panier  à  salade. 
Voir  Caye-salâde. 

Secouyeu  {s(e)kuyœ  .  .  M,  I,  P, 
çskçwai  F,  askuyi  -  çskuyi  S,  qskuwç 
V\,  V.  tr.  —  Secouer.  Quand-on-n- 
askoùye  sés-âles,  on  péd  ses  pieumes, 


-     616 


SFX 


SEL 


quand  on  secoue  ses  ailes,  on  perd 
ses  plumes  (on  ne  peut  faire  d'ome- 
lette sans  casser  des  œufs)  S. 

Sccrètâre  [s(e)krçlàr  .  .  M,  I,  P, 
N\,  s.  m.  —  Secrétaire. 

Sccrèyemant  [s{e)kreijmâ  M\,  adv. 

—  l»  Secrètement  ;  à  la  dérobée. 
2°  Avec   crâneric;    avec   arrofjance. 

Sècula  [s^kïilà  .  .  M,  I,  P],   s.   m. 

—  Du  latin  Saccula.  /  vaut  miens 
i  bivin  ~  qu'i  mauvâs  sèciilôrom',  il 
vaut  mieux  un  bon  s.  qu'un  mau- 
vais saeciiloriim  (un  tiens  vaut  mieux 
que  deux  tu  l'auras). 

Sediat  [sedya  N],  s.  m.  —  Hoquet. 
Voir  Seguiat. 

Scdon  [sedô  M],  s.  ni.  —  Saxi- 
frage;   cresson  des  vaclies. 

Sefât  [s{e)fà  .  .  M,  I,   P.    N],   adj. 

—  Si  fait,  semblable.  Eune  s'fïile 
nace,  une  noce  semblable. 

Sègârd  [sçgâr  V],  s.  m.  —  Sagard. 

Ségnâye  [sên&y  .  .  N,  P],  s.  f.  — 
Saignée.    Voir  Singnâyc. 

Sègne  [sç/î  /,  P],  s.  m.  -•  Signe. 
Voir  Seugne.  Le  plus  souvent  on 
dit  Sine. 

Sègnè  [sçiiç  I,  P],  V.  intr.  -  1» 
Faire  le  signe  de  la  croix.  2"  Gué- 
rir en  faisant  des  signes  cabalistiques. 

Ségnè  |sê/7e  .  .  P,  F,  N,  S,  V\.  v. 
tr.  —  Saigner.     Voir  Sîngneu. 

Ségnon  [sêfiô  F,  S],  s.  m.  —  Su- 
reau.   Voir  Savgnon. 

Sègnou  [seriii  .  .  I,  P],  s.  m.  — 
Personne  qui  guérit.  Se  dit  sur- 
tout du  guérisseur  qui  oi)ére  par 
secrets,  en  récitant  des  formules 
d'incantation. 

Segon  [s(e)gô  M],  s.  m.  —  Nour- 
riture que  l'on  donne  aux  porcs. 

Segu,  voir  Seguiat. 

Seguiat  \segya  M,  seiiya-sçdtia  N, 
segû  Vittoncourt],  s.  m.  —  Hoquet. 
Voir  Heuquat. 

Seguieu  [segyte  M],  v.  intr.  — 
Bredouiller. 


Sehaule  [seyûl  M,  F],  s.  m.  — 
Fossé  couvert  qui  sert  à  l'écoule- 
ment des  eaux. 

Séje  [ses  .  .  gén.],  adj.  —  Sage, 
qui  se  conduit  bien  ;  pudique  ;  chaste. 
Eune  bâcèle  -,  une  jeune  fille  sé- 
rieuse, dont  on  ne  dit  licn.  -  fome, 
sage-femme. 

Séke  [sek  V],  s.  m.  —  Sucre.  Voir 
Seukc. 

Seké  \s(e)ke  V],  adj.  —  Qui  ne 
laisse  pas  facilement  connaître  son 
opinion;  dissimulé.  Oli!  vos  n' sêrâz 
ryin  po  li,  'l  ol  bin  trop  ~ ,  vous 
ne  saurez  rien  par  lui,  il  est 
bien  trop  discret. 

Sèkèjc  [sekês  M,  sçkyây  N,  sekây 
.  .  S],  s.  f.  —  1*  Ce  que  peut  con- 
tenir un  sac.  Voir  Sèchâyc.  2" 
Grande  quantité. 

Sèkiate  \sçkyat  S,  sçkyol   V|,  s.    f. 

—  1"  Serfouette  ;  binette.    2"  Mau- 
vais outil,  qui  ne  coupe  pas. 

Sèkiâye,  voir  Sèkéje. 

Sèkié,  voir  Sèkiu. 

Sèkicu  [sekyœ  .  .  M,  I,  P,  F,  sa- 
kyi  F,  sekyœ-setyœ  N,  setsf-sçtye  . . 
S],  v.  tr.  —  Sarcler. 

Sèkîn  \sçkî  M,  /],  s.  m.  —  Outil  qui 
sert  à  couper  les  chardons. 

Sèkion  \sekyô  M,  I,  P,   N\,   s.   m. 

—  Ensemble  ;    groupe  ;    tas. 
Sèkiote,  voir  Sèkiate. 

Sèkiou  \sçkyu  .  .  M,  /,  P,  sakyu  F, 
sekyu-sçtyu  A',  setsu-setyu  S\,  s.  m. 

—  Sarcleur. 

Sèkiu  [sçkyû  M,  I,  P,  sakyû-sekù 
F,  sçkyû-sçtyii,  setsœ-sçtyœ  .  .  S, 
sçkyv-sçtyë  V],  s.  m.  —  Sarcloir. 

Sèkîj,  voir  Sèkiu. 

Sela  [s(e)la  M,  N,  s(e)lo  /,  P,  F,  S, 
V],  s.  m.  —  Soleil.  Lo  -  mcussanl, 
le  s.  couchant.  Lo  ~  è  ses  dants, 
le  s.  a  ses  dents  (le  s.  luit,  mais  il 
fait  froid  quand  même).  Vè  l'an 
coucheu  pu  Ion  qu'  lo  ~  meusse, 
va-t'en  coucher  plus  loin  que  le  s. 
se  couche  (va-t'en  hors  de  mes  yeux). 


617     — 


SEL 


SEM 


Ç'at  lo  ~  gueuyri  qu'anjale  lés  maas 
v'iis,  c'est  le  beau  soleil  d'hiver  qui 
gèle  les  mal  vêtus.  Se  dit  quand 
il  fait  un  beau  soleil  et  qu'il  fait 
froid  en  même  temps.  Tolè  ou 
ç'  que  r  ~  lit,  là  où  le  s.  luit  (où 
il  y  a  qqch.  à  gagner).  Tone  ~, 
èvance,  quînzinne ,  anreje ,  bougre 
d'  mâle,  tourne,  soleil,  avance,  quin- 
zaine, enrage,  bougre  de  maître 
(paroles  que  disent  volontiers  les 
ouvriers  qui  souhaitent  que  le 
temps  passe  vite  pour  qu'ils  puissent 
toucher  leur  salaire).  Roje  ~,  grand 
poussai,  rouge  s.,  grande  poussière. 
/  haye  lote  le  Jonâye  sans  so  r'poù- 
sieu,  sans  minjeu  èl  va  ica  s'  coucheu 
sans  soper,  il  marche  toute  la  journée 
sans  se  reposer,  sans  manger  et  va 
encore  se  coucher  sans  souper?  — 
Lo  s'ia  (devinette).  —  I  ferai  bin  Iras 
s'Ios  pou  fére  chochi,  il  faudrait  bien 
trois  (jours  de)  soleil  pour  faire 
sécher.  Lo  s'io  conse  dons  in  pél 
Irou,  i  piéré  d'min,  le  soleil  se  couche 
dans  un  mauvais  trou,  il  pleuvra 
demain.  Vol  le  piô  que  chél  et  lo 
s'io  que  lit,  ç'ot  lo  sotrè  que  bel  se 
fôme,  voilà  la  pluie  qui  tombe  et 
le  soleil  qui  luit,  c'est  le  diable  qui 
bat  sa  femme  V.  Voir  ChandeûlCj 
Reû. 

Sélate  [sêlat  M,  N,  S,  sêlçt  I,  P,  V\, 
s.  f.  —  1°  Tabouret  où  l'on  s'assied 
pour  traire  les  vaches;  escabeau  à 
trois  pieds  où  l'on  place  la  cuve 
qui  contient  la  lessive.  2"  Partie 
de  la  voiture.  Voir  Ché.  3"  Partie 
de  la  schlitte.    Voir  Hhlite. 

Sèlc  [sçl  M,  I,  P,  F,  N,  sêl  S,  Y], 
s.  f.  —  Selle. 

Selé,  Seleu,  voir  Seli. 

Sèlegni  [selni  M],  n.  pr.  —  Sillegny, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Sélemont  [sêlmô  V],  adv.  —  Seule- 
ment.    Voir  Solemant. 

Seli  [s(e)/z  M],  n.  pr.  —  Silly-sur- 
Nied,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 


Seli  [s(e)li  M,  /,  P,  N,  s{e)lv  .  .  S, 
s{e)le  V],  s.  m.  —  Instrument  muni 
de  pointes  de  fer,  ressemblant  à  une 
carde,  qui  sert  à  débarrasser  le 
chanvre  et  le  lin  de  toutes  les  ma- 
tières dures.  /  s'èrdrosse  corne  in 
~  d' chêne,  il  se  redresse  comme 
une  carde  à  chanvre  (il  est  fier)  V. 
Voir  Pu. 

Selo,  voir  Sela. 

Sélotc,  voir  Sélate. 

Sèlut  Iselû  M,  I,  P,  N,  sali  V],  s. 
ni.  —  Salut. 

Sema,  voir  Semau. 

Sèmâ(r)d  [sçmâ(r)  P],  s.  m.  — 
Jachère. 

Scmance  (5(e)mâs  gén.  {s(e)môs  Y)], 
s.  f.  —  Semence. 

Semanse  .  [s{e)mâs  S],  s.  f.  —  Li- 
sière   d'une    étoffe.     Voir   Semosse. 

Semârd,  voir  Semâd. 

Sematc  [s(e)mat  M,  N,  s(e)mot  L  P\, 
s.  f.    —    Brocoli,    rejeton   de   chou. 

Semau  is{e)mô  M,  I,  P,  N,  s(e)mâ 
S,  Y],  s.  m.  —  Branche  d'un  arbre 
abattu;  fagot. 

Semau  [s(e)m5  M,  /,  P,  N\,  s.  m. 
—  Légumes  et,  en  général,  tout  ce 
qui  se  sème. 

Semâycs  ls(e)mây  .  .  M,  I,  P],  s. 
f.  pi.  —  Étoupes  grossières   de  lin. 

Semeçon  [s(e)/7isô  gén.  (semsô  Y)], 
s.  m.  —  Séneçon  ;  lamier.  Lo  sém'- 
çon  dit  à  mouron:  Le  mâtrosse  ot  è 
le  màhon?  —  Se  '/  ot  è  le  mâhon, 
r'ièvons  nos,  le  s.  dit  au  mouron  : 
La  maîtresse  est  à  la  maison?  — 
Si  elle  est  à  la  maison,  relevons- 
nous.  Cette  mauvaise  herbe  repousse 
vite  quand  on  l'enterre  en  bêchant  V. 

Semécot  [smëkç  M,  I,  P\,  a.  pr.  — 
Semécourt,  vill.  de   l'arr.   de   Metz. 

Sèmcdi  [s^mdi  gén.],  s.  m.  —  Sa- 
medi. 

Seméne,  voir  Seminne. 

Semére,  voir  Semeûre. 

Semèrtrat  [s{e)mçrtra  M,  N,  s(e)- 
mçrtrç  I,  P],  s.   m.    —    Oiseau  qui 


-     618     — 


SEM 


SER 


fait  son  nid  dans  les   crevasses  des 
murs. 

Semèsse  |s(e);ïiçs  M],  s.  m.  —  Se- 
mestre (confié  de  six  mois  qu'on 
accordait  autrefois  aux  soldats  qui 
faisaient  sept  années  de  service). 

Semeûre  [s(e)mœr  S,  s(e)m(T  V],  s. 
f.  —  Fil  de  la  Ste.  Vierge,  fil  de  St.- 
Martin. 

Semèyc  \s(e)mêy  M,  I,  P],  s.  f.  - 
Semaille;  serais. 

Scminne  lx(e)mèn  M,  I,  s(e)mên  P, 
F,  S,  V,  s(e)mën-s(e)mèn  N\,  s.  f.  — 
Semaine.  Le  grand  -,  la  s.  sainte. 
Le  ~  inalâije,  la  s.  mêlée  (les  jours 
gras).  Peut  dieumanche,  bé  liiidi, 
wète  ~  ;  bé  dieumanche ,  peut  lindi, 
bêle  ~,  vilain  dimanche,  beau  lundi, 
sale  s.;  beau  dimanche,  vilain  lundi, 
belle  s. 

Semonce,  voir  Semance. 

Semonde  [sie)môt  M,  /,  P,  X\,  s. 
f.  —  1"  Publication  de  mariage. 
2"  Couples  de  jeunes  gens  et  de 
jeunes  tilles,  proclamés  lors  des 
Vauscnates.  Prokièmer  lés  ~  de 
iènàye,  proclamer  les  mariages  de 
l'année. 

Semonse,  voir  Semosse. 

Semosse  ls(t')«io.s  M,  /,  P,  X,  sa- 
mus  F,  s(e)màs  S.  s(e)môs  Y],  s.  f.  — 
Lisière  d'une  étolTe  ;  bord  d'une 
toile  de  tisserand. 

Sèmote,  voir  Scmate. 

Semouye  ls(e)nuiy  gén.],  s.  f.  — 
Semoule. 

Scmoyè  [s(e)moyç  V],  v.  intr.  — 
Sommeiller.     Voir  Sômicu. 

Semu  \s{ç)miï  F\,  s.  m.  —  Semoir. 

Semu  [s(e)mii  M,  /,  P,  F,  N.  so- 
niœr  S\.  s.  m.  —  Espèce  de  grand 
tablier  où  le  .semeur  met  le  grain 
qu'il  sème. 

Senau  [s(e)nô  M.  /.  P.  F.  X,  s(ç)nfi 
S  ],  s.  m.  —  Grenier  sous  les  combles, 
où  l'on  met  le  foin. 

Séné  [sên  P],  s.  f.  —  Scène.  Voir 
Sinne. 


Séné  [sën  P],  s.  f.  —  Sève.  Voir 
Simme. 

Sènote  [senol  /,  P\.  s.  f.  —  Son- 
nette.    Voir  Scunate. 

Sèpcnére  \sçpnêr  Y],  s.  f.  —  Sa- 
pinière. 

Sèpenot  \sepno  Y],  s.  m.  —  Petit 
sapin. 

Sèpèrer  [seperê'  .  .  M,  L  P.  X\. 
V.  tr.  —  Séparer. 

Sèpîn  [sçpî  .  .  gén.|,  s.  m.  —  1"  Sa- 
pin. Ce  pare  lo  ~,  ça  sent  le  s. 
(on  va  bientôt  mourir).  2"  Hotte 
de  vigneron,  ainsi  appelée  parce 
qu'elle  est  ordinairement  en  sapin. 

Sèpou  \sepu  .  .  M,  /,  P],  s.  m.  — 
Sajjeur. 

Sèptambe  [septàp  gén.|,  s.  m.  — 
Septembre.  Quand-i  pieiil  ans  quate 
tams  d'  ~  ,  lo  raboron  fat  dons  liènes, 
quand  il  pleut  aux  Quatre-Temps  de 
s.,  le  laboureur  fait  deux  semailles. 
Quand'  scplambe  ol  oiiin,  si  lé  sau- 

l'rèle  chante, 
X'èchète  pwèt  d' biè  po  mole  an  vante. 
Quand  s.  est  venu,   si   la  sauterelle 
chante,  n'achète  point  de  blé  pour 
mettre  en  vente  P. 

Sepitdïre,  Seputdirc  ls(e)pidJr-s(e)- 
pûdïr  M.  /.  P.  X\.  adv.  —  Se  peut 
dire.  Quand  on  dit:  poquè,  pour- 
quoi"? et  qu'on  répond  -,  cela  si- 
gnifie: je  crois,  parce  que. 

Sèquant  [sçkà  M.  /.  P\.  adj.  in- 
défini. —  Fréquent.  Eune  -  fwès, 
une  fréquente  fois  (très  souvent)  ; 
eune  -  v'iejes,  une  quantité,  beau- 
coup de  villages. 

Sèquanle  \sekàt  M.  /.  P.  X.  S  (sekêy 
Saulny)|,  s.  f.  —  Grande  (piantité, 
profusion.  On  entend  aussi  Sèquant. 

Sèqueune  [sçkœn  M\.  s.  f.  —  Terme 
(lu  jeu  de  la  Beuye. 

Sèquéye,  voir  Sèquante. 

Sér'  [sër  A'),  v.  tr.  —  Savoir.  Voir 
Sawcr. 

Sér'  [sër  Y\,  s.  f.  —  Sœur.  Voir 
Sieu. 


SÉR 


—     619     — 


SEU 


Es- 


Sèrbat    [sçrba    M\,   s.    m. 
carbot. 

Sére  [sêr  V],  v.  tr.  —  Suivre. 
Voir  Hhûre. 

Sèrhon  [sçryô  . .  /,  P],  s.  m.  —  Ré- 
colte des  fruits.     Voir  Seurhon. 

Sèrious  [sçryii  Bue],  s.  m.  —  Sé- 
rieux. J'  tèrâ  m'  ~  è  dons  mins, 
je  tiendrai  mon  sérieux  à  deux 
mains. 

Sèrioûseté  [sfryûstê>  .  .  M,  I],  s. 
f.  —  Gravité. 

Séris,  voir  Seuris. 

Sèrjant  [serjà  M\,  s.  m.  —  Bois 
carré  que  l'on  plaçait  sur  le  pain 
de  l'ancien  pressoir  à  bascule.  A 
Vallières,  on  mettait  trois  morceaux 
de  bois,  le  sergent  était  celui  du 
milieu.  On  buvait  un  petit  verre 
chaque  fois  qu'on   le  plaçait. 

Sèrjon,  voir  Sèrhon. 

Sèrpant  [serpà  gén.  (sçrpô  F)],  s. 
m.  —  Serpent. 

Sèrpant-d'âwe  [serpâdàw  M],  s.  m. 
—  Serpent  d'eau  (anguille). 

Sèrpate  [serpat  S\,  s.  f.  —  Serpette. 
Voir  Sarpatc. 

Sèrpon  [sçrpô  M,  /],  s.  ni.  —  Cou- 
teau de  vigneron. 

Sèrpont,  voir  Sèrpant. 

Sèrtiau  [sçrlyô  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Sorte  de  poire. 

Sèrûri  \sçrùri  M,  I,  P,  F,  N,  sçrùryi 
.  .  S,  V],  s.  m.  —  Serrurier. 

Servante  [sçrvât  S],  s.  f.  —  Sup- 
port qui  soutient  la  broche. 


Fig.  71. 


Serve  [sçrf  P,  F],  s.  f.  —  Sevrage. 
Se  dit  surtout  des  jeunes  porcs. 

Servi  [servi  -  srevi  M,  N,  servi  I, 
P,  F,  S,  V],  V.  tr.  —  Servir,  être  au 
service  de  qqn.;  placer  sur  la  table 
pour  être  consommé.  Autrefois, 
chacun  se  servait  à  table  : 

On    ne    r'wâte    meu   cheuz  lu    loii 
premîn  qu'  s'rè  servi, 

Chèkin  prand  sus  s'n  èssiéte  è 
minje  è  s'n  aupelit. 
On  ne  regarde  pas  chez  lui  le  pre- 
mier qui  sera  servi,  chacun  prend  sur 
son  assiette  et  mange  à  son  appétit. 
C.  H.,  I,  207.  —  Quand  on  s'  sèrvôr  lo 
pilan  d'  pweue,  quand  on  se  servait 
du  pilon  (mortier)  à  poivre. 

Sèrviatc,  Sèrviotc  [sçrvyat  M,  N, 
S,  servyçt  I,  P,  F,  V],  s.  f.  -  Ser- 
viette. 

Sèrvou  [servu  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Servant  à  la  messe. 

Ses  l^e  gén.],  pron.  poss.  —   Ses. 
I       Sètchè,  Sètchcû,  Sètchou,  Sètchu, 
voir  Sèkieu,  Sèkiou,  Sèkiu. 

Sètiâd  [sçtyâ  V],  s.  m.  —  Impru- 
dent. 

Sètiè,  Sètieu,  Sètiou,  Sètiu,  voir 
Sèkieu,  Sèkiou,  Sèkiu. 

Seu  [sep  N\,   s.  m.  —  Sel.   Voir  Se. 

S  eu  [sœ  M,  I,  P,  N,  scè-swa  F, 
sa-sd-sô"-sçw  S,  sç  V],  s.  f.  — 
Soif.  J'â  ~  corne  i-n-èponje,  j'ai  s. 
comme  une  éponge.  —  0!  f  è  so! 
Èh  !  f  os  corne  Diàdot  Molol,  quand' 
t  n'es  m'  fîm,  f  es  co  so.  Eh  byin, 
bwos  â  ki  d'  Chèrmole,  t'èrés  in  godot. 
Oh!  j'ai  s.  —  Eh  bien!  tu  es  comme 
Claude  Mollet,  quand  tu  n'as  plus 
faim,  tu  as  encore  soif.  Eh  bien, 
bois  au  c...  de  Charmette(  ?),  tu  auras 
un  godet  V. 

Seuçâd,  voir  Seuciâd. 

Seucegnâd  [sœsnà  M,  seznâ  V],  s. 
m.  —  !•  Qui  est  difTicile  pour  la 
nourriture  ;  qui  ne  sait  s'il  veut 
manger.  2"  Qui  hésite;  qui  est 
indécis  au  travail. 


-      620     - 


SEU 


SEIJ 


Seuccmant  [scesmù  M],  s.  m.  — 
Sucement. 

Scucegnate,  voir  Seuccgnon. 

Scucegnon  [scesnô  M,  I,  P  A'|,  s. 
m.  —  C.liose  que  l'on  suce.  Se  dit 
particulièrement  des  calices  de  cer- 
taines lleurs  qui  contiennent  un  li 
quide  sucré  que  les  entants  aiment 
à  sucer,  par  ex.  l'ortie  blanche. 

Seuciâd  \xœsya  .  .  M,  I,  P,  N,  sœ- 
sû  .  .  F,  S],  s.  m.  —  Suceur. 

Scucicu  [sœsijff  .  .  gén.  {sesijv,-i/œ 
V)l,  V.  tr.  —  1*  Sucer.  2"  Épuiser. 
Se  dit  des  terres  que  l'on  fait  rap- 
])orter  plusieurs  années  de  suite. 
/  seiice  SCS  teres,  il  l'ait  trop  rap- 
porter ses  terres.  —  /  lés  séç'rât 
Jusqu'à  biunc  dvs-yés,  il  les  sucerait 
jusqu'au  blanc  des  yeux  V. 

Seucion,  Seuçon  \sœsyô  M,  I,  P, 
N,  sœsù  F,  S\,  s.  m.  —  Suçon  (mor- 
ceau de  racine  d'iris,  pendue  à  un 
cordon  autour  du  cou,  que  les  en- 
fants sucent). 

Scucrâtes  [sœkrûl  .  .  F,  S\,  s.  f. 
pi.  —  Sucreries,  articles  de  conli- 
serie. 

Scucrâye  [sœkiûy  .  .  M,  I,  P\,  s. 
f.  —  Mijaurée. 

Seucrer  [sœkrê'  .  .  M,  I,  P,  F,  X, 
S],  V.  tr.  —  Sucrer. 

Scugnâd  [sœnâ  .  .  S],  s.  m.  — 
Rôdeur. 

Seugnate  [swinil  (londrexange],  s. 
f.  —  Houlette  en  cuivre  qui  sert  à 
couper  la  pâle. 

Seugne  |sqp/î  M,  sçn  I,  P,  sïn  V\, 
s.  m.  —  Signe.  Le  plus  souvent,  on 
dit  Sine. 

Seugneu  [sœnœ   .  .    M,    I\,    v.    tr. 

—  Gâter. 

Seûgni  [scêni  S\,  v.  intr.  —  Hôdcr. 
Seûgnon  |a-<P/îô  /,  P,  F,  S\,   s.  m. 

—  Sureau.     Voir  Savgnon. 

Seuke  [sœk  gén.  {sek  V)],  s.  m.  — 
Sucre.  -  de  bocate,  s.  de  chèvre 
(galium). 


Seukererèye  [scekenry  M,  I],  s. 
f.  —  Sucrerie. 

Seûlant  \sœlà  M,  /,  P,  F,  N],  adj. 
—  Altérant.  Lo  iams  n'ai  m  ~,  le 
temps  n'est  pas  altérant  (on  n'a 
pas  soif  par  ce  temps). 

Seule  [s^l  M,  I,  P,  A',  soi  S,  sût 
V],  s.  m.  —  Seigle. 
Seume  lo  seTite  dans  le  tere  poûroûse 
Et  lo  freuiuanl  dans  le  lere  broboûsc. 
Sème  ton  seigle  dans  la  terre  pou- 
dreuse et  ton  froment  dans  la  terre 
bourbeuse. 

Seûlieu  \scêlyœ  .  .  M,  I\,  v.  tr.  — 
Peigner  le  chanvre. 

Seume  [sœm  M,  N],  s.  f.  —  l» 
Semis.  Se  ~  al  pedâwe,  son  s.  (tout 
ce  qu'il  a  semé)  est  perdu.  2" 
Couche  de  terre  végétale. 

Seunatc  \sa-nal  M,  X,  senol  I,  P, 
F,  siiial  S,  sinpl  V\,  s.  f.  —  Son- 
nette.    Voir  Kyinchatc. 

Scuner  |.s(>r>nc'  .  .  M,  /,  P,  X, 
s(qs)nai  -  siinw  F,  s(œ)nç-sûnç  .  .  S, 
sïnç  V\,  V.  tr.  et  intr.  —  Sonner. 
~  an  janl  moût,  s.  en  gent  mort 
(sonner  à  mort). 

Scunerèyc  [sœnrçy  M,  I,  P,  X],  s. 
f.  —  Sonnerie. 

Seunou  \s(œ)nu  .  .  M,  I,  P,  X,  su- 
noio  F,  sinu   V|,  s.    m.    —   Sonneur. 

Seïir  [sût  M,  I,  P,  X,  sa  S,  sç  V], 
s.  m.  —   Soir. 

Prières  du  soir  (la  seconde  est 
plaisante): 

/ 
Quand'  j'antèr  dans  mo  bè  bianc  lit. 
Quiète  bés-anjes  je  Ircuve  : 
Dons  ans  pieds,  dons  an  chèvot; 
Lo  bu'in  Dieu  y  ol   byin   hhûr'manl. 
Lo  bwin  Dieu,  ç'ot  mo  père; 
Le  Sinle   Vièrje,  ç'ot  mè  mère; 
Sinl  Piére,  ç'ot  mo  paré  ; 
Sint  Josèf,  ç'ot  mo  cosin, 
FI  (juè  lo  bwin  Dieu  mo  fèyêsse 
Le  grâce  de  byin  dremin. 
Quand  j'entre  dans  mon  beau  blanc 
lit,  quatre  beaux   anges  je   trouve: 


SEU 


621 


SÈY 


deux  aux  pieds,  deux  au  chevet;  le 
bon  Dieu  y  est  bien  sûrement.  Le 
bon  Dieu,  c'est  mon  père;  la  Sainte 
Vierge,  c'est  ma  mère  ;  saint  Pierre, 
c'est  mon  parrain  ;  saint  Joseph,  c'est 
mon  cousin;  et  que  le  bon  Dieu 
me  fasse  la  grâce  de  bien   dormir. 

// 
Torléon  du  (tortus  on  Du  ?),  dans   V 
[cwin  d'  note  fu  ! 
J'à  ène  jambe  de  trambe, 
Je  ne  pieus  ètande  ; 
J'â  ène  Jambe  de  chenevru. 
Je  ne  pieus  lire  dessus; 
J'â  ène  Jambe  de  cogneuU, 
I  faut  vile  que  J'oleusse  au  lit. 
Tortéondu    (tous  à  Dieu?),  dans  le 
coin  de  notre  feu!    J'ai   une  jambe 
de    tremble,  je    ne   peux   attendre  ; 
j'ai  une  jambe  de  chènevotte,  je  ne 
peux  tenir   dessus;   j'ai   une  jambe 
de  (bois  de)  cornouiller,  il  faut  vite 
que  j'aille  au  lit  Pierrevillers. 

Seûr  [sœr  M,  I,  P,  N],  s.  f.  — 
Sœur  de  charité.     Voir  Sieu. 

Sciire  [sœr  S],  v.  tr.  —  Suivre. 
Voir  Hhûre. 

Seurfi  [sœrfi  M],  s.  m.  —  Sourcil. 

Seurhon  [sqerfô  M,  sçrjô  .  .  I,  P], 
s.  f.  —  Récolte  des  fruits. 

Scuris  [s(œ)ri  M,  N,  s(qs)ri-s(e)ri  I, 
P],  s.  f.  —  Souris.  Poûre  corne 
eune  ~  d'  matin,  pauvre  comme  une 
s.  d'église.  An  n'  prenent  meu  lés 
~  dans  l'araye  d'eune  chète,  on  ne 
prend  pas  les  s.  dans  l'oreille  d'un 
chat.  ~  qu'  n'è  qu'i  trou  at  bijin- 
toût  hèpâye,  s.  qui  n'a  qu'un  trou 
est  bientôt  attrapée.  /  fût  le  ~  et 
s'  lèye  mate  le  quâwe,  il  fait  la  s. 
et  se  laisse  mettre  la  queue  (il  in- 
vente et  afTirme  des  mensonges). 

Scurjon,  voir  Seurhon. 

ScurprTsc  [sœrprîs  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Surprise. 

Scussegnon,  Seussion  [soesiïd  M, 
sœsgô  N],  s.  m.  —  1»  Grillon,  cricri. 
2»  Personne  malingre. 


Seut  [sœ  M,  N],  adv.  —  Soit.  Or- 
dinairement, on  dit  que  ç'  seut,  que 
ce  soit. 

Que  ç'  seut,  s'is  font  profit  de  çou 
que  j'  lou  dira, 

J'èrà   rampyi  mè  lâche. 
Soit,   s'ils   font  profit  de    ce  que  je 
leur  dirai,  j'aurai  rempli  ma  tâche. 
C.  H.,  I,  4. 

Seuyat  [sœya  M,  N,  S,  sqeyçl,  P,  siya 
LandrofT,  sçyç  V\,  s.  m.  —  Seuil. 

Seûyc  [sôêg  M,  I,  P,  scéy-suy  F, 
sœy-syœy  N,  sôy  S,  sây  V],  s.  f.  — 
Soie  de  porc. 

SeQyc  [scêy  F],  s.  f.  —  Suie.  Voir 
Sicîiye. 

Seuyeu  [sqeyœ  Hémilly],  s.  m.  — 
Homme  rude,  brutal. 

Seûyon  [sœyô  M,  I,  P,  N,  sôyô 
S],  s.  m.  —  Maladie  des  porcs,  cau- 
sée par  des  soies  qui  croissent  dans 
le  gosier. 

Seuyot,  voir  Seuyat. 

Sèvant  [sevà  gén.],  adj.  —  Savant. 

-  corne  i  lîve,  s.   comme   un   livre. 

—  Été  pus  ~   que  V  diàle,  être  plus 
s.  que  le  diable  S. 

Sèvète  [sevçt  gén.],  s.  f.  —  1"  Sa- 
vate. T  es  seu  ?  —  Bwès  dans  eune 
-.Tu  as  soif?  Bois  dans  une  s. 
(expression  en  usage  dans  le  paj's 
messin).  2"  Jeu  messin  ressemblant 
au  jeu  du  furet. 

Sèveté,  voir  Sèvetieu. 

Sèveter  [seftêi  .  .  M,  S,  saflw  F], 
V.  tr.  —  Gâter  un  ouvrage. 

Sèvetieu  lsçfty(f  .  .  M,  I,  P,  N, 
sçftç'  .  .  S,  sefle  V\,  s.  m.  —  Savetier. 

Sèvroûseté  \sevrûst&  M],  s.  f.  — 
Saveur,  sapidité. 

Sèyat  \seya  M\,  s.  m.  —  Sifllet 
fait  de  l'écorce  du  saule. 

Sèyate  [seyat  M,  N,  seyot  I,  P], 
s.  f.  —  Seau  plus  large  et  moins 
long  que  le  seau  ordinaire,  qui 
sert  à  tirer  du  vin. 

Sèyate  [sçyat  M,  N],  s.  f.  —  Petite 
scie  de  charron. 


SÈY 


-     622     - 


SIM 


Sèyc  \sey  M,  I,  P],  s.  f.  -  Seau. 
Qui  at  ç'  que  danse  an-n-alanl  an 
vatje  et  qu'   brât   an    r'venanl  s'tit? 

—  Le   - ,    qu'est    ce    qui    danse    en 
partant  et   qui  pleure  en   rentrant? 

—  Le  s.  (devinette). 

Séyc  \sêy  S,  Y],  s.  f.  —  !•'  Grande 
scie.    2°  Scierie.     Voir  Sayerèyc. 

Séye,  voir  Sile. 

Sèyé  \sçtje  Y],  s.  m.  —  Sureau. 
Voir  Savgnon. 

Sèyé  \.teyë'  M,  I,  P,  \,  sayç'  .  . 
S,  spye  V\,  s.  ni.  —  Seau  en  bois 
avec  une  anse  ou  poif^née  de  côté, 
qui  sert  à  traire  les  vaelies.  l  pieu- 
veûl  f   - ,  il  pleuvait  à  s.  (très  fort). 


Fig.  72. 

Séycr  \scye,-y(e  Y,  sêyi   S\,    v.    tr. 

—  Couper  les  blés  avec  la  laucille. 
Voir  Sllieu. 

Sèyeû,  Sèyi  {seycê  Y.  sçyi  S,  Y], 
s.  ni.  —  Sureau.     Voir  Savgnon. 

Séyi,  voir  Si5yer. 

Sèyîn  \sçyi  .  .  M,  [],  s.  ni.  — 
Graisse  de  porc  non  Tondue. 

Sèyon  [seyô  M,  /,  P,  \,  sayô 
S,  soyô  V\,  s.  m.  —  1"  Petit  seau  ; 
petit  récipient  adapté  à  un  lonj,' 
nianclie  et  servant  à  puiser  de  l'eau 
r.     \'oir  Jctou.    '!'•  Hénitier. 

Sèyote,  voir  Sèyatc. 

Sèyu  [sçyii  S\,  s.  ni.  —  Sureau. 
Voir  .Savgnon. 

Séyou,  voir  Sîlou. 

Si  [si-sç  M,  I,  P,  N,  sise  \'|,conj. 

—  Si..S(  l'eus  v'ieûz,  si  vous  voulez. 
Si  [si  {^én.l,  adv.  —  Si.  -  têrmant, 

tellement,    tant.     Dans  le   Vosgien, 


on  dit  Siot  à  qqn.  qu'on  tutoie,    0, 
qu'si,  quand  on     dit  vous. 
Siancious    \syàsyu    .    .    gén.],    adj. 

—  l"  Habile;  inlellisent;  industri- 
eux.    2"  Satie. 

Siaumc  Isyôm  M,  I,  P],  s.  f.  — 
Discours  insigifiant,  baliverne.  C'est 
«psaume»,  avec  son  ancienne  pro- 
nonciation (Ch.  Bruneau). 

Sicoupe  \sikup  Y\,  s.  f.  —  Sou- 
coupe. 

Sîe,  voir  Sicûyc. 

Siéke  |.s(/êA-  gén.),  s.  m.  —  Siècle. 

Sien'  \syen  P,   F,   Y],   pron.    poss. 

—  Sien.  Ç'ot  d'  è  ~,  c'est  à  lui  V. 
Voir  Syin. 

Sicu  {syœ  M,  I,  P.  X,  sêr  Y],  s.  f. 

—  Sœur.     Voir  Scïir. 
Sieulvanje    Isyœlix'is   M,   I,   P\,    n. 

pr.  —  Silvange,  vill.  de  l'arr.  de 
Metz. 

SiGuve  \syœf  N\,  s.  f.  —  Sevrage. 

Sicûye  [syœy  M,  I,  P,  N,  siry  F, 
sty-siiy  S,  si  Y],  s.  f.  —  Suie.  Voir 
Èméhh. 

Sicûyc  \sy(ry  \\,  s.  f.  —  Soie  de 
pore.     Voir  Seûye. 

Sigan  \sigà  Y],  s.  m.  —  Tapage, 
dispute. 

Signifiancc  [sinifyâs  M,  I],  s.  f.  — 
Si<;nification,  sens. 

Sila',  voir  Sïlicu. 

Sile  \sH  M,  I,  P,  F,  sJl-sTy  S,  scy 
S,   V|,  s.  f.  —  Faucille. 

Sïlicu  \sTly(r  .  .  M,  I,  P,  silœ-siyi 
F,  sily(r-siy(p  N,  sëyi  .  .  S,  V).  v. 
tr.  —  Couper  les  céréales  avec  la 
faucille.     Seyi  â  bié,  coujier  le  blé  S. 

Sîlou  \sîlu  .  .  M,  I,  P,  sTIu-sTi/u 
X,  sëyu  S,  Y\,  s.  m.  —  Celui  <pii 
coupe  avec  la  faucille. 

Simcr  [simêi  .  .  S],  v.  intr.  — 
Suinter.  Se  dit  d'un  euveau  ou  d'un 
tonneau.     Voir  Zûncr. 

Simmc  \sèm-sên  M,  sên  I,  sên  P, 
sën-sèn  X],  s.  f.  —  1"  Sève,  suc 
de  la  terre.  2*  Vase  déposée  par 
l'eau. 


SIM 


—     623 


SIN 


SimonpitÎGU  [simôpilycp  .  .  M,  I], 
loc.  adv.  —  C'est  vrai,  en  effet. 

Simpe  [sèp  gén.],  adj.  —  Simple. 
Pârieu  dobe  conte  ~,  parier  double 
contre  s.  (deux  contre  un). 

Sinâgoû,  Sinâgow  [sinâgû  .  .  M,  I, 
sinàgçw-sinâgû  N],  s.  f.  —  Sj'na- 
gogue. 

Sina',  voir  Sincr. 

Sinate  [sinat  S],  s.  f.  —  Sonnette. 
Voir  Seunate. 

Sinâtiire  [sinâtlir  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  s.  f.  —  Signature. 

Sinau  [sinô  M],  s.  m.  —  Signal. 

Stn,  Sin'  [sî-sin  S],  pron.  poss.  — 
Sien.    Voir  Syin. 

Sindieu,  voir  Singuieu. 

Sine  [sJn  V],  s.  m.  —  Signe.  Voir 
Seugnc. 

Siner  [sine'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Signer. 

Sînè  [sînç  V[,  v.  tr.  —  Sonner. 
Voir      Scuner. 

Sînfwé    [sîfwe    Rezonville],    s.    m. 

—  Sainfoin. 

Singnâyc  \sênày  .  .  M,  I,  sênây 
P,  sënây-sênày  N],  s.  f.  —  1" 
Saignée.  2»  Artère  que  le  tueur 
de  cochons  a  traversée  en  égorgeant 
la  bête. 

Singncu  [sënœ  .  .  M,  I,  sênq  P,  F, 
S,   V,  sênqe-sênœ  N],  v.  tr.    et  intr. 

—  Saigner.   ~   au  bianc,  s.  à  blanc. 
Singuénote   [sëgenol    V\,   s.    f.    — 

Vêtement  déchiré. 

Sînguiè,  voir  Singuieu. 

Singuieu  [sêgyqe  M,  sàgye  I,  P, 
sàglœ  F,  sëgyœ-sèdyœ  N,  sâd;e-sà- 
dyq  S,  sîgye  V],  s.  m.  —  Sanglier. 
Voir  Porsînguieu. 

Sînje  [sîs  .  .  gén.],  s.  m.  —  Singe. 

Sînjerèye  [sîjrëy  .  .  M,  I,  P,  N, 
sîjrî{y)  S,   V\,  s.  f.  —  Singerie. 

Sinne  [sîn  M,  I,  sën   P],    s.    f.    — 

—  Scène;  apostrophe  imprévue. 
Sinne,  voir  Simme. 

Sinodâl  [sinçdâl  .  .  M,  I,  P\,  s. 
m.  —  Marguillier. 


Sinotc  [sinçt  F],  s.  f.  —  Sonnette. 
Voir  Seunate. 

Sînou  [sinu  V],  s.  m.  —  Sonneur. 
Voir  Seunou. 

Sînsc  [sïs  .  .  S),  s.  f.  —  Rouleau 
de  linge  que  l'on  allume  pour  en- 
fumer les  abeilles. 

Stnsegnon  [sîsnô  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  -  1»  Grillon.  2»  Glande  qui 
se  produit  sous  le  menton. 

Sint  [se  gén.],  adj.  et  s.  m.  —  1" 
Saint. 

Sint  au  motin, 
Diàle  sotit, 
Saint  à  l'église,  diable  à  la  maison 
(personne  méchante  qui  cache  son 
jeu).  'L  è  rér'  de  s'  foule  dés  ~  qu' 
n'ont  pwint  d'  keulate,  il  a  l'air  de 
se  f...  des  s.  qui  n'ont  pas  de  cu- 
lotte (il  se  moque  de  tout).  Poûre 
~ ,  poûre  chèpèle,  poûre  motin  d'- 
fralé,  pauvre  s.,  pauvre  chapelle, 
pauvre  église  démantibulée  (grande 
misère),  —  'L  ot  corne  lo  moté 
d'  Foudâd,  n-é  piuint  d'  sints  d'- 
dons,  c'est  comme  l'église  de  Fou- 
day(?),  il  n'y  a  point  de  s.  dedans. 
Se  dit,  au  jeu  de  cartes,  quand  on 
n'a  que  des  cartes  de  peu  de  valeur 
y.  2"  Image  en  général  V.  (Dans 
la  partie  allemande  de  la  Moselle, 
on  dit  Hèlieu,  de  l'allemand  Heilige). 

Sint-bwès  [sëbwe  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Daphné  (sorte  d'arbrisseau). 

Sint-Htmbé  \së  hîbë'  M],  n.  pr.  — 
St.-  Hubert,  vill.  de  l'arr.  de   Metz. 

Sinte-tére  [sët  ter  S],  s.  m.  — 
Cimetière  (ou  du  moins  la  partie  qui 
a  été  bénite,  l'autre  étant  réservée 
aux  suicidés).    Voir  Cimeticu. 

Sinti  [sëti  V[,  v.  tr.  —  Sentir. 
Voir  Santi. 

Sint-Qwîntîn  [se  kwUT  .  .  M,  I,  P[, 
n.  pr.  —  Saint-Quentin,  côte  près 
de  Metz. 

SintB-Reufènc  [sët  rœfçn  M,  I,  P], 
a.  pr.  —  Ste.-Rufiine,  vill.  près  de 
Metz. 


SIR 


-     624     - 


SOC 


Sir  [sir  S.  V].  adj.  —  Sûr.  Voir 
Hhûr. 

Sirap  \sira  .V.  A',  siro  I,  P,  F.  S. 
V),  s.  m.  —  Sirop. 

Sircroute  [sirkntt  V],  s.  f.  —  Clioii- 
croiilc.     Voir  SourUroute. 

Sîremont  [sïrmà  V],  adv.  —  Sûre- 
ment.    Voir  Hhûremant. 

Sirète,  Sireiisc  [.lirel.  sirœs  F\,  s. 
f.  —  Sorte  de  boîte  ou  cai.sse  en 
bois,  dans  laquelle  se  tiennent  à 
genoux  les  femmes  qui  lavent  au 
lavoir. 

Sîriâye  [sTryàt;  M,  \\.  s.  f.  -  Coup 
de  soleil. 

Sîrïc  [sTrî  V],  s.  f.  —  Partie  de 
la  voiture  qui  se  trouve  sous  la 
Lonzinne.     Voir  Ché,  Hhûrie. 

Sirujic  Isiriip:  M,  1 1,  s.  f.  —  Chi- 
rurgie. 

Sis  \siS.  V\.  prép.  —  Sur.  Voir  Sus. 

Sisiè  \xi:yç  F\,  s.  m.  —  Gésier. 

Sïve  {slfM.  I.  P.  F,  K.  slf-sêf  S\,  - 
1"  Sève.  A  ~.  à  s.  Se  dit  d'un 
arbre  ou  d'une  branche  en  pleine 
sève,  par  ex.  de  l'écorce  du  saule, 
prête  à  la  confection  de  silllcts  F. 
2"  Terre  légère. 

Siyat  \siya  M.  X.  S.  siijo  I.  P,  F. 
y  \.  adv.  —  Si,  oui.  Ne  s'emploie 
que  quand  on   tutoie   qqn.    Voir  Si. 

Siyat  \siija  LandrolT],  s.  m.  — 
Seuil.     Voir  Scuyat. 

Sîye  \sîy  A'|,  s.  f.  —  Faucille. 
Voir  Sïle. 

Siyeu,  Siyi  [sii/w  X.  siiji  F],  v.  tr. 

—  Couper  les  céréales  avec  la   fau- 
cille.    Voir  Sllieu. 

Siyomme  [sii/ôm-sii/ôin  X  ],    s.    m. 

—  Personne  sensible. 
Siyot,  voir  Siyat. 

Slyou  i.s7;/(/  X  \.  s.  m.  —  Ouvrier 
qui  coupe  avec  la  faucille.  Voir 
Sîlou. 

So  l.w.  .s  devant  une  consonne, 
sn  devcnt  une  voyelle,  gén.].  pron. 
poss.  —  Son.  .S(o) /jcrc,  son  père,  sn 
afant,  son  enfant. 


So  \s(o)  gén.  (s(f)  F.  s(e)  V)],  pron. 
réfl.  —  Se.  /  so  r'moûwe.  il  se  remue  ; 
(■  .s'  lone.  il  se  tourne. 

So  \so  V],  s.  m.  —  .Soir.  Voir 
Seûr. 

\sô-sô''-sow  s,   so  V],   s.   f.    — 
Voir  Scû. 


Sô 
Soif. 

Sô 
Soûl. 


S.   V 


s.  m. 


adj.   — 
Sabot. 


Sabo- 


sô"  X.    sô  . 
Voir  Soïil. 

Sobot    \soho  V] 
Voir  Sèbat. 

Soboté  \sobple  V 
lier.     Voir  Sèbatieu. 

Sobotè  [soholç  Y\,  v.  intr.  —  Faire 
du  bruit  en  marchant  avec  des  sa- 
bots.    Voir  Sèbater. 

Sôbrequat,  Sôbriquot  \sô"hreka  X, 
sôbriko  Woippy],  s.  m.  —  Sobriquet. 
Voir  Soûbrequat. 

Soc  [sok  V|.  s.  m.  —  Sac.  Voir 
Sèc. 

Socate  \sokal  S.  sokot  f.  P.  V. 
snkçt  F\,  s.  f.  —  1"  Souche  de  bois; 
racine  noueuse.  2"  Vieil  homme, 
vieille  fenune. 

Soch  [sos  F],  adj.  —  Sec.  Voir 
Chach. 

.Socherosse  |,s(wms  F\.  s.  f.  —  Sé- 
cheresse.   Voir  Chachou. 

Sochi  \sosi  F],  v.  Ir.  —  Sécher. 
Voir  Chacheu. 

Sochu  \sosû  F\,  s.  m.  —  Séchoir 
à  lard.     Voir  Chachu. 

Soci  \sosi  M.  I,  P\.  s.  m.  —  Souci, 
sorte  de  lleur. 

Soci  |.s-o.>;i  gén.],  s.  m.  —  Souci. 
Peunieûz  pus  d'~.  prenez  plus 
de  s.  (soyez  plus  raisonnable). 
Panre  pus  </'-  que  d'  râhon,  prendre 
(se  faire)  plus  de  s.  que  de  raison. 

Sociance  [sosyâs  M.  I.  P,  X\.  s.  f. 
—  Souci;  in(|uiélu<ic  ;  chagrin.  J' 
n'a  m'  ~  d'nque  cinlr.  je  n'ai  pas 
de  s.  de  qqch.  de  semblable  (je  ne 
m'inquiète  pas  de  cela).  Y  è  dous 
bu'ins  mèd'cins  po  fiuèri  le  -  ;  lo  pre- 
min,  ç'al  /'  tamps.  l'aule,  ç'al  l'èspè- 
rance.  Il  y  a  deux  bons  médecins  pour 


625     — 


SOC 


SOL 


guérir  le  s.:  le  premier,  c'est  le 
temps,  l'autre,  c'est  l'espérance.  Ch. 
H.,  II,  57. 

Socote,  voir  Socate. 

Sôcriyeu  [sô''krigœ  N],  v.  tr.  — 
Plaindre  qqn.     Voir  Soûcriyeu. 

Sofe  [sçf  gén.],  s.  m.  —  Soufre. 

Sofrance  [sçfràs  M,  I.  P,  N],  s.  f. 

—  Souffrance. 

Sofrer  [sofrê'  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
tr.  —  Soufrer. 

Sofri  [sofri  M,  I,  P,  N.  siifri  F,  S, 
V],  V.  tr.  et  intr.  —  Souffrir.  Fût 
bin  qu'on  soufréhhe  in  pô  pou  mouri, 
il  faut  bien  qu'on  souffre  un  peu 
pour  mourir   V. 

Sognè  [sçne  .  .  I.  P,   V],  v.  tr.  — 

—  Soigner.     Voir  Sagneu. 
Sohâdieu  [sohâdijœ  .  .  M,  I.  P,  N, 

sçhâdi'Sufiâdi  F,  sohâdi  S.  sôfiâdye, 
-yœ-suhàdye  V],  v.  tr.  —  Souhaiter. 
Ah  byin,  wi,  f  v'  an  sohâde,  eh  bien, 
oui,  je  vous  en  souhaite  (ce  n'est 
pas  à  moi  que  cette  chance  peut 
arriver). 

Sohât  [sçhà  .  .  M,  I,  P,  N,  sçhà- 
suhâ  F,   V],  s.  m.  —  Souhait. 

Souhait  de  bonne  année  : 
Je  v'  sohâde  eune  bone  ènâye  et  eune 
bone  santâye  et  totes  sortes  de  prospé- 
rités :  i  bwin  gueurnin  pyin  d'  peumes 
et  eune  hhieule  po  y  monter.  N'at  ç' 
meu  tolè  eune  bêle  comoûdité  ?  Çant-i, 
çant-ans,  çant  ècus  pèr  an,  i  bwin 
toné  d'  vin  et  lo  pèrèdis  è  le  fin. 
Je  vous  souhaite  une  bonne  année 
et  une  bonne  santé  et  toutes  sortes 
de  prospérités:  un  bon  grenier  plein 
de  pommes  et  une  échelle  pour  y 
monter.  N'est-ce  pas  là  une  belle 
commodité?  Cent  i  (?),  cent  ans, 
cent  écus  par  an,  un  bon  tonneau 
de  vin  et  le  paradis   à  la   fin. 

Sohognon  [sç-fçnô  M\,  s.  m.  — 
Sorte  de  poire. 

Sohon  [spi-ô  V],  s.  m.  —  Saison. 
Voir  Sâhon. 

Sokète,  voir  Socate. 


Solâde,  Solâdjc  [sçlât-sçlâts  V],  s. 
f.  —  Salade.     Voir  Salade. 

Solâdiè,  Solardier  [sçlâdy^  I,  P], 
sçlardye  V],  s.  m.  —  Saladier.  Voir 
Salâdieu. 

Solcroutc  [sçlkrut  P],  s.  f.  —  Chou- 
croute.    Voir  Sourcroutc. 

Soldât  [solda  lang.  pop.  mess.],  s. 
m.  —  Petite  figure  en  moelle  de 
sureau,  avec  un  peu  de  plomb  au 
pied,  qui  se  redresse  brusquement, 
de  quelque  façon  qu'on  la  pose. 
Voir  Boudique. 

Sole,  voir  Solcu. 

Sole  [sole  V],  s.  m.  —  Saloir.  Voir 
Salu. 

Solebo  [sçlbç  V],  n.  pr.  —  Sarre- 
bourg.    Voir  Salebo. 

Solèjeu  [solçjqe  .  .  M,  I,  P,  N.  su- 
leji  .  .  S,  V],  v.  tr.  —  Soulager.  S'  ~, 
uriner.  Lés  chins  s'  solèjent  an 
l'vant  le  pète,  les  chiens  se  sou- 
lagent (urinent)  en  levant  la   patte. 

Solemant  [solmâ  M.  I,  P,  N,  sêlmô 
V],  adv.  —  Seulement.  Ne  tant  -, 
même  pas.  On  entend  aussi  i\n 
solemant. 

Sole  [sole  .  .  I,  P.  F,  V],  v.  tr. 
—  Saler.     Voir  Saler. 

Sôlè  [sôlç  V],  v.  tr.  —  Soûler. 
Voir  Soûler. 

Solcr  [sole'  .  .  gén.  {sulœ-suye  F)], 
s.  m.  —  Soulier.  -  don  bwin  Dieu, 
s.  du  bon  Dieu  (ancolie  vulgaire). 
Vaut  mieus  fâre  dés  bwins  ~  au 
poûre  qu'au  riche,  pèç'  que  l'  riche  é 
pus  âhieu  d'  rev'nin  que  V  poûre,  il 
vaut  mieux  faire  de  bons  s.  au 
pauvre  qu'au  riche,  parce  que  le 
riche  a  plus  aisé  de  revenir  que 
le  pauvre.  Po  fâre  eune  bone  pare 
de  ~,  i  faut  treûs  choCises:  eune 
langue  de  fome  po  le  hh'mèle;  po  lo 
d'ssus,  i  gosieu  d'  mate  d'ècoûle  et  d' 
le  hèyeune  de  prête  po  d'  lé  pwohhe, 
pour  faire  de  bons  s.,  il  faut  trois 
choses:  une  langue  de  femme  pour 
la  semelle  ;  pour  le  dessus,  un  gosier 

40 


SOL 


-     626     - 


SON 


de  maître  d'école  et  de  la  haine 
de  prêtre  pour  de  la  poix. 

Soleu  \solœ  .  .  S,  sole  V\,  s.  m.  — 
Fenil,  grenier. 

Solcver  [solvêi  .  .  gén.  (sôli'Ç  V)], 
V.  tr.  —  1"  Soulever  :  SoleCwe  lo  pè 
le  qiiâwe,  soulève-le  par  la  queue. 
2"  Enlever,  voler.  J'â  roribliyen  mè 
blôde,  7  élu  soivâye,  j'ai  oublié  ma 
blouse,  elle  a  été  volée. 

Sôléye  \s5lêy  Y],  s.  f.  —  Soûlerie. 
Panre  ène  bone   ~.  faire  bombance. 

Soliérc  {nolijcr  I,  solyer  P,  solyer  V], 
s.  f.  —  Salière.  Voir  Salière. 

Solilèssc  [solilçs  M],  s.  m.  —  Nom 
donné  à  une  partie  du  poulet. 

Solope  \solop  I,  P,  F,  V\,  s.  f.  — 
Salope.     Voir  Salope. 

Solu  \solii  I.  P.  F\,  s.  m.  —  Saloir. 
Voir  Salu. 

Solvése,  voir  Solvciisc. 

Solveûse  [solvcrs  S,  soli'ês  V],  s.  m. 

—  Ne  se  rencontre  que  dans  la 
locution:  ower  lo  -,  avoir  soif. 

Som,  voir  Some. 

Somâds  \somâ  .  .  M,  I,  P\,  s.  m. 
pi.  —  Terres  en  jachères. 

Somatchè  \s{o)nuits€'  ■  .  S\,  v.  tr.  — 
Labourer  pour  la  première  fois 
un  champ  en  jachères.  Voir  So- 
mater,  Somèrtcr. 

Somate  \somat  M,  X,  somot  I,  P, 
siimal  S],  V.  tr.  —  Soumettre. 

Somau  |.^o/7iô"  A'],  s.  m.  —  Mauvais 
bois  de  chêne. 

Sombrcté    [sôbretê'   .   .  M,  /),  s.  f. 

—  Ombre. 

Somc  \som  M.  I.  P.  X.  sum  F.  sôm 
S.  V\,  s.  f.  —  Somme,  certaine  quan- 
tité d'argent. 

Some  \som  M,  I.  P,  X  siim  F.  sô 
S,  Y],  s.  m.  —  Sommeil.  J'â  ~, 
j'ai  envie  de  dormir.  'L  c  r~  duhh. 
il  a  le  s.  dur.  Hhofjieu  i  ~,  souiller 
un  s.  (dormir). 

Sôme,  voir  Somme. 

Semer  \somê'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Semer.    AV  some  meu  quad  i  cheut 


dés  grèsins,  sans  qwè  t'èrés  don  bianc 
séné,  ne  sème  pas  quand  il  tombe 
de  la  grêle,  sans  quoi  tu  auras  du 
séné  blanc. 

Somèrter  \aomcrte'  .  .  M,  I,  P,  X, 
s(o}morla'  F,  s(ç)malsç'  .  .  S,  somolye 
Y],  V.  tr.  —  Labourer  la  première 
fois  un  champ  en  jachère. 

Somè(r)trâd  [somç(r)trâ  .  .  M,  I, 
P\,  s.  m.  —  Oiseau  qui  fait  son  nid 
dans  les  fentes  des  murs. 

Someûr  [sonwr  S\,  s.  m.  —  Espèce 
de  grand  tablier  où  le  semeur  met 
le  grain  qu'il  sème.     Voir  Semus. 

Sômi,  Sômié,  voir  Soûmieu. 

Sômicu  [sômyce  .  .  gén.  (snmye- 
smoye  Y)],  v.  intr.  —  Sommeiller. 
J'  é  trop  d'  swins,  Je  n  drém  pis,  je 
n'  fés  que  d'  ~,  j'ai  trop  de  soucis, 
je  ne  dors  plus,  je  ne  fais  que  (de) 
sommeiller. 

Somme  [sôm  M,  X\,  s.  m.  —  Blé 
en  sac,  prêt  à  la  mouture.  Voir 
Soîime. 

Somorta',    Somotiè,     voir     So- 
mèrtcr. 

Somotc,  voir  Somate. 

Sompouté  [sôputc  Y\,  s.  m.  — 
Partie  d'une  voiture  adaptée  per- 
pendiculairement à  la  Lonzinne; 
elle  sert  à  supporter  les  planches 
et  les  échelles;  support  en  général, 
par  ex.  le  long  bàlon  qu'utilise  le 
bûcheron  pour  rapporter  son  fagot 
à  la  maison. 

Son  \sô  S],  s.  m.  —  Sommeil. 

Sonant  [sonâ  I,  P.  F,  Y],  s.  m.  — 
Semblant.     Voir  Sanant 

Sondâyc  [sôdày  .  .  M,  I,  P,  X\, 
s.  f.  —  Sondée  (ce  qu'on  a  tiré  du 
baril  avec  la  sonde).  J'an-n-a  gobé 
eune   -,  j'en  ai  gobé  (bu)  une  s. 

Soncdrévèk  (è)  [sondrevek  Y\,  loc. 
adv.  —  \  l'envers  ;  de  travers.  / 
fèl  loriot  d'  -,  il  fait  tout  de  tra- 
vers. 

Sonè  [sone  .  .  I,  P,  Y],  v.  intr.  — 
Sembler.    Voir  Saner. 


SON 


-   62r   - 


SOR 


Songne  [son  JV],  n.  pr.  —  Soigne. 
Voir  Soûgnc. 

Sonhâdier  [sôhâdge  V],  v.  tr.  — 
Souhaiter.    Voir  Sohâdieu. 

Sonkc  \sôk  V],  s.  m.  —  Nombre 
impair.  Ne  s'emploie  que  dans 
l'expression  :  Par  ou  ~ ,  pair  ou 
impair.  Jeu  qui  consiste  à  cacher, 
dans  une  main,  des  noix,  des  noi- 
settes, des  billes,  etc.,  et  à  faire  de- 
viner si  le  nombre  de  ces  objets 
est  pair  ou  impair.  Celui  qui  de- 
vine juste  gagne  le  tout;  au  cas 
contraire,  il  est  obligé  de  donner 
à  son  partenaire  autant  d'objets  que 
celui-ci  en  tenait  dissimulés  dans 
sa  main. 

Sonji  [sôji  S],  v.  tr.  et  intr.  —  Son- 
ger.   Voir  Chonjeu. 

Sonlevè  \sôlve  V],  v.  tr.  —  Sou- 
lever.   Voir  Solever. 

Sonrbc,  Sonrbi,  voir  Soûrbe,  SoQr- 
bi. 

Sonre  [sôr  M,  I],  s.  f.  —  Sorte, 
espèce. 

Sonre,  Sonrou  \sôr-sôru  M,  /),  s. 
m.  —  Marchand  de  cochons. 

Sons  [sô  V],  prép.  —  Sans.  Voir 
Sans. 

Sonte  [sôt  V],  s.  f.  —  Sentier. 
Voir  Santc. 

Sopc  [sçp  gén.],  s.  f.  —  Soupe. 
Drassieu  le  ~,  dresser  la  s.  (servir 
le  potage).  -  au  vin,  s.  au  vin 
(orchis  à  fleur  violacée).  Le  ~  al 
ranflâye,  la  s.  est  renflée  (le  pain 
de  la  soupe  est  gonflé  par  le 
bouillon).  /  r'iul  corne  d' le  sape  au 
bodin,  il  reluit  comme  de  la  soupe 
au  boudin.  Pwint  d'  fèçons,  min- 
Jeûz  le  sape  corne  f  l'èimns,  point 
de  façons,  mangez  la  soupe  comme 
nous  l'avons  (à  la  fortune  du  pot). 

Ç'at  i  groûs  maleûr 

D'  minjeu  le  sope  sans  beûr  ; 

Ç'at  i  pus  groûs  guignon 

D'  le  minjeu  sans  boyon. 
C'est  un    gros  malheur  de  manger 


la  soupe  sans  beurre  ;  c'est  un  plus 
gros  guignon  de  la  manger  sans 
bouillon.  Eune  ~  è  ieugnon  et 
hop'.'  SOS  r  pieumon,  une  soupe  à 
l'oignon  et  hop  !  sous  la  couverture. 
Se  dit  d'un  mariage  bâclé  à  la  hâte. 

Soper  [sopê'  .  .  gén.],  v.  tr.  et 
intr.  —  Souper. 

Sopcr  \sopê'  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Souper.  D'ordinaire,  anciennement, 
le  s.  comprenait  des  pommes  de 
terre  et  du  lait,  en  hiver;  des  pom- 
mes de  terre  et  de  la  salade,  en  été. 
Quand  il  y  avait  un  invité,  on 
corsait  le  souper.  A  la  première 
visite  que  fit  Mârice  à  sa  future, 
on  servit  :  ène  èm'lèle  au  bacon,  don 
froméje  guèyin,  d'  le  salade,  i  Jam- 
bon, une  omelette,  du  fromage 
guèyin,  de  la  salade,  un  jambon.  Le 
tout  était  arrosé  du  vin  d'Aussereûs. 
C.  H.,  I,  175.  —  T'  èrvins  tâd,  Jan,  po 
sopè,  f  ères  lo  torchon  à  pot,  tu  re- 
viens tard,  Jean,  pour  souper,  tu 
auras  le  torchon  au  pot  (tu  n'auras 
plus  rien  à  manger)  S. 

Sopir  \sopî(r)  M,  I,  P,  N,  supi  S, 
V\,  s.  m.  —  Soupir. 

Sopirau  [sçpirô  M,  I,  P,  F,  N,  su- 
pirâ  S,  V],  s.  m.  —  Soupirail. 

Sopirer  [sçpirê-  .  .  M,  I,  P,  iV],  v. 
intr.  —  Soupirer. 

Sopirer  [sçpirêi  .  .  M,  I,  P,  N\,  v. 
intr.  —  Suinter. 

Sorbeu  \sorbce  M,  /],  n.  pr.  — 
Sorbey,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Sorbe,  voir  Soûrbi. 

Sorci  [sçrsi  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Sourcil  ;    cil. 

Sôrcieu  [sô^'rsyœ  .  .  N,  S,  V],  s.  m. 
—  Sorcier.     Voir  Soîïrcieu. 

Soré  [sorë  V],  s.  m.  —  Chaîne 
qui  sert  de  frein  à  une  voiture.  Voir 
Sareû. 

Sorè  [sçre  V],  v.  tr.  —  Serrer. 
Voir  Sârer. 

Sorè  [sçrf  Gorze],  s.  m.  —  Soleil. 


SOR 


-     628     - 


SOU 


Sorfârc  [sçrfàr  .  .  M,  I,  P,  X],  v. 
tr.  —  Surfaire. 

Son  [sori  M.  I,  P,  A'],  s.  m.  — 
Sourire. 

Sorji  [sorji  S],  v.  intr.  —  Être 
assis  à  coté,  se  trouver  à  côté. 

Sorpanre  [sorpàr  M.  I,  P,  M,  silr- 
pâr  F,  S,  surpàr  V\,  v.  tr.  —  Sur- 
prendre. 

Sorpe  [sçrp  V],  s.  f.  —  Serpe. 
Voir  Sâpc. 

Sôrpclîns  [sôTpeli  N],  s.  m.  —  Sur- 
plis.    Voir  Soûrpelîns. 

Sorprtnse  [sorprîs  .  .  M,  1,  P,  \], 
s.  f.  —  Surprise,  stupéfaction. 

Sorrie  [sorrî  V],  s.  f.  —  Soirée. 

Sort  [sôT  . .  iV,  S,  V],  s.  m.  —  Sort. 
Voir  Soûrt. 

Sôrtâye  [sôTlàij  N],  s.  f.  —  Sortie. 
Voir  Soûrtâye. 

Sorti  [sô-rli  A'],  v.  intr.  —  Sortir. 
Voir  Soûrti. 

Sorvaye  {sori'ay  M,  sorvçy  I,  P\, 
s.  f.  —  .\vant-veille. 

Sorvayeu  \sorimyœ  M,  X,  sorvçyç 
I,  P,  siirvayi  S,  survoye,-yœ  V],  v. 
tr.  —  Surveiller. 

Serveur  [sorvcêr  M,  I,  P,  A'],  v. 
tr.  —  Entrevoir. 

Sorvoyc,  Sorvoyè,  voir  Sorvaye, 
Sorvayeu. 

Sos-tit  [s(p)//gén.  (.su/ZF,  LandrofT)!, 
loc.  adv.  —  A  la  maison,  chez  soi. 
I  n'aleût  m'  - ,  il  n'était  pas  chez 
lui. 

Sot  [so  I,  P,  F,  S,  V],  adj.  - 
Sot.     Voir  Sat. 

Solentn  \sotnï  .  .  M,  I,  P,  X,  sul- 
nè  F,  suini  S,  V],  v.  tr.  —  Soutenir, 
maintenir,  conserver  dans  le  même 
état.  Ma  fwè,  d'peus  ç'  tams  le,  v' 
èveûz  byin  solnin.  ma  foi,  depuis 
ce  temps,  vous  vous  êtes  bien  con- 
servée. C.  H.,  I,  135. 

Sotèrin  [sotçrê  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Souterrain. 

Sotenerèyc  [sotfnrêy  I,  P],  s.  f. 
—  Sottise.    Voir  Satcncrèye. 


Sotîchc,  Sotîhhc  [sçllS  -  sotîy^  I,  P, 

S,  V],  s.  f.  —  Sottise.  Voir  Satihhe. 

Sotré  [solrêi  .  .  /,  P,  S,  V),   s.  m. 

—  Lutin.    Voir  Satré. 

Sotyin  [solyè  M,  I,   P,  X],   s.   m. 

—  Soutien,  appui;   arc-boutant. 
Sou  [su  gén.],  s.  m.  —  Sou.  Au  pi.  : 

fortune,  argent.  Ei>a  dés  ~  ,  an  font 
f"  qu'an  veuyent,  avec  de  l'argent, 
on  fait  ce  que  l'on  veut.  Quand-an 
z-ont  dés  ~ ,  ç'al  beun  âhieu  d'  fâre, 
quand  on  a  de  l'argent,  c'est  bien 
aisé  de  faire  (ce  qu'on  veut). 

Soûbrequat  [sûbrçka  M,  sûbreko  I, 
P,  sobriko  Woippy,  sôbreka- sûbrçka 
X,  subrike    V|,   s.  m.   —   Sobriquet. 

Soiibrcquat  [sûbrçka  M\,  s.  ni.  — 
Acompte  que  l'on  prend  sur  un 
repas  quand  on  a  trop  faim  pour 
attendre. 

SoQbrcté  [sûbrelê'  M],  s.  f.  —  So- 
briété. 

Soûcriycu  [sûkriyœ  .  .  M,  /,  P, 
sô^kriyce  -  sûkriyqc  X],  v.  tr.  — 
Plaindre.  J'  soukrhje  lo  poûre  vieus' 
je  plains  le  pauvre  vieux. 

Soudard  [sudàr  .  .  gén.  (suldâ 
F)\,  s.  m.  —  Soldat;  d'ordinaire,  sol- 
dat d'infanterie.  Feuhhe  corne  don 
Iran  d'  - ,  sec  comme  de  l'étron 
de  s.  —  Ole  ~,  faire  son  service 
militaire  V.  T'as  corne  lo  ~  di  pape, 
leu  n'  l'an  t>âs  m'  que  pa  lo  bé 
tams,  tu  es  comme  le  s.  du  pape, 
tu  ne  t'en  vas  que  par  le  beau 
temps  S. 

Soudârerasse,  Soudârcrosse  [su- 
dârras  M,  X.  S,  sudârros  l,  P\,  s.  f. 

—  Femme  hardie;  souvent  femme 
dévergondée. 

Souder  [sûdi'  gén.],  v.  tr.  — 
Souder. 

Soufri  [sufri F,  1,  V),  v.  tr.  et  intr.  ~ 
Souffrir.     Voir  Sofri. 

Soûgne  [sûn  M,  son  X\,  n.  pr.  — 
Soigne,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Sougni  [suni  F],  v.  tr.  —  Soigner. 
Voir  Swègneu. 


! 


sou 


6215     - 


SOÙ 


Soûgnon  [sûnô  I,  P],  s.  m.  —  Su- 
reau.   Voir  Savgnon. 

Souhâdier  [siihâdye  .  .  V,  F],  v. 
tr.  —  Souhaiter.     Voir  Sohâdieu. 

Souhât  [suliâ  F.  V],  s.  m.  —  Sou- 
liait.    Voir  Sohât. 

Souhhener  |sux'iê'  M],  v.  intr.  — 
Se  promener  par  pure  curiosité.  / 
souhheune  dans  tôt  lo  v'ieje,  il  se 
promène  dans  tout  le  village  (pour 
voir  ce  qui  s'j'  passe). 

Soûl  [su  M,  I,  P,  sô-sû  F,  sû-sçw 
N,  sô-sçw  S,  sô  V\,  adj.  —  1" 
Rassasié.  Tiat-ç  qu'ai  tojos  ~  èl  n' 
bivèi  jèmâs?  —  Lo  sou.  Qui  est-ce 
qui  est  toujours  soûl  et  ne  boit  ja- 
mais? —  Le  sou  (devinette).  J'â 
tojos  seû,  j"  bwès  tojos  et  je  n'  sus 
jèmas  ~  ?  —  Lo  phhon,  j'ai  toujours 
soif,  je  bois  toujours  et  je  ne  suis 
jamais  soûl?  —  Le  poisson  (devi- 
nette). Voir  Grînve.  Ç'at  dés-omes 
~  qu  an  sevent  tojos  le  vérité,  c'est 
des  hommes  s.  qu'on  sait  toujours  la 
vérité.  2"  Fatigué.  -  d'  tocheu 
l'ankieume,  f.  de  toucher  l'enclume. 
J'  sus  soCd  de  l'antande,  je  suis  f. 
de  l'entendre.    3"  Ivre. 

Soula'  [sula'  F\,  s.  m.  —  Soulier. 
Voir  Sole. 

Soûlant  [sûlà  M,  I,  P,  N],  adj.  — 
Enivrant. 

Souldât,  voir  Soudard. 

Soulèji  [sulqji  S,  V],  v.  tr.  — 
Soulager.    Voir  Solèjeu. 

Soûler  [sulê'  .  .  M,  I,  P,  N,  sôlç- 
sû/ç    V],    V.    tr.    —    Soûler. 

Sofllon  [sûlô  gén.  (sû/p  F)],  s.  m. 
—  Soulard. 

Soûlot,  voir  Soûlon. 

Soumâd  [sumà  M],  adj.  —  Sournois. 

Soumate  [sumal  S],  v.  tr.  —  Sou- 
mettre.   Voir  Somate. 

Soume  [suni  F],  s.  f.  —  Somme 
(argent). 

Soume  [sum  F],  s.  m.  —  Sommeil. 
Voir  Some. 


Soflmc  [sûm-sôm  M,  sûm  I,  P, 
sôm-sô"m  N],  s.  f.  —  Charge  de 
blé,  de  farine  en  sac;  quantité  de 
blé  qu'on  confie  en  une  fois  au 
meunier  pour  qu'il  la  transforme 
en  farine  et  en  son.  J'ènans  eune  ~ 
au  molin,  nous  avons  une  charge 
de  blé  au  moulin. 

Soûmieu  [sûmyqe  .  .  M,  I,  P,  iV, 
sômi  F,  sômye  V],  s.  m.  — 
Planche  de  plus  de  12  pouces  d'é- 
quarrissage;  poutre  (partie  d'une 
ferme).     Voir  Fig.  73. 

Souna'  [sunai  F],  v.  tr.  —  Sonner. 
Voir  Scuner. 

Sounow  [sunow  F],  s.  m.  — 
Sonneur.     Voir  Seunou. 

Soupi  [supi  S,  V],  s.  m  —  Soupir. 
Voir  Sopir. 

Soupiémon  [supyemô  V],  s.  m. 
—  Pluniule,  premier  bourgeon  de  la 
plante. 

Soupira  [supirâ  .  .  S,  V\,  s.  m.  — 
Soupirail.     Voir  Sopirau. 

Soûrbe  \sûrp  M,  I,  P,  sôrp-sûrp 
N],  s.  f.  —  Sorbe. 

Soûrbi  [sûrbi  M,  I,  P,  sôrbi  N, 
sorbe'  S],  s.  m.  —  Sorbier. 

Soûrcieu  [sûrsyqe  .  .  M,  I,  P,  sôt- 
syqe  -  sûrsyqe  N,  sôrsi  S,  sôrsye,  -  yce 
V\,  s.  m.  —  Sorcier;  personne 
qui  sait  jeter  un  sort,  faire  des  sor- 
tilèges, dans  le  but  de  nuire  ou  de 
guérir  un  mal.  Tout  sortilège  est 
lié  à  des  signes  ou  à  des  conjura- 
tions, dont  la  plupart  ressemblent 
à  des  prières;  le  fond  est  souvent 
chrétien,  parfois  païen,  le  plus  fré- 
quemment incompréhensible. 

Sourcroute  [surkrut  M,  surkrut- 
siikrut-solkrut  I,  P,  fyçrjut,  jçw- 
krçwt- surkrut -sçwkrowt  F,  surkrat- 
sùrkrut  N,  surkrut  S,  sirkrut- surkrut 
V],  s.  f.  —  Choucroute. 

Soflreuyat,  Soûreuyot  [sûrœya  M, 
S,  sûrœyç  I,  P],  s.  m.  —  Oeil  dor- 
mant de  la  vigne,  second  bour- 
geon. 


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630     - 


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SOY 


Sourîe  [suri  S\,  s.  f.  —  Partie  de 
la  voiture,  de  forme  triangulaire,  qui 
est  adaptée  au  timon  et  glisse  sous 
la  Lonzinne.    Voir  Hhurîe,  Ché. 

Sourlandemin,  Sourlondémin  [sur- 
làdmê  .  .  M,  I,  P,  N,  S,  siirlôdemè 
V],  s.  m.  —  Surlendemain. 

Sournwète  [surnivet  V],  s.  f.  — 
Sornette,  billevesée. 

Sourpanre  [siirpàr  V],  v.  tr.  — 
Surprendre.     Voir  Sorpanrc. 

Soûrpelîns  [sCirp(ç)lI  .  .  M,  I,  P, 
sô''rp{e)lî - sùrp(e)ll  N,  siirpli  V],  s. 
m.  —  Surplis. 

Soûrt  [sûr  M,  I,  P,  sôT-sûr  N, 
sôr  S,  V],  s.   m.    —    Sort,    maléfice. 

Soûrtâye  [sûrlaij  .  .  M,  I,  P,  sûrti 
F,  sôTtây - sûrtày  N],  s.  f.  —  Sortie; 
issue.  È  le  ~  d'  le  masse,  à  la  s. 
de  la  messe. 

Soûrte  [sûrt  M:I,P,F\,s.  f.  -  Sorte. 

Soïirti  [sûrti  M,  I,  P,  F,  sôtH- 
sûrli  N,  sçrti  S[,  v.  intr.    —   Sortir. 

Soîirtie,  voir  Soîirtâyc. 

Sourvoyer  [siirvoye  V[,  v.  tr.  — 
Surveiller.     Voir  Sorvayeu. 

Sous-tit  [su/i  F,  LandrofT],  loc.  adv. 

—  A  la  maison.     Voir  Sos-tit. 
Soutane  [sutàn   .  .   gén.],   s.   f.    — 

Soutane.  Au  dix-huitième  siècle, 
la  s.  était  un  costume  de  chœur  et 
de  cérémonie.  Le  clergé  portait, 
comme  costume  de  ville,  l'habit 
noir  à  la  française  ou  la  lévite 
avec  des  culottes  courtes.  Voir 
Lo  bèlome,  435,  où  le  curé  revêt 
la  s.  pour  assister  au  repas  de  bap- 
tême. 

Soutenin  [sutnë  F,  sutni  S,  V[,  v. 
tr.  —  Soutenir.    Voir  Sotentn. 

Sourvayi,  Sourvoyer,  [siirvayi  S, 
siirvçye  V],  v.  tr.  —  Surveiller. 
Voir  Sorvayeu. 

Souwâye  [siijivây  .  .  M,  I,  P,  F], 
s.  f.  —  1"  Sueur.  2°  Buée  qui  se 
forme  sur  les  vitres. 

SoîïwGmant  [sû(w)mâ  M,  /],  s.  m. 

—  Exsudation,  suintement. 


Souwer  [s(u)u}êi  .     gén.],  v.   intr. 

—  Suer,  transpirer;  suinter.  -  d' 
honte,  suer  de  honte. 

Souweûr,  voir  Souwou. 

Souwou  [s(u)ivu  .  .  M,  I,  P,  N, 
S,  siiwœr  F[,  s.  f.  —  Sueur.  Le  ~ 
d'  le  moût,  la  s.  de  la  mort  (les  s. 
froides  de  l'agonie).     Voir   Soyeûr. 

Souye  [suy  F],  s.  f.  —  Soie  de 
porc.     Voir  Seiiye. 

Soûyc  [sûy  M,  I,  P,  S,  sô"y-sûy 
N[,  s.  f.  —  Cépée;  bois  provenant 
d'un  taillis;    buisson 

Souyè  [suye  F],  s.  m.  —  Soulier. 
Voir  Soler. 

Sovant  [sçvâ  gén.  {sçvô  V)],  adv. 

—  Souvent.   Savantes  fwès,  souvent. 
Sovenancc  [sovnàs  gén.],   s.    t.    — 

Souvenance;  mémoire.  De  ~ 
d'ome,  de  mémoire  d'homme.  Voir 
Ransovenance, 

Sovenant  [sçvnà  gén.],  s.  m.  — 
Souvenance,  souvenir.  Fâre  ~,  faire 
souvenir. 

Sovcnîn  [sovnî  .  .  M,  I,  P,  N[,  v. 
intr.  —  Souvenir. 

Sovon  [sovô  I,  P,  V],  s.  m.  — 
Savon.     Voir  Savon. 

Sovont,  voir  Sovant. 

Sovrous  [sovru  V],  adj.  —  Savou- 
reux.   Voir  Sawrous. 

Sow  [sçw  M],  adj.  —  Soûl.  Voir 
Saw. 

Sowè  Jspwç  /,  sçivêr  P,  F,  sçwor 
V\,  V.  tr.  —  Savoir.    Voir  Sawer. 

Sowkrowte,  voir  Sourkroutc. 

Sowgnâd  [sçwàâ  M,  N[,  s.  m.  — 
Mauvais  ouvrier.     Voir  Sawgnâd. 

Sowgneu  [sçiviiœ  .  .  M,  I,  P[,  v. 
intr.  —  Faire  mal  un  travail.  Voir 
Sawgneu. 

Sowgnon  [sçwiiô  M],  s.  m.  — 
Sureau.     Voir  Savgnon. 

Sowor,  voir  Sowè. 

Sowrous  [sçwru  M,  I,  P,  N],  adj. 
—  Savoureux.     Voir  Sawrous. 

Sôyâd  [sôyâ  S[,   s.    m.    —   Habillé 
I  de  soie,  porc  (plaisanterie). 


SOY 


632 


SUY 


Soyaje  [soyus  F,  soyës    V\,  s.   m. 

—  Sciage.     Voir  Sayéje. 

Soye  [soy  I,  P,  F,  V],  s.  f.  — 
Scie. 

Soye  [soy  I,  P,  F],  s.  f.  —  Seau. 
Voir  Sayc. 

Sôyc  \sôy  V],  s.  f.  —  Seille.  Voir 
Sayc. 

Sôye  [sôy  S],  s.  f.  —  Soie  de  porc. 
Voir  Sciiye. 

Sôyc,  voir  Soûyc. 

Soyè  [sçyç  V],  s.  ni.  —  Seau. 
Voir  Sèyé. 

Soyè  \sçye  .  .  I,  P,  F,    V],  v.   tr. 

—  Scier.     Voir  Saycu. 

Soyéjc  {soyës  .  .  I,   P,   F],   s.   m. 

—  Sciage.    Voir  Sayéje. 

Soyér'  [soyêr  V\,  s.  m.  —  Sagard. 
Voir  Sayou. 

Soycrèyc  [soyrëy  I,  P,  sçyrî  F], 
s.  f.  —  Scierie.    Voir  Saycrèye. 

Soyeûr  [soyâr  Nébing],  s.  f.  — 
Sueur.    Voir  Souwou. 

Soycïir  [sçyôêr  F\,  s.  m.  —  Scieur. 
Voir  Sayou. 

Soyon  [sçyô  V\,  s.  m.  —  Petit 
seau.    Voir  Sèyon. 

Sôyon  [sôyô  S],  s.  m.  —  Maladie 
des  porcs.     Voir  Seûyon. 

Soyot  \soyo  V\,  s.  m.  —  Seuil. 
Voir  Seuyat. 

Soyote  {sçyçl  I,  P,  F,  V],  s.  f.  - 
Petit  seau. 

Soyote  [sçyot  I,  P,  F,  Y\,  s.  f.  — 
Petite  scie.     Voir  Sayate. 

Soyou  [soyu  .  .  I,  P,  F,  Y],  s.  m. 

—  Scieur.    Voir  Sayou. 

Soyûrc  [soyùr  I,  P,  F],  s.  f.  — 
Sciure.    Voir  Sayûrc. 

Sôze  [sôs  M,  I,  P,  N,  sâs  . .  S,  ses  F], 
adj.  num.  ord.  —  Seize. 

Sôzieume  [sûzyœm  M,  P,  N,  sô- 
zyçni  I,  sûz^m  S\,  adj.  num.  ord.  — 
Seizième. 

Srcvenîn    [sreimî   M,    N],    n.   pr. 

—  Servigny  -  lès  -  Ste. -Barbe  et  S.  -  lès 
Ravillc,  vill.  de  l'arr.  de  Metz.  Voir 
Aubori. 


Srevi  \srpi>i  M,  N],  v.  tr.  —  Ser- 
vir.    Voir  Servi. 

Stakcr  [slakê'  M],  v.  tr.  —  Piquer. 

Stau  [slô  M,  I,  P\,  s.  m.  —  Stalle. 
Epayès  sus  zous  - ,  lés  chaloûnes 
dreuminl,  appuyés  sur  leurs  s.,  les 
chanoines  liorniaient.    C.  H.,  V,  230. 

Stiké  [slikêi  .  .  M,  I,  P],  adj.  — 
Piqué  des  vers. 

Ston  [stô  A/),  s.  ni.  —  Maniaque, 
fou. 

Strîngue  [slrïk  .  .  S,  V],  s.  f.  — 
1°  Seringue.  2»  Femme  de  très 
grande  taille. 

Stritse  [strits  Novéant],  s.  f.  — 
Diarrhée. 

Strôte  [strôt  Trémerj'],  s.  f.  — 
Rue.     Cori  le  -,  courir  les  r. 

Sucète  [siisçt  M.  I\,  s.  f.  —  Chè- 
vrefeuille. 

Sucroute  [siikrut  I,  P\,  s.  f.  — 
Choucroute.     Voir  Sourcroute. 

Sunè  \siine  .  .  S\,  v.  tr.  —  Sonner. 
Voir  Scuner. 

Supoûsieu  [sûpûzyqe  .  .  M,  I,  P, 
siipô''zyce-sûpîizyœ  N],  v.  tr.  —  Sup- 
poser. 

Sûr  [sûr  F.  S\,  adj.  —  Sûr.  Voir 
Hhûr. 

Surcroute,  voir  Sourcroute. 

Surjet  [stirjç  M],  s.  m.  —  Rejeton. 

Surpanre  {siirpàr  F,  S\,  v.  tr.  — 
Surprendre.     Voir  Sorpanre. 

Survayi  [siirvayi  S],  v.  tr.  —  Sur- 
veiller.   Voir  Sorvayeu. 

Survekance  [sûrvekàs  M],  s.  f.  — 
Survivance. 

Sus  [su  M,  I,  P,  N,  su -si  S,  si 
V\,  prép.  —  Sur.  -  champs  êl  ~ 
vayes,  s.  champs  et  s.  voies  ('par 
monts  et  par  vaux).  -  mon  Dieu, 
s.  mon  Dieu  (pardieu).  An-n-éle 
an  -,  en  être  en  s.  (en  être  bien 
éloigné).  —  Tchul  bas  s.,  c...  bas  s. 
(à  Tenvers)  S. 

Sûyc  [sliy  S],  s.  f.  —  Suie.  Voir 
Sicûye. 


suz 


-     é33    — 


Suzètc,  Suzor  [sûzçt-sûzôr  M,  I, 
P,  N],  n.  pr.  —  Suzanne. 

Swa  [swa  F],  s.  f.  —  Soif.   Voir  Seû. 

Swagzonchc  [swagzôs  V],  n.  pr. 
—  Xouaxange,  vill.  de  l'arr.  de 
Sarrebourg.  On  n'  sèràt  pèssè  è  ~ 
sons  été  moqué  et  è  Hèt'nié  sons 
été  botié,  on  ne  saurait  passer  à  S. 
sans  être  moqué  et  à  Hattigny  sans 
être  insulté  (dicton  du  pays). 

Swègncu  [sivçnœ  .  .  gén.  (suni  F)], 
V.  tr.  —  Soigner. 


SYI 


Swëssante  [swçsât  gén.],  adj.  num. 

—  Soixante. 

Swin  {swè  V],  s.  m.  —  Souci. 

Swïre  [swîr  F],  v.  tr.  —  Suivre. 
Voir  Hhûre. 

Sworére  [sivçrêr  V],  s.  f.  —  Terre 
dillicile  à  labourer. 

Swoticr  [sivçtye.-yœ  V],  v.  tr.  — 
Soutenir,  alimenter. 

Syin  [Iç  syê  M,  I,  P,  F,  N,  V,  Iç  sin- 
sT  (sin,  à   la   pause^  S],  pron.  poss. 

—  Le    sien,    la    sienne,    les    siens. 


Fig.  74. 


TAB 


634     - 


T/\H 


Tabac'  [tabak  S\,  s.  m.  —  Tabac. 
Voir  Tobèc'. 

Tabari  [lâbâri  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Nénuphar. 

Tabiau  [lâbijô  .  .  M,  l,  P\,  s.  m.  — 
T:ibleau. 

Tablète  [tâblçl  .  .  M,  I],  s.  f.  — 
Tablette  (ardoise  sur  laquelle  se 
trouve  l'alphabet;  l'alphabet  lui- 
même). 

Taborcr  \tabçrê<  .  .  M,  N,  S,  loborç 
.  .  I,  P,  V|,  V.  intr.  —  Battre  le 
tambour;  frapper  à  coups  redoublés. 

Tabourat  \labiiru  S,  tobiiro  V],  s. 
m.  —  Tabouret. 

Tac  \tak  M.  N,  tok  I,  P\,  s.  m.  — 
Toux  continue,  maladie  contagieuse 
des  moutons. 

Tac  [tak  M,  N,  tok  I,  P\,  s.  m.  — 
Finesse  ;  habileté. 

Tachcrand,  voir  Tahherand. 

Tachi  [tasi  F\,  v.  intr.  —  Tacher. 
Voir  Tèchleu. 

Tâchicu  [lûsyœ  gén.),  v.  intr.  — 
Tâcher. 

Tachnérc,  voir  Tahhnére. 

Tachnon,  voir  Tahhon. 

Tachtoner,  voir  Tahhtoner. 

Tacné  {taknêi  M\,  adj.  —  Avorté; 
mal  venu.  Se  dit  des  plantes.  D'iè 
salade  lakiuiye,  de  la  salade  mal 
venue. 

Tacon  [takô  M,  N,  lokô  I,  P\,  s. 
m.  —  1"  Gras-double,  tripes  de  bœuf. 
2*  Feuille  de  pas  d'âne  (tussilage). 
3°  Pièce  de  cuir  ou  d'étoffe  ratatinée. 

Taconou  [takonu  M,  K\,  s.  m.  — 
Savetier. 


Tacou  [laku  M,  N  ],  s.  m.  —  1» 
Croûte  sur  la  tète  des  enfants.  2" 
Gale  sèche. 

Tacsîn  [laksî  M,  X,  toksl  .  .  I,  P\, 
s.  m.  —  1"  Bruit.  2"  Charivari,  à 
l'occasion  d'un  mariage  que  con- 
tracte un  veuf  ou  une  veuve.  Voir 
Bèsscnéje. 

Tacsine  [laksin  N],  s.  m.  —  So- 
briquet des  habitants  de  Destry. 

Tacsincr  [laksinë'  .  .  M,  N,  toksine 
.  .  I,  P],  V.  intr.  —  Faire  un  chari- 
vari.    Voir  Bèssener. 

Tacson  [taksô  M,  N,  toksô  I,  P,  F, 
S,  Y],  s.  m.  —  1"  Homme  épais, 
grossier;  butor;  personne  sans  édu- 
cation. 2"  Souillon.  Se  dit  surtout 
des  femmes. 

Tâd  [ta  .  .  gén.],  adv.  —  Tard. 
-  tams,  t.  temps  (automne).  Vaut 
mieus  pus  tout  qu'  -,  il  vaut  mieux 
plus  tôt  que  tard. 

Tafoûchté,  voir  Tafoûhhté. 
Tafoûhhté   [tâfûyjè-  .  .  M\,  adj.  - 
Contrarié;   désolé,    navré.     M'  keûr 
ateût  tout   ~,    mon   cœur  était  tout 
désolé. 

Tahhé  |/axê>  .  .  S],  s.  m.  —  Mon- 
ceau de  gerbes.     Voir  Teuhhé. 

Tahherand  |/axr(î  .V|,  s.  m.  — 
Tisserand.     Voir  Tcuhherand. 

Tahheurc  [taxœr  A'],  s.  f.  —  Blé 
semé  trop  épais. 

Tahhnére  [taynêr  S,  tçxnër  V), 
s.  f.  —  Terrier  de  blaireau. 

Tahhon  |/<ixô  M,  X,  S.  Içyô  I,  V, 
/ç;f<j-/esô-/pxô  ^1.  s.  m.  —  Blaireau. 
Gras  coine  i   ~,  gras  comme   un   b. 


-     63^    - 


TflH 


TAM 


/  veuke  sus  se  grèhhe  corne  lo  " 
an-n-uvér,  il  vit  de  sa  graisse  comme 
le  b.  en  hiver  (il  a  bonne  mine  sans 
manger  beaucoup). 

Tahhtoner  [tâxtçnêi  .  .  M,  N],  v. 
intr.  —  Parler  d'une  manière  con- 
fuse, peu  clairement;  marmoter; 
mentir  en  bredouillant.  /  tahhto- 
neût  àque  de  bèhh,  il  murmurait 
qqch.  de  bas  (à  voix  basse). 

Tahi  [ta-fi  F],  v.  intr.  —  Être, 
rester,  se  tenir  debout.  //  è  tant  bu 
qui  n'  peut  pus  -,  il  a  tant  bu  qu'il 
ne  peut  plus  se  tenir  debout.  Fus 
V  -,  mets  le  debout. 

Tâhon  {râwe)  [/Syô  M],  n.  pr.  — 
Rue  Taison,  à  Metz;  elle  tire  son 
nom  d'une  Statio  romaine. 

Tâkc  [tàk  S],  s.  f.  —  Tarte.  Voir 
TâtG. 

Tâkclè  [/âWç  .  .  S],  v.  tr.  —  Faire 
une  tarte.     Voir  Tâtieu. 

Talâye  [lalày  .  .  M,  N,  S,  tçlây  I, 
P,  V],  s.  f.  —  1*  Fruits  que  le  vent 
a  fait  tomber.  2»  Action  de  les  ra- 
masser. 

Talboter  [tâlbçtëi  .  .  M,  N],  v.   tr. 

—  Talonner;  pousser;  harceler;  ex- 
citer; tourmenter;  persuadera  force 
d'importunités. 

Taie  [tal  F],  s.  f.  —  Copeau.  Voir 
Tèle. 

Talc  [tâl  V],  s.  f.  -  Toile.  Voir 
Teûle. 

Talcr  [talêi  .  .  M,  N,  S,  tçlç  . .  I,  P, 
F,  V],  v.  tr.  —  Fouler;  froisser;  con- 
tondre;  meurtrir.  Se  dit  surtout 
des  fruits  qui  se  détériorent  en 
tombant.  Lés  c'mots  tolès  n'  se 
wodot'm',  les  pommes  meurtries  ne  se 
conservent  pas  V.  —  Part,  pass.:  Blet. 

Talèssc  [talcs  M,  N,  S,  tçlçs  I,  P, 
V],  s.  f.  —  Meurtrissure  ;  contusion, 
souvent  suivie  d'abcès. 

Talibou  [tàlibu  .  .  M,  I],  s.  m.  — 
Barbe  de  bouc  (salsifis  sauvage). 

Talîc  [tatly  .  .  M,  I,  P,  N],  n.  pr. 

—  Nathalie. 


Talifon  [tàlifô  M],  s.  m.  —  Morceau. 
Se  dit  surtout  du  pain.  'L  an-n-è 
èvalé  dés  ~  d' pin,  il  en  a  avalé  des 
morceaux  de  pain  ! 

Talon  [talô  M,  N,  S,  lolô  I,  P.  F], 
s.  m.  —  Talon.  -  d'  Sint  Martin 
(gryphée).  —  J'eme  mieus  wâr  ses 
tolons  qu'  ses  dàys,  j'aime  mieux  voir 
ses  t.  que  ses  doigts  de  pieds. 
Se  dit  de  qqn.  dont  la  présence 
vous  importune.  An  voç'  eune  qu'at 
beun  es  -,  en  voici  une  qui  est 
bien  en  t.  (qui  fait  la  dame). 

Tâlote  [tàlgt  V\,  s.  f.  —  Péritoine. 
Voir  Tcûlate. 

Talow  [talçw  F],  loc.  adv.  —  Tout- 
à-l'heure.     Voir  Tèloïire. 

Talpâye  [talpày  M],  s.  f.  —  Terre 
qui  s'attache  à  la  chaussure. 

Talpc[/â/pMl,  s.  f.  —Toile  très  fine. 

Talûrc  [lalùr  M,  N,  tolûr  I,  P,  V],  s. 
f.  —  Foulure  ;  contusion,  meurtris- 
sure.    Se  dit  surtout  des  fruits. 

Tambate    [tàbat   S,    tâbot  V],  s.  f. 

—  Baratte. 

Tambate  [tàbat  S],  s.  f.    —  Cerise 
aigre. 
Tambor  [tàbçr  M,  I,  P,  N],   s.  m. 

—  Tambour.  -  d'araye  t.  d'oreille 
(tympan).  Pé  d'  -,  peau  de  t. 
(nénuphar). 

Tambori  [tàbçr i  M,  I,  P,  tâburyi  S], 
s.  m.  —  Homme  qui  bat  le  tambour. 

Tamborieu  [tàbçryœ  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  intr.  —  Battre  du  tambour;  an- 
noncer qqch.   au   son  du  tambour. 

Tambote,  voir  Tambate. 

Tambouryi,  voir  Tambori. 

Tamintc  [tamèt  F],  loc.  adv.  — 
Beaucoup.  Y  an-n-è  -,  il  y  en  a 
beaucoup.  -  fwas,  maintes  fois, 
souvent. 

Tampate  [tàpat  S,  tàpçt  V],  s.  f.  — 
Instrument  long  et  plat  qui  sert  à 
tasser  le  fumier  chargé  sur  une 
voiture. 

Tampé  [tàpë'  Bombas],  s.  m.  — 
Jalon;  limite  de  pré  ou  de  champ. 


636     - 


TAM 


TAN 


Tampe  [làp  V],  s.  m.  —  Grand 
tonneau  à  choucroute. 

Tampelcr,  voir  Tampicu. 

Tamper  \lùpê'  .  .  S.  Y],  v.  tr. 
et  intr.  —  1"  Fermer  une  porte 
bruyamment.  2"  .Se  fermer  bruyam- 
ment.   Se  dit  d'une  porte. 

Tampfloûses  [làpPûs  VI,  s.  f.  pi.  — 
Nouilles  renflées  (coujîées  en  \a- 
niùreslarfjes  de  deux  à  trois  <loiots). 

Tampicu  \tàpyœ  .  .  gén.  (tûfla'  F)\, 
v.tr.  —  Dresser  isolément  les  gerbes 
mouillées  pour  les  faire  sécher.  On 
dit  aussi  Tampeler. 

Tampotc,  voir  Tampatc. 

Tampoter  [tàpolê'  .  .  M,  I,  P],  v. 
intr.  —  Tapoter. 

Tampré  [tàprê'  M.  I],  s.  m.  —  Gâ- 
teau percé  au  milieu. 

Tams|<àgén.(/ôV)l,s.  m.  —Temps. 
Saisons:  Conle-d'fieus,  commence- 
ment du  printemps;  (/'//fiis  -.  prin- 
temps ;c/iaurf  ~,été;  énmje,  t.  de  la 
moisson,  des  récoltes;  /ôrf  (tard)  -, 
dârijin  (dernier)  ~,  automne;  freùd 
(froid)  ou  neûr  (noir)  -,  hiver.  A 
l'origine,  il  n'y  aurait  eu  que  trois 
saisons  :  D'fieus  ~ ,  été  ;  conte-d' peus 
-,  automne;  neûr  -,  hiver.  Voir 
Uvér.  Gras  ~  ,  les  jours  gras  (le  car- 
naval). Lo  jane  -,  le  jeune  t.  (en- 
fance). Pèr  -,  bientôt.  J'  ninrans 
pèr  -,  nous  viendrons  bientôt.  'L 
è  mau  -,  il  a  mal  t.  (il  est  indisposé). 
'L  at  haut  corne  lo  -,  il  est  haut 
comme  le  t.  fil  est  fier).  /  n'è  wâ 
bwin  -,  il  n'a  guère  bon  t.  (de  bon 
t.,  de  plaisir).  'L  è  l'  ~  long,  il  trouve 
le  t.  long.  Lo  ~  deure,  nms  chinje, 
te  t.  dure,  mais  change.  Quand'  an 
Ireuvenl  lo  -  grand,  an  /'  piayent  an 
dous'  èl  pus  an  s'  matent  èhhieute 
d'ssus,  quand  on  trouve  le  temps 
long,  on  le  plie  en  deux  et  on  s'as- 
soit dessus  (de  cette  façon,  il  pas- 
sera plus  vite). 

Tamwin  [tàmivè  .  .  M,  N,  S\,  s.  m. 
—  Témoin, 


Tancencr  [tôsnê' .  .  M,  I,  P,  F,  X], 
V.  tr.  —  Etançonner. 
Tancener,  voir  Tancieu. 
Tanche  [lâs  gén.  (tês-lôs  Y)\,  s.   f- 

—  Tanche  (poisson). 

Tanchi  \lâsi  F\,  v.  tr.  —  Étancher. 
Voir  Ètincheu. 

Tancieu  [tàsyœ  .  .  M,  I,  P.  F,  N, 
tâsnç  .  .  S,  V  \,  v.  tr.  —  Tancer, 
réprimander. 

Tançon  \tàsô gén.],  s.  m.  —  1-llançon. 

Tande  \tàl  gén.|,  v.  tr.  —  Ktendre. 

Tande  [/à/ 6"),  adj.— Tendre.  Voir 
Tanre. 

Tandéjc   [lâdês  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 

—  Perche    que    l'on     dresse    pour 
les  échafaudages. 

Tandelîn  \tàdlî  .  .  gén],  s.  m.  — 
Hotte  de  sapin  contenant  (|uaranle 
litres,  dont  on  se  sert  \nn\r  les  ven- 
danges.    Voir  Rè. 

Tandelîre,  voir  Tandire. 

Tandclou  [lâdlu  .  .  M,  I.  P,  ,V], 
s.  m.  —  Oiseleur. 

Tandcrèyc  \tàdrêy  .V,  /,  P,  X\,  s. 
f.  —  Oisellerie. 

Tandcûre,  voir  Tandïrc. 

Tandiener,  voir  Tanguegncu. 

Tandîre  [tàdîr  M,  I.  P.  X.  làdlîr 
Juville,  tàdôèr  S,  lôdêr  Y],  s.  f.  — 
Barre  adaptée  à  chaque  bout 
des  échelles  d'une  voiture.  Voir 
Ché. 

Tâner  [tànêi  .  .  gén.),  v.  intr.  — 
S'étendre;  .se  coucher  par  terre. 
Et  u>èt  so  poûre  rossiaii  lâné  sus  l' 
bord  d'i  ru,  et  voit  son  pauvre  rous- 
seau  étendu  sur  le  bord  d'un  ruis- 
seau. C.  H..  VI,  8.  S-  -  lof  de 
s'  grand  d'  lu,  s'étendre  tout  de  son 
grand  de  lui  (de  tout  son  long). 

Tânèsse  [tànes  . .  S],  s.  f.  —  Place 
dans  l'herbe   où  l'on   s'est  couché. 

Tanfieu  [tàfyœ  .  .  M,  I,  P,  X.  S, 
là/la'  F],  V.  intr.  —  Être  épuisé,  ex- 
ténué, essoufflé. 

Tanlla',  voir  Tanfieu. 


THN 


637 


Ti\Q 


^  Tang  [ta  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Etang.  Cf.  Belletanche  (bel  étang), 
ferme  située  près  de  Metz. 

Tanguegneu  (so)  [tàgenqe  M,  N, 
tàgqne  I,  P,  tàgene-tàdyenç  .  .  S], 
V.  pron.  —  N'être  pas  d'accord  ;  se 
taquiner;    se  disputer. 

Tanguenè,  voir  Tanguegneu. 

Tanhâye  [làyay  M],  s.  f.  —  Ta- 
naisie  vulgaire. 

Tankiatc  [tâkyat  M,  N,  tàkyçt  I, 
P,  V,  tâkyat- làly al  N,  tàtsat- tàtyat 
S],  s.  f.  —  lo  Attelle.  2»  Piège  à 
oiseaux  Pontoy. 

Tankiatc  [tâkyat  M,  N],  s.  f.  — 
Poche  de  femme. 

Tankieu  \tâkyqe  .  .  M,  I,  P,  N, 
tàtsi-tâtyi  S],  v.  tr.  —  Mettre  des 
attelles  pour  comprimer  une  bles- 
sure, pour  resserrer  un  membre 
fracturé. 

Tankiote,  voir  Tankiate. 

Tanow  [tançiu  F],  s.  m.  —  Tan- 
neur.    Voir  Tènou. 

Tanrc  [tàr  M,  I,  P,  F,  N,  tôt  S, 
tôt  V],  adj.  —  1»  Tendre.  ~  as,  t.  os 
(cartilage).  Don  pin  ~,  du  pain  t. 
'L  èreût  fat  v'nin  ~  l'âme  don 
diâle,  il  aurait  fait  venir  t.  l'âme 
du  diable  (il  l'aurait  attendri).  2" 
Sensible.  Qu'  V  as  ~  au  fa,  que 
tu  es  s.  au  feu! 

Tanrére  [tarer  M],  s.  f.  —  Vache 
fraîche  de  lait. 

Tanreté  [tàrtê'  M],  s.  f.  —  Ten- 
dreté. S'emploie  surtout  en  par- 
lant de  la  viande. 

Tanrous  [tara  .  .  M,  I,  P\,  adj. 
—  Qui  se  laisse  facilement  attendrir. 

Tant  [ta  gén.],  adv.  —  Tant.  - 
qu'  pus,  ~  et  pus,  t.  que  plus,  t.  et 
plus  (une  grande  quantité),  'â  déJs 
sous  ~  qu'  pus,  j'ai  de  l'argent  en 
abondance.  ~  tyint,  tant  tient 
(toujours  est-il).  ~  tyint  qu'  '/  at 
moût,  toujours  est-il  qu'il  est  mort. 
Pèç'  que  ç'at  ~  qu  teu  n'  vieus  m', 
parce  que  c'est  tant  que  tu  ne  veux 


pas  (puisque  c'est  ainsi).  Tant  qu'è 
meu,  tant  (quant)  à  moi. 

TantantG  [tàtât  M,  I,  P,  N,  tatà 
F,  S,  V\,  s.  f.  —  Tante  (ternie  en- 
fantin). 

Tantchate,  Tantchi,  voir  Tankiate, 
Tankieu. 

Tantèrlibranle  [tâtçrlibràl  N],  s. 
m.  —  Sot. 

Tantiate,  voir  Tankiate. 

Tanttn,  Tantîne  [tàtî  .  .gén.  (tâtïn 
V)],  s.  f.  —  Tante  (terme  familier). 

Tantoût,  Tantow  |/à/û  M,  /,  P,  F, 
iâiow-tâtû  N,  tâtô  S,  V],  adv.  — 
Tantôt;  l'après-midi,  vers  le  soir. 
Das  ~  sus  le  brune,  dès  t.  sur  la 
brune  (dès  la   tombée   de  la   nuit). 

Tantyi,  voir  Tankieu. 

Tapâye  [tâpay  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
tapây-tapê  S,  topêy  V],  s.  f.  — 
Grande  quantité.  J'â  j'té  i  beuye  è- 
près  lés  hhalats,  'l  an-n-è  chu  eune 
~ ,  j'ai  jeté  un  morceau  de  bois 
après  les  noix,  il  en  est  tombé  une 
quantité. 

Tâpè  [fôpç  V],  V.  tr.  —  Taper; 
particulièrement,  fermer  la  porte 
avec  violence.    Voir  Tauper. 

Tapougnon  [tapunô  S,  V],  s.  m.  — 
1"  Déchets  de  chanvre  qu'on  filait 
pour  en  faire  une  grosse  toile  dont 
on  confectionnait  des  sacs.  2°  Linge 
sale.    3°  Femme  malpropre. 

Taquate  [takat  S],  s.  f.  —  l»  Mail- 
let. 2°  Palette  en  bois,  qui  sert  à 
tasser  le  fumier  chargé  sur  la  voi- 
ture.   Voir  Palon,  Tampate. 

Taquâyc  [lakay  .  .  M,  N,  S,  tçkây 
.  .  L  P,  F,  V],  s.  f.  —  1»  Toquée; 
trochée;  plant;  cépée;  pied  de 
pommes  de  terre  ou  de  légumes. 
Eune  ~  d'èrbe,  une  touffe  d'herbe. 
2"  Laps  de  temps.  J'èvans  resté  eune 
bone  ~ ,  nous  sommes  restés  un 
bon  bout  de  temps. 

Taque  [tak  M,  N,  tçk  I,  F,  S,  V], 
s.  f.  —  Tas  de  foin,  de  céréales, 
dans  le  grenier  de  la  grange. 


TAQ 


-     638 


THS 


Taquc  \tak  M,  N,  tçk  I,  P,  F,  S, 
V],  s.  f.  et  m.  —  1"  Souche;  chicot; 
tronc  d'arbre;  personnage  duquel 
descend  une  famille.  -  de  bond'- 
nûre,  tronc  d'arbre  qui  sert  de 
borne.  Fût  corne  i  ~  loué,  fait 
comme  une  s.  tournée  (qui  a  les 
{genoux  courbés  en  dedans,  cagneux). 
2"  Tige.  Eiinc  ~  de  Joie,  une  t.  de 
cliou. 

Taqueler  [laklë'  .  .  M,  iV,  lokle  .  . 
I,  P,  lokâi/i  F\,  V.  intr.  —  Frapper 
à  petits  coups. 

Taquemarchâ,  voir  Taque-miïr- 
chau. 

Taquc-mèrchau  \lak  mçrsô  M,  N, 
lok  mçrsô  I,  P,  lok  imirsô  F,  liik 
inarsâ  S\,  s.  m.  —  Traquet  (oiseau). 

Taquené  [laknê'  .  .  M,  N],  adj.  — 
Se  dit  des  céréales  saisies  par  le 
froid  avant  d'é|)ier,  qui  sont  rabou- 
gries et  qui  ne  poussent  plus. 

Taqucr  \takê'  .  .  M,  N,  S,  Içkç  .  . 
I,  P,  F.  V].  V.  tr.  —  1"  Toquer, 
frapper,  heurter.  S'  ~  le  le  te  au 
mnhh,  se  heurter  la  tète  au  mur. 
2"  Pétrir  le  pain  Gondre.range.  3"  v. 
inlr.  Claquer,  en  parlant  des  dents. 
Mes  danlx  laqnint  è  foûhhe  qii'  j'èveûs 
[rend,  mes  dents  claquaient,  tcllc- 
luent    j'avais    froid.      4"    Trin(|ucr. 

Taqucré  \lnkrc'  M,  N,  tokê  F,  lokrêi 
.  .  I,  P,  S,  V\.  s.  m.  —  \o  Souche. 
2"  Manche  à  balai;  vieux  balai  usé. 
3"  Personne  mal  bâtie  (au  physi(|ue) 

Taquetalon  \laktalC)  M,  N,  toklolâ 
I,  P\,  s.  ni.  —  Couvreur.  Voir  Rc- 
cwètou. 

TaquiatG  [laktial  M,  lakal  S\,  s.  f. 
-  Maillet. 

Taquiote  \takijol  F\,  s.  f.  — Taquet. 
Noie  itunulre  hoclie,  i  faiirè  mêle 
ène  ~,  notre  armoire  balance,  il 
faudra  mettre  un  t. 

Tarabussicu  [Idràbiisijœ  .  .  M,  I, 
P,  A'I,  v.  tr.  —  Taquiner;  rudoyer. 

Tare  (so)  \târ  F\,  v.  pron.  —  Se 
taire.     Voir  Couhieu. 


Tarer  [taré'  .  .  gén.],  v.  intr.  — 
Être  météorisé.  En'  mounèz  m' l'os 
hétes  dons  le  jone  lizèrne  le,  is 
poiirénenl  bèn'  s'  ~  .  ne  menez  pas  vos 
bêtes  dans  cette  jeune  luzerne,  elles 
Ijourraient  bien  être  météorisées   V. 

Tarnouwè'    \tarnuu>ê'    P\,    v.  intr. 

—  Kternuer.     Voir  Trènowcr. 
Târon  [târô  .  .  M,  I.  P,  X],  s.  m. 

—  Seuil  de  la  porte,  devant  de  la 
maison,  où  Ton  se  tient  quand  il 
fait  beau.  'L  al  lojos  sus  /'  -,  il 
est  toujours  sur  le  seuil  de  la  porte 
(à  bavarder).     Voir  Nawé. 

Tartèle  |/n;7<-/  F],  s.  f.  -  Crécelle. 
Voir  Trètrèle. 

Tartèlow  [tartçloiv].  s.  m.  —  Ce- 
lui qui  fait  marcher  la  Tartèle. 

Tartouyi  [larlmii  S,  lortii!ie,-ijœ  V], 
V.  tr.  —  Broyer  dans  ses  mains. 

Tarturèle  [tàrtiirel  X\.  s.  f.  — 
Tourlcrelle.     Voir  Teurtcrèle. 

Târyi  [târyi  .  .  S\,  v.  tr.  —  Helever 
un  ruisseau. 

Tasè  \tazq  .  .  S,  lozç  V\,  v.  tr.  - 
Battre,  blesser. 

Taséye  \lazêij  S,  tozêy  Y],  s.  f.  — 
Volée  de  coups. 

Tassâd,  voir  Tassiâd. 

Tasse  |/n.s-  .  .  gén.|,  s.  f.  —  Tasse. 

Tasserai  \lasra  M,  \\,  s.  m.  — 
Biberon.     Voir  Tasson. 

Tasseron  [lasrô  M\,  s.  m.  —  Per- 
sonne (|ui   a  les  cheveux   emmêlés. 

Tassiâd  \tasiia  M,  N,  tosyâ-tosâ 
I,  P.  F,  tcisù  S\,  s.  m.  —  Knfant 
qui  a  l'habitude  de  sucer  sa  langue 
ou  son  pouce. 

Tassicu  \t(tsii(p  .  .  M,  N,  S,  losijç 
.  .  I,  P,  F,  v\,'\.  tr.  -  Téter.  Se 
dit  des  bêles.     Voir  Vé. 

Tassiou  {tasyn  M,  X,  losyii  .  .  I, 
P\,  s.  m.  —  Qui  tète. 

Tasson  \lasô  S],  s.  m.  —  1"  Téton. 
2"  Biberon.     Voir  Tasserai. 

Tassûre  [tiisiir  M\,  s.  f.  —  Monceau 
d'objets  mis  ensemble. 

Tassûre  {tasûr  M],  s.  f.  —  Biberon. 


TRS 


~     639 


TAT 


Tastîcotè  [tastikçtç  .  .  S,  V,  F], 
V.  intr.  —  Tergiverser. 

Tât  [ta  V],  s.  m.  —  Toit.  Voir 
lit. 

Tata  [tata  V],  s.  m.  —  Mamelle 
de  femme  (enfantin).     Voir  Titi. 

Tâtâd  [tata  .  .  M,  I,  P,  F,  N],  s. 

m.   —   Personne   qui   tâtonne;    qui 
est  indécise,  irrésolue. 

Tâtâd  [tâtâ  F],  s.  m.  —  Qui  reste 
debout.  Fayeiiz  ~ ,  m'n  ofant, 
restez  debout,  mon  enfant  F. 

Tatan,  voir  Tantantc. 

Tatayi  [tâtàyi  M,  N,  tayït  F],  s.  m. 
—  Jeu  de  cache -cache. 

Tâtche,  voir  Tàte. 

Tâte  [tât  M,  N,    lât  I,   P,    V,    târt 
F,  tât-tak-tâts  S],  s.  f.  —  1"  Tarte; 
galette.      Dans  le   pays    messin,    il 
n'existe  pas  de    fête,  soit  publique, 
soit  privée,   sans   une   grande   con- 
sommation de   gâteaux.      Déjà    au 
moyen    âge,  on  y  aimait  cette  frian- 
dise.    Voir  La  Guerre  de  Metz,  Str. 
196,  où  il  est   même  question   d'un 
sainct   Tortuel  : 
Chose  qui  faice  a  recorder 
Ne  fuit  faite  parmei  Noël; 
Tuit  ont  laissiei  le  bahorder 
Pour  acheter  aucun  joel. 
Quant  la  fumiere  ist  du  tuel 
Très  bien  se  scevent  acorder 
Comment  auront  sainct  Tortuel. 
Rien  qui  soit  digne  d'être  rapporté 
Ne  fut  fait  la  semaine  de  Noël; 
Tous  ont  laissé  les  exploits  de  guerre 
Pour  se  livrer  aux  réjouissances  ; 
Quand  la  fumée  sort  de  la  cheminée, 
Ils  savent  très  bien  se  mettre  d'accord 
Pour  célébrer  saint  Tourteau. 
-    au   m'jin,    voir    ce   mot.     ~    au 
seuke,  t.  au  sucre.     Elle  se  prépare 
de   la    manière    suivante.     On   fait 
une   pâte   de  gâteau;    avant  qu'elle 
ne  soit  levée,  on  y  met  du  beurre 
et  on  la  travaille;   le  tout  est  éten- 
du en  forme  de  galette  ;    on  délaye 
des  jaunes  d'œufs  dans  une  tasse  ; 


avec  une  plume  de  poule  qu'on  y 
trempe,  on  badigeonne  bien  le 
dessus  de  la  tarte  ;  on  jette  ensuite 
quelques  petits  dés  de  beurre  et  on 
saupoudre  la  tarte  abondamment 
de  sucre  en  poudre.  Se  cuit  au 
four.  Chache  ~ ,  t.  sèche,  espèce 
d'échaudé  particulier  au  pays  mes- 
sin. Les  minjous  d'  ~  de  Molins, 
les  mangeurs  de  t.  de  Moulins  (-lès- 
Metz).  De  nos  jours  encore,  ce  vil- 
lage a  la  réputation  de  faire  de  bonne 
brioche.  —  Çat  d' le  ~  de  Bâdrecol, 
y  an-n-è  âstant  d'ssus  que  d'zos,  c'est 
de  la  t.  de  Baudrecourt,  il  y  en  a 
autant  dessus  que  dessous.  Se  dit 
d'une  tarte  sur  laquelle  il  y  a  peu 
de  chose  S.  2^  Tartine  en  général. 
Eune  ~  de  blanc  fromeje,  une  t.  de 
fromage  blanc. 

Tâte  [tât  P,  F],  loc.  adv.  —  Bien 
sûr,  assurément.  Tè  n'  voûreûs  m', 
~  ,  tu  ne  voudrais  certainement  pas. 

Taté  [tatêi  .  .  M,  N,  S,  lçt&  I,  P], 
s.  m.  —  Ustensile  de  cuisine:  petite 
tasse;  petite  cruche;  gobelet  en 
terre   cuite.     Au    pluriel  :    vaisselle. 

Tâtèlerosse,  voir  Tâteleûse. 

Tâtelciisc  [tâtlcès  S,  tâtelrçs  V],  s. 
f.  —  Celle  qui  fait  la  pâte. 

Tâte-è-1'oûlc  [tat  e  l  ûl  M],  s.  m. 
—  Tarte  à  l'huile  (personne  lente, 
insouciante).  /  n'at  m'  eune  ~, 
il  n'est  pas  le  premier  venu. 

Tâtc-poye  [tat  pçy  .  .  M,  /,  P,  N[, 
s.  m.  —  Tàte- poule  (jocrisse  qui 
s'occupe  d'ouvrages  réservés  aux 
femmes). 

Tâtegneu  [tatnce  M,  N],  v.  tr.  — 
Toucher  qqch. 

Tâtelats  [tatla  M,  N,  tâtlç  /,  P], 
s.  m.  pi.  —  Petits  morceaux  carrés 
découpés  dans  de  la  pâte  faite  avec 
de  la  farine,  de  l'eau  et  du  sel  et 
amincie  au  moyen  du  rouleau.  On 
les  fait  cuire  à  l'eau  et  on  les 
mange  assaisonnés  à  la  vinaigrette. 
Voir  Toiitat. 


THT 


-     640     - 


TflW 


Tâtelè,  voir  Tâticu. 

Tâtclots,  voir  Tâtelats. 

Tatiau  Uàli/d  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Pauvre  diable. 

Tatibieune  \tâlibyœn  .  .  M,  I,  P], 
interj.  —  Pardi  I 

Tatic  [lany  M,  N\.  s.  m.  -  Babil. 

Tâticu  {lâty(f  .  .  M,  I,  P,  X,  tâtç 
..  S,  lûllç  V\.  V.  intr.  —  l»Tàtcr; 
essayer;  hésiter.     2"  Rendre  poli. 

Tâtieu  Uâli/ce  .  .  M,  I,  P,  N,  lâkle- 
làlç  .  .  S,  trille  V],  V.  Ir.  —  Faire 
une  tarte,  une  tartine. 

Tatouyc  [tàliig  .  .  gén.],  s.  f.  — 
1"  Femme  bavarde,  ou  qui  n'a  pas 
d'ordre  dans  son  ménage.  2»  Ba- 
vardage, babil.  3"  Mauvaise  langue. 
'L  aii-n-è  eime  ~,  elle  en  a  une 
langue  ! 

Tatouyeu  [tâliiyœ  .  .  gén.  (Içrliu/c 
V)],  v.  intr.  —  {"Bavarder.  2»  Gâ- 
cher de  la  besogne.  .3"  Remuer  de 
l'eau  avec  ses  mains.  4"  (Chatouiller. 

Tau  \lô  M,  I,  P,  .Y],  s.  m.  -  1» 
F;tal  ;  étalage,  éventaire  d'un  mar- 
chand forain,  dans  les  fêtes  de  cam- 
pagne, où  se  vendent  des  sucreries, 
où  l'on  lire  aux  couteaux,  etc.  Voir 
Tauyatc.  Elc  sus  /'  - ,  être  sur  l'étal 
(être  sur  pied).  Lèijeii  l'  ~,  laisser 
qqch.  (sur  la  table,  etc.)  sans  l'ôter. 
Maie  ou  ~,  mettre  à  l'é.  (exposer). 
2"  Maison.  Je  d'mare  au  -,  je  de- 
meure; je  reste  à  la  maison. 

Taudion  [lôdyô  M,  I,  P,  F,  N,  S], 
s.  m.  —  1»  Maison  mal  entretenue, 
sale;  taudis.  2"  Femme  mal  ar- 
rangée, maIpro|)re. 

Taulanje  [tôlài  M,  I\,  n.  pr.  — 
Talange,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Taupcr  \tdpëi  M],  v.  Ir.  —  1"  Fer- 
mer. /  laupeûl  nale  euhh,  il  fermait 
violemment  notre  porte.  2"  Se  fermer 
violcnuiient.  Lés  vankions  taupiiil, 
les  volets  claquaient.     Voir  Tâpè. 

Taupoyeu  [tôpçijœ  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  intr.  —  Patauger  dans  l'eau,  la 
boue. 


Taupoyou  [tôpçi/u  .  .  M,  I,  P], 
s.  m.  —  Qui  patauge  dans  l'eau,  la 
boue. 

'Taupus  \tôpû  M,  /],  adv.  —  Tout 
au  plus. 

Taure  [lorêi  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Taureau.     Voir  Wèré. 

Taurelèsse  [lôrles  V\,  s.  f.  — 
Vache  qui  beugle  comme  un  tau- 
reau. 

'Taussebeun'  [lôsbcpn  M\,  adv.  — 
Tout  aussi  bien  ;    pourtant. 

'Taussetoût  [lôstû  M],  adj.  —  Tout 
aussitôt. 

Tauti  [loti  M,  I,  P],  s.  m.  —  Be- 
nêt, niais. 

Tautieu  \tôlyœ  .  .  M,  I,  P,  X\,  v. 
tr.  et  intr.  —  Tâtonner;  essayer; 
toucher;    manier. 

Tauyatc  [loyal  M,  N,  lôyçl  I,  P, 
F,  lûyal  .  .  S,  lâyol  V],  s.  f.  —  1" 
Petite  table.  2"  Tréteau  de  foire. 
Voir  Tau. 

Tauyâyc  [tôyiiy  .  .  M,  I,  P,  F,  X, 
lâycy-tûyî(y)  .  .  S,  V],  s.  f.  —  Tablée 
(ensemble  de  convives). 

Tauyc  |/ô;/  M,  I,  P,  F,  X,  lny-lâ''y 
S,  tây   V],  s.  f.  -  Table.     Haut   -, 
haute    t.    (repas    à    l'occasion    d'un 
mariage).     -    Du,   t.   de    Dieu    (re- 
posoir)  Ponloy. 

Tauyemant  [lâymà  Ars],  s.  m.  — 
1"  Tablette  de  cheminée.  2"  Banc 
devant  la  maison.     Voir  Mcurot. 

Tauyotc,  voir  Tauyatc. 

Tauyu  |/ô(/(j  M,  I,  P,  X\,  s.  m.  — 
Petite  table  étroite  qui  sert  à  battre 
le  linge. 

Tavelé  {lai>le  .  .  S\,  adj.  —  Marqué 
par  des  taches  de    rousseur.     Voir 

TèVGlé. 

Tavion  |/fii';/ô  /,  /'),  s.  m.  —  Es- 
saim. 

Tawnè  [tawnç'  .  .  S\,  v.  intr.  — 
Kternuer.     Voir  Trènawcr. 

Tawon  [laivô-toivô  M,  X,  lotuô  I, 
P,  F,  tawô  S,  tçi'ô  V],  s.  m.  — 
Taon. 


Ti\Y 


641     — 


TCH 


Tayant  [tayâ  F],  s.  m.  —  Tran- 
chant du  couteau.    Voir  Tèyant. 

Tayate  [tayat  M,  N,  S,  Içyçt  I,  P, 
F,   V],  s.  f.  —  Petite  taie  d'oreiller. 

Tâyate,  Tâye,  Tâyéye,  voir  Tau- 
yate,  Tauyâye,  Tauye. 

Taye  [tay  M,  N,  Içy  I,  P.  F,  tây 
S,  tôy  V],  s.  f.  —  Taie  d'oreiller. 
Groûsse  ~,  grosse  taie  (grosse 
femme). 

Tayi  [layi  F],  v.  tr.  —  Tailler. 
Voir  Tèycu. 

Tayîte  [tayît  F],  s.  m.  —  Jeu  de 
cache -cache.     Voir  Tatayi. 

Tâyote,  voir  Tauyatc. 

Tayow  [tayçw  F\,  s.  m.  —  Tail- 
leur.    Voir  Tèyou. 

Tchambc  [tsàp  S\,  s.  f.  —  Cham- 
bre.    Voir  Chambc. 

Tchârate  [tsàrat  S\,  s.  f.  —  Ca- 
rotte.    Voir  Cârate. 

Tchartè  [tsartçi  S],  s.  f.  —  Clartés 
Voir  Kièrté. 

Tchat  [tsa  S,  tso  V],  s.  m.  — 
Tilleul.     Voir  Teuyat. 

Tchâve  [tsàf  S],  s.  f.  —  Cave. 
Voir  Cave. 

Tchawè  [Isawç . .  S],  v.  tr.  —  Clouer. 
Voir  Kiawer. 

TchawTre  [tsaivTr  S],  s.  f.  —  Clou- 
tière.     Voir  Kiawire. 

Tchawti  [tsaivti  S],  s.  m.  —  Clou- 
tier.    Voir  Kiawti. 

Tchayate,  Tchâyc  [tSayat  S,  tsây 
V],  s.  f.  —  Claie.     Voir  Kié. 

Tché  [Isê  .  .  S],  s.  m.  -  Clef. 
Voir  Kié. 

Tché  [Kè..  S],  adj.  — Clair.  VoirKié. 

Tchèbus  [tsçbû  S],  s.  m.  —  Cabus 
(chou).     Voir  Kèbus. 

Tchède  [tset  S],  adj.  —  Tiède. 
Voir  Kiède. 

Tchèlâcé  [tsçlâsê'  .  .  S],  s.  m.  —  Lait 
caillé.     Voir  Kièlâcé. 

Tchèmus  [tsemû  S],  adj.  — Camus. 
Voir  Kèmus. 

Tchènârd  [Isenâr  S\,  s.  m.  —  Ca- 
nard.   Voir  Kènârd. 


Tchénc  [tsën  S],  s.  f.  —  Cane. 
Voir  Kinne. 

Tchére  [tsër  S],  s.  f.  -  Terre. 
Voir  Térc. 

Tchèrpri  [tserpri  S],  n.  pr.  — 
Kerprich.    Voir  Kièrpi. 

Tchètc  [tsçl  S],  s.  f.  —  Quête. 
Voir  Quètc. 

Tchèter  [/sç/ê-  .  .  S],  v.  tr.  — 
Quêter.     Voir  Quêter. 

Tchètou  [Iseta  S\,  s.  m.  —  Quêteur. 
Voir  Quètou. 

Tcheû  [Isœ  . .  S],  s.  m.  —  Cuir.  Voir 
Ciir. 

Tchcûe  [tsœ  S],  s.  f.  —  Queue. 
Voir  Queue. 

Tcheuchate  [tsqesat  S],  s.  f.  —  Clo- 
chette.   Voir  Kiachate. 

Tcheucheu  [tsqesœ  .  .  S],  s.  m.  — 
Clocher.     Voir  Kiachi. 

Tcheuche  [tsqes  S],  s.  f.  —  Cloche. 
Voir  Kiache. 

Tcheuhène  [tsœfçn  S],  s.  f.  — 
Cuisine.    Voir  Cuheune. 

Tcheuhenè  [tsqeyne  S],  v.  intr.  — 
Cuisiner.     Voir  Cuhener. 

Tcheuheneûrc  [tsœtncêr  . .  S],  s.  f. 

—  Cuisinière.     Voir  Cuhcnîre, 
Tcheuheni   [tsœ-fni  .  .  S],  s.  m.  — 

Cuisinier.    Voir  Cuheni. 

Tchcuhhe  [tsqex  S\,  s.  f.  —  Cuisse. 
Voir  Keuhhe. 

Tcheuhîne  [tsœyTn  S\,  s.  f.  — 
Cuisine.    Voir  Cuheune. 

Tcheûme  [tsœm  S],  s.  f.  —  Écume. 
Voir  Keume. 

Tcheumè  [tsœme  .  .S],  v.  intr.  — 
Écumer.     Voir  Kcumer. 

Tcheumerasse    [tsœmras   S],    s.    f. 

—  Écumoire.    Voir  Keumerassc. 
Tchcupate    [tsœpat  .  .  S],    s.  f.    — 

Crachat.    Voir  Kieupate. 

Tcheupè  [tsqspç  .  .  S],  v.  tr.  —  Cra- 
cher.   Voir  Kieuper. 

Tcheurâye  [tsœrày  S],  s.  f.  — 
Cuillerée.    Voir  Keuriâye. 

Tcheurious  [tsœryu  S],  adj.  —  Cu- 
rieux.   Voir  Keurious. 

41 


TCH 


-     642      - 


TEC 


Tchcûrc  [tScêr  S],  v.  tr.  —  Cuire. 
Voir  Ciirc. 

Tchcurè  [tscerç'  S],  s.  m.  —  Curé. 
Voir  Keuré. 

Tchcuryi  \lsœryi  S\,  v.  tr.  —  Curer. 
Voir  Keuricu. 

TchcQte  [Istet  S],  s.  f.  —  Fournée 
de  pain.     Voir  Cusse. 

Tcheuveléyc  [Isœvlêy  S\,  s.  f.  — 
Cuveau  plein  de  linge.  Voir  Kcu- 
yclâyc. 

Tchcuveuyc  llsœoqey  S],  s.  f.  — 
Litière.     Voir  Keuvcuye. 

Tcheuvyi  {tsœi'tji  S],  v.  intr.  — 
Donner  de  la  litière  aux  bêtes.  Voir 
Keuvieu. 

Tchèvatc  \tsevat  S\,  s.  f.  —  Cla- 
vette.    Voir  Kièvate. 

Tchi  [tsi  S],  s.  m.  —  C...  Voir 
Cul. 

Tchi  \lsi  S],  s.  f.  —  Cuiller.  Voir 
Keuyér. 

Tchicot  |/.<(A-()],  n.  pr.  —  Chicourt, 
vill.  (le  l'arr.  de  Chàtcau-Salins.  Voir 
Chicot. 

Tchïr  llsîr  S\,  v.  tr.  —  Cueillir. 
Voir  Keuyeu. 

Tchïri  \tsîri  S\.  s.  m.  —  Jeune 
canard.     Voir  Kiri. 

Tchirîc  [tsirUy)S\,  s.  f.  —  Cuillerée. 
Voir  Kcuycrèye. 

Tchitchambôle  [Isitsâbôl-  tsùtsâbôl 
S],  s.  f.  —  Culbute.  Voir  Cucam- 
boûle. 

Tchô  \tsô  S],  s.  ni.  —  Clou.  Voir 
Kiâw. 

Tchokè  [tsokç  S],  v.  intr.  —  Avoir 
le  hoquet.     Voir  Kieukcr. 

Tchôrc    \tsôr  S\,   v.    tr.   —   Clore. 
Voir  Kioûre. 
Tchot,  voir  Tchat. 
Tchu  \lsû  S],   s.    m.    —    C...    Voir 
Cul. 

Tchubôlè  [tsûbôle  S],  v.  tr.  —  Cul- 
buter.    Voir  Cuboïilcr. 
Tchûré,  voir  Tcheuré. 
Tchutchambôle,    voir    Tchitcham- 
bôle. 


Tchûve  [ts'if  S],  s.  f.  —  Cuve. 
Voir  Cuve. 

Te  [t(e)  M.  /,  P,  X,  S.  /(ç)  F,  leV], 
pron.  pers.  —  Te. 

Tè  |/ç  gén.],  pron.  poss.  —  Ta.  Tè 
fome.  ta  femme.  On  dit  l'n  devant 
une  voyelle.  Tn  aweye.  ton  aiguille. 

Tè  [/ç  /,  P,  F\,  pron.  pers.  —  Toi. 
Voir  Tcu. 

Tè-Tè  [/ç  M,  I,  P.  N].  interj.  — 
1"  Cri  pour  appeler  les  bètes.  2" 
Chien  ("enfantin^. 

Tè  |/ç  M.  I,  P.  S\.  s.  m.  -  Cour- 
tilière. 

Té  [te  V],  pron.  pers.  —  Tu.  Voir 
Te,  Teu. 

Tèbèrîn  |/ç/)çri  M,  /].  s.  m.  — 
Bruit,  vacarme. 

Tèbètiére  [tçbelyêr  M,  I,  P,  A'], 
s.  f.  —  Tabatière. 

Tèbètiou  \lebetyu  M,  I\,  s.  m.  — 
Qui  sent  le  tabac;  priseur. 

Tèchc  [Içs  gén.),  s.  f.  —  1"  Char- 
pente; poutre  de  support.  Tas 
foCirt  corne  etine  -,  trouwand  corne 
i  chin,  tu  es  fort  comme  une  poutre, 
paresseux  comme  un  chien.  2"  Po- 
teau   auquel    on    attache   les  bètes. 

Tèche  [tes  gén.],  s.  f.  —  !•  Tache. 
Ç'at  eune  ~  par  vos,  /'  diâle  n'  le 
roîilreûl  m',  c'est  une  t.  pour  vous, 
le  diable  ne  l'ôterait  pas.  2»  Tache 
formée  dans  les  champs,  là  oii  les 
céréales  sont  trop  épaisses. 

Tèchieu  [lesyœ  .  .  gén.  (lasi  F)], 
V.  tr.  —  Tacher;  salir.  'L  ol  tèclûe 
dons  lé  figîre,  '/  ère  ène  piote  bûcéle, 
elle  est  tachée  dans  la  figure,  elle 
aura  une  petite  fille.  Se  dit  d'une 
femme  enceinte  ((ui  a  des  taches 
à  la  figure  V. 

Tèchon  [/çsô  P\,  s.  m.  —  Blaireau. 
Voir  Tahhon. 

Tèchon  [tesô  V],  adj.  —  Court  et 

fort.     Vol  i  p'iét  que  dâl   éle  solide, 

'l  ot   ~,  voilà  un  petit  gaillard   qui 

doit  être  solide,  il  est  court  et  fort. 

Tèchote,  voir  Tcuhhatc. 


TED 


-     643     - 


TEN 


Tèdèche  [tedçs-terdçs-lçrtçf  M,  I, 
P],  interj.  —  Espèce  de  juron 
dont  on  se  sert  pour  exprimer  l'é- 
tonnement,  la  surprise. 

Tègnc  \ten  M,  I,  P],  s.  f.  —  Teigne. 

Tègnon  [tçnô],  n.  pr.  —  Antoine 
(ternie  familier^. 

Tégnou  [tenu  F],  s.  m.  —  Étei- 
gnoir.     Voir  Tlnde-cièrjc. 

Tèhhe  [/çx  S\,  s.  f.  -  Support 
d'une  poutre.     Voir  Teuhhe. 

Tèhhi  [teyi  S\,  v.  tr.  —  Tisser. 
Voir  Teuhhi. 

Tèhhnâyc  [ti'xnày  N],  s.  f.  —  Volée 
de  coups. 

Tèhhon  [tçxô  P],  s.  m.  —  Blaireau. 
Voir  Tahhon. 

Tèhhote  1^x9/  /,  PI,  s.  f.  —  Sorte 
de  tarte.     Voir  Teuhhate. 

Tèhhton  [/çx'ô  Famille  ridicule,  III, 
15,  18|,  s.  m.  —  Tesson,  pièce  de 
monnaie,  fondue  pour  la  première 
fois  sous  Louis  Xll,  en  1513,  abolie 
sous  Henri  III,  en  1575.  Son  nom 
était  encore  connu  à  Metz  au 
commencement  du  ISn  siècle. 

Tèkc  [tçk  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Chic;  adresse.  Awer  V  ~,  avoir  le 
chic  (être  adroit). 

Tèklè  [tqklç  V],  adj.  —  Tacheté. 
Lés  fômes  n'emont  m'  quand-is  v'noiit 
~,  les  femmes  n'aiment  pas  quand 
elles  deviennent  tachetées. 

Tel  [tel  gén.],  adj.  —  Tel,  pareil, 
semblable.  ~  père,  ~  feu  ;  tele  mère, 
télé  femje,  t.  père,  t.  fils  ;  telle  mère, 
telle  fille. 

Télate  [tèlat  M,  N,  S,  lêlçt  I,  P,  F, 
V],  s.  f.  —  Attelle;  éclisse.  Voir 
Tèle. 

Télate  [tëlat  M,  N],  s.  f.  —  Écuelle 
de  bois  où  l'on  met  la  pâte  pour 
faire  de  petites  miches.    Voir  Tèle. 

Tèlc  [tçl  M,  I,  P,  N,  tql-tal  F,  tel 
S,  V],  s.  f.  —  1"  Copeau.  Epoûte  dés 
~  po  ampanre  lo  fu,  apporte  des  c. 
pour  allumer  le  feu.  An  n'  peuyent 
chèrpanter  sans  ~ ,  on  ne  peut  char- 


penter  sans  c.  (on  ne  peut  pas  faire 
d'omelette  sans  casser  des  œufs).  2" 
Attelle  (planchette  pour  maintenir 
un  membre  fracturé). 

Tèle  [tçl  gén.],  s.  f.  —  Talle.  N-y 
è  dés  r'hins  èprès  chèque  ~,  il  y  a 
des  raisins  à  chaque  t. 

Tèle  [tel  M],  s.  f.  —  Écuelle 
de  bois  où  l'on  met  la  pâte  pour 
faire  de  petites  miches.    Voir  Télate. 

Tèlè  [tçlç  V],  adj.  —  Se  dit  d'une 
vache  qui  a  une  étoile  blanche  sur 
le  front. 

Télé  [têle  V],  s.  m.  —  Tuilier. 
Voir  Tûli. 

Tèler  [tçW  .  .  M,  I,  P],  v.  tr.  et 
intr.  —  Tarir.  Se  dit  d'une  source, 
d'une  fontaine  qui  ne  coule  plus, 
et,  par  analogie,  d'une  femelle  qui 
ne  donne  plus  de  lait.  Nate  vèche 
al  tèlàye,  notre  vache  est  tarie  (elle 
ne  donne  plus  de  lait).  Nate  puhh 
va   ~ ,  notre  puits  va  tarir. 

Tèler  [tqlê'  .  .  M,  I,  P],  v.  tr.  - 
Mettre  une  douve  à  un  tonneau. 

Télerîc  [lêlrî  V],  s.  f .  —  Tuilerie. 
Voir  Tiilerèye. 

Télote,  voir  Télate. 

'Tèloûre  [tçlûr  .  .  M,  I,  P,  N,  S, 
talow  F],  adj.  —  Tout  à  l'heure, 
à  l'instant,  dans  un  moment. 

Tèlturèle  [tçltûrçl  N  ],  s.  f.  —  Tour- 
terelle.   Voir  Teurterèle. 

Tèlu  [tçlû  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Dernier  cerceau,  placé  à  chaque 
bout  du  tonneau. 

Témè  [temç  V],  v.  intr.  —Verser 
à  côté.     Voir  Teumer. 

Témerè  [temrç  V],  s.  m.  —  Tom- 
bereau.    Voir  Tcumeré. 

Ténèbre  [tçnçbrç  S],  v.  intr.  — 
Agiter  la  crécelle  pour  appeler  les 
fidèles  à  l'office  pendant  les  derniers 
jours  de  la  semaine  sainte.  Voir 
Trètrelcr. 

Tènâyc  [tfnày  S],  s.  f.  —  Coup. 
Voir  Toûgnâye. 


TÈN 


644 


TEP 


Tèncr  [lenë'  .  .  gén.  (tana'  F)],  v. 
tr.  —  Tanner. 

Tèncrèyc  \lenrêy  M,  I,  P,  N,  lenràij- 
tenrî  S,  tqnrî  V ],  s.  f.  —  Tannerie. 
N-y  è  aitstant  d'  pés  d'  vés  que  d'  pés 
d'  vèches  é  /è  ~ ,  il  y  a  autant  de 
peaux  de  veaux  que  de  peaux  de 
vaches  à  la  tannerie  (il  meurt  aussi 
bien  des  jeunes  que  des  vieux). 

Tencu  |/(f)nop  iV|,  s.  ni.  —  Tenaille. 

Tcncûz  lo  bwin  (fârc  lo)  [Inœ  lo 
bwê\,  loc.  verbale.  —  Couijer  le  der- 
nier carré  de  blé  en  achevant  la 
faucillage. 

Tèniche  [lenis-tçtén  M,  I,  P,  N], 
n.  pr.  —  Etienne. 

Tcnîn  ll(e)ni  .  .  M,  I,  P,  N,  lie)ni 
F,  Ini  S,  f,  S|,  v.  tr.  et  intr.  —  1" 
Tenir.  -  sus  ses  fés,  t.  sur  ses  fers 
(sur  ses  pieds).  Bèijeii  dés  bèrbis  è 
~,  donner  des  brebis  à  tenir  (à 
cheptel).      Vaut    niieus    -    que    cor 

0 


(chèssi  S),  il  vaut  mieux  t.  que  cou- 
rir (un  tiens  vaut  mieux  que  deux 
tu  l'auras).  Qtinnd-on  s'  sant  henn', 
faut  s'il  ~,  (|uand  on  se  sent  bien, 
il  faut  s'y  tenir  (il  faut  demeurer 
où  l'on  se  trouve  bien).  /  pedreûl 
ses  keulates,  si  èles  ne  t'nint  m' 
èlèchâyes,  il  perdrait  ses  culottes, 
si  elles  ne  tenaient  attachées  (il  est 
très  oublieux,  négligent).  2"  Tenir 
bon.  Teii  n'  lyins  m',  leu  haches, 
tu  ne  tiens  pas  bon,  tu  hoches. 

Tenon  \t(ç)nô  Y],  s.  f.  -  Entaille. 

Tènou  [tenu  .  .  M,  I,  P,  N,  tançw 
F,  Içnœr  S],  s.  m.  —  Tanneur. 

Tèpate  [tepat  M,  N,  tçpçt  I,  P],  s. 
f.  —  Petite  tape. 

Tèpéje  [tepês  .  .  gén.|,  s.  m.  — 
Tapage. 

Tèpcr  (/çpè'  .  .  M,  I,  P,  N,  lapw 
.  .  F,  tape  .  .  S\,  V.  intr.  —  1»  Frap- 
per.   Lés  branches  li  lèpînt  dans  le 


Fig.  76. 


F-0»jt?^ 


tEP 


-   é4^   - 


TÉS 


figure,  les  branches  le  frappaient  à 
la  figure.  An  tèpent  è  l'euhh,  on 
frappe  à  la  porte.  2"  Crever.  Nate 
vèche  at  groûsse,  èle  va  ~ ,  notre 
V.  est  grosse,  elle  va  c.  Je  ne  l'ai 
entendu  que  dans  ce  cas  particulier. 

Tèpis  [tepi  gén.],  s.  m.  —  1°  Tapis. 
2"  Papier  peint  V. 

Tèpotc,  voir  Tèpatc. 

Tèquc  [tçk  M,  I,  P,  N],  s.  f.  - 
Plaque  en  fonte  appliquée  au  mur 
de  l'àtre,  pour  empêcher  que  le 
mur  ne  soit  endommagé  par  le  feu. 
Elle  est  ordinairement  ornée  de 
dessins  ou  d'armoiries.   Fig.  76,  77. 


Fig.  77. 

Tèquinpôl  [tçkèpôl  S],  n.  pr.  — 
Tarquimpol,  vill.  de  l'arr.  de  Châ- 
teau-Salins. 

Tèraje  [teras  F],  s.  m.  —  Tirage. 
Voir  Tîréje. 

Tèrant  [lerâ  P],  s.  m.  —  Tiroir. 
Voir  Tirant. 

Tèrau   [tçrô  M, 
Morceau  de  terre, 

Tèraud  [tçrô  M, 
Taraud. 

Tèrdèche,  voir  Tèdèchc. 

Térc  [ter  M,  I,  P,  F,  N,  têr-lsêr 
S,  têr-tyçr  V],  s.  f.  —  Terre.  Bone 
~ ,  humus  ;  foûrt  ~ ,  forte  terre 
(argile).  'L  è  tojos  pâwe  qu'  lé  ~ 
n'  U  manquèsse,  il  a   toujours  peur 


/, 


P\,    s.    m. 

P,  N],  s.  m. 


que  la  t.  ne  lui  manque  (il  est  avare). 

—  anrèjèye,   t.   enragée   (difTicile   à 
labourer). 

Tére  [ter  M,  I,  P,  N,  tçyi  F],  v. 
intr.  —  1"  Tenir  debout;  se  tenir 
debout.  J'  tés,  j"  lègaits,  je  tiens, 
nous  nous  tenons  debout.  2"  Ré- 
sister. Lo  diâle  ne  tèreût  m',  le 
diable  ne  résisterait  pas. 

Tére  [ter  S[,  s.  f.  —  Couche  de 
foin  sur  une  voiture.     Voir  Tîrc. 

Tèrèi  |/ç/f'  .  .  P,  F],  v.  tr.  —  Tirer. 
Voir  Tïrifiu. 

Tèrè'jc  [terë's  .  .  P,  F],  s.  m.  — 
Tirage.     Voir  Tîréje. 

Tèrére  [tçrër  M,  I,  P,  N[,  s.  m. 
et  f.  —  Tarière. 

Tèrier  [tçrye,-yœ  V],  v.  tr.  — 
Exciter,  narguer. 

Tèrîn  [terî  .  .  M,  I,  P,   N],   s.    m. 

—  Terrain. 

Tèrîn  [tçrî  M],  s.  m.  —  Tarin. 

Tèrlater,  Tèrlotè  [terlatê'  .  .  M,  N, 
terlçle  ■  ■  P],  v.  tr.  —  Dorloter. 

Tèrmeune,  Termine  [termqen  M, 
termin  F,  S\,  s.  f.  —  1*  Salaire  men- 
suel ou  trimestriel  du  pâtre.  2" 
Laps  de  temps.  Ils  ont  causa'  éne  ~, 
ils  ont  causé  longtemps.  F. 

Tèrnawa',  Tèrnawcr,  Terni,  Tèr- 
niyi,  Tèrnouwè,  Tèrnouyi,  Tèrnower, 
Tèrnuyi,  Tèrn(i)r  [tçrnawê'-ternçivê' 
M,  ternawai-terni  F,  tqrniyi- tçrnuive 
-tçrnuyi-ternûyi-tçrnJr   S],    v.    intr. 

—  Eternuer.    Voir  Trènawcr. 
Tèrow  [tçrçw  P],  s.  m.  —  Tireur. 

Voir  Tîrou. 

Tèrtèle  [tertçf  M,  I,  P],  interj.  — 
Espèce  de  jurement.    Voir  Tèdfeche. 

Tèrtèle  [tqrlçl  S\,  s.  f.  —  Crécelle. 
Voir  Trètrèle. 

Tèrtèle  [/çr/ç/e  .  .  S[,  v.  intr.  — 
Faire  marcher  la  crécelle.  Voir 
Trètrclcr. 

Tés  [tê  gén.],  pron.  poss.  —  Tes. 

Téssâd  [tesà  V[,  s.  m.  —  Celui 
qui  tousse.    Voir  Teussâd, 


tés 


-     646 


TEU 


Téssc  [les  Y\,  s.  f.  —  Toux.  Voir 
Tcusse. 
Téssi,  Téssicr  [tesi-lesye  V],  v.  intr. 

—  Tousser.     Voir  Teussieu. 
Tétârd   [têtàr  M,   lêtyër  S],    s.   m. 

—  Chapiteau  de  l'alambic.  'L  è 
têlmant  hhaufîeu  V  -  qu'  l'è  fût 
sauter,  il  a  tellement  chauffé  le  c. 
qu'il  l'a  fait  sauter. 

Tétate  [têtat  M,  N],  s.  f.  —  Petite 
tête. 

Tète  [tçt  F],  s.  f.  —  Tétin.  Voir 
Titat. 

Tète  [tçt  S],  s.  f.  —  Courtilière. 
Voir  Teute. 

Tête  [lët  gén.],  s.  f.  —  Tête. 
Bianche  -,  t.  blanche  (fille,  femme). 

—  de  mèjôr,  t.  de  major  (grosse 
tête).  -  d'oûhion,  tète  d'oiseau 
(espèce  de  scabieuse).  Ç'at  dous  ~ 
dans  i  mimme  bonat,  c'est  deux  t. 
dans  un  même  bonnet  (tous  les 
deux  ont  la  même  opinion).  -  de 
fou  ne  blanchit  m',  t.  de  fou  ne  blan- 
chit pas.  Ç'  qu'on  n'è  m'  dans  lé 
~ ,  I  faut  i  awer  dans  lés  jambes, 
ce  qu'on  n'a  pas  dans  la  tète,  il 
faut  l'avoir  dans  les  jambes  (quand 
on  oublie  qqch.,  il  faut  souvent  re- 
brousser chemin  pour  aller  le 
chercher).  Eprès  le  fête,  an  s'  grê- 
lent le  ~,  après  la  fête,  on  se  gratte 
la  tête. 

Tèténe  [tçtên[,  n.  pr.  —  Etienne. 
Voir  Tèniche. 

Tctcugne  [telœn  M,  I],  s.  f.  — 
Gifle. 

Tétiérc,  voir  Tétârd. 

Teu  [lœ  M,  X,  S,  tç  I,  P,  ti  F,  Y], 
pron.  pers.  —  Toi. 

Teu  l/(œ)  M,  N,  S,  /(f)-/(œ)  /,  P, 
/(ç)  F,  t(e)  V),  pron.  pers.'  —  Tu. 
7"  cheus,  tu  tombes. 

Teuchate,  voir  Teuhhate. 

Teuche,  voir  Teuhhe. 

Teuché,  voir  Teuhhé. 

Tcuchenâye,     Teuchcncr,     voir 

Teuhhcnâye,  Tcuhhcner. 


Teucherand,  Teucherèyc,  Teuchi, 
voir  Tcuhherand.Teuhhcrèye.Teuhhi. 

Teufgnàd  [tœfnâ  .  .  M,  I,  P,  N[, 
adj.  —  Délicat,  diflicile;  pleur- 
nicheur; vétillcur. 

Teuigneu  \tœfnœ  .  .  M,  I,  P,  X], 
V.  ititr.  —  Pleurnicher. 

Tcufnâd  [tœfnâ  M[,  s.  m.  —  Qui 
va  màchurer  les  portes,  le  13 
janvier  (ancien  usage). 

Teuhéje  [tcefês  .  .  M],  s.  m.  — 
Action  de  tisonner  le  feu. 

Teuhenat  [/œ-f/ia  .  .  JV|,  s.  m.  — 
Tison. 

Teuhener  [tqefnë-  .  .  M,  I,  P,  N[, 
V.  tr.  -  1»  Attiser  le  feu.  2»  Battre. 

Teuhcr  |/Q?Yê'  .  .  M\,  v.  tr.  — 
Attiser  le  feu. 

Teuhhate  [tœxat  .  .  M.  N,  tqyjot  I, 
P[,  s.  f.  —  Tarte  au  mjin,  mais 
plus  soignée.  Elle  a  une  forme  le 
plus  souvent  pentagonale  et  se  mange 
aux  repas  de  fêtes,  de  première 
communion  et  de  noces. 

Teuhhe  [tœx  ■  ■  M,  /fX  S[,  s.  f. 
—  Support  d'une  poutre. 

Teuhhe  [tœxê'  .  .  M,  I,  P,  F,  N,  ta^ç 
.  .  S,  tçxe  V[,  s.  m.  —  Monceau  de 
gerbes  engrangées. 

Teuhhenâye  [tœy^nây  .  .  M,  I,  P, 
A'],  s.  f.  —  Volée  de  coups,  de 
soufllets. 

Tcuhhener  |/a?xnê'  .  .  M,  f,  P[, 
V.  intr.  —  Gémir. 

Teuhherand  [taex''â  •  ■  ^A  A  P'  ^'. 
N,  laxrà  S,  toysà  V],  s.  m.  —  Tis- 
serand. 

Tcuhherèye  [tocyrëy  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  f.  —  Tisseranderie. 

Teuhhi,  [tnpxi  ■  ■  M,  N,  lexi 
/,  P,  S[,  V.  tr.  —  Tisser.  On 
entend  aussi  parfois  Teuhhieu. 

Teuhon  [tœyô  .  .  M,  I,  P,  N,  S,  ta-jô- 
tïtjô  F],  s.  m.  —  Tison;  bûche 
ronde.  Lo  -  de  d'vant  l'euhh,  le  t. 
de  devant  la  porte  (le  bloc  de  bois 
qui,  devant  les  maisons,  sert  de 
banc).     Voir  Bianc.     /  -   qu'  roûye 


TEU 

n'èquète  jèmâs  pwint  d'  masse,  un 
t.  qui  roule  n'amasse  jamais  de 
mousse. 

Teujéje,  Teujenat,  Tcujencr,  Teujer, 
Teujon,  voir  Teuhéje,  Teuhener, 
Teuher,  Teuhon. 

Tcukgnè  [tqsknç   Pontoy],   v.   intr. 

—  Tourner  autour  d'une  personne 
dans  l'espoir  qu'elle  offrira  spon- 
tanément ce  qu'on  n'ose  lui  deman- 
der. 

Teukon  [lœkô  M,  N\,  s.  m.  — 
Bûche  ronde,  rondin. 

Teûlate  [tœlal  M,  N,  tôèlçt  I,  P, 
tôlat  S,  tâlot  V\,  s.  f.  —  Crépine, 
membrane  graisseuse  et  transpa- 
rente qui  enveloppe  les  organes  du 
porc. 

Teûle  [tœl  M,  I,  P,  N,  tôl  S,  tâl 
V\,  s.  f.  —  Toile.  -  de  lik,  de  tope, 
t.  de  lin,  d'étoupe.  Ç  n'ai  nï  par 
li  qu'  j'  lo  fus,  ç'al  po  awer  se  ~ , 
ce  n'est  pas  pour  lui  que  je  le  fais, 
c'est  pour  avoir  sa  t.  (sa  pratique). 

Teûle  [tœl  S\,  s.  f.  —  Tuile.  Voir 
TQle. 

Teûlé  [lœlë . .  S],  s.  m.  —  Tuilier. 
Voir  Tiili. 

Tculeneu  [tœlnœ  Ommeray],  s.  m. 

—  Tonnelier.     Voir  Toneli. 
Teûleréyc  {Icêlrëy  S],  s.  f.  —   Tui- 
lerie.    Voir  Tûlerèye. 

Tefllon  [lœlô  S],  s.  m.  —  Débris 
de  tuile  cassée.    Voir  Tûlon. 

Teûlote,  voir  Teiïlate. 

Tcumant  [lœmà  M,  I,  P],  adj.  — 
Que  l'on  peut  facilement  renverser, 
instable. 

Tcumemant  [Iqemmâ  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Action  de  verser  un  liquide. 

Teumer  [tœniê'  .  .  M,  I,  P,  N,  S, 
lemç-timç  V],  v.  tr.  —  1"  Verser; 
répandre  un  liquide  par  inattention. 
Quand'  lo  vin  at  teumé,  faut  V 
bwére,  quand  le  vin  est  versé  (^tiré), 
il  faut  le  boire.  2°  v.  intr.  Déborder. 

Teumcré  [tqemrë'  .  .  M,  I,  P,  N, 
S,  temrç  V],  s.  m.  —  1"  Tombereau. 


64r   - 


tEÙ 


2"   Homme   gros,   boufR.     S»    Gros 
morceau. 

Teumon  [tœmô  M,  I,  P,   N,   trimô 
S,   V],  s.  m.  —  Timon. 

Teunè  l/œ/ie  S|,  V.  tr.  —  Donner  de 
la  litière  aux  bêtes.     Voir  Keuvieu. 

Teupenâye  [tœpnày  .  .  M,  l,  P, 
JV],  s.  f.  —  Potée;    plat  de  légumes. 

Teupenîn  [tœpnï  .  .  M,  I,  P,  N\. 
s.  m.  —  Marchand  de  faïence. 

Teupîn  \t{œ)pl  .  .  M,  I,  P,  N\,  s. 
m.  —  Pot;  marmite  à  couvercle; 
vase  de  terre.  -  rf'  nwhhat,  p.  à 
moineau;  sein  de  femme;  bosse 
dans  le  dos.  /  n'è  ryin  è  mate  au 
~ ,  il  n'a  rien  à  mettre  au  p.  (il  est 
pauvre).  Qu'  lés  cîns  qu'  font  lés 
~  lés  poûtent  au  mèrcheu,  que  ceux 
qui  fonl  les  p.  les  portent  au 
marché  (qui  casse  les  verres  les 
paye).  Dans  lés  oieus  ~,  le  bone 
sope,  dans  les  vieux  p.,  la  bonne 
soupe  (les  vieux  ne  sont  pas  à  dé- 
daigner). Chèkin  set  ç'  que  boye  dans 
s'  -  et  sant  ivèyou  qu  ce  V  grète, 
chacun  sait  ce  qui  bout  dans  son 
p.  et  sent  où  ça  le  gratte.  ~  fandu 
deure  longtams,  p.  fendu  dure  long- 
temps. Lés  peuts  ~  font  dés  bêles 
cayes,  les  vilains  p.  font  de  beaux 
morceaux  (les  parents  laids  ont 
souvent  de  beaux  enfants). 

Teurnawer  [tœrnawê'  M\,  v.  intr. 
—  Tournoyer.  Se  dit  du  lièvre  qui 
tourne  sur  lui-même  quand  il  est 
atteint  par  une  décharge  de 
plombs. 

Teurterèlc  [tqsrterel  M,  I,  turlurçl 
P,  turtçrçl-tûrtûrçl  F,  tartûrçl-tçl- 
tùrel  N,  tortçrçl-turturël  S,  tçrtçrël- 
turturêl  V],  s.  f.  —  Tourterelle. 
Qu'ai  ç'  que  dons  ~  fonnent  quand- 
eules  sont  sus  i  lit  ?  —  Eune  pare, 
qu'est-ce  que  deux  t.  font  quand 
elles  sont  sur  un  toit?  —  Une  paire 
(devinette). 

Teuser  [tœzê'  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
tr.  —  Ébrancher. 


TEU 


—      648 


TEY 


Teussâd  [lœsà  .  .  gén.  (tesâ)  V\, 
s.  m.  —  Personne  qui  tousse  beau- 
coup. 

Teussâde,  voir  Teusscrèyc. 

Tcussat  [tœsa  M\,  s.  m.  —  Tous- 
série. 

Tcusse  [lœs  gén.  (tes  V)],  s.  f.  — 
Toux.  Chache  ~ ,  t.  sèche.  'L  è 
n'  mauvâhhe  -,  il  a  une  mauvaise 
t.  T  es  le  ~  meurs -loup,  V  l'èrcs 
j'qu'è  le  moût,  tu  as  la  toux  meurs- 
loup  (?),  tu  l'aurasjusqu  alamorl.  Se 
dit,  en  plaisantant,  à  qqn.  qui  a  un 
gros  rhume  (un  os  qui  est  resté 
dans  la  gorge  du  loup  le  fait  tousser?). 

Teussëje  [tœsês  .  .  M,  I,  P],  s.  m. 
—  Action  de  tousser  souvent. 

Tcusserèye  [tœsrêy  M,  I,  P,  N, 
lœsàt  .  .  S,  tœsrêy  S,  tçxëy-toxn  Y\, 
s.  f.  —  Action  de  tousser  souvent 
et  fortement. 

Teussieu  [tqesyœ  .  .  M,  I,  P,  \, 
tœsi-lusi  F,  tœsi-tçxi  S,  lesi-lesye- 
tçxy^  ^']>  V.  intr.  —  1"  Tousser.  2" 
Se  plaindre,  gémir  S,   V. 

Tcût  |te'  iVJ,  s.  m.  —  Toit.  Voir 
lit. 

Teutc  [tqst  M,  tel  S],  s.  f.  —  Cour- 
tilière. 

Teuvéje  [tœvês  .  .  M,  I,  P,  livês 
S],  s.  m.  —  Pansement  d'une  plaie; 
souvent  :  massage. 

TcuYcmant  [tœvmâ  M,  I,  P,  \\, 
s.  m.  —  Action  de  panser  une  plaie. 

Tcuvcr  [tcevê'  .  .  M,  I,  P,  N,  lïvç 
S,  V\,  V.  tr.  —  Panser  une  plaie. 
Voir  Tiiver. 

Teuyat,  Tcuyot  [tœya  M,  N,  tœyo 
I,  P,  tiyœ  F,  tsa-tya  S,  kyo-lyo  Vj, 
s.  m.  —  Tilleul. 

Teuyeu  [tœyœ  A'],  v.  tr.  —  Dé- 
tacher le  filament  du  chanvre  avec 
la  main. 

Tcuyon-de-chinne  \lœyô  t  sèii  N], 
s.  m.  —  Tige  de  chanvre  dépouillée 
de  ses  fllaments. 

Tcvclat  \tevla  M,  N,  S,  tqvlç  I,  P, 
tevlç    y\,   adj.   —    1»   Un   peu   tiède 


(se  dit  d'un  mets  que  l'on  a  chauffé  lé- 
gèrement) 2"  Lourd  (en  parlant  du 
temps). 

Tèvelé  \tevlê'  .  .  M,  I,  P,  X,  taulœ 
F,  taotç-tçLilt;  S],  adj.  —  1"  Taché;  en- 
dommagé. Se  dit  surtout  des  fruits. 
2"  Marqué  de  taches  de  rousseur. 

Tèvelot,  voir  Tevelat. 

Tèvclol  [Içt'lo  I.  P\,  s.  m.  — 
Graillon. 

Tèvîn  [tçi'î  M\,  s.  m.  —  Cousin, 
moustique  dont  les  piqûres  sont 
désagréables.  Quad  eune  mohhe  lo 
pique,  i  creût  qu'  ç'at  i  ~,  quand 
une  mouche  le  pique,  il  croit  que 
c'est  un  cousin  (quand  il  lui  manque 
la  moindre  des  choses,  il  croit  que 
c'est  très  grave). 

Tèvinne  [tçuên  I],  s.  f.  —  Taverne, 
auberge. 

Tèyâde  [Iqyàt  .  .  gén.|,  s.  f.  — 
Taillade;  entaille;  coupure;  balafre. 

Tèyant  |/çi/d  gén.  (tayà  F)\,  s.  m. 

—  Tranchant  de  couteau,  de  faux,  etc. 
Tèyc    [ley  M.   I,  P,   lay  F],  s.   f. 

—  Taille,  action  de  tailler.  Bèyeu 
le  premîre  -,  donner  la  première 
t.  (tailler  les  raisins  pour  la  pre- 
mière fois).  /  n'è  m'  co  a  la  laye 
aus  fra'ses,  il  n'est  pas  encore  à  la 
t.  aux  fraises  (il  n'atteindra  pas 
son  but  de  si  tôt). 

Tèyc  [tçy  M,  I,  P,  N\,  s.  f.  - 
Taille  (contribution  personnelle). 
J'èvans  pèyeu  nas  ~  èl  nas  crawâyes, 
nous  avons  payé  nos  t.  et  nos  cor- 
vées (nous  avons  payé  tous  nos 
impôts). 

Tèye  [tçy  gén.],  s.  f.  —  Taille 
(stature  du  corps).  Qu'  at  mâle  at 
mate,  ç'  n'at  m'  lé  -  qu  fût  yâque, 
qui  est  maître  est  maître,  ce  n'est 
pas  la  t.  qui  fait  qqch. 

Tèycmant  [teymâ  S],  s.  m.  —  En- 
droit de  la  faux  que  l'on  vient  de 
battre. 

Tèyeu  [teyœ  .  .  gén.  (tayi  F)],  v. 
tr.  —  Tailler. 


TÈY 


-     649     — 


TIÈ 


Tèye  tout,  tèye  tâd, 
Ryin  n'  vaut  le  tèye  de  ma. 
Taille  tôt,  taille  tard,  rien  ne  vaut  la 
taille   de    mars.    -    le    vègne,   t.   la 
vigne,  pour  arrêter  la  sève. 
Tèyeiïr,  voir  Tèyou. 
Tèyi  [tçyi  F\,  v.  intr.  —  Être  de- 
bout.   Voir  Tére. 

Tèyon  [tçyô  M,  I,  P,  N,  toyô  V], 
s.  m.  —Tige  du  chanvre,  dépouillée 
de  ses  filaments.  On  dit  ordinaire- 
ment:  -   d'  chitine  (chanvre). 

Tèyou  [t^yu  .  .  M,  I,  P,  N,  tayçw 
F,  tçyœr  S],  s.  ni.  —  Tailleur.  Ne 
se  dit  que  du  tailleur  de  pierres. 

Tèyus[/ç(/ûM],s.  m. —Jeune taillis. 

Ti  {ti  F,  V],  pron.  pers.  —  Toi. 
Tôt  por  ~,  tout  par  t.  (toi  seul). 
Voir  Teu. 

Tia  [tya  I,  P],  s.  m.  —  Porc 
(familier).    Voir  Tiau. 

Tiachate  [tyasat  N\,  s.  f.  —  Clo- 
chette.    Voir  Kiachate. 

Tiache  [tyas  N\,  s.  f.  —  Cloche. 
Voir  Kiache. 

Tiâche,  voir  Tiâhhe. 

Tiachi  [tyasi  S],  s.  m.  —  Clocher. 
Voir  Kiachi. 

Tiafcu  [/ya/œiV],  V. intr. —  Claquer 
de  la  langue,  comme  font  certains 
animaux  quand  ils  mangent.  Voir 
Kiafer. 

Tiâhhe  [tyàx  ■  ■  S],  adj.  —  Se  dit 
de  tonneaux  et  d'ustensiles  en  bois 
dont  les  douves  sont  disjointes  par 
la  sécheresse. 

Tiakè  [lyake  S],  v.  intr.  —  Patauger. 

Tiakeu  [tyakœ  .  .  N,  S\,  v.  intr.  — 
Claquer  des  dents,  de  la  langue. 

Tiampîn  [tyàpî  N],  s.  m.  —  Clam- 
pin.    Voir  Kiampîn. 

Tianchate  [tyàsat  N],  s.  f.  —  Petit 
loquet.    Voir  Kianchate. 

Tianche  [tyàs  N,  S],  s.  f.  —  Clenche. 
Voir  Kianche. 

Tiancheu  [tyàsœ  .  .  N,  S],  v.  tr. 
—  Fermer  avec  le  loquet.  Voir 
Kiancheu. 


Tiankous  [tyàku  N],  adj.  —  Né- 
gligent. 

Tiapâye  [tyapây  N],  s.  f.  —  Souf- 
flet, gifle.     Voir  Kiapâye. 

Tiârate  [tyârat  S\,  s.  f.  —  Carotte. 
Voir  Cârate. 

Tiapeu  [lyâpœ  N],  v.  tr.  —  Frapper. 
Voir  Kiaper. 

Tiat  [tya  N],  s.  m.  —  Nœud  cou- 
lant.    Voir  Kiat. 

Tiat  [tya  S\,  s.  m.  —  Tilleul.  Voir 
Teuyat. 

Tiatiat  [tyatya  N],  s.  m.  —  Es- 
pèce de  grive. 

Tiau,  Tiau  [tyô,  tyô  F],  interj.  — 
Appel  lancé  à  haute  voix,  par  le- 
quel les  marchands  de  porcelets 
ambulants  annonçaient  leur  pré- 
sence dans  le  village.     Voir  Tia. 

Tiawè  [tyawe  .  .  S],  v.  tr.  —  Clouer. 
Voir  Kiawer. 

Tiawti  [tyawti  S],  s.  m.  —  Cloutier. 
Voir  Kiawti. 

Tibeli  [tibli  Landroff],  s.  m.  — 
Pigeon. 

Tiè  \tyq  S],  s.  f.  —  Cuiller.  Voir 
Keuyér. 

Tiè    \tye    M,    S,     tyœ    N],     s.   m. 

—  Cuiller.  Tiè  d'  pâyon,  grande 
cuiller  en  bois  à  long  manche,  qui 
sert  à  délayer  les  aliments  pendant 
la  cuisson  .S.     Voir  Keuyér. 

Tié  [tyêi-tyœ  N,  tyë  S],   s.   m.   — 
Clef.     Voir  Kié. 
Tié  [tyë  S],  adj.  —  Clair.   Voir  Kié. 
Tiè-bokèsse  [tye   bokçs    V],   s.   m. 

—  Fil  de  fer  très  fort  en  forme  d'  S. 
On  le  passe  par  un  trou  pratiqué 
dans  la  porte  ;  il  sert  à  tirer  ou  à 
pousser  le  verrou. 

Tiède  [tyçt  N],  adj.  —  Tiède.  Voir 
Kiède. 

Tiédi  [tyçdi  N],  v.  tr.  et  intr.  — 
Tiédir.     Voir  Kièdi. 

Tièlâcè  [tyelâsêi  .  .  N,  S],  s.  m.  — 
Lait  caillé.     Voir  Kièlâcé. 

Tien'   [tyen  P,  F,   V],   pron.   poss. 

—  Tien.    Ç'ot  de  ~,   c'est  à  toi    V, 


Tiè 


650     - 


TIÊ 


Tiènârd  {Igçnâr  S],   s.    m.   —   Ca- 
nard.    \'oir  Kènàrd. 
Tiènot,  voir  Tieunat. 
Tièpâye  [lyepciy  \,  S\,  s.  f.  —  Ac- 
couplement.    Voir  Kièpàye. 

Tiépè  \lijepc   V|,  V.  tr.  —  Cracher. 
Voir  Kieuper. 

Tière     [lijer    V|,    s.    f.    —    Terre. 
Voir  Térc. 
Tièrjatc  [ti/erjal  S],  s.  f.  -  Tartjctle. 
Tièrpi  [tyerpi  S\,  n.  pr.  —  Kerpricli. 
Voir  Kièrpi. 

Tièrté  [lyçtiC"  X.  lyçrlç-  S\,  s.  f.  — 
Clarté.     Voir  Kièrté. 

Tièrtous  [lyertuX],  adj.    —  Clair. 
Voir  Kièrtous. 

Tiès  \lye  l'],inipératifde  Tenîn.  - 
Tiens,  prends. 

Tiète  [tyçt  S\,  s.  f.  -  Quête.    Voir 
Quètc. 

Tiètè   \tyele   S\,    v.   Ir.   —  Quêter. 
Voir  Qufeter. 

Tiètou  [tyqtii  S\,  s.  m.  —  Quêteur. 
Voir  Quètou. 

Tieu  \tyqe  N],  s.  m.  —  Cuiller. 
Voir  Keuyér. 

Tieu  ]lyœ  N\,  v.  tr.  —  Cueillir. 
Voir  Keuyeu. 

Tieû  [tyœ  S\,  s.  m.  —  Cuir.  Voir 
Cûr. 

Ticuchatc  \tyœsat  S\,  s.  f.  —  Clo- 
chette.    Voir  Kiachate. 

Ticuche[/i/a?ïiV,S],  s.  f.  —  Cloche. 
Voir  Kiache. 

Ticuche  [tyqes  S],  s.  f.  —  Cuisse. 
Voir  Keuhhc. 

Ticuchi  [tyœsi  X,  tyœsœ  .  .  S],  s.  m. 
—  Clocher.    Voir  Kiachi. 

TieQc  \tyœ  S],  s.  f.  —  Queue.  Voir 
Queue. 

Tieuhène,  Tieuhîne  llyqefçn  -  tyqe- 
yln  S\,  s.  f.  —  Cuisine.  Voir  Cu- 
heune. 

Ticuhcnè  [tyœynç  .  .  S\.  v.  Intr.  — 
Cuisiner.     Voir  Cuhcncr. 

Ticuhcneûre  [tyœfnœr  S\,  s.  f.  — 
Cuisinière.    Voir  Cuhcnîrc. 


Tieuhcni  [lyœfni  S],  s.  m.  —  Cui- 
sinier.    Voir  Cuheni. 

Ticuhhe  [tyo-x  S],  s.  f.  —  Cuisse. 
Voir  Kcuhhe. 

Tieuhûre  {lyœyûr  S],  s.  f.  —  Dépôt 
que  laisse  le  beurre  fondu.  Voir 
Cuhûre. 

Tieulc  [ly(rl  X],  s.  f.  —  Terrine; 
soupière.     Voir  Cwéle. 

Tieumant  [tyœmû  N\,  n.  pr.  — 
Clément.     Voir  Kieumant. 

Ticumè  [tyœme  S\,  v.  tr.  —  Écunier. 
Voir  Keumer. 

Tieumerasse  [lyœmras  S\,  s.  f.  — 
Écumoire.     Voir  Keumerasse. 

Tieumessu  {tyœmsii  X,  tyœmsùS\,ii. 
m.  —  Régulateur  d'une  charrue. 
Voir  Kieumessé. 

Tieumonvèle  [tyqemôvel  N,  S],  s. 
m.  —  Thinionville,  vill.  de  farr.  de 
Met/.. 

Tieunat  \lycfna  M,  X,  tyeno  I,  P], 
n.  pr.  —  Etienne.     Voir  Tènichc. 

Tieupant  [lya-pû  S],  s.  m.  —  Longe 
de  fouet.     Voir  Kieupant. 

Tieupate  [tycepal  X,  S\,  s.  f.  — 
Crachat.     Voir  Kieupate. 

Ticupâye  [lyœpày  X\,  s.  f.  — 
Groupe  de  chevaux  ou  de  vaches 
tenus  en  corde. 

Tieupè  \lyvepe  .  .  /,  X,  S\,  v.  tr. 
—  Cracher.     Voir  Kieuper. 

Tieûr  [lyôir  X,  S],  s.  m.  —  Cœur. 
Voir  Kicûr. 

Tieûrâye  [tyœrây  S\.  s.  f.  —  Cuil- 
lerée.    Voir  Keuriâye. 

TieQre  [tyil'r  S\,  v.  tr.  —  Cuire. 
Voir  Ciîre. 

Tieurious  llyœryti  S],  adj.  —  Cu- 
rieux.    Voir  Keurious. 

Tieuryi  \ty<;'ryi  S\,  v.  tr.  —  Récurer. 
Voir  Keurieu. 

Tieussat  \tyœsa  X],  s.  m.  —  Kcla- 
boussure.     Voir  Kieussat. 

Tieutc  \lyœt  X],  s.  f.  —  Gousse 
d'ail.     Voir  Kieute. 

Tieuton  \tyœlô  X,  S],  s.  m.  —  Ca- 
pitule de  bardane.     Voir  Kieuton. 


TIE 


-     651     -^ 


tlQ 


Tieuvate  [tyœvat  S],  s.  f.  —  Cu- 
vette.   Voir  Keuvate. 

Tieuvé  [tycevë  S],  s.  m.  —  Cuveau. 
Voir  Keuvé. 

Tièvate  [tyevat  S],  s.  f.  —  Clavette. 
Voir  Kièvatc. 

Tièvè,  Tièvîn  [tyçvç  V,  lyevî  jV], 
s.  m.  —  Claveau  (maladie).  Voir 
Kièvé. 

Tignc  [tin  F\,  s.  f.  —  Teigne.  Voir 
Tègne. 

Tignon  \tinô  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Tête  (terme  de  mépris). 

Timant  (timâ  V],  s.  m.  —  Verre 
qui  verse  facilement.    Voir  Teumer. 

Timbale  [tèbàl  .  .  M,  I,  P,  N\,  s. 
m.  —  Timbale. 

Timbe  [têp  M,  I,  N\,  s.  m.  —  Bour- 
donnement. 

Timè  [lime  V\,  v.  tr.  —  Verser. 
Voir  Teumer. 

Timulc  [limûl  M\,  s.  m.  —  Tu- 
multe. 

Tîn,  Tin'  [tî-tin  S],  pron.  poss.  — 
Tien.     Voir  Tyin. 

Tinârc  [tinâr  V],  s.  m.  —  Ton- 
nerre.    Voir  Toneûre. 

Tinate  [tinat  M,  N,  S.  tinçl  I,  P, 
V],  s.  f.  —  Tinette  ;  cuve  à  lessive  ; 
petit  tonneau  où  l'on  conserve  la 
choucroute,  le  beurre;  boîte  à  sel, 
etc. 

Tinche  [lès  V],  s.  f.  —  Tanche. 
Voir  Tanche. 

Tincheu  [tèsœ  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Étancher  la  soif. 

Tind-cîhhe,  voir  Tinde-cièrje. 

Tinde  ]têl  gén.],  v.  tr. —  Éteindre. 

Tinde  [tel  gén.],  v.  tr.  —  Teindre. 

Tinde-cièrje  [têt  syçrs  M,  I,  N, 
têdrçt  P,  le  six  ■S.  tëiïu  V],  s.  m. 
—  Éleignoir. 

Tindou  [tëdu  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
tèliiru-tëtira  S,  têtu],  s.  m.  —  Tein- 
turier. 

Tindrote,  voir  Tinde-cièrje. 

Tinè  [linq  S,  F],  v.  intr.  —  Tonner. 
Voir  Tuner. 


Tineûre,  Tinôrc  [tincêr  N,  tinôr  S], 
s.    m.  —  Tonnerre.     Voir  Toneïire. 

Tingne,  Tinne  [lën-tèn-  I,  P],  s.  f. 
—  Teigne  (maladie  des  cheveux). 
Voir  Tègne. 

Tingnon  [lèfiô  M,  I\,  n.  pr.  — 
Etienne.     Voir  Tieunat. 

Tingnou,  voir  Tinde-cièrje. 

Tinote,  voir  Tinate. 

Tint  [lî  M,  N,  S],  s.  m.  —  Raisin 
dont  le  jus  rouge-vif  sert  à  donner 
de  la  couleur  au  vin. 

Tînt  [lî  M],  s.  m.  —  Toit.  Voir 
Tit. 

Tintin  [lêtë  M,  N],  n.  pr.  —  Au- 
gustin (familier). 

Tintirou,  Tintou,  Tinturou,  voir 
Tindou. 

Tiokè  [tyçkç  S],  v.  intr.  —  Avoir 
le  hoquet.     Voir  Kieuker. 

Tionché,  Tionhhé  [tyôsc'-lyôxë'  S], 
s.  m.  —  Couvercle.     Voir  Cûbhé. 

Tiôre  [tyô"r  N,  tyôr  S],  v.  tr.  — 
Clore.     Voir  Kioiire. 

Tiôs  [tyô-'  N],  s.  m.  —  Clos.  Voir 
Kioiis. 

Tiot  [tyç  V\,  s.  m.  —  Tilleul.  Voir 
Teuyat. 

Tioul  Tioul  [tya  N,  S],  interj.  — 
Cri  pour  appeler  les  porcs. 

Tioûle  [tyûl  N[,  s.  f.  —  Cuiller 
de  fondeur. 

Tioûrc  [lyûr  N],  v.  tr.  —  Clore. 
Voir  Kioiîre. 

Tioutou  [lyulu  M,  I],  s.  m.  — 
Homme  faible  de  corps  et  de  ca- 
ractère. 

Tiow  [tyçiw  N,  lyô"  S],  s.  m.  — 
Clou.     Voir  Kiôw. 

Tioweu  [lyçwœ  .  .  N,  V],  v.  tr.  — 
Clouer.     Voir  Kiower. 

Tiowïre  [tyçwîr  N],  s.  f.  —  Clou- 
tière.    Voir  Kiowirc. 

Tiowti  [lyçwtiN],  s.  m.  —  Cloutier. 
Voir  Kiowti. 

Tiquer  [tikêi  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Se  dit  du  cheval  qui  mange 
le   bois  du  râtelier  ou  de  la  crèche, 


TIQ 


652 


Tiquer    [tikê'  .  .   M,   /),    v.    tr.    — 

Piquer  (se  dit  par  ex.  d'une  épingle). 

Tirant   [tira  gén.   (lerà  P)\,   s.  ni. 

—  Tiroir. 

Tirants  [ITrà  \'l,s.  m.  pi.  —  Haies 
formées  par  la  jjluic  que  l'on  voit 
tomber  au  loin. 

Tirasse  \tïras  M\,  s.  f.  ~  Grand 
filet  de  chasse. 

Tire  [tîr  M,  I.  P,  F,  N,  ter  S\,  s. 
f.  —  Couche  de  foin  ou  de  gerbes 
sur  une  voiture  qu'on  charge.  Mule 
qwète  ou  cinq  ~  sus  i  elle,  mettre 
quatre  ou  cinq  c.  sur   une  voiture. 

—  Mète  a  ~,  mettre  le  foin  séché 
sur  une  ligne  pour  en  former  des 
tas  F.    Dans  M,  on  dit  Mate  an  tires. 

Tîrc-fiante  [ITr  fyàt  M.  I,  P\,  s.  m. 

—  Crochet  qui  sert  à  décharger  le 
fumier  d'une  voiture. 

Tiréjc    [tires   M,  I,  N,  S,   V,    teri-s 
P,  tçras-tiras  F],  s.  m.  —  Tirage. 
Tire-monde    [tir  mot   M,  /|,    s.    f. 

—  Sage-femme.  Les  vieux  Messins 
nomment  encore  aujourd'hui  Tire- 
gosses    les   sœurs    de  la   Maternité. 

Tire-sou  [tir  su  M],  s.  m. —Avare; 
se  dit  aussi  du  percepteur. 

Tiricu  [tïryœ  .  .  gén.  (terê'  .  ■  P,  F)[ , 
V.  tr.  —  1"  Tirer.  2»  v.  pron.  Se 
retirer. 

Tirou  [lîru  .  .  gén.  (Içrou)  P)],  s. 
m.  —  Tireur. 

Tis  [ti  M,  I[.  adj.  —  Tous,  ne  s'em- 
ploie que  dans  quelques  expressions; 

—  cinq  s'an  vont  veùr,  tous  les 
cinq  s'en  vont  voir.  -  dons,  tous 
les  deux. 

Tiséne,  voir  Tisinne. 

Tisè,  Tisenè  \tizc-tiznç  V|,  v.  intr. 

—  1"  Mettre  de  côté  un  travail,  que 
l'on  voulait  commencer,  pour  en 
faire  une  autre  qu'on  n'exécute  pas 
davantage.  2"  Hésiter.  Lo  jouwou 
tï  eûtes  é  tisè,  i  n'  sèoôr  que  cale 
qu'i  volûr  mote,  le  joueur  de  cartes 
a  hésité,  il  ne  savait  quelle  carte  il 
voulait  mettre. 


TIV 

Tiséye  [tizcy  V],  s.  f.  —  Combus- 
tible que  l'on  met  d'une  fois  sur  le 
feu.  Lo  fohh  s'ré  ehâd  quand-vos- 
èrâz  fèl  ene  pare  dé  -,  le  four  sera 
chaud  quand  vous  y  aurez  mis  une 
paire  de  charges  de  bois. 

Tisinne  [tizèn  M,  l,  tizên  S,  V \,  s. 
f.  —  Tisane. 

Tisson  [lisô  I],  s.  m.  —  Homme 
faible;  de  caractère  peu  dégourdi; 
benêt. 

Tit  [ti-tî  M,  ti  I,  P,  F,  ti-tœ<  N, 
lô-tô"-lo  S,  ta  V[,  s.  m.  —  Toit. 
-  dés  mohhes,  t.  des  abeilles  (ru- 
cher) P.  'L  è  chu  è  l'èvalûye  don 
- ,  il  est  tombé  du  toit.  Nate  li 
ijute-l-i  dans  'n'  bâwe  d'ûwe,  noire 
t.  goutte-t-il  dans  une  mare  d'eau'? 
(jeu  de  mots).  /  faut  lèhhieu  cor 
lo  vanl  sus  lés  -,  il  faut  laisser 
courir  le  vent  sur  les  t.  (il  ne  faut 
pas  trop  se  faire  de  bile).  Qu'ut 
ç'  que  ç'at  d'  e'iè  (/»'«/  corne  in 
champ  raboré  et  qu'  jèmâs  pwinl 
d'  citarûes  n  ont  antre  d'dans  ?  — 
Lo  tôt.  Qu'est-ce  que  c'est  de  cela 
qui  est  comme  un  champ  labouré 
et  que  jamais  point  de  charrues 
ne  sont  entrées  dedans'.* —  Le  toit 
(devinette)  S. 

Titâd,  voir  Titat. 

Titat  \tita  M.  N,  tet  F,  titu  .  .  S, 
l'|,  s.  m.  —  Tétin;  sein;  ma- 
melle ;  pis,    trayon. 

Titi  [titi  gén.  (tala  V)\,  s.  m.  — 
Mamelle  de  femme  (terme  enfantin). 

Tiu  [tyii  S[,  s.  m.  —  C...  Voir  Cul. 

Tiubolè  [tyiibôlç  S],  v.  tr.  —  Cul- 
buter.    Voir  CuboQler. 

Tiulote  [tyiilot  S[,  s.  f.  —  Culotte. 
Voir  Keulate. 

Tiûve  [tyiif  S\,  s.  f.  —  Cuve.  Voir 
Cuve. 

Tivè  [tive  S,  V],  V.  tr.  —  Panser 
une    plaie.      Voir   Teuver. 

Tivè  [ITi'ç  .  .  S,  V|,  V.  tr.  —  Ltuver. 
Voir  Tiiver. 


TIV 


-     653 


TOT 


Tîvéjc  [tivëà  S],  s.  m.  —  Panse- 
ment d'une  plaie.    Voir  Teuvéje. 

Tiyat,  Tiyeu,  Tiyot  [l(i)ya  S,  tiijœ 
F,  t(i)yç  V],  s.  m.  —  Tilleul.  Voir 
Tcuyat. 

To  [to  gén.  (tu  F)],  s.  f.  —  Tour; 
bâtiment  très  élevé;  château  sei- 
gneurial. 

To  [tç  gén.  (tu  F)],  s.  m.  —  1»  Tour 
(mouvement  circulaire);  voyage; 
tournée.  J'  m'an  va  fâre  in  tou,  je 
m'en  vais  faire  un  tour.  2"  Circuit; 
circonférence.  3"  Action  qui  exige 
de  la  souplesse;  trait  d'adresse.  / 
fat  pus  d'  tos  que  d'  mirèkes,  il  fait 
plus  de  t.  que  de  miracles.  4"  Dans 
une  série  de  mouvements  successifs, 
moment  où  chacun  deux  s'accom- 
plit. Chèkin  zit'  ~ ,  ç'  n'ot  m'  dé 
trop,  chacun  son  t.,  ce  n'est  pas 
de  trop  V.  5»  Ciel  de  lit.  6o  Gros 
bâton  adapté  au  derrière  de  la  voi- 
ture, qui  sert,  par  le  moyen  d'une 
perche,  à  maintenir  la  charge.  7" 
Partie  du  chaînon  où  entre  le  Fesé. 
8°  Rouet.    Voir  Torat. 

To  [tç  F],  s.  m.  —  Trognon.  - 
d'  cabus,  trognon  de  chou. 

To  \t(ç)  gén.  t(e)  F,  t(e)  V],  pron. 
pers.  —  Te.    /  t'  bège,  il  te  donne. 

To  \t(o),  tn,  devant  une  voyelle, 
gén.],  adj.  poss.  —  Ton.  -  père, 
ton  père;    t'n  afant,  ton  enfant. 

Tobèc',  Toboc'  \tçbek  M,  I,  P,  N, 
tubak  F,  tabak  S,  tçbçk  V],  s.  m. 
—  Tabac.  /  n'  vaut  m'  eune  chique 
de  —,  il  ne  vaut  pas  une  chique  de  t. 

Toborè  [tobçrç  .  .  I,  P,  V],  v.  tr. 
et  intr.  —  Battre  le  tambour.  Voir 
Taborcr. 

Toc  [tçk  I,  P],  s.  m.  —  Toux  con- 
tinue, maladie  contagieuse  des  mou- 
tons.   Voir  Tac. 

Toc  [tçk  I,  P],  s.  m.  —  Finesse. 
Voir  Tac. 

Tobourot  [tçburç  F],  s.  m.  —  Ta- 
bouret.   Voir  Tabourat. 


TocGU  [tçsœ  M,  N,  tçsç  I,  P,  tusq- 
tusi  F,  tçs(œ)  S,  tçs(i)  V],  adv.  —  Ici. 

Toche  [tos  M,  I,  P,  N,  S,  lus  F], 
s.  f.  —  1"  Touche  (petite  baguette 
pointue,  en  bois,  avec  laquelle  les 
enfants  indiquaient  autrefois,  à  l'é- 
cole, les  lettres  et  les  sj'llabes,  à 
mesure  qu'on  les  prononçait).  La 
t.  était  obligatoire,  c'était  à  qui 
aurait  la  plus  belle.  2"  Aiguille 
d'horloge.  3"  Action  de  se  toucher. 
Nas  fnétes  sont  ~  è  ~ ,  nos  fenê- 
tres se  touchent  (sont  voisines). 

Tocheu  [tosqe  .  .  M,  I,  P,  N,  lusi 
.  .  F,  S,  V],  v.  tr.  —  1"  Toucher; 
frapper,  battre.  /  n'  faut  m'  tojos 
~  sus  r  chvau  qu'  tire,  il  ne  faut 
pas  toujours  battre  le  cheval  qui 
tire.  2"  Recevoir  de  l'argent.  J'â 
touchi  mes  sous,  j'ai  reçu  mon  ar- 
gent F. 

Tochon  [tçsô  V],  s.  m.  —  Torchon. 
Voir  Toûrchon. 

Toci,  voir  Toccu. 

Tocon  [Içkô  I,  P\,  s.  m.  —  Gras- 
double.    Voir  Tacon. 

Tocsîn  [toksî  .  .  I,  P],  s.  m.  — 
Bruit.     Voir  Tacsîn. 

Tocsinè  [Içksine  .  .  /,  P],  v.  intr. 
—  Faire  un  charivari.  Voir  Tacsiner. 

Tocson  [toksô  I,  P,  F,  S,  V],  s. 
m.  —  Homme  grossier.  VoirTacson. 

Tôdc,  Tôdjc,  [tôt-tôts  S],  v.  tr.  — 
Tordre.     Voir  Tûdc. 

Todon  [tçdô  S],  s.  m.  —  Linge 
roulé. 

Todu  [tçdii  M,  I,  tçrdû  P,  S],  s. 
m.  —  Tordoir  (garrot  qui  sert  à 
serrer  la  chaîne  d'une  voiture). 

Tofantj fp/a  M,  I,  P,  N,  tufâ  F], 
adj.  —  Étouffant,  lourd,  chaud.  / 
fat  ~ ,  il  fait  lourd.     Voir  Tofe,  Tofé. 

Tofâye,  [tçfày  .  .  gén.  {tufây  F)], 
s.  f.  —  Étuvée,  étouffade.  È  le  ~ , 
en  cachette  V. 

Tofc  [lof  gén],  adj.  —  Chaud  et 
lourd.    I  fût  -,  il  fait  lourd. 


TOF 


-     654 


TOL 


Tofé  [tofëi  .  .  gén.  (tçpç  MarthiD], 
adj.  —  Chaud  et  lourd.  Ne  se  dit 
que  du  temps  d'orage.     Voir  Totc. 

Tofeuycmant  [lofœymà  M,  I,  P, 
X,  loftmù  S\,  s.  m.  —  ÉtoutTement  ; 
étranglement.  -  </'  èhhtomèc',  é.  de 
poitrine  (asthme). 

Tofieu  \tofyœ  .  .  i<én.(liifiji  F)],  v. 
intr.  —  KloufTer;  étrangler.  ~  d'  rire, 
poufTcr  de  rire. 

Tôgnâd  [t6"nâ  \,  lônS  .  .  S,  Y\. 
s.  m.  —  Qui  a  le  cou  de  travers. 
Voir  Toûgnâd. 

Tognat  \lona  M\,  s.  m.  —  1"  Tour; 
tournant;  détour.  2"  Tourbillon; 
bourrasque.     Voir  Tognoiîle. 

Tôgneu  |/ô"/îa?  .  .  JV,  V|,  v.  tr.  — 
Donner  des  coups.     Voir  Toûgneu. 

Tôgni  \lôni  S],  v.  intr.  —  .\llcr 
de  travers.     Voir  Tûgneu. 

Tognolc,  voir  Tognoûle. 

Tognoaie  lloi'ull  M,  l,  P,  X,  lonôl 
V|,  s.  f.  —  Coup  de  vent,  tour- 
billon. 

Tognous  lloùii  M,  I\,  adj.  —  Qui 
a  le  vertige.     Voir  Tonisse. 

Tohhâd  |/ox«  V'|,  s.  m.  —  1"  Qui 
tousse.    2"  Qui  se  plaint  toujours. 

Tohhate  [loyat  S,  toxçt  V|,  s.  f. — 
1"  Petite  torche.  2"  Bourrelet  de 
paille  que  l'on  met  en  hiver  contre 
la  porte,  pour  empêcher  le  froid 
d'entrer  à  l'intérieur  de  la  maison. 

Tôhhc  |/ôx  S],  s.  f.  —  Torche. 
Voir  Toûrche. 

Tohhè  I /()/,<■  V\,  s.  m.  —  Monceau 
de  gerbes.     Voir  Tcuhhé. 

TohhcniSre  [lo-/jirr  V\,  s.  f.  — 
Terrier  de  blaireau.  Voir  Tahhc- 
nérc. 

Tohherand  [l'>xr(i  V\,  s.  m.  — 
Tis.serand.     Voir  Teuhherand. 

Tohherïa  [loyj'l  V'|,  s.  f.  —  .Vction 
de  tousser.     Voir  Teusserèye. 

Tohhèsse  [tçxçs  S,  V],  s.  f.  —  (ié- 
missement. 

Tohhéye  \to/êij  V],  s.  f.  —  Action 
de  tousser.     Voir  Teusserèye. 


Tohhi,  Tohhicr  [tçxi  S,  Içxye  Y], 
v.  intr.  —  Tousser.    Voir  Teussieu. 

Tohhon  lloyô  S],  s.  m.  —  Torchon. 
Voir  Toùrchon. 

Tohhon  [loy^ô  I,  P,  Y\,  s.  m.  — 
Blaireau.     Voir  Tahhon. 

Tohhote,  voir  Tohhate. 

Tojos  \li>;p  gén.  (tuju  F)],  adv.  — 
Toujours.  C.  H.  dit  parfois   Toujos. 

Tôke  |/ôA-  .SI,  v.  tr.  —  Tordre. 
Voir  Tïide. 

Tokion  \tokyô-lolijô  M,  I,  P,  K, 
lotsô-tolyô  S,  lolyô  Y\,  s.  m.  — 
Linge  entortillé;  brassée  de  foin, 
de  paille,  etc.;  torchon  de  paille; 
peloton  de  fil. 

Tôlatc  [tôlal  S],  s.  f.  —  Membrane 
graisseuse  utilisée  en  charcuterie. 
Voir  TeQlate. 

Tolâye  {lolây  I,  P,  Y],  s.  f.  — 
(irande  quantité  de  fruits  que  le 
vent  a  fait  tomber.     Voir  Talâyc. 

Tôle  [tôt  S\,  .s.  f.  —  Toile.  Voir 
Teiâle. 

Tolè  [lolç  .  .  I,  P,  F,  Y\,  V.  tr. 
—  Fouler.    Voir  Talcr. 

Tolè  [tôle  gén.  (tula  F)\,  adv.  —  Là. 

Tolenat  \totna  S],  s.  m.  —  Panier 
à  œufs. 

Tolenè  \tolnç  Y\,  v.  tr.  —  Rosser. 
Lo  banuiâd  é  tol'nè  lés  rapinotts 
corne  i/Tit,  le  garde-champètre  a  rossé 
comme  il  faut  les  enfants  qui  vo- 
laient des  fruits. 

Toleneu,  Toleni,  voir  Toneli. 

Tolenon  \lolnô  M],  s.  m.  —  Perche 
qui  fait  bascule. 

Tolèssc  [Içles  I,  P,  Y],  s.  f.  — 
Meurtrissure.     Voir  Talèssc. 

Tôlcussc  [tôlœs  M,  N],  s.  m.  — 
Têtu;  sournois;  imbécile  (injure). 

Tôlicô  [tôlikô  S\,  s.  m.  —  Personne 
qui  a  le  cou  de  travers. 

Tolon  \totô  I,  P,  F\,  s.  m.  —  Ta- 
lon.    Voir  Talon. 

Tolûre  [lotfir  I,  P,  Y],  s.  f.  — 
Foulure.    Voir  Talûre. 


TOAl 


653 


TON 


Tomes  {tçmç  M,  I,  P,  N],  n.   pr. 

—  Thomas. 
Sint  Tomes 

Èpoûte  Vûvér  dans  ses  brés. 
St. -Th.    apporte    l'hiver    dans    ses 
bras.    È  le  Sint  ~ ,   lés  jos  sont   lés 
pus   cohhs,    à   la   St. -Th.,  les  jours 
sont  les  plus  courts. 

Toms  \tô  V],  s.  m.  —  Temps. 
Voir  Tams. 

Tonale  [tçnâl  M],  s.  f.  —  Tour- 
naille.    Voir  Tonâye. 

Tonant  [tçnâ  gén],  s.  m.  —  1" 
Tournant.  Au  ~,  au  t.  (au  détour, 
à  l'angle).  2"  Côlon  ascendant  trans- 
versal du  porc. 

Tonâre,  voir  Toneûrc. 

Tonatc  [Içnat  M,  N,  S],  s.  f.  — 
Maillet  de  tonnelier,  de  charron  ; 
masse  de  tailleur  de  pierres;  mar- 
teau en  bois  qui  sert  à  battre  le 
chanvre. 

Tonatc  [Içnat  M\,  s.  f.  —  Plateau 
sur  lequel  on  pétrit  les  tartes. 

Tonatc  [lonat  M,  N],  s.  f.  —  Dé- 
formation de  Toneiire.  Ce  mot  s'em- 
ploie comme  juron.  Mile  ~ ,  mille 
tonnerres. 

Tonale  [tçnat  M],  s.  f.  —  Baie 
rouge  de  l'aubépine.     Voir  Patche. 

Tonate  [tçnat  S,   tçnçt    V],   n.   pr. 

—  Antoinette. 

Tonau  [tonô  M\,  s.  m.  —  Bois  qui 
sert  à  tourner  la  vis  d'un  pressoir 
à  bascule  (tourneur). 

Tonâye  [tçnag  .  .  gén.],  s.  f.  — 
1"  Tournaille,  extrémité  d'une  terre 
sur  laquelle  on  tourne  la  charrue 
en  labourant;  on  laboure  ensuite  la 
tournaille  en  sillons  perpendiculaires 
aux  premiers.  On  entend  aussi  Tor- 
nâye.  Voir  Forîrc,  Tonale.  2"  Volée 
de  coups.    3"  Chiquenaude. 

Tonâye  [tçnày  .  .  M,  I,  P,  N,  tçr- 
nây-turnây  F],  s.  f.  —  1"  Tournée 
(ensemble  des  boissons  offertes  et 
payées  par  un  consommateur).  On 
dit  aussi  Tornâyc.    2"  Grande  quan- 


tité. J'â  élu  aus  -  èskèrgats,  fan-n-â 
rèp'té  eune  ~ ,  j'ai  été  aux  escargots 
(chercher  des  e.),  j'en  ai  rapporté 
une  grande  quantité.  3"  Charge- 
ment de  sacs,  porté   au   moulin. 

Tonchc  [tôs  V\,  s.  f.  —  Tanche. 
Voir  Tanche. 

Tonde  |/ô/  gén],  v.  tr.  —  Tondre; 
couper  les  cheveux.  /  tondreût  i-n- 
ègné  anj'que  sus  l'  néz,  il  tondrait 
un  agneau  jusque  sur  le  nez  (il  est 
très  avare). 

Tonde  [tôt  Y\,  v.  tr.  —  Tendre. 
Voir  Tanre. 

Tondérc  [tôdêr  V],  s.  f.  —  Barre 
adaptée  à  chacun  des  bouts  des 
échelles  d'une  voiture.  Voir  Ché, 
Tandîre. 

Tondou  [tôdu  .  .  gén],  s.  m.  — 
Tondeur;  perruquier.  Bèye  meu 
redresse  de  f  ~ ,  ç'  deCit  été  i  meun'hi, 
i  t'è  fût  dés  degrâyes,  donne -moi 
l'adresse  de  ton  perruquier,  ce  doit 
être  un  menuisier,  il  t'a  fait  des 
escaliers.  Se  dit  à  qqn.  dont  les 
cheveux  ont  été  mal  coupés. 

Tondu  [tôdû  M,  I\,  adj.  —  Chauve. 

Toné  [tçnê'  .  .  gén.  (tçnë-tunë  F)], 
s.  m.    —   1"   Tonneau.      Is    bwerint 


Fig.  78. 


TON 


-     656     — 


TOP 


lés  cakes  et  l'  -,  ils  boiraient  les 
cercles  et  le  tonneau  (ils  boivent  avec 
excès).  Gole  pè  gole,  lo  ~  s'  imle, 
goutte  par  j^outte,  le  t.  se  vide.  Fig.  78. 
2"  Pièce  de  bois  qui  sert  à  tourner 
la  vis  du  pressoir  P.     Voir  Chaucu- 

Tone-au-sela  [ton  ô  sla  (xto)  M,  I, 
P,  iV|,  s.  m.  —  Tournesol. 

Tonelé,  voir  Toneli. 

Tonclerèye  [tonelrëij  M\,  s.  f.  — 
Tonnellerie. 

Toneli  [tonli  M,  /,  P,  .V,  limli  F, 
tolni-tonli  X.  tonli"-lpln(i'  .  .  {tœlnœ 
()mnicray).S,  penché /o/i/e  V'|,s.  m.  — 
Tonnelier.  Le  jour  du  remplissage 
des  tonneaux,  les  patrons  leur  don- 
naient anciennement  à  boire  en 
abondance.  11  était  alors  d'usage  de 
leur  demander:  Mâle  dés  ~,  ateû: 
I»'  sous?  maître  des  t.,  ètes-vous 
soûls?  Celui-ci  répondait  :  J' n'alans 
m'  ca  si  sous  qu'  Je  n'  hu'érlnmes  ca 
i  coup,  nous  ne  sommes  pas  encore 
si  soûls  que  nous  ne  boirions  bien 
encore   un   coup. 

Toncr  [tonê'  .  .  M,  I,  tonë'-tornë'- 
turnç'  P,  tonw-tornw-turiKv  F.  tone 
.  .  S,  V],  V.  tr.  et  intr.  —  Tourner. 
Éle  tone  lo  cul  corne  lés  kènûds  au 
wé,  elle  tourne  le  c . .  comme  les 
canards  au  gué  (se  dit  d'une  co- 
quette). —  -  lâwe,  t.  l'eau  (la  con- 
duire dans  les  prés).  X-é  dés  près 
i/ué  n  hètj'rénent  èrijin  son  n'y  tonôr 
l'âwe,  il  y  a  des  prés  qui  ne  don- 
neraient rien,  si  on  n'y  conduisait 
l'eau.    'L  ot  tonè,  il  est  timbré  V. 

Toncûre  [tondêr  {tonûr  Bétonie)  ,1/, 
/,  P,  lunôêr  F,  linœr-tûnœr  X,  tinôr- 
tùnôrS,  tinàr  V\,  s.  m.  —  PTonnerre. 
Lo  ~  bèye.  le  t.  donne  (il  tonne). 
Lo  ~  cheut  putoût  sus  lés  grands 
qu'  sus  lés  piats,  le  t.  tombe  plutôt 
sur  les  grands  que  sur  les  petits. 
Tinôre  an  mars, 

Hèlàs  ! 
Tinôre  an-n-avri, 
Prépare  tés  barils  S. 


Prophéties  pour  l'année  à  venir/, 
quand  le   tonnerre  gronde  entre  le 
l*''  et  le  3  du  mois. 
Janvier:   Vent  chaud,  assez  de  blé, 

grande  guerre. 
Février:  Grave  maladie  des  abeilles. 
Mars:  Abondance  de  fruits  et  de  blé. 
Avril:  .\bondance  de  toutes  choses, 

joie  et  paix. 
Mai:  Disette,  pauvreté. 
Juin:  (îrande  mortalité,  sédition. 
Juillet  :  .\hondance  de  blé  et  de  vin. 
Août:  Néant. 

Septembre  :  Tous  les  maux  possil)les. 
Octobre:  Grand  vent,  peu  de  fruits, 

bon  vin,  abondance  générale. 
Xovembre  :  Beaucoup  de  fruits,  paix, 

joyeu.scté. 
Décembre:  Abondance,  jiaix. 
2"  Scabieuse  des  champs. 

Tonéyc,  voir  Tonûrc 

Tôgnâd  |/()"/!fl  X\,  s.  m.  —  Qui 
tient  le  cou  de  travers.  Voir  Toûgnâd. 

Tôgnâyc  (/ô"/iâ;/iY|,  s.  f.  —  Volée 
de  coups.    Voir  Toûgnâyc. 

Tongneu  [tônce  X].  v.  tr.  —  Donner 
des  coups.     Voir  Toiîgncu. 

Tonisse  [tonis  M,  /,  /',  X,  S,  turnis 
/•"j,  adj.  —  1"  Étourdi  à  force  de 
tourner;  qui  a  le  vertige.  Voir 
Tognous.     2"  Toqué,  fou. 

Tonote,  voir  Tonate. 

Tônote  [tônot  V],  n.  pr.  —  .An- 
toinette.    Voir  Tontichc. 

Tonouwè  {tpnuive  V],  v.  intr.  — 
Éternucr.     Voir  Tèrnawer. 

Tontiche,  Tonton  \tôtis-tôtô  M.  I, 
P,  X].  n.  pr.  —  .\ntoinctte  ou  ,Iean- 
nette.    Voir  Tônote. 

Tonare  {tonûr  .  .  M,  /,  P,  X,  tur- 
nfir  F,  tonfy  V],  s.  f.  —  Guide  (ré- 
gulateur de  la  charrue). 

Topâd  \topâ  Y\,  s.  m.  —  Torchon 
d'étoupes  qui  sert  à  boucher,  et, 
en  général,  tout  ce  qui  sert  à 
boucher  qqch. 

Topat  [topa  M,  N],  s.  m.  —  Oeillet; 
phlox. 


TOP 


-     657     - 


TOR 


Topate  [tppat  M,  N,  tçpot  I,  P,V], 
s.  f.  —  l»  Étoupe  de  lin.  2»  Toupet 
qui  agrémente  le  bonnet  de  coton. 

Topaus  [topô  M],  s.  m.  pi.  —  Étou- 
pes.  Afate  lo  fu  au  mitan  dés  ~ ,  met- 
tre le  feu  au  milieu  des  é.  (aux  é). 

Topè  [tope  Marthil],  adj.  —  Chaud 
et  lourd.    Voir  Tofé. 

Toper  [tçpê'  .  .  M,  I],   v.   intr.    — 

—  Remuer,  bouger. 

Toper  [lôpê>  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
1"  Boucher;  fermer  avec  violence. 
2"  V.  intr.  Etouffer.  J'  tope,  j'étouffe. 

Topére,  voir  Topeûrc. 

Topes  [top  gén.  {tup  F)\,  s.  f.  pi.  — 
Étoupes.  I  n'  faut  m  mate  lo  fu  prache 
dés  ~  il  ne  faut  pas  mettre  le  feu 
près  des  é.  Lo  Jâquîn  d'  le  Louise 
mat  r  fu  dans  lés  ~,  le  Jacques  de 
la  Louise  met  le  feu  aux  é.  (il  est 
le  boute-en-train  de  la  société). 

Topèt  [tope  gén.],  s.  m.  —  Toupet. 

Topète  [topet  M],  s.  f.  —  Petite 
mesure  de  liquide  ;  petite  bouteille. 

Topeûre  [tçpœr  S,   tçpêr  V\,  s.   f. 

—  Porte  de  four.  Elle  a  ordinaire- 
ment la  forme  d'un  demi-cercle. 

Topéye  [tçpêy  V],  s.  f.  —  Grande 
quantité.  Voir  Tapâyc. 
Topote,  voir  Topate. 
Toquâd  [tokâ  .  .  M,  I,  P,  N[,  s.  m. 

—  Entêté. 

Toquât  [tçkaM,N],  s.  m.  —Pied 
d'un  chandelier;  pied  de  lampe; 
chandelier. 

Toquâye   [tçkây  /,  P,  F,  V],   s.  f. 

—  Toquée.     Voir  Taquâye. 
Toquâyi    {tokàyl    F],    v.    intr.    — 

Frapper  à  la  porte,  à  petits  coups. 
Voir  Taqueler. 

Toque  [^pA-  /,  P,  F,  S,  V],  s.  f.  — 
Tas  de  foin,  etc.     Voir  Taque. 

Toque  [tok  I,  P,  F,  S,  V],  s.  f.  — 
Souche.    Voir  Taque. 

Toque  [tçkç  I,  P,  F,  V],  v.  tr.  - 
Toquer,  frapper.     Voir  Taquer. 

Toquéje  [tçkës  /),  s.  m.  —  Lignée. 
Voir  Taque. 


Toquclè  [tçklq  .  .  I,  P],  v.  intr. 
—  Frapper  à  petits  coups.  Voir 
Taqueler. 

Toque-mèrchau  [tçk  mçrsô  I,  P], 
s.  m.  —  Taquet.  Voir  Taquc-mèr- 
chau. 

Toquénâd  [tçkenâ  V],  s.  m.  — 
1»  Taquin.  Ç'ot  i  ~,  i  n'  leye  mi 
lés-ofants  tranquîles,  c'est  un  t.,  il 
ne  laisse  pas  les  enfants  tranquilles. 
2°  Mauvais  ouvrier. 

Toqueré  [tokrê'  I,  P],  s.  m.  — 
Voir  Taqueré. 

Toquetolon  [toktotô  I,  P],  s.  m. — 
Couvreur.     Voir  Taquetalon. 

Toquote  [tokot  V],  s.  f.  —  l»  Ins- 
trument qui  sert  à  presser  la  chou- 
croute dans  un  tonneau.  2°  Planche 
qui  sert  à  tasser  le  fumier  sur  la 
voiture.     Voir  Taquate. 

Toquou  [toku  V],  s.  m.  —  Celui 
qui  frappe.     -  d'  tambor. 

Torâd  [tprâ  V],  s.  m.  —  1»  Talus. 
2o  Tas.     -  d'  nôje,  t.  de  neige. 

Torat  [tçra  M,  N,  S,  toro  I,  P,  V, 
turç-turç  F],  s.  m.  —  Rouet.  Voir 
Boc,  ChîYc,  To.     Fig.  79,  80. 


Fig.  79. 

Bossât.      Beurdèle.     fVulate. 
Moyate.       Mèrionète.        Mèrchatc. 
Dcm'hale.    Codé. 

42 


TOR 


-     658 


TOR 


Fig.  80. 

Torbc  [tçrp  M,  I,  P,  A'],  s.  f.  - 
Tourbe. 

Torberîe  {Içrberhj  M,  I,  P  N\,  s. 
f.  —  Tourbière. 

Torbion  [lorbyô  M,  I\,  s.  m.  — 
Excrément  du  porc. 

Torche  [lors  V],  s.  f.  ~  Torche. 
Ne  se  rencontre  que  dans  l'expres- 
sion :  -  dé  giiéle,  t.  de  gueule 
(chose  bonne  à  manger). 

Torche  [tôTs  N],  s.  f.  —  Torche. 
Voir  Toiirche. 

Tôrcheu,  Torchi  [lôTsce  N,  tçrsi S], 
V.  tr.  —  1"  Torcher.  Voir  Toiirchcu. 
2"  adj.    Mal  habillé, 

Torchon  \tô"rsô  N],  s.  m.  —  Tor- 
chon.    Voir  Toûrchon. 

Tordu  [tordii  Hombas],  s.  m.  — 
Mécanisme  pour  serrer  la  perche 
(Pirche)  d'une  voiture  chargée. 

Torèssc  |/prç.s  l'],  s.  f.  —  Terreau. 

Torier  \lçrye,-yœ  V],  v.  inlr.  — 
Enrager.     Fcre  -,  faire  e. 

Torire  [tonr  M  ],  s.  f.  —  Sœur 
touricre. 

Torlokè  [lorlokç  V],  s.  m.  —  Fre- 
luquet. 

Tornant  [lornà  F],  s.  m.  —  Lanière 
de  fouet. 

Tornante  [lomât  M,  /],  s.  f.  — 
Retourne,  au  jeu  de  cartes. 

Tornâye  [lornâi/  F],  s.  f.  —  Tour- 
née.    Voir  Tonâye. 


Tornè'  [tçrnçi  .  .  P,  F],  v.  tr.  — 
Tourner.    Voir  Toner. 

Torniquct  \tornikç  M,  I,  P,  X],  s. 
m.  —  Tourniquet. 

Tornou  \tornu  .  .  M,  I,  P,  turnow 
F\,  s.  m.  —  Tourneur. 

Tornûrc  \lçrnûr  M,  I,  liirniir  F\, 
s.  f.    —    Mensonge.     Voir  Retonûrc. 

Torot,  voir  Torat. 

Tort  [lôT  N,  tôr,  S\,  s.  m.  —  Tort. 
Voir  Toûrt. 

Tortc  \lçrl  P\,  s.  f.  —  Tourteau 
(marc  des  graines  des  plantes  olé- 
agineuses).    Voir  Totc. 

Torté  Itorlè'  M,  I,  P,  tiirtê  F\,  s. 
m.  —  Gâteau. 

Tortis,  voir  Tortus. 

Tortiére  [Içrlyêr  M,  \,  InrlTr  S], 
s.  f.  —  Tourtière. 

Tortion  Itortyô  M,  I,  P,  F.  A',  S), 
s.  m.  —  Morceau  ;  quantité.  'L  èvale 
i  bwin  ~  d'  pin,  il  avale  un  bon 
morceau  de  pain.  \ate  vèche  èvale 
i  bwin  ~  d'èrbe,  notre  vache  avale 
une  bonne  quantité  d'herbe. 

TortorèlG  [Içrlorel  S,  Y],  s.  f.  — 
Tourterelle.     Voir  Teurterèle. 

Tortot  |/or/o  gén.  (tiiriu  F)],  adj.  et 
pron.  indéf.  -  l"  Tout,  toute;  tous, 
toutes. 

Tortos  lés  bèrjis  don  monde  meiir- 
rint,  f  n'èril'rins  m'  seul'manl  eune 
hoiilète,  tous  les  bergers  du  monde 
mourraient,  nous  n'hériterions  seule- 
ment pas  une  houlette  (nous  n'avons 
pas  de  chance').  J'  f'râ  loriot  ç'  que 
f  poûrâ,  je  ferai  tout  ce  que  je 
pourrai.  —  J'â  vu  lortos  lés  cis  que 
v'ninl,  j'ai  vu  tous  ceux  qui  ve- 
naient S.  2"  Tout,  employé  absolu- 
ment. ./'  è  dit  -,  j'ai  dit  tout  Y. 
3"  adv.  Tout  à  fait,  entièrement. 
Voir  Tortus,  Tout'. 

Tortouycr  [Içrhuje  V],  v.  tr.  — 
1"  Hroycr.  2"  v.  intr.  Bavarder. 
Voir  Tatouyeu. 

Tortus  \torlû  M,  I,  P,  N,  tutû  F, 
torlù-lçrti  S,   tçrti    Y],  pron.  indéf. 


TOS 


-     659 


TOT 


—  Tous,   toutes.    Lés  vol  tords,  les 
voilà  tous,  toutes.  Voir  Tortot,  Tout'. 

Tosè  [toze  Y],  v.  tr.  —  Battre. 
Voir  Tascr. 

Toseler  [tçzlêi  .  .  M,  I,  P,  \,  S\, 
V.  tr.  —  1"  Tondre,  tailler  une  haie 
ou  un  arbre;  élaguer,  ébrancher, 
couper  le  sommet.  On  dit  aussi 
Toser,  dans  le  même  sens.  I-n-âbe 
loselé,  un  arbre  à  la  tête  coupée. 
Voir  Toser.    2°   Tondre  les   brebis. 

Toselîre,  Toselûre  [toztir-tozlur  S\, 
s.  f.  —  Brins  de  haie  coupée  à  la 
tondeuse. 

Toser  [tçzêi  .  .  M,  I],  v.  tr.  — 
Tondre,  tailler.     Voir  Toseler. 

Toséyc  [tozêij  V|,  s.  f.  —  Volée 
de  coups.    Voir  Taséye. 

Tosîre,  voir  Tosiire. 

Tossâd  [tçsâ-tçsijâ  I,  P,  F],   s.  m. 

—  Enfant  qui  a  l'habitude  de  sucer 
son  pouce.     Voir  Tassâd. 

Tossâd  [tçsâ  V],  s.  m.  —  Suçon 
composé  de  mies  de  pain,  addi- 
tionnées de  sucre  et  liées  dans  un 
petit  morceau  de  toile.  On  dit 
aus.si  Tossote. 

Tossàte  {tosfd  V\,  s.  f.  ■%-  Vache 
qui  tète  les  autres  vaches. 

Tossé,  voir  Tossint. 

Tosse-kèyau   [tos   keyô    V],    s.    m. 

—  Lamproie  de  rivière. 
Toss(i)âd,  voir  Tossâd. 

Tossiè  [tosij^  .  .  I,  P,  F,   V],  v.  tr. 

—  Téter.     Voir  Tassieu. 

Tossint  [losê  gén.  (tçsê'  P,  tusë  F)], 
s.  f.  —  La  Toussaint.  Auslant  d'  rjrins 
d' miats  minjeus  è  le  ~  ,  auslant  d'âmes 
dèlivrâges,  autant  de  grains  de  millet 
mangés  à  la  T.,    autant  d'âmes  dé- 
livrées. 
Auss'toût  que  le  Tasse'  ot   venowe, 
Tè  deûs  quitb  le  chèrowe. 
Aussitôt  que  la  T.  est  venue,  tu  dois 
quitter  la  charrue. 
È  le  Tossë',  lés  blés  deûnent  été  semè's 
Et  tortos  lés  fruts  rantrè'S. 


A  la  T,.  les  blés  doivent  être  semés 
et  tous  les  fruits  rentrés. 

De  le  Tassé'  è  le  fin  d'  VÈvant, 

N-ij  è  jèmâs  trop  d' pioûve  ni  d'  vant. 
De  la  T.  à  la  fin  de  l'Avent,  il  n'y 
a  jamais  trop  de  pluie  ni  de  vent  P. 

Tossiou  \tQsyn  .  .  I,  P],  s.  m.  — 
Celui  qui  tète.    Voir  Tassiou. 

Tossote,  voir  Tossâd. 

Tosûre  {tozïir  .  .  M,  I,  P,  N,  tçzûr- 
tozïr  S,  tozlr  V],  s.  f.  —  Tonte 
d'une  haie,    d'un    arbre. 

TosQre  [tozûr  M],  s.  f.  —  Meur- 
trissure. 

Tôt  [to  gén.],  adj.  —  Tout.  -  beun', 
t.  bien  (aussi  bien).  ~  chèkîn,  t. 
chacun  ft.  le  monde).  Totèvau,  par- 
tout, tout  alentour.  -  pèr  lu  (leye), 
tout(e)  seule.  -  pyin,  t.  plein  (beau- 
coup). ~  d'  minime,  t.  de  même 
(en  effet).  ~  d'  hhute,  t.  de  suite.  - 
si,  d'  si  (tout  comme).  -  ink,  t.  un 
(indifférent).  Ce  m'at  ~  ink,  ça 
m'est  indifférent.  —  Tôt  drôhat,  par- 
tout; toi  bin,  t.  bien  (très  bien)  S. 
Toi  pyin  yeque,  t.  plein  de  choses. 
Totinnâr,  tout  à  fait  V.    Voir  Tout'. 

Tôt  \tô-tçw-tô';  S\,  s.  m.  —  Toit. 
Voir  Tit. 

Tôt  [tow  N,  tô  -  tôiv  S,  ta  V],  adv. 
—  Tôt.     Voir  Tout. 

Totambrès  [tçtâbrq  M,  /],  s.  m. — 
Pain  percé  au  milieu. 

Totaulâche,  Totaulâhhc  [tçtôlàs-to- 
lôlàx  .  ■  M,  I,  P,  N\,  loc.  adv.  —  Tout 
au  large  (partout).  Qu'  chèkin  hand- 
lèsse  d'uant  chenz  li,  i  frè  bé  d'  ~ , 
que  chacun  balaye  devant  chez  lui, 
il  fera  beau  partout.  Lé  grèhhe  ai 
bone  ~ ,  jusque  dans  la  t'pin,  la 
graisse  est  bonne  p.,  jusqu'à  (même) 
dans  le  pot  (la  soupe). 

Totchon  [totsô-tçtyô  S],  s.  m.  — 
Linge  entortillé.     Voir  Tokion. 

Tote  [tôt  M,  I,  tort  P],  s.  f.  — 
Tourteau,  masse  formée  du  marc 
des  graines  des  plantes  oléagineuses. 


TOT 


660 


TOT 


Toté  \tçtê'  I,  P],  s.  m.  —  Usten- 
sile de  cuisine.     Voir  Taté. 

Tôtieu  [tôtyœ  M,  N\,  v.  tr.  —  Tà- 
tcr,  manier. 

Totion,  voir  Totchon. 

Tôtif  [/Ô/7/  V\,  adj.  -  Hâtif. 

Toto  [loto  M,  /),  s.  m.  —  Pain 
(terme  enfantin). 

Totogne  [loton  M,  I,  P,  X],  s.  f. 
—  Taloche,  coup,  horion. 

Totpyin  [topyc  gén.  (litplen  F)], 
adv.  —  Beaucoup. 

Tou  [tu  F],  s.  f.  —  Tour.  Voir 
To. 

Toubac'  Itubak  F\,  s.  m.  —  Tabac. 
Voir      Tobèc'. 

Toucè  \tiise-tusi  F],  adv.  —  Ici. 
Voir  Toceu. 

Touche  [lus  F],  s.  f.  —  Touche. 
Voir  Toche. 

Touchi  [tusi  .  .  F,  S,  Y],  v.  tr.  — 
Toucher.    Voi  Tocheu. 

Toûde  [tût  Bue,  F],  v.  tr.  — 
Tordre.     Voir  Tiide. 

Toufant  [tufà  F\,  adj.  —  Étouffant. 
Voir  Tofant. 

Toufât  [lufà  .  .  M,  I],  s.  m.  — 
Tarte  au  lait  et  aux  œufs. 

Toufâyc  [tufây  F],  s.  f.  —  Étouffée. 
Voir  Tofâye. 

Toufyi  [tufyi  F],  v.  tr.  —  Étouffer. 
Voir  Tofieu. 

Toûgnâd  [tûnà  .  .  M,  I,  P,  F,  tô"- 
nâ-tûna  N,  tôùà  .  .  S,  V[,  s.  m.  — 
1°  Qui  a  le  cou  de  travers;  qui  re- 
garde de  travers;  qui  n'agit  pas 
franchement,  sournois,  dissimulé; 
indécis,  irrésolu;  têtu;  borné.  Voir 
Loûgnâd.  2"  Boudeur.  I  fat  /'  -, 
il  fait  le  boudeur  (il  boude).  3»  Qui 
est  difficile  pour  la  nourriture. 

ToQgnâye  [tùnây  .  .  M,  I,  P,  tô"- 
này-tûnây  \\  Içnây  S],  s.  f.  —  Coup, 
taloche  ;  rossée.  L'  è  r'çu  eune  - , 
il  a  reçu  une  volée  de  coups. 

Toiigneu  [tûfice  M,  I,  P,  tônœ-lô"- 
nae-tûnœ  N,  t6ne,-yce  V|,  v.  tr.  — 
Donner  des  coups;  cogner;  frapper. 


Toûgneùz  v'  vôèr,  vas  dous',  mâs  n'  vos 
fèyeûr  pwint  d'  niau,  colletez -vous 
voir,  vous  deux,  mais  ne  vous  faites 
pas  de  mal.  2"  v.  intr.  Tourner  le 
cou  sournoisement  ;  manquer  de 
franchise. 

Toûhhate  [tû^at  M,  tô^x^t  -  tûxat 
K\,  s.  f.  —  Petite  torche  de  paille. 
Voir  Tohhatc. 

Toujous  [tuju  F],  adv.  —  Toujours. 
Voir  Tojos. 

Toula  [tula  F|,  adv.  —  Là.  Voir 
Tolè. 

Toulipe  [tulip  M,  I,  P,  N,  S,  V], 
s    f.  —  Tulipe. 

Touna'  [tuna'  F],  v.  intr.  —  Ton- 
ner.    Voir  Tuner. 

Tounàre  [tunûr  F],  s.  m.  —  Ton- 
nerre.    Voir  Toneûrc. 

Toûne  [tûn  M,  /),  s.  f.  —  Maillet 
très  lourd. 

Touné  [tunê  F),  s.  m.  —  Ton- 
neau.    Voir  Toné. 

Touncli  [tunli  F\,  s.  m.  —  Ton- 
nelier.    Voir  Toneli. 

Toûncûs  [tûnœ  I,  P\,  s.  m.  —  Pied 
de  cornier. 

Toupes  [tup  F\,  s.  f.  pi.  —  Étoupes. 
Voir  Topes. 

Toupeunc  [tupœn  M,  N],  s.  f.  — 
SoufTlet,  gifle. 

Toupie  [tupJy  M,  I,  P,  F[,  s.  f.  - 
Femme  méchante,  acariâtre. 

Toûrche  [lûrs  A/,  /,  P,  F,  tûrs-tô-rè 
N,  tôx  S\,  s.  f.  —  1»  Torche.  2»  Rou- 
leau de  linge  qu'on  vient  de  tordre. 

Toûrcheu  [lùrsœ  .  .  M,  I,  P,  F, 
tô^rsœ-  lûrsœ  N,  tçrsi  S\,  v.  tr.  — 
1"  Torcher,  essuyer  avec  un  torchon; 
frotter.  Toûrche  i  pou  le  tauye, 
essuie  un  peu  la  table.  S'  ~  /'  bèc, 
se  t.  le  bec  (se  régaler  chez  autrui 
sans  lui  rendre  la  pareille).  2"  Ha- 
biller. 'L  at  byin  toûrcheu,  il  est 
bien  mis. 

Toûrchon  [lûrsô  M,  I,  P,  F,  tô-rsô- 
tûrSô  N,  tçxô  S,  tosô  V],  s.  m.  — 
1°   Torchon.     T'es    r   ^    au  t'pin. 


TOU 


661 


tu  as  le  t.  au  pot  (tu  arrives  trop 
tard,  la  vaisselle  qui  a  servi  au 
repas  se  trouve  déjà  dans  le  pot 
pour  être  lavée).  Lo  fa  al  au  ~, 
le  feu  est  au  t.  (le  t.  brûle,  il  y  a 
de  la  brouille  dans  le  ménage).  2° 
Femme  sale. 

Toûrde  [tûrl  F\,  v.  tr.  —  Tordre. 
Voir  Tiîde. 
Tourèt,  voir  Tourot. 
Tourlarigôle  (è)    [tnrlârigôl    .  .    S, 
V\,  loc.  adv.    —   A   tout    propos,    à 
tout  moment.     /  fèl  le  fêle   è    - ,   il 
fait  la  fête  (il  s'amuse)  à  tout  propos. 
Tourlourète  [lurlurçt  M\,   s.    f.    — 
Jeune  étourdie. 

Tourna'  [turiiœ  F,  turnçi  P],  v.  tr. 
—  Tourner.     Voir  Toncr. 

Tournant    [turnà  M,  I,  P,   F\,    s. 
m.  —  Lanière  du  fouet,  du  lléau. 

Tournâyc     [tiirnâij    F\,    s.     f.     — 
Tournée.    Voir  Tonâye. 

Tournipe  [lurnip  S,    V],   s.    f.    — 
Betterave.     Voir  Disètc,  Lisète. 

Tournisse  [turnis  F],  adj.  —  Qui 
a  le  vertige.  Voir  Tonisse.  A  Metz, 
les  vieux  disent  Tournisse  et  ne 
connaissent  pas  d'autre  expression. 
Tournure  [lurmir  F],  s.  f.  —  Guide 
(régulateur  de  la  charrue^.  Voir 
Tonûre. 

Tournure  [turnûr  F],  s.  f.  —  Men- 
songe.   Voir  Tornîire. 

Tournow  [lurnçw  P],  s.  m.  — 
Tourneur.    Voir  Tornou. 

Toûrossc  [tûrçs  V],  s.  f.  —  Celle 
qui  tue. 

Tourot  [larç-turç  F],  s.  m.  — 
Rouet.    Voir  Torat. 

Toûrt  [lûr  M,  I,  P,  F,  tôT-lûr  N, 
lôr-lôT  S],  s.  m.  —  Tort.  De  ~ 
an  Irèvés,  de  t.  en  travers  (sans 
raison).  Lo  çu  qu'  n'ai  m'  tolè  è 
tojos  -,  celui  qui  n'est  pas  là  a  tou- 
jours tort.  /  -  byin  d'fandu  vaul 
mieus  lo  pus  sovanl  qu'i  bwin  dreûl 
mau  sot'na,  un  t.  bien  défendu  vaut 


TÔU 

mieux  le   plus  souvent  qu'un   boii 
droit    mal  soutenu. 
Tourtâwc,  voir  Tourtowe. 
Tourte  [turlê  F],  s.  m.  —  Gâteau. 
Voir  Torté. 

Tourtîre  [hirrir  S],  s.  f.  —  Tour- 
tière.    Voir  Tortiére. 

Tourtourèlc  [turturçl  .  .  P,  S,    V\, 
s.  f.  -  Tourterelle.   Voir  Tcurterèlc. 
Tourtout  \lurlu  F\,  adj.  indéf.    — 
Tout.     Voir  Tortot. 

Tourtowe  [lurlçiv  -  turlâw  M,  N, 
Inrlçw  I,  P\,  s.  f.  —  Pain  long  très 
léger  dont  on  se  sert  pour  tremper 
la  soupe.  A  Metz,  on  l'appelle  Tortue. 
Tourtus  \turtû  F],  pron.  indéf.  — 
Tous.    Voir  Tortus. 

Tousèt,  Tousot  [luzq-  luzç  F\,  s. 
m.  —  Croûtes  qui  se  forment  sur 
la  tête   des   petits  enfants. 

Toussét  [tusë  F\,  s.  f.  —  Tous- 
saint.    Voir  Tossint. 

Toussi  [lusi  F\,  v.  intr.  —  Tousser. 
Voir  Teussieu. 

Tout'  [lut  gén.],  pron.  ind.  —  l''Tout, 
toute,  tous,  toutes.  Is  sonl  lout's 
beun'  conUmts,  ils  sont  tous  bien 
contents.  2"  adj.  ind.  Tout's  lés-omes, 
tous  les  hommes.  —  È  lout',  à  t. 
(tout  à  fait)  V.  Voir  Tôt,  Tortot, 
tortus,  Toutus. 

Tout  {ta  M,  I,  la-lçiu  P,  tû-lçiu 
N,  lô-tô''-lçw  S,  15  V],  adv.  —  1» 
Tôt.    2»  Bientôt. 

Toûtâd  [tûta  M\,  s.  m.  —  Nigaud, 
sot. 

Toûtâd  [latà  .  .  M,  N,  S\,  s.  m.  — 
Gâteau  grossier  fait  avec  des  res- 
tes de  pâte. 

Toûtâte   [tûtal   .  .   M,  I,  P],    s.  f. 

—  Corne,  trompe.     Lo  hèdi  an   va 

èva  se    -,   le   berger   s'en   va   avec 

sa  trompe. 

Toute  {tulëi  I],  s.  m.  —  Tourte. 

Toûter    [lûlêi  .  .  M,  I,  P,   F],   v. 

intr.  —   Sonner  de   la    trompe,    de 

I  la  corne.     Se  dit  surtout  du  berger. 

I  Lo    hèdi    va    loûtanl,     lâcheûz   vas 


-     662 


TOU 


TRft 


bèrbis,  le  berger  va  sonnant  de  la 
trompe  (sonne  la  trompe),  lâchez 
vos  brebis. 

Toutouye  [tutuy  F],  s.  f.  —  Volée 
de  coups. 

Toutplèn',  voir  Totpyin. 

Toutus  |/ii/û  M,  I,  P],  pron.  — 
Tous.     Voir  Tout'. 

ToQtu  [/û/(ï  M,  I,  P],  adj.  -  Tor- 
tueux; qui  manque  de  franchise,  de 
loyauté. 

Toûwc-boûs  llûw  bû  M,  I],   s.    m. 

—  Cognée  (grosse  hache  de  bû- 
cheron). 

Toîîwe-chîn  [tûwsî  M,  S,  V,  tûwsî- 
tçivsî  I,  P,  N\,  s.  m.  —  Repas  que 
le  propriétaire  donne  à  ses  ouvriers 
quand  la  fenaison,  la  moisson,  la 
vendange  sont  terminées. 

Toûwe-poye  [tûw  poy  M,  I],  s.  f. 

—  Colchique  d'automne. 
Touwer  \t(u)wê'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 

Tuer.  -  /'  chin,  t.  le  chien,  donner 
le  repas  nommé  Toûwe-chîn.  'L 
an-n-ateût  corne  louwé,  il  en  était 
comme  tué  (il  était  abasourdi,  stu- 
péfait). 

Toûwerèye  [tûwrçy  M],  s.  f.  — 
Abattoir.     Voir  Tûcrîe. 

Touwéson  [l{ii)wêzô  M,  /),  s.  f.— 
Action  de  tuer,  d'abattre.  Quand' 
Je  f'rans  le  ~  d'  nale  p'hhè,  v'an-n- 
èrcûz,  quand  nous  tuerons  notre 
cochon,  vous  en  aurez. 

Touwou  [tii{w)u  .  .  gén.),  s.  m.  — 
Tueur. 

Touyes  \tuy  gén.  {tôy  V)\,  s.  f. 
pi.  —  Chaume  (tiges  de  céréales  qui 
restent  sur  pied  après  la  moisson). 
Lo  bwin  lams  sus  lés  -,  le  bon 
temps  sur  les  c.  (il  fait  beau  quand 
le  cultivateur  n'en  a  plus  besoin). 
Voir  Toyon. 

Touyon  \luyô  V],  s.  m.  —  Grand 
chaudron  qui  sert  ù  faire  cuire  des 
pommes  de  terre,  des  betteraves, 
etc.,  pour  les  bêtes.  Je  fons  kére 
los  les  l'os  in    -   pou  nos  couchons, 


nous  faisons  cuire  tous  les  jours 
une chaudronnée  pour  nos  cochons. 

Touyote  \luyot  V|,  s.  f.  —  Personne 
qui  met  tout  en  désordre. 

Tovon  |/p('ô  V),  s.  m.  —  Taon. 
Voir  Tawon. 

Towe-chîn,  voir  Toûwe-chtn. 

Towon  \lowô  I,  P,  F\,  s.  m.  — 
Taon.     Voir  Tawon. 

Towdu  [tou>dû  Novéant],  part.  pass. 

—  Tordu.    Voir  Tûde. 

Towtus  \towlu  I,   P\,  adj.  —  Tor- 
tueux. 
Toye   [loy   I,   P,  F,   tôy    V\,  s.   f. 

—  Taie  d'oreiller.    Voir  Taye. 
Tôycs,  voir  Touyes. 

Toyon  \tpyô  V],  s.  m.  —  Tige  du 
chanvre  dépouillée  de  ses  filaments. 
Voir  Tèyon. 

Toyotc  [toyçl  I,  P,  F,  V\,  s.  f.  — 
Petite  taie.     Voir  Tayatc. 

Trâbac  (sus)  [trâbak  .  .  S,  Irêbok 
V|,  loc.  adv.  —  N'est  guère  usité 
que  dans  la  locution:  Lo  dmle 
cbeut  tojos  sus  -,  le  diable  tombe 
toujours  sur  t.  (le  malheur  pour- 
suit toujours  son  homme). 

Trâbc  [trop  S,  trop  V],  s.  m.  — 
Trèlle  sauvage. 

Trabouchat  [trabusa  S],  s.  m.  — 
Croc   en  jambe.     Voir  Trebeuchat. 

Trabouchi  [trabusi  S],  v.  intr.  — 
Trébucher.     Voir  Trcbeucheu. 

Trace  [triis  .  .  S,  V],  s.  f.  —  Trace. 
Voir  Trèce. 

Trachâye  [trasày  -  traèêy  M,  N, 
trosfiy-trosëy  I,  P,  F,  trosî(y)  S,  V], 
s.  f.  —  1"  Touffe  ;  poignée.  Vè  l'an 
cbarcbeu  eune  -  d'èrbe,  va  -  t'en 
cherclicr  une  poignée  d'herbe.  2» 
Assemblage  V. 

Trachcu  [trasœ  M,  Irçsq  .  .  I,  P, 
F,  S,  V\,  v.  intr.  —  Taller.  Se 
dit  volontiers  du  blé;  devenir  dru. 
Nalc  bié  n'ai  m'  pas,  mus  i  trach- 
rè  au  prinlams,  notre  blé  n'est  pas 
épais,  mais  il  deviendra  dru  au 
printemps. 


TRR 


663 


Trader  [Irâsye  V],  v.  intr.  —  Pas- 
ser et  repasser  souvent  au  même 
endroit. 

Trâgnat  [traiia  .  .  S],  s.  m.  —  Im- 
pression de  serrement  de  gorge 
qu'on  éprouve  en  mangeant  qqch. 
d'acide. 
Trâgnè,  Trâgni,  voir  Trangneu. 
Trâhh  [trûx  V],  adj.  num.  card.  — 
Trois.     Voir  Treûhh. 

Trâhiéme  [trâxyem  V],  adj.  num. 
ord.  —  Troisième.  Voir  Treûhieume. 
Trâhou-d'  bique  [trà-fu  d  bik  .  . 
M,  /],  s.  m.  —  Celui  qui  trait  la 
chèvre  (homme  qui  fait  les  travaux 
du  ménage). 

Trambe  \lràp  gén.  (trop  V)],  s.  m. 
et  f.  —  Tremble;  souvent  aussi 
bouleau. 

Trambeuymant  [Irâhœymâ  M,  jV, 
tràbeymà  I,  P,  tràblmà  S\,  s.  m.  — 
Tremblement,  ordinairement  en  par- 
lant de  choses. 

Trambiate  \tràbyat  M,  N,  Iràbyçl  I, 
P],  s.  f. —  Tremblement;  Frisson;  peur. 
Trambieu  [Iràbyœ  .  .  gén.),  v.  intr. 
—  Trembler.      ~   de    tout   s'  cours, 
t.  de  tout  son    corps   (de    tous   ses 
membres).     /  Irambeuye  corne   eurte 
poye   qu'   è  vu    /'    halere,  il  tremble 
comme  une  poule  qui  a  vu  la  buse 
(il  a  grand  peur).    -  corne  i  fromeje 
de  p'hhé,  trembler   comme   un   fro- 
mage de  cochon.    /  n-y  è  dés  pwéres 
è  note  pwéri   è  fâre   ~,    il  y   a    des 
poires  à  notre  poirier  à  faire  t.  (il  y 
en  a  une  grande  quantité). 
Trambiote,  voir  Trambiate. 
Trambiou  [tràbgu  .  .  M,  I,  P,  N, 
tràblâ  F\,  s.  m.  —  Celui  qui  tremble. 
Trambiûre  [trâbyùr  .  .  M,  I],  s.  f. 
—     Tremblement;    peur,     crainte, 
frayeur,  épouvante.     A  Metz,  on  di- 
sait anciennement  Trambiûre. 
Tramblâd,  voir  Trambiou. 
Trambiûre,  voir  Trambiûre. 
Tramoussi  [tramusi  F],   v.   tr.    — 
Contrarier.    Voir  Trimousscr. 


TRK 

Trampâyc,  Trampe  [trâpày  . .  trâp 
gén.],  s.  f.  —  1°  Averse.  2"  Volée 
de  coups,  correction. 

Tramper  [tràpêi  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Tremper.  V  n'èveûz  m'  b'san 
d'  mate  vate  vante  ~,  vous  n'avez 
pas  besoin  de  mettre  votre  ventre 
t.    (attendre    un    plaisir    prochain). 

Trampète  [Iràpet  M,  I,  P,  N\,  s. 
f.  —  Pain  qu'on  trempe  dans  du 
vin  ;  mouillette  pour  manger  les 
œufs  à  la  coque. 

Tramûre  [tramiir  F],  s.  f.  -  Tré- 
mie de  moulin.     Voir  Trèmûre. 

Tramwès  [tramwe  M,  1,  N \,  s.  m. 

—  Trémois,      mélange     d'orge    et 
d'avoine. 

Tranchant  [trâsâ  M,  /,  P,  X,  trùsœ 
S,  tràsë  V\,  s.  m.  —  Tranchant,  fil 
d'un  couteau,  etc. 

Tranchât  \lràsa  M,  N,  tràsç  I,  P\, 
s.  m.  —  Tranchet. 

Tranche   [tràs  Atttilloncort),   s.  f. 

—  Petit  repas  que  faisaient,  en 
plein  air,  le  soir,  les  petits  pâtres, 
l'un  des  premiers  dimanches  qu'ils 
allaient  aux  champs  avec  les  che- 
vaux. Voir,  pour  de  plus  amples 
détails.  Annuaire  de  la  Société  d'his- 
toire et  d'archéologie  lorraine,  1913, 
p.  114. 

Tranche  [tràs  M,  I,  P,  N,  triyâs 
S,   V],  s.  f.  —  Tranche. 

Tranché,  voir  Tranchant. 

Tranchéje  [tràsës  .  .  M,  I,  P,  N, 
tràsi(y)  F,  S,  V\,s.L  —  1"  Tranchées 
(coliques  très  aiguës).  2"  Excavation 
longitudinale,  à  ciel  ouvert  S. 

Trancheûs,  voir  Tranchant. 

Tranchie,  voir  Tranchéje. 

Tranchot,  voir  Tranchât. 

Trangnat  [tràna  M],  s.  m.  —  Fro- 
mage de  ménage  préparé  avec  du 
lait  caillé,  poivré  et  salé  sur  les  faces 
et  les  côtés.     Voir  Guèytn. 

Trangnemant  [trànmà  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Strangulation. 


TRft 


664     — 


TRA 


Trangncu  [trânœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
tràyyi-i;stràla'  F,  trôni-tràoni-trâni- 
trâoneS,  lrânçV],\.  tr.—  1"  Ktrangler. 
Tés  eune  vives  come  in  rossignol  que 
trâgne  i  chwâ,  tu  as  une  voix  comme 
un  rossignol  qui  étrangle  un  cheval 
S.  2"  Avaler.  'L  è  tout'  trangneii, 
il  a  tout  avalé.    3"  Surfaire  qqn. 

Tranguyi,  voir  Trangncu. 

Tranke  [tràk  V],  s.  f.  —  1»  Tranche. 
2»  Grand  morceau.  Ene  ~  dé  pin, 
un  grand  morceau  de  pain. 

Tranlai,  voir  Trangneu. 

Trantchile  [trâtsil  Château-Voué], 
adj.  —  Tranquille. 

Trantran  [trâtrà  M,  I,  P],  s.  m.  — 
1"  Traintrain  ;  usage;  routine  des  af- 
faires. 2»  Train  de  la  maison  et, 
par  extension,  toutes  les  issues,  les 
coins  et  recoins. 

Lo  ça  que  v'neût  le  veûr   lo  pus  so- 
lvant, 
De  se  mauhon   i   con'cheût    bèn'   lés 

[Irantrans. 
Celui  qui  venait  la  voir  le  plus  sou- 
vent, de  sa  maison  il  connaissait 
bien  les  recoins.  Jaclot,  1853,  p.  19. 

Tran'wo  [Iranwç  N],  v.  tr.  — 
Étrangler.     Voir  Trènower. 

Trap  [tra  M,  N,  tro  I,  P,  F,  S,  ^  \, 
adv.— Trop.  -  byin(beun'),heaucoup, 
énormément  ;  violemment.  Fèyeûz 
r  trap  byin  fratè  pè  nale  F'iipe  Mi- 
tonau,  faites  le  beaucoup  frotter  par 
notre  Philippe  Mitonneau  (faites  le 
rosser).  La  Famille  ridicule,  I,  1,  20. 

Trapc  [Irap  S],  s.  f.  —  Trappe. 
Voir  Trèpc. 

Trapc  [trap  S,  trop  V],  adj.  — 
Trapu.  Lés  couchons  que  sont  ~ , 
gréhhont  mes  qu'  lés-âtes,  les  cochons 
qui  sont  gros  et  courts  engraissent 
mieux  que  les  autres. 

Trâpîd  [trâpT  S],  s.  m.  —  Trépied. 
Voir  Treïipicud. 

Trâpwès  [trâpwç  S],  s.  m.  —  Em- 
barras.    Voir  Traupwès. 


Traque  [Irak  S\,  s.  f.  —  Battue. 
Voir  Trèque. 

Traqué  [trake  .  .  S],  v.  tr.  — 
Traquer.     Voir  Trèqucr. 

Traquou  [Iraku  M,  iV,  trçku  .  .  I, 
P],  s.  m.  —  Troqueur,   brocanteur. 

Traquou  [traku  .  .  S,  F\,  s.  m.  — 
Truqueur.     Voir  Trèquou. 

Trârassc  [tràras  M,  X],  s.  f.  — 
Gros  robinet  de  cuve.  Il  est  difTérent 
des  robinets  ordinaires. 

Trârc  {trâr  .  .  gén.  [trêr  V)],  v.  tr. 
—  1"  Tirer,  par  ex.  du  vin  au  ton- 
neau. Heurlin  .  .  .  s'an  va  trâre 
don  vin  èl  fat  rinciè  les  wéres,  H.  s'en 
va  tirer  du  vin  et  fait  rincer  les 
verres.  G.  H.,  IV,  196.  2»  Traire. 
A  Moulins-lès-Metz,  où  le  patois  a 
disparu,  l'r  était  bilabial.  On 
prononçait  tvâue  (traire),  comme  on 
disait  vâhon  (raison);  chèvoiv  ('char- 
rue), /ace  (faire),  lîwje  (large) 
(d'après  plusieurs  personnes). 

Trâs  [trâ  Y],  adj.  num.  —  Trois. 
Voir  Treûhh. 

Trasè  (/rarç  .  .  S),  s.  m.  —  Petit  las 
de  foin.     Voir  Trcsé. 

Tràt  [trâ  Y],  adj.  —  Étroit.  Voir 
Trcût. 

Trât  \trà  .  .  gén.],  s.  m.  —  1»  Longe 
de  corde  ou  de  cuir;  d'ordinaire 
chaîne.  -  d' sa?/.  Voir  Ché.  2"  Trait; 
coup.  Tôt  d'i  ~ ,  tout  d'un  t.  S"  Quan- 
tité de  liquide  qu'on  boit  sans 
prendre  haleine.  I  ~  d'  vin,  un  t. 
de  vin.  4"  Épidémie  bénigne  (sorte 
de  catarrhe).  Voir  Cohh,  Rinne. 
5"  Salaire  mensuel  du  berger,  qu'il 
allait  autrefois  toucher  de  maison 
en  maison. 

Trât-brése  [trà  brcs  M],  s.  m.  — 
Tisonnier. 

Tralchi  [tratii  S,  trçtyç,-yœ  V], 
v.  intr.  —  Tituber. 

Trâtchi,  voir  Trâticu. 

Trât  d'  chfti  [trà  t  si .  .  S],  s.  m.  — 
Chèvrefeuille  sauvage. 


TRH 


-     665     - 


TRR 


Trate  [Irai  M,  N,  trçt  I,  P,  F,  S, 
V],  s.  f.  —  Course. 
Trâte  {tràt  .  .  gén.  (1res  V)],  s,   f. 

—  1°  Ce  que  l'on  tire  en  une  fois. 
Eime  ~  d'àwe,  quantité  d'eau  que 
l'on  tire  en  puisant  une  fois;  quantité 
de  lait  qu'on  a  trait  en  une  séance. 
J'èvans  malé  le  ~  d'aumètîn  èva 
le  çu  d'èlènut,  nous  avons  mêlé  la 
t.  du  matin  avec  celle  du  soir. 
2°  Traite,  course. 

Trâte  [tràt  .  .  gén.],  s.  f.  —  Éche- 
veau. 

Tratè  [tratç'  .  .  S],  s.  m.  —  Tréteau. 
Voir  Trèté. 

Trâtclat,  Trâtclot  [tràtla  .  .  S,  trâllç 
V\,  s.  m.  —  Entonnoir.    Voir  Trâtu. 

Tratcr  [tralê'  .  .  M,  N,  trçtç  .  .  I, 
P,  F,  S,  V],  v.  intr.  —  Trotter; 
courir.     Voir  Lacheu. 

Trâteiî,  voir  Trâtu. 

Trâtieu  {trâlycp  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
tràtsi-trâtyi  S,   trâtye,-yœ  V],   v.   tr. 

—  Traiter.  -  è  pivint,  t.  à  point 
(bien  t.);  t.  en  donnant  qqch.  de 
bon  à  boire  et  à  manger.  Nos  wè- 
sîns  trâtiont  aivodé,  is  fèyont  lés  hàts, 
nos  voisins  traitent  (reçoivent)  au- 
jourd'hui, ils  font  les  fiers. 

Trâtu  [tràtû  .  .  M,  I,  P,  N,  trâlœ  S], 
s.  m.  —  Entonnoir.     Voir  Trâtelat. 

Dans  la  berceuse  suivante,  Trâtu 
a  apparemment  une  autre  signifi- 
cation, que  je  ne  puis  encore  expli- 
quer: 

Trâtu,  bonsu. 

Le  neûre  vèche  at  an   vaye  au  rut 

Qwére  è  bwere  è  ses  vwèsîns. 

Trâtu,  bonsa. 

Lés  çus  qu'  sont  dans  l'âte, 

Is  minj'ront  d'  le  làte  ; 

Lés  çus  qu'  sont  dans  l'cwin  don  fu, 

Is  minj'ront  dés-yeus  tôt  crus. 
Trâtu,  bonsu. 

Le  neûre  vèche  ne  r'vyinrè  pus. 
Trâtu,    bonsoir,  la    noire  vache  est 
en  chemin  (allée)  au  rupt  chercher 
à  boire  à  ses  voisins.    Trâtu,   bon- 


soir, ceux  qui  sont  dans  l'àtre,  ils 
mangeront  de  la  tarte;  ceux  qui 
sont  au  coin  du  feu,  ils  mangeront 
des  œufs  tout  crus.  Trâtu,  bonsoir. 

D'après  M.  de  Westphalen,  la 
vache  noire  serait  le  nuage  symbo- 
lisé ;  elle  représenterait  une  ancienne 
divinité,  puis  l'animal  qu'on  lui  con- 
sacrait; plus  tard,  cette  divinité  au- 
rait été  assimilée  à  sainte  Brigitte. 
De  nos  jours  encore,  les  habitants 
de  Huy  (Belgique)  viennent  caresser 
cette  vache  noire  exposée  au  côté 
de  la  Sainte  dans  l'église  Saint-Remy. 
Cette  vache  est  censée  amener  la 
pluie  qui  féconde  les  champs  des 
voisins  (habitants^,  leur  procurant 
ainsi  l'abondance  et   la   prospérité. 

Dans  l'église  de  Freyming  (Mo- 
selle), il  existe  un  pèlerinage  à 
sainte  Brigitte;  sur  l'autel,  on  y 
voit  la  Sainte  avec  sa  vache  noire. 

Trâtyi,  voir  Trâtieu. 

Trauchieu,  Trauhhieu  [trôsyœ-trô- 
xyoe  .  .  M,  I,P,N],  V.  tr.  —  Chercher 
çà  et  là. 

Traupieu  [trôpyœ  M],  v.  intr.  — 
Avoir  la  démarche  lourde. 

Traupwès  [trôpwç  M,  I,  P,  trâpwç 
S],  s.  m.  —  1"  Embarras;  encom- 
brement; remue-ménage.  2"  Enfant 
trop  curieux.  3"  Servante  malpro- 
pre ;  fille  de  mauvaise  vie. 

Travâye  [IravâyF],  s.  f.  —  Travée. 
Voir  Trèvâye. 

Travayi  [travayi  F],  v.  tr.  —  Tra- 
vailler.    Voir  Trèvèycu. 

Travèrséje  [travçrsês  .  .,S],  s.  m.  — 
Transvasement.     Voir  Trèvèrséjc. 

Traverser  [travçrsç  .  .  S],  v.  tr.  — 
Transvaser.    Voir  Trèvèrscr. 

Travûre  [travur  F],  s.  f.  —  Tra- 
vée.   Voir  Trèviîre. 

Trawâye  [trawây-trçwày  M,  N],  s. 
f.  —  Trouée. 

Trawéje  [trawës-trçwêS  M,  N],  s. 
m.  —  Action  de  trouer. 


TRH 


-     ééé     - 


TRE 


Trawelal  [traiula-lrowla  M],  s.  m. 

—  Pelle. 

Trawclon  [trawlô-trowlô  M\,  s.  ni. 

—  Pelle  dont  on  se  sert  i)our  la  ven- 
dange. 

Trawer  [trawê'-trçniê'  .  .  M,  S,  S\, 
V.  tr.  —  Trouer. 

Trawiate.Trawirc  [/ra  ivya  l-lroivyn  t, 
trawlr-trpunr  M,  \,  S\,  s.  f.  ~  Pares- 
seuse. 

Trawîre  [Irannr-trotvlr  M,  S'],  s. 
f.  — Trouée. 

Traye  [Iraij  M,  X],  s.  f.  —  Treille. 
Dieiunin  d'zos  le  ~ ,  ptihhe  et  ijâhhe, 
dormir  sous  la  t.  (en)  paix  et  (à  1") 
aise  (dormir  sur  ses  deux  oreilles). 

Trayc  \lray  .  .  M,  N],  s.  f.  — 
1"  Trèlle  hybride  (cette  herbe  a  la 
réputation  d'endormir).    2"  Troène. 

Trâyote  [trâijot  l'],  s.  f.  —  Pièce 
de  terre. 

Trâze  |//'(/.s  S|,  adj.  num.  card.  — 
Treize.     Voir  Trôze. 

Trâzîme  [Irtizîm  S\,  adj.  num.  ord. 

—  Treizième.     Voir  Trôzieume. 
Tré  \lrê'  P,  Irê  F\,  s.  m.  —  Paille. 

Voir  Trin. 

Trèbèchot,  voir  Trebeuchat. 

Trcbeuchat  [Irepsa  M,  N,  trqpso 
I,  P,  Intpsot  F,  Irabma-trepsa  S, 
trçbuso  V\,  s.  m.  —  1"  Croc  en 
jambe.  Bèijeu  i  ~,  faire  un  croc 
en  jambe.  2°  Marcotte  de  la  vigne  S. 

Trcbeucheu  [trepsœ  M,  N,  trçpse 
I,  P,  Ircbiisi- trilmlsi-lrupsi  F,  tra- 
busi- lirbusi  S,  Ivçbusyc   l'|,   v.  intr. 

—  Trébucher  ;  buter.  -  an  francès, 
t.  en  français  (parler  mal  le  fran- 
çais). Le  verbe  est  souvent  pro- 
nominal. Dans  le  patois  messin,  on 
entend  aussi  Treveucheu.  Voir 
Chevau. 

Trèbouchi,  Trèbuchi,  voir  Trcbeu- 
cheu. 

Trècc  [trçs  M,  X,  Iras  .  .  S,  V], 
s.  f.  —  Raie  que  le  faucheur  fait 
dans  un  pré  pour  le  délimiter. 


Trècequîn  [Irçskî  M],  s.  m.  — 
Instrument  pour  tracer  le  bois. 

Trèche,  voir  Trèhhe. 

Trècicu  {tresyœ  .  .  M,  I,  P,  X\, 
V.  tr.  —  1»  Tracer  2»  v.  intr. 
Marcher;  aller  et  venir. 

Trècote  |/rçA-p/  /,  P\,  s.  f.  -  Jar- 
retière.    Voir  Treucate. 

Trèfc  \lref  gén.|,  s.   m.    —   Trèlle. 

Trèfoyeu  \lrçfoyœ  .  .  M,  N,  Ircjoye 
I,  P],  V.  tr.  et  intr.  —  Farfouiller, 
tripoter. 

Trégnanl,  Trégnau,  Trégnèssc, 
Trégncu,  Trégnou,  Trégnu,  voir 
Tringnant,  Tringnau,  Tringnèsse, 
Tringneu,  Tringnou,  Tringnu. 

Trèhhe  (an)  [trçx  ■  .  M,  l,  X,  S, 
V,  trçx-tnx  P,  tris  F],  loc.  adv.  — 
1*  En  friche;  inculte.  Xa.i  rhéyons 
sont  an  ~,  nos  sillons  sont  en  f. 
2"  Inoccupé. 

Trèhhenè  [Irçyjiç  V],  v.  intr.  — 
Faire  les  ouvrages  du  ménage. 

Trèhhi  l/rçxi  l'|,  s.  m.  —  Traverse, 
poutre. 

Tréhhtîn  [Irexll  V|,  n.  i)r.  —  Tur- 
queslein,  vill.  de  l'arr.  de  Sarrebourg. 

Tréje  [1res  P,  F],  adj.  —  Étrange. 
Voir  Trinje. 

Trèji,  Trèju,  voir  Trcuji. 

Trèke  [trçk  P],  s.  f.  —  Trou  dans 
une  haie. 

Trèkegnatc,  Trèkègnotc  [lrçk(e)nat 
M,  X,  trek{ç)nol  I.  P\,  s.  f.  —  Su])- 
port  d'une  charrue. 

Trekcûse  [Irekœs  M,  X,  Irekiês  I, 
P],  s.  f.  —  Tricoises  ^tenailles  de 
maréchal). 

Trèknike  [Irçknik  M,  1],  s.  f.  - 
1"  (;iiicanc.     2"  Tripotage. 

TrÈmat  |/;ç/7in  M,  X,  S,  trçmo  I. 
P\,  s.  m.  —  Dévidoir  qui  sert  à 
garnir  de  lil  la  bobine  du  tisserand, 
pour  faire  la  trame. 

Trèmâye  {Iremày  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Céréales  étendues  sur  l'aire  pour 
être  battues.  On  appelle  cette 
opération,  dansle  Vosgien.Mounéye. 


TRE 


—     667 


TRË 


Trème  [trem  gén.],  s.  f.  —  1"  Trame, 
fil  conduit  par  la  navette.  2"  Sillon 
qu'on  trace  en  labourant.  3"  Rayon, 
trait  de  lumière. 

Trèmé  [trçniê'  .  .  M,  I,  S\,  adj.  — 
Malpropre. 

Trèmontâde  [Irqtnôtàt  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  f.  —  Tramontane. 

Trémot,  voir  Trèmat. 

Trémousser  [trçmusê'  .  .  M,  I,  tra- 
musi  F],  V.  tr.  —  Contrarier. 

Trèmûre  [trçniûr  .  .  M,  I,  P,  N, 
S,  tramùr  F],  s.  f.  —  Trémie  du 
moulin.  /  nmnm  pahhe  dans  se  ~ 
puloût  dous  vayes  qu'eune  vaye,  un 
meunier  pêche  dans  sa  trémie  plu- 
tôt une  fois  que  deux  fois. 

Trénau,  Tréne  et  composés,  Tré- 
nèle,  voir  Trinnau,  Trinnc  et  com- 
posés, Trinnèle. 

Trènawer  [trenaivê'  -  trçnçwê'  -  tqr- 
naivëi  M,  trçnçwe  I,  tarnuwç'  P,  tqr- 
nawa'-lçrni  F,  tranwç  N,  teniiyi- 
lernuwe- ternuyi-tçrnûyi- ternir -çtar- 
nuwç  -  qtçrnçwe  -  lawnç'  S,  tçnuwç 
V\,  V.  intr.  -■  Éternuer.  Quand-on 
tornoûwe  lo  mètin  dant  que  d'jinè, 
ç'ot  qu'on-n-èré  în  cadau,  quand  on 
éternue  le  matin  avant  que  (de) 
déjeuner,  c'est  qu'on  aura  un  cadeau. 
Voir  Tèrnawer. 

Trénâyer  [trënâyê'  lang.  pop. 
mess.J,  V.  intr.  —  Traîner,  travailler 
lentement. 

Trénâyerèye  [trënâyrçy  .  .  P,  N], 
s.  f.  —  Action  de  traîner.  Voir 
Trinnâyerèyc. 

Trènower,  voir  Trènawer. 

Trènse  [Irens  F],  s.  f.  —  Seringue. 
Voir  Trinsûre. 

Trènsi  [trçnsi  F,  S],  v.  intr.  —  Se- 
ringuer.     Voir  Trtnsieu. 

Trèpc  [trqp  M,  I,  P,  N,  trap-trep 
S,  trçp  V],  s.  f.  —  Trappe. 

Trèpe  [trep  M,  I,  P,  N\,  s.  f.  — 
Tripe.  Piate  ~,  intestin  grêle.  - 
don  cul,  caecum  du  porc. 


Trepelate  [Ireplat  M,  N,  treplçt  I, 
P\,  s.  f.  —  Soulier  avec  semelle  de 
bois,  plus  ou  moins  large,  à  l'usage 
des  jardiniers  ;  il  sert  à  tasser  la 
terre  des  jardins  ensemencés. 

Trepclcr  [treplê'  .  .  M,  N,  treplq 
.  .  I,  P,  triplai  .  .  F,  S,  Ireple  Vj, 
V.  tr.  —  Piétiner;  trépigner;  fouler 
aux  pieds,  écraser.  -  dés-eiiynons, 
dés  càrates,  marcher  avec  une  Tre- 
pelate sur  des  oignons,  des  carottes 
qui  viennent  d'être  semés. 

Trèpelote,  voir  Trepelate. 

Trèpènè,  voir  Trèpèrcé. 

Trèper  [trepëi  M],  v.  tr.  —  Couper 
la  vigne  au  pied  pour  avoir  de 
nouvelles  pousses. 

Trèper  [trçpë'  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Marcher  sur  qqch. 

Trèpèrcé  [trçpçrsêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
trqpene  S\,  adj.  —  Transpercé; 
mouillé  jusqu'aux  os. 

Trèpiûre  [trepynr  M,  I,  P],  s.  f.  — 
Menu  bois  qui  reste  d'un  fagot. 

Trèque  [trçk  M,  I,  P,  N,  Irak  S], 
s.  f.  —  1»  Traque,  battue.  2"  Fosse 
préparée  pour  prendre  un  loup  au 
piège;  trou  dans  une  haie. 

Trèquenèque  [trçknçk  Gorze],  s. 
m.    —  Cric. 

Trèquer  [trçkë'  .  .  M,  I,  P,  N, 
trakf  . .  S,  trçkç  V\,  v.  tr.  —  Traquer. 

Trèquou  [trqku  .  .  M,  I,  P,  N,  tra- 
kçw  F,  traku  S,  trçku  V\,  s.  m.  — 
Traqueur. 

Trére  [trêr  V],  v.  tr.  —  Traire. 
Voir  Trâre. 

Trèsaler  Itrqzalêi  .  .  M,  N,  Irçzolç 
F,  P,  V],  V.  intr.  —  Carillonner. 
Voir  Trisaler. 

Trése  [1res  V],  s.  f.  —  Ce  que 
l'on  tire  en  une   fois.     Voir   Trâte. 

Tresé  [trezë'  M,  N,  trçzë<  I,  P, 
trazç  V\,  s.  m.  —  Petit  tas  de  foin, 
etc.  Mate  an  ~ ,  mettre  en  meule, 
mettre  les  gerbes  en  tas. 

Trèselè  [trçzlç  .  .  I,  P],  v.  intr. 
—  Frétiller. 


TRE 


-     668 


Tresclîrc  [trezlir  M,  X],  s.  f.  - 
Ensemble  de  tns  de  gerbes  systéma- 
tiquement dis|)(>sés  dans  un  cbamp 
de  blé. 

Trèsolè,  voir  Trisalcr. 

Trèsoûr  [trçzCtr  M,  I,  P,  lrçzô"r- 
Irezûr  \\,  s.  m.  —  Trésor. 

Trèssans  [trçsà  M,  I,  P,  \,  S\,  s. 
m.  —  Cens;  loyer;  rentes;  prix 
d'un  bail;  redevance  en  nature.  / 
II'  faut  m'  panre  lo  monde  è  -,  i 
faiireût  trap  d'  sdcs,  il  ne  faut  pas 
prendre  le  monde  à  cens,  il  fau- 
drait trop  de  sacs  (il  ne  faut  pas 
se  faire  trop  de  bile,  de  chagrin 
pour  tout  ce  qui  arrive,  on  n'en 
tinirail  pas). 

Trèssieu  [Irqsijœ  .  .  M,  I,  P,  F,  X\, 
V.  tr.  —  Tresser. 

Trèssieu  [tresyœ  A'|,  v.  intr.  — 
Marcher  en  tous  sens. 

Tréte  \lret  V],  s.  f.  —  Truite. 
Voir  Trcûte. 

Trèté  [tretë'  M,  I,  P,  X,  tratç'  S], 
s.  m.  —  Tréteau. 

Trètrèlc   [trflrçl   M,  /,  P,  X,   dar- 
dçl-tarlel  F,  Içrlçl  S,  Iretrêl-trçtrêl 
V|,  s.  f.  —  Crécelle.     11  est  de   tra- 
dition,    dans    nos    campagnes,  que 
les  cloches  partent  dans  la  matinée 
du  Jeudi -Saint   pour  aller  à  Home 
se    confesser    près    du   Saint -Père. 
Elles    reviennent    dans    la   journée 
du  Samedi -Saint.     Aussitôt  qu'elles 
ont  annoncé    leur    retour    par   une 
joyeuse  sonnerie,  les  enfants   pren- 
nent leurs  crécelles  et   se   rendent 
devant  la  porte  de  chaque  maison  du 
village;  ils  font  retentir  cet    instru- 
ment primitif  en    chantant   le   cou- 
plet suivant; 
Antandeûz  tous' 
Si  Laon  at  èva  nous  (?). 
Que  qu'i  /a/?  — 
/  minje  tortot  nate  chû. 
J'alans  l' louwer  èva  natc  grand  coulé 
Et  je  /'  minj'rans  èva    nate  grand 

[keuyé. 


TRÊ 

Entendez  tous  si  L.  (?)  est  avec  nous. 
Qu'est  ce  qu'il  fait'?  — 
11  mange  toute  notre  viande. 
Nous  allons  le  tuer  avec  notre  grand 
couteau. 

Et  nous  le  mangerons  avec  notre 
grande  cuiller. 

On  s'empresse  de  donner  aux  chan- 
teurs des  œufs  de  Pâques,  pour  les 
récompenser  d'avoir  an  nonce  l'heure 
des  oflices  pendant  l'absence  des 
cloches. 

Se  lamjue  lone  corne  eune  ~ ,  sa 
langue  tourne  comme  une  c.  — 
Ç'at  pis  qu'eune  trèlrele,  éle  ne  hôte 
mi,  c'est  pis  qu'une  c,  elle  ne  cesse 
pas,  Gondre.vant/e. 

Trètreler  [Irelrelê'  M,  X,  Irqtrelç 
.  .  I,  P,  dardçlœ  F,  tçrlçle  S,  trçtlq 
V],  V.  intr.  —  Faire  marcher  la 
crécelle. 

Trétîse  [Ireiîs  M,  I,  P,  X\,  s.  f. 
—  Trahison. 

Treubiat,  Trcubiot  [trœbga  M,  X, 
trqebtjo  l,  P\,  s.  m.  —  Tourbillon. 
Voir  Trobiat. 

Treucate  [trœkat  M,  X,  Irçkot  I, 
P,  trikot  F,  Irikal  S\,  s.  f.  — "  Jarre- 
tière. .\ux  noces,  c'était  à  qui  en- 
lèverait la  j.  de  la  mariée,  pour 
servir  de  livrée  aux  assistants. 

Treijch,  voir  Trciïhh. 

Treûche  [tries  Hombas],  s.  f.  — 
Taie  d'oreiller. 

Treiïcoîâne  [trcëkân  M,  I,  P,  X\, 
s.  m.  —  Tricorne. 

Treuhâr  [trceyàr  S\,  s.  m.  —  Taie 
d'oreiller. 

Treûhéne,  voir  Treuhinnc. 

Treûhh  \lrâc  devant  une  consonne 
/rû'Y  .  .  devant  une  voyelle,  trâcy^  à 
la  i)ause  M,  I,  P,  X,  trôy-trô  S,  trâx- 
Irû   V],  adj.  num.  card.  —  Trois. 

Treiihieumc  [Irœytjcvm  . .  M,  X,  trœ- 
Y;/çm  P,  F,  trôftm  S,  trûyyem.-yoem 
Y],    adj.    num.    ord.   —  Troisième. 

Treiihinnc  [trœyin  M,  I,  trcëyln  P, 
trôê-{ên-trvÈ-^ën  X],  s.  f.  —  Quantité 


TRE 


669 


TRE 


comprenant  trois  unités,  trois  objets 
de  même  nature. 

Treuji  [trqeji  M,  N,  treji  I,  treju 
P],  s.  m.  —  1»  Endroit  où  l'on  en- 
grange les  denrées.  2"  Tas  de 
gerbes  engrangées.  3"  Bande,  can- 
ton de  terre. 

TreQjieume,  voir  Treûhicume. 

Treûjinne,  voir  TrcQhinne. 

Treumcrî  [trœniri  M],  n.  pr.  — 
Trémerj',  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Trciipieud  [trœpijœ  M,  N,  trôèpyç 
I,  P,  F,  trâpl  S,  tropye  V],  s.  m.  — 
Trépied. 

Treiis,  voir  Treûhh. 

Treîit  \trcÈ  M,  I,  P,  N,  atrô-(e)trô 
S,  {ç)trà  V],  adj.  —  1°  Étroit;  mince. 

—  corne  i  harang,  va.  comme  un 
hareng.  Le  bàcèle  è  i  coûhhat  auss' 
~  qu'i  trin  d'  bié,  la  fille  a  un  cor- 
selet aussi  é.  qu'une  tige  de  blé 
(elle  est  trop  serrée).  I  rCan  mwène 
meu  atrôt,  il  n'en  mène  pas  é.  (il 
veut  faire  le  riche).    2"  Avare. 

Treûte  [trœt  M,  I,  trût  F,  trel  V], 
s.  f.  —  Truite. 

Treuvc  \trcpf  M,  1,  P],  s.  f.  — 
Trouvaille. 

Treuver  [trcevê'  .  .  M,  I,  P,  N,  tru- 
vœ  F,  trçvç-triwç  .  .  S,  trçvç  V], 
M.  tr.  —  Trouver.  Au  futur,  ce 
verbe  fait  TrcuYyindrâ.  Dans  le 
lang.  pop.  mess.',  on  disait:  je  trou- 
viendrai.  Treuve  beun'  que  f'rè  beutï, 
trouve  bien  qui  fera  bien.  -  l'  caca, 
découvrir  le  pot  aux  roses.  —  Que 
qwèt  et  que  troue  en'  pied  m'  so  toms, 
qui  cherche  et  qui  trouve  ne  perd 
pas  son  temps  V. 

Trcuye  [trqey  M,  I,  P,  N,  trî(g) 
F,  trey  V],  s.  f.  —  Étrille.  /  vât 
cinq  sous  corne  lo  minche  d'eune 
trie,  il  vaut  cinq  sous  comme  le 
manche  d'une  é.  (c'est  un  vaurien). 

Treûyc  [trœy  M,  I,  P,  F,  N],  s.  f. 

—  Truie.    Voir  Cache,  Trûye. 
TrcûyB-chîn  [trôèy  sî  M,  I],  s.    m. 

—  Celui  qui  suit  le  cheval  au  mo- 


ment   du    battage   du    colza,  pour 
recueillir  la  graine. 

Treuyeu  [trœyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
triyi  F,  S,  trege,-yœ  V],  v.  tr.  — 
Étriller.  L'âne  que  s'  treuye  è 
dés  craies  au  cul,  l'âne  qui  s'étrille 
a  des  crottes  au  c...  Voir  Ètrcuycu. 

Trèvate  [trevat  M,  N,  trçvçt  /,  P), 
s.  f.  —  Traveteau;  poutrelle. 

Trèvâye  [trçvây  .  .  M,  L  P,  ^, 
travây  F],  s.  f.  —  Travée. 

Trèvéche,  Trèvccheu,  voir  Trè- 
véhhe,  Trèvehher. 

Trèvéch  (è),  voir  Trêves. 

Trèvéhhe  [trçvëx  ■  ■  S,  trçvyçx  V^l. 
s.  f.  —  Traverse.  J'ons  pris  po  le  trè- 
vièhhe,  nous  avons  pris  par  la  t. 
(le  chemin  le  plus  court)  V. 

Trèvehher  [trçfxêi  .  .  M,  /,  P,  N, 
traversi  F,  trevêxi  S,  trevy^xi  V\,  v. 
tr.  —  Traverser. 

Trèvehher  [trçfxëi  M\,  v.  tr.  — 
Transvaser  (se  dit  du  vin  nouveau). 

TreYehhés(è)  [trefxê'  .  .  M],  loc. 
adv.  —  A  travers.  'L  è  bé  monte 
le  coûte  è  ~  le  crawâye,  il  a  beau 
monter  la  côte  à  travers  la  corvée 
(les  champs).     C.  H.,  II,  26. 

Trèvéhhi,  voir  Trèvehher. 

Trèvehhu  [trçfxû  ■  ■  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Cheville  en  fer  qui  sert  à 
relier  la  Lonzinne  à  l'avant- train 
de  la  voiture.  Voir  Ché. 

Trèvener  [trçimê'  Donjeux],  v.  intr. 
—  Faucher  un  pré,  un  champ  dans 
le  sens  de  la  largeur. 

Trèvére  [trçvêr  M,  /,  P],  s.  f.  — 
Plafond. 

Trèvèrséje  [trçvçrsês  .  .  M,  I,  P, 
N,  travçrsês  S],  s.  m.  —  Transvase- 
ment. 

Trèvèrser,  [trçvçrsê'  .  .  M,  I,  P, 
N,  trauçrsç  .  .  S],  v.  tr.  —  Trans- 
vaser. 

Trêves  (an,  de,  è),  [trçvê'  M,  I,  P, 
N,  S,  trçuêxS,trçvye-trçvyçx  V]>  loc. 
adv.  —  A  travers,  de  travers,  en 
travers. 


TRE 


—     670     - 


TRI 


Trèveté  [treftli  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Traveteau  ;    solive. 
Treveucheu  [trçfsae  M],  v.  intr.   - 

Trébucher.     Voir  Trebcucheu. 

Trèvèye  [trevêtj  gén.  {trçi'êy  S,  V)\, 
s.  m.  —  Travail. 

Trèvèycu  [trçi'Çi/cf  .  .  gén.  (travaiji 
F)\,  V.  intr.  —  Travailler.  /  trèucije 
corne  eune  bêle,  corne  i-n-ours,  corne 
i  satire,  il  travaille  comme  une 
bête,  comme  un  ours,  comme  un 
satyre    (presque   au    dessus   de   ses 

forces). d' porminlé,  t.  de  tailleur 

(exercer  le  métier  de  tailleur)  V. 
Ç'  n'ai  m'  lo  çu  qu'  trèvèye  la  pus 
qu'  preiite  d'  Vèrjant  aus-autcs,  ce 
n'est  pas  celui  qui  travaille  le  plus 
qui  prête  de  l'argent  aux  autres. 

Trèvèye,  mo  cours, 

I  n'  lo  s'rè  pwinl  fâl  d'  loûr. 
Travaille,  mon  corps,  il  ne  te   sera 
pas  fait  de  tort.     Se  dit   quand    on 
veut  s'encourager  soi-même  au  tra- 
vail. 

Trèvièhh,  Trèvièhhc,  Trèvièhhi, 
Trèviés,  voir  Trèvéhhe,  Trèvehher, 
Trêves. 

Trèvote,  voir  TrèvatG. 

Trèvûre  [Irçuûr  M,  /,  P,  X,  trainir 
F,  Irçvfir  S.  IrevTr  V],  s.  f.  —  Poutre  ; 
charpente  au  plafond,  où  l'on  loge 
d'ordinaire  du  lard,  du  fromage, 
du  pain. 

Tréye,  voir  Trcuye. 

Trèyc  \trey  M,  f,  P,  A'),  s.  f.  — 
Trèfle  sauvage  blanc. 

Tréycr,  voir  Treuyeu. 

Trèyèye  [trçyçy  M,  I,  P,  \],  s.  f. 

—  1"  Treillis.  2"  Petite  écurie  fermée 
jusqu'à  une  certaine  hauteur  |)our 
les  porcs  et  les  moutons. 

Trèyi  [Irçyi  .  .  gén.),  v.  tr.  — 
Trahir. 

Trèyihon,  Trèyi jon  [Irçyiyô-lrçyijô 
M,  I,  P,  iY|,  s.  m.  —  Trahison. 

Trèyîn  Itrçyî  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Train,  bruit,  tapage.  Mininncr  i  ~ 
d' cliirt,  mener  un  t.  de  chien  (d'enfer). 


Trèyîn  [trêyî  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Train  de  maison,  de  culture.  Lo  - 
niinje  lo  -,  le  t.  mange  le  t.  (le  cul- 
tivateur qui  mène  un  grand  train 
de  maison  risque  de  perdre  sa 
fortune). 

Trèyîn  (an)  \treyï  .  .  gén.],  loc. 
adv.  —  En  train  de.  Eté  an  ~,  être 
en  t.  (en  bonne  voie). 

Trèyon  [treyà  gén.],  s.  m.  —  Eche- 
veau  de  lil,  de  laine.  Lo  ~  al  an- 
hheo'le,  l'é.  est  enchevêtré. 

Trèyotc  [tregol  V],  s.  f.  —  Per- 
sonne indolente. 

Trézéne  \trêzên  iV),  s.  f.  —  L'en- 
semble des  treize  cierges  allumés 
pendant  l'office  des  Ténèbres  de 
la  semaine  sainte. 

Tribouler  (so)  [IribuW  M,  I,  P,  F, 
A'I,  V.  pron.  —  Se  donner  beaucoup 
de  peine  pour  gagner  sa  vie. 

Triboyeu  [Iriboyœ  .  .  M,  1,  P,  A'], 
V.  tr.  —  Troubler,  chagriner. 

Tributchi  [tribiitsi  F],  v.  intr.  — 
Trébucher.     Voir  Trebeuchcu. 

Tricate,  voir  Treucate. 

Tricatéjc  \lrikatës  M,  N,  trikçtës  . . 
I.  P,  F,  S,  Y],  s.  m.   —  Tricotage. 

Tricater  [trikatè'  .  .  M,  N,  trikole 
.  .  I,  P,  F,  S,  V),  V.  tr.  —Tricoter. 
J'  ti  â  tricoté  lés  coudes,  je  lui  ai 
tricoté  les  coudes  (je  lui  ai  donné 
des  coups).  R'wâde  lo  -  dés  jambes 
et  des  ç/uiboles,  regarde-le  t.  des 
jambes  et  des  g.  (regarde-le  s'enfuir). 

Triche,  voir  Trîhhc. 

Tricote,  voir  Treucate. 

Tridéne,  voir  Tridinne. 

Trjdinne  \lridêii  M,  I,  tridên,  P, 
F.  S,  V,  Iridèn-tridên  N].  s.  f.  — 
1"  Tirctaine;  droguet  (étoffe  pour 
vêlement  d'hiver);  étoffe  peu  so- 
lide.   2»  Fille  légère   V. 

Trifiat,  Trifiot  \trifya  M,  trifyo  I, 
P\,  s.  m.   —   Falbalas,   fanfreluches. 

Trifouyeu  \trifiiycp  .  .  gén.],  v. 
intr.  —  Faire  du  gâchis. 


TRI 


6T1 


TEI 


TRI 


—     672     - 


TRI 


Trigaudcr  [trigôdei  .  .  M,  I,  P,  A'], 
V.  intr.  —  Tricher  au  jeu. 

Trigouter  [triijutêi  .  .  M,  I,  P],  v. 
intr.  —  Se  dit  des  enfants  qui,  le 
Jeudi-Saint,  font  des  sabres  de  bois 
et  vont  de  maison  en  maison. 
On  leur  distribue  du  lard,  des  œufs, 
de  l'arsenl,  pour  les  récompenser 
de  la  peine  qu'ils  se  donnent  d'an- 
noncer, à  la  fin  de  la  semaine  sainte, 
les  heures  des  oIRces  avec  leurs  cré- 
celles. Après  leur  tournée,  ils  font 
un  petit  dîner  avec  ce  qu'ils  ont 
re(,"u  et  se  répandent  en  chantant 
dans  les  rues.  Cette  fcle  s'appelle 
la  fête  des  Chiyâds.     Voir  Trètrèlc. 

Trîhate  [/nya/  M,  N,  S,  trJyçl  I, 
P],  s.  f.  —  Eau  dans  laquelle  on  a 
savonné  le  linge;  eau  de  la  lessive. 

Trîhh  (an)  [trîx  P,  tris  I,  F),  loc. 
adv.  —  En  friche.     Voir  Trèhhe. 

Trîhieu  Itrîyyœ  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
S],  V.  tr.  —  Frotter;  elTleurer;  ca- 
resser. -  le  kenhhc,  caresser  la 
cuisse  (faire  la  cour).  ~  /  cfièl,  i 
chin,  passer  les  mains  sur  le  poil 
d'un  chat,  d'un  chien;  rendre  lisse 
le  poil  d'une  bête.  2»  Fri.ser.  'L  al 
mau  trîhieu,  il  est  mal  frisé  (mal 
habillé. 

Trîhote,  voir  Trîhate. 

Trîhu  [trîyû  M,  I,  P,  F,  N],  s.  m. 
—  Tuyau  de  sureau  que  l'on  tient 
à  la  main  et  où  passe  le  fil  d'un 
écheveau  que  l'on  dévide. 

Trijatc,  voir  Trîhate. 

Trïjieu,  voir  Trîhieu. 

Trimâ  [trimâ  V|,  s.  m.  -  Premières 
feuilles  du  printemps;  feuillage; 
verdure  ;  fleurs  que  l'on  répand  dans 
les  rues  à  la  Fête-Dieu  pour  la  pro- 
cession. E  le  fcle  nié,  quand'  lo  ~ 
choche,  lo  fwin  choche,  à  la  Fête- 
Dieu,  quand  le  feuillage  sèche,  le 
foin  sèche. 

Trimâsat,  Trimâsau,  Trimâsot,  Tri- 
mâsoû  [trimàza-trimiizô-lrimàzû  M, 
Irimâzo  I,    P,    trimâza    N,    trimâzà 


.  .  S  (trimôza  Oron)),  s.  m.  — 1°  Fête 
du  renouveau.  Le  premier  dimanche 
de  mai,  les  jeunes  filles  des 
villages  .se  réunissaient  et  dési- 
gnaient celle  d'entre  elles  (jui  de- 
vait, ce  jour-là,  remplir  le  rôle  de 
Irimâzal  ou  de  poûse  (épouse).  Cette 
dernière,  comme  une  épousée,  s'ha- 
billait de  blanc  et  se  couvrait  de 
rubans  et  de  fleurs  à  |)rofusion. 
Le  Irimâzal  une  fois  prêt,  la  joyeuse 
bande  se  mettait  en  marche;  il  y 
avait  les  chanteuses,  les  danseuses 
et  celles  qui  portaient  le  panier 
destiné  à  recueillir  les  œufs,  ainsi 
que  l'aumônière  où  les  habitants 
plus  aisés  laissaient  tomber  une 
pièce  blanche.  On  allait  alors  de  mai- 
son en  maison,  s'arrétant  sur 
chaque  seuil,  et  les  chanteuses 
entonnaient  le  trimâzat  pendant 
que  les  danseuses  exécutaient  quel- 
ques figures  de  danse.  Pendant 
ce  temps,  les  quêteuses  entraient 
dans  la  maison  et  y  recueillaient 
les  ofTrandcs  traditionnelles.  2"  Jeune 
fille  qui  va  chanter  le  Irimâzal. 
3»  La  danse  elle-même.  Le  trimâza 
suivant  est  un  des  plus  communs; 
il  se  chante  en  bon  nombre  d'en- 
droits avec  plus  ou  moins  de  va- 
riantes.        1er  couplet: 


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An     rêve-  nanl    dre-  l'an    lés 


jp=t=^  J'  *  r  ''  ^  *> 

fc-j  *i  :  »  ^  \  -^Y^-^ 

chams,    i'èvans  Ireuvé  lés  biés  si 


T-VT  }'  •'  ï   J^ 


grands ,    lés  -  a  •  winnes     ne 


TRI 


-     673 


* — « 


h  P  S    h 


sont  m' si  grandes,  lés-aubepeun' sont 


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H^-i^U^ 


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fia-ris-santes.  O  tri-mâ-zat  !  Ç'at  lo 


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maj/,  o  m(  maij,  ç'at  loja-limwès  de 


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5^ 


mSy,  f'aï  /o        /ri  -  ma  -  zal. 

En  revenant  à  travers  (les)  champs, 
nous  avons  trouvé  les  blés  si  grands, 
les  avoines  ne  sont  pas  si  grandes, 
les  aubépines  sont  florissantes.  O 
trimâsat  1  C'est  le  mai,  ô  mi  mai, 
c'est  le  joli  mois  de  mai,  c'est  le 
trimâsat. 

Quand  les  quêteuses  ressortaient 
de  la  maison,  les  chanteuses  chan- 
taient le   couplet  de  remerciement, 
ou    bien,    si     elles    revenaient    les 
mains  vides,   ce   n'étaient  plus  des 
bénédictions    qui  sortaient   de  leur 
bouche: 
Je  v'  sohâdans  austant  d'afanls 
Qu'i  n'è  d' pierates  évau  lés  champs. 
Ni  pin  ni  pâte  po  lés  nûri. 
Ni  ch'mînhhe  ni  teîile  po  lés  covri. 
Nous  vous  souhaitons  autant   d'en- 
fants qu'il  y  a  de  pierres  parmi  les 
champs,    ni   pain    ni    pâte  pour  les 
nourrir,   ni   chemise   ni   toile   pour 
les  couvrir. 

Tels  étaient  les  souhaits  qu'elles 
formulaient  à  l'égard  des  personnes 
peu  généreuses.  Voir  Textes  patois, 
p.  359—460. 


TRI 


Trimboc  (sus)  [Irêhçk  V],  loc.  adv. 

—  'Voir  Trâbac. 

Trimme  [trêm  M,  N],  s.  f.  — Trame 
(fil  enroulé  sur  un  petit  tube  de  ro- 
seau que  les  tisserands  mettent  dans 
leur  navette  et  qui  forme  la  trame 
de  la  toile). 

Trimon  [trimô  S,  V],  s.  m.  —  Timon. 
Voir  Teumon. 

Trimou  [trimu  .  .  M,  I,  P],  s.   m. 

—  Coureur  de  filles. 
Trimôsat,  voir  Trimâsat. 
Trimousser  [trimusê'  .  .  gén.  (tra- 

musi  F)],  V.  tr.  —  Contrarier,  mettre 
en  colère.  J'è  éqiie  que  m'  trimousse, 
j'ai  qqch.  qui  me  contrarie  V. 
Trin  \trê  gén.  (trê'  P,  Irê  F)],  s.  m. 

—  Paille.  I  polat  d'  ~ ,  un  brin  de 
p.  Bèyeu  don  ~  ,  donner  de  la 
litière  aux  bêtes. 

Trinche  [très  M,  I],  interj.  —  Cri 
qui  sert  à  chasser  les  poules  étran- 
gères. 

Tringnâd  [trê Ha  .  .  M,  I],  s.  m.  — 
Traînard. 

Tringnant  [trênâ  M,  I,  trênâ  P], 
s.  m.  —  Chaîne  avec  laquelle  on 
attache  l'attelage. 

Tringnau  [trènô  M,  I,  trënô  I,  P], 
s.  m.  —  Traîneau.     Voir  Trinnau. 

Tringneu  \trènœ  .  .  M,  I,  trêne- 
trêni  P,  trënœ-trênœ  N,  treni  .  .  S, 
V],  V.  intr.  —  1»  Traîner,  languir, 
souffrir.    2»  Être  enceinte  V. 

Tringnèssc  [trêfies  M,  I,  trênçs  I, 
P,  F,  S,  V,  trènçs'trêfies  N],  s.  f.  — 
Chiendent  ;  renouée.  ~  de  mouton, 
trèfle  rampant  des  prés. 

Tringneu  [Irènu  M,  I,  trênu  .  .  P, 
F,  S,  V,  trënu-trênu  N],  s.  m.  — 
Traînard. 

Tringnu  [trènû  M,  I,  trênû  P,  trêhce- 
trênû-trênû  N],  s.  m.  —  Patin  de 
charrue. 

Tringnu  [trènû  M,  I,  trênû  P,  trênû- 
Irênû  N,  trêftê  V],  s.  m.  —  Longe 
de  fouet  (c'était  autrefois  une  la- 
nière de  cuir  graissé). 

43 


TRI 


-     674     - 


TRI 


Trtnguèld  \trîgel(t)  .  .  gén.  (drcgçl 
F)\,  s.  m.  —  Pourboire. 

Trinité  [trinitëi  gén.],  s.  f.  —  Trinité. 
Lé  vaye  de  le  Trinité, 
Lés-andïves  i  faut  picmler. 
La  veille  de  la  T.,  les  endives  il 
faut  planter.  Qiiand-i  pieut  è  le 
- ,  c'a/  quèrante  jos  sans  s'èrèter, 
qiiand-i  Jâl  bé,  ç'at  quèrante  jos  d' 
piâwe,  quand  il  pleut  à  la  T.,  c'est 
quarante  jours  sans  s'arrêter,  quand 
il  fait  beau,  c'est  quarante  jours  de 
pluie. 

Quad  i  pietit  l'  jo  d'  le  Trinité, 
Lo  raborou  se  s'mance  péd. 
Ou  i  péd  ç'  qu'i-n-é  héné. 
Quand    il    pleut  le   jour   de    la    T., 
le  laboureur    sa    semence  perd,  ou 
il    perd    ce    qu'il    a    semé.     R'wâde 
beun  lo  jo  d'  le  -,  lo  s'ia  danse  è  se 
Vvâye,    regarde    bien    le  jour  de  la 
T.,  le  soleil  danse  à  son  lever. 

Trinjc  [très  M,  /,  très  P.  çtrês-lrês 
F,  etrès  S,   V],  adj.  —  Étrange. 

Trinkiatc,Trinkiotc  [trêkyalM,  trêk- 
yçi  I,  P],  s.  f.  —  Petite  mèche  de 
cheveux. 

Trinnau  [trènô  M,  I,  trênà  P.  F, 
Irènô-trênô  X\,  s.  m.  —  Traîneau. 
Voir  Tringnau. 

Trinnâyerèyc  [Irênàyrëy  .  .  M,  I, 
trênâyrêy  P],  s.  f.  —  Négligence; 
nonchalance.  'L  è  loriot  pedu  pèse 
-,  il  a  tout  perdu  par  sa  n. 

Trinnc  [Irèn  M,  I,  Irên  P],  s.  f.  — 
Bateau  traîné  par  un  autre. 

Trinne-bohhon  [Irên  bçxô  M,  Irên 
bo/ô  P],  s.  m.  —  Espèce  de  passe- 
reau. 

Trinne-cul  \trèn  kû  I,  Irên  kû  P],  s. 
m.  —  Robe  (péjoratif). 

Trinne-guinne  [trên  qèn  M,  I,  trèn 
qèn-lrên  gën  X],  s.  f.  —  Qui  a  tou- 
jours des  malheurs. 

Trinnèle  [trênçl  M,  I,  trcnel  P,  Irë- 
nçl-trènçl  N],  s.  f.  —  Femme  né- 
gligente, paresseuse. 


Trtnsiate  \lrîs(y)al  M,  X,  trîs(y)çt 
.  .  I,  P,  trisç  V],  s.  f.  —  Jet  de  la 
Trtnsijre;  éclaboussure. 

Trînseure,  voir  Trînsûre. 

Trînsicu  [trisyce  .  .  M,  I,  P,  N, 
trçnsi  F,  S,  trîs!ie,-yœ  V],  v.  intr.  — 
Jaillir  avec  force  ;  éclabousser.  Teu 
t'es  font  coupé,  lo  sang  Irinsieût,  tu 
t'es  fort  coupé.  le  sang  jaillissait. 

Xrînsiote,  voir  Trtnsiate. 

Trînsûre  [trlsûr  M,  I,  P,  X,  Irîsœr 
S,  Iriser  V],  s.  f.  —  Tige  creuse 
d'ombellifère  on  de  sureau,  dans 
laquelle  on  ajuste  un  piston  qui 
refoule  l'eau  et  la  lance  par  un  trou 
plus  ou  moins  étroit.  Voir  Patu, 
Trènsc,  Trissot. 

Trîntrîn  \tritrt  M],  s.  m.  —Violon. 
Lés   cosènes   et   lés  cosîns 
Dans'ront  au  son  don  trinirin. 
Les  cousines  et  les  cousins  danseront 
au  son  du  v. 

Tripater,  Tripoté  [tripatê'  .  .  M,  X, 
tripote  ■  ■  I,  P],  v.  intr.  —  1»  Faire  le 
ménage.  2"  Fouler  In  terre  après  la 
vendange.  3*  Cueillir  les  fruits 
oubliés  X.     Voir  Cripalcr. 

Tripâye  [tripày  .  .  M,  I,  P,  X\, 
s.  f.  —  Repas  d'amis  (familier). 

Tripelai  \triplœ  .  .  F,  triple  S],  v. 
tr.  —  Piétiner.     Voir  Trepcler. 

Triquat,  Triquot  [trika  M,  triko  I, 
P\,  s.  m.  —  Gros  morceau  de  pain. 

Triquâye  [Irikày  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Coup  de  trique,  correction. 

Trique  \trik  S,  Y],  s.  f.  —  Gros 
morceau  de  pain.  Quand  lés  vâlots 
èrvénont  d'  le  choroûe,  is  pérnont 
dés  -  dé  pin  qui  font  doté,  quand 
les  domestiques  reviennent  de  la 
charrue,  ils  prennent  des  morceaux 
de  pain  qui  font  peur. 

Trique  \trikç  .  .  S,  V],  adj.  — 
F'triciuc;  élancé;  grand.  /  grand  -, 
un  grand  élancé  (mince). 

Triquon  {trikô  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Coup  de  fouet. 

Triquot,  voir  Triquat. 


TRI 


675     - 


TRO 


Trisaler  [trizaW-trçzaW  .  .  M,  N, 
frizçlç-trçzçlç  .  .  I,  P,  trizale  .  .  S, 
trçzçlç  V],:  V.  intr.  —  1"  Carillonner; 
faire  beaucoup  de  bruit;  retentir; 
résonner;  trembler  par  l'effet  du 
retentissement.  2"  Frétiller.  3"  Être 
gai. 

Trisolè,  voir  Trisaler. 

Trisse  [tris  gén.],  adj.  —  Triste. 
-  corne  i  bonal  d'  nul,  t.  comme 
un  bonnet  de  nuit. 

Trissére,  voir  Trînsûrc. 

Trissot,  voir  Trînsiate. 

Tritri  [Iritri  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Grillon. 

Triyanche  [triyâs  S,  V],  s.  f.  — 
Tranche.     Voir  Tranche. 

Triyate  [triyat  S\,  s.  f.  —   Truble. 

Trïye  [tny  F\,  s.  f.  —  Étrille. 
Voir  Treuye. 

Trîyc  \tny  M,  F],  s.  f.  —  Règle 
que  l'on  passe  sur  une  mesure 
pleine  de  grains  pour  en  égaliser 
la  surface. 

Triyeu  [Iriyœ  M],  v.  tr.  —  Rader 
avec  la  trille. 

Triyi  [triyi  F],  v.  tr.  —  Étriller. 
Voir  Treuyeu. 

Triyolâyes  [triyolày  .  .  M,  I,  P, 
trôlày  S],  s.  f.  pi.  —  Allées  et  venues. 

Triyolcr  [triyolê'  .  .  M,  I,  P],  v. 
intr.  —  Changer  toujours  de  place, 
aller  et  venir  sans  raison. 

Trô  [trô  F,  trçw  N,  trô-trô"  S], 
s.  m.  —  Trou.     Voir  Troiï, 

Trobe  [trop  M,  I,  P,  N],  adj.  — 
Trouble.  Lo  vin  ~  ne  gâte  meu 
lés  potes,  le  vin  t.  ne  gâte  pas  les 
lèvres  (on  n'en  boit  pas). 

Trobe  [trop  V],  s.  m.  —  Trèfle 
sauvage.     Voir  Trâbe. 

Trôbc  [trop  M,  I,  P,  N],  s.  m.  et 
f.  —  Truble.     Voir  Triyate. 

Trobiat  [Irçbya  M,  N,  Irobyç  I, 
P],  s.  m.  —  Tourbillon  de  vent. 
/  s'è  fût  i  ~  qu'  è  anl'vé  m'  chèpé, 
il  a  fait  (il  y  a   eu)   un   tourbillon 


de  vent  qui  a  enlevé  mon  chapeau. 
Voir  Treubiat. 

Trobieu  [trçbyœ  .  .  M,  I,  P,  N]\. 
tr.  —  Troubler.  N'  trobieùr  meu  le 
botèye,  ne  troublez  pas  la  bouteille. 

Trobion  [trçbyô  M,  I],  s.  m.  — 
Vertige;  berlue. 

Trobiot,  voir  Trobiat. 

Trobiou  [trçbyu  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Celui  qui  trouble,  cause  du 
désordre;  brouillon.  I  ~  d'  fête, 
un  troubleur  de  fête. 

Trobouchier  [trçbusye  V],  v.    intr. 

—  Trébucher.    Voir  Trcbeucheu. 
Trobouchot  [trçbusç  V],   s.   m.   — 

Croc-en-jambe.      Voir    Trebeuchat. 

Trôch,  voir  Trôhh. 

Trochâye,  Trochèye  [trçiây  -  trçsçy 
I.  P,  F  trosi(y)  V],  s.  f.  -  Touffe. 
Voir  Trachâye. 

Trochè  [trçse  .  .  I,  P,  F,  S,  V],  v. 
intr.  —  Taller.    Voir  Tracheu. 

Troché,  voir  Trohhé. 

Trôgnâd  [trôna  .  .  M,  I,  P,  N,  S], 
s.  m.  —  Boudeur. 

Trogne  [trçn  M,  I,  P,  F,  N],  s.   f. 

—  Trogne;  visage  (péjoratif);  air; 
mauvaise  mine;  moue.  I fèyeût  eune 
~  de  chin,  il  faisait  une  mine  de 
chien  (il  boudait). 

Trôgni  [trôni  S],  v.  tr.  —  Étrangler. 
Voir  Trangneu. 

Trôhh  [trôx  ■  ■  S],  adj.  num.  —  Trois. 
Voir  Treiîhh. 

Trôhhé  [trôxê>  .  .  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Se  dit  de  plusieurs  tiges  qui  pous- 
sent sur  le  même   pied. 

Trôhieu  [Irôfyqe  N],  v.  tr.  — 
Chercher,  fouiller. 

Trohîme  [Irôfîm  S],  adj.  num.  ord. 

—  Troisième.    Voir  Treïihieume. 
Troke    [Irok    V],    s.    m.    —    Rruit, 

tapage. 

Trôlâd  [trôlâ  V],  s.  m.  —  Bavard. 

Trôlâye,  voir  Triyolâye. 

Trôleu  [trô"lœ  N],  v.  tr.  —  Netr 
toyer  l'écurie. 


TRO 


-     676     - 


TRO 


Trolotc  \trolol  V],  s.  f.  —  Bavarde. 
Voir  Trôlâd. 

Trombak  [trôbak  S],  s.  m.  —  Ré- 
sine. Vè  t'an  â  hât  libak  waç'  que 
lés  chins  chiyenl  don  ~ ,  va-t'en  au 
haut  libaque(?)  où  les  chiens  ch... 
du  T.  laisse-moi  tranquille,  tu  m'en- 
nuies). 

Trombe  \lrôp  V],  s.  m.  —  Tremble. 
Voir  Trambc. 

Trompate  [trôpat  M],  s.  f.  —  Trom- 
pette. 

Trompatou  [trôpatu  M,  N\,  s.  m. 
—   Celui   qui  joue  de  la  trompette. 

Tromper  [trôpê'  .  .  gén.),  v.  tr.  — 
Tromper.  Lo  çu  que  n'  so  trompe 
meu,  ç'al  F  çu  que  n  fâl  ryin,  celui 
qui  ne  se  trompe  pas,  c'est  celui 
qui  ne  fait  rien. 

Tromper  [trôpê'  .  .  M,  I,  P],  v. 
intr.  —  Souffler  dans   une   trompe. 

Tromperèye  [trôprêy  M,  I,  P,N], 
s.  f.  —  Tromperie. 

Trompou  [trapu  .  .  gén.|,  s.  m.  — 
Trompeur,  dupeur. 

Tron  [trô  gén.],  s.  m.  —  Excré- 
ments de  toutes  sortes  et,  par  ex- 
tension :  reste,  résidu.  -  ci'  chou, 
reste  de  chou,  aussi  :  femme  mal- 
propre. ~  de  Dieu  (juron).  -  d' 
cochon,  trombe,  violent  orage.  - 
d'  coucou,  marjolaine.  -  d'  diâle,  ré- 
sine, assa  fœlida.  ~  d' Jaque,  gomme 
des  arbres  fruitiers.  -  d'  vèche, 
bouse  de  vache.  -  d'oûye  (oie), 
sobriquet  des  habitants  de  Pom- 
mérieux,  arr.  de  Metz.  ~  rf'  beûre, 
écume  ou  gratin  formé  des  parties 
graisseuses  et  albumineuses  du 
beurre  qu'on  a  fondu;  il  est  con- 
sidéré comme  une  friandise,  il  se 
mange  chaud  et  tartiné  sur  des  tran- 
ches de  pain. 

Tronce  [iras  gén.),  s.  m.  et  f.  — 
1"  Tronc  d'arbre.  2"  Bac  fait  avec 
le  tronc  d'un  arbre  V.  3°  Pile  de 
planches.  Elle  était  formée  d'une 
dosse    sur    laquelle   on  plaçait  dix 


planches.  Voir  Textes  patois,  le 
Flottage  à  Niederhof,  p.  216. 

Tronchiat  [trôsya  M,  trôsyç  I],  s. 
m.  —  Un  rien,  une  misère   V. 

Tronchieu,  voir  Tronhhicu. 

Tronchiot,  voir  Tronchiat. 

Tronhhieu  [trôxyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
trûni  F],  v.  intr.  —  1»  Fureter.  2» 
Rôder. 

Trop  [trç  I,  P,  F,  S,  Y],  adv.  - 
Trop.    Voir  Trap. 

Trope  [trop  V[,  adj.  —  Trapu. 
Voir  Trape. 

Trope  [trop  V],  s.  f.  —  Trappe. 
Voir  Trèpe. 

Tropé  [trçpêi  .  .  gén.  (trupi  F)],  s. 
m.  —  1'^  Troupeau.    2»  Groupe. 

Trôpiéd    [trôpye    Hattigny],    s.    m. 

—  Trépied.     Voir  Treûpieud. 
Tropicu  [trçpyœ    .  .   M,   I\,   s.    m. 

—  Berger. 

Tropieu  [tropyœ  .  ■  M,  I,  P],  v. 
intr.  —  Pulluler. 

Trôpoycu  [trôpoyve  .  .  M,  I,  P,  A']. 
v.  intr.  —  Aller  çà  et  là,  flâner. 

Troqué  [trokq  V\.  v.  tr.  —  Tra- 
quer.    Voir  Trèqucr. 

Troquou  [troku  .  .  /,  P],  s.  m.  — 
Troqueur.     Voir  Traquou. 

Troquou  [troku  Y\,  s.  m.  —  Tra- 
queur.    Voir  Trèquou. 

Trôs  [trô  S],  adj.  num.  —  Trois. 
Voir  Treûhh. 

Trossâd,  voir  Trossiâd. 

Trosse  [tros  Rombas],  s.  f.  —  1" 
Tresse  en  saule  qui  sert  à  maintenir 
le  raisin  en  tas.    2»  Botte;   charge. 

Trosse  l^ros  M,  I.  P,  A'),  s.  f.  — 
Moue;  grimace.  I  fût  le  -,  il  fait 
la  moue,  la  grimace. 

Trossepète  [trçs  pçt   M,   I],   s.    f. 

—  Petite   fille  (terme  de  mépris). 
Trosse-quâwe   [tros  kâw-kow    M, 

N],  s.  m.  et  f.  —  Qui  a  la  queue 
en  évantail.  (Se  dit  des  animaux 
qui  prennent  peur). 

Trossiâd  [trçsyâ  .  .  M,  I,  P,  N, 
S],  adj.  —   Qui   se   plaint   toujours; 


TRO 


-     67?    - 


TRO 


On   dit    aussi 


dolent  ;     hargneux 
Trossâd. 

Trossiâye  [irçsijây  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Personne  bien  habillée 
(troussée). 

Trossiâye  [trosijây  I,  P\,  s.  f.  — 
Soupir. 

Trossieu  [trçsyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
S\,  V.  intr.  —  1"  Faire  la  moue; 
bouder.  2»  Se  plaindre;  geindre; 
faire  grise  mine.  Trossiant  n'ai  m' 
meurant,  geignant  n'est  pas  mourant 
(aussi  longtemps  qu'on  a  la  force 
de  gémir,  on  n'est  pas  mort). 

Trossieu  [trçsyœ  .  .  gén.  {trusi  F)], 
V.  tr.  —  1"  Trousser.  -  ses  guèr- 
giièsses,  trousser  ses  grègues,  relever 
ses  culottes.  Yeiis  p'ieûz  ~  vate  cate 
et  d'cralé  vas  soles,  vous  pouvez  re- 
trousser votre  jupe  et  décrotter  vos 
souliers  (vous  pouvez  vous  en  aller). 
-  bèguéje,  plier  bagage  (s'en  aller). 
2"  Arrêter.  Au  pus  piat  brut,  u'atefiz 
trossieu,  au  moindre  bruit  (que  vous 
faites),  vous  êtes  arrêté. 

Trote  [trçt  I,  P,  F,  S,  V],  s.  f.  - 
Course.     Voir  Trate. 

Trotelè  [trçtle  V],  v.  intr.  —  Faire 
marcher  la  crécelle.    Voir  Trètreler. 

Trotiâd  [trçtyà  V\,  s.  m.  -  Qui 
titube. 

Trot  [trô  S],  adj.  —  Étroit.  Voir 
Trcût. 

Trotier  [trçtye  V],  v.  intr.  —  Ti- 
tuber.   Voir  Tratchl. 

Trotréle  [trçtrêl  V],  s.  f.  -  Cré- 
celle.   Voir  Trètrèle. 

Trou  [trû  M,  I,  P,  V,  trô-tru  F, 
trçw-trû  N,  trô-trô"-trû  S],  s.  m.  — 
1»  Trou.  -  d'  fouyant,  t.  de  taupe 
(taupinière).  -  d'  le  nut,  t.  de  la 
nuit  (la  brune).  Lo  ci  qu'  creûje 
i  trou  por  an  fâre  cheûr  i-n-aute, 
y  cheut  savant  l'  premin,  celui  qui 
creuse  un  trou  pour  en  faire  tomber 
un  autre,  y  tombe  souvent  le  pre- 
mier. Et  pus  qu'  i  an-n-è  et  mwins 
qu'  ce   pèse?  —    Dés  trous   dans   i 


honè,  et  plus  il  y  en  a  et  moins 
ça  pèse?  —  Des  trous  dans  un  vête- 
ment (devinette).  Èyou  ç'  qu'at  lo 
dâryin  ~  d'  le  chèrâwe  ?  —  Dans 
l'  cul  don  çu  qu'  le  tyint.  Où  est 
le  dernier  t.  de  la  charrue?  —  Dans 
le  c...  de  celui  qui  la  tient  (devinette). 
2»  L'enjeu  au  jeu  de  quilles.  Lo 
jouwou  que  fèl  lo  pis  d'  guêyes  rè- 
mèsse  lo  ~,  le  joueur  qui  fait  le 
plus  de  quilles  ramasse  l'enjeu  V.  3' 
Prison. 

El  f  sus  chûr  d'awè  l'ampwè  d' 
[garde  -  bous 
Don  premin  qu'on  rèvoqu'rè  ou  qu'on 
[matrè  dans  l'  trou. 
Et  je  suis  siîr  d'avoir  l'emploi  de 
garde-forestier  du  premier  qu'on 
révoquera  ou  qu'on  mettra  dans  le 
t.  (au  cimetière).  C.  H.,  VII,  59. 

Troubeuchi  [Irupsi  F\,  v.  intr.  — 
Trébucher.     Voir  Trebeucheu. 

Troubeuchot  [trupsç  I,  P,  trupsçt 
F[,  s.  m.  —  Croc-en-jambe.  Voir 
Trebeuchat. 

Trouchiat,  Trouchiot  [trusya  M, 
trusyç  I,  P[,  s.  m.  —  Petit  trou. 

Troufe  [truf  BacourtJ,  s.  f.  — 
Pomme  de  terre. 

Trouklon  [truklô  M,  I],  s.  m.  — 
Pelle  qui  sert  à  ramasser  le  blé. 

Trougnate  [truiiat  M,  S,  trunçt  I, 
P[,  s.  f.  —  1"  Anus.  2»  Homme 
sans  énergie  (terme  de  mépris). 

Troïïgni  [Ivûni  F[,  v.  intr.  —  Fu- 
reter.    Voir  Tronhhieu. 

Trougnote,  voir  Trougnate. 

TroiJler  [trûlê'  .  .  M,  I,  P,    trô<'lœ- 


trûlœ  N' 


tr. 


Enlever  le   fu- 


mier, nettoyer  l'écurie  ;  enlever  la 
boue  du  chemin. 

Troûleûse  [trûlôès,  lang.  pop.  mess.], 
s.  f.  —  Femme  qui  flâne  au  lieu  de 
s'occuper  de  son  ménage. 

Troulon  [trulô  N],  s.  m.  —  Râteau 
sans  dents  qui  sert  à  racler  la  boue. 
Voir  Râkiate,  Râkiu. 


TiRO 


—     678 


Troûne  [trûn  M,  I,  P,  Irôon-trùn  N], 
s.  ni.  —  Trône. 
Troupe,  voir  Tropé. 
Troupïe,  voir  Tropé. 
TroussGtévite    [trnslevil    V],    s.    f. 

—  Diarrliée  (trousse-toi  vite). 

Troussi,  voir  Trossieu. 

Trouva'  [Iruva'  F],  v.  tr.  —  Trou- 
ver.    Voir  Trcuver. 

Trouwa'  [truiva'  F],  v.  tr.  — 
Trouer.     Voir  Trower. 

Trouwale,  Trouwalotc,  voir  Trou- 
wèle,  Trouwèlate. 

Trouwand  [truiuâ  gén],  s.  ni.  — 
Paresseux.  -  corne  eune  vèche, 
p.  comme  une  vache.  -  corne  eune 
mère  de  kègne,  p.  comme  une  mère 
de  chienne.  -  èl  gormand  ce  n'  va 
wâ  înk  sans  l'aule,  p.  et  gourmand 
cela  ne  va   guère   un   sans  l'autre. 

—  Ç'ot  bon,  l'âle-èle  en'  viét  m'  in- 
Jandrè  le  poudre,  ç'ot  trop  mèlâhj,  7 
ot  ~  corne  ène  mère  dé  coche,  c'est 
bon,  celui-  là  ne  veut  pas  engendrer 
(inventer)  la  poudre,  c'est  trop  ma- 
laisé, il  est  p.  comme  une  mère 
de  cochon  (truie)  V.  Voir  Pièce. 

Trouwand  [triuvà  M,  I],  s.  m.  — 
Harpon  de  tonnelier. 

Trouwander  [truwàdê'  .  .  gén.],  v. 
intr.  —  Paresser,  ne  rien  faire. 

Trouwanderèyc  [Iruivâdrêy  M,  I, 
P,  N,  truwâdls  S,  V\,  s.  f.  —  Paresse. 

Trouwandîse,  voirTrouwanderèye. 

Trouwèlate  [lruw{e)lat  M,  N,  Iru- 
w(,ç)lçl  I,  P,  truwaïçt  F\,  s.  f.  — 
Petite  truelle. 

Trouwèle  [Iruwçl  .  .  gén.  (Iruwel- 
truwal  F)\,  s.  f.  —  Truelle. 

Trouweler  [tnuulê'  .  .  M,  I,  P, 
trçwlœ -  tniwlce  N\,  v.  intr.  —  En- 
lever le  fumier;  nettoyer  l'écurie; 
enlever  la  boue  du  chemin.  Voir 
Troillcr. 

Trouwénc  [trnwên  V],  s.  f.  — 
Grippe  (maladie  qui  règne). 

Trouwoyc  [trmvoy  \'\,  s.  f.  —  Bras 
placés  derrière  la  voiture.  Voir  Trôyc. 


TRO 

Trouyat  [truya  M,  Iruyg  I,  P\,  s. 
m.  —  1"  Petit  trou.    2"  Petit  sou. 

Troûyeu  [trûyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
trô^yce - trûyoe  N\,  v.  tr.  —  Mêler; 
mélanger. 

Trouyot,  voir  Trouyat. 

Trovè  [trovç  V],  v.  tr.  —  Trouver. 
Voir  Treuver. 

Trowàye  [trçway -  traway  M,  N, 
trçiuày  I,  P],  s.  f.  —  Trouée.  Se 
dit  surtout  de  l'ouverture  pratiquée 
dans  une  haie. 

Trowéje  [troiveS-trawës  M,  N,  trç- 
wës  .  .  I,  P\,  s.  m.  —  Action  de 
trouer,  percement. 

Trowclat  [Irowla  -  trawla  M,  N, 
troivlç  I\,  s.  m.  —  Pelle  qui  sert  à 
racler  la  boue. 

Troweleu,  voir  Trouweler. 

Trowelon  [trpwlô-trawlô  M,  trow- 
16  /],  s.  m.  —  Pelle  en  bois  dont 
on  se  sert  pour  la  vendange. 

Trower  [Irçwc' -  trawê'  .  .  M,  N, 
trçivç  .  .  I,  P,  F,  truwa>  F,  trawe 
.  .  S],  V.  tr.  —  Trouer. 

Trowiate  \lrçivyat-lraivyat  M,  N, 
troivyot  I,  P],  s.  f.  —  Retardataire; 
paresseux. 

Trowlre  [trçwTr-trawîr  M,  N\,  s. 
f.  —  Trouée. 

Trôye  [trôy  M,  I,  P\,  s.  m.  —  l" 
Trèfle  rampant.    2"  Troène. 

Trôye  [trôy  S,  truwçy  V),  s.  f.  — 
Bras  placés  derrière  la  voiture. 

Trôyeu,  voir  Troûyeu. 

Trôyeu  \troyqi'  .  .  M,  I,  P],  v.  intr. 
—  Trôlcr,  flâner  çà  et  là. 

Trôyon  [trôyô  M,  I,  P],  s.  m.  — 
1»  Personne  qui  n'avance  pas  dans 
son  travail.  2°  Femme  malpropre; 
coureuse. 

Trôyou  [IrôyuM],  s.  m.  —  Truand. 

Trôzc  [trôs  M,  I,  P,  N,  Iras  S, 
très  V\,  adj.  nuni.  —  Treize. 

Trôzieume  [Irôzyœm  M,  N,  P,  trô- 
zyem  I,  trâzîm  S,  trezgem,-ycem  Y], 
adj.  num.  ord.  —  Treizième. 


tfitJ 


6?9     - 


TUS 


Truche  [trûs  iV],  s.  f.  —  Poignée 
d'herbe. 

Trute  [trût  F\,  s.  f.  —  Truite. 
Voir  Treûte. 

Truvè  [/rûoç  ..S], v.tr.— Trouver. 
Voir  Treuver. 

Trûyate  {triigal  M,  N,  trùyçt  I,  P\, 
s.  f.  —  1»  Petit  truie.  2»  Cloporte. 
3"  Petits  vers  que  font  les  enfants. 
4*  Ivraie.  5°  Renoncule,  qui  souvent 
infeste  les  champs  de  blé,  aussi 
nommée  herbe  à  cochon. 

Trûyc  [tmy  M,  I,  P,  N],  s.  f.  — 
Truie.  -  quawôye,  truie  sans  queue 
(femme  cancanière).  An-n- avant 
deus,  lés  caches  et  lés  ~ ,  en  avant 
deux,  les  C.  et  les  truies  (invitation 
à  la  danse).  Voir  Treûyc.  2"  Femme 
gourmande  et  malpropre.  Ç'at  eiine 
bone  fome,  mâs  'l  at  i  poû  ~ ,  c'est 
une  bonne  femme,  mais  elle  est  un 
peu  malpropre.  3"  Espèce  de  jeu 
qui  tient  du  jeu  de  barres  et  du  jeu 
des  quatre  coins.  Dans  certains  en- 
droits, on  l'appelle  le  jeu  de  la 
Beuyc.  Voir  ce  mot.  4°  Crampe  au 
poignet.  5»  Grosse  pièce  de  bois  qui 
supporte  l'effort  d'un  pressoir  à 
tourniquet. 

Trûyote,  voir  Triiyatc. 

Tucoiî,  Tucow  [tûkù  M,  I,  P,  tû- 
kû-tukçw  N],  s.  m.  —  Torcol  (oiseau). 

Tûdat  [tûda  N],  s.  m.  —  Trique 
formée  de  cordes  tressées. 

Tûde  [lut  M  (tût  Bue),  /,  P, 
tçrt-tûrt-tût  F,  tôt -tô^t- lots -tôk  S, 
twçt  V],  V.  tr.  —  Tordre.  'L  ont 
tudu  zoule  bwâge,  ils  ont  tordu  leur 
lessive.  /  y'  ambrèsse  po  v'  tûde 
lo  cou,  il  vous  embrasse  pour  vous 
tordre  le  cou. 

Tûdéjc  [ludês  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Action  de  tordre. 

Tûdon  [tùdô  M],  s.  m.  —  Linge 
rincé  et  tordu. 

Tufenote  [lûfnçl  I],  s.  f.  —  Per- 
sonne mâchurée  qui  va  de  porte  en 


porte  le  13  janvier  (ancienne  cou- 
tume).   Voir  Teufnâd. 

Tïigneu  [tùnœ  M,  tôfii  S],  v.  intr. 
—  Aller  de  travers. 

Tujon  [lûjô  F],  s.  m.  —  Tison. 
Voir  Teuhon. 

Tûlat  [tiUa  M,  tûlç  I],  s.  m.  — 
Fragments  de  tuile  que  l'on  met  au 
fond  d'un  pot  de  fleurs. 

Tûle  [tûl  M,  I,  P,  F,  N,  tœl  S, 
twll  V],  s.  f.  —  Tuile.  Ç'at  eune 
ranje  de  ~  de  pus,  c'est  une  rangée 
de  t.  de  plus.  Se  dit  d'un  héritage 
grossi  par  la  mort  d'un  héritier. 
/  n'  possède  meu  eune  -,  il  ne  pos- 
sède pas  une  t. 

Tûlé  [tûlë'  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Fragment  de  tuile. 

Tûlcrèye  \tulrçij  M,  I,  P,  N,  tcël- 
rî'ij  S,  lêlrî-tçrn  V],  s.  f.  —  Tui- 
lerie, briqueterie. 

Tûli  [tûli  M,  I,  P,  N,  Icclê  .  .  S, 
lêle   V],  s.  m.  —  Tuilier,  briquctier. 

Tûlon  [tûlô  M,  I,  P.  N,  tœlô  S\,  s. 
m.  —  Tesson  de  tuile. 

Tûlol,  voir  Tûlat. 

Tumide  ]tiinnt  M],  adj.  —  Timide. 

Tunè  [Hine-tinç  .  .  S,  tinç  V,  tu- 
nw  F],  V.  intr.  —  Tonner. 

Tuneiire,  Tunôre  [lùnœr  N,  tûnôr 
S],  s.  m.  —  Tonnerre.  Voir  Toneûre. 

Turlutinne  [tûrlûtën  M,  I,  tûrlûtên 
P,  tûrlûtên-tùrlulên  N],  s.  f.  —  Se- 
rinette. /  m'annaye  èva  se  ~ ,  il 
m'ennuie  avec  sa  serinette  (il  répète 
toujours  la  même  chose,  comme 
une  mécanique). 

Turlututu  [tûrlûtùtù  M,  I,  P,N],s. 
m.  —  Mirliton  (terme  enfantin).  -, 
chèpé  pwintu,  t.,  chapeau  pointu  (se 
dit  à  une  personne  qui  débite  des 
sornettes  pour  le  faire  taire). 

Turon  [tûrô  F],  s.  m.  —  Intérieur 
d'une  salade. 

Turturèlc  [tûrtûrçl  F],  s.  f.  — 
Tourterelle.    Voir  Teurterèle. 

Tûsâd  [tûzâ  .  .  M,  I,  P,  F,  N,  S], 
s.  m.  —  Lambin.    Voir  Miîsâd. 


TUS 


-     680     — 


TY( 


Tûscr  [tûzê'  .  .  M,  I,  P,  N,  S],  v. 
intr.  —  Lambiner. 
Tûtâd   [tûlà   .  .  M,  I,  P,  X],  s.  m. 

—  Chalumeau  dont  on  se  sert  pour 
boire. 

Tûtâte  [tiilàt  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 

—  Cornemuse. 

Tûte  [tût  M,  I,  P,  F,  N],  s.   f.   - 
Cor;    trompette  (plaisant). 
Tûteler  [tùtlêi  .  .  M,  I.  P],  v.  intr. 

—  Sonner  de  la  trompette.  Voir 
Tûter. 

Tûtelou  [tûtlu  .  .  M,  I,   P,  K\,  s. 
m.  —  Corneur. 
Tûter  [/û/ê>  .  .  M,  I,  P,  N],  v.  intr. 

—  1»  Sonner  de  la  trompette.  Voir 
Tûteler.  2»  Chanter  (en  parlant  des 
oiseaux).  3"  Boire.  /  n'  minje  luâ, 
mas  i  tûte  beun',  il  ne  mange  guère, 
mais  il  boit  bien.  Se  dit  aussi  d'un 
enfant  qui  suce  sa  langue  ou  son 
doigt. 

Tutûr  [lûtûr  M,   I,   P,   N],    n.    pr. 

—  Arthur. 

Tuturon  [tûtûrô  M],  s.  m.  —  Gou- 
lot d'un  vase.  Bivere  è  -,  boire  à 
même  le  goulot. 

Tûver  [tùvê'  .  .  M,  I,  P,  N,  tùve- 
dvëS],  V.  tr.  —  Étuver.  Voir  Teuver. 


Tuyau  [tûyd  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Tuyau  de  poêle. 

TwÈnon  [twenô  M,  I,  P\,  n.  pr.  — 
Antoine. 

Twîle,  voir  Tûle. 

Twènète,  Twèniche  [tioençt-twçnis 
M,  I,  P,  N],  n.  pr.  —  Antoinette. 

Twépouces  [twêpus  Ommeray),  s. 
m.  —  Voiture  dont  les  roues  ont 
des  jantes  larges  de  trois  pouces. 

Twiter  [Iwltêi  M,  I,  P],  v.  intr.  — 
1»  Chanter.  Se  dit  des  oiseaux.  2' 
Bavarder.  Que  qu'  teu  tivîtes  tant, 
qu'est-ce  que  tu  bavardes  tant? 

Twodc  [twot  V],  V.  tr.  —  Tordre. 
Voir  Tûde. 

Tyi  [tyi  S],  s.  m.  —  C...    Voir  Cul. 

Tyi  \lyi  S],  s.  f.  —  Cuiller.  Voir 
Keuyer'. 

Tyin  [tyè  M,  I,  tyè-lyen  P,  lyen 
F,  tl -  tè  -  tsê  -  lyè  S,  lyè  V],  pron. 
poss.  —  Tien.  /  bwiti  ~  at  mayou 
qu'  dous  t'èrés,  ink  at  hhûr,  faute 
n'y  at  m',  un  bon  t.  vaut  mieux  que 
deux  tu  (r)auras,  l'un  est  sûr,  l'autre 
ne  l'est  pas. 

Tyînsèsse  [tyîsçs  S],  s.  f.  —  Ecla- 
boussure.     Voir  Kytnson. 

Tyissu  {tyisû  S],  s.  m.  —  Écla- 
boussure.     Voir  Kieussat. 


Fig.  82. 


u 


-   ési 


UVÉ 


U 


0  [u  S],  s.  m.  —  Oeuf.  Voir  Yeu. 
Ucâre  (sint)  [ûkàr  . .  M,l,  P],  n.  pr. 

—  Saint-Eucaire  (paroisse  de  Metz). 
Uch  [ûs  F],   s.  f.   —   Porte.    Voir 

Euhh. 

Ugnon  [Mo  F],  s.  m.  —  Oignon. 
Voir  Eugnon. 

Ujéne,  voir  Ujinnc. 

Ujinne  {iijën  M,  I,  iijën  P,  F,  S, 
V,  iijën- iijèn  N],  n.  pr.  —   Eugène. 

Oli  [ûli  F],  s.  m.  —  Huilier  (us- 
tensile et   fabricant).     Voir  Oulicu. 

Olous  [ûlu  .  .  M,  I,  P,  N,  ôlœ  S\, 
adj.  —  Huileux. 

Unimant  [ûnimâ  gén.],  adv.  — 
Uniquement. 

Unimant  [ûnimà  M,  I,  P],  adv.  — 
Simplement. 

Urbin  [ûrbë  gén.],  n.  pr.  —  Urbain. 
È  le  Sint-Urbin,  s'i  fât  bé,  an  V  poû- 
tent  an  pohhèssion,  mâs  s'i  jale,  lés 
vègn'rons  faucheus  lo  jetent  lo  cul 
dans  lés  hhaudûres,  à  la  St.-U., 
s'il  fait  beau,  on  le  porte  en  pro- 
cession, mais  s'il  gèle,  les  vignerons 
fâchés  le  jettent  le  c...  dans  les 
orties. 

È  le  Sint-Urbin, 
Lo  fromant  fât  s'  grin. 
A  la    St.-U.,    le    froment    fait    son 
grain. 

S'i  Jale  è  le  Sint  Urbin, 
Ni  vin  ni  pin. 
S'il  gèle  à  la  St.-U.,  ni  vin  ni  pain. 

Ureiis  [ûrcé  I],  adj.  —  Heureux. 
Voir  flgrous. 

Urope  [ûrçp  M,  I,  P,  F,  N],  n.  pr. 

—  Europe. 


Urows  liirçiv  P],  adj.  —  Heureux. 
Voir  Agrous. 

Uséjc  [iizës  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Usage.  Mate  eune  ruse  an-n-uséje, 
mettre  une  ruse  en  u.  (en   action). 

Usance  [iizàs  M,  I,  P,  N],  s.  f.  — 
Usage,  action  de  se  servir.  Mè  keu- 
late  n'  è  m'  fât  grand  ~,  ma  culotte 
n'a  pas  fait  grand  u.  (elle  a  été 
usée  en  très  peu  de  temps). 

Ûsieu  [ûzyœ  .  .  M,  I,  P,  N,  âzq- 
îzç  V\,  V.  tr.  —  User,  consommer 
par  l'usage. 

Ustache  [iistàs  .  .  M,  I,  P,  N],  n.  pr. 

—  Eustache. 

Usuréje  [ûziirês  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Action  d'user,  usure. 

Ut'  [ût,  (yût  après  son  vocalique) 
M,  I,  P,  N,  gcêt  S,  yêt  F],  adj.  num. 

—  Huit.    Ut'  mauhons,   h.   maisons, 
mais  on  dit  ût  Jos,  huit  jours. 

Utansîe  [ûtàsï  M,  I,  P,  S],  s.   m. 

—  Ustensile. 

Utantc  [ûtât  M,  I,  P,  N],  adj.  num. 

—  Quatre-vingt. 
Uténc,  voir  Utinne. 

Utieume  [iityœm  M,  P,  N,  iityem 
I,  yôêtim  S,  yêtyem    V],  adj.   num. 

—  Huitième. 

Utinne  [iitën  M,  I,  iitên  P,  F,  ûtên- 
ûtën  N,  yœtën  S],  s.  f.  —   Huitaine. 

Utîy  [iitîy  F],  s.  m.  —  Outil.  Voir 
Èteuy. 

Utoncot  [ùtôko  M,  I,  P,  N,  S],  n. 
pr.  —  Vittoncourt,  vill.  de  l'arr.  de 
Boulay. 

Ûve  [ùf  S],  s.  f.  —  Oeuvre.  Voir 
Ycûve, 


682     - 


UVE 


UYO 


Uvér  [Cwër  M,  I,  P.  F,  S\  iver  S, 
ivër  V],  s.  m.  —  Hiver.  Tôt  di 
grand  d'  iivêr,  tout  du  grand  de 
l'h.  (durant  tout  Ih.)  L'  -  s'an 
vyint  sus  l'  vant  d'Erdinnes,  l'h.  (s'en) 
vient  sur  le  vent  d'Ardennes.  È 
le  Sint  Paul,  V  ~  s'an  va  ou  so 
r'cale,  à  la  St. -Paul,  l'h.  s'en  va  ou  se 
recolle  (devient  plus  rigoureux). 
Lés  uvêrs  qu'  sont  lés  pus  freûds,  ç'ât 
lés  çus  qu'  prannent  d'vas  lés    Reùs, 


les  h.  qui  sont  les  plus  froids,  ce 
sont  ceux  qui  prennent  vers  les 
Hois.     Voir  Tams. 

Uyèt  [ûyç  M,  1,  P.  A'),  s.  m.  - 
1»  Oeillet.  Voir  Euyat.  2»  Plante 
qui  se  trouve  dans  les  pommes 
de  terre,  qu'on  donne  à  manger 
aux  lapins. 

Uyon  [ùyô  F\,  s.  m.  —  Liseron. 
Voir  Leuyat. 


Fig.  83. 


Vi\ 


-     683     - 


VflL 


V 


Va  [va  .  .  M,I,  P],  s.  m.  —  Terme 
de  jeu.  T'es  i  - ,  c'est  à  toi  de  jouer. 

Yâ  (è)  [va  .  .  S,  V],  loc.  adv.  — 
En  visite.  Aler  è  ~ ,  aller  en  visite. 
'L  at  tojos  è  - ,  il  est  toujours  en  visite. 

Yacc  [vas  M,  N,  S,  vçs  I,  P,  F,  V], 
prép.  —  Voici. 

Yach,  Yachâd,  Yachant,  Yachi,  Yâ- 
chiate,  Yachieu,  voir  Yahh,  Yahhâd, 
Yahiiant,  Yahhi,  Yâhhiate,  Yahhieu. 

Yâche  [vas  S[,  s.  f.  —  Verge. 
Voir  Yarjc. 

Yachmoche  [vasmçs  V\,  s.  m.  — 
Sergent  fourrier. 

Yachoner,  Yachou,  voir  Yahhoner, 
Vahhou. 

Vaf  [vaf  M,  N,  S,  vçf  V],  s.  m.  — 
1"  Veuf.  2"  Morceau  de  pain  sans 
croûte,  qu'on  coupe  dans  le  milieu 
de  la  miche. 

Yahh  [vax  .  .  M,  N,  S,  vçx  I,  P, 
V,  var  F],  adj.  —  Vert.  -  gueur- 
naye,  grenouille  verte  (rainette).  - 
neûr,  v.  noir  (foncé);  -  tanre,  v. 
tendre  ;  groûs  ~ ,  gros  v.  ("espèce 
de  raisin).  ~  corne  eune  quâwe 
de  porate,  v.  comme  une  queue  de 
poireau.  Ampiayeûz  V  ~  et  i  chach, 
veus  n'y  f'reûz  ryin,  employez  le  v. 
et  le  sec,  vous  n'y  ferez  rien  (tous 
vos  efforts  seront  inutiles).  —  Oto  au 
var,  aller  au  v.  (aller  chercher  du 
fourrage  vert  pour  les  chevaux) 
F.  I  n'y  an-n-è  m'  pus  que  d' 
chîns  ~,  il  n'y  en  a  pas  plus  que 
de  chiens  verts  (il  n'y  en  a  point)  S. 

Yâhhe  [vâx  F],  s.  f.  —  Verge. 
Voir  Yarjc. 


Yahhâd  [vaxà  .  .  M,  N,  vçxa  I,  P. 
vaxyâ  .  .  S,  vçxâ  V],  adj.  —  Ver- 
dàtre. 

Yahhant  [vaxà  . .  M,  N,  vçxà  I,  P], 
adj.  —  Verdoyant. 

Yahhenïre  [vaxmr  M],  n.  pr.  — 
Vacquinière,  jardin  public,  avec 
restaurant,  à  Montigny-lès-Metz. 

Yahhi  [vaxi  .  .  S[,  v.  intr.  —  Ver- 
ser.   Voir  Yèhhieu. 

Yahhiâd,  voir  Yahhâd. 

Yâhhiate  [vàxyat  .  .  S],  s.  f.  —  Ba- 
guette.    Voir  Yarjate. 

Yahhieu  [vaxyœ  . .  M,  N,  S,  vçxyç 
.  .  I,  P,  V],  V.  intr.  —  Verdir.  Lés 
prés  vahheuyent  ou  vahhXyent,  les 
prés  verdissent.  Nas  vankions  sont 
vahhieus,  nos  volets  sont  peints  en 
vert.    Voir  Yalhhicu. 

Yahhoner  [vaxçn&  .  .  M,  vçxçnç  .  . 
I,  P,  N],  V.  intr.  —  Verdir. 

Yahhou  [vaxu  .  .  M,  N,  S,  vçxu  .  . 
/,  P,  V],  s.  f.  —  Verdure;  four- 
rage vert.  Vè  t'an  charcheu  d'  le 
~  po  nate  vèche,  va-t'en  chercher 
du  fourrage  pour  notre  vache. 

Vakâbond  [vàkàbô  S],  s.  m.  — 
Vagabond. 

Yal  [val  M,  N,  S,  vçl  I,  P,  V], 
prép.  —  Voilà. 

Yalance  [vàlàs  M,  N],  s.  f.  —  Va- 
leur, prix. 

Yalanteu  [v(a)lâtqe  .  .  S],  adv.  — 
Volontiers.    Voir  Yolanti. 

Yalantîn  [valâtl  .  .  S],  s.  m.  — 
Garçon  d'honneur  à  une  noce. 

Yalat  [vala  M,  N,  vçlç  I,  P,  V, 
vâlç  F,  vàla  .  .  S,  vàlç  V],  s.  m.  —  1» 


VKL 


-     684     - 


VflM 


Domestique  ;  garçon  de  ferme.  Grand 
~  .  premier  domestique  ;  piat  ~  ,  petit 
domestique.  Mîite  ~  d'  pimpien, 
maître  v.  de  papier  (jeune  domes- 
tique, d'un  service  médiocre  Bécluj). 

—  Bon  vâlat,  flatteur  S.  2"  Valet, 
au  jeu  de  cartes.  -  mèhh'ré,  v. 
màchuré  (v.  de  pique).  3"  Clavette 
qui  sert  à  maintenir  le  verrou 
fermé.    4"  Nielle  des  blés. 

ValchancG,   Valchant,   Yalchieu, 
voir  Valhhance,  Yalhhant,  Valhhieu. 

Valèryin  [valeryè  M\,  adj.  —  Vé- 
nérien. 

Valet  [vale  Servigny-lès-Ste.-Barbe] 
adj.  —  Violet. 

Vâlèt,  voir  Valat. 

Valeur  [valœv  M,  N,  volâ-r  I,  P, 
vçliir-vçlwâr  F,  valôr  S,  oelwor  V], 
V.  intr.  —  Valoir.  Ce  valeât  don 
bé  i-rjunt.  ça  valait  du  bel  argent 
(c'était  cher).  /  n'  t'uiit  m'  so  cul 
pi/in  d'Ciwe,  il  ne  vaut  |)as  son  c... 
plein  d'eau  (il  ne  vaut  rien).  —  (," 
n'ol  m'  ivcre  màs  qii'  vât,  ce  n'est 
guère  mieux  que  vaut  (ce  n'est  pas 
trop).  /  ni'  l'ânit  d'  bon,  il  me  vau- 
drait de  bon  (j'aurais  du  bénéfice)  V. 

Valeur    [indœr    Ommcray],    s.    m. 

—  Fosse  à  purin. 

Vâlcïir  \i>âlœr  .  .  S\,  s.  m.  et  f.  — 
Arrière  faix  chez  les  animaux. 

Valhhance  [valxâs  M\,  s.  f.  —  Va- 
leur ;  force,  solidité. 

Valhhant  [valxn  M,  N,  S,  voix»  I, 
P,  V\,  adj.  —  Solide,  fort,  vigou- 
reux, bien  portant. 

Valhhieu  [valxyœ  M],  v.  intr.  — 
Verdir.     Voir  Vahhicu. 

Valires  [vûllr  .  .  M,  I],  n.  pr.  — 
Vallières,  vili.  de  l'arr.  de  Metz. 

Valôr,  voir  Valeiir. 

Valotru  {t'âlolrii  M],  s.  m.  — 
Malotru. 

Valou  [valu  M,  X,  valu  .  .  I,  P. 
F],  s.  f.  —  Valeur. 

Valurous  [valûru  M,  voliini  I,  P\, 
adj.  —  Vaillant. 


Vamboiiler  [vàbûlê'  .  .  M,  I,  P\, 
V.  tr.  —  Agiter  à  tour  de  bras. 

Vânate  \i>ûnat  .  .  S,  vânoi  S\,  s.  f. 
—  Petit  tablier  en  toile  que  porte 
celui  qui  vanne. 

Vanâye  [vânây  F],  s.  f.  —  Contenu 
d'un  van.     Voir  Vènâye. 

Vanche  [eus  M,  N,  S\,  s.  f.  -  Per- 
venche. 

Van'ci  \viinsi  M\,  n.  pr.  —  Avancy, 
vill.  (le  l'arr.  de  Metz. 

Vande  |('â/  gén.  (vôt  Y)\.  v.  Ir.  — 
Vendre.  /  /('  è  torlol  bèijeii  :  ~  ri 
r'iHinde,  il  lui  a  tout  donné  :  v.  et 
revendre  (il  peut  vendre  ou  dépen- 
ser tout  ce  qu'on  lui  a  donné^. 

Vandrassc  [l'âdras  M,  N,  S,  i>â- 
dros  /,  ]',  vôdros  V\.  s.  f.  —  Ven- 
deuse. 

Vandiate,  Vandjate  [vàdijat  -  i>à- 
djat  S\,  s.  f.  —  Branche  de  fagot 
très  mince. 

Vandome  \i>('idom  M,  I,  P,  X\,  s. 
f.  —  Vendange.  Voir  Pieûr.  Chèpé 
d'  le  ~ ,  chapeau  de  la  v..  croûte 
qui  se  forme  dans  la  cuve  pendant 
la  fermentation  du  moût.  Voir  Fig.  XI. 

Vandomicu  [l'àdomyœ  .  .  M,  I,  \, 
iiâdomê' -  oàdomye  P\,  v.  intr.  — 
Vendanger. 

Vandomiou  \i>àdomyu  .  .  M,  I,  P, 
X],  s.  m.  —  Vendangeur. 

Vandou  [vâdu  .  .  M.  I,  P,  F,  N, 
S\,  s.  m.  —  Vendeur;  marchand. 
Po  qui  n'aye  i  ~ ,  i  faut  qu'  i  n'  aye 
i-n-èch'Iou,  pour  qu'il  y  ail  un  v., 
il  faut  qu'il  y  ait  un  acheteur. 

Vandrossc,  voir  Vandrasse. 

Vâne  [iHin  V],  s.  f.  —  Vanne  d'é- 
cluse. 

Vânè  [vâne  V],  v.  tr.  —  Balancer 
qqn.  en  le  tenant  sous  les  bras  et 
par  les  pieds  pour  le  taquiner. 

Vânîn  [l'tinr  M,  N],  n.  pr.  —  Vany, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz.  J'ai  entendu 
deux  fois  dire  Varneûs  pour  un  habi- 
tant de  V. 


VAN 


685 


VAN 


CD 


YHN 


-     686 


YHN 


Yanjcu  [vâjqe  .  .  gén.],  v.  Ir.  — 
Venger. 

Vankion  [L'àkyô  M,  I,  P,  vâktjô- 
vâlyô  K,  vâlsô-  l'àlyô  S,  l'âki/ô-vâtijô 
V\,  s.  m.  —  1»  Volet,  contrevent, 
persienne.  Pendant  la  nuit  du 
mardi -gras,  les  garçons  dans  les 
villages  du  Saunois  enlevaient  les 
volets  des  maisons  où  se  trouvaient 
des  jeunes  filles  et  les  cachaient 
un  peu  partout  dans  le  village,  pour 
forcer  les  belles,  le  jour  venu,  de 
les  chercher  et  de  les  remettre  en 
place.  Voir  Volant.  2"  Brayette, 
pont  des  anciens  pantalons. 

Yânote,  voir  Yânatc. 

Yanrcdi  \i>àrdi  gén.  (vôrdi  V)],  s. 
m.  —  Vendredi.  Bé  -,  dieumanche 
muhi,  beau  v.,  dimanche  moisi 
(mauvais).  Quand-i  pieitl  /'  -,  i" 
pieut  r  dieumanche,  quand  il  pleut 
le  V.,  il  pleut  le  dimanche.  Quand- 
an  s'  pini/nent  lés  chcuvs  l'  - ,  an-:- 
onl  inau  le  Icle,  quand  on  se  pei- 
gne les  cheveux  le  v.,  on  a  mal  à 
la  tète.  Quand-an  matent  lés  betes 
es  champs  l'  ~ ,  lo  loup  lés  minje, 
quand  on  met  les  bêtes  aux  champs 
le  V.,  le  loup  les  ninnge.  'L  al  d'fan- 
du  d'  chinjeu  d'  ch'minhhe  lo  -,  il 
est  défendu  de  changer  de  chemise 
le  V.  'L  al  d'fanda  d'  fâre  i  mèr- 
cheu,  d'aller  an  vage  ou  d'  fâre  le 
bwâije  lo  -,  il  est  défendu  de  faire 
le  marché,  d'aller  en  voyage  ou  de 
faire  la  lessive  le  v.  Lo  -  è  m'cheu 
craver  que  r'saner  è  s'  vwèsin,  le  v. 
préfère  crever  que  de  ressembler 
à  son  voisin  Csouvent  le  temps  cliange 
le  vendredi). 

Lo  grand  -,  le  V.  saint.  Quand-i 
jale  lo  jo  d'  -  sinl,  i  jale  tos  lés 
mwès  d'  Vèncuje,  quand  il  gèle  le 
jour  du  V.  saint,  il  gèle  tous  les 
mois  de  Tannée.  Les-iens  ponus  V 
-  sinl  bvgent  dés  pogales  que  chin- 
jent  chètpie  ènàye  d'  coleûr,  les  œufs 
pondus  le  V.  saint  donnent  des  poules 


qui  changent  chaque  année  de  cou- 
leur (ces  œufs  se  gardent  longtemps 
sans  se  gâterj.  Lo  Jo  d'  -  sint, 
hène  to  lin,  le  jour  du  V.  saint,  sème 
ton  lin.  Lo  -  sint,  i  n'  faut  m' 
hhower,  pèç  que,  le  jonâge  le,  le  ser- 
vante d'  Hèrôde  è  fié  s'  toûrchon  è 
le  figure  don  bu>in  Dieu,  le  V.  saint, 
il  ne  faut  pas  laver  le  linge,  parce 
que,  ce  jour  là,  la  servante  d'Héro- 
de  a  jeté  son  torchon  h  la  figure 
du  bon  Dieu. 

Yant  |i'â  gén.  (vô  V)].  s.  m.  — 
1"  Vent.  -  d'  loup,  tourbillon  qui 
couche  une  partie  du  blé  d'un 
champ.  Dans  le  Vosgien,  le  mot 
vont  signifie  v.  d'ouest,  -  d'  lé  mô- 
têne  (montagne),  v.  du  sud.  Tôt 
pgin  d'  - ,  mas  poû  d'  piîiwe,  beau- 
coup de  V.,  mais  peu  de  pluie  (beau- 
coup de  bruit  pour  rien).  Quand-i 
n-Q-è  enne  roje  corône  èlanto  don  s'ia 
ou  d' le  leune.  ç'at  sine  de  -  ,  quand  il 
y  a  une  couronne  rouge  autour  du 
soleil  ou  de  la  lune,  c'est  signe  de 
V.  Lés  fis  d'  hène  ènonceugent  lo 
-,  les  fils  de  la  Vierge  annoncent 
le  V.  Quand'  lés  bèrbis  sautent  et 
quand'  lés  chins  s' goûreugent  sus  lere, 
ç'at  sine  de  -,  quand  les  moutons 
sautent  et  quand  les  chiens  se  vau- 
trent sur  terre,  c'est  signe  de  v. 
Qu'ai  ç'  que  pèsse  sus  le  Sege  sans 
fâre  de  l'onrbe?  —  Lo  ~ .  Qu'est-ce 
qui  passe  sur  la  Seille  sans  faire 
de  l'ombre?  —  Le  v.  (devinette).  — 
Vol  i  ~  que  bworé,  voilà  un  v.  qui 
boira  (amènera  la  pluie).  E  le  Con- 
version d'  sint  Paul,  lés  -  s' bètont  ; 
cet'  que  sofe  lo  londémin  to  mètin 
romoûne  lo  biè  toms  tote  l'anëge,  à  la 
Conversion  de  saint  Paul,  les  v.  se 
battent;  celui  qui  souffle  le  lende- 
main le  matin  ramène  le  bon  temps 
toute  l'année.  2"  Haleine,  respira- 
tion. 'L  è  r'pris  s'  -,  il  a  repris  son 
h.  Lo  haut  - ,  l'asthme.  Été  è  haut 
-,  être  asthmatique. 


YilN 


—     687 


VAN 


Vantâd  [vâlâ  gén.],  s.  m.  —  Van- 
tard. 

Sint  ~  el  Sint  Crevâd, 

Sont  dés  sints  que  n'  valent  ivâ. 
St.  V.  et  Saint    Crevard,     (travaux 
forcés)    sont    des    saints    qui     ne 
valent  guère. 

Yantau  [uâtô  M,  I,  P,  N],  s.  m. 
—  Vanne  à  queue,  qui  sert  à  rete- 
nir l'eau  d'une  écluse,  d'un  moulin, 
d'un  étang. 

Vantchon,  voir  Vankion. 

Vante  [vàt  gén.  {i>ôt  V)],  s.  f.  — 
Vente.  /  v'neût  de  d'sus  eune  v.,  il 
venait  de  dessus  une  v.  (je  l'ai 
acheté  à  une  vente). 

Vante  [vât  gén.  (vôt  V)],  s.  m.  — 
Ventre.  Ç'at  l'  ~  d'  mè  mère,  je 
n'y  r'ton'rà  jèmâs,  c'est  le  v.  de 
naa  mère,  je  n'y  retournerai  jamais» 
(c'est  une  chose  impossible).  Piat 
-,  petit  v.,  partie  hypogastre  sus- 
pubienne. 

Vanter  [vàtêi  .  .  M,  1,  P,  N],  v. 
intr.  —  Venter,  faire  du  vent.  Ce 
vanteuye  au  trêves  d'  nas  tûles,  le 
vent  souffle  au  travers  de  nos 
tuiles. 

Vanterâye  [vàtrây  .  .  M,  I,  P,  S], 
s.  f.  —  Tripaille. 

Vantereu,  voir  Yanteryin. 

Vanterèye  [vâtrçy  M,  I,  P,  N\,  s. 
f.  —  Vanterie. 

Vantcrieu  [vàteryœ  .  .  M,  I,  P\, 
V.  intr.  —  Tourner  comme  le  vent 
(se  dit  des  personnes). 

Vantcrous  [vâtru  .  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Aventureux. 

Vantereu,  Vanterin,  voir  Vante- 
ryin. 

Vanteryin  [vâteryê  -  vâtrè  M,  I,  P, 
N,  vâlrl  .  .  vàtrœ  S,  vête-vêlre  V], 
s.  m.  —  Tablier  de  femme.  Ce  li 
vè  corne  in  vanterin  è  eune  vèche  et 
dés  guètes  è  eune  ôye,  ça  lui  va 
comme  un  tablier  à  une  vache  et 
des  guêtres  à  une  oie  5.  Le  cote 
le  li  vè  corne  in  ~  è  ène  vèche,  ce 


jupon  lui  va  comme  un  tablier  à 
une  vache  V. 

Vanticu  [vàtyœ  .  .  M,  h  P,  N],  v. 
intr.  -  Vaciller  par  l'effet  du  vent. 
Se  dit  surtout  de  la  flamme  d'une 
lampe.  Le  l'mire  vanlèye,  la  lampe 
menace  de  s'éteindre. 

Vantion,  voir  Vankion. 

Vantous  [valu  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Vantard. 

Vantous  [vâtu  .  .  M,  /,  P,  F,  N, 
S],  adj.  —  Venteux,  qui  donne  des 
flatuosités.  Lés  fèves  de  Rome  sont 
vantoûses,  les  fèves  de  Rome  (espèce 
de  fève)  donnent  des  flatuosités. 

Vareréyc  [varrëy  V],  s.  f.  —  Ver- 
rerie.   Voir  Wérerèyc. 

Varène  [vârçn  .  .  M,  /,  P,  N],  s.  f. 

—  Vitre  ;   verrière  ;    fenêtre. 
Varenicu    [vârmjœ   M],   s.    m.    — 

Vitrier.    A  Metz,  les  anciens  disent 
encore  Vèrcnier. 
Varieule  [vàryœl  .  .  M,  I,  P\,  s.  f. 

—  Virole  (cercle  de  métal  qui  con- 
solide au  manche  le  dard  de  la 
faux  ou  la  lame  d'un  outil). 

Vârîn  [vârî  .  .  S],  s.  m.  —  Vau- 
rien.    Voir  Vauryin. 

Varjatc  [vàrjat  M,  N,  varjçt  L  P, 
F],  s.  f.  —  Petite  verge,  baguette, 
houssine.     Voir  Vahhiatc. 

Varje  \vars  M,  F,  vôx  N,  vâx  ■  ■  S, 
V],  s.  f.   —  Verge,  baguette;  fouet. 

Varjeu  [vàrjœ  M],  v.  tr.  —  Fla- 
geller. 

Varjon  \vàrjô  M,  N,  verjô  S],  s. 
m.  —  1"  Petite  verge;  manche  de 
fouet.  N-y  è  dés  -  dans  l'àr,  il  y 
a  des  verges  dans  l'air  (tu  auras 
le  fouet).  2»  Marque  d'un  coup  de 
fouet. 

Varjote,  voir  Varjate. 

Varmehé  [varme-^ë  V],  s.  m.  — 
Larve  de  hanneton. 

Varneiîs,  voir  Vântn. 

Vârnéz  \varnêi  .  .  M,  L  P,  N],  s. 
m.  —  1"  Animal  tacheté  de  blanc 
sur  le  front.  2»  Être  chétif  ;  avorton. 


VAR 


-     688 


VHU 


Varou  [vSru  .  .  M,  I,  N,  S,  varu-vç- 
row  P,  verô  F,  vro-vru  V],  s.  m.  — 
Verrou. 

Varpane  [i>ârpàn  M,  X],  s.  f.  — 
Bande  nébuleuse  et  diaprée  qui  se 
forme  au  coucher  du  soleil.  Quand 
elle  est  tournée  au  nord,  elle  an- 
nonce le  beau  temps,  à  l'est,  la  pluie. 

V'art  \i>ar  F],  adj.  —  Vert.  Voir 
Vahh. 

Vartu  [i>ârlu  M],  s.  f.  —  Vertu. 

Varvatan  \i>âri>àtà  S],  s.  m.  — 
ÉtofTe  imaginaire.  Ronhe  (robe)  de  ~  , 
n'y  è  rin  d'ri  ni  rin  d'imnl,  il  n'y 
a  rien  derrière  ni  rien  devant. 

Varyi  [varyi  .  .  S],  v.  tr.  —  Ver- 
rouiller. 

Vâryin  {vârnè  V'|,  s.  m.  —  Vau- 
rien.    Voir  Vauryin. 

Vas  [va  M,  N,  S,  i>o  I,  P,  wo  Y], 
prép.  —  Vers.  V'ncùz  ~  nos,  venez 
vers  nous.  On  dit  ordinairement 
Devas. 

Vas  {va  M,  X,  uo  l,  P,  S,  rà  Lorry, 
LandrofT],  adj.  po.ss.  —  Vos. 

Vâscvétc  (è  lè)  \iHizrcl  V],  loc.  adv. 

—  A  la  hâte,  à  la  légère. 
Vasquine  |('fisA-i/i  M],  s.  f.  —  Cor- 

snge  avec  basque, 

Vassé  [t'âsê'  .  .  M,  l,  P,  F,  X\,  s. 
m.  —  1"  Vesce  cultivée.  2"  (icsse. 
/  so  r'moûwe  corne  i  crèpaud  danx 
des  -,  il  se  remue  comme  un  cra- 
paud  dans  des  v. 

Vate  \fat  M,  X.  vol  /, F,  \\ row  P], adj. 
et  pron.  poss.  — Votre;  xàire.  C.ète 
chèrâwe  al  dés  vales,  cette  charrue 
est  des  vôtres  (est  à  vous). 

Vau  (è)  (l'ô  M,  I,  P,  F,  X,  im  S\, 
loc.  adv.  —  En  aval.  -  lés  champs, 
à  travers  les  champs.  Toi  è  ~ , 
partout. 

Vaudeûs  [vôdœ  I\,  s.  m.  —  Ou" 
vrier  qu'on  fait  venir  d'un  autre  vil- 
lage pour  aider  à  faire  la   moisson. 

Vaugand  [vôgà  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  Vagabond;  mauvais  sujet. 


Vaugander  [vôgâdê>  .  .  M,  I,  P,  F, 
X],  V.  intr.  —  Vagabonder;  polis- 
sonner. 

Vauhhe  (l'ôx  .V,  S],  s.  f.  -  Verge. 
Voir  Varje. 

Vauryin  [vôryë  M,  I,  P,  F,  N,  vâ- 
rè  .  .  .S",  imryê  V],  s.  m.  —  Vaurien. 

Vause  (('Ô.S  3/],  s.  m.  et  f.  —  1° 
Bouquet  de  fleurs  artificielles  ou  de 
rubans  que  l'on  fait  bénir  pendant 
l'octave  de  la  Fête-Dieu;  on  le 
suspend  dans  les  différentes  pièces 
de  l'habitation.  Cet  usage  est  encore 
pratiqué  à  Failly,  village  situé  près 
de  Metz,  dont  les  habitants  ont  re- 
tenu maintes  coutumes  anciennes. 
Voir  Keulau.    2»  Fête-Dieu. 

Vausenat  [vôzna  M,  X.  vôzno  I, 
P],  s.  m.  —  1"  Valentin.  Chaque 
tannée,  le  premier  ou  le  deuxième 
dimanche  de  carême,  les  jeunes 
gens  ramassent  du  bois  chez  les 
habitants  du  village  pour  faire 
un  feu  qu'on  nomme  les  Brandons 
(ailleurs  Bûles  ou  Bûres).  Le  soir, 
les  jeunes  filles  et  les  garçons  étant 
réunis  près  du  feu,  à  proximité 
du  village,  on  crie  les  Vausenats 
ou  Valcntins.  Voici  la  manière 
dont  on  procède  à  la  criée  des 
Vauscnates.  C'est  un  seul  garçon 
qui  les  crie;  il  dit:  «Je  donne!  Je 
donne».  Tous  les  autres  garçons 
répondent  ensemble:  «.4  qui?  A 
qui  ?»  Le  garçon  qui  crie  les  Vau- 
senates  répond  :  «Je  donne  telle 
fille  à  tel  Jeune  homme.  Il  lui  achè- 
tera un  pain  d'épice  aussi  grand 
qu'un  van!»  Tous  les  autres  garçons 
répondent  ensemble:  «Harengs!  Ha- 
rengs!» Quand  toutes  les  jeunes 
filles  ont  leur  valentin,  chaque  gar- 
çon fait  tourner  la  fille  qu'il  a  eue 
pour  Vausenatc  autour  du  feu  des 
Brandons,  après  quoi  l'on  va  au  bal. 
Le  quatrième  dimanche  de  carême, 
la  fille  fait  des  gaufres  et  en  donne 
à  son  Vausenat.    Le  lendemain   de 


689     - 


Pâques,  le  garçon  donne  un  ruban 
(Fiat)  ou  un  autre  objet  à  sa  Vau- 
senate.  La  criée  des  V.  se  fait  en 
patois  du  pays,  verronais,  Supplé- 
ment à  sa  Statistique  historique...  du 
département  de  la  Moselle,  Metz,  1852. 
La  tradition  rapportée  par  verro- 
nais est  celle  des  villages  du  Pays- 
Haut.  Ailleurs,  elle  se  présente 
avec  quelques  dilTérences  dans  le 
cérémonial.  Pour  le  pays  d'Entre- 
deux-Eaux,  Augny  et  les  environs,  cf. 
zÉLiQZON,  Lothringische  Mundarten, 
p.  60,  pour  la  région  de  la  Nied, 
E.  ROLL.\ND,  Vocabulaire  putois,  s.  v. 
vozna. 

Vausenate  [l'ôznat  M,  N,  uôznol  I, 
P\,  s.  f.  —  Valentine.  Voir  Yau- 
senSye. 

Vausenater  [vôznatê'  .  .  M,  N,  vôz- 
ngle  .  .  I,  P],  v.  intr.  —  Proclamer 
les  Vausenats. 

Vausenâye  {nôznày  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  f.  —  Valentine.    Voir  Vausenate. 

Vauscné  [vôznë'  M,  I,  P,  N],  s. 
m.  —  Valentin. 

Vausenéje  [vôznës  .  .  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Action  de  proclamer  les 
valentins;  le  jour  où  on  les  pro- 
clame. 

Vausener  [vôznë'  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  l»  Proclamer  les  valentins. 
2'^  Danser  autour  de  la  Bûle  du 
printemps. 

Vausenot,  Vausenote,  Vausenotë, 
voir  Vausenat,  Vausenate,  Vause- 
nater. 

Vautieumont  [vôlijcemà  A'|,  n.  pr. 
—  Vatimont,  vill.  de  l'arr.  de  Boulay. 

Vavéje  [vavës  M,  N,  vnvës  .  .  I, 
P\,  s.  m.  —  Veuvage. 

Vaverèye  [vavrêij  M,  N,  vovrëij  h 
P\,  s.  f.  —  Veuvage. 

Vaveté  [vaftë'  M,  vpf  le  .  .  I,  P\, 
s.  m.  —  Veuvage. 

Vayance  [vàyàs  S],  s.  f.  —  Pvécit 
fortement  exagéré.     Voir  Vèyance. 


YRY 


Vayat  [vaya  M],  s.  m.  —  Petit 
veau. 

Vayate  [vayat  Pontoy],  s.  f.  — 
Vache  (terme  enfantin). 

Vayate  [vaijal  M,  N,  voijçt  I,  P], 
s.  f.  —  l"  Petit  chemin,  sentier.  2» 
Pli  de  terrain. 

Vayate  [vayat  M,  N,  vçyot  I,  P, 
vayœs  S],  s.  f.  —  Veilleuse. 

Vayate  [vayat  M,  voyot-voyûs  I, 
voyçt  P,  vayat -vayûs  N,  vaycës-vay- 
ras  S,  voyros  V],  s.  f.  —  Colchique. 
Voir  Vèchate,  Râyate. 

Vayate  [vayat  S,  vâyot  V],  s.  f.  — 
Génisse. 

Vayater  [vayate'  M],  v.  intr.  — 
Pleurnicher. 

Vaye  (an)  [vay  M,  N,  vçy  I,  P, 
vuy  Landroiri,  loc.  adv.  —  En  che- 
min. 

Vaye  [vay  M,  vây  S,  vôy  V[,  s.  f. 
—  Veille. 

Et,  corne  i  brave  èmin,  li  conte  sans 

[lamwins 
Torlot  çou  que  por   lèye   i  sèveut   d' 

[le  ~. 
Et,  comme  un  brave  ami,  lui  ra- 
conte sans  témoins  tout  ce  que 
pour  elle  il  savait  de  la  v.  C.  H., 
III,  84. 

Vaye  [vay  M,  N,  S,  voy  L  P,  V], 
s.  f.  —  Fois.  Dés  ~ ,  des  f.  (quel- 
quefois). E  le  ~ ,  à  la  f.  (ensem- 
ble). 

Vayéje  [vayës  M,  N,  voyës  .  .  I, 
P,  vuycs-weyês  S,  V],  s.  m.  — 
Voyage. 

VayèJGu  [vayej'œ  M,  N,  vçyejf  I, 
P,  wçyaji  F,  vuyeji  S,  wqyajye,-yœ 
V[,  V.  intr.  —  Voyager. 

Vayèjou  [vayejn  M,  N,  vçyçju  .  . 
I,  P,  uuyeju  S\,  s.  m.  —  Voyageur. 
Lo  grand  ~ ,  le  grand  v.  (le  Juif 
errant). 

Vayeu  [vayqs  .  .  M,  N,  S,  voyç  .  . 
I,  P,  veyi  F],  v.  tr.  et  intr.  — 
Veiller. 

Vayerasse,  voir  Yayat«. 

44 


YftY 


690     - 


YEC 


Yaycrou  [vayru  M\,  s.  m.  —  Porte- 
faix. 

Vaycûse,  voir  Vayatc. 

Vayèyc,  Vayîe  [vagëy  M,  N,  vç- 
yfy  I,  P,  Dayî(y)  S,  voyl  V],  s.  f .  — 
Veillée. 

Yayin  \i'ayë  F\,  s.  m.  —  Pelle  à 
feu.     Voir  Yèyîn. 

Vâyon  [l'àyô  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Petit  veau  chétif. 

Yâyote,  voir  Vâyatc. 

Vayou  \vayu  M,  N,  S,  vçyii  .  .  I, 
P,   V\,  s.   m.  —    Veilleur;  guetteur. 

Vaycûse,  voir  Vayatc. 

Vé  |('ê'  gén.),  s.  m.  —  Veau.  Ba- 
con d  ~,  lard  de  v.  (rouelle  de  v). 
I  n'  è  m'  pus  tout  lo  ~  qit'  faut  le 
vèche,  il  n'a  pas  plus  tôt  le  v.  qu'il 
(lui)  faut  la  vache  (on  ne  peut  le 
contenter).  /  -  qu'  tasse  hyin  n' 
minje  wâ,  un  v.  qui  tète  bien 
ne  mange  guère  (qui  boit  beaucoup 
n'a  plus  d'appétit).  An  li  front  pus 
d'oneûr  qu'  è  i  ~ .  an  iantèrr'ront 
èva  se  pc,  on  lui  fera  plus  d'hon- 
neur qu'à  un  v.,  on  l'enterrera 
avec  sa  peau  (se  dit  d'un  malade 
imaginaire  qui  se  lamente  toujours). 
/  vaut  mieus  i  ~  an  s'  mèriant 
qu'eune  vèche  an  meuranl,  il  vaut 
mieux  un  v.  en  se  mariant  qu'uen 
vache  en  mourant.  Ç'at  corne  i 
~ ,  pus  qui  vyini  viens',  pus  qui 
vyint  foïirl,  c'est  comme  un  v.,  plus 
il  devient  vieux,  plus  il  devient  fort. 
—  'L  é  d'  le  pâciance  corne  i  ~  que 
Irâne,  il  a  de  la  patience  comme 
un  veau  qui  étrangle  V. 

Vé  \vêi  M,  I,  P,  N,  S],  s.  m.  — 
Masse,  quantité,  -  d'  fom'reû, 
(piantité  de  fumier  qu'on  prend  en 
une  fois  avec  une  fourche  après 
l'avoir  roulée. 

Vècceune  \vçksœn  M,  vçksen  I,  P, 
vçksen-veksœn  X\,  s.  f.  —  Vaccine. 

Vècceuner  [vçksrrnê'  .  .  M,  A',  vçk- 
sçne  .  .  I,  P\,  V.  tr.  —  Vacciner. 

Yéch,  voir  Véhh. 


Vèchate  [veSat  M,  N,  vçsçl  I,  P], 
s.  f.  —  Petite  vache. 

Vèchate  \v^Sat  M,  S,  Vfsçt  I,  P,  vç- 
sat-vesrat  N],  s.  f.  —  Colchique 
d'automme.     Voir  Yayate. 

Vèche  [l'es  gén.  (vas  F)],  s.  f.  — 
Vache.  -  de  frahh  lacé,  v.  de  lait 
frais  (qui  vient  de  vêler).  -  coû- 
nrde,  V.  cornarde,  qui  cherche  à  frap- 
per les  autres  vaches,  ou  même 
les  personnes,  avec  ses  cornes. 
Ç'at  d'  le  ~  è  Calas,  c'est  de  la 
vache  à  Colas  (ce  sont  des  propos 
mesquins,  mensongers,  sans  im- 
portance, des  bêtises).  Ce  va  an 
r'cohhiant,  corne  le  quâwe  d'  le 
-,  ça  va  en  diminuant,  conmie 
la  queue  de  la  vache.  'L  è  prins 
le  ~  et  i  vé,  il  a  pris  la  v.  et  le 
veau  (il  a  tout  emporté).  Pûler 
corne  eune  ~  quand-an  ni  bèyent 
ryin  è  minjeu,  parler  comme 
une  v.  quand  on  ne  lui  donne  rien 
à  manger  (elle  mugit).  Voir  Fauquc- 
mont,  Grivatc,  Hûler.  —  Poutcher 
d'zos  lés  - ,  porter  sous  les  v.  (leur 
donner  de  la  litière^  S.  Eue  ~  y 
pcdrât  so  vé,  une  v.  y  perdrait  son 
veau  (tellement  il  y  a  du  désordre). 
On  n'  pCde  mi  tant  d'ène  ~  nâre 
qu'cle  n'in-n-âye  quéque  tèche, 
on  ne  parle  pas  tant  d'une  v.  noire 
qu'elle  n'ait  quelque  tache  (il  n'y  a 
pas  de  fumée  sans  feu)  Gondrexange. 
2"  Sobriquet  des  habitants  de  Goin. 

Véchc  |i»c.s  M\,  adj.  —  Mou;  pa- 
resseux (se  dit  surtout  de  personnes). 

Véche  [vês  F\,  s.  m.  —  Petite 
botte  d'oignons,  d'éi)is,  etc.,  que  le 
prêtre  bénit  près  de  l'église,  un  ins- 
tant avant  la  messe  de  l'Assomption. 

Vèché,  voir  Vèhhé. 

Vèchèle,  voir  Yèhhèle. 

Vècherate,  voir  Vèchate. 

Véchcrous,  voir  Véhherous. 

Vèchieu,  voir  Vèhhieu. 

Véchieu,  voir  VÔhhieu. 

Vèchin,  voir  Vèhhtn. 


YÉC 


691     - 


YEK 


Véchion,  voir  Véhhion. 

Vèchote,  voir  Vèchate. 

Vechou,  voir  Yehhou. 

Véde  [vêt  V\,  adj.  —  Vide.  Voir 
Vûde. 

Védier  [vêdye  V],  v.  tr.  —  Vider. 
Voir  ViîdÎGu. 

Védiot  [vëdyo  V],  s.  m.  —  Dévi- 
doir.   Voir  Devûdat. 

VèdîrG  [vçdir  M,  I,  P,  N,  ivadjër 
S],  s.  f.   —  Verdier;  bergeronnette. 

Vègnate  [vçiiat  M,  N,  vqnçt  I,  P], 
s.  f.  —  Petite  pièce  de  vigne.  A 
Metz,  il  y  a  une  rue  qui  porte  ce 
nom,  en  français:  rue  de  la  Vignotte. 

Vègnc  [vçfi  M,  I,  vên  -  veyn  P,  vën 

5,  vën  V],  s.  f.  —  Vigne.  Je  r'co- 
rans  nas  ~,  nous  courons  (nous  vi- 
sitons encore  une  fois)  nos  vignes. 
Les  dix-sept  travaux  de  la  v.  dans 
le  pays  messin  : 

1.  Tègen.  2.  R'keuyeu.  3.  Rahorer. 
4.   Répande    lés  péhhés.     5.   Féhher. 

6.  Piayeu.  7.  Hhawtrer.  8.  R'natieu. 
9.  Ronfler.  10  Recor.  11-13  Hawer 
(trois  fois).  14.  R'couder.  15.  Van- 
domer.  16.  D'péhh'ler.  17.  Pro- 
vegneu.     Voir  ces  mots. 

Vègneu  [yçnœ  M],  v.  intr.  — 
Pousser  avec  vigueur  (se  dit  de  la 
vigne^.  Lé  vègne  veugne  beiin'  l'ènâye 
lé,  la  vigne  a  bonne  mine  cette  année 
(elle  promet  une  bonne  récolte). 

Vègnerasse  [venras  M,  vefiros 
I],  s.  f.  —  Vigneronne. 

Vègneron  [vqfirô  M,  I,  P,  vënrô 
S],  s.  m.  —  Vigneron. 

Vègnerosse,  voir  Vègnerasse. 

Vègneules  [venœl  M],  s.  f.  —  Vi- 
gneulles,  hameau  dépendant  le  la 
commune  de   Lorrj-,   arr.   de  Metz. 

Vègnèye  [venêy  M,  vqynêy  S,  Y], 
s.  f.   —  Contenu  d'une   pelle  à  feu. 

Vèhatcr  [vçyatê'  .  .  M,  N,  vçyçtç 
.  .  I,  P],  V.  intr.  —  Balancer;  va- 
ciller. 

Véhh[uêx.  .gén.(vyex  V)],  s.  m.  — 
Ver.  -  bianc,  v.  blanc  (larve  du  han- 


neton).     -     èl'mant,     v.    allumant 
(v.    luisant).      Brayea    corne    i     -, 
broyer  comme  un  v. 
Vèhhé  [vçxê'  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  m. 

—  1»  Vaisseau,  vase  ;   pot.    2°  Cer- 
cueil. 

Vèhhèle  [vexçl  ■ .  M,  I,  P,  iV],  s.  f. 

—  1°  Vaisselle.    2"  Meubles. 

...   Veus  sèveûz  beun'  que  f  v's  â  béyè 

nale  feye, 

Èvieu  eune  moût  bone  some   et   trop 

byin   d'    véchéle. 

Vous    savez    bien    que     nous  vous 

avons  donné  notre   fille   avec    une 

bonne    somme     et     beaucoup     de 

meubles.     Famille   Ridicule,   V,    47. 

Vèhhcrus  [vexrû  M],  adj.  —  1° 
Véreux.  2"  s.  m.  Fruit  véreux 
tombé  sous  les  arbres. 

Vèhhieu  [vçxyœ  .  .  M,  I,  P,  N, 
uêsi-versi  F,  vayi  S],  v.  intr.  — 
Verser. 

Yéhhieu   [vêxyœ    ■  .    gén.],    v.    tr. 

—  Ronger.     Se  dit  des  vers. 
Yèhhîn  [cfxf  • .  M,  I\,  s.  m.  —  Sorte 

de  tarte. 

Yéhhion  [vêxgà  .  ■  M,  I],  s.  m.  — 
Petit  ver. 

Yehhou  [fxu  .  ■  M,  I,  N,  visu  F],  s. 
m.  —  1"  Putois  ;  fouine.  2»  Homme 
malin,  rusé. 

Yéhherous  [vëxru  .  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Véreux. 

Yèhotè,  voir  Yèhater. 

Yeji  lv(e)ji  M],  n.  pr.  —  Vigy, 
vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Yèji  [veji  V],  s.  m.  —  Vinaigre 
fait  avec  le  jus  de  pommes  sauvages. 
Je  vans  qwére  dés  chogjins  et  pis 
je  frons  di  ~ ,  nous  allons  chercher 
des  pommes  sauvages  et  puis  nous 
ferons  du  v. 

Yekant  [fkâ  M,  I,  P,  N,  vikâ  F], 
part.  prés.  —  Vivant;  vif.  Moût  ou 
-,  mort  ou  vivant. 

Yekerèye  [vekrçy  M,  N,  vçkrçy  I, 
P],  s.  f.  —  Vie,  existence. 


YEK 


-     692 


YEP 


Veki  \fki  M,  I,  P,  X,  S,  viki  F, 
.  .  V],  V.  iiitr.  —  Vivre.  J'  vek'râ 
de  m  guingne,  je  vivrai  de  mon 
gain.  An  n'  pieiwenl  ~  d  Vîir  don 
lama,  on  ne  peut  vivre  de  l'air  du 
temps.  ~  è  /('  lûrcirirc,  v.  sans 
souci.  Chèque  choûse  è  so  lanis, 
èl  qui  l'ekrc  veûrè,  cliaque  chose  a 
son  temps,  et  qui  vivra  verra.  C. 
H.,  IV,  124. 

Vélat  \vêla  M,  veto  /),  s.  m.  — 
Petit  veau. 

Véldihhpo  [vcldixpo  V],  n.  pr.  — 
Wildersbacli,  vill.  de  l'arr.  de  Mols- 
heim  (.\lsace). 

Vêle  !('('/  M,  I.  P,  X,  rll  Y],   s.    f. 

—  Ville.  ' 

Velemous  \i'elmu   M.    X],  a<lj.    — 
Venimeux,'  vénéneux. 
Vèlcr  Ivelci  .  .  il,  I,  P.  X\,  v.  intr. 

—  .S'ébouler,  s'écrouler. 

WeMs  \vye)lê'  .  .  gén.j,  n.  pr.  — 
Villers.  Nom   de   plusieurs   villages. 

—  aus-Oûyes,  V.-aux-Oies  (arr.  de 
Chàteau-.Salins).  -  d'ics  Pirinens. 
V.-lès-Plesnois  (arr.  de  Metz);  - 
d'iés  Stoncot,  V.-lès-S(oncourt  (arr. 
de  Metz);  ~  Lèkeiin'hi,  V.-I.aque- 
nexy  (arr.  de  Metz);  ~  /'  Arme,  V.- 
rOrme,  annexe  de  Failly  (arr.  de 
Metz). 

Vèlcûre  [veker  M.  I\.  s,  f.  -  Ma- 
trice de  la  vache. 

Vèlîrcs  \i>e[îr  M\,  n.  pr.  —  Val- 
Hères,  vill.  situé  i)rès  de   Metz. 

Vélmâd  [l'elmti  V\,  s.  m.  —  Orvei. 
Voir  Veulmâd. 

Vèlmeuçon,  voir  Yèrmeuçon. 

Vèlôr  [vçlôr  S],  v,  tr.  —  Vouloir, 
Voir  VoleiSr. 

Vélot,  voir  Vélat, 

Vèlwor  |i'('/H'or  V],  v,  inlr.  —  Valoir, 
Voir  Valeiir. 

Vénale  [vcnal  M,  X,  vcnçt  I,  P\, 
s.  f.  —  Petite  veine. 

Vcnâwe  \i>(e)nâw -  v{p)nou>  M,  X, 
v(ç)nou>  I,  P],  s.  f.  —  Venue.  A'  tè 
bone    -,   à    la   bonne  v.    (au   petit 


bonheur).  Je  i>'  sohâde  eune  bone 
~,  je  vous  souhaite  la  bienvenue. 
'L  al  d'eune  bêle  ~,  il  est  d'une 
belle  V.,  se  dit  par  ex.  d'un  arbre 
qui  pousse  bien. 

Vènâye  \i'i'nàtj  .  .  gén,  (ranâg  F)], 
s,  r.  —  1"  Vannée,  le  contenu  d'un 
van.  J'terl'âwe  pè  ~,  jeter  l'eau 
en  abondance.  I  pieul  p  -,  il  pleut 
très  fort.  2"  Poignée  de  grains  que 
jette  le  semeur. 

Vène  U'çn  M,  I,  P,  X\,  s.  f.  - 
Vanne  d'écluse. 

Véne  \vên  M,  I,  P.  X\,  s.  f.  - 
Clématiîe  des  haies;  clématite  odo- 
rante. 

Véne  \vên  Y],  s.  f.  —  Vigne.  Voir 
Vègne. 

Vèner  [venê>  .  .  gén.],  v.  inlr.  — 
1"  Vanner.  2"  Se  dit  d'époux  qui 
pratiquent  les  doctrines  de  Malthus 
(grossier).  .4;i  hèlenl  dans  le  grinje, 
an  vènenl  d'vanl  ieuhh,  on  bal  dans 
la  i^range,  on  v.  devant  la  porte. 

Vèni,  voir  Venîn. 

Venîn  (('(«Mm"  .1/.  /.  X],  n.  pr.  — 
Vigny,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Venîn  \o(e)nî  .  .  M,  I,  P,  N,  neni 
F,  v(ç)ni  S,  V\,  v.  intr.  —  Venir. 
-  è,  venir  à,  devant  un  infinitif, 
sert  à  marquer  la  rapidité  de  l'action. 
'L  è  v'nin  è  cor  charcheu  lo  médçijin, 
il  est  venu  à  courir  chercher  le 
médecin  ("il  a  vite  couru,  etc.) 

Vénotc,  voir  Vénale. 

Vénou  [venu  il,  I\,  s.  m.  —  Vei- 
nard, qui  a  de  la  chance. 

Venowe,  voir  Venâwe. 

Vépes  [vëp  gén.],  s.  f.  pi.  — 
Vêpres.  /  faul  çant  -  /«)  fûrp  eune 
masse,  il  faut  cent  v,  pour  faire 
une  messe.  Chanter  lés  -  d'ranl 
té  masse,  chanter  les  v.  avant  la 
messe.  Se  dit  d'un  jeune  garçon 
et  d'une  jeune  fille  qui  ont  eu  des 
relations  intimes  avant  le   mariage. 

'L  0/1/  chanleu  lés  vépes. 

Lés  -   devant  lé  masse. 


VEP 


693     - 


VER 


7s  sonl  fôrcens  de  s'  mèrieii, 

'L  ont  tortiis  bijin  trèvèijcu. 
Ils  ont  chanté  les  v.,  les  v.  avant 
la  messe.  Ils  sont  forcés  de  se  ma- 
rier, ils  ont  tous  bien  travaillé.  (Le 
nace  de  Françwès,  Notre  terre  lor- 
raine,   2"  année,  N»  2,  p.  40). 

Vèpeïir  [vçpœr  gén.],  s.  f.  — 
Va])cur. 

Vèrbau  [uçrbô  M,   I,   P,   N\,   adj. 

—  Verbal.  Procès   ~,  procès  verbal. 
Vèrbelu  [vçrbçlu  M,   I,    P,   N\,    s. 

m.   —   Fusain   (épine  vincttc). 

Vèrbenâye  [verbçnâij  .  .  M,  I,  P, 
N,  uervœl  S,  vçrvël  V],  s.  1'.  —  Ver- 
veine. 

Yèrbonè  \vqrbonq  Novénnl],  s.  m. 

—  .Simple  d'esprit. 

Vèrcôle,  [vçrkôl   V],  s.  m.  —    Col- 
lier de  cheval,     ^'oir  Wèrcale. 
Vèr  d'i-n-cuy  [uçr  din  œij  N].  adj. 

—  Borgne. 

Vèrdurîre  [verdûrTr  M,  I],  s.  f.  — 
Revendeuse  de  légumes. 

Vère  \i>er  F],  s.  m.  —  Verre.  Voir 
Wére. 

Vôrcniè  \vej-ni;e  Met;:),  s.  m.  — 
Vitrier.     Voir  Varenieu. 

Verèt  \i'(e)''Ç  y\,  s.  m.  —  Verrat 
(injure). 

Vèrgaukîn    [vergôld  M,   /],   s.    ni. 

—  Limaçon. 

Vèrgaumate,  Vèrgaumote  [vergô- 
mal  M,  vergômol  I,  P\,  s.  f.  — 
Bergamotle  (variété  de  poire). 

Vèrgausau  [vergdzd  F\,  s.  m.  — 
Grenouille  verte. 

Vèrgousse  [vergns  M,  I\,  s.  f.  — 
Petite  limace. 

Vergue  \vqrk  M\,  s.  f.  —  Grosse 
poutre,  placée  verticalement,  qui 
faisait  partie  du  pressoir.  \oït 
Chaucu. 

Vèrgueloîise  [vergelïis  M],  s.  f.  — 
Sorte  de  poire. 

Vèrgugni  (so)  [vçrgiini  F\,  v.  pron. 

—  Se  fouler  la  main.    J'  m'a  vèrgu- 
gni, je  me  suis  foulé  la  main. 


Vèrïche,  Vèrîhhe  [verlS-i'qrlx],  s.  f. 

—  Prèle  des  prés. 

Vèrjon  [uqrjô  S\,  s.  m.  —  Petite 
verge.     Voir  Varjon. 

Vèrkeulé  [vçrkœlêi  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Véreux  (mangé  des  vers). 
Voir  Vèrméyous. 

Vèrlater  [uçrlatë'  M],  v.  intr.  — 
Travailler  doucement  (|)éjoratit). 

Vèrlèstin  [oçr/^'s/è  Ronibas],  s.   m. 

—  Bottine  vernie. 

Vèrlope  \verlop  gén.|,  s.  f.  —  Var- 
lope. 

Vèrmehé  {oermçyc'  .  .  S,  verm.eyq 
V],  s.  m.  —  Vermisseau. 

Vèrmeuçon  [vçrmtfsô  -  vçlmcesô  M, 
N,  vçrmœsô  I,  P,  vçlmqesô  F],  s.  m. 

—  Limaçon.  I  r'moïnve  corne  i  ~ 
d<vu  eiine  corbai/e  de  fèrcune,  il  re- 
mue comme  un  1.  dans  une  cor- 
beille de  farine.  Faut  beiin'  qii  lo 
~  vekeasse  d'  le  salade,  faut  bien 
que  le  1.  vive  de  la  salade  (suum 
cuic[ue). 

Vèrmeune  [vcrmœn  M\,  s.  f.  — 
Vermine. 

Vèrméyous  [vçrmeyii  V],  adj.  — 
Véreux.     Voir  Vèrkeulé. 

Vèrmichèle  {vermisel  gén.  (mçrmi- 
sel  S)],  s.  m.  —  Vermicelle. 

Vèrô  [vqrô  F,  vrd  V],  s.  m.  — 
Verrou.    Voir  Varou. 

Vérole,  voir  Vèroûle. 

Vèroiîle  [vçrûl  M,  I,  P,  verô"l-vç- 
rîd  N\,  s.  f.  —  l"  Variole;  petite 
vérole.    2"  Syphilis. 

Vèrous  [vqrii  .  .  M,  I,  P],  adj.  — 
Véreux.  Se  dit  spécialement  des 
fruits. 

Verouyat,  Verouyeûs  lv(r)i'uga  S 
(vrugôê  Maizières-lès- Vie),  vrôyç 
V],  s.  m.  —   Verrou.     Voir  Varou. 

Vèrow  \veroiv  P\.  s.  m.  —  Verrou. 
Voir  Varou. 

Verôyot,  voir  Verouyat. 

Vèrsi  [vçrsi  F],  v.  intr.  —  Verser. 
Voir  Vèhhieu. 


Ver 


694 


VEU 


Vèrtuyous  [vertiiyii  M,  I],  ndj.  — 
Vigoureux. 

Vèrvélc,  Vèrveûlc  [vçrvêl  V,  vçr- 
vœl  S],  s.  f.  —  Verveine.  Voir 
Yèrbenâye. 

Yèrveûs,  Vèrviés,  Vèrvus  [l'criHl' 
M,  I,  P,  X,  verin'i  S,  vçrinje  V],  s. 
m.  —  Verveux  (filet  qui  sert  à 
prendre  du  poisson). 

Vès  [ve  F],  pron.  pers.  —  Vous. 
Voir  Veus. 

Vesate  [fsat  M,  N,  S],  s.  f.  -  Peur. 

Vèscâcion  [vçskàsyô  .  .  M.  /],  s. 
f.  —  Vexation. 

Vesé  [vezê  F],  s.  m.  —  Peau  qui 
recouvre  la  graisse  du  porc.  Voir 
Vièsin. 

Ycséjc  [v(e)zës  .  .  M,  I,  P,  F,  N. 
vizês  S,  Y],  s.  m.  —  Visage.  -  de 
creuke,  v.  de  cruche  (ivrogne).  'L 
è  treuvé  -  de  bous,  il  a  trouvé  v. 
(porte)  de  bois.  Ç'at  l'isibe  corne 
la  nez  au  inilanl  don  ~ ,  c'est  visible 
comme  le  nez  au  milieu  du  v. 

Vesèle  \vezql  M,  N,  vçzql  I,  P],  s. 
f.  —  1"  Bosse;  bigne.  2"  Cicatrice 
laissée  par  une  blessure. 

Véserîc  [vezrï  V],  s.  f.  —  Sorte 
de  fleur. 

Vcsicu  [vezyœ  M,  N,  vçzye  I,  P], 
adj.  —  Avisé,  rusé,  fin;  expérimenté. 

Vèsker  \uçskc'  .  .  M,  I.  P,  A'),  v. 
tr.  —  Vexer. 

Vcssâd  [v{ç)sà  .  .  M,  vçsâ-fsâ  I. 
P,  N,  S\,  s.  m.  —   Celui   qui   vesse. 

Vesse  \ves  M,  N,  S,  vçs  I,  P],  s. 
f.  —  Vesse.  'L  è  le  pé  auss'  blanche 
qu'eune  -,  il  a  la  peau  aussi  blanche 
qu'une  v.  (c'est  un  saligaud).  Awer 
le  ~  don  cul  niau  tonâye,  avoir  la 
V.  du  c...  mal  tournée  (être  indis- 
posé). /  71 'è  pus  qu'eune  ~  è  fiire, 
il  n'a  plus  qu'une  v.  à  faire  (il  va 
mourir).  'L  è  le  passe  -,  il  a  l'é- 
paisse V.  (il  a  peur).  Tiat  ç'  que  fat 
la  lo  d'  le  chambe  sans  brut,  sans 
mins,  sans  menâtes  ?  —  Eune  vesse. 
Qu'est-ce    qui    fait   le   tour   de    la 


chambre  sans  bruit,  sans  mains,  sans 
menottes?  —  Unev.  (devinette).  2" 
Peur. 

Vcssèye  [vvsêy  M,  X,  vçsêy-fsëy 
I,  P,  fsêy-fsly  S],  s.  f.  —  Vessie. 

Vessi  [o{e)si  M,  X,  S,  vçsi  I,  P, 
F],  V.  intr.  —  Vesser.  /  D'sseût  cohh, 
il  vessait  court  (il  avait  peur).  Que 
douçou,  nate  chln  vesse,  quelle  dou- 
ceur, notre  chien  vesse  (en  par- 
lant d'un  Halteur  intéressé). 

Veti  [v(ç)ti  M,  I,  P,  X,  S,  viti  F, 
veti-fti  V],  V.  tr.  —  Vêtir. 

Vcfldc  [i>œ/  S],  adj.  —  Vide.  Voir 
Vûde. 

Veùdéje  [vœdês  S\,  s.  m.  —  Action 
de  vider.     Voir  YûdéJG. 

Veûdi,  Yeûdji,  Yeiidyi  {vôèdl-vûê- 
dji-viidyi  S\,  v.  tr.  —  Vider.  Voir 
Vûdieu. 

Yeugnous  {vœnu  M\.  adj.  —  Qui 
a  beaucoup  de  vie.  .Se  dit  delà  vigne. 

Yeujîn  [vœjî  M\,  s.  m.  —   Voisin. 

Yeuléje  [v(œ)lës  .  .  M,  I,  P.  X,  vi- 
las  F,  viles  S,  V],  s.  m.  —  Village. 
/  faureût  awer  i  moul  bc  v'séje  po 
piâre  è  tout-i  -,  il  faudrait  avoir 
un  bien  beau  visage  pour  plaire  à 
tout  un  village  (on  ne  peut  plaire 
à  tout  le  mondej.  Chèque  ~ ,  chèque 
langucje,  chaque  v.,  chaque  langage. 
Fig.  85. 

Yeulmâd  [vaclmâ  .  .  S,  velmâ  V], 
s.  m.  —  Orvet. 

Yeulmous  [vœlmu  X],  adj.  — 
Venimeux. 

Yciir  \vœr  M,  I,  P,  X,  oœr-wër 
F,  vôr  S,  wâr  V\,  v.  tr.  —  Voir. 
/  n'  pleut  -  pèhhoûne,  il  ne  peut 
V.  personne  (il  n'a  point  de  rela- 
tions). Çou  qu'an  n'ont  jèmâs  vu, 
CDU  qu'an  n'  veront  jènms.  — Lo  nin 
d'eune  s'ris  dans  l'araye  d'eune  chète. 
Ce  qu'on  n'a  jamais  vu,  ce  qu'on 
ne  verra  jamais.  —  Le  nid  d'une  sou- 
ris dans  l'oreille  d'un  chat  (devinette). 
/  vè  le  wâr,  il  va  la  v.  (il  la  cour- 
tise).   V. 


YEU 


-     6^5     - 


VIA 


Fig.  85. 


Veus  \i>œ-v  M,  I,  P,  N,  S,  i>(q)  F, 
vç  V],  pron.  pers.  —  Vous.  -  v'ieîiz, 
V.  voulez. 

Yèyance  [vçyàs  M,  I,  P,  N,  vaijâs 
F,  S],  s.  f.  —  le  Récit  fortement 
exagéré  ;  prouesse  de  vantards  qui 
désirent  se  faire  remarquer.  2" 
Prouesse.  'L  è  cru  fâre  eune  mate 
-,  il  a  cru  faire  une  grande  prouesse. 
Fâre  dés  v.,  faire  qqch.  d'extraordi- 
naire dans  le  seul  but  de  se  faire 
remarquer. 

Yèyanterèye  [uçyàlrçy  M,  I,  P, 
N\,  s.  f.  —  Fanfaronnade. 

Yèyc  [vçy  M,  I,  P,  N,  vT(y)  S,  V], 
s.  f.  —  1"  Vie.  Eune  ~  d'  chète, 
une  V.  de  chat  (très  résistante).  2» 
Bruit,  tapage.  Cés-afants  font  eune 
~  d'  sèbèt,  ces  enfants  font  une  v. 
de  sabbat  (beaucoup  de  bruit). 

Yèycnéye  [vçynêy  S,  V],  s.  f.  — 
Contenu  d'une  pelle  à  feu.  Voir 
Yègnèye. 

Vèyîn  [vqyî  .  .  gén.  (vayë-vçyë  F)], 
s.  m.  —  Pelle  à  feu. 

Yèync  [veyn  P],  s.  f.  —  Vigne. 
Voir  Yègne. 

Yczon  [v{e)zô  M,  I,  P,  N],  n.  pr. 
—   Vezon,   vill.    de  l'arr.   de  Metz. 


'L  at  corne  lés  Jans  d'  Vezon, 

'L  at  è  lauye  jusqu'au  maton. 
Il  est  comme  les  gens  de  V.,   il   est 
à  table  jusqu'au   menton   (c'est   un 
gros  mangeur). 

Yialat  [injala  M,  N,  vyolo  I,  P], 
adj.  —  Violet.    Voir  Yalèt. 

Yialate  [vyalat  M,  N,  vyoht  I,  P, 
vy celât  S\,  s.  f.  —  Violette. 

Yialon  [vyalô  M,  N,  vyçlô  I,  P, 
vyœlô  S,  vyelô  V],  s.  m.  —  Violon. 
A  fèhhtin  de  note  cousin,  n-ovôr  mi 
parèy  viélon,  au  festin  de  notre 
cousin,  il  n'y  avait  pas  pareil  v.  Se 
dit  quand  qqn.  a  fait  une  incon- 
gruité  V. 

Yialonous,  Yialous  [vyalçnu,  vyalu 
M,  N,  vyolçnu,  vyolu  .  .  /,  P\,  s.  m.  — 
Violoneux  (ménétrier  de  campagne). 

Yianti  [vyàti  M],  adv.  —  Volon- 
tiers.   Voir  Yolanti. 

Yiârc  [vyàr  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 
—  Figure,  visage.  'L  è  i  ~  corne  i 
cul,  il  a  une  f.  comme  un  c... 

Yiate  [vyat  M,  N,  S\,  s.  f.  —  Petite 
vrille. 

Yibrate  [vibrât  M\,  n.  pr.  —  Cor- 
respond au  français  Guéprate,  nom 
connu  aussi  dans  notre  contrée. 


vie 


696 


VIH 


Vie  [l'ik  gén.],  n.  pr.  —  Vie,  ville 
de  l'arr.  de  Château -Salins.  Vie, 
Mlvayininc,  Marsal,  les  l'ilinx  trous. 
Lés  fômes  y  sont  coquèles,  lés-ômes 
y  sont  jalons. 

Vie,  Moyenvic,  Marsal,  les  vilains 
trous,  les  femmes  y  sont  coquettes, 
les  hommes  y  sont  jaloux.     V. 

Vicârrerèye  [vikàrrëy  .  .  M.  I,  P, 
N\,  s.  ni.  —  Vicariat. 

Vice  [vis  M,  I,  P,  X\,  s.  f.  -  Qualité. 
/  n'è  m'  eune  bone  -,  il  n"a  pas  une 
bonne  q.  (il  est  vicieux). 

Vîch,  voir  Vlhh. 

Vichou  [visu  F],  s.  m.  —  Putois. 
Voir  Vchhou. 

Vicious  [l'Tsyu  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
S],  adj.    —  Vicieux. 

Victoiir  [viktnr  M.  I,  P,  viklôT-v  ik 
tnr  N],  n.  pr.  —  Victor. 

Quand -i  pie  ut  è  le  Sint  Victoûr, 

Le  récolte  n'ai  m'  d'oûr. 
Quand   il   pleut   à   la    St.-V.,    la    ré- 
colte n'est  pas  d'or.    Voir  Vitoii. 

Vièdasse,  Vièdassicu,  voir  Vicu- 
dasse,  Vieudasser. 

Vièhh  U'yçx  V],  s.  m.  —  Ver. 
Voir  Véhh. 

Viélon,  voir  Vialon. 

VTerîe  [l'îyrïy  S],  s.  f.  —  Vieillerie. 
Voir  Vieueyrèye. 

Vièrjate  [tnjerjat  M],  s.  f.  —  Fillette 
habillée  de  blanc  dans  les  pro- 
cessions. 

Vièrje  [vyers  gén.],  s.  f.  —  Vierge. 
Çat  lo  yalanl  des  onze  mile  ~ ,  c'est 
le  galant  des  onze  mille  v.  (il  aime 
à  courtiser  plusieurs  lilles).  — 

Bone  ~  dé  Lèmès, 

Quât  f  '  que  f  Ce  donc  fét 

Que  lès  (johhons   en'   mé   r'iot    m' 

[emè  '.' 
Bonne  V.  de  Lamaix,  qu'est-ce  que 
je  t'ai  donc  fait  que  les  garçons  ne 
veulent  pas  ni'aimer?  (T'rière 
d'une  jeune  fille  qui  ne  trouve  pas 
à  se  marier). 

Yiès,  Vies,  Vies',  voir  Vieus. 


Viè^in  \vye:î'  P],  s.  m.  —  Peau 
qui  recouvre  la  grai.sse  du  porc. 
Voir  Vesé. 

Vieudasselci/O'rfas  M,  uyçdas  I,  P], 
s.  m.  —  1°  Vieillard.  20  Méchant; 
mauvais  drôle;    pendard. 

Vieudasser  [uya'dasê'  .  .  M.  X. 
l'yçdasije  I,  P],  v.  intr.  —  Muser. 

Vieulate,  voir  Vialate. 

VieulerTe,  voir  Vieuycrèye. 

Vieulon,  voir  Vialon. 

Vieune  [vycen  M\,  s.  f.  —  Cléma- 
tite des  haies,  et,  par  extension, 
toute  plante  grimpante  et  ligneuse 
propre  à  faire  des  liens. 

Vieus  [vyœ-vyqes  M,  vye-vyçs  l, 
P,  vyve-vycçs-vïx  S,  vye  Y],  adj.  — 
Vieux  ;    âgé. 

Vicus-boûs  [i>yœ  bû  M,  I,  uîbô  S], 
s.  m.  —  Futaie  (vieux  bois). 

Vieuvèle  [vyœi'çl  M],  s.  f.  —  La 
vieille  ville,  les  vieux  ciuarliers  de 
Metz. 

Vieussieu  [vyœsyqc  M],  s.  m.  — 
Revendeur. 

Vieuycrèye  [vyqeyrêy  M,  X,  vyeyrëy 
I,  P,  vyœlri  F,  inrly  S),  s.  f.  — 
Vieillerie. 

Vièyerèyc,  Vîerîe,  Vièyi,  voir 
Vieuyerèyc,  Vieuyi. 

Vieuyi  [ryœyi  M.  X,  vyeyi  I,  P, 
F],  v.  intr.  —  Vieillir. 

Vif  [v'if  gén.],  adj.  —  Vif,   ardent. 

-  corne  ianloûde.  v.  comme  l'éclair. 

-  conie  i  salpête,  v.  comme  un  sal- 
pêtre (comme  la  poudre)  \'.  - 
eoine  d'  le  poûre  de  cuheune,  v. 
comme  de  la  poudre  de  cuisine  (?). 

Vigatcr  \i>iyatê'  M,  l'iyote  I],  v. 
intr.  —  Vivoter. 

Vigorous  [vigçru  .  .  M,  I,  P,  X, 
l'iguru  S],  adj.  —  Vigoureux,  fort, 
bien  portant. 

Vigotè,  voir  Vigatcr. 

Vigourous,  voir  Vigorous. 

Vîhh  [('(/  .  .  M,  l,  P,  X],  s.  f.  - 
Vis. 

Vîhh,  voir  Vieus. 


VIK 


—     697 


VIN 


Vikant  [vikà  F],  part.  prés.  — 
Vivant.    Voir  Vekant. 

Vikâye  [vikày  .  .  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Vivres,  vicluailles. 

Vikemant,  Vikemont  [vikmâ  géii. 
{nikinô  Y)],  adv.  —  Vile,  prompte- 
iiieiit. 

Yiki  [viki  F\,  v.  intr.  —  Vivre. 
Voir  Yeki. 

Vilbrotchîn  [uilbrolsî  S],  s.  m.  — 
Vilebrequin.    Voir  Wèyebrequîn. 

Vîle  [inl  V],  s.  f.  —  Ville.  Voir 
Vêle. 

Viléje  \vilês  S\,  s.  m.  —  Village. 
Voir  Veuléje. 

Vilin  [uilë  M,  I,  P,  N\,  adj.  — 
Ladre;  avare.  /  n'ai  m'  ~,  il  n'est 
pas  avare  (il  est  généreux,  il  reçoit 
bien). 

Vîn  [l'I  .  .  gén.],  s.  m.  —  Vin.  ~ 
peut,  vin  trouble.  Ç'al  don  byin  pe- 
dii  d'  bèijeii  d'  l'èiiùnne  es  clnues  et 
don  ~  auti  [ornes,  c'est  du  bien  perdu 
que  de  donner  de  l'avoine  aux  chè- 
vres etdu  V.  aux  femmes.  Lo  ~  eut,  le 
V.  cuit  (fermente).  'L  at  an  bon 
~ ,  il  est  en  bon  v.  (il  est  à  moitié 
ivre).  Ç'at  V  bwin  ~  qu'  chèsse  lo 
chègrin,  c'est  le  bon  v.  qui  chasse 
le  chagrin.  Lo  bwin  ~  fïd  l'  bwin 
sang,  le  bon  v.  fait  le  bon  sang. 
Quand  toi  i  monde  pèije,  lo  ~  n'ai 
m'  cher',  quand  tout  le  monde  paye, 
le  V.  n'est  pas  cher.  Lo  miou  ~ 
n'ai  Jèmâs  lo  d'Junon  d'eune  foinc, 
le  meilleur  vin  n'est  jamais  le  dé- 
jeuner d'une  femme.  (Lo  bèlonie 
\A2.)  Faut  bwére  so  ~  corne  i  rwè 
èl  s'n  âwe  corne  i  loré,  il  faut  boire 
son  vin  comme  un  roi,  cl  son  eau 
comme  un  taureau.  ~  gouIé,  v. 
soutiré  des  raisins,  sans  pression 
mécanique,  et  mis  en  bouteilles. 
Autrefois,  on  préparait  aussi  le 
vin  anrèjè.  Le  vin  du  pied  chaud 
était  mis  dans  un  tonneau  long 
et  étroit,  garni  de  cercles  de 
bois.    Le  tonneau  était  placé  dans 


une  cuve  remplie  de  raisins,  car  il 
éclatait  assez  souvent.  C'était  un 
vin  mousseux  (Ancy). 

Il  existait  encore  une  sorte  de  vin 
nommé  vîn  de  pelé,  qui  était  aussi 
connu  à  Pagnj'  s.  Moselle,  mais  sur 
lequel  nous  n'avons  pu  recueillir 
aucun  renseignement. 

Vinâye  [vinày  .  .  M,  /,  P\,  s.  f.  — 
Itécolte  de  vin. 

Vînçant  [vTsâ  gén.],  n.  pr.  —  Vin- 
cent. 

E  le  Sint   Vinçanl, 

Le  gote  au  sarmant. 
A  la  St.-V.,  la  goutte  (la  sève)  au  sar- 
ment. 

F  le  Sint  Vinçanl,  quile  le  pioûve, 
mâs  aussi  lo  vant  reprand. 
A  la  St.-V.,     la     pluie     cesse,    mais 
aussi  le  vent  reprend  P. 

S'i  fût  kivF  è  le  Sint   Vinçant, 

N-ij  ère  pus  d'  vin   qu    d'owe  dans 

[l'an. 
S'il  fait  clair  à  la  St.-V.,  il  y  aura 
plus   de  vin  que  d'eau  dans  l'an   P. 

È    le   Sint  -  Vinçanl,    l'uver   monte 
\ou  d'hhand 

Ou  i  s'angrinne  mal'manl. 
A  la   St.-V.,   l'hiver   monte   ou   des- 
cend  ou   il   s'engrène   malement  (il 
sera  dur). 

E  le  Sint-Vinçant,  lo  vîn  monte  au 
\sarmant. 

Ou,  s'i  jale,  l'an  d'hhand. 
A  la  St.-V.,  le  vin  monte  au  sarment 
ou,  s'il  gèle,  il  en  descend. 

È  le  Sint  Vinçanl, 

L'uver  péd  eune  dant. 
A  la  Saint- V.,  l'hiver  perd  une  dent. 

Quad  i  fût  chaud   è   Sint    Vinçant, 

L'uver  r'prand  ses  dants. 
Quand  il    fait    chaud    à    la    St.-V., 
l'hiver  reprend  ses  dents. 

Vindicâcion  [vëdikàsyô  .  .  M,  I, 
P\,  s.  f.  —  Vengeance. 

Vindier  [vèdye  V],  v.  tr.  —  Vider. 
Voir  Vildieu. 


VIN 


-     698     - 


VOL 


Vinéguc  |!'/;i<'A-  gén.],  s.  m.  —  Vi- 
naigre. T'  ftts  n'  trogne  corne  i  chin 
qu'  bwét  don  ~,  lu  fais  une  mine 
comme  un  chien  qui  t)oit  du  vi- 
naij^re. 

Vinke  |i'('A-  M,  S\,  v.  Ir.  -  Vain- 
cre; convaincre.  T'èrés  bé  fnre  êini 
tu,  teu  n'  poûrcs  m'  lo  -,  lu  auras 
beau  faire  avec  lui,  tu  ne  pourras 
le   c. 

Vtnnat,  Vînnot  [l'îna  .  .  M,  S,  vîno 
.  .  I,  P],  s.  m.  —  Pctil  vin. 

Vîn-piére  [pi"  .  .  pijêr  M,  I,  P,  A'], 
s.  m.  —  Tarlre. 

Vintè,  Vintrè  \i'êtç- oètrç  V|,  s. 
m.  —  Tablier  de  femme.  Voir 
Vanteryin. 

Viole,  voir  VioQIc. 

Violot,  Violote,  voir  Vialat,  Vialatc. 

Vioûlc  [l'i/fil  M,  I,  P,  vijô>'l-mjût  X, 
vyôl  S,  \'\,  s.  f.  -  1"  Se  dit  de 
tous  les  instruments  de  musique 
qui  se  jouent  à  l'aide  d'une  nuuii- 
velle.    2"  Caractère  volage. 

Violonous  [vijçtomi  I,  P],  s.  m.  — 
Violoneux.     Voir  Vialonous. 

Violot  [l'upto  I,  P\,  adj.  —  Violet. 
Voir  Vialat. 

Violous,  voir  Vialous. 

Virâde  [virât  .  .  M\,  s.  f.  -  1«  Glis- 
sade. 2"  Elfort.  Anco  eue  ~  ètj'aii- 
rons  fini,  encore  un  elfort  et  nous 
aurons  fini.  F. 

Virâye  \i'irây  .  .  S\,  s.  f.  —  1» 
Marque  de  séparation  faite  dans 
un  bois  en  taillant  ou  pelant  des 
brins  de  distance  en  dislance.  2" 
Passage,  sentier  à  travers  un  bois; 
percée. 

Viroûlc  [virûl  M,  I,  P\,  s.  f.  - 
Virole. 

Visâd  [luzà  M],  s.  m.  —    Lambin. 

Vîs-bôs,  voir  Vieus-boûs. 

Viser  [uJzêi  .  .  M,  I,  P\,  v.  intr.  — 
Se  dit  par  ex.  du  vent,  des  souris, 
qui  entrent  par  de  petites  fentes,  de 
petits  trous.  Lo  vant  vise  ans  trèués 


(T    nas   fnPtes,  le  vent   pénètre   au 
travers  de  nos  fenêtres. 

Visieu  [inziiqe  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  1"  Viser,  pointer.  2"  Mirer, 
examiner. 

Visitou  [rizilti  .  .  M,  I\,  s.  m.  — 
\'isileur. 

Visseler  [l'islpi  M],  v.  tr.  —  Visser. 

Viti  |i»i7i  F\,  v.  Ir.  ~  Vêtir.  Voir 
Veti. 

Vitoû  [v{i)iri  M\,  n.  pr.  —  Victor. 

Vitôz  \i'itô  V\,  2"  pers.  pi.  prés,  im- 
pératif deVéni.  —  Venezl  VoirHitôz. 

Vitrèye  [vitrêg  M,  I,  P\,  s.  f.  — 
Vitrage. 

Vive  \inf  gén.],  v.  intr.  —  Vivre. 
/  /i"  faut  m'  los  lés  byins  po  -,  il 
ne  faut  pas  tous  les  biens  pour  v. 
(la  richesse  ne  fait  pas  le  bonheur). 

Vivi  \vivi  S],  s.  m.  —  1"  Vivier. 
2"  Houloir. 

Vivrequin  [oivrekè  .S],  s.  m.  — 
Vilebrequin.     Voir  Wèyebrcqutn. 

Vivyis  \i'ivyi  .S|.  n.  pr.  —  Viviers, 
vill.  de  l'arr.  île  Château-Salins. 
Lés  sôrcyis  d'  -,  les  sorciers  de  V. 
(sobriquet). 

Viyate  [l'iyat  M,  X,  S,  viyel  V], 
s.  f.  —  Petite  vrille. 

Viyètc,  voir  Viyate. 

Viyinnc  \viycn  M,  l\,  s.  f.  —  Clé- 
matite des  haies. 

Viyoûne  \viyùn  M,  I,  P\,  s.  f.  — 
Viorne. 

Viyouwé  li'iyuwfi  X],  s.  m.  — 
Table  spéciale  d'un  cordonnier,  d'un 
sellier. 

Voce  \liçs  I.  P,  F,  Y\,  prép.  — 
Voici.     Voir  Vace. 

Vof  \i>of  I,  P,  vôf  V],  s.  m.  - 
Veuf.     Voir  Vaf. 

Vohh,  Vohhâd,  Vohhanf,  Vohhiè, 
Vohhoner,  Vohhou,  voir  Vahh, 
Vahhâd,  Vahhant,  Vahhieu,  Va- 
hhoncr,  Vahhou. 

Vohhpé  li'pxP^  V],  s.  m.  —  Pivert. 
Vol  [vçl  /,"  P,  V],  prép.  -   Voilà. 
Voir  Val. 


VOL 

Volant  [vçlà  M,  1],  s.  m.  —  Volet. 
Voir  Vankion. 

Volanti  lv(ç)làti  {uyàti)  M,  I,  P,  F, 
N,  vlàtê  .  .  S  (ittlàtce  Juvelise)],  adv. 

—  Volontiers. 

Volant -rète  [vçlà  ret  M,   I],   s.   f. 

—  Chauve  -  souris. 

Volantrous  [l'olàtru  .  .  gén.  (vçlê- 
Iru  Y)],  adj.  —  1"  Serviable;  de 
bonne  volonté;  empressé  ;  complai- 
sant. 'L  al  ~  po  lot  chèquin,  il  est 
serviable  pour  tout  chacun.  2"  Qui 
est  bien  décidé  au  travail;  qui  tra- 
vaille bien. 

Volate  [volai  M,  N,  S,  vçlçt  I,  P, 
V,  vçlçt  Fj,'  s.  f.  —  Volette,  petite 
claie  en  osier  sur  laquelle  on  fait 
sécher  les  fruits  ou  égoutter  lesfro- 
mages.  Lés  Hhanv'lals  sont  dés 
fègous  d'  ~,  les  gens  de  Chan- 
ville  sont  des  faiseurs  de  v.  (sobri- 
quet).   Voir  Yoletri. 

Volâye  [vçlày  .  .  M,  I,  P,  F,  N\,  s. 
f.  —    Bande    d'oiseaux,    nichée. 

Volâye  [volày  .  .  gén.],  s.  f.  — 
Volée  de  coups. 

Volchant,  voir  Valhhant. 

Vole  [vô^l  N,  vol  S],  adj.  —  Veule. 
Voir  Voûle. 

Yolêje  [vçlês  gén.],  s.  m.  —  Action 
de  voler,  de  se  maintenir  en   l'air. 

Voler  [vçlêi  .  .  gén),  v.  intr.  — 
Voler,  se  maintenir  en  l'air. 

Voler  [vçlê'  .  .  gén.],  v.  tr.  — 
Voler,  dérober.  'L  in-n-è  pis  di  ~ 
que  di  guégné  onét'mont,  il  en  a 
plus  du  volé  que  du  gagné  honnê- 
tement V. 

Voler',  voir  Voleur. 

Yolerèyc  [vçlrçy  M,  I,  P,  N],  s. 
f.  —  Rapine. 

Volet  [vçle  M],  s.  m.  —  Partie  de 
la  voiture. 

Volèt-au-jot  [vçlçôjo  I,  P\,  s.  m.  — 
Ciseau  de  maçon. 

Voleton  [vçltô  M,  I,  P,  vçllô-  vçl- 
tra  N],  s.  m.  —  Hanneton.  Voir 
Heulat. 


699 


VON 


Voletrat,  voir  Voleton. 

Voletri  [vçllri  N],  s.  m.  —  Volette. 
Voir  Volate. 

Voleur  [volœr  M,  I,  P,  N,  vulôér 
F,  vçlôr  S,  vulwor  Y],  v.  tr.  — 
Vouloir. 

Voleur  [volcêr  gén.  (voler  Y)\,  s. 
m.  —  Voleur.  T'as  auss'  ~  qu'  li, 
pisque  teu  tands  V  sèc,  tu  es 
aussi  voleur  que  lui,  puisque  tu 
tends  le  sac.  —  In  voler  que  hèche  în- 
n-âle  voler,  lo  diâle  en'  fèt  qu'  d'in 
rire,  un  v.  qui  appelle  un  autre  v., 
le  diable  ne  fait  que  d'en  rire.  Voir 
Volou. 

Voleiir  [volœr  I,  P,  F[,  v.  intr.  — 
Valoir.    Voir  Valeur. 

Volhhant  [vol^à  I,  P,  Y\,  adj. 
—  Verdoyant.     Voir  Valhhant. 

Volintrous  [volèlru  Y[,  adj.  — 
Serviable.     Voir  Volantrous. 

Volot  [vçlç  I,  P,  Y],  s.  m.  —  Do- 
mestique.    Voir  Valat. 

Volote,  voir  Volate. 

Volou  [vçlu  M,  I],  s.  m.  —  Voleur. 
Voir  Voleur. 

Volou  [vçlu  .  .  I,  P,  F\,  s.  f.  — 
Valeur.     Voir  Valou. 

Voltrat  [vçltra  N],  s.  m.  —  Han- 
neton.   Voir  Heulat. 

Volurous  [vçliiru  I,  P\,  adj.  —  Vail- 
lant.   Voir  Valurous. 

Volwâr  [vçlwàr  F\,  v.  intr.  — 
Valoir.  Voir  Valeur. 

Vonde  [vôl  Y],  v.  tr.  —  Vendre. 
Voir  Vande. 

Vondrosse  [vôdros  Y[,  s.  f.  — 
Vendeuse.     Voir  Vandrasse. 

Vonredi  [vôrdi  V],  s.  m.  —  Ven- 
dredi.    Voir  Vanredi. 

Vons  [vô  Lorry,  Landroff],  pron. 
poss.  —  Vos.     Voir  Vas. 

Vont  [vô  Y],  s.  m.  —  Vent.  Voir 
Vant. 

Vonte  [vôt  Y],  s.  f.  —  Vente.  Voir 
Vante. 

Vonte  [vôt  Y],  s.  m.  —  Ventre, 
Voir  Vante. 


VOR 


700     - 


VOY 


Yor  \vor  Ronibns],  s.  m.  —  Pièce 
de  bois  qui  empêche  le  pressoir 
de  dévier  de  gauclie  à  droite. 

Vôr  Ivôr  S\,  v.  tr.  —  Voir.  Voir 
Veûr. 

Voran  \t>or(l  V],  s.  m.  -  Deux 
planches  écartées  d'un  train  de  bois. 

Yorbéye  [vorbêy  Y],  s.  ni.  —  Gros 
nuage  annonçant  de  la  phiio  ou 
de  la  neige.     Voir  Wèrgau. 

Vôre  [vôr  S\,  s.  m.  —  Vcrie.  N'oii- 
Wére. 

Vos  \i>o  I.  P\.  prép.  —  Vers.  Voir 
Vas. 

Vos  \i>o  I.  F.  S.  V],  adj.  poss.  — 
Vos.     Voir  Vas. 

Vos  |(>o  gén.j.  prou.  i)its.  — 
Vous.  J'  ~  r  dira,  je  v.  le  dirai. 
./■  ('■  au  bèyc,  je  vous  en  donne. 

Vosèvicu,  Vosieu  (cozçi'f/fr  -  l'o- 
z;j(y  .  .  M,  I.  P,  A'I.  v."  tr.  —  Dire 
vous  à  (jqn.     Voir  Èvosicu. 

Vote  [vol  I,  P,  F,  S.  V[,  adj.  et 
pron.  ])oss.  — Votre;  vôtre.  VoirVate. 

Vote,  voir  Voûte. 

Voûle  [vûl  M.  I,  P,  vô"l-vril  X, 
vôl  S],  adj.  —  1"  Veule,  (|ui  maïuiue 
de  consistance,  meuble,  souple,  ma- 
niable, faible;  léger.  Tcre  ~,  terre 
meuble.  2"  Fol  dans  ses  expres- 
sions; volage. 

Vouleiïr,  Voulwor,  voir  Voleîir. 

Voûte  [vûl  M,  l.  P,  vm-vô"!  X,  vôl  \'\, 
s.  r.  —  1"  Sorte  de  crêpe.  Avec 
de  la  farine,  des  œufs,  du  lait  et  du 
sel,  on  fait  une  Meurate  assez  claire. 
Versez -en  une  (]uanlité  convenable 
dans  la  poêle  à  frire,  garnie  d'un 
peu  de  saindoux  ou  d'huile  et  tenue 
sur  un  bon  feu.  Après  un  instant 
de  cuisson,  retournez  la  |)àte  dans 
la  poêle.  Quand  elle  est  cuite  et  en- 
core molle,  faites- la  glisser  sur  un 
plat  et  recommencez  pour  une  autre. 
Quand  on  fait  de  ces  crêpes,  aussi 
nommées  Vahh  Crcupé,  le  jour  de 
la  Chantleleur,  on  a  de  l'argent  dans 
sa  poche  tout  le    reste    de   l'année. 


affirnie-t-on    dans   nos  villages.     2" 
Omelette  S,  V. 

Voûte  [val  M,  I,  P.   vô-l-vûl  X], 
s.  m.  —  Vote. 

Voûter  [vûlC"  .  .   M,    I,   P,   vô"l(f- 
l'ûlœ  X],  v.  tr.  et  intr.   —  Voter. 

Vouye   (an^    [riii/   I^androlfl,    loc. 
adv.  —  En  chemin.     X'oir  Vaye. 

Voûye  [vûy  M,  I,  P[,  s.  f.    —    da- 
lerie  de  la  taupe. 

Vouyéje  [vui/ês  S,     Y[.    s.    m.    — 
Voyage.     Voir  Vayéje. 

Vouyèji  [vwjejiS[,\.  intr.  —  Voya- 
ger.    Voir  Vayèjeu. 

Vouyèjou    \viuji;jii    S[.    s.    m.     — 
Voyageur.     Voir  Vayèjou. 

Vouyér'  ]vuyêr  Vj,  n.  pr.  —  Voyer, 
vill.  de  l'arr.  de  Sarrebourg. 

Vovéje,    Voverèyc,    Vovetè,    voir 
VaYtije,  Vaverèye,  Vaveté. 

Vow    i<oa>  P[,  pron.  et  adj.    poss. 
—  Votre  ;  vôtre.    Voir  Vas. 

Voye  [voij  I,  P,  l'|,  s.  f.  -  Fois. 
Voir  Vaye. 

Vôye  \vôy  S,  wôij  V|,  s.  f.  —  Voie, 
chemin;  trace.  '/,  ol  dans  le  boitv 
~,  il  est  dans  le  bon  chemin  (il  a 
de  la  chanceV  Mè  soyole  n'é  m'  ès- 
sèz  d'  -,  ma  faucille  n'a  pas  assez 
de  voie  (les  dents  ne  sont  pas  assez 
écartées)  V.     Voir  Hôyc. 

Vôye  |('ô;/  V|,  s.  f.  —  Veille.  Voir 
Vaye. 

Voyè  [vpyç  .  .  I,  P,  F],  v.  tr.  - 
Veiller.     Voir  Vayeu. 

Voyéje,    Voyèjeu,   Voyèjou,    voir 
Vayéje,Vayèjeu,Yayèjou,  voyage,etc. 
Voyerosse  [vofiros  V],  s.  f.  —  Col- 
chique.    Voir  Vayate. 

Voyèyc,   Voyïe  [voyçy  I,  P.    voyl 
V[,  s.  f.  --    Veillée.     Voir   Vayèye. 
Voyote    \voyot    I.    P[,     s.     f.      — 
Petit  chemin.     Voir  Vayate. 

Voyote  [voyol  I,  P\,  s.  f.  —  Veil- 
leuse.    Voir  Vayate. 

Voyote  [voyot  I,  P[,  s.  f.  —  Col- 
chique.   Voir  Vayate. 


I 


VOY 


701 


VWÈ 


Voyou  [vçijii  .  .  I,  P,  V],  s.  m.  — 
Veilleur.    Voir  Vayou. 

Voyoûse  [l'pyûs  /],  s.  f.  —  Col- 
chique. Voir  Vayatc. 

Vrâ  [vrâ  .  .  gén.],  adj.  —  Vrai. 
Ç'al  d'  bwùi  ~ ,  c'est  bien  v.  È  toûrt 
ou  è  ~ ,  à  tort  ou  à  v.  (à  tort  ou  à 
raison).  Ç'at  ~  corne  i  pieui  don 
bodin,  c'est  v.  comme  il  pleut  du 
boudin  (ce  n'est  pas  v.). 

Yrâyi  [vrâyi  .  .  S],  v.  intr.  — 
Aller  et  venir  sans  sujet. 

Vreder  [vredëi  .  .  M,  I,  P,  N],  v. 
intr.  —  Aller  çà  et  là,  aller  et  venir 
sans  sujet. 

Vremîn  [uremî  M\,  n.  pr.  —  Yré- 
my,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Vrondemant  [vrôdmà  M,  I,  P,  iV], 
s.  m.  —  Action  de  résonner,  se  dit, 
par  ex.,  une  toupie,  etc. 

Vronder  \vrôdêi  .  .  M,  I,  P,  N\, 
V.  intr.  —  Vrombir.  Se  dit  aussi 
du  sifïlement  d'une  pierre  lancée 
par  une  fronde. 


Vade  [vat  M,  I,  P,  F,  N,  vœt  S, 
vêt  V],  adj.  —  Vide.  Auss'  ~  qu' 
lés  titats  d'eune  l'ieuije  trîiye,  aussi 
V.  que  les  tétons  d'une  vieille  truie. 
È  ~ .  inutilement.  S'  bèyeti  don  man 
è   ~  ,  se  donner  du  mal  inutilement. 

Vûdéje  [vûdcs  .  .  M,  I,  P,  N,  vœ- 
dcs  S\,  s.  m.  —  Action  de  vider. 

Vûdieu  [vâdyœ  .  .  M,  I,  P,  N,  l'ii- 
di-vûda  F,  vcèdi-vôêdji- vâédyi  S, 
vêdye-vèdye   V],  v.  tr.  —   1»  Vider. 

-  don  sang,  saigner  (intr.)  2" 
Nettoyer  les  bêtes  en  enlevant  le 
fumier  V. 

Yûler  [vulêi  .  .  M,  I,  P,  N],  v.  tr. 

—  Oter  les  rejets;  éclaircir;  espacer; 
dégarnir  de  sa  complication. 

Vulûre  [imliir  .  .  M,I,P,  N\,s.  f.  — 
Rameau;    rejet   à   côté   d'un  arbre. 

Vûye  [viiy  M,  I,  P,  N\,  s.  f.  — 
Vue;  regard. 

Vwès  [inve-we  gén.],  s.  f.  —  Voix. 

■Vwèyous  \L'wçyu  M,  I],  adj.  — 
Prévoyant;    prudent. 


Fis.  86. 


WR 


—     702    — 


WHR 


w 


Wa'  \iva'  F],  s.  m.  —  Gué.  Voir 
Wé. 

Wâ  [ivà  .  .  M,  I,  P,  F,  X,  wâ  -  wcir 
S,  wêr  V\,  adv.  —  Guère,  peu.  - 
âqiic,  guère  qqcli.  (pas  grand  chose). 
I.o  vin  n'ai  wâ  bon,  la  vin  n"est  g. 
bon.  /  n'an-n-è  ivâre,  il  n'en  a  guère. 

Wace  Iwas-weijas  M.  N,  weyos 
wos  I,  P,  was  S,  loos  V],  loc.  adv. 
—  Où  est-ce.  où?  ~  que  /'  luls,  où 
esl-ce  que  lu  vas  (où  vas-tu)? 

Wache,  voir  Wâhhe. 

Wâd  [u'à  .  .  S,  Y],  s.  m.  —  Manche 
de  faux. 

Wâd  [wà  .  .  M.  I.  P\,  s.  m.  - 
Gardien  qui  garde  les  chevaux  pen- 
dant la  nuit.  Xate  ~  n'è  m'  pâiu 
des  loups,  notre  g.  n'a  pas  peur  des 
loups. 

Wâde  [wnl  M\,  s.  f.  —  Jardin. 

Wâde  Iwàt  .  .  gén.  (wât-wâts  S)\, 
s.  f.  —  1°  Garde.  ~  nacionâ,  garde 
national /)o/)yV/i.r.  2"  Garde -cham- 
pêtre. 3"  Action  de  garder.  Ces 
fruts  sont  iF  ~,  ces  fruits  sont  de 
g.  (se  conservent).  È  ~  ,  aux  aguets. 
An  -,  en  g.,  à  l'afFùt  aux  écoutes. 
S"  bèi/eu  li'  ~,  prendre  g.  4"  Ce  qui 
garde,  étui,  ô"  Salaire  que  [icrçoit  le 
berger  pour  la  garde  des  bêtes.  / 
vint  chèrchi  le  ~  de  zoute  vcche,  il 
vient  chercher  le  salaire  pour  la 
garde  de  leur  vache  .S. 

Wâdc-fu  \wàt  fil  .  .  M,  I,  P,  A'i, 
s.  m.  —  Garde- feu  (grille  (jui  en- 
toure le  foyer). 

Wadë  [wad^  .  .  S),  v.  tr.  —  Garder. 
Voir  Wèdcr. 


Wàdion  \u>àdijô  .  .  M,  I\,  s.  m.  — 
Punaise.    Voir  Pcutc. 

Wâdje,  voir  Wâde. 

Wadjére  \wailjêr  .SI,  s.  f.  —  Ver- 
dier  (oiseau).     Voir  Wèdlre. 

WadrinâwG  \wâdrinnu>  -  wâdrinow 
M\,  n.  pr.  —  Vadrineau.  Digue  sur 
la  Moselle,  en  amont  de  Metz,  près 
de  Longe  ville  (meta  thèse  de  War- 
dinâwc,  dont  le  premier  élément 
appartient  au  verbe  Warder,  patois 
moderne:  Wèdcr,  donc  «retenue 
d'eau»).  Cette  digue,  qui  se  trouve 
à  la  pointe  de  l'île  du  Saulcy,  a 
pour  but  de  relever  le  niveau  des 
eaux  du  bras  droit  de  la  Moselle, 
de  manière  à  fournir  la  force  mo- 
trice aux  moulins  et  aux  usines  de 
Metz.  File  a  320  mètres  de  longueur 
sur  6  mètres  de  largeur. 

Wâguè  [wtige  .  .  S,  wâiie-wàke 
V\,  V.  intr.  —  Vaguer. 

Wâhhc,  voir  Warche,  Warje. 

Waji  [waji  S],  v.  tr.  —  Gager. 
Voir  Wèjeu. 

Wakè,  voir  Wâguer. 

Wale  \wal  M,  N.  S,  wçl  I,  P,  V], 
s.  f.  —  Hadeau  de  planches,  train  de 
bois. 

WantG  |(/'«/  A'I,  s.  f.  —  Personne 
paresseuse. 

Wâr  \u>(ir  V\,  v.  tr.  —  Voir.  Voir 
Vcûr. 

Warâs  \u>arà  Pommérieuxl,  s.  m. 
—  Gué.     Voir  Wé. 

Warchc  \wàrs  M,  wçx  .V.  wars  F, 
w&x  S\,  s.  f.  —  Ivraie,  fromental. 

Wârc,  voir  Wâ. 


WAR 


703     ~ 


WÈL 


Warfe  [warç  .  .  S],  s.  m.  —  Tau- 
reau.   Voir  Wèré. 

Warèye  [wàrfg  .  .  M,  I,  P],  s.  f. 
—  Mare  d'eau,  de  sang,  etc. 

Warje  [ivars  M,  N,  wâx  •  •  S,  wçs 
V],  s.  f.  —  Verge,  ancienne  mesure 
agraire  (1  heclare  =  3  jours  =  4 
verges). 

Wate  [wate  F\,  adj.  —  Sale.  Voir 
Wète. 

Watène  [watçn-ivatin  F],  s.  f.  — 
Saleté.     Voir  Wèteune. 

Wâtieu  [ivâtyqs  M\,  n.  pr.  —  Gau- 
tier. 

Watine,  voir  Wèteune. 

Wâtrat  [wâtra  .  .  M,  N,  S,  wàlrç 
I,  P],  s.  m.  —  1"  Épervier.  J'  as  bianc 
corne  i  cul  d'  ~  ,  tu  es  blanc  comme 
un  c...  d'épervier.     2°  Geai. 

Wàtrîn  [wâtrî  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
n.  pr.  —  Watrin. 

Watriyi  [watriyi  F],  v.  tr.  —  Salir. 
Voir  Wètcuner. 

Way  [way  S],  part,  affirmative.  — 
Oui.    Voir  Wèy. 

Way  [wag  .  .  F,  S],  interj.  — 
E.xprime  la  surprise:  tiens;  mais.  - 
que  ç'  que  tè  m'  chantes  toula,  mais 
qu'est-ce  que  tu  me  chantes  là  !  F. 
Oh,  way  ètot=  non  S.  To  père  è  uni 
aujdeu  ?  —  Oh,  way  ètot,  ton  père 
est  venu  aujourd'hui?  —  Non. 

Wây  [wày  N],  n.  pr.  —  Vahl,  vill. 
situé  dans  l'arr.  de  Château -Salins. 

Wé  [wêi  .  .  M,  /,  P,  N,  wai  F\,  s.  m. 
—  1"  Gué.  2"  Mare  d'eau  artificielle, 
à  l'intérieur  du  village,  qui  servait 
d'abreuvoir  aux  bestiaux.  Voir 
Warâd. 

Wèchi,  voir  Wèhhi. 

Wèchiant,  voir  Wèhhiant. 

Wèder  [wçde'-wçrdê'  .  .  M,  I,  P, 
N,  wadç-wçdq-wçdjç  .  .  S,  wçdyç 
V],  V.  tr.  —  1"  Garder.  Çou  qu'at 
bwin  è  panre  at  bwin  è  ~ ,  ce  qui 
est  bon  à  prendre  est  bon  à  g. 
2"  Garder  des  animaux. 
Wèdjè,  voir  Wèder. 


Wèdjïrc  [wçdjîr  M,  1,  wadjîr  S],  s. 
f.  —  Verdier  (oiseau).  Voir  Wadjérc. 

Wèdou  [wçdu  .  .  M,  I,  P,  N,  S], 
s.  m.  —  Gardien. 

Wégne  [wën  P,  N],  s.  f.  —  Gain. 
Voir  Wingne. 

Wègnéje   [wêfiës  .  .  P,  N],  v.   tr. 

—  Gagnage.    Voir  Wingnéjc. 
Wégnè  [wëfie  .  .  P,  N],  v.   tr.   — 

Gagner.  Voir  Wingneu. 

Wèhhe,  voir  Warche. 

Wéhhe  [wéx  V],  s.  f.  —  Cri   aigu. 

Wèhhi  [wçx'  •  •  S,  V],  n.  pr.  — 
Vaxy,  vill.  de  l'arr.  de  Château - 
Salins.  Lés  Sans  Souci  d'  -,  les 
Sans  Souci  de  V.  (sobriquet). 

Wèhhiant  [wçx'jà  ■  .  M,  I,  P,  N], 
adj.  —  Qui  branle,  qui  hoche,  qui 
ballotte.  Lo  r'chal  lé  al  trap  ~ ,  cet 
habit  est  trop  trop  large. 

Wéje  \wês  .  .  M,  I,  P,  N],  s.   m. 

—  Procès-verbal.  Is  m'ont  fat  ma 
fri  i  folu  ~ ,  il  m'ont  fait  ma  foi 
un  fichu  p. 

Wèjeu  \wejce  .  .  M,  I,  P,  N,  waji- 
wçji  S,  wçjye,-i]œ  V\,  v.  tr.  —  1" 
Gager,  parier.  2»  Saisir  en  garantie 
d'une  dette.  3"  Dresser  procès- 
verbal  pour  délit  dans  les  campa- 
gnes. 

Wèjîre  [wejlr  I,  P],  s.  f.  —  Hy- 
pothèque. 

Wèjou  [weju  M,  I],  s.  m.  —  Garde- 
champêtre.     Voir  Banwâd. 

Wèkâd  [wçkà  .  .  M,  I,  P,  N\,  s. 
m.  —  1"  Caillou  roulé  de  la  Moselle. 
2° Terme  désignant  un  terrain  caillou- 
teux ;  nom  de  lieu-dit  assez  fré- 
quent. Duhh  corne  i  ~  ,  dur  comme 
un  c.  Surnom  des  habitants  de 
Malroy,  arr.  de  Metz.  2"  Espèce 
de  martin-pècheur. 

Wélates  [wêlat  M,  wëlçt  I.  P],  s. 
f.  pi.  —  Membres.  'L  è  chu  sus  ses 
~,  il  est  tombé  sur  ses  m.  (les 
quatre  fers  en  l'air^. 

Wélc  {wêl  V],  s.  f.  —  Voile. 

W$lotes,  voir  Wélates. 


WÈM 


-     704     - 


WER 


Wèmhaul  \u>cmhô  M,  I,  'N],  n.  pr. 

—  Voimhaut,  vill.  de  l'arr.  de  Bou- 
lay.  Lés  qroûsses  gasses  de  W.,  les 
grosses  gorges  de   V.  (sobriquet). 

Wânàd  liuciiu-iuçrnci  .  .  M,  I,  P, 
N],  s.  m.  —  Orgelet.  On  dit  aux 
enl'anls  qui  fout  des  ordures 
au  milieu  du  clicuiin  qu'il  leur 
viendra  uu  o. 

WiSnc  \wcn  P,  N,  S,  V\,  s.  f.  - 
Veine.     Voir  Winne. 

Wè'névèle  [wrnêrçl  P\,  n.  pr.  — 
Vernéville,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

Wôneson  [uh'ikô  M,  I,  P,  N\,  s.  f. 

—  1"  Ven:iison,  gibier.  2"  Hendez- 
vous  de  eliMsseurs. 

Wépc  \wcp  géii.|,  s.  f.  —  Guêpe. 
Dans  F,  on  dit  Mouche,  Quiyon. 
Voir  Fier'. 

Wépcs  \ioêp  .1/,  /,  /'.  F,  .Y|,  s.  f. 
pi.  —  Vèjjres. 

Wèpi  [iiirpi  M,  [,  f'\,  n.  i)r.  — 
Woippy,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 

WÉr  [ii'êr  /'l,  V.  ir.  -  Voir.  Voir 
VcQr. 

Wèra'  [itiçrai  F\,  s.  C.  —  Nom  in- 
jurieux donné  à  une  femme.  Voir 
Wèré. 

Wèrambau  liurràbô  M,  I,  P,  N\, 
s.  m.  —  1"  Loupe  d'un  cheval.  2" 
Fil  de  la  Vierge. 

Wèrampcs  [weràp  M.  I,  P,  .Y],  s. 
f.  pi.  —  Jambes.  Chcûr  /«  -  ait 
l'âr,  tomber  les  jambes  en  l'air. 

Wèrantïhhe  {ivcrànx  M],  s.  f.  — 
Gai-anlie. 

Wèrbau  \ii)rrl>à  M,  I,  P,  X\,  s.  ni. 

—  Larve  du  bnnnclon. 
Wèrbrequtn    \n>çrl>ri-kï   A'|,    s.    m. 

—  Vilebre(|uin.     Voir  Wèyebrequîn. 
Wèrcale  \ii>çrUal  M,   X,    wpvkol   I, 

P,  vçrkôl  t'I,  s.  m.  —  Collier  de 
cheval. 

Wèrcalicu,  Wèrcaycu  \ii>rrl:alyœ 
M,  UH'rkpljie  I,  P,  loerlcnlijrf-wçr- 
l<(m<y  A'I,  s.  m.   -  Sellier,  bourrelier. 

Wèrcolc,  voir  Wèrcale. 

Wèrcoliè,  voir  Wèrcalieu. 


Wèrder  [wçrf/ë-  .  .  M,  I,  P,  A'],  v. 
tr.  —  Garder.     Voir  Wèdcr. 

Wèrdîn  [wqrdî  I\.  s.  m.  —  Suisse 
d'église.  Çal  V  ~  don  motin  èva 
s'  bé  pieiimat,  c'est  le  suisse  de 
l'église  avec  son  beau  plumet. 

Wérc  \wêr  M,  /.  P,  -V,  ner  F.  l'ôr 
S,  wor  V],  s.  m.  —  Verre.  -  jcûi, 
V.  joli!  Cri  du  vitrier  ambulant. 
/  wèt  UiOr  an  fond  de  s'  ~ ,  il  voit 
clair  au  fond  de  son  v.  (il  le  vide 
à  fondi.  'L  è  dous  .malèdètjes  :  i 
n'  pienl  m'  iwi'ir  i  ~  vûde,  i  n'  pieitl 
m'  lo  veûr  pifin,  il  a  deux  maladies: 
il  ne  peut  voir  un  v.  vide,  il  ne 
peut  le  voir  plein.  —  Fûre  i  vôr,  faire 
un  V.  (boire  la  ration  de  vin  qu'on 
donne  vers  10  heures  aux  gens  de 
journée   qui    piochent   la   vigne   5. 

Wére  [wêr  V\,  adv.  —  Guère. 
Voir  Wà. 

WÈré  \ii>erêi  M,  /,  /*,  \,  warc-wç- 
rç  .  .  .S|,  s.  m.  —  1"  Taureau.  For- 
mule de  juron  très  usité.  2"  Pièce 
de  charrue. 

Wèrcler  \ii>rrlê'  .  .  M,  I,  P,  A'], 
V.  intr.  —  1"  Saillir  une  vache,  en 
parlant  du  taureau.  S'emi)loie  aussi 
pour  d'autres  bêtes.  2"  Se  dit  des 
vaciies  qui  désirent  le  taureau  et 
sanienl  sur  les  aulres  vaches.  Voir 
VVèrieu. 

W5rcrèye  [loêrrëij  M,  !,  vanï-j  V), 
s.  f.  —  Verrerie. 

Wèrgau  \wçrgô  M.  l,  P.  A'|,  s.  m. 
—  Xuage  épais  (jui  anno:;ce  l'orage. 
Voir  Vorbéye. 

Wèr.i»ousse,  Wèrgouyc,  Wèrgucuy 
\iiHr(/iis-it'rr(ini/-wenj(rij  M,  /,  P], 
s.  f.  -    Lscargot  jaune. 

Wèrguiès  |ii'(''v/;/t'  M,  I,  P,  A'I,  s. 
m.  —   Verglas. 

Wèrhé  \wi;r(('  M\,  n.  pr.  —  Nom 
de  famille  autrefois  en  usage  dans 
notre  contrée. 

Wériat  \uH'nia  M,  X.  wcrijo  I,  P\, 
s.  m.  —  Petit  verre  à  boire.  Voir 
Wérion. 


WÊR 


-    705 


WEY 


WèrTche,  voir  Wèrîhhe. 

Wèrieu  [wçryqe  M,  I],  v.  intr.  — 
Se  dit  de  la  vache  qui  désire  le 
taureau.    Voir  Wèreler. 

Wériére  [wêryêr  M],  s.  f.  —  Vitrail 
d'église. 

Wèrihhe  [ivçrJx  ■  ■  M,  N],  n.  pr.  — 
Varize,  vill.  de  l'ar.  de  Boulay. 

Wérion  [wêryô  M,  I,  P,  N],  s.   m. 

—  Petit  verre  à  boire.  Voir  Wériat. 
Wériot,  voir  Wériat. 

Wèrioûle  [iverijûl  M],  n.  pr.  — 
Petite  rivière  qui  prend  sa  source 
à  Retonféj',  arr.  de  Metz. 

Wèrir  [wçrJr  Gorze],  v.  tr.  — 
Guérir. 

Wèrloup  [wçrla  M,  I],  s.  m.  — 
Loup-garou,  diable;  mâtin  !  (espèce 
de  juron).  Ah,  ~,  qu'i  fût  freûd 
aujdu!,  Ah!  d!  qu'il  fait  froid  au- 
jourd'hui! /  droûle  de  ~,  un  drôle 
d'homme,  un  vilain  sire. 

Wèrmelu  [wermelu  M,  I,  P,  N], 
s.  m.  —  Échenilloir. 

Wèrnâd,  voir  Wénâd. 

Wèrnanvèle   [wçrnàuçl   P],   n.   pr. 

—  Vernéville,  vill.  de  l'arr.  de  Metz. 
Voir  Wèinévèlc. 

Wèrpoye  [wçrpçy  M,  I,  P\,   s.   m. 

—  Sobriquet  des  habitants  de  Woip- 
py  prés  Metz. 

Wès  [we  gén.],  s.  m.  —  Voix.  Voir 
Vwès. 
Wése  [wës  .  .  M,  I,  P,  N],   s.   m. 

—  Prairie  basse. 

Wèsîn  [w^zî  .  .  gén.],  s.  m.  — 
Voisin.  -  è  ~ ,  v.  à  v.  (l'un  à  côté 
de  l'autre). 

Wèsinéje  [wezinës  .  .  gén.],   s.   m. 

—  Voisinage. 

Wète  [wçt  gén.  (wat  F)],  adj.  — 
Sale,  malpropre;  gâté;  crotté; 
mouillé.  -  fome,  sage-femme.  -  talpé, 
servante  malpropre.  Le  pus  ~  don 
tropé  mat  l'  tams  au  bé,  la  plus  s. 
du  troupeau  met  le  temps  au  beau. 
Se  dit  d'une  femme  malpropre  qui 


fait  la  lessive   quand   le  temps  se 
met   au  beau. 

Wèté  [wetêi  M,  I,  P,  N],  s.  m.  — 
Gâteau  que  l'on  fait  dans  toutes 
les  occasions  où  l'on  veut  faire  fête 
à  qqn.  ou  célébrer  qqch. 

Cassez  des  œufs  sur  de  la  farine 
fine,  ajoutez  du  beurre  et  un  peu 
de  lait  chauffé,  de  la  levure  et  du 
sucre.  Travaillez  cette  pâte  jusqu'à 
ce  qu'elle  devienne  plus  ferme  que 
la  pâte  de  pain.  Laissez-la  en  re- 
pos en  la  couvrant  jusqu'à  ce  qu'elle 
soit  bien  levée.  Vous  partagez  la 
pâte  en  trois  morceaux  que  vous 
roulez  en  boudins;  vous  en  faites 
une  tresse  à  laquelle  vous  donnez 
une  forme  circulaire,  en  unissant 
les  extrémités;  dorez  au  jaune  d'œuf 
et  mettez  au  four  aussitôt.  A  Pâ- 
ques, le  gâteau  se  fait  généralement 
plus  petit.  On  en  place  un  devant 
chaque  convive. 

Wètène,  Wètènerèyc,  voirWèteunc, 
Wèteunerèye. 

Wèteune  [wetœn  M,  S,  wçten  I, 
P,  watqn  -  walin  F],  s.  f.  —  Saleté, 
immondice,  ordure  ;  vilenie,  chose 
de  peu  de  valeur.  Se  dit  aussi  d'une 
femme  malpropre. 

Wèteuner  lwçt{œ)n&  .  .  M,  I,  P,  N, 
watriyi  F],  v.  tr.  —  Salir,  souiller. 
Voir  Hhoûyi. 

Wèteunerèye  [welaenrêy  M,  wetçn- 
rêy  I,  P,  N\,  s.  f.  —  lu  Saleté.  2»  Mau- 
vais tour.  /  /n'è  fâl  le  ~  le,  il  m'a 
joué  ce  mauvais  tour. 

Wètûre  [wetûr  .  .  M,  I,  P,  N,  S], 
s.  f.  —  Voiture. 

Wcuche,  Weuhhe  [wœs-wœx  M, 
wœx-ii'i'x-'fpX  J^>  "^'X  ^]'  s.  m.  —  Gui. 
Èmér  corne   ~ ,   amer   comme  du  g. 

Wèy  [wey  gén.  (way-wqy  S)], 
part,  affirmative  —  Oui.  Cette  forme 
marque  le  respect.     Voir  Ry. 

Wèyaji,  Wèyajicr  [weyaji  F,  wçya- 
jye  V],  V.  intr.  —  Voyager.  Voir 
Vayèicu. 

45 


Wèyacc  Ifvçyas  M,  X,  wei/çs  I,  P\, 
loc.  aàv.  —  Où?   Voir  \Vace. 

Wèyaume  [wçijôm  M,  I,  F,  X\,  n. 
pr.  —  GuiHaume. 

^èybouche  [wçybtis  M,  I,  P,  N\, 
s.  f.  —  Sorte  de  poirp. 

Wèyçbrequîn  [wçijbrekT  .  .  M,  I, 
P,  wfrbrekî-wajbrekî  N,  vilbrotsl  .  . 
S,  vivrekè  Diane  -  Capelle,  biberkê 
V],  s.  m.  —  Vilefirequin.  Voir 
LoUycbrequîn. 

Wèyéje  [weijês  V],  s.  m.  —  Voyage. 
Voir  Vayéje. 

^èyenat  \wçijna  M,  weyno  I,  P], 
s.  m.  —  Petit  raisin  venu  après  les 
autres.    Voir  Rcwèyenat. 

)y^yener  [ivçynêi  .  .  M,  I,  P,  N, 
wçyinç  Y],  v.  intr.  —  1"  Faire  un 
fcpips  d'autonime  Y.  2"  Se  dit  des 
plantes  presque  (Jcsséchées  qui, 
après  une  p|uie,  commencent  à  re- 
pousser. 3"  AJùrir.  Se  dit  surtout 
des  pommes  de  terre  y. 

Wèyîn  [ivçyï  .  .  M,  I,  P.  N\,  s. 
m.  —  1°  Temps  des  récoltes,  des 
labours,  de  la  vaine  pâture  ;  saison 
d'automme.  2»  Arrière  foin,  regain. 
Voir  Rewèyîn. 
Wèyinè,  voir  Wèyencr. 
Wèyinotc  [wçyinçt  V|,  s.  f.  —  Pou- 
lette de  la  dernière  couvée.  Le  -  , 
ç'ol  le  moyoa  pouyote,  la  iv.  c'est 
la  meilleure  poulette. 

Wèymau  [uwymô  M,  I,  P,  N\,  s. 
m."  —  Espèce  de  poire. 
Wèyocc,  voir  Wèyacc. 
Wèyou  [wfi^u  M,  I,  P,  N\,  adv. 
—  Où.  An  n'  sêt  m'  ~  que  V  diâle 
fat  ses  coups,  on  ne  sait  où  le  diable 
fait  ses  coups.     Voir  Èyou. 

Wèyous  [weyu  Y],  adj.  —  Pré- 
vqyànt.    Voir  Vwèyous. 

Wèyu  [weyû  M,  I,  P\,  s.  m.  — 
Abreuvoir,  grande  mare. 

Y?èzcnçr  [wçznëi  .  .  M,  I,  P,  iV], 
V.  intr.  —  Sç  dit  de  la  terre  qui  se 
met  en  mottes. 


-     706     - 


WIY 


Wèzon  \wçzô  U,  I,  P,  ^\  S],  s.  m. 
—  Gazon,  [s'  lût  foler  V  -  ijpzos 
lés  pieu<is.  il  se  laisse  fouler  Je  g.  sous 
les  pieds  (il   se   laisse   supplanter). 

Wihhe,  voir  Wcuhhe. 

Windieu  [wèdyœ  .  .  M,  I,  P,  N], 
V.  tr.  —  Frotter  d'Jiuile  ou  d'une 
substance  grasse. 

Wingne  [wèn  M,  I,  wên  P,  ivên- 
wêii  iV],  s.  f.  —  Gain.  'L  è  fat 
eiine  groûsse  -,  il  a  fait  un  gros 
gain.     VQir  Guingne. 

Wingnéje  [ivènës  M,  I,  wëfiç's  P], 
s.  m.  —  Gagnage,  pâturage;  spé- 
cialement, petite  métairie  de  terres, 
sans  bâtiment  pour  le  fermier.  Voir 
Guingnéjc. 

Wingnéje  [wênês  .  .  M,  l,  P,  N],  s.  f. 
—  Récolte  sur  pied. 

Wingneu  [wênœ  .  .  M,  I,  wctlç  P, 
u>ênœ-wènce  N,  wlrii  S],  v.  tr.  — 
r  Gagner.  'L  è  wingneu  i  piat  nwûs 
d' pin  è  le  s'woii  de  s'  cours,  il  a  gagné 
un   petit    morceau    de 


pain 


a    la 

sueur  de   son   corps  (front).     Voir 
Guingneu.    2"  Vaincre.    3"  Cultiver. 

Wînkeuyerèye  [wîkœyrçy  .  .  M,  I, 
P,  N\,  s.  f.  —  .action  de  crier. 

Wînkiâd  [wlkyà  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  m.  —  Criard. 

Wtnkiâyc  [wikyày  .  .  M,  I,  P,  A'), 
s.  f.  —  Action  de  crier.  Se  dit  sur- 
tout du  porc.  Fàre  dés  ~  corne  i 
p'hhé  qu'an  tournent,  crier  comme 
un  porc  qu'on  tue. 

Wînkiéjc  [wîkyês  -  wîkyes  -  wîkyêy 
.  .  M,  I,  P,  N\,  s.  f.  —  Action  de 
crier. 

Wînkièsse,  Winkiêye,  voir  Wtn- 
kiéje. 

WInkicu  {wîkyœ  .  .  M,  I,  F,  F,  N], 
V.  intr.  —  Jeter  des  cris;  glapir; 
grognercomme  un  porc, etc.  -  corne 
eune  chète,  crier  comme  un  chat. 

Winnc  \n>èn  M,  I,  wen  P,  S,  u>ën- 
wên  N],  s.  f.  —  Veine.  Qu'  wèt  ^és  - 
wèi  ses  pinnes,  qui  voit  ^çs  v.  voit  ses 
peines. 


-  %1 


P,   N],    s.    f.    - 
V],   adv.   —   Où. 


Wïve  [wîf  M,  I, 
Vipère;  serpent. 

Woce  [wQs  I,  P, 
Voir  Wacc. 

Wodjè,  Wodiè    Iwçdje- ivçdyç 
v.  tr.  —  Garder.     Voir  Wèder. 

Wohhc,  voir  Weuhhe. 

Woje    [ivçs    V],    s.    m.    —    Orge. 
Voir  OQhhe. 

Woje  [wçs  V],  s.  f.  —  Verge.  Voir 
Warje. 

Wojicr  [wQJge  V\,  v.  tr.  —  Gager. 
Voir  Wèjeu. 

Wolc     [wçl    I,    P,     V],    s.     f.    - 
Train   de   bois.  Voir  Walc. 

Wolc  [wp/ V],  s.  f.— Huile.  Voir  Oflle. 

Wolè  [ivçlç  V],  V.  tr.  —  Conduire 
un  train  de  bois. 


WOV 

Wolè  [wçlç  V],  V.  tr.  —  Faire  de 
l'huile.    Voir  Oûlieu. 

Wolou  [wçlu  V],  s.  m.  —  Celui  qui 
conduit  un  train  de  bois,  flotteur. 

Wore  [ivor  V],  s.  m.  —  Verre. 
Voir  Wére. 

Worguè  [worge  V],  v.  tr.  et  intr. 
—  1°  Retourner  les  chaumes.  2" 
Labourer,  en  novembre,  un  champ 
dans  lequel  on  plantera  des  pommes 
de  terrre  au  printemps. 

Wos  [wo  V\,  prép.  —  Vers.  VoirYas. 

Woye  \ivçy  V\,  s.  f.  —  Oie.  Voir 
Oûye.    Voir  Zwoye. 

Wôyc  [wôy  Y],  s.  f.  —  Voie.  Voir 
Vôyc. 
Woyou  \wçi/ii  V],  s.  m.  —  Voyou. 


Fig.  87. 


-     708     - 


YUT 


Y  [i  gén.],  adv.  —  Y.  Eune  fwès 
qu'an-z  —  ont  minjeu  don  diïile,  an- 
2  -  r'tonenl,  une  fois  qu'on  a  mangé 
du  diable,  on  y  retourne. 

Yâche,  voir  Yâhhe. 

Yâhhc  \yàx  .  ■  gén.),  adj.  —  Aise. 
S'emploie  après  un  mot  qui  se  ter- 
mine par  une  voyelle.     Voir  Âhhc. 

Yâhhctè  [yâxte  V],  s.  f.  —  Gaîté. 
Voir  Ahhcté. 

Yâquc,  Yauque  [yak  .  .  yôk  M,  I, 
P,  N],  pron.  indéf.  —  Quelque  chose. 
Voir  Âque. 

Yé,  voir  Yeu. 

Yèbc  {yçp  V],  s.  f.  —  Herbe.  Voir 
Èrbe. 

Yéque    [yêk  S.    Y],    pron.    indéf. 

—  Quelque  chose.     Voir  Aquc. 
Yére,  voir  Yeûvc. 

Yét'  [yêt  V],  adj.  num.  —  Huit. 
Voir  Ut'. 

Yétiémc  [yëtyem  V],  adj.  num.  — 
Huitième.    Voir  Uticume. 

Ycu  [yœ  M,  I,  P,  N,  û-î-zl  S,  ye- 
yœ-zye-zyœ  F],  s.  m.  —  Œuf. 
Yeus  bacheus,  œ.  brouillés.  -  hèdlé, 
œuf  sans  coquille.  -  coi^i's',  œuf  gâté. 

-  de  mêynnt,  œuf  de  minuit  (excré- 
ment d'hommes,  d'animaux).  Pyin 
came  i-n-y,  plein  comme  un  œuf  (ivre). 
'L  at  sus  ses  ~ ,  il  est  sur  ses  œuf 
(il  est  dans  l'aisance).  An-n-y 
d'mandenl  i-n-yeu  et  i  l)èye  i  bien, 
on  lui  demande  un  œuf  et  il  donne 
un  bœuf.  /  n'  faut  m'  l'èmâs  comter 


lés  ~  an  cnl  d'  le  paye,  il  ne  faut 
jamais  com|)ter  les  œufs  au  c...  de 
la  poule.  —  /  n'  fat  m'  mate  tos  sés- 
lis  dans  l'  même  pènî,  il  ne  faut  pas 
mettre  tous  ses  œufs  dans  le  même 
panier  S. 

Ycû  [ycé  Verny],  s.  m.  —  Sureau; 
yèble. 

Yeût'  [yôèt  S],  adj.  num.  —  Huit. 
Voir  Ut'. 

Ycïitîme  lyœlJm  S\,  adj.  num.  — 
Huitième.     Voir  Utieume. 

Ycûténe  [yirlên  S\,  s.  f.  —  Hui- 
taine.   Voir  Utinne. 

Yeûve  [yœf  M,  I.  P,  N,  ùf  yêf- 
yèr  V\,  s.  f.  —  Œuvre.  Mate  an- 
n-yeîwe,  mettre  en  œ.  (employer). 
S'  mate  an-n-y,  se  mettre  à  l'œuvre, 
au  travail. 

Yèvâd  \yevâ  Niederhof],  s.  m.  — 
Visite  que  les  femmes  font  l'après- 
midi.  Voir  Èvâd. 

Yéve,  voir  Ycûvc. 

Yîngue  \yik  .  .  M,  I,  P,  N,  S],  s. 
m.  —  Ongle.     Voir  îngue. 

Yonze  \yôs  S,  Y],  adj.  num.  — 
Onze.     Voir  Onze. 

Youde  \yut  gén.],  s.  m.  —  Juif 
(nom  injurieux).     Voir  Mâhhèm. 

Youte  \yut  gén.],  prép.  —  Outre, 
plus  loin.     Voir  Oute. 

Yoûte  (è)  [(/û/  M,  I,  P,  P,  A'I,  s. 
m.  —  .1  hôte.  Sorte  de  cheptel  de 
durée  déterminée.     Voir  Houle. 

Yut'  [yiit  M,  I,  P,  N],  adj.  num. 
-  Huit.    Voir  Ut'. 


— p^^a^^^potsi-^ — 


Zft 


—     %9 


ZIM 


Za  [zâ  .  .  M,  I,  P,  N,  :â-zàr  S, 
adv.  —  Cette  particule  s'ajoute  à  la 
fin  d'un  mot  ou  d'une  phrase.  Elle 
a  ordinairement  le  sens  de  «à  la 
vérité,  vraiment»  /  n'è  ~  pwint 
d'  chance,  il  n'a  v.  point  de  chance. 
Elle  peut  aussi  signifier:  à  l'instant. 
/  m'è  ~  dit,  il  vient  de  me  dire. 

Zabète,  voir  Zaubète. 

Zagueneu  [zagnœ  iV],  v.  tr.  — 
Fouetter. 

Zalîe  [zâlX  gén.],  n.  pr.  —  Rosalie. 

Zambyi  [zâbyi  S],  v.  intr.  —  Gam- 
bader. 

Zanguieu  [zâgyœ  . .  M,  I,  P,  zëgyi  F, 
zâgyœN],  v.  tr.  —  Fouetter  avec  une 
verge,   une  lanière.    Voir  Zînguieu. 

Zâr,  voir  Za. 

Zas.se,  voir  Zèsse. 

Zaubâye  [zôbây  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  f.  —  Poussée  violente  ;  rossée. 

Zauber  [zâbêi  .  .  M,  I,  P,  F,  N], 
s.  f.  —  Pousser  violemment;  asséner 
un  coup  ;  battre,  rosser.  'L  è  zaubé 
sus  lu,  il  a  tapé  sur  lui.  S'i  n' 
s'èjit  que  d'  ~ ,  le  vèche  at  dés  nates, 
s'il  ne  s'agit  que  de  frapper  (dans 
la  main),  la  vache  est  à  nous  (c'est 
une  affaire  faite). 

ZaubètG  [zôbet  M,  I,  P,  N,  zabet  F], 
n.  pr.  —  Elisabeth  (terme  familier). 

Zaubiate,  Zaubiote  [zôbyat  M,  N, 
zôbyçt  I,  P],  s.  f.  —  1»  Elisabeth. 
2"  Sotte,  niaise. 

Zé  [ze  V],  s.  m.  —  Oeil.  Voir  Euy. 

Zegnâd  [zeM  .  .  M,  I,  P,  N,  S], 
s.  m.  —  1»  Celui  qui  mâchonne.  2" 
Celui  qui  bredouille. 


Zegnatcr  [zenatê'  .  .  M,  N,  zçfiçtç 
.  .  I,  P,  zeni  S],  v.  tr.  —  1»  Mâchon- 
ner.   2"  Bredouiller. 

Zcgneu    \zefiœ  .  .  M,  N],    v.  intr. 

—  Travailler  à  des  riens. 
Zegni,  voir  Zegnater. 
Zègnotè,  voir  Zegnater. 

Zégue  [zêgii  M,  I,  P,  N],  s.  f.  - 
Cigûe. 

Zèsse  [zes  M,  I,  P,  S,  zas-zes  N], 
interj.  —  Zeste.  1"  Marque  le  refus. 
T' vieus  ç'iè  ?  -,  tu  veux  cela  ?  zeste  !  2" 
Marque  la  promptitude.  Quad  '/  è 
èvu  pâle,  ~  !  lo  v'iè  anvaye,  quand 
il   a    eu  parlé,  z!  le  voilà  parti. 

Zeu  [zœ  S\,  s.  m.  —  Oeil.  Voir 
Euy. 

Zeus  [zce  F],  pron.  réfl.  —  Soi. 

Zèzële  [zçzçZ  M,  I],  s.  f.  —  Niaise, 
idiote. 

Zi  \zi  gén.  {li  V)],  pron.  pers.  — 
Lui  ;  leur. 

Zî  [zî  S],  s.  m.  —  Oeuf.  Voir  Yeu. 

Zibèri  [zib^ri  M,  I,  P],   s.  m.  et  f. 

—  Espèce  de  poire. 

Zidôre  [  zidôr  gén.  ],  n.  pr.  — 
Isidore  (terme  familier). 

Zie,  voir  Zîle. 

Zié,  Zieu  [zye-zyœ  V],  s.  m.  — 
Œuf.     Voir  Yeu. 

Ziguer  [zigê'  .  .  M,  I,  P,  F],  v. 
tr.  —  Heurter.  Se  dit  des  vaches 
qui  jouent  en  se  battant  et  en 
s'entremêlant  les  cornes. 

Zîle  {zîl  M,  I,  P,  F,  N,  zi(y)  S,  V], 
s.  m.  —  Hièble. 

Zîn  [zî  ..M,  I,P],  s.  m.  —  Cheval 
dont  toute  la  robe  et  noire. 


ZIN 


-    710      - 


2ÔU 


Zîndjatc  [zîdjat  S],  s.  f.  -  Petit 
ongle.     Voir  Inguiate. 

Zînguc  [zlk  .  .  M,  I,  P,  N],  s.  f. 
—  Petite  bille  à  jouer,  en  marbre. 
Voir  Chique. 

Zînguc  [zîk  V],  s.  m.  —  Ongle. 
Voir  Ingue. 

Zingueuyerèye  [zêgœyrçii  M,  N],  s. 
f.  —  Batterie  de  cuisine. 

Zînguiate  [zîgyal  M,  N],  s.  f.  — 
1»  Petit  ongle.  Voir  Inguiate.  2»  En- 
grais constitué  de  cornes  de  pied 
de  mouton  râpées,  que  Ton  utili- 
sait jadis  pour  la  vigne. 

Zînguiâye  {zigtjày  .  .  M,  I,  P,  F, 
N\,  s.  f.  —  Volée  de  coups. 

Zînguieu  [zîyyœ  .  .  gén.j,  v.  tr.  — 
Cingler,  sangler,  fouetter,  corriger. 
Voir  Zanguieu. 

Zînguieu  [zîgyqe  .  .  M,  I,  P,  F,  S\, 
V.  intr.  —  Bourdonner. 

Zînguiote  [zîyyçl  V|,  s.  f.  —  Petit 
ongle.     Voir  Inguiate. 

Zit',  voir  Zoûs. 

Zizè  \zizç  V],  n.  pr.  —  Joseph 
(terme  familier). 

Zizi  [zizi  M,  I,  P,  N\.  s.  m.  — 
Bouffon,  baladin. 

Zizi!  Zizi!  |:iri  M,  f,  P,  F,  X\, 
interj.  —  Cri  pour  appeler  les  chats. 

Zisiè  [z^zye  I,  P\,  s.  m.  —  Trachée 
du  porc. 

Zoke,  voir  Zokèsse. 

Zoker  [zokëi  .  .  gén,),  v.  intr.  — 
Heurter,  frapper,  donner  un  coup. 
Se   dit   surtout   des  bêtes  à  cornes. 

Zokèsse  [rpA-çs  M.  I,  P,  N,  zçk  F\, 
s.  f.  —  Coup  sur  la  nuque,  sur  la 
tête;  blessure  que  l'on  se  fait  en 
se  heurtant  ou  en  tombant. 

Zokote  [zçkçt  V\,  s.  f.  —  Excrois- 
sance qui  se  développe  sur  l'écor- 
ce  des  arbres. 

Zôl,  voir  Zoûs. 

Zombâyc  [zôbây  .  .  M,  I,  P,  N\, 
s.  f.  —  1"  Bond  ;  sauf.  /  s'è  lancieu 
lot  d'eune  -,  il  s'est  lancé  tout  d'un 
bond.  2*  Éclaboussure. 


Zombcr  [zôbêi  .  .  M,  I,  P,  N\,  v. 
intr.  —  Courir  sus,  tomber  sur.  Si 
f  zombe  sus  teu,  gare!  t'an-n-èrés 
d'  le  r'pantance,  si  je  tombe  sur 
toi,  gare!    tu  t'en  repentiras. 

Zombèsse  [zôbes  M,  I,  P],  s.  f.  — 
Bourrade. 

Zondat  [zôda,  zûnçt  V\,  s.  f.  — 
Jeu  d'enfants.  L'on  prend  un  os 
percé  au  milieu  dans  lequel  on  in- 
troduit une  ficelle  et  on  le  fait  tour- 
ner pour  produire  un  silllement 
dans  l'air.  Voir  Bruyat. 

Zondâye  [zôdày  .  .  M,  I,  P,  F,  N, 
S],  s.  f.  —Jet;  élan;  ricochet.  J'è- 
rive  toi  d'eune  -,  j'arrive  tout  d'un 
jet  (à  l'improviste).  'L  è  fié  n' 
piére  sus  /'  ivé,  l'an-n-è  fût  dés  - ,  il 
a  jeté  une  pierre  sur  la  mare,  il  en 
a  fait  des  ricochets. 

Zôner,  voir  Zonner. 

Zôneu  |rô;ia>  S,   zûnêy    V\,    s.    m. 

—  Petit  os  i)ercé  de  deux  trous 
où  l'on  introduit  deux  licelles,  à  l'aide 
desquelles  on  le  fait  tourner  ra- 
pidement, de  sorte  qu'on  produit 
un  sifflement. 

Zonner  \zônêi  .  .  M,  I,  zônç'  P, 
zônqe  X,  zone  .  .  S,  zûnç    V],   v.   tr. 

—  1"  Lancer  un  objet  de  façon  à 
lui  faire  produire  un  bruit.  2"  v. 
intr.  Produire  un  bruit  ronflant, 
comme  par  ex.  celui  d'une  toupie; 
bourdonner. 

Zos  [zo  S,  V\,  prép.  —  Sous.  Voir 
Desos. 

Zôs,  voir  Zoiïs. 

Zoilnè,  voir  Zonner. 

Zoijnè  \zûnç  V],  v.  intr.  —  fttre 
légèrement  ivre. 

Zoïinéye,  voir  Zôneu. 

Zoûnote,  voir  Zondat. 

Zoûs  [zû  M,  I.  N.  S,  zow  P,  zœ-zow 
F.  zô-zôl  V],  pron.  réfl.  sing.  et  pi. 

—  Soi.  Chèquin  cheaz  zoûs,  chacun 
chez  soî.  —  On-n-dt  chiêi  zôs  (zôl), 
on   est  chez  soi  V, 


zou 


711 


zwo 


Zoûs  [zû  M,  I,  S,  zçiv  P,  Içw  F, 
zût  N,  zô,  zit  F],  pron.  poss.  plur.  — 
Leur. 

Zoût'  [zût  M,  N],  pron.  poss.  sing. 
—  /  raborou  sas  V  zoût',  un  cultiva- 
teur sur  le   leur  (sur  son   héritage) 

Zoupion  Izupyô  M,  I,  P],  s.  m.  — 
Coup  de  poing  dans  le  ventre. 

Zow,  voir  Zoûs. 

Zoyon  [zçi/ô  V],  s.  m.  —  Oison. 
Voir  Oûsson. 

_  Zrâye  \zray  M,  I,   P,  N],   s.  f.  — 
Érable,  sycomore.    Voir  Hhrôye. 


Zûncr  [zùnêi  .  .  M,  I,  P,  F,  iV], 
V.  intr.  —  Jaillir,  sourdre;  suinter, 
filtrer.    Voir  Simer. 

Zuterèyc  [zûtrçy  M],  s.  f.  —  Ha- 
bitude, 

Zwoye  [zwçy  F],  s.  f.  —  Oie. 
Voir  Oiiye. 

Zwilier  [zwilye  V],  s.  m.  —  Hui- 
lier (personne).     Voir  Oûlieu. 

Zwoye-dihh  [zwçydix  V],  s.  m. 
—  Personne  sourde  (qui  entend  dur). 

Zwoyi  [zivçyi  V],  v.  tr.  —  En- 
tendre.   Voir  Oûyi. 


Fig.  88. 


-     712     - 


ERRATA   ET  CORRIGENDA. 


Dans  la  carte,  il  s'est  glissé  une 
erreur:  Le  patois  de  Diane-Capelle, 
non  celui  de  Gondrexange,  est  partie 
saunois,  partie  vosgien. 

P.  3,  Hfant,  au  lieu  de  /«/  l'nùri, 
lire  faut  l'nûri. 

P.  4,  Atontou,  au  lieu  de  afontu, 
lire  âfonlu. 

P.  4,  Ahancc,  au  lieu  de  âhâs, 
lire  âyàs. 

P.  11,  Ammwinner,  au  lieu  de  / 
n'ammwène  meii,  lire  /  n'an  mwène 
meu. 

P.  13,  Anchanté,  au  lieu  de  pain 
cacheté,  lire  pain  à  cacheter;  pain 
à  chanter  (hostie). 

P.  14,  au  lieu  de  Ancôncr,  lire 
flncôner. 

P.  14,  flncoijner,  au  lieu  lieàkoùnê', 
lire  àkûiië'. 

P.  17,  au  lieu  de  flnfèraché,  lire 
flnfèracheu. 

P.  20,  Anheune,  au  lieu  de  èhîm 
M,   V,  lire  êfim   V. 

P.  25,  Antidu,  ajouter  Antodu. 

P.  29,  Arhote,  au  lieu  de  ârhot, 
lire  âryot. 

P.  30,  au  lieu  de  Arpyi,  lire  Har- 
pyi  [harpiji]. 

P.  32,  Au,  au  lieu  de  satirum, 
lire  salivum'). 

P.  32,  Aube,  au  lieu  de  :  la  rivière, 
lire  le  ruisseau. 


')  Je  dois  les  corrections  des  nçms  de 
plantes  et  plusieurs  autres  à  l'obli- 
geance de  M.  le  D^  Paul  Dorveaux,  ar- 
chiviste de  l'Académie  des  Sciences. 


P.  37,  Awc,  au  lieu  de  '/  al  nieur, 
lire  7  at  nietiri. 

P.  38,  Awion,  sup])rimer  Nawion. 

P.  39,  Ba,  au  lieu  de  bà,   lire   ba. 

P.  39,  Baboche,  au  lieu  de  bâbos, 
lire  bûbçs. 

P.  41,  Bâhiirc,  au  lieu  de  bahiir, 
bâhîr,  lire  hfifiir,  bà-(îr. 

P.  45,  Barbe,  supprimer  scorso- 
nère ;  au  lieu  de  chicorée  sauvage, 
lire  chicorée  frisée;  au  lieu  d'astra- 
gale, lire  astragale  de  Marseille. 

P.  52.  Bèrache,  au  lieu  de  cil,  lire  i>n. 

P.  53,  Bèbate,  au  lieu  de  un  élixir, 
lire  une  eau. 

P.  .53,  Bèrbelîn,  à  épine  vinette 
ajouter  (Berberis). 

P.  59,  Bcugnat,  au  lieu  de  hœno, 
lire  bœno. 

P.  70,  Bleuyi,  au  lieu  de  arbrisseau, 
lire  fruit  de  l'airelle.     Voir  Blûe. 

P.  70,  Blûe,  au  lieu  de  myrtille, 
airelle,  lire  baie  de  myrtille  ou 
airelle. 

P.  74,  Bolâd,  ajouter  boict  subé- 
reux. 

P.  79,  Botcr,  au  lieu  de  bol,  lire 
bote. 

P.  87,  au  lieu  de  Brésé.  lire  Brésè. 

P.  91,  Brindîc,  ajouter  liseron  des 
champs. 

P.  95,  Buhène,  au  lieu  de  bûfiq-n, 
bûhçn,  lire  bii-firn,  bû-feii. 

P.  97,  Bwin-Luhi,  au  lieu  de  liihi, 
lire  lu-(i. 

P.  100,  au  lieu  de  Cahône,  lire 
Cahôgne. 

P.  107,  Cayc,  au  lieu  de  kay,  lire  kây. 


-    713    - 


P.  116,  au  lieu  de  Chamt,  Chânî, 
lire  Charni,  Chânîn. 

P.  124,  au  lieu  de  Lèmé,  lire 
Lemé. 

P.  131,  Chèsse-Bassc,  ajouter 
chasse-bosse. 

P.  131,  Chèsse-Trèpe,  ajouter 
chausse-trape. 

P.  133,  Cheu,  ajouter:  Voir  Me- 
cheus. 

P.  135,  Chevrate,  ajouter  che- 
vrette. 

P.  142,  au  lieu  de  Chorigôgâte, 
lire  Chorigôgâte. 

P.  150,  Cohèle,  au  lieu  de  kçhel, 
lire  koyçl. 

P.  152,  Comanccmant,  au  lieu  de 
kçmàsmâ,  lire  k(o)màsmâ. 

P.  156,  Coqfèrdouye,  au  lieu  de 
girofle,  lire  girolle. 

P.  157,  Corbu,  au  lieu  de  kçrbû, 
lire  kçrbû. 

P.  164,  Coupèsse,  au  lieu  de  es- 
pèce de  sedum,  lire  orpin,  Sedum 
Telephium  L. 

P.  166,  Cousîïre,  au  lieu  de  Hheupe, 
lire  Hhèpe. 

P.  168,  Covrasse,  au  lieu  de  de  la 
colchique,  lire  du  colchique. 

P.  168,  Crâchatc,  au  lieu  de  krâsç, 
lire  kràsçt. 

P.  174,  au  lieu  de  Crème,  lire 
Crémè. 

P.  179,  Crûhot,  au  lieu  de  krûfç, 
lire  krûxç. 

P.  180,  Crus,  au  lieu  de  lychnide, 
lire  lychnis. 

P.  194,  au  lieu  de  Décofiè,  lire 
Dècofiè. 

P.  197,  Deganguicu,  au  lieu  de 
d(e)gâgyqe,  lire  die)gâgyœ. 

P.  202,  Dekieuter,  au  lieu  de  ailles, 
lire  ans. 

P.  203,  Dèmâs,  ad  2»,  lire  giroflée 
des  dames,  julienne,  damas  (viola 
matronalis). 

P.  206,  au  lieu  de  Dèpiare,  lire 
Dèpiare. 


P.  207,  au  lieu  de  Dereudieu,  lire 
Dereïidieu. 

P.  207,    au   lieu    de   Depwchener, 
lire  Desampwehener. 

P.  209,  Dessingneu,  au  lieu  de  d(ç)- 
sënœ,  lire  d(e)sênœ. 

P.  212,  au  lieu  de  Dcvant-Ehheû, 
lire  Dcvant-Èhheû. 

P.  216,    au    lieu  de  Dinvier',  lire 
Dinvièr'. 

P.  218,  Dorâyc,  au  lieu  de  dçrày, 
lire  dçrâg. 

P.  222,  Drossié,  au  lieu  de  Drossié 
drosye,  lire  Drossiè,  drçsye. 

P.  223,  Dru,  au  lieu  de  bié,  lire  biés. 

P.  230,  au  lieu  de  Ècwahieu,  lire 
Ècwâhicu. 

P.  232,  Èfionè,  au  lieu  de  intr., 
lire  tr. 

P.  236,  Èjakcr,  au  lieu  de  tr.,  lire 
intr. 

P.  238,  Èmanrieu,  au  lieu  de  tr., 
lire  intr. 

P.  239,  Èmorous,  au  lieu  de  çmu- 
ru,  lire  çmuru  S,  V. 

P.  243,  au  lieu  de  Êr',  lire  Ér'. 

P.  243,  Èrbc,  au  lieu  de  onagraire, 
lire  onagre  ;  au  lieu  de  sisymbre, 
lire  Erysimum  officinale  L.  ;  au  lieu 
de  algopode,  lire  Agopodum  Poda- 
graria  L.,  podagraire;  au  lieu  de 
balsamine,  lire  balsamite;  au  lieu 
de  colchique,  lire  Polygola  vulgaris; 
au  lieu  de  tanésie,  lire  tanaisie;  au 
lieu  de  à  coupure,  lire  à  la  coupure; 
au  lieu  de  barbarea,  lire  Erysimum 
barbarea  L.  ;  au  lieu  de  à  épis,  lire 
spicata;  ajouter  à  h.  de  cochon, 
renouée  ;  au  lieu  de  géranium  rouge, 
lire  Géranium  Robertianum  L. 

P.  247,  Èscarcèle,  ajouter  espar- 
cette. 

P.  253,  Euy,  au  lieu  de  primato- 
carpus,  lire  prismatocarpus. 

P.  255,  Èvîsion,  au  lieu  de  çvizgô, 
lire  çvîzyô. 

46 


-     714     - 


P.  255,  Êvosicu,  au  lieu  de  çvçziqe, 
lire  evozyœ. 

P.  265,  Fculè,  ajouter^niet. 

P.  268.  Févc,  au  lieu  de  de  Bengale, 
lire  blanche. 

P.  269,  Fèyancc,  au  lieu  de  faj'ance, 
lire  faïence. 

P.  270,  Fiat,  ajouter  à  1°  :  flot.  Voir 
Cwèfc,  Èguiatc. 

P.  272,  Fièrejoute,  au  lieu  de 
choucroute,  lire  choucroute. 

P.  275,  Fiot,  ajouter  floc.  Voir 
Cwèfe,  Èguiatc. 

P.  275,  Fiskcr,  ajouter  fixer. 

P.  276,  Fiûtou,  au  lieu  de  flûtâ, 
lire  flùlâ. 

P.  282,  Fordrinne,  ajouter  four- 
draine. 

P.  284,  Fougasse,  au  lieu  de  copu, 
lire  coup. 

P.  287,  Frâlcr,  au  lieu  de  fràlçi, 
lire  frâlê'. 

P.  288,  Frayon,  au  lieu  de  aux 
cuisses,  lire  au  périnée. 

P.  291,  Frichtout,  ajouter  Frichtot. 

P.  291 ,  Friksant,  ajouter  flux  de  sang. 

P.  293,  Froyon.  au  lieu  de  aux 
cuisses,  lire  au  périnée. 

P.  300,  Glâyer,  au  lieu  de  Gutn- 
ssicu,  lire  Gyînssicu. 

P.  310,  Grèyot,  au  lieu  de  Gréyat, 
lire  Grèyat. 

P.  315,  Guèrgater,  au  lieu  de  guer- 
gçlç,  lire  gergole. 

P.  329,  Haut-fé,  au  lieu  de  hô  fije. 
lire  hâ  /i/ç. 

P.  333,  au  lieu  de  Hèrkcbôycs,  lire 
Hèrkébôyes. 

P.  349,  Hhawâye,  au  lieu  de  xa- 
wây,  lire  xâwày. 

P.  350,  Hhâyer,  au  lieu  de  xaj/'. 
lire  xâyi- 

P.  356,  au  lieu  de  Hhouyant,  lire 
Hhoûyant 

P.  362,  au  lieu  de  Izè  [izç  V],  lire 
Izè  [irf  VJ. 

P.  367,  au  lieu  de:  des  habits,  lire 
des  amis. 


P.  374,  au  lieu  de  Jeumcnt,  lire 
Jcumant. 

P.  376,  Jonc,  au  lieu  de  :  de  chaise, 
lire  des  chaisiers. 

P.  379,  Juncr,  au  lieu  de  junê', 
lire  jûnë'. 

P.  385,  Këssate  a  aussi  le  sens 
de  casserole. 

P.  392,  Kianchatc,  au  lieu  de  s. 
m.,  lire  s.  f. 

P.  402,  Lâs',  au  lieu  de  làs'  me 
foute,  il  faut  plutôt  orthographier 
Vase  me  foule.  Ce  serait  alors  une 
expression  méridionale,  très  gros- 
sière, arrivée  à  Paris  avec  les  Gas- 
cons, qui  de  là  aurait  rayonné  en 
Lorraine  et  partout  en  France  (voir 
les  exemples  de  Godefroy).  Dans 
le  Trésor  de  Mistral,  on  trouve  que 
l'ase  me  fiche  se...  que  le  diable  m'em- 
porte si...  Larousse  cite  un  exemple 
de  Victor  Hugo,  sans  référence, 
l'aze  me  quille,   qui  a  le  même  sens. 

P.  403,  Launâd,  au  lieu  de  lonâ, 
lire  lônâ. 

P.  405,  Lèto,  ajouter  Latour  ou 
la  Tour. 

P.  408,  Linné,  au  lieu  de  revien- 
neut,  lire  reviennent. 

P.  410,  Lîve,  au  lieu  de  quête,  lire 
qwète. 

P.  411,  Lonzinnc,  au  lieu  de  lôzên, 
1,  P,  lire  lôzèn  M,  I. 

P.  412,  Loup-hèrou,  au  lieu  de  lu 
heru,  lire  lu  yeru. 

P.  424,  Marinjc,  au  lieu  de  mârês, 
lire  mârês. 

P.  425,  Mars,  au  lieu  de  mars, 
lire  mars. 

P.  427,  Mauauvisieu,  au  lieu  de 
mâevîzyç,  lire  môçvtzyç. 

P.  4'28,  Mauhon,  au  lieu  de  ma-xô 
V,  lire  mâfô  V. 

P.  433,  Mecheus,  ajouter  :  Voir 
Cbeu. 

P.  434,  Megneu,  au  lieu  de  mçnqe- 
menë,  lire  mçnqe-mçnê. 


-     715     - 


P.  435,  Mfegni,  au  lieu  de  Mcgneu, 
lire  Mègneu. 

P.  434,  Mègnin,  au  lieu  de  Mcgneu, 
lire  Mègneu. 

P.  454,   Mohhieu,    au    lieu    de    v. 
pron,  lire:  v.  tr. 

P.  460,    Mouyate,    ajouter:      Voir 
Moyate. 

P.  460,  Mouréle,  au  lieu  de   Sola- 
rium, lire  Solanum. 

P.  463,  Mwâye,  au  lieu  de  apelle, 
lire  appelle. 

P.  467,    au   lieu    de   Nahion,    lire 
Nâhion. 

P.  470,  Strophe  5,  au  lieu  de  lÈre, 
lire  tére. 

P.  475,  Nidréhaut,  au  lieu    de   Iç, 
lire  le. 

P.  482,  Olwote,  au  lieu  de  i\lwote, 
lire  Alwatc. 

P.  489,    Pahhon,    au    lieu    de    (iï- 
heiume,  lire  dïhieume. 

P.  490,  Palerîn,  au  lieu  de  pèlerin, 
lire  pèlerin. 

P.  491,  Palerinéjc,  au  lieu  de   pè- 
lerinage, lire  pèlerinage. 

P.  492,  Pandîn-Pandâd,  au  lieu  de 
drémî,  lire  drémin. 

P.  496,  PatcuraJB,  au  lieu   de    Pâ- 
turage, lire  Pâturage. 

P.  501,  Pcnâboûs,  au   lieu   de  pe- 
nâbû,  lire  penabû. 

P.  504,  Pèrtèjeu,  au   lieu    de  por- 
lejyeij,  lire  pçrtejye. 

P.  510,  Piâdiou,  au  lieu  dep/âdi/ou, 
lire  plâdyçw. 

P.  517,    au   lieu    de   Pincère,   lire 
Pincére. 

P.  528,   au    lieu    de    Pototâ,    lire 
Potot  (â). 

P.  529,  au   lieu   de  Poûhhclcrèye, 
lire  Pouhhelerèye. 

P.  533,   au   lieu   de   Prâchoïi,   lire 
Prâchou. 

P.  537,    Propelicure,    au    lieu    de 
propelyœr,  lire  prçpelyœr. 

P.  551,  Râkiâd,  au  lieu    de   ràtsâ, 
lire  ràtsâ. 


P.  551,  Râkiate,  au  lieu  de  râkyat- 
râtyat  V,  lire  râkyçt-râtyçt. 

P.  558,  Rapronobis,  au  lieu  de: 
s'employe,  lire:  s'emploie. 

P.  572,  RcgroQssicu,  au  lieu  de 
r(e)grôsyoe  N,  lire  r(e)grô".<syœ. 

P.  575,  au  lieu  de  Réjeu,  lire  Rèjeu. 

P.  583,  au  lieu  de  Rèpiére,  lire 
Rèpiére. 

P.  588,  Retoner,  au  lieu  de:  qui  a 
n'a  rien  donné,  lire:  qui  n'a  rien 
donné. 

P.  588,  Retreûcieu,  au  lieu  de  Ré- 
trécir, lire  Rétrécir. 

P.  602,  au  lieu  de  Rôte  (an),  lire 
Rôdes  (an),  voir  Roûdes  (an). 

P.  611,  Sau,  au  lieu  de  no  chan- 
tait, lire  on  chnntait. 

P.  634,  Tahhon,  au  lieu  de  taxa, 
lire  laxô. 

P.  637,  Tant,  au  lieu  de  'à  déJs, 
lire  J'â  dés. 

P.  638,  Târon,  au  lieu  de:  devant 
de  la  maison,  lire  devant  la  maison, 

P.  639,  Tâte-è-l'oiîlG,  au  lieu  de 
s.  m.,  lire  s.  f. 

P.  645,  Tèrnawa',  au  lieu  deTèr(n)ir, 
lire  Tèrni(r). 

P.  646,  Teuhon,  au  lieu  de  Bianc, 
lire  Biac. 

P.  647,  Teûle,  au  lieu  de  lik,  lire 
link. 

P.  650,  Tieumonvèle,  au  lieu  de 
s.  m.,  lire  n.  pr. 

P.  656,  Toneli,  à  supprimer  le  mot  : 
penché. 

P.  657,  Toper,  au  lieu  de  tôpë', 
lire  Içpê'. 

P.  670,  Trèvèyeu,  au  lieu  de  tour, 
lire  toûrt. 

P.  670,  Trèyîn,  au  lieu  de  anhhev'te, 
lire  anhhev'lé. 

P.  672,  le  couplet  du  Trimâsat  se 
chantait  anciennement  en  sol  mi- 
neur. 

P.  677,  Trossicu,  au  lieu  de  soles, 
lire  soles. 


-     716     - 


P.  677,  Trou,  au  lieu  de  3"  Prison, 
lire  Cimetière. 

P.  680,  TûYcr,  au  lieu  de  flvë,  lire 
(ït'q. 

P.  680,  Tyi,  au  lieu  de  Keuycr. 
lire  Keuyér'. 

P.  683,  Yalat,  au  lieu  de  vâlç,  lire 
vàlç. 

P.  684,  Vanâye,  au  lieu  de  vânây, 
lire  vanây. 

P.  687,  Varjon,  au  lieu  de  vçrjô, 
lire  vqrjô. 


P.  690,  au  lieu  de  qu'uen,  lire 
qu'une. 

P.  694,  au  lieu  de  Vcsalc,  lire 
Vcssatc. 

P.  695,  Vialon,  au  lieu  K,   lire  A. 

P.  701,  Yrondcmant,  au  lieu  de: 
une  toupie,  lire  d'une  toupie. 

P.  704,  Wèmhaut,  au  lieu  de  ivçmhô, 
lire  wçm-^5. 

P.  704,  Wèrcalicu,  au  lieu  de  wer- 
kalyœ,  lire  werkalyœ. 

P.  708,  au  lieu  de  ses  œuf,  lire 
ses  œufs. 


Fig.  89. 


717 


TABLE  DES  FIGURES. 


Fig.  1,  vase  à  vinaigre  (Musée  de 
Metz). 

Fig.  2,  paysan  de  l'arrondissement 
de  Thionville  (Dessin  Migette,  1866, 
Musée  de  Metz). 

Fig.  3,  balance  (Musée  de  Metz). 

Fig.  4,  bassinoire  (Musée  de  Metz). 

Fig.  5,  berceau  (Musée  de  Metz). 

Fig.  6,  instrument  qui  sert  à  broy- 
er le  chanvre  (Musée  de  Metz). 

Fig.  7,  moulin  à  poivre  (Musée 
de  Metz). 

Fig.  8,  instrument  avec  lequel  on 
brise  la  partie  ligneuse  du  chanvre 
(Musée  de  Metz). 

Fig.  9,  ouvrier  et  ouvrières  agri- 
coles de  l'arrondissement  de  Metz 
(Dessin  Migette,  1866,  Musée  de 
Metz). 

Fig.  10,  le  maire  des  Chàtis  et  le 
Kealau  (Cliché  Jules  Thiriot). 

Fig.  11,  pressoir  (Dessin  O.  Busy, 
Attilloncourt). 

Fig.  13,  parties  d'une  voiture  à 
ridelles. 

Fig.  14,  charrue. 

Fig.  15,  chaise  (Musée  de  Metz). 

Fig.  16,  lampe  à  copion  (Dessin 
Frey). 

Fig.  17,  fouet. 

Fig.  18,  chaufferette  (Musée  de 
Metz). 

Fig.  19,  crédence  (Musée  de  Metz). 

Fig.  20, 1   crémaillères    de    foyer 

Fig.  21,  f  (Dessins  Frey). 
.  Fig.  22,     petite     cruche     (Cliché 
Prillot). 

Fig.  23,  cornette  (Cliché  Prillot). 


Fig.  24,  jardinier  des  environs  de 
Metz  (Dessin  Migette,  1866,  Musée 
de  Metz). 

Fig.  25,  instrument  qui  sert  à 
mettre  la  laine  en  écheveaux  (Musée 
de  Metz). 

Fig.  26,  assiette  (Cliché  Prillot). 

Fig.  27,  le  Joli  Fou,  hêtre  qui  se 
trouve  dans  la  forêt  près  de  Rémilly. 

Fig.  28,  petite  fourche. 

Fig.  29,  fourche. 

Fig.  30,  fléau  à  battre  le  blé. 

Fig.  31,  four  pour  douze  pains 
(Dessin  Frey). 

Fig.  32,  (non  42),  four  placé  sous  le 
foyer  du  fourneau  de  cuisine  (Des- 
sin Frey). 

Fig.  33,  fourneau  de  cuisine  (Des- 
sin Frey). 

Fig.  34,  fleur  reproduite  d'après 
un  vieux  meuble  (Dessin  Ch.  de 
Westphalen). 

Fig.  35,  le  Graouli  (Cliché  Prillot;. 

Fig.  36,  paysanne  coiffée  d'une 
hâlette.    ' 

Fig.  37,  hotte. 

Fig.  38, 

Fig.  39, 

Fig.  40,  suspension  (Dessin  Frey). 

Fig.  41,  lampe  à  crémaillère  (Musée 
de  Metz). 

Fig.  42,  laitière  des  environs  de 
Metz,  débitant  du  lait  (Dessin  Mi- 
gette, Musée  de  Metz). 

Fig.  43,  schlitte. 

Fig.  44,  )   soufQets   qui  servent  à 

Fig.  45,  )  attiser  le  feu. 


'  \  huches  (Musée  de  Metz). 


718     — 


Fig.  46,  femme  de  la  campagne 
(Dessin  Migette,  1867,  Musée  de  Metz). 

Fig.  47,  marchande  de  légumes 
de  l'arr.  de  Metz  (Dessin  Migette, 
1866,  Musée  de  Metz). 

Fig.  48,  petite  croix  avec  clavier, 
dite  Jeannette  (Cliché  Prillol). 

Fig.  49,  fleur  reproduite  d'après 
un  vieux  meuble  (Dessin  Ch.  de 
Westphalen). 

Fig.  50,  panier  à  œufs  (Musée  de 
Metz). 

Fig.  51,  cuillers  (Collection  Sadoul). 

Fig.  52,  lit  (Musée  de  Metz). 

Fig.  53,  femmes  en  prières  (Dessin 
Migette,  1867,  Musée  de  Metz). 

Fig.  54,  pétrin  (Musée  de  Metz). 

Fig.  55,  maison  à  Gonthil  (Cliché 
Frey). 

Fig.  56,  maison  à  Hinkange  (Cli- 
ché Frey). 

Fig.  57,  plans  de  maisons:  1  (Vie 
à  la  Campagne,  vol.  XVI,  n»  198,  p. 
331),  2  et  3  (Dessins  Ch.  de  West- 
phalen). 

Fig.  58,  moine,  chautfe-lit  (Musée 
de  Vie). 

Fig.  59,  La  Cathédrale  de  Metz  au 
18^'  siècle  (gravure  ancienne). 

Fig.  60,  tonneliers  de  l'arrondisse- 
ment de  Metz  (Dessin  Migette,  1866, 
Musée  de  Metz). 

Fig.  61,  lampe  à  quinquet  (Dessin 
Frey). 

Fig.  62,  petites  pelles  (Collection 
Sadoul). 

Fig.  63,  plat  (Cliché  Prillot). 

Fig.  64,  bourgeoises  messines  (Des- 
sin  Migette,    1866,   Musée  de  Metz). 

Fig.  65,  élève  des  Écoles  munici- 
pales de  Metz,  1848  (dessin  de  l'é- 
poque). 

Fig.  66,  réchaud  (Musée  de  Metz). 

Fig.  67,  horloge  avec  boite  (Des- 
sin Ch.  de  Westphalen). 


Fig.  68,  pendule. 

Fig.  69,  terrassier  travaillant  aux 
travaux  du  rempart  Belleisle  (Des- 
sin  Migette,    1867,   Musée   de  Metz). 

Fig.  70,  boîtes  où  l'on  conserve 
le  sel  (Collection  Sadoul). 

Fig.  71,  supports  qui  soutiennent 
la  broche  (Musée  de  Vie). 

Fig  72,  seau  qui  sert  à  traire  les 
vaches. 

Fig.  73,  ferme,  assemblage,  de 
pièces  destinées  à  porter  le  faîtage, 
etc.,  d'un  comble  (corriger  la 
branche  transversale  de  A,  de 
façon  à  ce  qu'elle  forme  une  ligne 
droite). 

Fig.  74,  fleur  reproduite  d'après 
un  vieux  meuble  (Dessin  Ch.  de 
Westphalen). 

Fig.  75,  vacat. 

Fig.  76-77,  plaques  de  fonte. 

Fig.  78,  tonneau  (Cliché  Frey). 

Fig.  79-80,  rouets. 

Fig.  81,  trimâsat. 

Fig.  82,  femme  de  la  campagne, 
vendant  des  pommes  au  marché 
(Dessin  Migette,  1867). 

Fig.  83,  fleur  reproduite  d'après 
un  vieux  meuble  (Dessin  Ch.  de 
Westphalen). 

Fig.  84,  vendange  au  pays  messin 
(Cliché  Prillot). 

Fig.  85,  type  de  village,  Colligny 
(Cliché  Frey). 

Fig.  86,  soupière  (Dessin  Ch.  de 
Westphalen). 

Fig.  87,  pot  de  grès  (Collection 
Sadoul). 

Fig.  88,  fille  des  environs  de  Metz, 
employée  a  la  Manufacture  des  ta- 
bacs (Dessin  Migette,  1867). 

Fig.  89,  cruche  de  grès  (Collection 
Sadoul). 


(arte  des  Patois  Romans 
de  la  Moselle 


F  = 

Patois  de  la  Pentsch 

P  = 

1) 

du  Pays -Haut 

IV|  = 

II 

M.essm 

1  = 

n 

de  l'Isle 

N  = 

n 

de  la  Nied 

S  = 

II 

du  Saunois 

V  = 

II 

Vosgien. 

X     M     H     ><    W     ^    .1 


Ximiie  des  patois  principaux  . 

de  tranaition . 
Trantière  linguistique  d'après  This, . 


y 


lithJmpr  Biul  Even .  Metx 


r 


ÏTHA 


k) 


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.  Sis>/V  y^S'i'â.Ui^  .^cytv^A.  Mj^ 


Publications  de  la  Faculté  des  Lettres 
de  l'Université  de  Strasbourg-. 

A  partir  de  Novembre  1922,  la  Faculté  des  Lettres  de 
Strasbourg,  complétant  son  programme,  édite  une  triple 
série  de  publications  : 

1°  Un  BULLETIN  mensuel,  paraissant  le  premier  de 
chaque  mois  scolaire,  de  Novembre  à  Mai,  destiné 
à  compléter  l'enseignement  oral  des  professeurs,  à 
resserrer  les  liens  entre  les  trois  odres  d'enseigne- 
ment, à  faciliter  les  recherches  des  travailleurs  d'Alsace 
et  de  Lorraine,  à  établir  un  nouveau  contact  entre 
l'Université  et  le  public. 

2°  Une  BIBLIOGRHPHIE  ALSÏÏCIENNE  annuelle,  ana- 
lysant  l'ensemble    des   travaux,  d'ordre     historique, 
littéraire,  économique  et  social,  qui  concernent  l'Alsace 
et  ont  paru  au  cours  de  l'année  précédente. 
3"  Une  BIBLIOTHÈQUE  d'études  dans  laquelle  se  trou- 
vent  représentés    tous   les    différents    enseignements 
de   la    Faculté    et  à  laquelle   sont   appelés  à   colla- 
borer  les   professeurs,    les    étudiants    et  les  savants 
d'Alsace  et  de  Lorraine. 
De    même   format  (in  8"  raisin),    numérotés   par  fasci- 
cules, les  volumes  de  la  Bibliothèque  se  succèdent  sans  au- 
cune périodicité;  ils  diffèrent  d'étendue  et  de  prix;    chacun 
d'eux,  formant  un  tout  complet,  est  mis  en  vente  séparément. 
Les  trois  séries  sont  complètement  indépendantes  l'une 
de  l'autre.     Néanmoins  il  est  possible  de  souscrire  d'avance 
soit  à  l'ensemble  de  la  collection,  soit  à  l'une  des  séries,  soit 
à  une  catégorie  de  fascicules  de  la  Bibliothèque  dont  la  dé- 
termination est  laissée  au  souscripteur.    Les  souscriptions  à 
à  l'ensemble  des  publications  de  la  Bibliothèque  bénéficient 
d'une  réduction  de  20  ",„  en  France  (15  ",„   à   l'étranger)  sur 
le  prix  de  chacun  des  volumes  et  les  souscriptions  partielles, 
d'une  réduction  de  15  7^  en  France  (10  7o  à  l'étranger). 

Pour  bénéficier  de  ces  réductions,  les  souscriptions 
doivent  être  adressées  directement  à  la  Commission  des  Pu- 
blications et  accompagnées  d'un  premier  versement  de  100 
francs  qui  assurera  l'envoi  des  volumes  au  fur  et  à  mesure 
de  leur  publication!  La  provision  épuisée,  les  souscripteurs 
en  seront  prévenus  par  une  facture  les  priant  de  la  renou- 
veler, s'ils  le  jugent  à  propos. 

Le  versement  des  souscriptions  peut  se  faire  par  un 
mandat-poste  ou,  plus  commodément,  par  un  chèque  postal 
à  l'adresse: 

Commission  des  Publications  de  la  Faculté  des  Lettres, 
Strasbourg,  6703 


Publications  de  la  Faculté  des  Lettres  de  l'Univeristé 

de  Strasbourg. 


Fasc.    1.    Th.  GÉROLD,   L'art  du  Chant  en  France  au  XVII*  siècle 

300  pages,  avec  musique  . 30  fr 

Ouvrage  couronné  par  l'Académie  des  Beaux-Arts  (Prix  Baror 
de  Joest). 

Fasc.  2.  Th.  GÉROLD,  Le  manuscrit  de  Baycux,  textes  et  musique  d'ur 
recueil  de  chansons  du  XV'  siècle,  200  p.,  avec  musique,  15  fr 

Fasc.   3.    E.  GILSON,  Études  de  philosophie  médiévale,  298  p..  13  fr.  5( 

Fasc.  4.  L.  LAVELLE,  prof,  au  ]>ycée  Fustel  de  Coulanges,  Le 
dialectique  du  monde  sensible,  XLI,  332  pages,     12  fr.  5( 

Fasc.  5.  L.  LAVELLE,  prof,  au  Lycée  Fustel  de  Coulanges,  Le 
perception  visuelle  de  la  profondeur,  75  pages,    .    3  fr.  5< 

Fasc.  6.  P.  PERDRIZET,  Negotium  pcrambulans  in  tenebris  :  Étudei 
de  démonologie  gréco-orientale,  38  pages,  15  gravures,  3  fr 

Fasc.  7—8.  R.  REUSS,  prof.  lion,  à  la  Fac.  des  Lettres,  La  Consti 
tution    civile   du  clergé  et  la  crise  religieuse  en  Alsace 

Tome  I  (1790—1792),  YI.  380  pages, 15  fr 

Tome  II  (1792—1795)  343  p.  et  deux  répertoires  .     .     15  fr 

Fasc.  9.  P.  LEUILLIOT,  diplômé  d'histoire  de  la  Fuculté  des  Lettre; 
de  Strasbourg,  Les  Jacobins  de  Colmar:  Procès-verbau: 
des  Séances  de  la  Société  Populaire  (1791 — 1795),  avec  uni 
introduction  et  des  notes  XXXVl,  504  pages  .  .  .  25  fr 
Ouvrage  couronné  par  l'Académie  des  Sciences  Mondes  e 
Politiques  (Prix  Flach). 

Fasc.  10.— 12.  L.  ZÉLIQZON,  Dictionnaire  des  Patois  romans  de  li 
Moselle.  5e  vend  soit  en  fascicules,  fasc.  10,  A-E,  5.j(5  p.,  13  fr. 
fasc.  11,  F-M.  209  p..  13  fr.;  fasc.  12,  N-Z,  253  p..  l'i  fr. 
soit  broché  en  un  volume  complet,  avec  planches  et  carte  40  fi 

Fasc.  13.  A.  PIGANIOL,  Recherches  sur  les  Jeux  romains  156  page 
et  deux  planches 8  f r 

Fasc.  14.  E.  VERMEIL,  La  Constitution  de  Weimar  et  le  Principe  di 

la  Démocratie  allemande,  473  pages 20  fi 

Fasc.  15.  M.  L.    CAZAMIAN,    Le   roman   et  les  idées  en  Hnglctcrrï 

—  L'influence  de  la  Science.  18G0-1900,  VIII,  481  pages  20  fr 
Fasc.  16.  PH.  LE  HARIVEL,  Nicolas  de  Bonneville,  III,  198  pages  9  fr 
Fasc.  17.  R.   LÉVÉQUE,   Le  Problème   de  la  Vérité  dans  la  philo 

Sophie  de  Spinoza,  VIII,  155  pages 7  fr.  5( 

Fasc.  18.  E.  CAVAIGNAC,  Population  et  Capital  dans  le  Monde  mé 

diterranéen  antique.  163  jKigcs 8  fr 

Fasc.  19.  MARC  RLOCH,  Les  Rois  thaumaturges.  Étude  sur  le  ca 
ractère  surnaturel  attribué  à  la  royauté,  particulièrcnicn 
en  France  et  en  Angleterre  :    540  pages  et  4  planches  30  fr 

Fasc.  20.  R.  REUSS,  La  Grande  Fuite  de  décembre  1793  et  la  situa 
lion  politique  et  religieuse  du  Bas-Rhin  de  1794  à  1799 
350  pages 20  fr 

Fasc.  21.  Mélanges  de  Littérature  et  de  Philologie  germanique; 
otlcrts  à  Charles  Audler  i)ar  ses  amis  et  anciens  élèves 
450  pages 25  fr 


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1 

I 


PC  '  Zeliqzon,  Léon. 

3026  Dictionnaire  des  patois  romans 

.Z4  de  la  iVloseile.  — 

1922 

V.3 

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PONTIKICAU    tNSliluPt 

OF     MEDIAEVAU    STUDiÊè 

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Toronto    5,    Canao*